Le loup, bouc émissaire

Posté par othoharmonie le 3 mars 2012

 

 Le lycaon est un mammifère carnivore.Quoi qu’il en soit, l’objet phobogène passe du domaine de la réalité objective à celui des valeurs symboliques. Il prend place dans une imagerie mentale souvent effrayante. La peur est donc d’autant plus intense que l’on a de l’imagination. C’est le revers de la médaille pour l’homme, qui en est relativement bien doté. Parmi les fantasmes très archaïques, celui de la dévoration est récurrent. Ces productions imaginaires serviraient à une réalisation symbolique d’un désir inconscient. Le loup, symbole du « ça » ou de l’ « ombre » dans les contes et dans l’imagerie mentale, permettrait donc à celui qui l’imagine de réaliser virtuellement les pulsions qu’il est contraint de refouler. Le loup serait alors un « défouloir », c’est-à-dire un bouc émissaire.

Une typologie des peurs a été tentée par Mannoni. Celui-ci distingue avant tout les « peurs sacrées » – les dieux sont fils de la peur – des « peurs profanes », relatives à tout ce qui est nouveau et, donc, inquiétant. Les peurs sacrées sont issues d’un sentiment généralisé de culpabilité à l’égard des dieux. La peur de la colère des dieux a justifié nombre de sacrifices et bien au-delà des autels. Ni la pitié, ni l’innocence éventuelle des victimes ne pouvaient résister à la fureur collective. Pour exorciser la culpabilité et la peur de la sentence divine, les boucs émissaires se sont succédé, bien avant et bien après l’Inquisition : les Turcs, les Juifs, les hérétiques, les femmes, les sorcières… C’est également le cas du loup, affublé de traits sataniques au Moyen Âge.                                    

 

« Cette réparation de l’angoisse collective s’accomplit d’ordinaire par la désignation d’un bouc émissaire. Son expulsion, son exécution symbolique ou effective massivement pratiquée amène la résolution de l’état de tension. » (MANNONI, 1988, 120). Ainsi, l’éternel retour de la rumeur sur un même objet peut être considéré comme le révélateur de la présence d’un bouc émissaire : « Toutes les sociétés vivent leurs grandes crises comme des punitions : il faut alors chercher des boucs émissaires chargés inconsciemment des péchés de la collectivité. D’autre part, face à une crise inexplicable, désigner un coupable, c’est trouver la cause du mal, donc effectuer un pas vers sa résorption. Les coupables potentiels sont toujours les mêmes : les étrangers, les mal intégrés dans la collectivité, ceux qui n’en partagent pas les croyances. » (KAPFERRER, 1987, 144).

Fichier:African wild dog.jpgLa diffusion des peurs de masse connaît, selon Mannoni, trois principales formes : les rumeurs, les « contagions » et les psychoses collectives. « Qui dit rumeur dit peur », décèle J. Delumeau. (cité par MANNONI, 1988, 102). Il y aurait deux conditions pour voir naître une rumeur : qu’il s’agisse d’un événement important (qu’il fasse peur serait idéal) et que l’information soit ambiguë. En fait, la majorité des rumeurs se forment d’une inquiétude latente. Les « contagions » sont des phénomènes bien plus étranges où les individus d’un univers clos ou semi-clos sont très vite contaminés comme par une maladie contagieuse. Elles ne sont pas très éloignées des psychoses collectives. Ces dernières, sont légion dans l’histoire et ont causé exodes de populations entières, massacres, panique des armées, génocides (celui du loup, y compris). Les médias seraient en partie responsables de ces psychoses.  Les puissants moyens modernes de communication de masse et de diffusion de l’information jouent, comme on s’en doute, un rôle déterminant dans la mise en circulation de nouvelles mal contrôlées.

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Maturité du Loup

Posté par othoharmonie le 3 mars 2012

 

Fichier:Asian red dog.jpgLe loup vivant à l’état sauvage (mâle ou femelle) atteint sa maturité sexuelle à l’âge de 22 mois (en captivité, il y a eu des cas de louves qui se sont reproduites à l’âge de 10 mois seulement). La saison des amours a lieu, selon les régions, de janvier à mars. Au terme d’une gestation de 61 à 63 jours, la femelle met donc bas entre mars et juin.

 

Les portées comptent de un à sept louveteaux (en général les jeunes louves ont des petites portées, 1 à 3 petits, puis leur fertilité augmente avec l’âge). Ces louveteaux sont recouverts d’une légère couche de poils et pèsent de 300 à 500 grammes, leur mère les allaite à l’aide de ses 5 paires de mamelle.

 

Cependant, en cas de raréfaction des effectifs, les loups peuvent augmenter leur capacité de reproduction pour compenser les pertes ou leur faible nombre : ils deviennent matures plus tôt, et peuvent avoir jusqu’à 11 petits par portée.

