Vautour animal totem : la Guérison, la Purification, le Changement

Posté par othoharmonie le 14 avril 2017

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Le Vautour est un mal-aimé. Certes, ce charognard de l’environnement revêt un caractère quelque peu repoussant, mais il fait disparaître les cadavres et contribue à éliminer les problèmes causés par les maladies et les épidémies. Mais c’est aussi l’un des animaux de guérison et de régénération les plus puissants et pacifiques. Vautour nous initie au cycle de la vie, de la mort et de la renaissance en nous aidant à discerner le processus à l’œuvre dans nos vie ; son apparition signifie, dans tous les cas, que nous devons faire confiance à ce processus. Malgré l’aspect que prennent les événements et les situations, le Vautour nous rappelle que les choses s’arrangeront finalement à notre avantage et pour le bien de notre santé, et il nous aide à prévoir plus précisément la tournure probable des évènements.

Vautour chez francesca

Vautour nous aide à croire aux promesses et à la plénitude de la vie et de la croissance. Sa présence dans votre vie indique l’imminence d’un changement qui a toutes les chances de s’opérer rapidement. Soyez prêts. Les Vautours planent, comptant sur leur vue perçante et sur leur odorat pour découvrir leur nourriture. Ils croient au cycle de la vie, convaincus qu’ils trouveront à se nourrir, puisque tout ce qui naît vient à mourir.

Et tout ce qui meurt vient à renaître. Dotés d’une vue excellente et d’un odorat particulièrement développé, les Vautours nous apprennent à nous fier à ce que nous devinons autour de nous. Ils nous aident à voir ou du moins à sentir le cycle du changement au moment où il fond sur nous, de sorte que nous puissions travailler en harmonie avec lui. Les Vautours nous rappellent qu’il est impossible d’échapper au changement. C’est le moment de tourner la page, de jeter à bas ce qui est révolu, afin de permettre une renaissance.

Lorsque nous apprenons à identifier ce cycle et à nous harmoniser avec lui, nous dépensons moins d’énergie et moins d’efforts. Vous cramponnez-vous à ce qui n’est plus salutaire ? Un aspect de votre vie appelle-t-il une guérison ? Ignorez-vous ce que vous voyez ou ce que vous ressentez autour de vous ? Hésitez-vous à faire disparaître de votre vie certaines choses qui réclament d’être éliminées ? Faites-vous obstacle aux changements ? Symbole de guérison et de purification, Vautour annonce que l’harmonie est en voie d’être rétablie.

En travaillant à éliminer le négatif, Vautour nous montre qu’aussi difficile que puisse être la situation où nous nous trouvons, une renaissance est sur le point de se produire, ce qui aura pour résultat de nous faire envisager la vie sous une perspective entièrement nouvelle. Vautour indique que, de toute façon, le processus de changement est déjà engagé. Toute tentative pour le stopper ou le réorienter en ce moment mènerait simplement au chaos. Il exprime aussi la nécessité de modifier nos habitudes digestives, peu importe ce que nous tentons de digérer, qu’il s’agisse de pensées ou de nourriture. Les idées et les leçons que nous tentons d’assimiler ne sont peut-être pas salutaires pour nous en ce moment et il est justifié de marquer un temps d’arrêt.

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Pic-Vert, animal TOTEM : l’Imagination, l’Émerveillement

Posté par othoharmonie le 23 mars 2017

 

Cycle : la Lune du Soleil Fort.

Animal totem complémentaire : Oie des neiges.

Couleur : rosé fuchsia.

Forces : intuitif, émotif, imaginatif, tendre, aimant, généreux, charitable, sympathique, attentionné, économe, protecteur.

Faiblesses : lunatique, possessif, rancunier, sensibilité à fleur de peau, a de la peine à lâcher prise.

 PIC VERT

Oiseau chanteur d’un brun grisâtre de la famille des Pics, il a un croissant rouge sur la nuque et un autre noir sur la poitrine. Chez les Indiens, il symbolise le courage. Associé au Cœur et au Sang, il indique la passion. Les natifs du Pic-Vert sont très communicatifs et ont souvent un rôle phare dans la collectivité.

Pour les Amérindiens, vous êtes le protecteur de la famille, le maître du logis. Comme votre animal fétiche, vous construisez votre nid et vous veillez à ce que rien ne manque aux vôtres. Vous représentez aussi la générosité et la vitalité. Au sein du clan, vous symbolisez la tempérance et la conciliation. La vie amoureuse du Pic-Vert : en amour, vous recherchez un nid confortable et harmonieux, car vous avez un immense besoin de vous dévouer pour les autres afin de canaliser vos énergies. Pour vous, le bonheur passe par la fidélité.

Vous êtes entier, avec des colères surprenantes et des sautes d’humeurs renversantes. Devenez aussi plus indépendant et, une fois marié, coupez le cordon ombilical. Ne courez pas chez maman au moindre petit bobo !

Votre totem minéral : la Cornaline. Sa couleur varie du rose au jaune, en passant par le rouge. Pour les Amérindiens, cette pierre permet de rester en contact avec les énergies de la terre. Associée au sang par sa couleur, elle avait le pouvoir de stopper les hémorragies. Porter une cornaline vous protégera sur le plan circulatoire et cardio-vasculaire.

Votre totem végétal : l’Églantier. À l’aide des feuilles et des racines, les Amérindiens préparaient une tisane pour les enfants, afin qu’ils soient heureux et bien portants. Excellente pour lutter contre le rhume, cette tisane peut aider un système digestif trop lent. Le Pic-Vert attache beaucoup d’importance à la famille.

Aussi cherche t-il à créer une deuxième famille au travail, sans quoi il finit par investir son énergie dans sa vie privée plutôt que professionnelle. Il préfère travailler dans des lieux harmonieux et chaleureux. Il se plaît dans les petites structures familiales. Il aime prendre soin des autres et est attiré par les domaines de l’enseignement (en particulier des enfants), des soins infirmiers, du social ou ceux en relation avec la petite enfance en tant que nurse, conseiller d’orientation, psychologue etc.

Le Pic-Vert est souvent un « cordon bleu », de sorte qu’on le retrouve volontiers dans des postes de chef cuisinier, gérant d’hôtel. Il est très tenace et déterminé. Il apprécie un travail varié, mais sa carrière doit garder une certaine continuité. Il sait tirer les leçons du passé et les appliquer dans ses affaires. Son instinct et son intuition lui confèrent un bon sens des affaires. Il se plaît également dans une activité en relation avec le passé, appréciant œuvrer dans un musée ou chez un antiquaire.

Le Pic-Vert est très apprécié comme chef. Il est compréhensif et humain. Il attend une certaine discipline et efficacité de ses employés et récompense la coopération et l’esprit d’équipe. Il instaure un environnement confortable où ses employés peuvent travailler en harmonie. Malgré tout, dans une telle position, il se révèle conservateur, méthodique et calme. Il prend le temps d’analyser et de rassembler des informations avant de prendre toute décision. Il sait récompenser l’engagement et la loyauté dans le travail.

Son clan : Grenouille.

Son élément : Eau.

Son alliée : Oie des neiges.

Avec son petit bruit comparable à un cœur qui bat, Pic-Vert symbolise la faculté de voir la vie comme une source d’émerveillement et de joie. Tu es un leader et tu appartiens à la période des jours longs, un cycle merveilleux pour les jeux et les loisirs de toutes sortes. En amour, tu recherches un nid confortable et harmonieux, car tu as un immense besoin de te dévouer pour les autres afin de canaliser tes énergies. Pour toi, le bonheur passe par la fidélité. Tu as un caractère entier, avec des colères surprenantes et des sautes d’humeurs renversantes ! Tu es membre du clan de Grenouille, qui t’unit à l’élément Eau.

Tu es doué pour les métiers liés à la création, à l’imaginaire, ainsi que pour tout ce qui touche à la psychologie et aux enfants. Ton alliée est Oie des Neiges, qui parcourt des milliers de kilomètres lors de ses vols migratoires. Comme elle, sois tenace mais indulgent. Pic-Vert est le quatrième esprit totem de la roue de médecine des chamanes amérindiens. Il correspond au début de l’été et à notre signe astrologique occidental du Cancer. Pic-Vert jouerait un rôle de premier plan dans les forêts, en favorisant la décomposition des arbres morts. Cela, grâce à des champignons qu’il promène dans son bec.

PICCeci est intéressant à plus d’un titre : Pic-Vert, parce qu’il permet la multiplication des champignons, participe à l’équilibre et au renouvellement de son environnement : il a donc un rôle de pourvoyeur de vie, de lutte contre la mort, qui s’apparente au principe lunaire, avec la croissance des plantes (des champignons et moisissures notamment) en fonction de la croissance de l’astre de la nuit. Pic-Vert est un oiseau dit « indigène », car il peuple les mêmes régions depuis des centaines d’année, n’a jamais tenté d’essaimer son espèce ailleurs, et n’est pas un oiseau migrateur : c’est ici un bon symbole d’attachement à la terre natale, de fidélité au foyer, aux racines, au passé.

Relevons que cet oiseau vole peu, passant l’essentiel de son temps au sol ou sur les troncs afin de chercher les petits insectes dont il se nourrit : il passe en fait son temps à manger (mise en exergue de la question de l’alimentation) et essaie de réduire son activité, et ses dépenses énergétiques, au minimum ; ceci pourrait paraître comme de la paresse, mais est simplement l’économie de ses forces, qui ne sont pas extraordinaires (le Pic-Vert se fatigue vite quand il vole, et il plane d’ailleurs plus qu’il ne bat des ailes).

Notons que sa période de nidification se situe entre fin Avril et fin Juillet, c’est-à-dire en grande partie dans la période des signes Taureau/Gémeaux/Cancer. Ces nids étant construits durablement (stabilité du foyer), sont souvent ensuite utilisés plusieurs années consécutives par d’autres oiseaux, comme Sansonnet (hospitalité). Pic-Vert est émotif, sensible, protecteur, maternel, romantique, tendre, économe, lunatique, gourmand. Le rôle de Pic-Vert semble bien d’être celui qui entretient, régénère et partage son environnement natal. Physiquement, celui qui sera sous la protection de Pic-Vert sera en général de petite taille, assez rondelet avec une prédominance de la bouche, souvent assez large. La couleur de sa peau, de ses yeux et de ses cheveux seront souvent très harmonieux.

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Comprendre l’Hirondelle : la Bonne Compagnie, la Fidélité, la Fécondité, l’Alternance

Posté par othoharmonie le 11 novembre 2016

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hirondelleL’Hirondelle est symbole du renoncement et de la bonne compagnie en Islam. En Lorraine, plus particulièrement dans la région de Metz, l’hirondelle préserve de la foudre et porte bonheur à la maison qu’elle a choisie pour y bâtir son nid. Celui qui tue une Hirondelle deviendra victime d’un malheur. On dit que les Hirondelles arrivent pour le jour de l’Annonciation (25 mars), et quittent le pays le 8 septembre, jour de la Nativité de la Vierge. Chez les Celtes, l’Hirondelle est représentée dans le domaine mythique par le nom de Fand, épouse du dieu de la mer Manannan. Tombée amoureuse de Cùchulainn, elle l’invite dans l’Autre Monde, et il y passe un mois auprès d’elle. Puis il l’abandonne et est repris par sa femme Emer.

Avec beaucoup de mélancolie Fand retourne alors vers son mari, qui est revenu la chercher. Un autre personnage mythique du panthéon celtique est Fandle, l’un des trois fils de Nechtan-Soene, tué par Cùchulainn lors de sa première expédition sur la frontière de l’Ulster. Fandle, d’une extrême légèreté combattait au-dessus de l’eau. Dans cette mythologie celtique, l’Hirondelle apparaît liée à un symbolisme de la fécondité et de l’alternance.

En Chine, comme le rapporte Lie-Tseu, on pensait que les Hirondelles disparaissaient à l’automne, au fond de l’eau pour y passer l’hiver, elles s’y transformaient en coquillages, puis redevenaient Hirondelles, en accompagnant le mouvement ascendant du soleil. On faisait même correspondre à l’arrivée et au départ des hirondelles, la date exacte des équinoxes.

