Les 4 ANIMAUX qui nous instruisent pour la vie

Posté par othoharmonie le 10 septembre 2016

 

 

Le deuxième livre de la Révélation divine, après la Bible, est assurément celui de la nature. Notre terre ne cesse de nous émerveiller, de nous fasciner et de nous instruire. Quelle que soit la façon dont nous l’abordons, notre belle planète bleue est interpellante. Elle fait l’objet de tant de recherches… Est-ce que notre condition humaine échappe aux lois qui régissent ce monde de la vie ? Depuis peu, une prise de conscience s’est faite autour du concept du développement durable qui prend en compte le nécessaire respect des équilibres de notre proche univers. Cette bonne volonté doit être dépassée par une observation plus attentive de notre environnement. N’y a-t-il pas matière à réflexion dans cette observation de la nature ?  N’y lit-on pas l’énoncé de valeurs importantes qui y sont inscrites ? Plus simplement est-ce que cette nature est un puits  d’éducation ?

La Parole du Créateur nous invite à tirer le meilleur profit pour nos vies de toutes ces simples  leçons de chose contenues dans ce grand livre. 

Développement : 

Salomon, dont la sagesse demeure proverbiale, nous parle de quatre petits animaux :

«  Il y a sur la terre quatre animaux petits et cependant des plus sages… » Bible L.Segond version 1975

« Il existe sur terre quatre êtres tout petits, et qui sont sages par excellence… » La Bible du Rabbinat français 1966

« Il y en a quatre qui sont tout petits sur la terre, et suprêmement sages… » Nouvelle Bible Segond 2002

«  Quatre sont des petits de la terre, mais experts en sagesse… » La Bible Chouraqui 1985.

«  Il existe sur terre quatre êtres tout petits et pourtant sages parmi les sages… » T.O.B. 1977 

Si la Bible insiste à ce point sur ces quatre tout petits animaux en nous disant qu’ils sont grands en sagesse, n’est-ce pas pour nous inviter à regarder vers le sol, à prendre le temps de nous pencher sur notre bonne terre et à chercher à comprendre ce que ces tout petits veulent nous dire ?  Ne sont-ils pas experts en sagesse, suprêmement sages, sages par excellence, sages parmi les sages ?  Voyons donc ce que nous dit la Bible à leur sujet.

 chez francesca

La Fourmi :

 

 «  Peuple sans force, elles préparent en été leur nourriture »

 v. 25 

Ailleurs, dans le même livre, Salomon reprend la même idée : « Va vers la fourmi, paresseux;  elle n’a ni capitaine, ni secrétaire, ni maître, elle prépare en été sa nourriture, elle amasse pendant la moisson de quoi manger. »Proverbes 6 : 6-8 

La fourmi apparemment sans force et d’une grande fragilité, a réussi à subsister à travers les temps grâce à sa prodigieuse capacité de communication. En effet, la fourmi utilise de nombreux et complexes moyens de communication. Ces systèmes complexes sonttactiles, chimiques, auditifs. Pour éviter que l’espèce commette des erreurs qui mettraient sa survie en danger, la fourmi développe un complexe d’interférences très perfectionné. Quelques signaux d’alarme par production de substances chimiques ont pu être décryptés, mais les chercheurs ne peuvent toujours pas prédire où une ouvrière va se diriger dans les dix minutes à venir face à de la nourriture diversifiée. Par contre, quand une fourmi a trouvé une nourriture qui lui convient, en dix minutes elle informe une foule de congénères.

Effectivement il n’y a ni capitaine, ni secrétaire, ni maître, mais elles le sont toutes les unes pour les autresAucune ne garde les informations pour elle-même. Tout est restitué pour le bien du groupe.

La transmission de la nourriture est aussi intéressante, la fourmi stocke toute sa nourriture dans un jabot social, une sorte de sac à dos, séparé de son estomac. Cette nourriture est dégurgitée en actionnant des muscles particuliers. Cela se passe sous terre entre deux ouvrières. La solliciteuse tambourine la tête de sa congénère donneuse et celle-ci place ses antennes en arrière en signe d’acceptation. Ainsi on transfert la nourriture pour le temps où on ne pourra plus sortir. Cette prudence a fait dire à La Fontaine que la fourmi n’est pas prêteuse… 

Quand la fourmi doit se défendre, elle projette le contenu de sa glande à poison, mandibules bien ouvertes, et antennes agressives… Gare au jet d’acide formique, concentré à plus de 50% ! Mêlée à d’autres substances, l’émission déclenche aussitôt un état d’alerte générale dans la fourmilière. Quand la fourmi est en danger, elle martèle le sol avec sa tête pour prévenir les copines. (3 coups selon les observations) Ainsi tout le monde est prévenu rapidement et on se passe le mot.

Comment font-elle pour se reconnaître ?

Quand deux fourmis se rencontrent, on sait qu’elles peuvent se reconnaître et « parler » à toute vitesse, grâce à leurs antennes, chacune disposant d’un potentiel de plus de cent mille récepteurs. Une nouvelle clé de lecture est apparue aux chercheurs: un individu peut dire: «Attention, je cherche de la nourriture» ou encore «je suis jeune, j’ai besoin d’informations» par des substances chimiques à la surface de son corps, qui seraient liées à l’âge ou à l’activité. Certaines espèces reconnaissent les différents stades des individus simplement à l’ ‘habit’, comme nous le pourrions, nous êtres humains. Nous aurions pu poursuivre encore longtemps sur le cas des fourmis, mais que  pouvons-nous tirer comme instruction ?  

Ne pensez-vous pas que ce peuple de fourmis est une parabole du peuple de Dieu ? Sur un plan humain et ecclésial, nous non plus, nous n’avons ou devrions avoir aucun capitaine, secrétaire ou maître, car nous avons tous reçus  les mêmes informations avec nécessité de les transmettre suivant les dons distribués par le Saint-Esprit au sein de la communauté chrétienne ? «  Dieu… Nous a marqués d’un sceau et a mis dans nos cœurs les arrhes de l’Esprit » «  Dieu nous a donné les arrhes de l’Esprit » 2 Corinthiens 1 :22 et 2 Corinthiens 5 : 5

Dans le sens d’une responsabilité commune le Christ a même précisé : «  Ne vous faites pas appeler Rabbi (Maître) ; car un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères. Et n’appelez personne sur la terre votre père ; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. Ne vous faites pas appeler chef ; car un seul est votre Chef, le Christ » Matthieu 23 : 8-10

Ayant reçu les mêmes informations, nous devrions tous être les uns pour les autres des veilleurs, des veillants. Attention à ne pas être surveillants! (Cf. Hébreux 10 : 24)

La joie du peuple de Dieu, ne doit-elle pas passer par la transmission de ce qu’il a reçu ? La solidarité devient la force du groupe ; c’est ainsi que l’on s’entraide en étant les uns pour les autres des compagnons de route, des aides de camp, des soutiens dans l’adversité. «  Par amour fraternel, soyez pleins d’affection les uns pour les autres ; par honneur, usez de prévenance réciproque. Soyez fervents d’esprit. Servez le Seigneur. »  Romains 12 : 10, 11

Qu’adviendrait-il si les fourmis avaient des rivalités entre elles ?

Peut-être faut-il apprendre, comme les fourmis, à nous reconnaître pour mieux nous connaître ? Ainsi nous pourrions mieux nous apprécier et nous réjouir dans la diversité de nos dons et talents. Quand l’esprit de Dieu anime un groupe sa force rayonnante est manifeste !