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La meute de loups

Posté par othoharmonie le 2 mars 2012

Fichier:Canis lupus meute Gramat.jpgLes loups gris vivent en meutes organisées selon une hiérarchie stricte dirigée par un couple de loups. La meute est dirigée par un mâle alpha et parfois une femelle alpha. Le couple alpha est généralement le seul à procréer. Ce type d’organisation se retrouve également chez d’autres canidés vivant en meutes, tels que les dholes (Cuon alpinus) et les lycaons (Lycaon pictus), respectivement chiens sauvages d’Asie et d’Afrique.

 Généralement, la meute est une famille composée des deux parents et d’une ou plusieurs générations de louveteaux, ainsi s’établissent les liens de domination et de soumission (classiquement le rang de dominance est indiquée par une lettre de l’alphabet grec, en suivant l’ordre d’importance dans la hiérarchie). À l’occasion, on verra apparaître un ou plusieurs loups oméga : ceux-ci sont les souffre-douleur de la meute et c’est vers eux que converge toute l’agressivité. Autour de cette structure s’organise la vie des loups : ainsi ils peuvent chasser en groupe mais aussi élever leur progéniture. Le chef a le privilège de décider la chasse et de se nourrir en premier sur les proies, c’est également lui qui ordonne la poursuite d’un intrus sur le territoire. Enfin, c’est lui seul qui se reproduit avec la louve alpha à la saison des amours (bien qu’il y ait des exceptions). Lorsqu’un alpha est trop vieux, c’est l’un de ses subalternes qui lui dispute la place de leader et la prend s’il réussit à le dominer.

 La taille des meutes varie du simple couple à la douzaine d’individus. Toutefois des cas rares de meute de plus de 30 loups ont été observés, ainsi la meute la plus nombreuse jamais observée était composée de 36 membres et vivait en Alaska. Elle varie également selon la période de l’année : les principaux facteurs en sont la mortalité et les dispersions. En effet, certains loups décident de quitter la meute (comme les loups oméga) ou sont bannis après avoir échoué lors d’un conflit. Des tensions peuvent naître pour plusieurs raisons : quand la nourriture se fait rare et peu disponible (surtout à la fin de l’hiver), pour pouvoir s’accoupler (en hiver de la fin février à la mi-mars) ou tout simplement pour dominer les autres loups. La plupart des loups quittent ainsi leur meute natale entre 9 et 36 mois. Une nouvelle meute se forme lorsque deux loups dispersants se rencontrent et disposent d’un territoire approprié (i.e. où la nourriture est accessible et suffisante) pour fonder une nouvelle famille.

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Avantages de la meute de loups

Posté par othoharmonie le 2 mars 2012

 

Pour des animaux sociaux comme les loups, la vie en meute présente plusieurs avantages :

  • La possibilité d’attaquer des animaux plus grands qu’eux, ainsi la chasse est plus efficace pour moins d’efforts.
  • Les réserves sont mieux gérées (moins de surplus abandonné aux concurrents lorsque plus de bouches sont à nourrir).
  • La protection des louveteaux, leur éducation et l’initiation aux rudiments de la chasse – la meute est une véritable maternelle où chaque membre prend soin des petits.
  • Le fait que seul le couple alpha se reproduise empêche la prolifération de loups sur un territoire, de plus les loups ne se reproduisent pas chaque année si la nourriture fait vraiment défaut.

 Entre les meutes

Fichier:Canis lupus lycaon 03.jpgLeur moyen de communication est le hurlement, ils poussent des cris. Les loups hurlent — entre autres — pour se rassembler et maintenir une cohésion dans le groupe. Leurs gémissements avertissent également les loups aux alentours de la présence de la meute, afin de prévenir contre les intrusions. Tout comme les gémissements, les hurlements sont composés de plusieurs harmoniques ce qui donne l’impression que la meute qui hurle est beaucoup plus nombreuse qu’elle ne l’est réellement. Il arrive parfois qu’un loup solitaire hurle pour se signaler à un conjoint potentiel. Chaque loup a une fréquence vocale distinctive. Rarement, certains loups peuvent présenter le même hurlement. On peut enregistrer les hurlements d’une meute et développer des algorithmes pour décomposer le signal sonore. Ces algorithmes peuvent attribuer à chaque animal ses vocalisations propres.

 Un autre sens utilisé pour la communication externe chez le loup est l’odorat. Ses facultés olfactives supérieures à celles de l’homme lui permettent de distinguer l’odeur de ses congénères. Il utilise ainsi des marquages au sol tel que l’urine ou les fèces (excréments). Ces marquages servent à délimiter son territoire ainsi qu’à donner des renseignements sur lui-même, par exemple tel que l’état sexuel (hormonal) des femelles pendant la période de reproduction.

 Les loups utilisent tout un éventail de grognements, gémissements et brefs aboiements pour communiquer entre eux au sein de la meute que ce soit pour exprimer la peur, l’anxiété, la domination ou la soumission, la protestation ou encore pour jouer ou avertir la meute de la présence d’un intrus.