Le jour du retour des hirondelles, était l’occasion de rite de fécondité. Plusieurs légendes rapportent la fécondation merveilleuse de jeunes filles par l’ingestion d’un œuf d’hirondelle, (histoire de Hien-Ti, histoire de la famille Chang dont descendait Confucius). Confucius n’en n’est pas moins si l’on ose dire, le fils de l’Hirondelle.

En Chine toujours, des galettes en forme d’hirondelles étaient fixées au-dessus des portes ; l’Hirondelle paraît d’ailleurs se confondre ici avec un autre oiseau du printemps qui pourrait être le Loriot.

hirondelle.rustique

Légende de l’Attique : Pandion, roi de l’Attique, épousa une naïade, nommée Zeuxippé, et en eut deux garçons, Erechté et Boutès, et deux filles, Philomèle et Procné. Au temps où régnait Pandion, le roi de Thèbes était Labdacos, et, ainsi qu’il arriva très souvent aux temps historiques, la guerre avait éclaté entre les gens de l’Attique et les Béotiens. Pandion sollicita l’alliance d’un roi de Thrace, Térée, qui était fils d’Arès, et, pour sceller l’alliance, lui donna en mariage sa fille aînée, Procné. Bientôt celle-ci eut de son mari un fils, nommé Itys. Mais Procné s’ennuyait en Thrace, loin d’Athènes, et elle voulut faire venir auprès d’elle sa sœur Philomèle. Térée y consentit et partit chercher la jeune fille. Mais, pendant le voyage, il devint amoureux de celle-ci et lui fit violence. Puis, pour l’empêcher de se plaindre à sa sœur, il lui coupa la langue. Mais Philomèle imagina un moyen de se faire entendre ; sur une tapisserie, elle broda l’histoire de la violence qui lui avait été faite. Procné décida de la venger. Pour cela, elle tua Itys, son propre fils, le fit bouillir, et donna cette chair à manger à Térée.

Après quoi, elle s’enfuit avec sa sœur. Lorsqu’il sut ce qu’avait fait sa femme, Térée saisit une hache et se lança à la poursuite des deux sœurs. Il les rejoignit à Daulis, en Phocide. Mais Philomèle et Procné, en le voyant arriver, implorèrent les dieux, qui eurent pitié d’elles et les transformèrent en Oiseaux. Procné devint un Rossignol et Philomèle une Hirondelle. Térée fut lui aussi métamorphosé et devint une Huppe. Pour les Bambaras du Mali, Hirondelle est un auxiliaire, une manifestation, du démiurge Faro, maître des eaux et du verbe et de l’expression suprême de la pureté, par opposition à la terre originellement souillée. Hirondelle doit son rôle important au fait qu’elle ne se pose jamais sur la terre ; elle est donc exempte de souillure.

C’est elle qui recueille le sang des victimes des sacrifices offerts à Faro, pour l’emporter dans les espaces supérieurs, d’où il redescendra sous forme de pluie fécondante. Elle joue donc un rôle de véhicule dans le mécanisme cyclique de la fécondation de la terre ; mais aussi dans la fécondation de la femme, par l’intermédiaire du jus de la tomate sauvage qu’elle apporte également au ciel (Note : l’hirondelle ne construit pas de nid durant son séjour en Afrique, on ne l’y voit donc jamais à terre). Chez les Persans, le gazouillement de l’Hirondelle sépare les voisins et les camarades, elle signifie solitude, émigration, séparation, sans doute à cause de sa nature d’Oiseau Migrateur.

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Faucon : le Messager, la Mémoire

Posté par othoharmonie le 29 juillet 2016

 

Son clan : Épervier. Son élément : Feu. Son allié : Corbeau. Rapide, actif, débordant d’énergie. Capable de s’affirmer, de s’élever au dessus des problèmes. S’apparente au Messager, et enseigne à observer, à scruter le milieu qui nous entoure.

fauconLe  Faucon nous aide à saisir en plein vol une occasion en or qui se présente à nous, et peut également nous aider à examiner notre vie d’un plan plus élevé afin de mieux distinguer les obstacles qui freinent notre envol. Faucon a un rôle de messager comme celui des dieux grecs. Le cri de Faucon annonce toujours un événement joyeux ou avertit d’un danger. Il est important d’examiner attentivement la situation, et de se donner du courage pour passer à travers. Faucon apporte aussi le message invitant à tendre la main et à accepter les cadeaux du Grand Esprit qui sont déjà prêts mais ne sont pas encore perçus en tant que tels. Les personnes qui possèdent la force de Faucon sont de fins observateurs et aucun détail ne leur échappe ; ils ne perdent pas la capacité à voir les choses dans leur ensemble. Ils reconnaissent les signes. Si jamais vous veniez à entendre le cri du faucon, soyez attentif ! Il faut avoir une meilleure perspective pour pouvoir interpréter le message que le faucon vous aura transmis. Tu es splendide comme un oiseau de proie et tu appartiens à la période de l’éveil de la nature. Faucon fait de toi une personne rapide, active et débordante d’énergie. Courageux, persévérant et têtu, tu obtiens toujours ce que tu veux.

Tu es membre du clan de l’Épervier, qui t’unit à l’élément Feu. Tu peux donc être un meneur, un inspirateur, un dirigeant. Mais quels que soient tes projets, agis comme Faucon qui plane avant de fondre sur son objectif. Ne te précipite pas, examine soigneusement ce qui t’attire avant de te lancer. Il en va de même en amour, où tu as tendance à t’engager dans chaque nouvelle aventure à la vitesse de l’éclair. Laisse au moins la chance au coureur de faire les premiers pas et fais-lui croire que c’est lui qui décide : ta vie amoureuse s’en trouvera simplifiée. Suis les conseils de ton allié, Corbeau, car il est sage. Dépense ton surplus d’énergie en faisant du sport. C’est la meilleure façon pour toi de garder la forme et d’évacuer le stress qui te guette à la moindre occasion. Faucon enseigne à observer, à scruter le milieu qui nous entoure.

 Il apporte la Noblesse, la Purification. Il permet de voir notre vie sous son véritable aspect, de nous libérer des fardeaux inutiles et de renouer avec nos racines ancestrales. Lorsque l’on sait d’où nous venons et où nous allons, l’inspiration et l’enthousiasme remplissent notre vie.

Le Faucon, prince des oiseaux en Égypte, par sa beauté et sa force symbolisait le principe céleste. Il incarnait, entre autres, Horus, dieu des espaces aériens dont les yeux étaient le Soleil et la Lune, qui prenait la forme du Faucon ou d’un homme à tête de Faucon. Il était aussi attribut de Horus, symbole du soleil levant. Chez les Incas du Pérou, Faucon était emblème et symbole solaire. Tous les Incas avaient un « double » représenté sous la forme d’un Faucon, qu’ils appelaient Inti. Représenté mettant en pièces des lièvres, Faucon symbolise la victoire du principe mâle, diurne et solaire, sur le principe femelle, nocturne et lunaire. Toujours solaire, ouranien, mâle et diurne, Faucon est un symbole ascensionnel sur tous les plans.

Il indique une supériorité ou une victoire acquises ou en voie de l’être. Encapuchonné, il symbolise l’espérance en la lumière que nourrit celui qui vit dans les ténèbres. Il est l’image des prisonniers, de la lumière sous le boisseau, de la connaissance ésotérique. Avec la devise « post tenebras spero lucem », le faucon encapuchonné est l’emblème de beaucoup d’imprimeurs de la Renaissance. Faucon est le premier esprit totem de la roue de médecine des chamanes amérindiens. Il correspond au début du Printemps et à notre signe astrologique occidental du Bélier. Faucon voit tout de très loin et de très haut ; il est celui par qui arrive la Providence car il est à la fois ses yeux et sa griffe quand il s’abat sur une proie. Les natifs de ce signe sont les instruments du destin, et leur libre-arbitre n’est qu’apparent tant qu’ils n’ont pas appris la modération, car c’est par le biais de leur impulsivité qu’ils sont l’instrument de la providence et c’est en réfléchissant davantage, en tempérant leurs instincts et en prenant davantage les autres en considération qu’ils parviendront à une vraie autonomie.

Évolué, le Faucon est l’oiseau de Feu, le messager entre le ciel et la terre, celui qui est capable de transmettre la loi céleste aux hommes. Il devient alors Horus, le dieu soleil égyptiens à tête de Faucon.

faucon amourLes indiens Zuni l’associent au Zénith : le Soleil est alors tout autant bienfaiteur, parce que porteur de la pleine lumière, que nuisible, parce qu’il brûle alors facilement la peau, c’est la double tendance du Faucon : guide spirituel ou instrument de destruction. En alchimie, Faucon – ou Aigle dévorant le Lion – est symbole de l’affranchissement de la pesanteur, de l’envolée de l’âme.

Par l’association de Faucon à notre signe du Bélier, on peut décrypter ici un message limpide : le dynamisme et l’énergie, pour devenir spirituels, doivent en premier lieu détruire l’Ego et le goût du plaisir terrestre propres au Lion.

Physiquement, la personne Faucon est marquée par un corps d’apparence légère mais tout en muscle qui prédispose au sport, alliant force, réflexe et souplesse. Le regard est perçant, acéré et le nez aquilin. Faucon est actif, violent, impétueux, entreprenant, courageux, égoïste, impatient, arrogant, éveillé, passionné, romanesque, possessif, jaloux. Cycle : La Lune des Arbres en Bourgeons.

Animal totem complémentaire : la Corneille. Forces : entreprenant, enthousiaste, actif, vif d’esprit, pionner, optimiste, dynamique, spontané, chaleureux, courageux, honnête, aventureux, confiant. Faiblesses : impulsif, égoïste, impatient, distrait, tête brûlée. Protégé de Faucon, votre esprit est alerte et ouvert à toute nouvelle idée. Vous avez l’art de porter très haut les projets des autres et votre optimisme renverse les montagnes.

Chez les Amérindiens, Faucon symbolise l’espoir et la bonne nouvelle. Vous êtes relié à la puissance solaire. Votre énergie est donc grande et lumineuse. Votre rôle est avant tout d’éclairer et d’indiquer les bonnes orientations. Vos paroles, précises et convaincantes, apportent la sérénité et l’espoir. Ne soyez pas surpris si votre présence est souvent réclamée ! En amour, vous avez tendance à vous engager dans chaque nouvelle aventure à la vitesse de l’éclair. Laissez au moins la chance à l’autre de faire les premiers pas, et laissez-lui croire que c’est lui qui décide : votre vie amoureuse s’en trouvera simplifiée. Votre totem minéral : l’Opale.

Cette pierre est censée rendre invisible à volonté celui qui la porte. Son énergie provient du Soleil, de la Lune et du Feu. Ses multiples couleurs le rendent adaptable et lui donnent la possibilité de comprendre le message des ancêtres. Porter l’Opale sur soi peut libérer de certains blocages psychologiques et renforcer l’équilibre psychique. Votre totem végétal : le Pissenlit. Ses feuilles sont dentelées et d’un vert très brillant. Très riches en vitamines A, B, C et G, elles contiennent en outre du calcium et du fer. Les Amérindiens s’en servaient comme tonique pour ouvrir les zones d’énergie du corps.

Pour les natifs du Faucon, c’est un excellent décontractant. Comme Faucon se situe au départ du printemps et du cycle de la vie, il profite de l’énergie de l’Est, de l’éveil et des nouveaux départs. Quel que soit son âge, Faucon a toujours des réserves d’énergie. Plein d’enthousiasme, il se lance à corps et âme dans toute activité. Il est ambitieux et généralement très compétitif. Il sait élaborer des plans d’action et les mettre en place rapidement. Il préfère la variété dans son travail et a besoin d’un environnement vivant. Il recherche une certaine liberté d’expression et la sensation d’avancer dans son travail.

La question que le Faucon se pose généralement est : que va-t-il se passer après ?

faucon2Ainsi, il change souvent de travail ou d’activité pour constamment se trouver en face de nouveaux défis. Il conserve rarement un poste ennuyeux et routinier à moins qu’il n’ait développé d’autres activités et passions stimulantes en dehors de son travail. Faucon est passionné et impulsif, il recherche les situations difficiles qui l’incitent à agir ou à prendre des décisions rapidement. Il s’épanouit dans les domaines en constante évolution comme l’électronique, la médecine dentaire, la psychiatrie, l’informatique ou les carrières où il peut diriger des projets comme entrepreneur, chef de production, entraîneur sportif, pompier, sauveteur, etc. En tant que chef, Faucon sait inspirer et motiver ses employés. Il est exigeant et, du fait de son esprit compétitif, il n’accepte pas les défaites, il a parfois des attentes irréalistes envers ses collaborateurs. Il encourage et apprécie les initiatives et le travail bien fait. Il est très direct et droit, donc facile à cerner. Avec lui, on sait à qui on a affaire. Le Faucon le plus célèbre de la mythologie celtique est celui d’Achille.

