Loup en Papouasie

Posté par othoharmonie le 10 mars 2012

 

 Thylacinus cynocephalus au zoo de New York en 1902Bien que le loup de Tasmanie soit officiellement considéré disparu, de nombreuses personnes pensent que l’animal existe encore. Des personnes prétendent régulièrement l’avoir vu en Tasmanie, sur le continent australien et même dans la partie indonésienne de la Nouvelle-Guinée près de la frontière avec la Papouasie-Nouvelle-Guinée. La mort accidentelle d’un jeune mâle sur la côte occidentale de la Tasmanie en 1961, soit 25 ans après sa date d’extinction officielle, contribua à enflammer les imaginations. L’association pour la recherche sur les espèces rares de la faune australienne déclare disposer de 3 800 rapports de personnes ayant déclaré avoir vu l’animal en Australie depuis 1936, date de sa disparition officielle, tandis que le centre australien sur la recherche des animaux mystérieux en a enregistrés 138 jusqu’en 1998, et que l’administration chargée de l’environnement en Australie-Occidentale en a enregistrés 65 dans son secteur sur la même période. Les chercheurs indépendants Buck et Joan Emburg, après compilation d’un certain nombre de sources, déclarent disposer de 360 observations en Tasmanie et 269 sur le continent australien après la dernière observation officielle. Sur le continent, les observations sont le plus souvent signalées dans le sud du Victoria.

Loup en Papouasie dans LOUP 240px-Beutelwol_brehmDes rapports déclarant avoir vu des renards (introduits pour la première fois en 1864, puis aux environs de l’an 2000) sont pris très au sérieux en Tasmanie alors qu’on a peu de preuves de la présence de l’espèce sur l’île. Alors que le groupe de travail sur la présence de renards en Tasmanie reçoit des subventions gouvernementales, il n’y en a plus pour les recherches sur le loup de Tasmanie. La difficulté de localiser les renards dans la nature sauvage tasmanienne donne des chances à la survie du thylacine dans des zones non habitées par l’homme.

Bien que de nombreuses observations aient été immédiatement récusées, certaines ont retenu fortement l’attention. En 1982, un chercheur du département des parcs et de la faune de Tasmanie, Hans Naarding, a pu observer pendant trois minutes un animal qu’il pensait être un thylacine, la nuit dans un site près d’Arthur River dans le nord-ouest de l’État. L’observation a conduit à une vaste campagne de recherche d’une durée d’une année financée par le gouvernement, mais en vain En janvier 1995, un autre agent des parcs et de la faune a déclaré avoir vu un thylacine dans la région de Pyengana dans le nord-est de la Tasmanie aux premières heures du matin. Mais les recherches entreprises n’ont révélé aucune trace de l’animal En 1997, des habitants et des missionnaires vivant près du Puncak Jaya en Nouvelle-Guinée occidentale, ont déclaré avoir vu des thylacines. La population locale connaissait apparemment leur existence depuis de nombreuses années, mais n’en avait jamais parlé.

220px-Thylacine-chicken dans LOUPEn février 2005, Klaus Emmerichs, un touriste allemand, a affirmé avoir pris des photos numériques d’un thylacine vu près du lac Saint Clair mais l’authenticité des photos n’a pas été établie. Les photos n’ont été publiées qu’en avril 2006, quatorze mois après l’observation. Les photographies, qui ne montrent que l’arrière de l’animal, ne sont pas, pour ceux qui les ont étudiées, une preuve de son existence.

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Chasse au loup

Posté par othoharmonie le 10 mars 2012

 

 Thylacine (Thylacinus cynocephalus)En 1983, Ted Turner a offert une récompense de 100 000 dollars australiens à qui apporterait la preuve de l’existence actuelle du loup de Tasmanie. Mais, en réponse à une lettre envoyée par un chercheur sur le thylacine, Murray McAllister, en 2000, Turner a indiqué que la récompense avait été supprimée. En mars 2005, le magazine australien d’information The Bulletin, dans le cadre de son 125e anniversaire, a offert 1 250 000 dollars de récompense à qui capturerait un thylacine vivant sans le blesser. Lorsque l’offre est arrivée à son terme, fin juin 2005, personne n’avait pu produire de preuve de l’existence de l’animal. Une prime de 1,75 million de dollars a, par la suite, été offerte par un voyagiste de Tasmanie, Malcolm Stewart. Mais le piégeage du loup de Tasmanie est illégal aux termes de la loi, de sorte que toute récompense pour sa capture n’est pas valide, car aucun permis de piégeage n’a été accordé.

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Loup et mythologie

Posté par othoharmonie le 10 mars 2012

 

Avant d’inspirer la terreur et de devenir un des démons du Moyen Age, le loup, craint pour sa sauvagerie mais admiré pour sa force et son adresse, joua un rôle dans de nombreuses mythologies.

 Lycalopex culpaeusLes Romains le consacrèrent à Mars, dieu de la Guerre, qui fit nourrir par une louve les jumeaux Remus et Romulus, fondateur de la Ville éternelle, et en firent un des emblèmes de la légion romaine. Si, lorsqu’un loup pénétrait dans le temple de Jupiter ou dans le Capitole, les Romains purifiaient la ville entière, ils considéraient néanmoins, aux dires de Pline, qu’apercevoir sur sa droite un loup ayant la gueule pleine était un des présages les plus favorables. A Rome toujours, de la graisse de loup frottée sur la porte de la maison des nouveaux époux leur portait bonheur. Dans l’ancienne Germanie, où les guerriers se nourrissaient de loup pour acquérir ses qualités (force, rapidité, endurance), l’animal fut également l’attribut du dieu de la Guerre scandinave Odin : un des frontons du Walhalla, séjour des guerriers les plus valeureux morts au combat, était orné d’une tête de loup. Selon la mythologie scandinave, « la fin du monde surviendra le jour où les deux puissants loups lancés à la poursuite de la lune et du soleil parviendront à les dévorer. Ces fauves sont deux des nombreux loups nés de l’accouplement d’une sorcière de la Terre et du loup Fenrir. Celui-ci, enchaîné par les dieux, une épée en travers de la gueule, se délivrera lors du Crépuscule des Dieux, annoncé par une guerre mondiale et un tremblement de terre : il engloutira alors dans sa gueule crachant des flammes le dieu Odin et son cheval Sleipnir, avant d’avoir lui-même la mâchoire écrasée par Vidarr le Silencieux ». Parce que son regard transperce les ténèbres et qu’il se met en chasse au lever du jour, les Egyptiens l’associaient au culte solaire : Upuaut, dieu loup, guidait la barque de Rê. Les Grecs le consacraient au dieu de la Lumière, Apollon, appelé parfois Apollon Lokogénès (« né du loup ») parce que sa mère Léto, enceinte de Zeus, aurait rencontré un loup pendant sa grossesse. Apollon, tout comme sa soeur jumelle Artémis, était invoqué pour protéger les troupeaux contre ces fauves.

Loup et mythologie dans LOUP 220px-Falklandwolf_Dusicyon_culpaeusAu Moyen Age, dans tous l’Occident chrétien, le loup devient l’animal le plus redouté. Pour les démonologues, le loup, synonyme de sauvagerie et de cruauté (la louve symbolisant pour sa part la débauche ou le dévergondage), est l’incarnation du diable, et de tous les animaux, celui dont il préférait prendre l’apparence, notamment pour présider le sabbat. Pour aller au sabbat, les sorciers se transforment en loups et les sorcières portent des jarretières en peau de l’animal. En Espagne, il est la monture des sorciers qui le chevauchent la tête tournée vers sa queue sur laquelle ils ont placé une chandelle pour éclairer le chemin. On a accusé certains sorciers, et de nombreux bergers, de rassembler des loups pour commettre des forfaits. Parmi les magiciens capables de se faire obéir et suivre des loups, le meneur de loups, soupçonné également de se changer en loup-garou, était le plus craint car il avait le pouvoir de les envoyer dans les bergeries et les pâtures pour dévorer les moutons. En Normandie, on le reconnaît à ses gants rouges et au fait qu’il ne prononce pas un mot. Le meneur de loup frappe parfois, la nuit tombée, à la porte des fermes isolées; qui lui refuse l’hospitalité court le risque de voir décimer tout son troupeau. On mentionne l’existence de loups sataniques dans de nombreuses régions : en Ardenne avec le loup blanc, a Bayeux avec le grand loup noir. Rappelons que la bête du Gévaudan, créature mystérieuse et cruelle qui fit des ravages à la fin de XVIIIème siècle dans la région du Massif central (cent personnes tuées entre 1764 et 1767) ressemblait à un loup.