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Langage de loup

Posté par othoharmonie le 2 mars 2012

 

 Canis lycaonLes loups ajoutent à ces signaux sonores des signaux visuels, principalement par l’expression de leur visage, leur posture leur mouvements et la position de leur queue. Un loup dans un état agressif aura par exemple le regard fixe, les babines retroussés, les crocs apparents, se tiendra droit les poils du dos hérissés et la queue levée pour chercher à impressionner. Inversement, un loup en état de soumission se fera plus petit, le regard fuyant et les oreilles baissés, la queue entre les jambes. Le loup peut en cas de soumission passive, rouler sur le dos et exposer sa région génito-anale afin de montrer qu’il est le dominé à l’autre loup.

 En plus des marquages au sol, l’odeur laissée par un loup s’il se roule sur la neige ou se frotte contre un arbre sera comme une « carte de visite ». Le loup sécrète de nombreuses substances odorantes : à la base des poils, des pattes, au niveau de la région génito-anale.

 Il reste une part de mystère dans la communication chez le loup, notamment sur les fonctions exactes du hurlement bien que sa fonction première soit après le plaisir, la réaffirmation des liens qui unissent les loups du clan. La communication tactile (par exemple : le contact physique du museau du louveteau sur les lèvres d’un aîné pour régurgiter de la nourriture) et la communication gustative sont également encore peu étudiées.

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Le loup et les humains

Posté par othoharmonie le 2 mars 2012

Canis lupus crassodonLe loup est un animal sauvage doté d’instincts précis lui permettant d’exceller dans la vie sauvage. Domestiquer le loup nécessiterait une sélection permettant de limiter les instincts les plus incompatibles avec une vie domestique, ce qui nécessiterait de nombreuses générations comme cela fut le cas pour le chien.

 Le cas le plus fréquent pour l’apprivoisement se fait via une imprégnation, où l’humain se substitue aux parents en élevant le louveteau, ou, comme pour les chiens, en mettant fréquemment le louveteau au contact d’humain durant ses premières semaines. Le comportement de l’animal demeure foncièrement différent de celui du chien, ce qui est source éventuelle de danger et d’autres problèmes.

 D’autres personnes tentent de « minimiser » ce comportement typique du loup en hybridant chien et loup. Il demeure que, dans les deux cas, loup apprivoisé ou hybride, ces animaux ont une faible crainte de l’humain et du fait d’un comportement très spécifique, auquel en général les humains ne sont pas habitués, des incidents ou des accidents graves peuvent survenir. Ainsi, aux É.U., entre 1986 et 1994, ont été répertoriés plusieurs cas d’enfants mutilés dont 9 cas ayant entraîné la mort de l’enfant. Ces pratiques sont déconseillées entre autres par l’IUCN Wolf Specialist Group.

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Loup Rouge

Posté par othoharmonie le 2 mars 2012

 

 Loup gris commun (Canis lupus lupus)Le loup rouge ou loup roux est le plus rare de tous les loups, car gravement menacé d’extinction. Il doit son nom à la couleur de son pelage et vit en Amérique du Nord. Il subsiste des doutes sur ses origines et le loup rouge est tantôt considéré comme une espèce du Nouveau Monde à part entière (Canis rufus), tantôt comme une sous-espèce (Canis lupus rufus) du loup gris, parfois seulement comme un hybride (Canis lupus x Canis latrans) entre le loup gris et le coyote.

 Pendant des décennies, le loup rouge n’a pas été distingué génétiquement du loup gris ou du coyote. Il se distingue cependant du loup gris (qui présente souvent des nuances rougeâtres) par d’autres différences physiques : plus petit, plus léger, pattes plus fines. Il présente, d’autre part, la particularité de pouvoir se dresser sur ses pattes postérieures. Le loup rouge peut se reproduire avec ces deux espèces.

 Traditionnellement, trois sous-espèces de loup rouge sont reconnues. Deux d’entre elles sont éteintes. Canis rufus floridanus est éteinte depuis 1930 et Canis rufus rufus fut déclarée éteinte vers 1970. Canis rufus gregoryi, la sous-espèce survivante, disparut de son milieu naturel en 1980 et fut considérée comme quasi-éteinte, bien que son statut de conservation fut changé en critique lorsque cent loups furent réintroduits en Caroline du Nord.

  Canis latransConsidéré comme une espèce à part entière, Canis rufus (loup rouge), depuis le début des années 1970, le loup rouge, est envisagé par certains auteurs, longtemps minoritaires, comme étant un hybride entre un loup gris (Canis lupus) et le coyote (Canis latrans) suite à plusieurs études génétiques controversées menées depuis 1992, son nom scientifique serait alors Canis lupus x Canis latrans. Il n’est donc dans ce cas plus rattaché à aucune espèce particulière.

 D’autres auteurs considèrent qu’il s’agit d’une sous-espèce, Canis lupus rufus, du loup gris.

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Disparition du loup rouge

Posté par othoharmonie le 2 mars 2012

 

 Canis rufusClassée en tant qu’espèce à part entière depuis le début des années 1970, le loup rouge (Canis rufus), est considéré par une minorité d’auteurs comme un hybride entre un loup gris et le coyote (Canis latrans) suite à plusieurs études génétiques controversées menées depuis 1992, son nom scientifique est alors Canis lupus x Canis latrans. Il n’est dans ce cas donc plus rattaché à une espèce particulière. Il en existait trois populations distinctes dont deux ont disparu, la dernière est très menacée et le classement en tant qu’hybride menacerait sa réintroduction ou l’existence même des populations survivantes.