Dans un dialogue énigmatique avec l’Aède Fintan, il témoigne d’un savoir étendu, dont l’origine se perd dans la nuit des temps. Faucon symbolise donc la mémoire ancestrale, dont le rôle revêt une importance primordiale dans la pratique chamanique. Si Faucon vous escorte dans vos voyages intérieurs, vous irez loin et atteindrez peut-être même le royaume des ancêtres qui portent l’ensemble du savoir dans leur âme et décident parfois de le partager avec ceux qui connaissent la façon appropriée de le demander. Manifestation du principe solaire, comme l’Aigle qu’il remplace parfois dans certaines régions, le Faucon annonce la victoire de la Lumière sur les ténèbres et représente pour cela un principe initiatique.

Changée en Faucon, Cerridwen initia le jeune Gwion qui devint le grand barde Taliésin. De même, le poète Amorgen chantait : « Je suis un Faucon sur une falaise ». Comme animal pouvoir, Faucon éveille non seulement la mémoire, mais aussi les éléments et les règnes, et il vous apprend à regarder. Faucon peut vous aider à être plus observateur et à voir la façon de se sortir des situations difficiles. Il vous encourage à exprimer la vie d’une perspective plus haute, de façon que vous soyez même de repérer de nouvelles occasions ainsi que des hasards qui pourraient entraver votre progression. Faucon vous encourage à examiner de plus votre vie quotidienne surtout pour y déceler des messages qui se cachent souvent derrière les évènements ordinaires. Les messages de l’esprit sont souvent à portée de main mais l’évidence nous les cache.

Si vous entendez le cri strident de Faucon au cours d’un voyage chamanique vous mettant en garde contre un évènement imminent qui peut vous contraindre à un déséquilibre, cela peut être aussi une exhortation à être hardi et décidé quand surviendra un évènement inattendu. Quoi qu’il en soit, Faucon vous encourage à suivre les diktats du cœur

Sur le blog de Francesca http://francoise1.unblog.fr/

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Colombe : la Féminité, la Paix, la Pureté, l’Espoir

Posté par othoharmonie le 24 décembre 2015

COLOMBE .JPG. Ses plumes sont utilisées pour les rituels de paix, mais aussi pour des déclarations d’amour, les révélations de l’être cher, face à l’amour qu’il éprouve pour vous !

Elles jouent un rôle important lors de négociations de paix, car elles sont souvent attachées au calumet de paix.

La Colombe est un symbole de Pureté et de Simplicité. La grande sociabilité de cet oiseau en a fait un symbole d’harmonie et cette harmonie s’est transformée au cours du temps pour faire de cet oiseau un symbole de la Paix et de l’Espoir.

L’apparence magnifique de cet oiseau en a fait également une représentation de la sublimation de l’instinct avec une notion de pureté c’est pourquoi elle a également été associée à l’amour non pas en opposition à l’amour charnel mais comme un accomplissement amoureux de l’amant(e) à l’objet de son désir. Les colombes symbolisent l’amour et la fidélité. Dans l’Antiquité, on offrait des Colombes en sacrifice aux déesses de l’amour, telles Astarté et Aphrodite, ce qui montre que la Colombe a un lien symbolique avec l’amour depuis très longtemps.

Dans la Bible, c’est une Colombe que Noé envoie depuis son arche pour savoir si les eaux se sont retirées de la terre après le déluge.

Celle-ci revient dans le soir avec un rameau d’Olivier dans le bec, indiquant ainsi à Noé que les eaux ont baissé. Dans le Cantique des Cantiques, un recueil de chants d’amour qui font partie de l’Ancien Testament, les Colombes occupent aussi une place de choix. Dans le Nouveau Testament, on raconte que le Saint Esprit se déposa sur le Christ à son baptême sous la forme d’une Colombe.

Dans la symbolique occidentale, la Colombe est associée au Saint-Esprit dans les œuvres d’art inspirée par le christianisme, ainsi qu’à l’amour et à la paix (depuis le XXe siècle, voir : Colombe de la Paix). C’est souvent un Pigeon ou une Tourterelle de couleur blanche qui sont lâchés en guise de Colombe. Dans la culture amérindienne, offrir une plume de Colombe à quelqu’un équivaut à une déclaration d’amour.

Vous pouvez demander à votre totem Colombe de vous aider à guérir les traumatismes émotionnels du passé, à créer une maison confortable et sûre, et à développer des relations affectueuses. Vous accéderez au pouvoir de Colombe en consommant un régime riche en fruits et grains, et en étant le conciliateur dans une dispute familiale. Colombe soigne par une alimentation saine, et guérit grâce à son roucoulement. Colombe maintient la chaleur du foyer, et protège du mauvais traitement.

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La Colombe Lunaire

Posté par othoharmonie le 5 décembre 2015

: Beaucoup de divinités lunaires sont également assimilées à des oiseaux et à la colombe en particulier qui est depuis longtemps associée au féminin divin et à la lune. Elle symbolisait Ishtar, Astarte, Inanna, Rhea, Déméter, Perséphone, Vénus, Aphrodite, Isis et, plus tard, le Saint Graal. On la retrouve aussi dans l’iconographie de la Vierge Marie. Elle représentait la reine des cieux, de même que la féminité, la douceur, l’amour, la sexualité, la spiritualité, la sagesse et la paix. Image de la clarté lunaire, elle apportait au monde sagesse et inspiration. Selon la tradition gnostique, Sophie ou la « Sagesse Sacrée » de Dieu, était représentée par une colombe dont on pensait qu’elle apportait sur la terre la lumière de la mère céleste.

LA-COLOMBE LUNAIREAu Moyen-Age, l’art chrétien s’en servait pour symboliser le Saint-Esprit, aussi les tableaux de l’Annonciation et du baptême du Christ la représentent-ils planant respectivement au-dessus des têtes de Marie et de Jésus.

On l’associait aussi à l’Arbre-lune puisqu’elle était posée sur une de ses branches. Une image analogue se retrouve dans les peintures la montrant sur la chevelure d’une divinité lunaire. La figure emblématique de la vie régénérée pour Ishtar et Athéna représentait la colombe tenant un rameau d’olivier dans son bec et l’offrant. Sacrées aux yeux des divinités, les tourterelles l’étaient également pour les Parques, car elles symbolisaient le rapport entre les oiseaux et les pouvoirs lunaires qu’étaient la prophétie et l’oracle.

L’oracle antique de Dodona était un chêne habité par un groupe de colombes assistées de nombreuses prêtresses portant elles-mêmes le nom de « colombes ». Il était prononcé par le chant des oiseaux, le son produit par leur bruissement dans les feuilles ou par leurs battements d’ailes en vol. Les tableaux représentant l’Annonciation montrent parfois une colombe tournant la tête vers l’oreille de Marie, comme si elle lui dévoilait son destin. Cet oiseau symbolisait la facette de la lune qui dispensait vie et amour, la faculté que possède le caractère féminin de réconcilier dans l’harmonie l’âme et la conscience, l’humanité et la nature, la voix intérieure de la sagesse et l’intuition. 

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Les oiseaux messagers

Posté par othoharmonie le 5 janvier 2015

 

Nous poursuivons notre voyage à travers le livre de Laïla del Monte : « Communiquer avec les animaux », paru aux Éditions Véga.

Laïla nous a fait prendre conscience que tout comme nous les humains, les animaux souffrent moralement et souffrent également dans leur corps. Une découverte qui risque de surprendre : les oiseaux aussi communiquent ; il suffit de les écouter. Ils ont parfois des messages importants à nous faire passer.

Quelques exemples extraits du livre de Laïla :

téléchargement (2)La bergeronnette

Un jour, je donnais un stage dans le Jura. Nous étions dans une sorte de buvette. Dehors il faisait froid et il pleuvait des trombes. Un petit oiseau, une bergeronnette, vint à la fenêtre et nous observa. Tout le monde la remarqua. Elle semblait régner sur les lieux avec beaucoup d’assurance. Elle se posa sur le bord de la fenêtre, regarda notre groupe de ses petits yeux perçants, avec curiosité, puis arrangea ses belles plumes avec son petit bec et s’envola soudainement. Vingt minutes après, elle revint, dessina plusieurs cercles autour de la buvette et se posa à nouveau sur le bord de la fenêtre.

Elle semblait nous dire : « Ah ! vous êtes encore là ! ». C’est comme si nous étions des enfants qui faisions du théâtre. Le groupe était en pleine répétition. Très occupée, elle virevoltait et venait juste de temps à autre jeter un coup d’œil par la fenêtre pour s’assurer que tout allait bien. Le deuxième jour, après le déjeuner, elle se mit à taper à la fenêtre avec son bec avec insistance. Des petits tapotements réguliers. Nous la regardions sans comprendre, mais elle ne partait pas, elle continuait à taper comme pour dire : « Allez, allez, ouvrez, c’est moi ! » Alors nous ouvrîmes la fenêtre malgré le froid en pensant qu’elle avait faim. Une stagiaire posa des miettes de pain mais elle s’envola aussitôt. Ce n’était pas du pain qu’elle voulait. À ce moment-là une des étudiantes réalisa ce qui se passait. Elle se rappela qu’il fallait ouvrir la fenêtre régulièrement parce que le chauffage à charbon de la buvette était déficient.

Notre petite bergeronnette nous avait tous sauvés d’une belle intoxication ! Plus tard dans la journée, l’oiseau apparut encore une fois à la vitre comme pour s’assurer que tout allait bien. Nous lui étions tous très reconnaissants. C’était notre petit ange gardien à plumes…

Les sceptiques diront qu’il s’agit d’une coïncidence et pourquoi aller chercher des explications saugrenues…..Mais ils ont tort, quelque part ce genre de réflexion est dû à une certaine peur de l’incompréhensible et de l’inconnu.

Autre exemple tout aussi révélateur de la grandeur de ces oiseaux messagers :

images (1)Sunshine

Un jour on m’appela pour un petit oiseau : Sunshine. Il avait de jolies plumes blanches et argentée. Sa gardienne était très malade, souffrait d’un cancer et ne pouvait pas quitter son lit. La communication était utile pour savoir s’il voulait être adopté par Patti, une amie de cette dame ou s’il voulait rester avec elle. Je pris sa photo entre mes mains, fermai les yeux et me glissai dans al maison. Cela sentait le moisi et la mort. Tout était obscur lourd. Il y avait un gros matou tigré qui déambulait dans l’appartement, ne sachant pas où se mettre. Je m’approchai de la cage où se trouvait Sunshine, ses plumes brillaient dans l’obscurité. Je sentis le lit pas loin et la présence de la femme malade. Je reçus une pensée sous la forme d’une petite voix fine et fluette me dire : » je veux rester avec elle jusqu’à la fin… »

Sunshine avait une belle voix, il aimait chanter. Quand il chantait, toute la maison se remplissait de joie et de lumière. Même le chat l’écoutait. Il n’y avait plus de barreaux, plus de tristesse, tout devenait espace infini. Peut-être chantait-il pour guérir sa gardienne, mais cela ne marchait pas. À présent, Sunshine ne chantait plus. Au fur et à mesure que la maladie progressait, la maison devenait de plus en plus sombre et silencieuse. Quelquefois, Sunshine communiquait avec le matou qui faisait sa toilette matinale sous la cage. Ils n’avaient plus grand-chose à se dire. « On dirait qu’elle va bientôt nous quitter. C’est Patti qui nous donne à boire et à manger tous les jours. »

L’ambulance arriva pour emmener la dame à l’hôpital. Le lendemain, Patti vint nourrir Sunshine et le matou. Elle s’approcha de la cage. Sunshine gisait dans sa cage, ses belles plumes toutes raidies, sa belle voix éteinte pour toujours. Il s’était envolé comme une plume légère, pour accompagner sa dame vers la lumière.