 

Le Daman : 

« Les damans, peuple sans puissance, placent leur demeure dans les rochers » Proverbes 30 : 26  Le livre du Deutéronome  associe le daman au lièvre parmi les animaux impurs… (Deutéronome 14 : 7) 

 Le daman à l’âge adulte ressemble à une grosse marmotte. Il semblerait que ce soit l’animal qui soit génétiquement la créature la plus proche de l’éléphant : Ce n’est pas évident à vue de nez ! Ce plantigrade possède des coussinets plantaires particuliers qui lui permettent de faire ventouse. Il a quatre doigts à l’avant (plantigrade) et trois à l’arrière (digitigrade), protégés par des sabots sauf un doigt sur les pattes arrières qui montre une griffe. Sur le dos, ils présentent une zone glandulaire, étroite et nue, entourée de poils érectiles dont ils se servent pour marquer leur territoire. 

Comportement : Le daman des rochers est un animal très sociable, vivant dans des colonies, pouvant dépasser les 60 individus. Il passe la plupart de son temps à se prélasser au soleil et jouer avec ses congénères. 

Ayant eu l’occasion d’en voir, lors d’un voyage en Israël, j’atteste qu’ils sont mignons, craintifs, agiles et rapides. Cet animal sans défense est aussi la proie de nombreux prédateurs.

Peut-on dire que cet animal a des caractéristiques symboliques du chrétien ?

Il est sans puissance et sans défense. N’est-ce pas là aussi notre condition ? Reconnaissons que la force et la protection nous ont été communiquées, elles ne nous sont pas propres. Par contre, l’intelligence de cet animal est de se placer sur un terrain propice à sa vie, à sa sécurité, à son bien-être. Le rocher est son univers, il évolue à son aise grâce aux coussinets ventouses de ses pattes avant. Sur un autre revêtement il a plus de difficulté.

Dans la Bible le rocher sur lequel nous devrions nous positionner est Dieu, puis Christ. Le psalmiste écrit « Dieu sera toujours le rocher de mon cœur et mon partage. » Psaume 73 : 26 « Frères, je ne veux pas que vous ignoriez que nos pères ont tous été sous la nuée, qu’ils sont tous passés au travers de la mer, qu’ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer,  qu’ils ont tous mangé le même aliment spirituel, et qu’ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ. » 1 Corinthiens 10 1- 4

De plus la symbolique du rocher nous enseigne à bien construire notre vie sur le solide et non sur du sable. L’homme prudent bâtit sur le roc dit Jésus. (Cf.Matthieu 7 : 24) Le rocher est aussi symbole de solidité et de stabilité. Alors, nous avons à notre tour tout intérêt à bien développer les ventouses de notre foi, pour adhérer au rocher des siècles : Jésus-Christ. C’est sur lui que repose notre bien-être, mais aussi notre sécurité face aux nombreux prédateurs des temps modernes.

Comme le dit si bien l’apôtre Paul : « Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité. »Colossiens 2 : 9  D’autres versions disent « Nous sommes comblés en lui… »

Notre sécurité, notre joie d’être dépendent de notre choix de demeurer sur le rocher. Voire même de construire notre maison sur le rocher qui brisent les tempêtes de la vie. Pourquoi ?  Notre bonheur présent et futur vient de Jésus-Christ. Comme le dira l’apôtre Pierre en s’adressant aux membres du sanhédrin : « Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. »Actes 4 : 12

 

La  Sauterelle : 

« Les sauterelles n’ont point de roi, et elles sortent toutes par divisions. »

Proverbe 30 : 27 

Cet insecte ne jouit pas dans le bassin méditerranéen d’une bonne réputation. Ces invasions destructrices sèment la désolation parmi les cultures des paysans.  Mais là, le texte met en avant une qualité, apparemment incompréhensible : leur cohésion dans le nombre. Quel cerveau programme cette organisation ?

Les sauterelles sont apparentées aux grillons, et les mâles produisent les mêmes sons stridents que ces derniers, grâce à un organe situé sur les ailes antérieures. Les femelles de plusieurs espèces, elles aussi, peuvent produire des sons. L’organe auditif des sauterelles est situé sur leurs pattes avant.

Quand la sauterelle est isolée, elle est facilement la proie des prédateurs, car elle reste souvent immobile. La sauterelle a donc tout intérêt à opter pour ces marches forcées et ces vols en formation serrée.

Les observations des scientifiques ont démontré que les mouvements migratoires sont conditionnés par la recherche de protéines et d’éléments riches en sels. La fuite en avant est aussi dictée par l’instinct de survie car en état de privation, elles se dévorent entre elles. Il faut échapper au cannibalisme qui vient de l’arrière.

Pour sourire, toute comparaison avec une situation ayant réellement existée dans la condition humaine est nulle et non avenue. Quoique !…

La sauterelle nous enseigne qu’il est important de s’assumer sans attendre de directive d’un roi ou d’un gouvernement. Le moteur de notre propulsion doit être la recherche d’une nourriture qui peut vraiment nous être profitable. C’est l’apôtre Pierre qui disait : « Désirez, comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut, si vous avez goûté que le Seigneur est bon. » 1 Pierre 2 : 2,3

Nous avons quelque part à dévorer avec avidité une nourriture spirituelle :

«  Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle, et que le  Fils de l’homme vous donnera. » Jean 6 : 27

La sauterelle indirectement nous dit aussi que l’immobilisme est source de danger. Mieux vaut avancer, prendre certainement des risques, que de se conforter dans une position d’attente. L’ange de l’Eternel dit à Gédéon «  Va avec cette force que tu as »Juges 6 : 14  Nous devons aller et partager ce que Dieu a mis dans nos cœurs et nos vies. En déployant ses ailes, la sauterelle se propulse vers l’avant. Elle le fait instinctivement. Ne devrions-nous pas avoir la même démarche de foi ?  « Sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous. » 1 Pierre 3 : 15

 

Le lézard : 

«  Le lézard saisit avec les mains, et se trouve dans le palais des rois»Proverbes 30 : 28

Le lézard a la particularité d’être à l’aise dans bien des milieux. Il constitue le plus grand groupe vivant de reptiles. Leur couleur est adaptée au milieu dans lequel ils vivent. Les lézards ne peuvent pas, comme les serpents, avaler des proies énormes, car les os de leur mâchoire sont réunis par une articulation qui limite les possibilités d’ouverture de leur gueule. Les lézards ont la faculté de percevoir la lumière même les yeux fermés, grâce à la présence d’écailles transparentes sur la paupière inférieure. Ils prélèvent avec leur langue les particules odorantes présentes dans l’atmosphère et cela leur permet d’identifier leur proie mais aussi leur partenaire. Leurs pattes adhésives ont fait l’objet d’études sérieuses car leur étonnante adhérence défie les lois de la pesanteur. Des chercheurs américains ont découvert que l’extrémité des pattes est dotée de millions de poils microscopiques élastiques, disposés selon un certain ordre. En reproduisant cette disposition, ils ont réussi à mettre au point un adhésif sec qui surpasse l’efficacité des pattes du lézard. (Geckos)

Dans notre texte les pattes du lézard fonctionnent comme des mains capables de saisir. Le créateur a placé dans nos mains, mais aussi dans nos cœurs, cette capacité de saisir les éléments essentiels à notre subsistance. L’apôtre Paul conseille à son enfant spirituel Timothée : «  Combats le bon combat de la foi, saisis la vie éternelle, à laquelle tu as été appelé... »1 Timothée 6 : 12

Le lézard entre dans le palais des rois,aucun espace ne peut lui être interdit. Cela me rappelle le discours de Paul à l’aréopage d’Athènes : « Dieu, sans tenir compte des temps d’ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils ont à se repentir… » Actes 17 :30 A l’instar de la renommée de Jésus en Galilée, la bonne nouvelle du salut doit être proclamée en tous lieux. Il n’y a aucun espace interdit qui ne puisse entendre l’évangile de libération.

Cet espace de liberté, propre au lézard, est encore plus important quand dépassant les lieux et le temps, on vit la glorieuse liberté spirituelle en Christ. Et de même que le lézard  recharge son énergie aux rayons du soleil, peut-être aussi devrions-nous nous recharger auprès de Celui qui produit lumière et chaleur. Nous aussi nous pouvons voir cette lumière même les yeux fermés.