 A contrario, des populations de loups autrefois considérées comme sous-espèce de Canis lupus comme le Loup des Indes ou considérées comme des hybrides, par exemple le Loup de l’Est, sont de plus en plus considérés comme des espèces à part entière.

 Des incertitudes demeurent au niveau du chien qui semble issu de population de loup gris du Caucase. Comme pour l’ensemble des animaux domestiques, la communauté scientifique est réticente à considérer ce groupe comme une sous-espèce, voir une espèce, elle préfère considérer ces animaux comme simplement des variétés d’animaux sauvages.

 Le Dingo a un statut plus compliqué encore, les études phylogénétique le rapprochant des populations de loup iranien, il est pourtant considéré comme une variété du chien domestique, qui lui ne semble pas directement issu du loup iranien.

 Les recherches sont encore en cours.

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L’extermination du loup sauvage

Posté par othoharmonie le 1 mars 2012

Parallèlement à la domestication du chien, il y eut toujours des rapports de concurrence difficiles entre le loup gris et l’homme.

L'extermination du loup sauvage dans LOUP 220px-Blason_marquis_de_Flamarens%2C_grand_louvetier Dès le Moyen Âge, l’extermination (plus par le fait que le loup s’attaque au gibier et au bétail qu’à la peur collective suscitée par le loup mangeur d’homme) débute par l’organisation de grandes battues par les seigneurs (la Louveterie est créée par Charlemagne dans ce but) et l’octroi de primes à celui qui parvient à le tuer ou à le piéger (trappes et fosses à loup avec des pieux, pièges à mâchoires, collet et nœud coulant, capture de louveteaux à la tanière, etc.).

Les loups étaient jadis très répandus dans tout l’hémisphère nord, puis les effectifs ont été régulés, et on peut même parler d’extermination dans la seconde moitié du XIXe siècle en Europe occidentale et en Amérique du Nord : à l’époque, du fait d’une chasse humaine abusive et/ou d’une déforestation massive, les populations de grands herbivores sauvages furent fortement réduites ou même éliminées. Cela eut pour conséquence de priver les loups de leurs sources naturelles de nourriture, les obligeant ainsi à se rabattre sur les animaux d’élevage pour tenter de survivre. Il en résulta des conflits croissants avec les éleveurs qui amenèrent les loups à être pourchassés sans relâche. Les travaux de Pasteur faisant également du loup le principal vecteur sauvage de la rage. Une prime était attribuée aux personnes abattant un loup, environ l’équivalent d’un salaire de journalier par loup tué en France, voire plus pour une louve pleine. Cette récompense entraînait des abus, aussi devait-on présenter aux autorités la tête du loup avec ses oreilles découpées et conservées.

  Canis lupus chanco au zoo de Tennoji(Osaka, Japon)Ainsi en France, une loi du 3 août 1882 demande la destruction du loup : 1 300 loups sont détruits en 1883 sur le territoire national (chassés par des lieutenants de louveterie, piégés, empoisonnés à la strychnine ou à la noix vomique laissées à l’intérieur de cadavres), puis quelques centaines chaque année jusqu’en 1902. Aux États-Unis, la destruction a fait chuter la population de loups de 400 000 individus au XVIIIe siècle à 1 000 en 1970, les loups étant confinés dans 3 États (Michigan, Minnesota, Alaska). En Russie, environ 1,5 million de loups ont été tués entre 1925 et 1992, toute la population le chassant pour toucher les primes du gouvernement.

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Loups Sauvages

Posté par othoharmonie le 1 mars 2012

 

 Canis aureus lupasterLa question de savoir si le loup est, ou a été, réellement un prédateur habituel de l’homme reste posée. Il existe une prime au Canada (le Canada et la Russie sont les deux pays au sein desquels il vit le plus de loups actuellement) à verser à toute personne pouvant prouver une attaque de loup sur l’homme. L’anthropophagie isolée d’un ou quelques loups, sans lien avec la rage, paraît vraisemblable (voir Bête du Gévaudan), mais, pour la période contemporaine, aucune attaque spontanée de la part de Canis lupus n’a été documentée.

 En France, comme dans de nombreux pays, les loups ont mieux survécu dans les zones reculées et près des frontières. Cependant au XIXe siècle ils avaient presque disparu. C’est l’époque où la courbe de sa population s’infléchit inéluctablement vers le bas. De 5 000 au début du XIXe s., la population lupine en France est réduite à 500 en 1900. Les derniers loups disparaissent du territoire dans les années 1930.