J’ai pleuré quand elle me l’a raconté, moi aussi la voix de Sunshine m’avait touchée. Et puis j’ai pensé à cette ancien proverbe chinois qui dit : « Un oiseau ne chante pas parce qu’il a une réponse, il chante parce qu’il a une chanson. ».
Personnellement, je crois que tous les animaux savent communiquer entre espèce. Tous les animaux savent, mais il me semble que pour les oiseaux, c’est naturel ; peut-être parce qu’ils ont la possibilité de se déplacer si facilement entre ciel et terre, peut-être parce qu’ils ont l’esprit léger.

Moi aussi j’ai eu de l’eau dans les yeux, quand j’ai parcouru ces lignes. Quelle extraordinaire leçon de vie de la part de ce petit oiseau. En serions-nous capables !

Laïla del Monte
Communicatrice animal
Californie – USA
Livre de Laïla  : Communiquer avec les animaux

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Les colibris et l’homme

Posté par othoharmonie le 6 septembre 2014

 

images (22)Naturalisés et montés en bijoux ou exposés en décor, ces minuscules oiseaux étaient, au xixe siècle, la coqueluche des salons. La mode est passée, et ils sont encore nombreux ; mais, aujourd’hui, ils dépendent du bon vouloir des hommes, ne s’adaptant pas toujours quand ceux-ci détruisent leur habitat et les privent de leurs sources de nourriture habituelles.

Le colibri d’Arica

Le colibri d’Arica, Eulidia yarrellii, long de 8 cm en moyenne et dont le mâle est vert sur le dos, blanc en dessous et porte une bavette bleu violacé, n’existe que dans les environs d’Arica, petite ville du nord du Chili, au milieu d’une région particulièrement aride. On le trouve uniquement dans deux vallées – les vallées Lluta et Azapa – et, bien qu’il y soit plus rare, dans les jardins mêmes d’Arica. L’histoire du colibri d’Arica n’est pas connue avec précision, mais il semble qu’il ait vécu dans plusieurs autres vallées fertiles avant qu’elles ne soient cultivées. Ils se nourrissent du nectar des fleurs des arbustes indigènes des vallées Lluta et Azapa et, dans les jardins, essentiellement de celui des fleurs d’hibiscus et de lantanas.

 Depuis le milieu du xxe siècle, époque à laquelle on pouvait parfois observer jusqu’à une centaine d’oiseaux se nourrissant en même temps – bien que cet oiseau cherche habituellement sa nourriture en solitaire –, la population de colibris d’Arica a vertigineusement chuté. L’espèce, devenue rare, est aujourd’hui menacée, de par son aire de répartition très réduite et parce que la mise en culture intensive des vallées où elle vit ne laisse que peu d’îlots de végétation intacts comprenant les arbustes qu’elle « butine ». Le colibri d’Arica est inscrit en Annexe II de la Cites (Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction) ; l’exportation de tout spécimen est strictement contrôlée.

 Très prisé au xixe siècle

Les colibris ont commencé à souffrir des agissements de l’homme au xixe siècle. Leur petite taille, leurs teintes éclatantes et leur plumage parfois extravagant étaient idéals pour en faire des accessoires de mode. En vogue surtout à Paris, New York et Londres, des colibris naturalisés apparurent comme éléments de décoration sur les chapeaux des élégantes ou bien, montés en broche, sur leur corsage. Il devint également de bon ton de posséder des compositions « artistiques » avec des colibris présentés sous des globes de verre ou dans des vitrines. Au muséum d’histoire naturelle de Londres, on peut voir l’une de ces vitrines. De très grandes dimensions, elle abrite des centaines de colibris naturalisés de diverses espèces, au milieu d’un décor de forêt vierge.

Vers 1890, un importateur londonien traitait 400 000 colibris annuellement. Curieusement, une si large prédation sur ces oiseaux n’entraîna la disparition que d’une petite dizaine d’espèces de colibris, qui ne sont aujourd’hui connues que par l’intermédiaire de sujets naturalisés au xixe siècle.

Des pesticides meurtriers

De nos jours, les colibris n’ont plus à souffrir de captures en nombre à des fins lucratives ; pourtant, ils sont peut-être plus gravement menacés qu’au siècle précédent. La déforestation galopante opérée en Amérique centrale et du Sud prive certains colibris de leur habitat et de leurs ressources alimentaires. Les espèces dont la situation est la plus délicate sont évidemment celles dont la spécialisation est la plus poussée : les colibris à long bec, qui sont liés à certaines fleurs, comptent ainsi parmi les premiers visés. Que les végétaux épiphytes, dont ils consomment le nectar des fleurs et qui se développent sur les grands arbres, viennent à disparaître, et leur fin serait inéluctable. Sur la liste rouge des espèces menacées 2007 publiée par l’U.I.C.N. (Union internationale pour la conservation de la nature), une cinquantaine d’espèces sont placées dans diverses catégories de risque, de « quasi-menacée » à « en danger critique d’extinction ».

Les modifications apportées par l’homme au milieu naturel des colibris ont cependant favorisé certaines espèces. Les vergers, par exemple, sont aisément adoptés, car ils offrent du nectar. Mais les grandes plantations et les zones de cultures font l’objet de traitements préventifs ou curatifs à l’aide de produits phytosanitaires qui peuvent être néfastes aux colibris, très sensibles en raison même de leur faible taille. Ainsi les oiseaux-mouches peuvent-ils être affectés par des empoisonnements directs, si le nectar qu’ils consomment a été contaminé par des pesticides, ou indirects, s’ils attrapent des insectes dans une zone traitée. Localement, une parade – hélas très ponctuelle – peut être mise en œuvre. Elle consiste à procurer aux colibris, à l’aide de mangeoires artificielles, une nourriture adaptée, exempte de toute contamination chimique.

 

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Origine et évolution des colibris

Posté par othoharmonie le 4 juin 2014

 

220px-Phlogophilus_hemileucurus_+_Paphinia_cristata_-_Gould_-_Humm._161Les colibris, ou oiseaux-mouches, sont un groupe très homogène malgré des différences apparentes. importantes. La multitude d’espèces de colibris qu’abritent aujourd’hui les régions tropicales du Nouveau Monde permet de supposer que ces oiseaux y sont présents depuis des millions d’années. Mais les conditions climatiques et biologiques, ainsi que la chimie du sol de ces régions, ne facilitent pas la fossilisation de ces oiseaux, dont le délicat squelette et la toute petite taille se prêtent déjà mal à un tel processus. Le plus ancien fossile de colibri retrouvé sur le continent américain l’a été en Amérique du Sud, et date de 1,8 million d’années. Pourtant, des preuves paléontologiques montrent que le groupe remonte à plusieurs dizaines de millions d’années. En effet, un fossile de colibri originaire du sud de l’Allemagne, décrit sous le nom d’Eurotrochilus inexpectatus en 2004, a été daté de quelque 30 millions d’années. En 2007, deux fossiles de même âge, également classés dans le genre Eurotrochilus et originaires du Luberon, dans le sud de la France, ont été décrits. Ces Eurotrochilus sont les plus anciens fossiles de colibris connus à ce jour ; ce sont aussi les seuls à avoir été découverts en-dehors du continent américain.

Face aux informations encore très parcellaires que l’on possède sur l’évolution de ces oiseaux minuscules, les paléo-ornithologues en sont réduits à des suppositions, fondées sur des études génétiques. Placés selon certaines classifications dans un ordre à part – celui des trochiliformes –, les colibris sont traditionnellement classés dans l’ordre des apodiformes aux côtés des martinets, en raison de la structure particulière de leurs ailes. Au sein de ce dernier, ils forment une famille unique, celle des trochilidés, qui réunit les plusieurs centaines d’espèces décrites (338 espèces en 2007).

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Les autres espèces de colibris

Posté par othoharmonie le 4 juin 2014

 

800px-Sparkling_Violet-ear_(Colibri_coruscans)_11La famille des trochilidés (selon les classifications appartenant à l’ordre des apodiformes ou constituant l’unique famille de l’ordre des trochiliformes) réunit une centaine de genres (soumis à de fréquentes modifications). Plus de 330 espèces ont été décrites (338 en 2007), traduisant la diversité des colibris, que les ornithologues répartissent en 2 sous-familles : les trochilinés (colibris typiques), qui réunissent la grande majorité des espèces (environ 300), et les phaethornithinés (ermites), représentés par une trentaine d’espèces seulement.

Les espèces de colibris sont trop nombreuses pour être toutes citées. Celles mentionnées ci-dessous sont les plus représentatives ou les plus spectaculaires. Leurs noms français ont de nombreux synonymes, mais tous les trochilidés pourraient s’appeler colibris tant ils ont de points communs.

3.1. Sous-famille des trochilinés

Cette sous-famille rassemble la grande majorité des espèces : un peu plus de 300, réparties en environ 96 genres. Ces espèces, caractérisées par un dimorphisme sexuel marqué, occupent une aire qui s’étend du nord de l’Amérique du Nord (Alaska, Labrador) au sud de l’Amérique du Sud (Terre de Feu, en Argentine).

Émeraude de Ricord (Chlorostilbon ricordii)

Identification : queue fourchue.

Répartition : Cuba, Bahamas.

Colibri à tête noire (Trochilus polytmus)

Identification : 24 cm, court bec orange, 2 longues rectrices formant traîne croisées en lames de ciseaux, plumage vert, tête noire.

Répartition : Jamaïque, Antilles britanniques.

Coquette paon (Lophornis pavonina)

Identification : 9 cm, bec court, 2 touffes de plumes vertes terminées par une pastille noire sur les joues, de chaque côté de la tête.

Répartition : Guyane.

Coquette à raquettes (Discosura longicauda)

Identification : 2 rectrices externes allongées et réduites au tuyau central en leur milieu.

Répartition : nord de l’Amérique du Sud, à l’est des Andes.

Colibris stricto sensu (Genre colibri)

4 espèces seulement appartiennent au genre Colibri. Ce sont : le colibri de Delphine, Colibri delphinae ; le colibri thalassin, Colibri thalassinus ; le colibri anaïs, Colibri coruscans ; le colibri à oreilles mauves (appelé aussi colibri à ventre blanc), Colibri serrirostris.

Répartition : de l’Amérique centrale au nord de l’Argentine.

Colibri cramoisi, ou colibri topaze (Topaza pella)

Identification : 19 cm, bec assez long, légèrement arqué ; 2 longues plumes croisées à la queue ; plumage rouge moiré de vert, gorge verte.

Répartition : des Guyanes à l’Équateur.

Colibri porte-épée (Ensifera ensifera)

Identification : bec et corps, 11 cm chaque ; plumage vert, tête grenat sombre.

Répartition : Andes, du Venezuela au Pérou.

Colibri géant (Patagona gigas)

Identification : le plus grand des colibris ; 22 cm pour un poids de 20 g ; bec assez long presque droit ; plumage terne brunâtre ou fauve.

Répartition : Andes, de l’Équateur au Chili et à l’Argentine.

Loddigésie admirable (Loddigesia mirabilis)

Identification : 16 cm, corps petit, longue queue à deux plumes centrales allongées et deux plumes plus longues, filiformes sauf à leur extrémité en forme de disque.

Répartition : nord du Pérou.

Colibri sapho (Sappho sparganura)

Identification : 17 cm, bec court, longue queue fourchue à plumes rouges étagées ; plumage vert et rouge.

Répartition : Andes, Bolivie et nord de l’Argentine.

Métallure arc-en-ciel (Chalcostigma herrani)

Identification : 11 cm, bec court et fin, huppe orange, bavette triangulaire.

Répartition : Colombie, Équateur.

Colibri roux (Selasphorus rufus)

Identification : 10 cm, bec court, gorge rouge, dos et ventre orangés, poitrine blanche.

Répartition : nord-ouest des États-Unis et ouest du Canada.

Colibri à gorge rubis (Archilochus colubris)

Identification : 9 cm, bec court, dos et crâne verts, ventre blanc, gorge du mâle rouge.

Répartition : est des États-Unis et sud du Canada.

Colibri de Costa (Calypte costae)

Identification : 9 cm, bec court légèrement renflé au bout, dos vert, ventre blanc, crâne et double cravate violets.

Répartition : sud des États-Unis, nord-ouest du Mexique.