200px-Dore_ridinghood dans LOUPLes contes, le décrivant comme le mangeur d’enfants par excellence (notamment le célèbre Petit Chaperons rouge) et des créatures sans défense (comme la chèvre de Monsieur Seguin), n’ont pas amélioré sa réputation. Sans oublier que le mythe de loup-garou renforçait son caractère maléfique.

Cependant, les rapports entre les hommes et le loup n’ont pas été uniquement fondés sur la haine, et bien que la croyance générale en ait fait une créature diabolique, les Amérindiens, quand à eux avaient une vision bien différente du loup : Dans la mythologie des Ojibwas, ce sont les loups qui ont appris à chasser à Nanabush, fils du Vent d’ouest et d’une mortelle. Il apprit leurs méthodes, mais aussi le tabou interdisant de tuer inutilement le gibier. Comme Nanabush était incapable de suivre la meute qui poursuivait un caribou, il fut laissé avec Tooth, le petit-fils de la louve qui menait la meute. Elle leur dit d’aller chasser l’élan dans la vallée mais de ne prendre que la viande qu’ils pourraient manger. Grisés par la chasse, ils oublièrent la mise en garde de la louve. Pour les punir, Manitou, le Grand Esprit, se lança à leur poursuite. Tooth, le jeune loup impétueux, fut pris et tué, mais Nanabush vola la peau de Tooth aux esprits. Comme il était lui-même un demi-dieu, il ramena le loup à la vie. Tooth avait parcouru les chemins de la mort et il en instruisit Nanabush afin qu’il transmette ce savoir à son peuple. Lorsque Tooth lui eut décrit les traîtres chemins du paradis, Nanabush le renvoya au pays des morts où, depuis, il guide les âmes qui entreprennent le voyage vers un monde meilleur. La légende enseigne donc que le loup est notre frère, notre maître en chasse, notre complice dans le crime et notre guide vers le paradis. Cette légende confirme bien que l’homme a peut-être beaucoup appris du loup.

 Chacal à flancs rayés (Canis adustus)Dès les origines, hommes et loups sont très semblables. Ce sont des prédateurs placés au sommet de la pyramide. Les tribus humaines et les meutes de loups sont formées autour d’un noyau familial. une structure sociale rigide et forte gouverne la société et organise la chasse (qui est la condition de la survie de cette société). Les chefs sont choisis parmi les plus astucieux ou parmi les plus forts. La cohésion du groupe, l’ordre et la discipline sont maintenus par divers rites complexes. La légende des Ojibwas nous offre un point de vue non européen qui tranche nettement avec les comportements de haine envers le loup des civilisations occidentales. Les Ojibwas et d’autres peuples aborigènes ont démontré que les loups et les hommes peuvent vivre les uns à côté des autres, et que les hommes qui n’ont pas pour seule ambition de « conquérir » la nature comprennent parfaitement la parenté qui nous relie à notre frère le loup. Nulle part dans la mythologie des aborigènes d’Amérique du Nord il n’y a un exemple de peur du loup.

Un des meilleurs moyens pour identifier un loup-garou était de retrouver chez un homme une balle (ou une flèche) qui avait blessé ou tué la créature. Seule une balle bénite ou en argent pouvait en venir à bout. Pour certains, « la lycanthropie est la faculté que possèdent certains sorciers d’extérioriser leur corps astral sous une forme animale ».

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Loup à crinière

Posté par othoharmonie le 10 mars 2012

 

 Chrysocyon brachyurusPerché sur de grandes pattes, le loup à crinière a un régime très particulier: ses repas sont composés d’environ 50% de fruits. Il complète cela avec des petits rongeurs, des insectes ou des oiseaux. Il chasse toujours en solitaire. Les causes de son extinction sont connues: collision avec les voitures, maladies transmises par les chiens, tirs de fermier (mais il ne s’attaque pratiquement jamais aux animaux domestiques). Les loups à crinière ne seraient plus, ces jours-ci, que deux mille à vivre à l’état sauvage.

Le loup à crinière doit surtout son nom à la présence d’une longue et abondante toison noire sur son encolure et sur ses épaules. Par ailleurs, son allure et son aspect de loup, bien qu’il puisse d’ailleurs aussi ressembler à un renard à longues pattes, conforte cette appellation. Sa queue est relativement courte, les oreilles sont redressées, et le pelage — de texture plus souple que chez les autres canidés — ne comporte pas de sous-poil. Les longues pattes du loup à crinière ne seraient rien d’autre qu’une adaptation à son milieu de vie essentiellement constitué par de hautes herbes, la pampa.

Le loup à crinière se reproduit généralement à partir de l’âge de 2 ans, bien qu’il puisse atteindre sa maturité sexuelle lors de sa première année. Les femelles ont une portée par an, entre juin et septembre. Les loups à crinière s’installent dans des terriers aménagés sous un couvert suffisant. On ignore le rôle des mâles dans l’éducation des jeunes chez les individus vivant en liberté, mais en captivité, on a remarqué qu’ils les nourrissaient par régurgitation. Les couples semblent être monogames, vivant dans des territoires d’un ordre de 30 km², d’après une étude menée sur deux couples.

Chrysocyon brachyurus2.jpgIl vit en Amérique du sud (sud du Brésil, Paraguay, nord de l’Argentine, Bolivie). Dans les prairies et forêts broussailleuses.

  • Dimensions : Longueur de 124 cm à 132 cm. Sa queue est d’une longueur de 28 à 45 cm et son poids varie de 20 à 23kg. Pas de variation géographique ni de dimorphisme sexuel.

Son pelage : roux chamois, avec des « chaussettes » noires, museau et crinière noirs, dessous du menton blanc, de même que l’intérieur des oreilles et le bout de la queue. Les nouveau-nés sont noirs, avec l’extrémité de la queue blanche.

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Loup d’Abyssinie

Posté par othoharmonie le 9 mars 2012

 

 Canis simensisLe loup d’Abyssinie (Canis simensis), encore appelé Loup d’Éthiopie, Cabéru, Chacal du Simien ou même kebero en amharique, est le deuxième canidé le plus rare au monde (après le Loup rouge) : il en reste moins de 500 individus à l’état sauvage, dont 300 dans le parc national du mont Balé (au centre de l’Éthiopie, dans les Bale Mountains, à environ 4500 m d’altitude) et aucun en captivité.

Il est classé en danger d’extinction par l’UICN

Ces loups, qui se nourrissent essentiellement de rongeurs (notamment en chassant le rat-taupe géant) vivent en groupes familiaux.

Pressions sur l’espèce

Une partie importante des derniers représentants de l’espèce ont été victimes dans le Parc national du mont Balé d’une épizootie.
Entre fin septembre 2003 et janvier 2004, la rage a tué 65 individus parmi les loups, soit plus des trois quarts de la population de la région de la vallée du Web. La rage pourrait avoir été introduite par les chiens de bergers qui viennent faire paître leurs troupeaux dans le parc.

Loup d'Abyssinie dans LOUP 320px-Canis_simensis_-Simien_Mountains%2C_Ethiopia-8Gravement menacés par cette épizootie de rage, un programme de vaccination soutenu financièrement par la CEPA a été mis en place dans la Vallée du Web dès novembre 2003 par le Programme de conservation du loup d’Éthiopie.