 La dépouille d’un loup tué dans le bois de Valloires (Pas-de Calais) en 1830 est conservée par le Museum d’histoire naturelle de Lille. Des loups ont survécu plus tardivement en échappant aux battues en passant de la France à la Belgique (selon le côté duquel on les pourchassait). Le dernier loup officiellement reconnu dans le Pas-de-Calais a été tué dans le bois de Créquy (Ternois, Pas-de-Calais) en 1871. Cependant un autre a été abattu un peu plus au sud, dans le Nord de la Somme en 1880. En 1937, un loup est abattu dans le Limousin, connu comme la région des derniers loups de souche française.

Loups Sauvages dans LOUP 320px-Czechoslovakian_Wolfdog_pair En Amérique, au parc national de Yellowstone, survivent encore aujourd’hui quelque 3 000 loups qui côtoient les bisons et les lynx. Ceux-ci sont remarquables pour leur technique de chasse en groupe unique. Une fois la proie repérée, ils s’élancent et utilisent la technique de l’encerclement dite «technique catapulte » pour ensuite faire la course et semble-t-il gagner l’estime de leurs congénères.

 Dans de nombreux pays les loups bénéficient à présent d’un statut d’espèce protégée, ce qui implique également un suivi des individus et populations, facilité par des méthodes de monitoring moins invasives pour le loup et son territoire, via l’analyse génétique des poils ou excréments par exemple.

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Le loup en France

Posté par othoharmonie le 1 mars 2012

 

Fichier:Canis lupus dingo - cleland wildlife park.JPGEn novembre 1992, les deux premiers loups ont été aperçus en Alpes maritimes, dans le Parc national du Mercantour formant la meute Vésubie-Tinée, meute historique du retour du loup en France. Des analyses ADN de loups installés en France et en Italie ont montré qu’il s’agissait d’individus appartenant à la même sous espèce. Le loup, qui s’étendait déjà en Italie a fait sa réapparition dans le nord de l’Italie, puis en France, dans le parc national du Mercantour. Sa réinsertion est donc naturelle, et non volontaire. On parle de Zone de Présence Permanente (ZPP) lorsque des loups occupent un territoire précis durant au moins deux hivers consécutifs. Une ZPP peut correspondre soit au territoire d’une meute, soit à celui d’un loup solitaire. En 2000, il y avait une trentaine de loups dans les Alpes françaises, dont une vingtaine dans le massif du Mercantour. En 2009, il y avait entre 180 et 200 loups en France. Il existe 27 zones de présence permanente en 2011 dont 26 sont situées dans les Alpes et une dans les Pyrénées.

 En 2011, la présence du loup a été attestée dans le massif des Vosges, après une période de forts soupçons (attaques de bétail). Un cliché, a été pris le 8 juillet par un piège photographique sur le territoire de la commune du Bonhomme en Alsace, à la limite entre les départements des Vosges et du Haut-Rhin. La photographie a été authentifiée par l’ONCFS.

Le retour du loup dans les Vosges en 2011 est une étape importante de sa réapparition en France. En effet la présence du canidé est désormais confirmée dans la totalité des massifs français (Vosges, Jura, Pyrénées, Alpes, Massif Central) que le loup a recolonisé naturellement.

 Un loup a par ailleurs été vraisemblablement observé à Gedinne, dans les Ardennesbelges à proximité de la frontière française, en juillet et août 2011, ainsi qu’à Duiven aux Pays-Bas à la même époque, en provenance d’Allemagne.

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La rumeur sur le Loup

Posté par othoharmonie le 29 février 2012

            

A la source d’une peur, on trouve bien souvent une rumeur. Et au bout d’une rumeur, naît la peur. Il n’en est pas allé différemment de la peur du loup. Un jour on lui prête quelques méfaits, le lendemain chacun relaye ces croyances. Les médias les premiers.

La rumeur sur le Loup dans LOUP 320px-Czechoslovakian_Wolfdog_pairLa rumeur est toujours intimement liée à la peur. C’est sur la peur que la rumeur repose, mais, en contrepartie, elle entretient la peur et s’en fait le relais. Quand ce cercle vicieux est enclenché, c’est presque le mouvement perpétuel qui s’instaure entre ces deux pôles. Le loup n’a pas échappé à ce tourbillon infernal. Les premières accusations lancées à l’encontre de cet animal qui dérange ont lancé le processus. Des siècles de rumeurs, ensuite, ont créé de toutes pièces, petit à petit, l’animal cruel et sanguinaire qui erre encore aujourd’hui et connaît de beaux jours dans notre inconscient collectif. Il n’est pas rare de nos jours que le loup fasse l’objet de rumeurs, même dans des contrées dont il a totalement disparu. La peur se vend bien. Les médias le savent… Ils l’exploitent.                                                                                                                                                                                                                                                                                                            

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   La « peur du sauvage » ou le témoin d’une société