Colibri d’Hélène (Mellisuga helenae)et colibri verveine (Mellisuga minima)

Identification : les plus petits des colibris et des oiseaux ; en moyenne 6 cm bec compris pour un poids de 2 g environ. C’est le mâle du colibri d’Hélène qui détient le record du plus petit oiseau, avec une taille moyenne de 5,5 cm.

Répartition : Grandes Antilles ; colibri d’Hélène : Cuba et île de la Jeunesse ; colibri verveine : Jamaïque et Haïti.

3.2. Sous-famille des phaethornithinés

Environ 34 espèces d’ermites et de becs-en-faucille, réparties en 6 genres : Phaethornis (genre type de la sous-famille), Eutoxeres, Rhamphodon, Anopetia, Threnetes, Glaucis.

Ces colibris se répartissent du sud du Mexique au nord de l’Argentine.

Ermite à ventre jauni (Phaetornis syrmatophorus)

Identification : 15 cm, long bec recourbé, plumage fauve, reflets verts sur le dos, 2 barres claires encadrent l’œil.

Répartition : Colombie, Équateur.

Ermite à brins blancs (Phaethornis superciliosus)

Identification : 15 cm, long bec recourbé, longue queue dont dépassent des plumes blanches, plumage brun avec des reflets bronze.

Répartition : entre le tropique du Cancer et l’Équateur.

Bec-en-faucille aigle (Eutoxeres aquila)

Identification : 12 cm, bec recourbé presque en demi-cercle, plumage vert et brun.

Répartition : du Costa Rica à l’Équateur.

 

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Zoom sur… le colibri circé

Posté par othoharmonie le 4 juin 2014

 

800px-Green_Violet-ear_(Colibri_thalassinus)_13Colibri circé 

Long de 10 cm environ, le colibri circé appartient à l’une des plus grandes espèces de colibris – ces derniers mesurent, dans leur grande majorité, de la pointe du bec à celle de la queue, entre 6 et 11 cm. Cette petite taille, combinée à leur vol bourdonnant, est à l’origine de leur surnom d’oiseaux-mouches.

Les colibris ont tous les mêmes caractéristiques fondamentales. Le colibri circé, comme la plupart des colibris, porte des plages plus ou moins étendues de couleurs chatoyantes, souvent concentrées sur la gorge et sur la tête. Ce sont elles qui ont justifié les noms de pierres précieuses souvent attribués aux oiseaux-mouches : saphir, émeraude ou rubis. Ces superbes couleurs aux reflets métalliques sont dues à la diffraction des rayons lumineux produite par la structure particulière des cellules des plumes. Sous un certain angle d’attaque de la lumière, les longueurs d’onde sont intensifiées ; en revanche, quand l’angle cesse d’être correct, les couleurs, en quelque sorte, s’éteignent. En conséquence, les plumes irisées d’un colibri peuvent tantôt paraître éclatantes, tantôt demeurer sombres et ternes. La microstructure des plumes des colibris est particulière à ces oiseaux. Les rectrices, ou plumes caudales (de la queue), au nombre de dix, sont souvent assez courtes et donnent à la queue une forme modérément échancrée.

Le bec peut mesurer de 6 à 11 mm.  Chez le colibri circé, il est assez long ; recourbé, il facilite le prélèvement du nectar dont se nourrit l’oiseau dans les longues corolles des fleurs.

Les pattes sont courtes et possèdent des os minces. Les doigts sont terminés par des ongles incurvés et pointus qui assurent aux colibris une préhension correcte des supports.

De par leur taille, les colibris ont dû faire face à de nombreux problèmes physiologiques. Ils sont, comme les petits mammifères, confrontés à un rapport défavorable entre leur poids et leur surface corporelle ; c’est-à-dire que, si le corps des colibris est petit, sa surface relative est importante et entraîne une grande déperdition de chaleur. On comprend donc que ces oiselets aient besoin d’énormément d’énergie pour maintenir leur chaleur interne, légèrement supérieure à 39 °C, d’où une consommation d’oxygène très élevée, de trois à huit fois supérieure, au repos, à celle d’un petit passereau. En conséquence, circulation sanguine et échanges gazeux sont respectivement assurés par un cœur volumineux, une grande surface pulmonaire et des bronches larges. Scott Weidensaul compare, en ce domaine, le corbeau et le colibri : le premier possède un cœur représentant 1 % de la masse corporelle et battant 340 fois par minute, ces valeurs étant respectivement, chez le colibri, de 2,5 % et de 1 200. En outre, les globules rouges, qui véhiculent l’oxygène, sont proportionnellement plus nombreux et plus gros que ceux d’autres oiseaux.

Les colibris récoltent le nectar nourricier d’une façon bien particulière. Leur langue est bifide, rainurée et terminée par de menues excroissances qui retiennent le suc des plantes. Elle est protractile et suffisamment allongée pour dépasser la longueur du bec lorsque l’oiseau s’alimente. Elle fonctionne comme une éponge que le colibri plonge dans le calice de la fleur et ramène imbibée de nectar. Lorsqu’elle est replongée dans la corolle, elle est débarrassée du liquide en étant comprimée à la sortie du bec. Le mouvement d’avant en arrière qui anime la langue est extraordinairement rapide et très efficace.

Du fait qu’ils consomment une grande proportion d’aliments liquides, les colibris possèdent un système digestif adapté. Le gésier est réduit puisqu’il ne broie pas de graines, et l’intestin, en l’absence de fibres à digérer, est fort court et peut ne mesurer que 5 cm. Enfin, le nectar contenant une très forte proportion d’eau, les reins des colibris se sont adaptés pour parvenir à éliminer dans de bonnes conditions une quantité d’eau dont le poids quotidien atteint les quatre cinquièmes de celui de l’oiseau.

COLIBRI CIRCÉ

Nom (genre, espèce) : Cynanthus latirostris
Famille : Trochilidés
Ordre : Apodiformes
Classe : Oiseaux
Identification : Très petite taille ; long bec fin ; plumage à reflets métalliques ; vole sur place et à reculons
Longueur : 10 cm
Poids : De 3 à 4 g
Répartition : États-Unis (sud de l’Arizona et du Nouveau-Mexique), Mexique
Habitat : Régions arides et accidentées, collines boisées
Régime alimentaire : Nectarivore et insectivore
Structure sociale : Polygame
Maturité sexuelle : À un an
Saison de reproduction : Variable selon la latitude ; du début du printemps jusqu’à l’automne
Durée de l’incubation : Une vingtaine de jours
Nombre de jeunes par couvée : 2
Longévité : Jusqu’à 7 ans en captivité
Effectifs : Inconnus avec précision ; entre 500 000 et 5 millions d’individus
Statut : Espèce non menacée
Remarque : Espèce migratrice dans le nord de son aire de répartition

 

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LES OISEAUX DES VILLES

Posté par othoharmonie le 30 avril 2014

 

 3

Les oiseaux sauvages vivent tout autour de nous. Pourtant, on sait très peu de choses à leur sujet. En plus d’informer les jeunes dans les écoles, Le Nichoir, centre de réadaptation pour volatiles qui a ouvert ses portes en 1994 à Hudson, fournit tous les soins appropriés aux oiseaux sauvages blessés ou orphelins avant de les relâcher dans leur environnement naturel. Joanie Gagnon, biologiste responsable des soins de l’établissement, a répondu aux questions de La Presse. http://www.lapresse.ca/  

Q : Que doit-on faire quand on trouve un oisillon par terre ?

R : Il faut faire très attention. Souvent, on va recevoir des oiseaux qu’on appelle dans le jargon « kidnappés ». Il arrive fréquemment que les oiseaux sortent de leur nid. Si vous voyez qu’un oisillon a toutes ses plumes, qu’il peut marcher mais pas voler, c’est normal. Ça fait partie de son processus de développement : il doit apprendre à voler sur le sol pendant environ deux semaines alors que ses parents vont continuer à le nourrir. N’enlevez donc pas l’oisillon, sinon ses parents vont le chercher.

Q : Que faire dans les autres cas ?

R : Si vous trouvez un oisillon tombé du nid, qui n’a pas encore de plumes, remettez-le dans son nid. On peut le toucher : c’est un mythe de croire que, si on le touche, ses parents vont sentir l’odeur de l’humain et ne plus l’approcher. Les oiseaux ont un odorat très pauvre !

S’il s’agit d’un oiseau blessé, appelez Le Nichoir ! Apportez-le dans une petite boîte, sans le nourrir ni lui donner de l’eau avant de nous avoir parlé auparavant. Avec la mauvaise nourriture, on peut faire plus mal à l’oiseau même si on veut l’aider. C’est un animal sauvage, alors mettez des gants et lavez vos mains.

N’oubliez pas également qu’il est illégal de garder un oiseau sauvage à la maison.

Q : Doit-on nourrir les oiseaux en hiver ?

R : En hiver, plusieurs espèces vont migrer dans le Sud, d’autres vont rester, comme les pics, les geais bleus, les moineaux, les cardinaux, les mésanges, les pigeons, etc. Il y a aussi des oiseaux qui vivent plus au nord qu’ici et qui vont venir passer l’hiver chez nous, car il y a plus de nourriture, comme les petits juncos noir et blanc. Les insectes, même si on ne les voit pas, sont toujours là, en hibernation sous l’écorce ou entre les branches. Souvent, l’alimentation des oiseaux va changer : ceux qui mangent beaucoup d’insectes vont se nourrir de petits fruits et de graines gardés pour l’hiver.

Les oiseaux iront plus vers les mangeoires en hiver, car c’est plus difficile de trouver de la nourriture, mais les graines ne constituent que 25 % de leur alimentation. Alors ce n’est pas parce que vous ne mettez pas de mangeoires que les oiseaux vont mourir de faim !

Q : Qu’est-ce qu’une bonne mangeoire ?

R : Il est interdit, dans certaines municipalités, de nourrir les pigeons. Alors si vous installez une mangeoire et que les graines tombent, c’est illégal. Appelez votre ville pour connaître la réglementation. Même chose pour les écureuils, alors choisissez des mangeoires auxquelles ils n’ont pas accès.

Attention à l’endroit où vous placerez la mangeoire : il est conseillé de la placer à moins de 3 m de votre fenêtre, ainsi, si l’oiseau décolle et frappe la fenêtre, il ne le fera pas à haute vitesse. Sinon, mettez des collants aux fenêtres pour éviter les accidents.

Installer une mangeoire dans un arbre n’est pas idéal puisque les écureuils vont y accéder.

Idéalement, on peut ajouter un petit buisson à environ 10 pi de la mangeoire pour que l’oiseau se sente en sécurité.

Attention de bien laver la mangeoire une fois par semaine avec de l’eau et de l’eau de Javel.

Et assurez-vous que les graines ne soient pas mouillées, car cela pourrait entraîner des problèmes de santé.

En somme, il faut consacrer du temps. C’est une responsabilité qui doit être prise au sérieux pour ne pas transmettre des maladies.

Q : Que peut-on donner à manger aux oiseaux ?

R : Assurez-vous d’avoir de bons grains, sinon, si les oiseaux ne les aiment pas et ils vont les jeter par terre. Le choix de la nourriture dépend du genre d’oiseau qu’on veut attirer.

Surtout, évitez le pain ! C’est un mythe commun. Le pain est extrêmement pauvre en nutriments : il va remplir l’estomac, mais n’apporte rien à l’oiseau. Il devient collant et peut bloquer le réservoir où les oiseaux stockent leur nourriture dans leur oesophage.

Il reste que faire pousser des plantes qui produisent des baies aide beaucoup plus les oiseaux en hiver.

Q : En ville, quel est le principal prédateur des oiseaux ?

R : Les chats. En mai et en juin, gardez votre compagnon le plus près possible de la maison pour protéger les oiseaux qui essaient de se reproduire en ville.

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Le colibri, gros plan

Posté par othoharmonie le 19 janvier 2014

 

220px-Phlogophilus_hemileucurus_+_Paphinia_cristata_-_Gould_-_Humm._161Fascinants par leur taille minuscule, les colibris, qui passent de fleur en fleur pour trouver le nectar qui constitue l’essentiel de leur alimentation, sont capables d’un vol extrêmement performant et rapide. Battant des ailes plusieurs dizaines de fois par seconde – de sorte, qu’en vol, il est impossible de distinguer ces dernières –, les « oiseaux-mouches », comme ils sont surnommés, sont les seuls oiseaux à savoir voler en marche arrière.