Leurs effectifs ont été considérablement diminués ces dernières années, principalement du fait des maladies transmises par les chiens et l’augmentation de l’activité pastorale sur les hauts plateaux. Il ne resterait à l’heure actuelle qu’une douzaine de meutes, représentant environ 500 individus.

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Folklore du loup-garou

Posté par othoharmonie le 9 mars 2012

 

Folklore du loup-garou dans LOUP 220px-Vampire_or_WerewolfSelon la croyance la plus répandue, l’humain affecté par la lycanthropie se transforme en loup énorme à chaque pleine lune, il se met à marcher à quatre pattes, mais il à la capacité de marcher à deux pattes quand il à la forme humanoïde de loup et à hurler comme un vrai loup, en résumé, il acquiert toutes les caractéristiques attribuées à cet animal : sa force, son agilité, sa ruse et une grande férocité. Il chasse et attaque sans merci ses victimes car il ne contrôle plus ses faits et gestes et peut faire de très grands ravages en une seule nuit. Les lycanthropes aiment la chair fraîche, étranglent le bétail des fermes environnantes, les chiens, et les hommes avec une nette préférence pour les jeunes enfants, et ils dévorent ensuite leurs victimes. Ils tuaient la première personne croisée durant leur errance nocturne pour la dévorer. Leur pouvoir se trouve renforcé durant la nouvelle lune, l’hiver et en particulier au moment des solstices, pendant l’avent et entre Noël et la Chandeleur. Leur orgie de violence dure les trois nuits de la pleine lune selon la croyance moderne, mais dans les textes anciens, les descriptions mentionnent parfois douze jours après Noël. L’apparence du lycanthrope sous sa forme animale varie selon le folklore du pays, les croyances et les époques, même s’il est généralement décrit comme difficile à différencier d’un loup ordinaire, avec une grande gueule, des yeux étincelants et des dents crochues. Il peut être un loup immense, un humain ne possédant que la tête d’un loup (cynocéphale) ou avoir le corps recouvert de poils, une queue, des griffes et des pattes de loup, mais rester sur deux pattes comme l’être humain. Le fait que les lycanthropes n’aient pas de queue est parfois attesté, et ils garderaient des yeux et une voix humaine. Un point commun universel du lycanthrope dans l’Europe médiévale est son habitude de dévorer les cadavres fraîchement enterrés. Cette particularité est largement documentée, notamment dans les Annales médico-psychologiques du XIXe siècle.

200px-Chaperon_rouge2 dans LOUPLe chiffre sept, souvent considéré comme un chiffre saint et sacré, est fréquemment associé aux lycanthropes. Certains sont condamnés à vivre sept ans sous forme de loup pour expier leurs crimes ou pour que le sortilège lancé sur eux cesse de faire effet, et briser le carême sept ans de suite provoque une transformation en loup-garou. Durant la nuit, d’autres parcouraient sept paroisses et faisaient le tour d’un clocher sept fois avant de trouver une place en enfer. Il arrive aussi que les lycanthropes s’unissent avec des louves, et de leurs propres aveux, le plaisir qu’ils prenaient avec ces animaux était aussi intense, sinon plus, que celui qu’ils prenaient avec les femmes. Après avoir repris sa forme humaine, le lycanthrope est généralement affaibli et soumis à des dépressions nerveuses. Il se roule sur le sol, demeurant longtemps raidi comme un cadavre et privé de sensations. De nombreux rapports sur les lycanthropes décrivent aussi une grave mélancolie et maniaco-dépression lorsqu’ils ont pris conscience de leurs crimes.

Le nom de lycanthropie désigne en premier lieu la métamorphose partielle ou complète d’un homme en loup, car la métamorphose physique fut longtemps reconnue comme une réalité avant que la lycanthropie ne soit assimilée à une maladie psychiatrique, les croyances sur la lycanthropie sont ainsi loin d’être uniformes et le terme est appliqué dans des cas assez différents les uns des autres. La transformation peut être temporaire ou permanente, l’animal peut être l’homme lui-même sous l’emprise de la métamorphose, mais aussi un double dont l’activité n’affecte pas la vie de l’homme. Il peut être son âme qui s’échappe pour chercher à dévorer des victimes en laissant le corps en état de transe durant un voyage nocturne, il peut être le messager de l’être humain, un animal ou un familier bien réel dont le lien intime avec le propriétaire est prouvé par le fait que toute blessure lui étant infligée se retrouve également sur le corps de l’homme, phénomène connu sous le nom de répercussion.

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Malédiction du loup

Posté par othoharmonie le 9 mars 2012

Malédiction du loup dans LOUP 220px-Loup_garouLe pouvoir de transformer les autres en loups et en bêtes sauvages par une malédiction est attribué aux sorciers, aux dieux et au Diable, car la lycanthropie par malédiction peut aussi être le résultat d’un châtiment divin. En France, le Diable transformait les sorciers en loups et les obligeait à errer dans la campagne en poussant d’affreux hurlements. Saint Thomas d’Aquin affirma un temps que tous les anges, bons ou mauvais, ont le pouvoir de transformer les corps humains. Les prêtres et certains saints semblent également posséder ce pouvoir. La plus ancienne malédiction lycanthropique connue est celle que Zeus infligea au roi d’Arcadie Lycaon, mais on raconte aussi que saint Patrick transforma le roi gallois Vereticus en loup et que Saint Natalis maudit une illustre famille irlandaise dont tous les membres devinrent des loups pour sept ans.

 La littérature médiévale et de la Renaissance abonde d’exemples où des dieux et des saints maudissent ceux qui ont provoqué leur colère par la lycanthropie. Les excommuniés de l’Église catholique romaine étaient souvent suspectés de devenir des lycanthropes.

En trinquant sans le savoir avec un lycanthrope qui prononce une formule de transmission, on peut également être affecté selon la croyance lituanienne. William Shedden Ralston donne d’ailleurs l’incantation russe courante pour invoquer la lycanthropie dans ses Chants du peuple russe.

 

Déguisement de vampire moderne montrant bien les crocs proéminentsDurant l’antiquité grecque, le cannibalisme est étroitement associé à la lycanthropie car quiconque consommait de la chair humaine au cours de banquets donnés en l’honneur de Zeus Lykaos était changé en loup. Dévorer la chair crue d’un loup enragé transforme également en lycanthrope.

 La transmission par morsure est une invention très récente issue du cinéma américain, par rapprochement avec le mythe du vampire. Dans les films, l’humain mordu par un loup-garou se transforme lui-même en loup-garou à la pleine lune suivante. Il n’existe que très peu de cas de contaminations par morsures dans les légendes anciennes.

 

 Naissance, hérédité et maladies

Certains enfants nés avec des particularités physiques ou à certaines dates sont prédisposés à devenir des lycanthropes. En Roumanie, c’est le cas pour les enfants sevrés puis remis au sein et au Portugal comme en Amérique latine, des septièmes garçons issus d’une fratrie pauvre. Ceux qui portent un embryon de queue au coccyx, les enfants conçus la veille d’un dimanche ou d’un jour saint, ceux qui naissent le jour de Noël sont prédisposés, et ceux qui sont « nés coiffés », c’est-à-dire avec un morceau de placenta sur la tête, auraient une aptitude naturelle à la métamorphose, les hommes se changeant en loup-garou et les femmes en esprit malfaisant provoquant des cauchemars. Les enfants de prêtres ou de nonnes sont aussi condamnés par leur naissance à se transformer en loups tous les sept ans Selon les serbes, les slovènes et dans la région de Kashubie au nord de la Pologne, si un enfant nait avec des cheveux, une marque de naissance ou une crépine sur la tête, il possède une habileté naturelle à la métamorphose et peut se transformer en l’animal qu’il souhaite, avec une nette préférence pour le loup. Arétée de Cappadoce mentionne que les personnes qui souffrent d’épilepsie se croient elles aussi susceptibles de devenir des lycanthropes.