« Lève-toi, sois éclairé, car ta lumière arrive, et la gloire de L’Eternel se lève sur toi… » Esaïe 60 : 1  Zacharie dans son cantique, en parlant de la naissance de Jésus déclare : « Le soleil levant nous a visité d’en haut, pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort, pour diriger nos pas dans le chemin de paix.  » Luc 1 : 78,79 

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Conclusion :

Ces quatre petits animaux sans défense nous parlent de fragilité. Ils sont à l’image de notre nature humaine. Malgré toutes nos prétentions, il importe d’identifier les notres, car la conscience de nos manques renforce la qualité de notre vie. L’apôtre Paul  met en avant ce paradoxe : « Quand je suis faible, c’est alors que je suis fort. » 2 Corinthiens 12 : 10 Mais cette fragilité peut aussi être signe de longévité. Ces quatre animaux ont traversé le temps et l’histoire des hommes, alors ne craignons rien, notre longévité dépend aussi de la gestion de nos faiblesses.

Ces quatre petits animaux nous invitent à la sagesse. Ils ont su tirer le meilleur parti de leur condition. Leur capacité d’adaptation est devenue pérenne. Ils sont toujours présents parmi nous. Donc à nous de les imiter : « Ne vous inquiétez de rien ; mais en toutes choses faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâce. » Philippiens 4 : 6

Cela nous force quelque part à mieux prendre en compte notre condition humaine. Malgré tous les avatars de la vie, la position de l’humain est loin d’être désespérée. Nous avons à chaque instant l’occasion de faire un choix déterminant pour notre présent et notre avenir. Embrasser la foi, c’est peut-être avoir cette capacité d’adaptation pour traverser le temps. C’est aussi répondre à cette soif d’absolu qui transcende le temps, c’est désirez vivre éternellement. La Bible répond à notre angoisse existentielle en disant : c’est possible ! A toi de faire le bon choix !    

Merci à nos quatre petits animaux de nous avoir instruit par leur vie !

                     par  Jacques Eychenne        

 

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SEXUALITE DU LEZARD

Posté par othoharmonie le 8 août 2014

 

VIDÉO. Il n’y a jamais eu de mâle chez le lézard à queue en fouet, les femelles se reproduisant par clonage.

 

Image de prévisualisation YouTube

https://www.youtube.com/watch?v=_4wrZ7vNsCg

 

L’espèce du lézard à queue en fouet (Cnemidophorus uniparens) d’Arizona se débrouille parfaitement sans aucun mâle. C’est une société d’Amazones qui tombent enceintes sans avoir besoin d’un macho pour les féconder. C’est tellement plus cool de vivre entre filles. Néanmoins, si les mâles sont absents physiquement, ils restent présents dans les esprits. Ces lézards continuent à vivre en couple, avec une des deux femelles jouant à la garçonne.

Cette dernière mime parfaitement le comportement masculin en période de reproduction. Elle couvre sa partenaire d’attentions enamourées, lui fouettant sensuellement la tête avec sa langue effilée, tandis que cette dernière appréciant ses mamours reste immobile. Alors le « dragueur » s’enhardit jusqu’à lui saisir le cou avec sa bouche. Puis il la chevauche en l’étreignant avec sa queue passée sous la sienne. Et de lui plaquer son cloaque contre le sien en prenant, visiblement, son pied. Les deux amoureuses restent ainsi enlacées pendant quelques minutes avant de se séparer. Cela ressemble tout à fait à la parade amoureuse des espèces de lézards hétérosexuels. Sauf qu’il n’y a pas transfert de sperme. Et pourtant, la femelle s’isole pour pondre des oeufs qui vont éclore en donnant le jour à des bébés lézards. Toutes des Saintes Vierges…

Question d’ovaire

téléchargement (5)Que s’est-il passé ? Tout simplement, l’oeuf qui a hérité de la totalité de l’ADN de sa mère (et pas de la moitié comme normalement) a pu se développer pour donner un individu absolument semblable à sa mère. Les biologistes parlent de parthénogenèse. Quelques jours après la ponte, les rôles s’inversent entre les deux partenaires. En fait, ce lézard est placé sous la dépendance de ses ovaires. S’ils contiennent des ovules matures, il se comporte comme une fille, sinon, il adopte une attitude masculine. Les naturalistes supposent qu’à l’origine de cette espèce il y a eu une hybridation entre deux espèces voisines de lézards qui a donné naissance à des individus triploïdes. Au lieu de posséder un patrimoine génétique en double, ils l’ont en triple. Avec pour conséquence d’avoir ce curieux comportement sexuel.

Normalement, une espèce composée uniquement de clones ne survit pas bien longtemps (quelques dizaines ou centaines de millénaires, tout de même), car elle reste génétiquement figée, sans pouvoir vraiment s’adapter au changement de son environnement. Pour autant, les lézards à queue en fouet possèdent un atout de taille : tous leurs membres sont capables de pondre, alors que chez les espèces voisines, seul un individu sur deux (la femelle) donne la vie. Du coup, la démographie de ce lézard est très élevée, ce qui lui donne un net avantage. 

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Ancêtre du Lézard

Posté par othoharmonie le 8 mars 2013

 

Ancêtre du Lézard dans LEZARD batrachotomus1dbLes dinosaures, bien que tirant leur nom du grec Deinos, terrible et Sauros, lézard, ne sont pas, comme on l’a longtemps pensé, des « reptiles », mais forment un clade extrêmement diversifié de vertébrés diapsides représentés actuellement par les oiseaux. Ce sont des archosaures ovipares, ayant en commun une posture érigée et partageant un certain nombre de synapomorphies telles que l’absence d’un os postfrontal au niveau du crâne et la présence d’au moins trois vertèbres sacrées. Présents dès le Carnien (partie inférieure du Trias supérieur, il y a 230 millions d’années), ils disparaissent presque entièrement lors de la crise Crétacé-Tertiaire il y a 65 millions d’années. Seuls les oiseaux, qui émergent de petits dinosaures théropodes du Jurassique moyen, survivent à cette extinction, ce qui leur a permis de prospérer et se diversifier considérablement durant le Cénozoïque. Avec les oiseaux, les dinosaures forment aujourd’hui un des groupes de vertébrés les plus florissants, et les tétrapodes les plus diversifiés taxonomiquement et morphologiquement : leurs espèces sont d’ailleurs plus nombreuses (près de 10 000) que celles des mammifères (5 400), ce qui a fait dire à Guillaume Lecointre que « nous sommes toujours dans l’ère des dinosaures ».

C’est un abus de langage de dire que les dinosaures sont des animaux préhistoriques. En effet, la préhistoire désigne la période comprise entre l’apparition de l’Humanité et l’apparition des premiers documents écrits. En fonction des définitions précises adoptées, celle-ci commence au plus tôt il y a 5 millions d’années. Les dinosaures non aviens s’étant éteints il y a 65 millions d’années, ils n’ont donc pas vécu pendant la préhistoire. Ce sont des animaux de l’ère secondaire, mais pas « préhistoriques ».

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Un lézard « volant » du crétacé

Posté par othoharmonie le 8 mars 2013

Un fossile exceptionnel découvert en Chine dévoile avec précision le squelette d’un lézard équipé d’une membrane qui lui permettait de glisser sur l’air. 

Un lézard Des paléontologues chinois ont découvert dans la province du Liaoning, dans le nord-est de la Chine, le fossile très bien conservé d’un ancien lézard ‘’volant’’ : une membrane déployée comme une aile lui permettait de planer d’arbre en arbre. Le Xianglong zhaoi mesurait 15,5 cm au total, dont 9,5 cm de queue. Ce lézard vivait il y a environ 125 millions d’années, au Crétacé.