 Loup gris commun (Canis lupus lupus)Pour comprendre une rumeur et, éventuellement, la combattre, il est donc avant tout indispensable de comprendre le groupe dans lequel elle surgit. Ainsi, Kapferrer espère faire naître une « radioscopie de la France profonde révélée par ses rumeurs ». De grands domaines de crispations semblent en dessiner les contours révélateurs : la peur de l’étranger, la peur pour les enfants, la peur pour la santé, la peur du changement, mais surtout, pour le cas qui nous occupe, la peur du retour à l’état sauvage. Les rumeurs de fauves semant la terreur dans les campagnes sont monnaie courante. « A l’évidence, elles reflètent un désarroi aigu du monde rural, c’est-à-dire ceux qui sont au front, face à la nature, cette même nature qu’un combat millénaire a réussi à faire reculer, à maîtriser, à rendre productive. Loin de se sentir soutenu par l’arrière, par ceux qui, de Paris, de la ville, prennent les décisions qui les concernent, ils se sentent lâchés. » (KAPFERRER, 1987, 184). Un éleveur parle des loups à un journaliste de « Terre Sauvage » : « J’en ai tué et je recommencerai. Vous croyez que c’est drôle de voir mourir ses brebis ? Vous croyez que les écolos de Paris accepteraient de vivre comme nous ? » (NICOLINO, 2003, 64). Le malaise profond du monde rural est indéniable, particulièrement en ce qui concerne l’écologie.                      

« Le loup-garou de Paris« , comme bon nombre de grands films, a contribué à donner du loup une image démoniaque. Ph.: www.  euroloup.com                                        

51604H3EH6L._SL500_AA300_ dans LOUPCes rumeurs sont unanimes selon Kapferrer, « on » nous envoie des bêtes sauvages. Pour ce qui est du retour du loup dans le Mercantour, l’accusation est portée haut et fort à l’encontre des écologistes. La thèse du retour naturel du loup est sévèrement réfutée par les éleveurs. « L’écologiste est la bête noire du paysan. Il tend à vouloir le supplanter dans ce qui fonde l’identité de la paysannerie : la gestion de l’environnement naturel. Le monde rural vit très mal les parachutages d’écologistes dans la campagne française : l’arrivée subite de ces experts en chambre lui parait être une insulte à sa propre compétence et à des siècles de traditions et d’expériences rurales, durement acquises sur le tas. Il est significatif que les « envoyeurs » des bêtes sauvages soient des écologistes : ce sont eux qui pilotent les avions et les hélicoptères. Le survol par avion est normal : l’écologiste dispose de larges moyens, puisqu’il est soutenu par le gouvernement, moyens qui font défaut à l’agriculture. D’autre part, on survole un pays comme on survole un dossier. A la différence des paysans qui connaissent à fond le dossier nature pour y plonger leurs mains dès l’aube, l’écologiste plane dans l’abstraction et légifère de façon irresponsable. Il est un apprenti sorcier. Ses décisions portent un grave préjudice à ceux qui connaissent véritablement la nature, qui vivent dans la nature, les paysans, les sociétés de chasse. En lâchant l’animal sauvage, on tue l’animal domestique, on rend impraticable la nature qu’il fallut tant de siècles pour contrôler. Pour le monde rural, rien n’est plus symbolique de l’utilité ou de l’inutilité des écologistes que la réimplantation d’animaux sauvages sous leur égide : lynx dans les Vosges, vautours en Cévennes. Ces actes séduisent les citadins : pour eux, la nature est un concept, l’état sauvage une compensation à l’état artificiel de leur environnement de béton. » (KAPFERRER, 1987, 184-185). A cet égard, il est important de signaler que, dans le cas qui nous occupe, les loups sont bien revenus en France naturellement, faute de quoi, ils auraient été abattus en toute légalité. La thèse est officielle et appuyée d’arguments solides. (voir : Espèce protégée ? Le droit ne suffit pas !)

640px-Canis_lupus_meute_Gramat« Derrière ce discours naturaliste, il y a un discours social, mettant à nu les rapports que le monde rural entretient avec son environnement. Dix années plus tôt, dans le cadre d’une enquête sur le loup en Limousin, les chercheurs citent une réflexion presque machinale des habitants : « Les loups vont revenir. » Cette phrase est un symbole. La campagne française se désertifie. Les villages abandonnés se multiplient ; les voies secondaires de la SNCF se ferment une à une. Les loups n’auront plus peur du bruit et de la présence raréfiée de l’homme. La nature redevient hostile. Les rumeurs de Bête expriment un désarroi profond. Dans les ruines des villages abandonnés, les bêtes vont revenir. Au niveau le plus profond, ce que craignent les ruraux, c’est le retour de la sauvagerie : dire que les bêtes sont de retour, c’est aussi porter un jugement sur les rapports sociaux, ou plutôt, leur absence. Laisser la France aller en friche, c’est s’engager lentement sur le chemin qui mènerait de façon inéluctable à l’Etat sauvage. » (KAPFERRER, 1987, 185-186).