1. La vie des colibris

1.1. De petits oiseaux amateurs de nectar

Indépendants et plus ou moins agressifs, les colibris vivent en général en populations lâches. Ils présentent, selon les espèces, diverses manières de se nourrir et d’occuper l’espace. Les « territoriaux » exploitent des végétaux à fleurs très riches en nectar et ont tendance à se contenter de territoires restreints qu’ils défendent âprement à coups de bec contre tout intrus. Ils se déplacent peu, à l’inverse des « trappeurs » qui, s’intéressant à des fleurs moins mellifères, doivent nécessairement couvrir davantage de terrain pour subvenir à leurs besoins. Les « généralistes » ne se contentent pas seulement du nectar des fleurs ; ils sucent aussi le jus s’écoulant des fruits abîmés ou trop mûrs, capturent des insectes en vol ou explorent les fleurs et les feuilles à la recherche de ceux qui se seraient englués dans le suc. Les colibris « chapardeurs » pillent même les toiles d’araignée, dont ils s’approprient adroitement les victimes. Pour recueillir le nectar, les colibris « perceurs », comme le colibri féerique, Heliothryx barroti, ou le colibri à épaulettes, Eupherusa eximia, percent la base des longues corolles, car leur bec est trop court pour s’introduire jusqu’au fond.

Une langue pour récolter le nectar

Une langue pour récolter le nectar


La langue des colibris est un remarquable outil. La scission en deux branches, l’enroulement des bords en deux gouttières longitudinales et la présence de fines excroissances favorisent la rétention du suc des fleurs. La langue est également protractile, c’est-à-dire capable de saillir nettement hors du bec, grâce aux deux muscles latéraux de la langue qui passent sous le crâne, puis remontent par-dessus pour se fixer enfin à la hauteur des fosses nasales, tout près de la base du bec.

Des oiseaux polygames

Chaque année, à la saison des amours, la recherche d’un ou d’une partenaire est l’occasion de parades ritualisées. Dans les forêts tropicales à la végétation dense, le mâle se contente souvent de démonstrations assez statiques, préférant demeurer immobile et se fier à sa voix pour séduire une femelle. Pourtant, la plupart des colibris sont de si piètres chanteurs qu’ils doivent unir leurs faibles gazouillis pour être audibles. Ces chœurs réunissent plus de cent participants chez l’ermite à brins blancs, Phaethornis superciliosus. Ailleurs, la parade des mâles donne lieu à un véritable ballet aérien auquel s’associe généralement la femelle. Toutefois, les femelles de certaines espèces se posent plus volontiers sur une branche proche pour assister aux évolutions de leur mâle.

Le colibri, gros plan dans OISEAUX 320px-Sparkling_Violet-ear_%28Colibri_coruscans%29_11Après l’accouplement, la femelle abandonne le mâle. Elle assumera seule les exigences de la ponte, de la couvaison et de l’élevage des jeunes.

1.2. Un nid construit par la femelle

Installé sur une fourche d’arbre, sur une liane, dans un cactus ou à l’extrémité d’une large feuille (sur sa face inférieure), le nid du colibri, très élaboré chez certaines espèces, peut être très volumineux, représentant jusqu’à vingt fois la taille de l’oiseau. Mais il se réduit parfois à une délicate cupule, guère plus grosse qu’une demi-noix.

Le nid est l’œuvre exclusive de la femelle. Celle du colibri lucifer, Calothorax lucifer, n’attend d’ailleurs pas d’avoir trouvé un partenaire pour en réaliser la construction. Réunissant de la mousse, des fibres, des tigelles, des brins d’herbe, des débris d’écorce, de la bourre et même du duvet, elle élabore rapidement un édifice soigné. Il faut une quinzaine de jours et des centaines d’allers et retours à la femelle du saphir à oreilles blanches, Hylocharis leucotis, pour bâtir la douillette coupe de mousse dont elle fixe l’assise à l’aide de toiles d’araignée et qu’elle tapisse de poils fins, prélevés sur des galles du chêne.

Récolte tous azimuts

Pour rendre le nid le plus confortable possible, les colibris utilisent des matériaux variés. Les lichens sont très recherchés, car ils offrent à la fois un camouflage précieux et une bonne protection contre les infiltrations d’eau de pluie. Les qualités adhésives des fils et des toiles tissés par les araignées et certaines chenilles servent tantôt à ceinturer les divers éléments du nid, tantôt à fixer celui-ci sur son support, notamment lorsque la construction est élaborée à l’extrémité d’une feuille retombante. Dans ce dernier cas, les observateurs ont noté que la longueur de la feuille choisie et la façon dont elle retombe sont des paramètres fondamentaux : il ne faut pas que la feuille soit susceptible d’être retournée par le vent, ce qui condamnerait les œufs.

La femelle du colibri thalassin, Colibri thalassinus, laisse pendre, à l’extérieur de son nid, des brins d’herbe dont la verticalité favorise l’écoulement des gouttes de pluie.

Tous les matériaux sont bons, qu’ils soient d’origine végétale, animale ou humaine. Au Costa Rica, des colibris ont été observés prélevant des cheveux sur la tête d’observateurs parfaitement immobiles, sans doute pour en tapisser l’assise de leur nid, comme s’il s’agissait de bourre végétale. Dans certains cas, des colibris se livrent au pillage de nids d’autres espèces. Une femelle de colibri thalassin a ainsi été vue profiter des absences de la propriétaire d’un nid occupé par des petits pour y voler de la mousse.

1.3. Des centaines de voyages pour nourrir les poussins

Ce sont le plus souvent deux œufs qui sont pondus, à 48 heures d’intervalle. Comparativement à la taille de certains colibris, ces œufs sont assez volumineux, bien que leur poids soit, en moyenne, compris entre 0,4 et 1,4 g à peine. Les plus petits œufs de colibris mesurent entre 8 et 11 mm de long, ce sont ceux du colibri d’Hélène, Mellisuga helenae ; les plus gros, ceux du colibri géant, Patagona gigas, peuvent atteindre 20 mm. Quelle que soit l’espèce considérée, les œufs sont toujours d’un blanc uni et de forme elliptique. Leur taille ne les prive cependant pas d’une résistance satisfaisante aux menus accidents qui peuvent se produire, par exemple à l’occasion de coups de vent.

L’incubation nécessite de deux à trois semaines. Durant cette période, la femelle ne dispose que de brefs moments de répit pour trouver à se nourrir. Comme elle est seule à couver – le mâle, généralement, n’assure pas le relais même si quelques exceptions existent –, toute variation trop importante de température en son absence menace les embryons. L’assiduité de la femelle à couver se traduit dans certains cas par la persistance à couver durant plusieurs semaines des œufs non fécondés et dépourvus d’embryon, ou dont l’embryon est mort.

À l’éclosion, les poussins de colibris brisent leur coquille par des coups répétés qu’ils donnent de leur bec court. Très vite, celui-ci se développe, facilitant ainsi le nourrissage des petits par la femelle. Comme tous les oiseaux nidicoles (littéralement « qui aiment le nid »), les jeunes colibris sortent de l’œuf à un stade de développement peu avancé et doivent achever leur croissance en demeurant à l’abri du nid. Les poussins sont presque nus à l’éclosion, si l’on excepte de rares plaques d’un court duvet. Leurs paupières sont soudées et leurs globes oculaires se devinent sous la peau fine et quasi transparente. Au tout début de leur existence, les poussins ne réagissent donc nullement à la vue de leur mère. Ce sont les vibrations qu’elle imprime au nid lorsqu’elle se pose au bord de ce dernier qui stimulent la nichée. Les petits dressent le cou, d’abord obliquement en raison de la faiblesse de leurs muscles, puis verticalement, le bec largement ouvert. Quand leurs yeux s’ouvrent, au bout d’une semaine environ, les jeunes pointent tout naturellement leur bec vers leur mère.

Lorsque la femelle du colibri part à la recherche de nourriture, elle stocke les matières alimentaires qu’elle récolte dans la partie supérieure de son tube digestif. Il s’agit de nectar, pur ou mêlé de minuscules insectes vite ramollis par un début de digestion. De retour au nid, elle distribue la nourriture à ses poussins par régurgitation dans le gosier béant de ses petits, en y enfonçant profondément le bec. Allant et venant sans cesse durant cette période où les jeunes dépendent totalement d’elle pour leur survie, la femelle renouvelle l’opération deux ou trois fois chaque heure, soit plusieurs dizaines de fois par jour.

Après environ deux à trois semaines, les petits colibris abandonnent le nid. Ils sont alors capables de voler et se livrent à des simulacres de vols nuptiaux, véritables exercices d’entraînement qui annoncent les futures parades.

1.4. Voler aussi en reculant

134px-050305_Brown_Violet-ear_crop dans OISEAUXQu’il s’agisse de parcourir un territoire, de se livrer à des déplacements migratoires à la recherche de nourriture ou d’attirer l’attention d’une femelle, l’existence du colibri se déroule essentiellement dans les airs. Au cours de toutes ses activités, le colibri se déplace à la force de ses ailes. Il est assez rare de voir cet oiseau marcher, et, même lorsqu’il lui faut changer de place sur une branche, il préfère voler brièvement plutôt que d’avoir recours à ses modestes pattes.

Malgré sa petite taille, il est un authentique champion du vol et sa vitesse est surprenante. Selon des études pratiquées en soufflerie citées par l’Américain Scott Weidensaul, le colibri à gorge rubis, Archilochus colubris,atteint 43 km/h, et quelques espèces tropicales vont jusqu’à 70 km/h. Certains ornithologues estiment que les colibris seraient capables de voler à 95 km/h ou même de dépasser les 100 km/h dans la nature, sans doute aidés par de puissants vents favorables.

Les colibris sont, par ailleurs, les seuls oiseaux au monde capables de voler en marche arrière.

Un rythme spectaculaire

L’oiseau-mouche peut filer droit dans les airs, pratiquer le vol stationnaire ou reculer en modifiant simplement l’incidence de ses ailes, c’est-à-dire leur angle d’attaque dans l’air. Mais, quel que soit le mode de vol qu’il choisit, le rythme de ses battements d’ailes, incroyablement rapide, ne varie pas. De l’ordre d’une cinquantaine ou d’une soixantaine par seconde, l’ornithologue français J. Berlioz en retient les valeurs de 78 et même 200 – ce qui constituerait le record absolu – chez certaines espèces.

1.5. Milieu naturel et écologie

L’altitude et la latitude importent peu aux colibris, que l’on rencontre sur tout le continent américain, de l’Alaska à la Terre de Feu, des forêts de plaines aux hautes montagnes. Le colibri détenteur du record d’altitude est le métallure de Stanley, Chalcostigma stanleyi, qui vit sur les pentes des volcans équatoriens, au-dessus de 3 800 m.

Aux épaisses forêts tropicales, les colibris préfèrent souvent les milieux moyennement boisés, les habitats ouverts parsemés de buissons, ou même les régions subdésertiques. En effet, ces oiseaux qui nichent souvent à moins de cinq mètres du sol s’accommodent mal des très grands arbres. De plus, les forêts pluviales ne recèlent pas toujours les fleurs qui leur conviennent.

Les colibris sont plus rares dans les régions arides. Ainsi, le saphir Xantus, Hylocharis xantusii, qui vit dans la presqu’île de Basse-Californie, à la très maigre végétation, et le colibri à queue courte, Myrmia micrura, qui fréquente le littoral aride du sud de l’Équateur et du nord-ouest du Pérou, sont des cas extrêmes. Se nourrissant du suc des cactées, ils dépendent du pic des cactus (Melanerpes cactorum) ou de certains insectes aux puissantes mandibules pour entamer l’enveloppe épaisse de ces plantes coriaces.

Le colibri roux, Selasphorus rufus, qui atteint l’Alaska, est l’espèce la plus septentrionale. L’espèce qui s’étend le plus au sud est le colibri du Chili, Sephanoides sephaniodes. Présent à l’ouest de la cordillère des Andes, il atteint la Patagonie. On l’observe en Terre de Feu et jusqu’aux îles Malouines.

