Nanabozo, lapin esprit farceur

Posté par othoharmonie le 4 novembre 2012

 

Nanabozo, également connu sous les noms de Nanabozho, Winabozho ou encore Nanabush, est un esprit farceur ayant généralement l’apparence d’un lapin, dans la mythologie des Anishinaabe, et en particulier chez les tribus Ojibwés, plus grande nation amérindienne d’Amérique du Nord.

Nanabozo, lapin esprit farceur dans LAPIN - LIEVRE 220px-Running_hareNé d’une mère humaine, Wiininwaa (« nourriture »), et de E-bangishimog (« à l’Ouest »), un esprit, Nanabozo apparaît la plupart du temps sous la forme d’un lapin. Sous cet aspect, il est tantôt connu sous le nom de « Michabou » (le « grand lapin » ou le « grand lièvre ») tantôt sous celui de « Chi-waabooz » (le « gros lapin »). Il a été envoyé sur terre par Gitche Manitou pour enseigner les Ojibwés et une de ses toutes premières missions fut de nommer toutes les plantes et tous les animaux. Nanabozo est considéré comme le fondateur de la Midewiwin. Dieu des eaux, les Algonquins voient également en lui le créateur de la terre. Dans les traditions iroquoises, le héros quasi-légendaire Hiawatha serait une incarnation de Nanabozo.

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Histoire mythologique du Grand Lièvre

Posté par othoharmonie le 4 novembre 2012

L’abbé Alexandre Chambre décrit le mythe de la création du monde par Nanabozo dans son ouvrage sur les mœurs des Abénaquis publié en 1904 :

Histoire mythologique du Grand Lièvre dans LAPIN - LIEVRE 220px-Durer_Young_Hare« Michabou ou le Grand‑Lièvre, chef des esprits, est l’architecte de l’Univers. Au commencement, la terre était toute couverte d’eau. Michabou flottait sur un amas d’arbres, avec les animaux dont il était le chef. Souhaitant obtenir un grain de sable pour en former le noyau d’une terre nouvelle, il fit plonger la loutre et le castor sans obtenir de résultat. Le rat musqué se dévoua enfin pour la cause publique et s’enfonça sous les eaux. Vingt‑quatre heures après, il reparaissait à la surface, mais sans vie. À la suite d’une recherche minutieuse, on trouva un grain de sable attaché à l’une de ses pattes. Saisissant ce grain de sable, le Grand‑Lièvre le laissa tomber sur l’amas de bois, qui se couvrit de terre et s’étendit peu à peu. Quand la masse ainsi formée fut de la grosseur d’une montagne, le Grand‑Lièvre en fit le tour à plusieurs reprises, et la terre grossissait à mesure. Le renard fut chargé de surveiller les progrès de l’opération, et d’avertir ses compagnons, lorsqu’il croirait la terre suffisamment étendue pour fournir la vie et le couvert à tous les animaux. Il se pressa trop de faire un rapport favorable. Le Grand‑Lièvre, ayant voulu connaître la vérité par lui-même, trouva la terre trop petite ; il continua donc et continue encore d’en faire le tour et de l’agrandir de plus en plus. Après la formation de la terre, les animaux se retirèrent dans les lieux qu’ils jugèrent les plus commodes. Quelques‑uns moururent et de leur corps le Grand‑Lièvre fit naître des hommes, auxquels il apprit à faire la pêche et la chasse.

À l’un d’eux, il présenta une femme en lui disant : « Mon fils, pourquoi crains‑tu ? Je suis le Grand-Lièvre, je t’ai donné la vie ; aujourd’hui, je veux te donner une compagne. Toi, homme, tu chasseras, tu feras des canots et tout ce que l’homme doit faire ; et toi, femme, tu prépareras la nourriture à ton mari, tu feras tes souliers, tu passeras les peaux et tu fileras ; tu t’acquitteras de tout ce qui regarde la femme. »

rabbit_shopes_papilloma_virus_3 dans LAPIN - LIEVRENanabozo incarne la vie et possède le pouvoir de la créer dans les autres êtres. Son sexe n’est pas défini et il apparaît parfois sous des traits féminins. On peut le trouver également sous l’apparence d’autres animaux tels que le corbeau ou le coyote. Comme toutes les figures mythologique de type trickster, il est souvent réputé pour son insatiable appétit pour la nourriture et pour sa sexualité débridée. Ainsi, il offre un personnage paradoxal : il est tantôt un puissant bienfaiteur, tantôt un fou farceur et obscène.