Huit côtes allongées soutenaient cette membrane, ou patagium, de chaque côté du lézard. Contrairement à d’autres animaux capables de planer, le patagium du Xianglong ne se déploie pas entre les pattes mais latéralement, un peu comme des ailes.

Des créatures plus anciennes, comme le reptile Icarosaurus du Trias, vieux d’environ 200 millions d‘années, ou le Coelurosaurovus qui date lui du Permien (entre 250 et 300 millions d’années), étaient aussi des reptiles planeurs. Aujourd’hui, il existe quelques lézards ‘’volants’’, les Draco ou dragons d’Asie, qui déploient leur patagium comme un parachute pour se déplacer dans les forêts. Cependant rien ne démontre que le lézard du Crétacé soit l’ancêtre des lézards planeurs actuels.

L’équipe de Xing Xu (Institut de paléontologie et de paléoanthropologie de Pékin, Chine) présente sa découverte dans les Proceedings of the National Academy of Sciences. 

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Symbolique du Lézard

Posté par othoharmonie le 8 mars 2013

 

LÉZARD sur les armoiries – BLASONS.

Ce reptile est généralement représenté montant, c’est-à-dire la tête vers le chef et la queue vers la pointe de l’écu ; si sa position est autre, il faut le spécifier en blasonnant.

d’après l’Alphabet et figures de tous les termes du blason
L.-A. Duhoux d’Argicourt — Paris, 1899

Symbolique du Lézard dans LEZARD lezard_muer  LÉZARD, subst. masc., reptile à quatre pieds et à longue queue, qui paraît montant, c’est-à-dire la tête vers le haut de l’écu ; s’il est posé d’une autre manière, on doit spécifier sa situation en blasonnant.

Quelques-uns prétendent que le Lézard est l’ami de l’homme, et qu’il l’éveille lorsqu’il dort, à l’approche du serpent : le Lézard est donc l’emblème du zèle et de la fidélité.

Ce mot vient du latin lacertus, Lézard, qui signifie aussi le bras depuis le coude jusqu’au poignet, parce que ce reptile a les pattes de devant assez semblables au bras humain.

Lamy de la Perlière, en l’Île-de-France : d’azur, à trois lézards d’argent.

de Sortembosc, de Sainte-Marguerite, en Normandie : d’argent, à trois lézards de sinople.

Leziart de la Grangerie, de Kersoul, en Bretagne : d’argent, à trois lézards de sable.

le Tellier, marquis de Louvois, pair de France : d’azur, à trois lézards rangés d’argent ; au chef cousu de gueules, chargé de trois étoiles d’or.

d’après le Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842)  — Paris, 1816

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Langage du Lézard

Posté par othoharmonie le 8 mars 2013

 

Un ou plusieurs Lézards symboliseraient une amitié fidèle et protectrice.

d’après le Manuel héraldique ou Clef de l’art du blason » (Avertissement)
par L. Foulques-Delanos, Limoges, oct. 1816

mais encore ….

Le lézard fait directement référence au serpent et au dragon légendaire.
Son attitude, immobile sous les rayons solaires, illustre la contemplation et la réceptivité.
C’est pourquoi, il est considéré comme un premier degré menant à la sagesse.

Placé près d’un homme, il annonce que celui-ci est en train d’acquérir la Lumière.

Source : RJ Thibaud

Langage du Lézard dans LEZARD

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Lézard porte-bonheur

Posté par othoharmonie le 6 mars 2013

 

Autant que les pattes de lapin, les trèfles à quatre feuilles, les fers à chevaux… Tout est histoire de croyance. Mais il est vrai qu’on a longtemps pensé que la queue des lézards portait bonheur. Certains ont encore des queues séchées trouvées dans les greniers familiaux. N’allez pas les rechercher chez les animaux vivants : ces reptiles sont protégés. Et même si effectivement la queue du lézard peut repousser, la perte de cet organe est un traumatisme qui les fragilise.

Le lézard est associé au soleil renaissant, au printemps. Il symbole le retour de la vie, de la chance. Et sa queue était, dans différentes régions françaises, apporter de la chance au jeu, notamment au jeu de hasard. Ce porte-chance était plus particulièrement apprécié lors du tirage au sort des conscrits, qui déterminait si le jeune homme allait passer un, deux, trois… ou sept ans au service militaire.

Lézard porte-bonheur dans LEZARD lez

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Lézard noir et jaune

Posté par othoharmonie le 6 mars 2013

 

Lézard noir et jaune dans LEZARD salamandreSALAMANDRE : Salamandra salamandra est une espèce d’urodèles de la famille des salamandridae. En français elle est nommée salamandre terrestre, salamandre commune, salamandre tachetée ou salamandre de feu. Le nom vernaculaire « Salamandre tachetée » généralement attribué à l’espèce Salamandra salamandra peut également s’appliquer à d’autres espèces ou sous-espèces du genre Salamandra présentant un motif tacheté, comme la salamandre nord-africaine Salamandra algira.

La salamandre tachetée reste habituellement cachée dans la journée dans des cavités humides, sous des pierres ou des écorces, ou dans des troncs d’arbres pourris. Il est possible de trouver des salamandres dans les regards de compteur d’eau, du fait de l’humidité et de la chaleur. Elle peut exceptionnellement se montrer la journée lorsque le temps est humide et tiède, ou quand elle a été dérangée. Chez la salamandre tachetée, seule la larve est aquatique. Nombre de salamandres sont mortes dans des aquariums où on avait – à tort – cru pouvoir les faire vivre. Les individus adultes sont en effet dans une large mesure indépendants des eaux de surface et passent leur existence cachés dans des trous, des grottes, sous le bois mort, les pierres plates, entre les blocs de pierre et sous les racines des arbres, ou dans le système lacunaire du sol, par exemple dans les galeries de petits mammifères. Les résurgences de sources calmes en forêt offrent également de bonnes possibilités d’abri.

Essentiellement nocturne, on peut rencontrer la salamandre tachetée durant la journée, après ou durant de fortes précipitations. Parmi les amphibiens, cette espèce est la plus proche des milieux forestiers. Elle préfère les boisements mixtes, s’ils présentent une certaine humidité au sol. Les boisements purs de conifères sont en général évités, bien que soient parfois tolérées les forêts de sapin avec une couche herbacée et muscinale bien développée.

220px-Feuersalamander_rot1 dans LEZARDAccessoirement on peut trouver la salamandre tachetée dans les cimetières boisés avec de vieux arbres, à proximité de zones forestières. Ces habitats de substitution proposent de nombreux avantages aux salamandres : la proximité de zones boisées, un habitat varié avec de nombreuses caches, plusieurs points d’eau (bassines, robinets, coupes de fleurs, etc.), le calme durant la période d’activité nocturne des salamandres.

Ainsi, comme peut le comprendre le connaisseur d’amphibiens, il n’est pas anormal de voir émerger des salamandres, après de fortes pluies ou de violents orages, en pleine ville et dans les mares de jardin, les accès de cave ou les installations de canalisation, qui explorent leur nouvel environnement. À partir d’ici les animaux migrent contraints et forcés vers de nouveaux habitats plutôt atypiques, puisque leur retour est interdit par plusieurs obstacles insurmontables vers leur habitat naturel d’origine. On retrouve ainsi des salamandres tachetées dans des situations de très basses en altitude autour de Heidelberg, près des maisons, dans des jardins, des pépinières, des champs de vignes, etc.

Quelques stations de salamandre tachetée sont encore très certainement inconnues. Du fait de leur mode de vie caché et leur activité nocturne, particulièrement durant les épisodes de mauvais temps, ces amphibiens peuvent s’établir dans un habitat durant plusieurs décennies, sans qu’aucun humain ne les aperçoive jamais, en dépit de leurs couleurs remarquables.