D’amples mouvements migratoires

Description de l'image  Myrmia micrura.jpg.Ces oiseaux-mouches aux répartitions extrêmes qui nidifient dans les régions tempérées n’y disposent souvent plus d’une nourriture assez abondante, en hiver quand fleurs et insectes se raréfient. L’arrivée de la mauvaise saison est l’occasion de mouvements migratoires dont l’ampleur peut surprendre si l’on considère la petitesse de ces oiseaux. Pourtant, leurs performances sont élevées et leur musculature autorise des déplacements rapides et à grande échelle. Le colibri roux, par exemple, niche sur une étroite bande depuis l’Alaska jusqu’à l’Arizona et hiverne au Mexique. Les trajets les plus spectaculaires sont accomplis par le colibri à gorge rubis,Archilocus colubris, qui occupe en été la moitié est des États-Unis et l’extrême sud-est du Canada, et hiverne au sud du Mexique et en Amérique centrale. Ces oiseaux sont parfois victimes d’un coup de froid tardif une fois revenus sur leurs lieux de nidification les plus septentrionaux.

Certains parmi les colibris se contentent de voler au-dessus des terres ou de longer la côte du golfe du Mexique. D’autres oiseaux relient la Floride à la péninsule mexicaine du Yucatán, parcourant plus de mille kilomètres d’une traite au-dessus des flots.

Une bonne résistance au froid

Au Québec, l’ornithologue Arthur C. Bent a observé des colibris ayant résisté à une température inférieure à 0 °C pendant plusieurs jours et à un enneigement de 15 cm ; les oiseaux se nourrissaient alors de menus insectes engourdis.

Les colibris sédentaires habitant des zones montagneuses intertropicales, à plusieurs milliers de mètres d’altitude dans les Andes, présentent une adaptation aux baisses nocturnes de température. Leur métabolisme chute et ils entrent dans une léthargie accompagnée d’un ralentissement des rythmes respiratoire et cardiaque, avec baisse de la température interne. Chez le colibri de Clémence, Lampornis clemenciae, on compte de 480 à 1 200 battements cardiaques à la minute, pour une température ambiante de l’ordre de 30 °C dans la journée. La nuit, lorsque la température a chuté de moitié, son rythme cardiaque tombe à 36 pulsations à la minute.

Un engourdissement provisoire est également constaté chez certains colibris, dont le métallure à gorge de feu (Metallura eupogon). Chez ces espèces montagnardes, la température corporelle nocturne est légèrement inférieure à 20 °C, c’est-à-dire à la moitié de la température diurne.

Des oiseaux pollinisateurs

Seuls oiseaux du Nouveau Monde à se nourrir essentiellement de nectar, les colibris jouent un rôle certain dans la pollinisation. Il reste à prouver que certaines fleurs ne pourraient exister sans les colibris qui, eux-mêmes, disparaîtraient en l’absence de ces fleurs ; mais il est établi que quelques fleurs, dont celles à corolle tubulaire, ont besoin d’espèces de colibris déterminées pour assurer leur pollinisation dans des proportions importantes. Des adaptations botaniques sont apparues sur certaines fleurs. Ainsi, tant qu’une fleur de Centropogon n’est pas visitée par un colibri, ses étamines sont orientées vers le bas. Lorsqu’un colibri vient en prélever le nectar, son crâne heurte les étamines et se couvre de pollen ; ces dernières se relèvent alors et dégagent le pistil, qui pourra recevoir à son tour le pollen véhiculé par un autre colibri. De même, lorsque le campyloptère violet, Campylopterus hemileucurus, visite une fleur de Rasizea spicata, le pistil, d’abord relevé, s’abaisse dès que les étamines ont été délestées de leur pollen.

De rares prédateurs

En raison de leur petite taille et de leur vol extrêmement véloce, les colibris n’ont pour ainsi dire pas de prédateurs réguliers. De plus, ils se montrent fort agressifs et n’hésitent pas à foncer sur rivaux, intrus ou prédateurs, en cherchant à les piquer avec le bec, avant de s’esquiver prestement.

Les plus gros d’entre eux sont parfois la proie de certains faucons, et les serpents arboricoles s’attaquent de nuit aux colibris somnolents. Enfin, les petites espèces seraient susceptibles de se prendre dans les grosses toiles d’araignées. Le chercheur Scott Weidensaul cite également des captures occasionnelles par des libellules, des mantes religieuses, et même par des poissons et des grenouilles, qui s’empareraient des colibris pendant leur bain.

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les bienfaits du chant des oiseaux

Posté par othoharmonie le 27 octobre 2013

 les bienfaits du chant des oiseaux  dans OISEAUX telechargement-111

 

Au printemps, la Nature se réveille après les mois d’hiver, les hirondelles sont de retour de leurs migrations, les oiseaux chantent tous en coeur, comme si le réveil de la Terre se mettait à sonner !

Quelles sont les influences de ces émissions sonores sur les végétaux ?

Ces vibrations aigües émises pendant la journée, exercent une forte influence sur la floraison et la fructification des plantes.

Ces découvertes ont été publiées par Rudolph Steiner, célèbre anthroposophe (1861-1925), et qui disait ceci :

« Nul ne peut comprendre les plantes, s’il fait abstraction de tout ce qui tourbillonne, vit et s’entremêle autour d’elles ».

On découvre l’importance des fréquences émises par les oiseaux, sur la vitalité du végétal.

Le son émit est proche de la lettre i, qui vient activer l’énergie bois des êtres vivants (cette action étant déjà connue de la médecine chinoise depuis des siècles.

Les plantes sembleraient transmettre plus facilement leurs éléments nutritifs à la Terre, quand elles sont entourées de chants d’oiseaux et de leurs battements d’ailes.

Ces ondes viennent faire vibrer l’énergie de vie des plantations, et permettent ainsi de faire proliférer les micro-organismes du sous-sol et les vers de terre.

Le chant des oiseaux serait donc liés à la germination des graines et à la croissance des plantes, le son est aussi important pour elles, que la photo-synthèse.

Accueillir cette faune ailée dans votre jardin, ou sur votre balcon, permet ainsi de dynamiser le monde végétal qui vous entoure.

Source: http://www.lavoiesacreedelanature.fr/

 Venez rejoindre le forum de Francesca : http://devantsoi.forumgratuit.org/

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L’oiseau du Roi

Posté par othoharmonie le 13 décembre 2012

Conte.

Au temps jadis, une femme vint à perdre son mari, et en eut un tel chagrin que son caractère, qui avait toujours été égal, s’aigrit au point de devenir capricieux, fantasque et vraiment insupportable.

L'oiseau du Roi dans OISEAUX le-roi-et-l-oiseau_56437_1Sa fille unique, qu’elle idolâtrait du vivant de son défunt homme, fut parfois gâtée d’une façon ridicule et d’autres fois chassée et punie pour les motifs les plus futiles. Il arrivait même à cette femme de frapper brutalement sa fille, sans que celle-ci devinât pourquoi.

Un jour, dans un accès de démence, elle ordonna à sa servante d’aller promener l’enfant dans une forêt voisine, de l’y égarer et de l’y abandonner.

La domestique, qui était une affreuse mégère et qui ne demandait pas mieux que de diminuer sa besogne, s’empressa d’exécuter les ordres de sa maîtresse. Elle conduisit la petite martyre au milieu des bois, la fit marcher longtemps pour la fatiguer, et enfin l’engagea à s’asseoir au pied d’un arbre, pendant qu’elle irait lui cueillir des fleurs.

L’enfant obéit, mais les heures s’écoulèrent et la servante ne revint pas. Le jour fit place aux ténèbres, les loups hurlèrent dans les bois, et la peur s’empara de la pauvre abandonnée, qui se mit à pleurer.

Tout à coup, un rayon de la lune éclaira le visage d’une jolie dame qui s’avança vers la petite fille et lui dit : « Ne pleure pas, je suis la fée qui t’a servi de marraine à ta naissance, et je viens à ton secours. Je vais te conduire à la porte de la maison de ta mère ; seulement tu ne diras pas m’avoir vue, et tu déclareras même que tu as trouvé ton chemin sans le secours de personne. »

La mère, qui regrettait sa mauvaise action du matin, accueillit sa fille avec joie et ne lui demanda même pas comment elle avait pu découvrir son chemin dans les méandres de la forêt.

Hélas ! cette joie et les caresses qu’elle lui fit ne furent pas de longue durée. La mauvaise humeur de la méchante femme reprit le dessus, et elle ordonna de nouveau à la servante de conduire l’enfant au bord de l’eau, et de la précipiter dans une rivière ou dans un puits.

Cette fois encore les ordres furent ponctuellement exécutés : l’infortunée fille fut jetée la tête la première dans un puits. Mais qu’on juge de son étonnement, lorsqu’elle découvrit, au fond de l’eau, une porte qu’elle put ouvrir sans difficulté. Elle se trouva alors dans la cour d’un somptueux palais. Elle y entra et admira la magnificence des meubles, des tableaux, des bijoux, des objets d’arts qui s’offrirent à sa vue. Arrivée dans une chambre où tout était en désordre, elle remit en place, comme elle avait l’habitude de le faire chez sa mère, ce qui lui semblait avoir été dérangé.

Comme elle accomplissait cette besogne un pas lourd se fit entendre dans l’escalier, et elle n’eut que le temps de se cacher derrière un fauteuil lorsque la porte s’ouvrit.

Un homme, d’une taille gigantesque, mais à l’air très doux, pénétra dans l’appartement en disant : « Quelqu’un est venu chez moi qui a rangé ma chambre, si c’est une fille, elle sera la bien venue ; si c’est un garçon et qu’il veuille rester près de moi, je le ferai mon héritier car je suis sans enfant. »

Rassurée par ces paroles, la petite abandonnée sortit de sa cachette et se montra aux yeux du géant qui poussa un cri de joie en s’écriant : « La filleule de ma femme ! » et aussitôt il appela la fée qui vint serrer dans ses bras celle qu’elle avait déjà sauvée une première fois.

« Reste avec nous, lui dit-elle, et nous ferons en sorte de te rendre heureuse. »

L’enfant accepta, mais au bout de quelque temps devint triste, s’ennuya et demanda à revoir sa mère.

Sa marraine, qui l’aimait beaucoup, et qui ne voulait pas lui faire de peine, la reconduisit à la porte de la méchante femme. Celle-ci, qui était sur le point de se remarier, éprouva un vif mécontentement en revoyant son enfant, et craignit surtout qu’elle lui fit manquer son mariage.

« Viens près de moi, lui dit-elle que je te peigne, car tu en as grand besoin », et elle déroula les magnifiques cheveux de sa fille. Puis, faisant signe à la bonne de lui donner une grande épingle qui se trouvait sur la cheminée, elle l’enfonça, avec une cruauté sans pareille, dans la tête de l’enfant qui fut aussitôt changée en un oiseau superbe, lequel s’envola par la fenêtre et se sauva dans les arbres du jardin du palais du roi.

oies-300x225 dans OISEAUXApercevant un jardinier qui coupait des roses, il lui dit :

« Bonjour, beau jardinier, comment se porte le roi ? »

L’homme, en apercevant cet oiseau inconnu doué de la parole, avec un plumage brillant comme un rayon de soleil, resta stupéfait. Lorsqu’il fut remis de sa surprise, il s’empressa d’aller raconter au roi ce qu’il venait de voir et d’entendre.

Le monarque crut que son jardinier avait perdu la raison ; mais il se rendit, néanmoins, dans le jardin pour s’assurer, par lui-même, de ce qui s’y passait.

Lorsqu’il découvrit l’oiseau merveilleux, qu’on eût dit tombé du ciel, il désira le posséder, et pour cela fit tendre tous les pièges connus jusqu’à ce jour.

L’oiseau sut les éviter, mais, voyant le désespoir du roi, il alla se poser sur son épaule, se laissa caresser et même enfermer dans une cage d’or.

Le roi ne voulut plus se séparer de son oiseau chéri, et l’emporta dans sa chambre où il le laissa voltiger en liberté.

Un jour qu’il le caressait, il remarqua, sous les plumes de la tête, quelque chose qui ressemblait à une épingle. Il l’arracha et immédiatement, sous ses yeux, une métamorphose s’accomplit : à la place de l’oiseau il admira la plus ravissante jeune fille qu’il eût jamais vue.

Elle raconta ses infortunes, et le roi, qui ne se lassait pas de l’écouter, résolut d’en faire sa reine.