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Nouvelles peurs du loup

Posté par othoharmonie le 29 février 2012

 

Que devient le loup parmi les nouvelles peurs ? La concurrence des grands dangers du XXIe siècle ne l’éclipse pas. Au contraire, elle lui donne une nouvelle dimension : de nos jours, c’est la dégradation de l’environnement et du monde sauvage qui inquiète.                                                                                                                                           

Un loup à reflets roux vu de faceAu XXIème siècle, on s’aperçoit avec horreur d’un échec important dans l’entreprise humaine : on n’a pas pu éradiquer la peur ! Tous les espoirs, jusqu’ici reposés sur la science, s’effondrent peu à peu. Il est courant d’entendre que, si les peurs changent, la peur reste ! Celle-ci ne se porte plus aujourd’hui sur des éléments naturels, mais bien sur les entreprises par lesquelles l’homme s’est dressé contre l’Ordre de la Nature. C’est pourquoi, afin de remédier à ces peurs tout à fait rationnelles, des mesures commencent timidement à être prises au niveau international. C’est bien là que se rejoignent les anciennes et les nouvelles peurs : le monde sauvage, jusqu’alors terrifiant, apparaît comme fragile. Le loup dont on a voulu à tout prix se protéger pendant des centaines d’années devient une espèce à protéger pour sauvegarder les équilibres naturels et la bio-diversité. Pendant ce temps, à en croire les spécialistes la peur du loup perdure dans nos inconscients. De son côté la rumeur, alimentée et relayée par les médias, utilise et entretient les peurs. Jusqu’où?                                                                                                                                                                

 

Le loup est mort, vive la peur

Nouvelles peurs du loup dans LOUP 320px-New_Guinea_Singing_Dog_profileLes nouvelles propositions pour l’agriculture s’entendent sur un consensus en trois piliers : « meilleure garantie de la sécurité sanitaire des aliments, multifonctionnalité (terme consacré pour désigner la protection de l’environnement, des paysages, de l’emploi rural, de l’aménagement du territoire et du bien-être animal) et développement durable… » (BERTHELOT, 2001, 39). C’est dans ce cadre que devra s’appliquer la prochaine réforme de la PAC (politique agricole commune) pour répondre aux attentes des citoyens, ou, en l’occurence, à leurs nouvelles peurs.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                           

La peur du loup est en passe de se muer en peur de l’absence du loup. Légitime inquiétude les

Il s’agira pour l’homme de cesser ses protestations systématiques contre l’ordre de la Nature, de refuser toute douleur (effort compris), afin de retrouver une véritable dignité humaine. « La recherche, la transformation de la Nature, la transgression des interdits sociaux antérieurs sont alors légitimes et féconds s’ils témoignent d’une humanité en train de grandir et non de régresser. » (VIVERET, 2001, 96).                                                                                                 

320px-Canis_lupus_signatus_%28Kerkrade_Zoo%29_28 dans LOUPAinsi, la peur qui accompagne aujourd’hui le loup est-elle contradictoire. De quoi a-t-on le plus peur aujourd’hui ? Du retour d’un prédateur disparu? Ou de l’extinction progressive de la nature sauvage, de la biodiversité et des équilibres naturels, accompagnée d’une gestion sanitaire de plus en plus douteuse des animaux domestiques ? Il faudra faire des choix. A partir de là, les questions soulevées par les nouvelles peurs trouveront de nouvelles réponses. Les peurs et menaces nouvelles concernent aujourd’hui un enjeu beaucoup plus universel : pas seulement l’écologie, mais aussi l’homme et la Nature au plus profond d’eux-mêmes ! Si auparavant la peur avait pour objet la vie d’hommes, elle se porte de nos jours sur la vie « des » hommes ou de l’Homme. Les dérèglements de la Nature nous concernent tous. Pas un homme n’échappe aux lois de la Nature. Pas un être vivant ! La Nature est une entreprise universelle dont nous faisons tous partie !

Pollution de l’air, des mers (Erika, Prestige…), de la terre (déchets nucléaires), accidents industriels (Minimata, Sévéso, Bhopal, Tchernobyl…), catastrophe sanitaire de l’élevage intensif (vache folle, dioxine, peste aviaire…), OGM, clonage, désertification, criminalité financière… Voilà les peurs d’aujourd’hui ! Ne sont-elles pas au moins aussi inquiétantes que les peurs d’antan ? Et c’est cela que l’on nomme progrès ? « Quel progrès ? N’est-ce pas plutôt le résultat d’une conception exponentielle de la croissance ? D’un délire productiviste proprement irrationnel ? ». (RAMONET, 2001, 7). Dans cette conception, il semble que la rationalité ait succombé à son propre culte.

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LOUP

Posté par othoharmonie le 29 février 2012

LOUP dans LOUP 320px-Meute_loups_alphaLe loup est un mammifère carnivore de la famille des canidés. Il a la taille d’un grand CHIEN, la tête pointue surmontée de 2 oreilles droites mais relativement courtes, des yeux obliques et une queue touffue qui tombe vers le SOL. La couleur de son pelage varie, selon les races et selon les SAISONS, du roux au noir. Le loup vivait dans toute l’Europe et le Nord de l’Asie et de l’Amérique; il est de nos JOURS en voie de disparition et, dans certains pays, sa CHASSE est réglementée. FROID de loup : grand froid. Faim de loup : grand appétit. A pas de loup : sans bruit.