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La Salamandre et l’homme

Posté par othoharmonie le 3 mars 2013

 

La salamandre tachetée a depuis longtemps gagné la confiance de l’Homme, du fait de son apparence extérieure plutôt frappante. Sa forte notoriété n’a cependant pas toujours été à son avantage. La salamandre a été longtemps considérée comme engendrée par le feu ou capable d’y survivre. Il est en tout cas probable que des salamandres cachées ou hivernant dans des bois morts, aient autrefois été vues s’échappant d’un foyer de cheminée laissant penser qu’elles aient été engendrées par le feu ou y résistant. Le nom commun de « salamandre de feu » dérive de cette croyance.

La Salamandre et l'homme dans LEZARD rosel_v_rosenhof_bild-203x300Cette croyance apparait déjà en 1590, dans le travail de Joachim Camerarius de Nuremberg « Symbolorum et Emblematum ex Aquatilibus et Reptilibus » où il mentionne :

« Voyez la salamandre qui traverse les flammes. C’est aussi toujours le propre de la pureté de rester indemne. »

Par la suite, les différentes représentations de la salamandre tachetée, par exemple dans les livres d’emblêmes du Moyen Âge tardif, lui donnent plus de similitudes avec un reptile, rappelant plutôt « une créature draconique ». La salamandre tachetée n’échappe à cette convention de représentation qu’au milieu du XVIIe siècle par un vernis du peintre anversois Jan van Kessel (1626 – 1679), une représentation naturaliste où la salamandre tachetée figure au milieu d’un ensemble de 39 insectes et reptiles différents. Malgré une classification systématique erronée (même Carl von Linné se pliait également au départ au consensus de son époque et désignait l’espèce comme Lacerta salamandraLacerta signifiant lézard en latin), ce vernis rappelle déjà un panneau d’instruction orienté didactiquement sur la biologie.

Certains Rois de France, tel François Ier firent de la salamandre un emblème royal, comme en témoigne notamment la salamandre sculptée en bas-relief au-dessus de la porte d’honneur du château d’Amboise.

Une des plus décoratives et en même temps des plus exactes salamandres tachetée a été fournie par l’aquarelliste et graveur sur cuivre de Nuremberg August Johann Rösel von Rosenhof (1705 – 1759) dans son panneau enluminé de 1758 « Historia naturalis ranarum nostratium ». Avec la parution de ce travail s’est développée dans le même temps les premières étapes d’une herpétologie plus scientifique. Amphibiens et reptiles furent alors libérés de leur symbolique négative, de la magie et la superstition.

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Lézard, comme !

Posté par othoharmonie le 3 mars 2013

 

Lézard, comme ! dans LEZARD accouplement_du_lezard-300x225Les lézards sont des petits reptiles de l’ordre des Squamates. Ils partagent le fait d’avoir quatre pattes, des oreilles à tympan apparent sans conduit auditif externe, le corps recouvert d’écailles et la mue. Toutes les espèces ne perdent pas leur queue (autotomie) en cas d’agression et toutes n’ont pas des paupières mobiles comme c’est le cas pour les Gekkonidae et les Xantusiidae.

Le terme lézard dérive probablement du latin lacertus qui désigne aujourd’hui une famille et un genre particuliers (les Lacertidae et les Lacerta). Diverses espèces peuvent avoir un nom vernaculaire qui contient le terme lézard comme les geckos (lézard vert de Manapany) ou le lézard vert. Cependant ce terme est aussi un terme générique qui regroupe traditionnellement plus particulièrement des espèces de l’infra-ordre les Autarchoglossa présents en Europe mais aussi les geckos, les caméléons et les iguanes. Parmi les espèces Autarchoglossa, certaines espèces ne sont pas, à première vue, considérées comme des lézards car ils ne possèdent pas de pattes, par exemple les orvets, serpents de verre, et les ophisaures. Les espèces d’Autarchoglossa les plus grandes comme les varans ne sont en général pas non plus considérés comme des lézards en raison de leur taille.

La plupart des lézards sont des carnivores insectivores, mais les plus grandes espèces peuvent aussi consommer de petits reptiles ou mammifères. Certaines espèces consomment également des végétaux (varans, certains caméléons) ou des fruits.

Des observations sur l’évolution des populations de lézards dans différentes régions du monde depuis 1975 ont permis à des herpétologues d’élaborer un modèle d’anticipation : 20% des reptiles pourraient disparaître d’ici 2080 à cause du réchauffement climatique, des températures trop hautes les incitant à rester à l’ombre, ce qui nuit à leur recherche de nourriture. Leur disparition ne proviendrait donc pas de la diminution de leurs habitats mais de l’évolution des températures.

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Au sens large du lézard

Posté par othoharmonie le 3 mars 2013

 

Les squamates (Squamata, du latin squama, écaille), reptiles à écailles, ou saurophidiens est un vaste ordre de reptiles qui comprend tous les lézards (sens large), serpents et amphisbènes. En fait cet ordre regroupe les reptiles qui changent régulièrement de peau (qui muent par lambeaux). Leur régime alimentaire est varié selon les espèces : arthropodes, mammifères, reptiles, batraciens, plantes ou fruits.

Le terme Squamate est issu du latin squama qui désigne « écaille (de poisson) ; pellicule ». Ce terme est peut être dérivé du terme germanique *skalja qui désignait les écailles, via la forme *scama. Dans les langues d’Europe de l’Ouest, cette racine se retrouve d’une manière évidente dans les termes pour écaille, par exemple en danois Skæl, en anglais scale ou italien Scaglia.

 

Au sens large du lézard dans LEZARD couleuvre_collie

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Autres Lézards

Posté par othoharmonie le 3 mars 2013

 

Autres Lézards dans LEZARD xenosaurusLes Xenosauridae forment une famille de lézards comprenant les genres suivants :

Ce sont des animaux diurnes et vivipares, de taille moyenne, qui sont carnivores (insectes, crustacés, escargots, poissons…). Ils se rencontrent en Chine pour le genre Shinisaurus et au Mexique pour le genre Xenosaurus. Certains travaux suggèrent que le genre Shinisaurus pourrait être déplacé dans une famille différente (les Shinisauridae) à la vue des analyses génétiques effectuées par Macey et al., 1999.

Certaines classifications indiquent également la présence de deux sous-familles, les Shinisaurinae comprenant le genre Shinisaurus et les Xenosaurinae comprenant le genre Xenosaurus.

ET Les Tropiduridae forment une famille de Squamates dont on rencontre les espèces en Amérique du Sud (jusqu’aux Îles Galápagos), dans les Caraïbes ainsi qu’en Floride où ils ont été introduits.

Ce sont des lézards dont la taille varie de 5 à 15 centimètres sans la queue, celle-ci pouvant approcher la taille du corps), ovipares ou vivipares selon les espèces. La plupart consomme des insectes voire de petits vertébrés, mais certaines espèces consomment également des végétaux (Phymaturus sp et quelques Liolaemus) ou des fleurs et fruits. Quelques espèces sont Description de cette image, également commentée ci-aprèsspécialisées dans la consommation de fourmis (dans les genres Liolaemus et Tropidurus).
Les espèces vivent dans des milieux variés, allant des forêts humides aux forêts sêches en passant par des savanes et jusqu’aux déserts.

Cette famille est parfois considérée comme une sous-famille, les Tropidurinae, incluse dans la famille Iguanes. Elle est ici traitée comme une famille (Frost & Etheridge, 1989).

Source Wikipédia.