220px-Loup_garou_02 dans LOUP Dans d’autres cas, le pouvoir de se transformer en loup pendant la nuit est un souhait invoqué par des rituels et des allégeances sataniques abominables, souvent pour satisfaire un désir de chair humaine. L’invocateur agit de préférence à la pleine lune et adopte non seulement la forme, mais aussi la nature du loup, sans s’inquiéter de mettre à mort la plupart des créatures humaines. L’un de ces rituels est décrit en détail, il faut entrer dans une forêt à minuit lors de la pleine lune, puis dessiner deux cercles sur le sol : l’un de six pieds de diamètre, l’autre de quatorze pieds de diamètre, avant d’allumer un feu au centre du cercle le plus petit. Placer un trépied de fer au-dessus des flammes et y suspendre un pot rempli d’eau, la porter à ébullition et y jeter de l’aloès, des graines de pavot, de la solanaceae et de la ciguë. Agiter les ingrédients en faisant appel à tous les mauvais esprits de la nuit, aux fantômes emplis de haine, aux loups-garous et aux satyres. Enlever ensuite tous ses vêtements et les frotter avec la graisse d’un animal fraîchement tué mélangée à de l’anis, du camphre et de l’opium. Prendre la peau d’un loup, la poser sur soi comme on porterait un pagne, puis se placer aux limites du grand cercle et rester dans cette position jusqu’à ce que le feu s’éteigne. Si tout a été fait correctement, l’invocateur est désormais capable de prendre la forme du loup en revêtant la peau.

 L’un des moyens les plus simples pour se transformer en loup-garou serait donc d’enlever ses vêtements pour porter une peau de loup, une ceinture magique en peau de loup pouvant suffire parfois en ajoutant un frottement du corps avec divers onguents magiques fabriqués par des sorciers et des sorcières, l’onguent populeum étant composé de suc de feuilles, de branches et de bourgeons de peuplier, de feuilles de jusquiame, de morelle noire, de pavot, d’axonge et d’alcool fort, mais il en existe trois variétés, l’une transforme en loup-garou, la seconde fait croire aux sorcières qu’elles vont au sabbat (mais n’est qu’illusion) et le dernier permet un véritable transport au sabbat.

220px-Canis_lupus_portrait Boire l’eau de pluie accumulée dans une empreinte de loup ou d’un autre animal sauvage, boire à une source où viennent s’abreuver des loups, ou certains breuvages enchantés ainsi que dévorer la cervelle d’un loup et dormir dans un lieu que cet animal fréquente habituellement serait aussi considéré comme un moyen d’accomplir cette métamorphose, de même qu’effectuer trois ou neuf sauts périlleux, utiliser des ceintures en peau de pendu, et absorber certaines herbes. Boire de la bière mêlée à du sang accélèrerait la métamorphose.

Dans certains cas, la lycanthropie ne résulte pas de la métamorphose du corps mais d’un voyage de l’âme. Le lycanthrope peut être un esprit qui sort de sa tombe sous forme de loup.

 Cette variété est connue sous le nom de loup-garou fantôme. On croyait par là que le corps métamorphosé était celui d’une âme damnée qui ne trouvait pas le repos dans sa tombe. Cette âme damnée cherchait alors un hôte, humain de préférence, et il s’ensuivait une confrontation quotidienne entre l’âme humaine et l’âme damnée afin de prendre possession du corps. Si l’âme damnée l’emportait, alors la transformation pouvait avoir lieu. L’âme qui s’échappe peut chercher à dévorer des victimes tout en laissant le corps de la personne atteinte de lycanthropie en état de transe.

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Constellation du loup

Posté par othoharmonie le 9 mars 2012

 

Fichier:Lupus constellation map-fr.pngLe Loup est le nom donné à une petite constellation de l’hémisphère Sud, située en dessous de la constellation de la Balance, à l’ouest de la constellation du Scorpion et à l’est de la constellation du Centaure.

 Le Loup est une vieille constellation. Pour les Grecs, il s’agissait d’un animal que le Centaure portait empalé sur sa lance. Elle faisait partie des constellations répertoriées par Ptolémée dans son Almageste.

 En 1006 y est apparue une supernova plus brillante que Vénus ; on put l’observer pendant 2 ans. Ce fut l’une des quatre supernovae qui ont pu être observées au cours du précédent millénaire (en 1006, 1054, 1572 et 1604).

 Selon les témoignages, pendant quelques jours, la brillance de la nouvelle étoile augmenta, devenant supérieure à celle de Vénus, et atteignant un éclat comparable « au quart de la pleine lune », donc visible en plein jour. Puis l’éclat se mit à diminuer, mais l’étoile resta observable pendant plus de deux ans. Une multitude de textes de toutes origines (chinoise, japonaise, coréenne, arabe) et crédibles relatent l’apparition et l’observation de cette étoile nouvelle en l’an 1006. Or, curieusement, elle est n’est attestée en Europe qu’en 1066, une date qui coïncide avec l’année de la conquête de l’Angleterre par Guillaume de Normandie; une telle étoile figure d’ailleurs sur la tapisserie de Bayeux qui relate cet évènement historique. Les supernovae de 1006 et 1054 étant récentes, celle de 1066 fut peut-être inventée pour fournir – a posteriori ou pas – un signe divin à l’entreprise de Guillaume le Conquérant.

 

Lupus.gif         Observation des étoiles

 Localisation de la constellation

Le Loup est situé dans la voie lactée, entre le Scorpion et le Centaure.

Il n’a pas de forme très évidente, et la limite entre le Loup et le Centaure est difficile à faire.

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Histoire du loup

Posté par othoharmonie le 9 mars 2012

Le Petit Chaperon rougeIllustration de Jessie Willcox Smith, 1911Il y a environ 50 millions d’années est apparu un mammifère avec des dents en partie conçues pour découper la viande, les carnassières. Au cours des 10 millions d’années qui suivirent, ces créatures se sont développées en grand nombre et sous des formes différentes. Une de ces espèces, appelée Miacis, ressemblait aux chiens d’aujourd’hui. L’espèce Miacis fait partie de la famille Miacidae, de laquelle sont issues toutes les familles actuelles de carnivores : les chiens, les chats, les ours, les belettes, les ratons laveurs, civettes, et hyènes.

 Il y a trente à quarante millions d’années, l’espèce Miacis donna naissance à deux types de mammifères que l’on peut rattacher, grâce à deux séries de fossiles, au chien et à l’ours. L’ancêtre du chien, le Cynodictis, avait le même nombre de dents que le loup. Il était plus petit que ce dernier, mais son corps était long et flexible comme celui d’une belette ; ses pattes étaient d’une taille moyenne. Les 15 millions d’années qui suivirent virent le développement de la famille des ratons laveurs qui se démarqua pour continuer son évolution séparément.

Par la suite, il y a entre 15 et 30 millions d’années, la tendance s’accentua pour donner les caractéristiques du loup contemporain, du Cynodictis en passant par le Cynodesmus et le Tomarctus. La partie supérieure de la patte s’allongea, ainsi que les pattes qui devinrent plus compactes, l’empreinte intérieure devint plus atrophiée sur la patte arrière et plus réduite sur la patte avant ; la queue se raccourcit, et toutes ces proportions commencèrent à se rapprocher de celles des loups et des renards.

 Le loup et le renard sont tous deux issus du Tomarctus et commencèrent à se développer séparément il y a environ 15 millions d’années. Bien que la taille du renard n’ait pas beaucoup évoluée, le loup quant à lui, continua à grandir. Une autre espèce apparentée Canis dirus se démarqua également. Certains d’entre eux étaient bien plus grands que les loups d’aujourd’hui, mais ils ont disparu. Depuis environ un ou deux millions d’années, le loup est pratiquement resté le même.