ANIMAUX solitaires, les loups, l’HIVER, se réunissaient en bandes qui ravageaient les campagnes et n’hésitaient pas, poussés par la faim, à s’attaquer à l’homme. La terreur qu’ils inspiraient est à l’origine de la légende des loups-garous, sorte de sorciers qui, la NUIT, se transformaient en loups. Cette croyance subsista jusqu’au-delà du Moyen Age puisqu’en 1591, le tribunal de Dole condamna un homme au bûcher, sur l’accusation d’être un loup-garou. L’Histoire connaît pourtant des loups sympathiques. Et, tout d’abord, la louve qui nourrit de son lait le jeune Rémus et son frère Romulus, futur fondateur de Rome. Il y a aussi, dit-on, les loups qui protégèrent de ses ennemis la filleule de Louis XI en se disposant en cercle autour d’elle.

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Protection du Loup

Posté par othoharmonie le 27 février 2012

 

    • Annexe 2 : Sont notamment interdits : a) toute forme de capture intentionnelle, de détention et de mise à mort intentionnelle; b) la détérioration ou la destruction intentionnelle des sites de reproduction ou des aires de repos; c) la perturbation intentionnelle de la faune sauvage, notamment durant la période de reproduction, de dépendance et d’hibernation, pour autant que la perturbation ait un effet significatif eu égard aux objectifs de la présente Convention; d) la destruction ou le ramassage intentionnel des œufs dans la nature ou leur détention, même vides; e) la détention et le commerce interne de ces animaux, vivants ou morts, y compris des animaux naturalisés, et de toute partie ou de tout produit, facilement identifiables, obtenus à partir de l’animal, lorsque cette mesure contribue à l’efficacité des dispositions de cet article.
  • Protection du Loup dans LOUP 220px-GevaudanwolfDirectives européennes du 21 mai 1992 et du 27 octobre 1997 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages :
    • CE/92/43 – Annexe 2 : Directive Faune-Flore-Habitat, annexe 2 : espèces animales et végétales d’intérêt communautaire dont la conservation nécessite la désignation de zones spéciales de conservation modifiée par la Directive 97/62/CE : prioritaire.
    • CE/92/43 – Annexe 4 : Directive Faune-Flore-Habitat, annexe 4 : espèce strictement protégée, la capture et la mise à mort intentionnelle est interdite tout comme la perturbation des phases critiques du cycle vital et la destruction de leurs aires de repos et de leurs sites de reproduction.
    • CE/92/43 – Annexe 5 : Directive Faune-Flore-Habitat, annexe 5 : espèce d’intérêt communautaire dont le prélèvement dans la nature et l’exploitation sont susceptibles de faire l’objet de mesures de gestion.

 


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Communication des loups

Posté par othoharmonie le 27 février 2012

Les loups communiquent surtout avec leur corps, mais aussi avec les sons, dont les hurlements.

 Hurler a un grand nombre de significations. Cela sert à rester en contact lorsque le groupe est très dispersé. Les loups hurlent aussi au début et à la fin de la chasse et s’ils veulent protéger quelque chose, comme leur territoire ou une proie fraîchement tuée.

 On pense que ces hurlements aident à maintenir le contact social et les liens au sein du groupe.

Le loup arctique a très peu d’ennemis. En dehors du froid terrible, l’homme est le seul à être un danger pour lui.

 La fourrure d’une de ces bêtes vaut environ 500 €. Mais, par un tel climat et de telles températures, peu d’hommes se risquent à attraper un loup arctique. C’est ce qui lui a permis de se perpétuer et il n’est pas menacé comme le sont d’autres loups.

Fichier:Loups arctiques.ogv

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Bibliographie du Loup

Posté par othoharmonie le 27 février 2012

Bibliographie du Loup dans LOUP 250px-She-wolf_suckles_Romulus_and_Remus

 

  1. [PDF]Le loup [archive] sur Wildtier Schweiz

enluminure représentant deux loup attaquant une bergerie

  1. Le loup est de retour en Belgique… après un siècle [archive] – Le Soir, 22 septembre 2011
  2. Loup de Gedinne: « seule une enquête ADN peut donner une certitude sur l’animal » [archive] – La Libre, 22 septembre 2011
  3. Le loup est de retour aux Pays-Bas [archive] – wallonie.be, 9 septembre 2011
  4. Instructions ministérielles sur la destruction de loups [archive]
  5. Sabrina Prini, 2002. Loup et pastoralisme. Quel prix pour une cohabitation ? . Thèse vétérinaire soutenue publiquement le 17 juin 2002, Lyon 1. Lire la version Html, Page 39, Document pdf  
  6. L’histoire du loup en France , Chronologie d’une destruction. www.loup.org 
  7. Atlas des mammifères du Nord-Pas-de-Calais, Gonn
  8. Le loup en Limousin : petite histoire d’une grande disparition [archive], L. Souny, 2002
  9. Site officiel du loup et des grands prédateurs en France [archive]

 

Il existe, en France, un musée du loup au Cloître-Saint-Thégonnec, commune des Monts d’Arrée dans le Finistère et un Muséoloups au lieu dit Les Angins, commune de Tannerre-en-Puisaye dans l’Yonne.

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