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Les geckos

Posté par othoharmonie le 3 mars 2013

Les geckos dans LEZARD gek_Les geckos sont des squamates, c’est-à-dire que ce sont des reptiles qui muent à intervalle régulier. Comme les autres reptiles, les geckos sont poïkilothermes, c’est-à-dire que leur température corporelle varie en fonction des conditions extérieures. Ils mettent en œuvre divers comportements pour réguler cette température en fonction de leurs besoins, par exemple en s’exposant au soleil pour se réchauffer. Par rapport aux autres reptiles, ils présentent quelques spécificités :

la grande majorité des geckos ne possèdent pas de paupière mobile. Les yeux sont protégés par une écaille transparente (comme chez les serpents) ;

la plupart des geckos arboricoles présentent des lamelles adhésives sous les doigts, qui leur permettent de grimper sur toutes les surfaces, y compris les plus lisses. Ils peuvent ainsi marcher sur un plafond sans problème. Les forces d’adhérence de leurs setæ sont si grandes qu’un seul doigt peut soutenir le poids complet de l’animal (sauf chez les plus grosses espèces). Elles sont dues uniquement aux forces de van der Waals entre les sétules (minuscules poils du bout des pattes) et la structure sur lequel le gecko marche. Voir aussi l’article Seta ;

D’autres comme les Rhacodactylus ciliatus présentent aussi ces particularités sur leur queue en plus de leurs doigts ;

De nombreuses espèces peuvent émettre des sons, en général des claquements ou de courts cris puissants (exemples : le Gekko gecko appelé aussi gecko tokay, le Cyrtodactylus peguensis, le Stenodactylus petrii  et Hemidactylus frenatus chez les mâles) ;

De façon corollaire, ils possèdent une très bonne ouïe, supérieure à celle de la plupart des autres lézards ;

Bien qu’utilisant beaucoup leur odorat, ils sont également dotés d’une bonne vue et chassent généralement en se basant sur les mouvements de leurs proies.

rhoptropus dans LEZARDDu point de vue de la taille les geckos sont de petits reptiles. Les plus grands dépassent de peu les 30 cm (Uroplatus fimbriatus, Uroplatus giganteus, les grands Rhacodactylus et Phelsuma) et le plus petit connu fait moins de 2 cm à l’âge adulte (Sphaerodactylus ariasae).

La famille des geckonidés remonte à 50 ou 60 millions d’années, et descendrait des ardéosaures du Jurassique.

Initialement originaires d’Asie (où l’on trouve le plus primitif des membres de cette famille encore en vie, le Aeluroscalabotes felinus ou gecko chat), les geckos se sont répandus à travers tout le globe en colonisant un grand nombre de biotopes.
On les rencontre maintenant dans à peu près tous les pays et sous tous les climats, à part les régions polaires et au nord des régions tempérées.

Les geckos ou Gekkonidae (parfois francisé geckonidés) forment une famille de lézards de taille modeste dont on rencontre les espèces dans de très nombreux pays.

Ce nom provient du malais « Gekoq », qui est une onomatopée correspondant au cri d’un gecko indonésien.

Les geckos sont également qualifiés de lézard, terme qui regroupe en réalité de nombreux squamates.

Dans certains pays, ces animaux sont considérés comme sacrés, et portent bonheur. Dans d’autres, ils sont associés aux esprits et portent malheur (Uroplatus à Madagascar, par exemple). Ils sont aussi très appréciés car ils mangent les insectes nuisibles.

source Wikipédia.

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Lézard Vert de Manapany

Posté par othoharmonie le 2 mars 2013

Le lézard vert de Manapany  est un gecko diurne et arboricole qui mesure moins de dix centimètres. Il a une forme longiligne parcourue de petites tâches rouges, alignées plutôt longitudinalement, et plus marquées sur la tête. Il présente également deux lignes claires (beige ou bleuté) sur le côté de la tête, et une tache verte ou bleutée sur le museau. Ses membres sont souvent marron-jaunâtres ou blanchâtres.

La femelle est légèrement plus petite que le mâle.

Il est protégé en France par l’arrêté ministériel du 17 février 1989.

Le lézard vert de Manapany (Phelsuma inexpectata, autrefois considéré comme sous-espèce de Phelsuma ornata, le Gecko diurne orné de l’île Maurice) est un reptile endémique de l’île de La Réunion, et plus précisément d’une aire de répartition extrêmement réduite située entre la plage de Grande Anse et l’embouchure de la rivière Langevin, soit autour de la frontière entre les territoires communaux de Petite-Île et Saint-Joseph que constitue le lieu-dit Manapany, sur la côte sud.

Il privilégie pour habitat les vacoas (Pandanus utilis). On ne le trouve pas au-delà de 450 m d’altitude ou à plus d’un kilomètre des côtes.

Ce gecko n’est pas connu en tant qu’animal d’élevage. En tant qu’animal protégé, sa détention en captivité est interdite.

Lézard Vert de Manapany dans LEZARD lezard-vert

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Le Lézard et l’homme

Posté par othoharmonie le 2 mars 2013

 

Le Lézard et l'homme dans LEZARD a1lezardBien que groupe non monophylétique, c’est-à-dire ne comprenant pas toutes les espèces descendantes de la même espèce, le terme lézard, pour les mêmes espèces qu’en français, existe également dans de nombreuses langues, par exemple l’anglais Lizard, en allemand Echsen. Les lézards semblent rarement jouer un rôle symbolique important, sauf pour certaines cultures comme celle des Tarrotarro, un groupe aborigène australien. Les créatures mythologiques les plus proches sont vraisemblablement les dragons.

Les lézards ne sont cependant pas absents des mythes, on les retrouve notamment sur de nombreuses poteries Moche, un ancien peuple du Pérou qui aimait les décorations animalières et a souvent peint des lézards. En Inde, selon la légende du Maharashtra, un varan indien a été utilisé afin de fortifier les murs du fort de Sinhagad avec ses écailles durant la bataille du même nom.

Aujourd’hui, les lézards et plus particulièrement les iguanes sont des NAC prisés. Des espèces précises de lézard sont également mangées dans de nombreux pays du monde, par exemple les iguanes verts en Amérique du Sud, les Uromastyx en Afrique du nord par les tribus nomades.

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Apparition du Lézard

Posté par othoharmonie le 2 mars 2013

 

Voici les conditions nécessaires et suffisantes, pour qu’à coup sûr apparaisse un Lézard !

Ce n’est pas moi qui le dit mais Francis Ponge, poète français du XXeme siècle…

Le Lézard

Apparition du Lézard dans LEZARD cD’abord un quelconque ouvrage de maçonnerie, à la surface éclatante et assez fort chauffée par le soleil. Puis une faille dans cet ouvrage, par quoi sa surface communique avec l’ombre et la fraîcheur qui sont en son intérieur ou de l’autre côté. Qu’une mouche de surcroît s’y pose, comme pour faire la preuve qu’aucun mouvement inquiétant n’est en vue depuis l’horizon… Par cette faille, sur cette surface, apparaîtra alors un lézard (qui aussitôt gobe la mouche). 

Et maintenant, pourquoi ne pas être honnête, a posteriori ? Pourquoi ne pas tenter de comprendre ? Pourquoi m’en tenir au poème, piège au lecteur et à moi- même ? Tiens-je tellement à laisser un poème, un piège ? Et non, plutôt, à faire progresser d’un pas ou deux mon esprit ? A quoi ressemble plus cette surface éclatante de la roche ou du môle de maçonnerie que j’évoquais tout à l’heure, qu’à une page, – par un violent désir d’observation ( à y inscrire) éclairée et chauffée à blanc ? Et voici donc dès lors comment transmuer les choses.

Telles conditions se trouvant réunies :
Page par un violent désir d’observation à y inscrire éclairée et chauffée à blanc. Faille par où elle communique avec l’ombre et la fraîcheur qui sont à l’intérieur de l’esprit. Qu’un mot par surcroît s’y pose, ou plusieurs mots. Sur cette page, par cette faille, ne pourra sortir qu’un…( aussitôt gobant tous précédents mots)… un petit train de pensées grises, -lequel circule ventre à terre et rentre volontiers dans les tunnels de l’esprit.

F. Ponge (1899-1988) voir ci-après …

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Le Lézard de Ponge

Posté par othoharmonie le 2 mars 2013

 

Le lézard est un poème de Francis Ponge.