Histoire du loup dans LOUP 240px-MC_Timberwolf Certaines populations de Canis lupus ont évolué parallèlement aux loups, puis choisi de s’allier avec l’homme pour obtenir des proies plus facilement, jusqu’à devenir peu à peu le chien domestique et toutes les races que nous lui connaissons. Les chiens parias, semi sauvages, de l’Inde donnent une idée de ce qu’a pu être cette évolution progressive vers la domestication.

 L’homme cherche aussi à faire des croisements entre le chien et le loup dans le but d’augmenter la résistance des chiens et leurs performances physiques, perdues au fil des sélections. Les chiens-loups sont des hybrides plus ou moins stables. En France par exemple ne sont reconnues que les races appelées chien-loup tchécoslovaque et de chien-loup de Saarloos mais d’autres tentatives sont faites aussi en Amérique du Nord.

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Loup dans la culture

Posté par othoharmonie le 8 mars 2012

Chauveau - Fables de La Fontaine - 03-13.pngLe loup est l’animal le plus emblématique de l’histoire de l’Eurasie, il était à l’honneur durant l’Antiquité chez la totalité des anciens peuples européens. Les mythologies européennes, depuis les côtes de la Méditerranée jusqu’au nord de la Scandinavie, n’ont eu de cesse de relier le loup à la fécondité, à la protection, à la destruction, à la punition, au soleil et aux divinités héroïques qui incarnaient ces valeurs comme Apollon ou Belen.

 L’aspect particulier de l’approche des peuples indo-Européens par rapport aux Amérindiens du Nord est que le loup symbolise à la fois la protection et la destruction. Il existe donc à l’origine une dualité dans le culte ou la vision de cet animal. Le loup occupe une place dans toutes les religions d’Europe même monothéistes, il est respecté, vénéré ou craint.

 Avant le développement de l’agriculture et de l’élevage, de nombreux peuples d’Europe se disaient descendants des loups et vouaient ainsi un culte au dieu-loup ancêtre.

 Dans l’Antiquité, voir un loup avant le début d’une bataille était aussi présage de victoire, le loup étant l’animal symbolique du chasseur et du guerrier. Il était totémisé chez les Germains.

Loup dans la culture dans LOUP 220px-Wolf_and_7_kidsDans la Rome antique, on retrouve cette ambivalence : Louve de Romulus et Rémus protectrice, louve attaquant l’élevage ou occasionnellement l’homme (ces attaques sont mentionnées sur des inscriptions de stèles, dans des traités d’agronomes ou es chroniques). Ainsi, des patriciens engagent des luparii (chasseurs de loups) pour tuer ceux qui s’approchent des grands domaines impériaux. En Grèce antique, les lois de Solon instituent des primes pour tous ceux qui abattent des loups dangereux, poursuivant le mythe de la bête féroce. Durant l’Ancien régime, des histoires de loup-cervier (loup qui attaque les cerfs) ou de loup anthropophage (comme la Bête du Gévaudan) font  naître des peurs collectives.

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Loups dans le folklore

Posté par othoharmonie le 8 mars 2012

  

Loups dans le folklore dans LOUP 221px-Grandville_leLoup_Et_Le_ChienLes relations entre les loups et les hommes sont toujours houleuses. Le folklore montre le loup comme un prédateur sanguinaire, sauf dans quelques exceptions comme en Italie (où la louve est associée au mythe de Romulus et Rémus, où elle joue un rôle protecteur nourricier), chez les Inuits et chez les Amérindiens. Voici quelques thèmes folkloriques au sujet du loup :

 

  • Le loup de Gubbio amadoué par Saint François

 

Dans la Bible, le loup est associé à la tribu de Benjamin.

 Chauveau - Fables de La Fontaine - 02-03.pngL’expression « attraper/choper le loup » signifie familièrement avoir une irritation au niveau de différentes zones sensibles du corps (aisselles, pli de l’aine, intérieur des cuisses, anus etc.), due a des frottements répétés ou à une mauvaise hygiène. Cette expression provient probablement des hurlements (comparables à ceux d’un loup) que la douleur peut provoquer…

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La peur du loup

Posté par othoharmonie le 8 mars 2012

La peur du loup dans LOUP 320px-Canis_lupus_lycaon_03Jamais l’homme n’aurait eu peur du loup s’il n’avait changé progressivement, au départ du néolithique, son mode de vie naturel. En tant que chasseur, l’homme prenait le loup en exemple, comme en témoigne les peintures qu’arborent encore les murs de certaines cavernes. Mais lorsqu’il abandonne ses activités de nomade et commence à « s’approprier  » des troupeaux et transformer les proies en bétail, l’homme va peu à peu s’éloigner du loup qui devient « nuisible » à son activité. Normal, le loup est un gardien du monde sauvage. Le concept de « propriété » est sans doute plus facile à faire admettre à un marxiste qu’à un loup. Dès lors, il devient un rival à éliminer. Pour ce faire, les plus grandes légitimations et infamies sont déployées. D’où la mauvaise réputation progressive du loup… Puis, la peur! Alors, les caractéristiques biologiques de l’animal ont pris le relais pour accréditer l’idée du danger. Les plus grands hommes s’y sont fait prendre et leurs écrits, non contents d’en témoigner, ont répandu les plus fausses croyances                            

Bien moins gros que les légendes ont pu le laisser entendre, le loup pèse tout de même entre quinze et quarante-cinq kilos en  dans LOUPEurasie et entre vingt-cinq et soixante-cinq kilos en Amérique. En fait, Canis lupus arctos atteint le poids de soixante-cinq, voire quatre-vingts kilos, tandis que Canis lupus arabs (en Arabie) ne pèse que quatorze à vingt-cinq kilos. Le record a été enregistré en Amérique par un loup de 101 kilos qui venait, sans doute, de se gorger de chair de mouton. Rien d’extraordinaire quand on sait qu’un loup, capable de jeûner plus de deux semaines, peut alors ingurgiter près d’une vingtaine de kilos de viande. Cette capacité lui est nécessaire car il ne sait quand il pourra manger à nouveau. C’est aussi pour cette raison que le loup ne laisse pas de restes. Chose qui effraye l’homme occidental lorsqu’il retrouve une carcasse soigneusement dépouillée et qu’il attribue parfois à de la cruauté, mais qui, à l’inverse, est interprétée comme une marque de respect par d’autres hommes, tels les Indiens, par exemple, qui vivent en harmonie avec la nature et font de même pour chaque proie tuée. Le loup, au contraire de l’homme, ne tue pas les plus belles proies et ne choisit pas les plus beaux morceaux de viande. Il assume son rôle dans la sélection naturelle et l’évolution en tuant un minimum et toujours les proies les moins aptes à survivre.     

Quant à sa taille, le loup mesure, de soixante à nonante centimètres au garrot, et est long de cent-dix à cent cinquante-cinq centimètres à l’exclusion de la queue qui ira de trente à cinquante centimètres. On notera généralement une corpulence sensiblement plus importante pour le loup d’Amérique et plus particulièrement dans le Grand Nord, où il fait plus froid. De la même façon, son pelage est également lié à son environnement. Par une sorte de mimétisme, le loup est blanc dans la neige, gris-beige ou sombre dans les forêts et les campagnes eurasiennes, ou encore roux dans les zones désertiques d’Amérique. Sa capacité de dissimulation fait peur et sa discrétion sera, elle aussi, retournée contre lui. Le loup tend des embuscades car il est  Canis lycaoninsidieux, fourbe et malin, disait-on.