La date du mariage fut annoncée ; la fée vint demeurer près de sa filleule et l’aida dans le choix et la confection des toilettes.

Jamais mariée ne fut plus belle, et sa mère, en la voyant passer dans les carrosses du palais, la reconnut. Elle fut tellement jalouse du bonheur de sa fille, qu’elle eut une jaunisse dont elle ne put guérir.

(Conté par une dame, âgée de 85 ans, connue de tout le monde, à Bain-de-Bretagne, sous le nom de tante Leray.)

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Le rouge-gorge, un oiseau quantique

Posté par othoharmonie le 18 mai 2012

Le rouge-gorge, un oiseau quantique dans OISEAUX rouge_gorge-2Dès lors que l’on peut conférer un état intriqué à des solides grands et chauds, on peut s’interroger sur la possibilité de constater l’intrication quantique chez un être vivant ! Revoilà le spectre du chat de Schrödinger…

Ce n’est pas chez le chat, mais chez le rouge-gorge commun que l’on pourrait découvrir un « organe quantique ».

Le rouge-gorge est un oiseau migrateur, qui parcourt chaque année 13000 km de la Scandinavie à l’Afrique équatoriale, sans se perdre. Comment s’oriente-t-il ?

Dans les années 70, des expériences plaçant ces oiseaux dans un champ magnétique, montrèrent qu’ils ne sont pas sensibles aux inversions du champ magnétique. C’est à dire qu’ils ne distinguent pas le nord du sud. En revanche, ils distinguent l’inclinaison du champ magnétique, c’est à dire l’angle que celui-ci a par rapport à la surface terrestre.

Mais le plus étonnant, est que ses oiseaux perdent tout sens de l’orientation lorsqu’on leur bande les yeux…

En 2000, Thorsen Ritz, chercheur à l’université de Floride et passionné des oiseaux migrateurs, propose une explication : L’intrication quantique. Selon lui, la rétine d’un oiseau contiendrait une molécule contenant une paire d’électrons intriqués de spin total nul. Les photons de lumière, absorbés par la molécule, séparent les deux électrons qui deviennent alors sensibles au champ magnétique terrestre.

L’inclinaison du champ magnétique affecte différemment les deux électrons et déséquilibre le système intriqué. Ce déséquilibre se traduit par une réaction chimique, transmise par influx nerveux au cerveau, que ce dernier transforme en une image du champ magnétique.

Ainsi, l’oiseau serait doté d’un dispositif macroscopique ayant un fonctionnement quantique.

Pour le moment, il n’existe que des preuves indirectes de cette théorie. Mais l’étude en laboratoire de telles molécules montre qu’en effet, l’intrication de leurs électrons les rend sensibles à l’inclinaison du champ magnétique.

tatice-rouge-gorge-12248 dans OISEAUXLa photosynthèse, réaction complexe par laquelle les plantes convertissent la lumière en énergie, est peut-être un autre mécanisme macroscopique mettant en jeu l’intrication quantique. Les photons éjectent des électrons qui se dirigent tous vers un centre où la cellule accumule leur énergie et déclenche les réactions chimiques.

La physique classique ne parvient pas à expliquer l’efficacité quasi parfaite de ce mécanisme. L’intrication serait-elle responsable du rendement de cette réaction ?

Ainsi, la recherche du phénomène d’intrication dans la nature devrait se développer, et donner lieux à de nombreuses découvertes remettant sans cesse en question notre connaissance du monde.

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Rokh oiseau de feu

Posté par othoharmonie le 18 mai 2012

 

Rokh oiseau de feu dans OISEAUX 310px-Roc8954Le Rokh, Rock ou Roc des contes arabes est apparenté au Simurgh (de l’akkadien sūmurukū signifiant monture rougeoyante), présent dans les mythologies perses bien antérieures (le simurgh est par exemple très présent dans le Shah Nameh de Ferdowsi).

Oiseau de feu accompagnant l’orage, on rencontre des animaux mythologiques un peu similaires en tant que funeste présage d’une mort imminente surgissant comme la foudre, symbole de renouveau et d’immortalité et surtout gardien millénaire de l’arbre de la connaissance. Mais aussi dans maints contes populaires, notamment sous l’appellation de Rokh dans des passages des Mille et Une Nuits, dans l’Histoire de Sindbad le marin : « …un oiseau énorme aux ailes formidables… …répandant l’obscurité sur l’île. » « …oiseau de grosseur extraordinaire… …dans une île fort éloignée, et qui pouvait soulever un éléphant. »

Parmi les oiseaux mythiques comparables (ce qui n’implique cependant pas une origine commune) se trouvent le Fenghuang ou l’Oiseau vermillon chez les Chinois, Garuda pour les Thais, les Indiens et les Indonesiens, Suzaku pour les Japonais, le Phénix chez les Grecs.

Le Rokh peut aussi être rapproché du mythe de Prométhée (« le prévoyant ») dont l’aigle de Zeus dévore le foie chaque jour pour le punir d’avoir offert le feu à l’humanité. On peut aussi évoquer l’oiseau tonnerre pour les Amérindiens, le Pouākai pour les Maoris (mythe peut-être né de l’aigle de Haast, aujourd’hui disparu) et l’oiseau Minka pour les aborigènes d’Australie.

Le ratite géant de Madagascar appelé Aepyornis aurait selon certains pu être une des influences de l’imagination des conteurs qui relatèrent l’existence de cet oiseau mythique, si l’on ne tient pas compte que ce dernier était quasiment aptère.

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Oiseau mythologique

Posté par othoharmonie le 18 mai 2012

Garuda, mythe hindouiste

Garuda (aigle en sanskrit) est un oiseau fabuleux de la mythologie hindouiste et bouddhiste, fils de Kashyapa et de Vinatâ et frère d’Aruna, le conducteur du char de Sûrya. C’est le vâhana ou véhicule de Vishnu.

Garuda peut aussi être vu comme un aigle géant mythique, ennemi aérien naturel des nâgas, serpents des eaux et de la terre. Mais Nâga et Garuda ne sont en fait que deux incarnations de Vishnu, les deux aspects de la substance divine, en qui ils se réconcilient.

Fichier:Garuda by Hyougushi in Delhi.jpgGaruda est l’emblème de l’Indonésie. Le personnage, comme bien d’autres références culturelles indiennes est toujours vivant dans la culture traditionnelle à Java, l’île la plus peuplée d’Indonésie. Les cours royales et princières de Java, même après que les souverains se furent convertis à l’islam, ont en effet préservé une culture imprégnée d’éléments et de modèles indiens. La compagnie aérienne nationale est Garuda Indonesia.

C’est aussi l’emblème de la monarchie en Thaïlande ; un drapeau jaune frappé d’un Garuda rouge (appelé en thaï Khrouth) flotte sur le palais quand le roi est présent. Il est aussi considéré comme un emblème national, puisqu’il orne les bâtiments officiels, le passeport et les billets de banque (voir Baht). En reconnaissance des services rendus à la nation, le roi accorde à quelques grandes sociétés commerciales le droit de l’utiliser pour décorer leur façade et leurs documents officiels.

Le Garuda, appelé Khangarid, est le symbole de la capitale de la Mongolie, Oulan-Bator. Selon la croyance mongole populaire, Khangarid est l’esprit de la montagne du Bogd Khan Uul qui est devenu partisan du bouddhisme. Aujourd’hui il est considéré comme le gardien de cette montagne et un symbole de courage et d’honnêteté. L’oiseau donne aussi son nom à Hangard aviation et Khangarid est une équipe participant au Championnat de Mongolie de football.

Au Tibet, Khyung est le nom tibétain du Garuda.

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Fenghuang, oiseau chinois

Posté par othoharmonie le 18 mai 2012

Fenghuang, oiseau chinois dans OISEAUX 225px-Longshan_Temple_-_FenghuangLe fenghuang (pinyin : fènghuáng) ou phénix chinois est un oiseau mythique qui règne sur tous les autres oiseaux. On dit qu’il est le plus doux et le plus sage des oiseaux. Les mâles sont appelés feng et les femelles huang. Cette distinction des genres est parfois éclipsée pour ne former qu’une seule entité féminine. En effet cet oiseau est souvent associé au dragon (dont il est parfois considéré comme le père) qui est son pendant masculin. Il était d’ailleurs l’emblème personnel de l’impératrice (celui de l’empereur étant le dragon), et apparaissait pour annoncer, comme le qilin, la naissance d’un grand philosophe.

Le fenghuang est parfois confondu avec l’oiseau vermillon du sud ; en fait, le fenghuang est un oiseau vivant sur Terre, tandis que l’oiseau vermillon est un esprit du zodiaque.

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Oiseaux d’Esope 2

Posté par othoharmonie le 18 mai 2012

Oiseaux d'Esope 2 dans OISEAUX le-combat-des-oiseauxD’un Vautour et des autres Oiseaux.

 Un Vautour ayant manqué plusieurs Oiseaux de son voisinage, feignit qu’il avait envie de les traiter et de leur donner un grand repas, en signe d’une parfaite réconciliation. Les Oiseaux, trop faciles et trop crédules, trompés par ces belles apparences, ne manquèrent pas de se trouver en foule à la fête, se flattant d’être bien régalés, et que c’était une belle occasion de se réconcilier pour toujours avec un ennemi si dangereux, et qui leur faisait depuis longtemps une guerre si cruelle. Mais ils furent bien épouvantés quand ils virent qu’il se jetait sur eux, et qu’il les égorgeait impitoyablement les uns après les autres. Ils reconnurent à leurs dépens le peu de fond qu’il faut faire sur les belles paroles d’un ennemi.

 

ANALYSE D’ESOPE

 

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29f11e4b885fe1c98560be65b5af674fDu Rossignol et de l’Hirondelle.
 L’Hirondelle volant loin des champs trouva dans une forêt déserte le Rossignol au chant clair. Philomèle pleurait Itys prématurément arraché à la vie. Et l’Hirondelle lui dit:  » Salut, très chère. C’est la première fois que je te vois depuis la Thrace, mais viens dans la campagne et dans la demeure des Hommes ; tu vivras sous notre toit et tendrement aimée. Tu chanteras pour les laboureurs, non pour les bêtes.  » Le Rossignol à la voix sonore lui répondit:  » Laisse-moi habiter dans les rochers déserts, car les maisons et la fréquentation des Hommes rallumeraient en moi le souvenir de mes anciennes misères.  » Cette fable signifie qu’il vaut mieux vivre sans souffrances dans la solitude que d’habiter avec le malheur dans les cités.

analyse d’Esope

 

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D’un Oiseleur et d’un Pinson.
Un Oiseleur avait tendu ses filets aux Oiseaux et répandu pour eux sur l’aire une pâture abondante. Cependant il ne prenait pas les Oiseaux en train de picorer parce qu’ils lui semblaient trop peu nombreux. Ceux-ci une fois rassasiés s’envolèrent. D’autres vinrent en quête de nourriture. Cette fois encore il dédaigna de les prendre, à cause de leur petit nombre. Le même manège dura toute la journée : des Oiseaux survenaient, d’autres s’éloignaient et l’Homme attendait toujours une proie plus considérable. Enfin le soir commença à tomber. Alors l’Oiseleur perdant l’espoir de faire une grande prise et songeant qu’il était l’heure de se reposer, ramassa ses filets. Il prit seulement un Pinson qui, le malheureux s’était attardé sur l’aire. Cette fable montre que ceux qui veulent tout embrasser, bien souvent ne prennent, et à grand-peine, que peu de choses.

analyse d’Esope

 

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Le Combat des Oiseaux et des Animaux terrestres.

   Les Oiseaux et les Animaux terrestres se déclarèrent la guerre pour la prééminence, et pour défendre l’honneur de leur espèce. Pour décider leur grande querelle, ils se donnèrent bataille. La victoire balança longtemps sans se déclarer et sans prendre parti. La Chauve-Souris, qui se persuada que les Oiseaux allaient être vaincus, se rangea du côté des Animaux terrestres. Sa prévoyance fut trompée ; les Oiseaux remportèrent une victoire complète sur leurs ennemis, contre l’attente de la Chauve-Souris qui fut chassée de la compagnie des Oiseaux. Elle eut tant de honte et de douleur de son infortune, que depuis ce temps-là elle n’ose plus voler en plein jour, et ne se montre que la nuit.
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