METAPHORE, CONTEXTE, ANALOGIE LE LÉZARD DE FRANCIS PONGE*

INTRODUCTION

 Le Lézard de Ponge dans LEZARD aLes textes poétiques donnent rarement au linguiste matière à analyse théorique, y compris lorsque le phénomène étudié, sans être spécifique à la poésie, trouve en celle-ci des illustrations nombreuses et variées. La métaphore en est un exemple frappant. Malgré l’enjeu théorique qu’elle représente, les travaux qui lui sont consacrés se fondent en  général sur un corpus d’exemples dont le contexte immédiatement accessible est nécessairement celui que le linguiste crée par son étude ou qu’il spécifie au besoin pour justifier sa position. On pourrait, me semble-t-il, dire du contexte ce que Kleiber rappelle du recours qui était fait à la pragmatique avant qu’elle ne renouvelle l’approche de la métaphore ; il sert souvent de roue de secours aux analyses défaillantes 2. Son invocation ad hoc impose qu’en toute rigueur soit précisé le rôle du contexte dans la définition du processus métaphorique. Il importe donc de considérer des métaphores qui comportent le contexte de leur interprétation sans qu’il soit nécessaire de l’imaginer ou de s’en tenir au contexte par défaut des énoncés pris isolément. Un poème satisfait généralement à cette exigence.

Je me propose ainsi d’analyser LE LÉZARD de Francis Ponge avec le double objectif d’interpréter le réseau métaphorique que développe le texte et d’évaluer la fonction du contexte dans l’interprétation des métaphores. Je mènerai l’analyse dans le cadre de la pragmatique cognitive, à partir des notions de contexte et ď analogie définies par Sperber et Wilson 3. Je proposerai ainsi une conception de la métaphore qui intègre la notion de contexte en la reliant à celle d’analogie.

 1 . Les métaphores du petit animal : trois hypothèses de base

Etant donné que l’ensemble des contextes accessibles pour l’interprétation d’une expression métaphorique est ordonné par une relation d’inclusion qui correspond à leur ordre d’accessibilité 4, et puisque mon but est de déterminer la fonction du contexte dans l’interprétation des métaphores, je commenterai les métaphores du LÉZARD dans l’ordre que détermine l’accessibilité de leur contexte. C’est en fait l’ordre même de la lecture, qui va du plus simple au plus complexe. Je ferai cependant un sort à part aux métaphores dont la valeur métalinguistique modifie l’appréhension globale du texte et s’avère particulière meinntétres sante pour la définition du processus métaphorique. 

 La première métaphore recevant une interprétation immédiate a pour cible le lézard, en (1,4) ; un chef-d’oeuvre de la bijouterie préhistorique. Cette spontanéité de l’interprétation est liée aux énoncés qui, dans ce paragraphe, représentent le petit animal. Celui-ci est d’abord associé au heu de son apparition, le mur de fond de jardin, dont la métaphorisation en mur de la préhistoire, n’est pas d’emblée interprétable (j’y reviendrai), mais fait en tout cas du reptile une émanation de la préhistoire. Quelques-unes de ses caractéristiques physiques ou comportementales sont ensuite évoquées ; sa taille, petit, sa silhouette, formidablement dessiné, comme un dragon chinois, son comportement, brusque mais inoffensif.

 Les traits ainsi sélectionnés ne constituent pas une description du lézard ; les termes en sont vagues (un petit animal, brusque, inoffensif) ou révèlent une subjectivité à travers des jugements (formidablement dessiné, et ça le rend bien sympathique) , des métaphores (mur de la préhistoire) et une comparaison (comme un dragon chinois). Ils ne permettraient pas au lecteur ignorant de ce qu’est un lézard d’en imaginer l’aspect mais renvoie à un savoir manifeste 5 mobilisé dès la description définie du titre. Il convoque en effet chez le lecteur une représentation a priori, en fonction de la compétence encyclopédique dont celui-ci dispose.

 Le premier paragraphe nous renvoie ensuite à une expérience de l’enfance, très commune, celle du mur de fond de jardin où apparaît le petit saurien. L’absence de déterminant dans le GN de fond de jardin (et non du fond du jardin), transforme d’ailleurs la détermination de mur en une caractérisation et classe celui-ci dans une sous-catégorie de murs dont il serait possible de convoquer la représentation.

L’interprétation immédiate des expressions qui représentent le lézard permet à l’analogie de s’exercer d’emblée entre la source et la cible de la métaphorisation. En effet, la reprise du syntagme un petit animal par un chef-d’oeuvre de la bijouterie préhistorique suppose l’identité des deux objets désignés et induit une interprétation analogique du syntagme de reprise ; or les traits sélectionnés pour constituer le concept-cible de lézard (petit, formidablement dessiné, préhistorique) peuvent aussi s’appliquer au concept source, chef-d’oeuvre de la bijouterie préhistorique. L’analogie, en dégageant une identité partielle entre les concepts des deux objets, induit l’interprétation métaphorique de chef-d’oeuvre de la bijouterie préhistorique. La comparaison du reptile avec un dragon chinois prépare d’ailleurs l’analogie en associant la monstruosité apparente que le lézard doit à son origine préhistorique et l’esthétique de l’objet artisanal qu’il devient dans l’expression métaphorique.

a11 dans LEZARDL’expression un chef-d’oeuvre de la bijouterie préhistorique est ainsi reconnue et interprétée comme métaphore sans qu’il soit nécessaire de supposer une lecture littérale, jugée inacceptable, entraînant l’interprétation métaphorique. En fait, la lecture littérale de l’expression participe à l’induction de son interprétation métaphorique ; elle fournit le concept de l’objet à la source, comme pour le lézard, en fonction de la représentation a priori que le lecteur peut former d’un chef-d’oeuvre de la bijouterie préhistorique. Trois facteurs interviennent donc dans l’interprétation métaphorique de cette expression ; la formation préalable des concept-source et cible, ensuite l’équivalence, marquée dans le texte, des objets définis par ces concepts, enfin la transformation de l’équivalence en lien analogique. Le contexte minimal retenu pour l’interprétation métaphorique rassemble donc les propositions définissant le petit animal et le chef-ďoeuvre de la bijouterie préhistorique. Le contexte ainsi défini ne suffit pas à produire cette interprétation mais il exerce sur elle une contrainte décisive à la fois sur sa réalisation et sur son résultat.

Les métaphores qui représentent ensuite l’apparence ou les déplacements du lézard, ce petit poignard, en (II, 9-10), une simple gamme chromatique, un simple arpège, en

(VIII, 28), un petit bibelot ovipare, en (XII, 38-39), relèvent du même contexte. Le concept de lézard reprend les propositions déjà mobilisées pour interpréter le premier paragraphe ou en ajoute d’autres (sur l’irisation et la forme de la queue) issues du même savoir élémentaire. Les concepts des différents objets à la source reprennent également les propositions qui définissent un chef-d’oeuvre de la bijouterie préhistorique, notamment celles qui concernent sa taille, son aspect métallique et sa nature d’objet fabriqué, artistique ou simplement artisanal.

 L’interprétation de chacune de ces expressions pourrait être analysée dans des termes identiques aux précédents, aussi ces premières observations me conduisent-elles à formuler trois hypothèses qui synthétisent la description que j’ai donnée du processus d’interprétation métaphorique :

(1)  L’interprétation métaphorique d’une expression M désignant un objet est déterminée par un contexte C. Celui-ci est préalablement créé lors de l’interprétation du discours où M est employée. Il regroupe deux ensembles de propositions définissant les concepts des objets Oa et O2, respectivement cible et source de la métaphorisation.

 (2)  L’interprétation de M sélectionne dans le contexte les propositions qui, tout en définissant le concept de O2, comportent des prédicats également applicables à O1 6. Cette sélection se réalise en vertu d’une indication d’équivalence inscrite dans le discours, entre les concepts de Oj et O2.