Les crocs de ce formidable carnassier ne sont bien sûr pas pour rien dans sa réputation sanguinaire. Candace Savage prend pour départ de son étude la gueule de l’animal et distingue trois caractéristiques remarquables quant à ses dents. En premier lieu, leur nombre : quarante deux, réparties comme celles de l’être humain. Deuxième caractéristique : les canines, véritables lames de canif, capables de percer la peau et le pelage d’un bœuf musqué ou de s’agripper au museau d’un orignal malgré la résistance de l’animal. Enfin : la rangée de molaires acérées plantées dans l’arrière de la gueule, qui servent à déchiqueter et qui expliquent, en partie, pourquoi la lignée moderne des carnivores est parvenue à survivre. (SAVAGE, 1996, 31).

Parmi les armes les plus redoutables du loup, on ne peut manquer de citer son flair, quatre-vingts fois plus fin que celui de l’homme qui lui permet de reconnaître une proie à plusieurs kilomètres. De ces odeurs, il peut tirer des données précises comme l’âge et le sexe de l’animal, ou la distance et le temps écoulé depuis son passage. On parle d’une véritable carte mentale de son territoire que le loup se dresse pour relever les lieux où la chasse est la meilleure. Pour garder des repères, il arrosera régulièrement d’urine les carrefours de ses passages, marquant ainsi son territoire.

Mais l’un des plus grands atouts du loup, c’est son aptitude à la course, et, plus particulièrement, son endurance. « Le loup se fait loup par les pattes », selon un proverbe russe. Effectivement, le loup voyage énormément en quête de proies. Il peut parcourir plusieurs centaines de kilomètres en quelques jours. L’un des problèmes qu’il pose à l’homme est d’ailleurs le principe de frontières qu’il ignore totalement. Il possède aussi une pointe de vitesse impressionnante et soutenue : il peut courir à soixante-cinq kilomètres à l’heure pendant cinq à dix minutes, épuisant ainsi quelquefois les ongulés qu’il pourchasse.

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Peur ancestrale du loup

Posté par othoharmonie le 8 mars 2012

 

 Canis simensisLes plus grands penseurs ont contribué à forger des croyances qu’ils présentèrent sous forme de connaissances dans leur traité. Platon en premier, repris plus tard par Aristote puis par Pline, disait de se méfier du regard malfaisant du loup, qui jette des éclairs et paralyse. En fait, le loup peut voir dans la nuit et possède, dans l’obscurité, des yeux phosphorescents semblables à ceux du chat. Aristote croyait ses vertèbres cervicales soudées. (CARBONE, 1991, 56). Hérodote, au Ve siècle av. J.-C., fait mention de phénomènes de lycanthropie, et jusqu’au XVIIe, des gens soupçonnés seront condamnés à mort en Europe. (CARBONE, 1991, 91).

     Platon et Aristote hurlaient déjà au loup sans le connaître. Ph.: H. Westerling                                                                                                                                                                                                                

    « Le loup est un animal terrible. Sa morsure est venimeuse parce qu’il se nourrit volontiers de crapauds. L’herbe ne repousse plus là où il est passé. » (cité par CARBONE, 1991, 14). Cette déclaration de Barthélemy l’Anglais, n’avait rien de marginal au VIIe siècle. Bien au contraire, elle reflète ce que les auteurs d’histoire naturelle et tous croient. C’est à peu près ce que tous les bestiaires du Moyen-Age considèrent communément. Le « bestiaire d’Oxford » constitue un bon exemple de cette diffusion mensongère ou, tout du moins, purement fictive.                                            

  Peur ancestrale du loup dans LOUP 233px-FalklandIslandFox2  Plus tard, sous Louis XIV, un stratège proposera à son roi un plan de conquête de l’Angleterre comme suit : «Un loup mange un homme en deux jours, débarquez dix-mille loups Outre-Manche, en quelque temps, il n’y aura plus un seul Anglais. » (CARBONE, 1991, 16).

 Henry III, en 1583, s’inquiète du sort de ses « sujets habitant des villages et plat pays » car on parle d’une race pervertie préférant le berger au troupeau et la tendre chair d’enfant à toute autre. A divers endroits durant le XIVe siècle, les récits coïncident étrangement à propos de disparitions de jeunes filles.

« Méfiez-vous de l’homme aux sourcils barrant le front. A ce signe, vous reconnaîtrez un garou !» (cité par CARBONE, 1991, 95). Peter Stumb qui, sous cette forme, tua et dévora treize enfants, fut condamné par le tribunal de Cologne – plus pour son pacte avec le démon que pour homicide et cannibalisme – aux supplices des tenailles et de la roue, à la décapitation et au bûcher. Le cas n’est pas exceptionnel au cours du XVIe siècle. En France, en Allemagne, en Suisse, et ailleurs, les bûchers flambent.

220px-Canis_lupus_portrait dans LOUPJusque-là, régnait en fait une grande confusion sur l’identité du loup puisque l’animal comptait quasiment autant de noms que d’auteurs pour en parler, la plupart désignant même plusieurs espèces. On attribuait donc chaque méfait à qui l’on voulait bien, selon les stéréotypes ambiants. Nul doute que le loup serait volontiers désigné comme bouc émissaire. Dans le doute, il en va encore ainsi aujourd’hui. Au XVIIIe, la confusion sera quelque peu éclaircie par Linné. Désormais, les scientifiques l’appelleront « Canis Lupus », comme pour chaque espèce, un nom latin composé de deux mots, le premier désignant le genre, le second, l’espèce. Cette reconnaissance de la science n’est encore que le point de départ d’une véritable connaissance. Du chemin reste à parcourir.

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Le loup-garou

Posté par othoharmonie le 8 mars 2012

 

 

Fichier:GermanWoodcut1722.jpgObjet de folklore aujourd’hui ou thème de cinéma fantastique, les loups-garous, terme qui signifie « loup dont il faut se garder » ou « gardez-vous », ont longtemps semé la terreur dans les campagnes : les loups-garous (appelés « bisclaverets » en Bretagne, « varous » ou « haires » en Normandie) étaient des hommes (et même des  femmes) métamorphosés en loup par le diable, ou qui, étant sorciers, se  transmutaient eux-mêmes, grâce à un onguent magique, en carnassier. Les nuits de pleine lune en général, les loups-garous sortaient de chez eux par la fenêtre et erraient dans les campagnes et les villages en poussant des hurlements. Friands de  chair fraîche, ils mordaient et dévoraient bêtes et gens. Au petit matin, ils reprenaient forme humaine.

 La lycanthropie est attestée dès l’Antiquité gréco-latine. Le mot lycanthropie (du grec lykos, loup et anthropos homme) viendrait également du souverain mythique d’Arcadie, Lycaon, qui fut « changé par Zeus en loup, pour avoir osé lui servir, au cours d’un repas, les membres d’un enfant qu’il venait d’égorger ». Le lycanthrope était également connu des Celtes, des francs et de nombreux peuples des pays d’Europe.

Durant tout le Moyen Age, l’existence des loups-garous ne faisait aucun doute. Au XVème siècle, l’empereur germanique Sigismond réunit des autorités en la matière pour discourir sur la réalité de la lycanthropie : la conclusion des débats fut qu’on devait l’admettre.

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Loup vulgaire

Posté par othoharmonie le 8 mars 2012

 

Un loup, illustration de 1895 pour un livre de KiplingCanis lupus est l’espèce de loups de la famille des canidés la plus répandue. Elle a plusieurs noms vernaculaires : loup gris, loup commun, loup vulgaire ou encore loup tout court. L’espèce a évolué au cours de l’histoire pour se différencier en plusieurs sous-espèces comme le Loup gris commun d’Europe (Canis lupus lupus), le Loup arctique (Canis lupus arctos) et de nombreuses autres sous-espèces de loups, mais aussi très probablement des canidés plus petits comme le Chien chanteur (Canis lupus hallstromi), le Dingo (Canis lupus dingo) et même le Chien domestique (Canis lupus familiaris), y compris les diverses races de chiens obtenues par élevage sélectif. En Occident la sous-espèce de loup la plus connue est le loup gris commun, c’est celui auquel il est fait majoritairement référence dans la partie comportementale ou culturelle de cet article.

Comme cette espèce regroupe la majorité des populations de loups actuelles, de nombreuses publications assimilent Canis lupus au Loup en excluant chiens, dingos et aussi les espèces de loups plus marginales de leurs études. Pourtant, en français, tous les Canis lupus ne sont pas des « loups » et tous les « loups » ne sont pas non plus de l’espèce Canis lupu.

Éradiqués dans plusieurs zones de leur aire de répartition originelle peu à peu par l’homme, en particulier au XIXe siècle, ces loups sont principalement présents au XXIe siècle dans des zones « de grands espaces » telles que les steppes de Sibérie et les parcs du Canada. Ils sont désormais protégés dans de nombreux pays où l’on tente de préserver les populations restantes, quelques programmes de sauvegarde ayant permis aux loups de revenir sur des zones d’où ils avaient été évacués, en particulier en Amérique du Nord.

Les loups ont toujours fasciné les humains au cours de l’histoire, alimentant tous les domaines de la culture : la mythologie, la littérature, les arts mais aussi les peurs et les fantasmes collectifs.

 

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Loup et compagnons de fables

Posté par othoharmonie le 7 mars 2012

Du Loup, du Renard et du Singe.
Loup et compagnons de fables dans LOUP 220px-Czechoslovakian_Wolfdog_pair Le Loup et le Renard plaidaient l’un contre l’autre par-devant le Singe. Le premier accusait l’autre de lui avoir dérobé quelques provisions, celui-ci niait le fait. Le Singe, qui connaissait de quoi l’un et l’autre étaient capables, ne savait lequel croire ; ainsi il se trouvait dans un grand embarras. Voici pourtant comme il s’en tira : après bien des contestations de part et d’autre, il imposa silence aux parties, et prononça ainsi :  » Toi, Loup, je te condamne à payer l’amende, parce que tu demandes au Renard ce qu’il ne t’a point pris ; et toi, Renard, tu paieras aussi, parce que tu refuses de rendre au Loup ce que tu lui as dérobé. « 

Analyse des Fables d’Esope

 

 

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Du Loup et de la Brebis.
Loups arctiques.ogvUn Loup que les Chiens avaient longtemps poursuivi, se trouva si recru de lassitude, qu’il fut obligé de s’arrêter à quelque distance d’un ruisseau où une Brebis se désaltérait. Comme il mourait de soif et de faim, et que les forces lui manquaient à tel point qu’il ne pouvait passer outre pour chercher ce qui lui était nécessaire, il appela la Brebis, et la pria de lui apporter à boire. Son dessein était de la croquer dès qu’il aurait bu, et par ce moyen de mettre remède à tout. Mais celle-ci, qui s’en doutait, se garda bien de sortir de l’endroit où elle était.  » Ami, lui cria-t-elle, je te secourrais, tout Loup que tu es, très volontiers ; mais comme tu me parais avoir autant besoin de chair que d’eau, je pense que je ferais beaucoup mieux de m’éloigner de toi que de m’en approcher.  » Cela dit, elle se retira à grande hâte, et laissa le Loup crier tout autant qu’il lui plut.

Analyse des Fables d’Esope

 

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D’un Chasseur et d’un Loup.
Fichier:Wilsonside.jpgUn grand Chasseur revenant un jour de la chasse avec un Daim qu’il avait pris, aperçut un Sanglier qui venait droit à lui.  » Bon, dit le Chasseur, cette bête augmentera ma provision.  » Il banda son arc aussitôt et décocha sa flèche si adroitement qu’il blessa le Sanglier à mort. Cet animal, se sentant blessé, vint avec tant de furie sur le Chasseur qu’il lui fendit le ventre avec ses défenses, de manière qu’ils tombèrent tous deux sur la place. Dans ce temps-là il passa par cet endroit un Loup affamé qui, voyant tant de viande par terre, en eut une grande joie.  » Il ne faut pas, dit-il en lui-même, prodiguer tant de biens, mais je dois, ménageant cette bonne fortune, conserver toutes ces provisions.  » Néanmoins, comme il avait faim, il en voulut manger quelque chose. Il commença par la corde de l’arc, qui était de boyau, mais il n’eut pas plus tôt coupé la corde que l’arc, qui était bien bandé, lui donna un si grand coup contre l’estomac qu’il le jeta tout raide mort sur les autres corps. Cette fable fait voir qu’il ne faut point être avare.

 Analyse des Fables d’Esope

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Du loup et des chiens

Posté par othoharmonie le 7 mars 2012


  Canis lupus dingoUn Loup considérait avec plaisir du haut d’un rocher deux Chiens qui se battaient, au lieu de veiller à la garde du troupeau qu’on leur avait confié. Ce combat fit espérer au Loup qu’il pourrait attaquer le troupeau avec succès, tandis que les Chiens de garde se déchiraient à belles dents. Il vint donc tout à coup fondre sur les Brebis, et en enleva une des plus grasses. Après ce coup, il se mit à fuir à toutes jambes. Les Chiens ayant pris garde à ce vol, suspendirent leur querelle particulière, et coururent après le Loup avec tant de légèreté, qu’ils l’atteignirent enfin, et lui donnèrent mille coups de dents pour l’obliger à lâcher prise. Le Loup en s’en retournant, rencontra l’un de ses compagnons, qui lui demanda comment il avait osé attaquer seul un si grand troupeau, gardé de deux bons Chiens ?  » Je me suis flatté, répondit le Loup, que le différend des Chiens me donnait une belle occasion de me jeter sur le troupeau, mais je me suis mécompté. « 

Analyse des Fables d’Esope

 Du loup et des chiens dans LOUP barre_separation1

Du Loup et du Chien maigre.
220px-Dingo_Australia_Zoo_QLD dans LOUP  Un jour, un Loup rencontra un Chien d’assez bonne taille, mais si maigre, qu’il n’avait que les os et la peau. Comme il allait le mettre en pièces :  » Eh ! Seigneur, lui dit le Chien, qu’allez-vous faire ? ne voyez-vous pas bien que je suis présentement dans un tel état, que je ne vaux pas un coup de dent ? Mais, croyez-moi, souffrez que je retourne au logis ; j’aurai soin, je vous jure, de m’y bien nourrir, et s’il vous prend envie d’y venir dans quelque temps, vous m’y trouverez si gras, que vous ne vous repentirez point d’avoir perdu un méchant repas pour en faire un incomparablement meilleur.  » Le Loup le crut et le lâcha. Quelques jours après, il court au logis du Chien, l’aperçoit au travers des barreaux de la porte, et le presse de sortir pour lui tenir parole.  » Vous reviendrez demain, s’il vous plaît, lui dit le Chien ; car pour aujourd’hui, outre que je ne crois pas avoir encore atteint le degré d’embonpoint qui vous convient, je ne me sens pas fort d’humeur à vous contenter.  » L’autre entendit à demi-mot. Il baissa l’oreille, et rebroussant chemin, jura qu’il ne laisserait jamais échapper ce qu’il tiendrait.

 

Analyse des Fables d’Esope

 

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Loups

Posté par othoharmonie le 7 mars 2012

 Canis lupus signatusLes individus de l’espèce Canis lupus appelé communément loups peuvent prendre des aspects très différents selon leur région d’origine. Les loups sont des prédateurs, vivant et chassant en groupes organisés, selon une hiérarchie sociale complexe.

Morphologie : Bien que semblable aux morphologies des autres canidés, le loup est comparé à certaines races de chiens tels que le berger allemand, mais le loup présente une tête plus large, une poitrine moins profonde, un cou plus épais et des oreilles moins longues, moins pointues et plus écartées. Morphologiquement, les chiens primitifs de type Huskies sibérien sont plus proches du loup, moins grands, plus compacts et plus courts sur pattes du fait de leur adaptation à leur environnement.