 (3) Les propositions sélectionnées autorisent l’induction de la proposition 01 est 02, qui constitue l’interprétation métaphorique de M. Je me propose de vérifier ces hypothèses sur les autres métaphores du texte, à commencer par celle du heu où le lézard apparaît, puis celle qui est appliquée à son alimentation.

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L’Iguane Vert

Posté par othoharmonie le 2 mars 2013

L'Iguane Vert dans LEZARD iguane-198x300L’iguane vert est un grand lézard qui atteint généralement une taille variant entre 1,2 et 1,6 m du museau à la queue, pour un poids de 3 à 5 kg maximum chez le mâle. La femelle est un peu plus petite et mesure en moyenne 1,3 m pour 1,2 à 2,6 kg. Certains spécimens peuvent atteindre les 2 mètres de long, ce qui fait de lui le plus imposant de tous les iguanes. La queue représente une forte proportion de la longueur totale, et la longueur de la bouche au cloaque d’un grand mâle environne 45 cm. Dans certains milieux plus arides de son aire de répartition comme l’île de Curaçao, les spécimens ont tendance à être plus petits, et la longueur de leur corps sans la queue excède rarement 23 à 26 cm.

Ce reptile possède une rangée d’épines le long du dos et de la queue qui l’aide à se protéger des prédateurs. Ses épines peuvent atteindre 8 cm chez les vieux mâles. Il se caractérise notamment par la présence d’une grande écaille, dont la couleur varie suivant les spécimens, juste en dessous du tympan. Ses membres sont solides, avec de cinq grands doigts qui se terminent par des griffes longues et acérées. L’axe du pouce diverge de celui des autres doigts, facilitant la préhension. Sa queue peut être utilisée comme un fouet pour asséner des coups et blesser. Elle représente pas moins de deux tiers de sa taille totale. Iguana iguana a de plus acquis au cours de l’évolution un fanon gulaire qui sert à sa thermorégulation ainsi qu’aux parades sexuelles et aux luttes territoriales.

Les dents sont accolées au bord interne de la mâchoire. Elles sont aplaties et munies de plusieurs tubercules. Leur remplacement se fait de manière différente des autres reptiles : le bourgeon dentaire de la nouvelle dent pousse à la base de l’ancienne et à l’intérieur de celle-ci, creusant peu à peu l’ancienne dent en lui prenant sa place.

Ce sont des animaux territoriaux, et les mâles n’hésitent pas à quitter leur branche pour aller chasser un autre mâle s’aventurant sur leur territoire. Ils peuvent toutefois laisser approcher occasionnellement des jeunes mâles qui ne représentent pas encore une vraie menace. Le territoire ainsi considéré correspond généralement à un arbre, mais plusieurs iguanes peuvent parfois se partager un arbre suffisamment grand, en occupant chacun une portion. Les combats entre mâles se font plus fréquents en période de reproduction, les jeunes mâles s’en prenant à leurs aînés. Ils suivent un rituel bien défini. Les iguanes s’avancent l’un face à l’autre, fanon gulaire et membres tendus, et se mettent à tourner en rond, hochant la tête et sifflant, avec la queue qui balaie le sol par des mouvements saccadés. Ils essaient alors de monter sur le dos de leur adversaire, et quand un des deux y parvient il fouille les replis du coup de son adversaire avec sa gueule grande ouverte. La tête du mâle dominé vire au vert sombre tandis que celle de son agresseur devient blanche, et ce en quelques minutes seulement. Le dominant finit par mordre son adversaire au dos ou au cou avant de partir ; le mâle dominé s’enfuit alors vers un autre territoire.

Sur le territoire d’un mâle on trouve généralement environ six femelles, qui mettent également en place une certaine hiérarchie par intimidation. Les femelles peuvent également se montrer très agressives, surtout en période de ponte.

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Histoire de lézard

Posté par othoharmonie le 28 février 2013

 

Histoire d’un lézard – Souvenirs de Naples

Année de publication 1867

Histoire de lézard dans LEZARD mountain_dragon_on_hand

RésuméAprès avoir aidé Garibaldi à chasser les Bourbons de Naples, Alexandre Dumas réside dans cette ville au palais Chiatamone avec Adolphe Goujon, son collaborateur au journal «L’Independente».

Un lézard qui vient les observer régulièrement se laisse apprivoiser par Goujon et devient leur familier. Sa disparition soudaine est occultée par les menaces de mort que Dumas reçoit de la part de royalistes et de la camorra, ainsi que par l’arrestation de son facchino (domestique des domestiques) qui s’avère être à la solde de brigands.

Le lézard apparemment honteux réapparaît quelques temps plus tard avec… deux petits lézards. Celui qu’ils avaient baptisé Joseph était en fait une lézarde… Durant trois ans, la lézarde recherche et partage le quotidien de nos deux amis. Obligés de déménager, ils quittent donc le palais et cette étrange amie.

Six mois plus tard, lorsqu’ils reviennent pour assister de la terrasse à la revue navale donnée en l’honneur du roi Victor Emmanuel, la lézarde répond au premier appel. Mais sa joie de revoir Goujon est telle qu’elle lui est fatale. En effet, effrayée par le bruit des canons, elle manque l’ultime saut qui la séparait de la main aimée et s’écrase sur les rochers.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsAnalyse Histoire d’un lézard – Souvenirs de Naples a été imprimé dans La gazette du grand monde, journal auquel Dumas a collaboré pour les numéros de novembre et décembre 1867 et janvier 1868.

Ce texte d’une vingtaine de pages est paru pour la première fois en volume en 1996 aux éditions Mercure grâce à Claude Schopp qui l’a retrouvé à la Bibliothèque Nationale. Ce petit volume contient en plus une causerie portant sur Naples et la suspicion de la police à l’égard de l’auteur (parue dans Le Monte-Cristo en 1862).

Cette histoire est écrite par Dumas quatre ans après son retour de Naples, dans une période où il essaye de reconquérir Paris. Sa situation n’est pas des meilleures: ses entreprises journalistiques tournent mal, son amoindrissement physique et sa vieillesse le font douter, mais il arrive néanmoins à sortir de tout cela quelques bonheurs d’écriture dont ce texte est un exemple.

Il est singulier qu’après tout ce qu’il a vécu durant son épopée garibaldienne, il se souvienne avec émotion de cet étrange amour d’une humble et faible créature pour un homme. Peut-être est-ce l’approche de la mort qui lui fait mettre en avant les choses essentielles de la vie comme l’amour, l’amitié et la fidélité.

article de Nicole Vougny

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Lézard de l’histoire

Posté par othoharmonie le 28 février 2013

 

Parmi nos nombreux sauriens, il en est un facilement reconnaissable. Il séjourne dans le mur et je l’ai croisé à plusieurs reprises dans la prairie. Je ne sais s’il y un ou plusieurs couples. Je n’ai vu qu’un seul et unique individu à chaque fois. Sa couleur lui permet de se dissimuler aisément dans les grandes herbes. Nous ne sommes pas encore assez familiers pour qu’il me permette d’approcher à moins d’un mètre. Le lézard vert est répandu, mais souffre d’une mauvaise réputation qui lui vaut d’être souvent victime de cruauté fatale. Sa taille imposante et sa hargne au combat ont fait dire qu’il est dangereux. FAUX. Tout comme de nombreux animaux, lorsqu’il est acculé et sans possibilité de fuite, il lui arrive de « mordre », mais il n’inocule aucun venin.

  »Symbole de vivacité chez les Aztèques qui lui donnaient le nom de « cuetzpalin », il représentait l’habileté à la chasse, la résistance physique et l’aisance à franchir les obstacles. Tous les natifs de ce signe étaient sensés détenir ces qualités. »

 

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