 En général le mâle est plus grand que la femelle. Les loups adultes vivant à l’état sauvage du fait de leur adaptation peuvent peser de 16 à 80 kilogrammes, en fonction de la sous-espèce et du sexe (comme par exemple une femelle de 12 kg pesée dans la péninsule Arabique en 1982, ou bien un individu de 96 kg abattu dans les Carpates en 1942).

 Chromosomes : 78, comme chez le chien.

 Canis lupus arabsDentition : 42 dents (32 chez les jeunes, dentition définitive à 7 mois). Les crocs des loups peuvent mesurer jusqu’à 6 à 7 cm dont 2 cm enchâssés dans la gencive. Les muscles de la mâchoire sont puissants. Ils servent à broyer les os ou permettent d’agripper une proie plus lourde que lui. La gueule du loup est bien plus largement fendue et puissante que celle du chien : la mâchoire du loup peut exercer une pression de 150 kg/cm² contre 60 à 65 kg/cm² chez le chien.

 Répartition : Amérique du Nord et Eurasie (y compris la péninsule arabique) pour les loups vivant à l’état sauvage.

 Ces animaux pour communiquer utilisent divers moyens tels que la gestuelle, les vocalisations, etc.

Ces animaux, comme tous les canidés, émettent des vocalisations ainsi les loups peuvent : glapir (en anglais : yelp), gémir (whimper), geindre (whine), geindre plaintivement (whine moan), lancer une plainte (moan), gronder plaintivement (growl-moan), gronder (growl), grogner (snarl), japper (woof), aboyer (bark). Ces vocalisations étant liées aux contextes, exemples : glapissement lors de douleur ou de peur ; gronder lors d’action de dominance, d’attaque, de mise en garde, de défense, de protestation ou de jeu. L’étude et la compréhension des vocalisations est donc extrêmement complexe.

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Loup et spiritualité

Posté par othoharmonie le 7 mars 2012

 

Argenté ou non, le loup est un enseignant et un guerrier. Il représente aussi la loyauté et la fidélité car il vit en meute et il reste fidèle à sa compagne toute sa vie.

Le Loup : Canis lupus lupus

– Enseigne la connaissance spirituelle
– Guide dans les rêves et méditations
– Allie instinct (ou intuition) et intelligence
– Symbolise les valeurs sociales et familiales
– Protection personnelle et de la famille
– Dupe les ennemis, déroute l’adversaire
– Passe aisément inaperçu
– S’adapte facilement au changement
– Représente la fermeté, la ténacité du caractère, l’incorruptibilité
– Le Courage, la dignité, la liberté
– Symbolise la mort et la renaissance
Intervient lors d’importants changements de cycles

Depuis la nuit des temps, le loup fascine les hommes. Craint et admiré, il peuple l’imaginaire des sociétés. Sa présence et son action dans de nombreux récits mythiques et modernes témoignent de son importance.

Toutes les civilisations de l’hémisphère Nord de la Terre ont connu le riche symbolisme du loup. Le loup pariétal de la préhistoire, le Fenrir germanique, la louve romaine, le « frère loup » cher à Saint François d’Assise, la Bête du Gévaudan et le loup des contes pour enfants témoignent de la permanence symbolique de Lupus à travers le temps et l’espace.

Animal à la fois négatif et positif, médiateur en rapport direct avec l’au-delà, le loup fut aussi l’incarnation de la lumière en Chine, en Europe du Nord et en Grèce.

Actuellement, une nouvelle relation se développe qui n’est pas sans rappeler celle des temps préchrétiens en Europe ou du chamanisme multimillénaire.

Le loup symbolise la création continue mais les forces sombres lui ont préféré l’aigle, l’aigle se retrouvant dans une multitude de symboles nationaux, comme les drapeaux. Quand une civilisation s’approprie le symbole – chamanique à l’origine – de l’aigle, c’est que sa chute est proche. De nombreux exemples peuplent l’histoire passée et à venir, très prochainement.

Symbole de la fonction guerrière chez les Indiens et les Indo-européens, mais aussi promoteur céleste de chefs, de dynasties et de peuples en Asie centrale, le loup eut pour tâche de veiller sur la Création, à son « bon entretien » et, finalement, à son inévitable destruction lorsqu’elle devint caduque, contribuant ainsi à sa régénération périodique.

C’est pourquoi le loup intervient lors des changements de cycles.

 Canis indicaLe loup fut perçu comme une créature démoniaque par le christianisme, qui a fait de cet animal lumière le symbole de la débauche, de la méchanceté et de la force hostile à la foi du croyant (piégé). Le loup devint l’animal fétiche des chamanes, qui pouvaient prendre sa forme et comprenaient son langage. Depuis, il est « le grand méchant loup » des contes, fables et légendes de nos campagnes et de la littérature enfantine, écrits largement – et honteusement – inspirés du christianisme (ces contes, fables et légendes ne sont pas sans rappeler St-Georges et le dragon. St-Georges tue le dragon – le gardien du seuil, au lieu de le dompter et de s’en faire un allié).

Porteur de force et de mystère, le loup est un animal de pouvoir. Une complexité ambiguë le relie à l’homme qui, tout en le redoutant, l’observe avec émerveillement. Car à la férocité du loup correspond la violence propre à tout être humain.

 Canis aureus lupasterLe loup est féroce mais n’agresse pas. Il se contente d’observer. Il analyse et intègre le côté sombre humain. Cette intégration est indispensable et le loup est le symbole de l’Eveil individuel. Le loup n’intervient que quand la situation est sans issue (en apparence).

Le loup – comme dans le film « Wolfen » (inspiré d’un livre de Whitley Strieber) – régénère le monde, reprend l’espace vital volé et violé, déchire le voile entre les dimensions et tente de faire comprendre à l’humain le vrai sens de sa vie.

Le Loup est le symbole de l’Eveil Individuel.

Source : Silver-Wolves

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Loup, analyse d’Esope

Posté par othoharmonie le 7 mars 2012

Des Loups et des Brebis.


Loup, analyse d'Esope dans LOUP 320px-Meute_loups_alphaUn jour les Loups dirent aux Brebis :  » Amies, en vérité nous ne saurions concevoir comment vous pouvez supporter les mauvais traitements que vos Chiens vous font à chaque moment. De bonne foi, à quoi vous servent ces brutaux à la queue de votre troupeau ? À vous gêner continuellement, le plus souvent à vous mordre, et à vous faire mille violences. Croyez-nous, débarrassez-vous en, et sur l’heure, car enfin, que craignez-vous ? n’êtes-vous pas assez fortes pour vous défendre seules contre quiconque voudrait vous nuire !  » Sur ses discours les Brebis se crurent en effet fort redoutables, et dans cette pensée, l’on courut aussitôt congédier les Chiens ; mais on ne tarda guère à s’en repentir. Les Loups n’eurent pas plutôt vu les Chiens éloignés qu’ils se jetèrent sur les Brebis, et les étranglèrent toutes.

Analyse de Fables d’Esope

 

 barre_separation1 dans LOUP

 

De la Nourrice et du Loup.

Fichier:Coyote by Rebecca Richardson.jpg   Un Loup tourmenté de la faim courait de tous côtés pour chercher quelque proie. Étant arrivé auprès d’une cabane, il entendit un enfant qui pleurait, et sa nourrice qui lui disait tout en colère :  » Taisez-vous ; et si vous ne vous apaisez, je vous donnerai à manger au Loup tout à l’heure.  » Le Loup croyant que la Nourrice parlait sérieusement, attendit longtemps auprès de la porte ; mais sur le soir il fut bien étonné lorsqu’il entendit la Nourrice caresser son enfant, et qui lui disait en le flattant :  » Mon fils, si le Loup vient ici, nous le tuerons.  » Le Loup se retira tout triste, et dit en s’en retournant :  » Les gens de cette contrée agissent tout autrement qu’ils ne parlent.  »

Analyse de Fables d’Esope

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