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Légendes de lapins

Posté par othoharmonie le 3 novembre 2012

 

Légendes de lapins dans LAPIN - LIEVRE 220px-AM_738_4to_Ratatoskr

Dans le mythe scandinave du frêne Yggdrasil de la mythologie nordique, l’écureuil Ratatosk va et vient sans cesse entre le serpent Nídhögg, qui dévore la racine de l’arbre cosmique et l’aigle Hræsvelg qui survole celui-ci. Il rapporte les messages de Nídhögg à Hræsvelg, et vice-versa.

Ratatosk est un des protagonistes de « Tales of Symphonia : Dawn of the new world » . Il s’agit de l’esprit de l’ancien Arbre géant de Kharlan, détruit par la Guerre du Mana dans un jeu vidéo.

 

Wolpertinger

Le Wolpertinger (autres orthographes : Wolperdinger, Woipertinger, Woiperdinger) est un animal imaginaire des forêts et Alpes bavaroises. Son évocation apparaît le plus souvent pour user de la crédulité de touristes citadins. La légende le présente de petite taille, composé à la façon d’une chimère et se nourrissant de touristes égarés. Ses descriptions varient de région en région, mais la plupart du temps on lui attribue des ailes, des bois, des crocs et une crête de coq.

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Le lièvre de l’Aubrac

Posté par othoharmonie le 3 novembre 2012

 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsDéjà cinq années d’arriérer de données sur le lièvre en Aubrac d’après la récolte des yeux et l’analyse des cristallins.

Cette opération, mise en place par la Fédération des Chasseurs sur les 3 grandes régions agricoles du département (Aubrac, Margeride et Causses) où le lièvre constitue le gibier de base pour les chasseurs,  est intéressante de part la multitude des informations quelle nous apporte pour l’espèce le tout en rapport avec le faible investissement en temps pour les chasseurs (moins de 5 minutes pour extraire l’œil et renseigner l’étiquette du flacon) et en coût pour la Fédération.

Pour la campagne cynégétique 2006, 390 flacons ont été distribués sur 14 territoires et 137 d’entre eux ont pu être exploités (35%).

C’est un faible pourcentage, toutefois en comparaison avec les 2 autres régions agricoles de Lozère, l’Aubrac fait tout même figure de bon élève. La méthode repose complètement sur le « volontariat individuel » du chasseur de lièvre, seule sa sensibilité à l’intérêt d’une telle récolte peut améliorer ce pourcentage de flacons correctement renseignés pour être exploités.

Une saison de reproduction bien médiocre, un pic de réussite des naissances de juin à juillet, une réalisation du tableau de chasse concentrée durant les premières semaines de chasse,  voici ce qui, de façon concise, caractérise la population de lièvre ainsi que sa chasse sur l’Aubrac d’après les éléments que nous fournissent l’analyse des cristallins.

La campagne de chasse 2006 prévoyait 54 journées de chasse au lièvre, seule la société de chasse de Nasbinals/Marchastel a réduit le temps de chasse hebdomadaire à 3 jours (par arrêté préfectoral), mais il existe également de nombreuses autres mesures sur les territoires échantillonnés prisent localement et inscrites sur le règlement intérieur des associations. 

Ce nombre de jour de chasse ne peut se cumuler à une pression de chasse forte et un milieu « ouvert » sans risque de voir la population de lièvre s’effondrer.

En ce qui concerne la pression de chasse, la situation est très hétérogène selon les territoires, pour ce qui est du milieu, les territoires du « strict Aubrac » (Marchastel ou Malbouzon par exemple) présentent toutes les composantes du milieu dit « ouvert » par conséquent dangereux pour le lièvre si une pression cynégétique poussée est exercée, pour  les autres communes en général une partie du biotope présente des zones d’écotones(*) préservant naturellement un pourcentage non négligeable de lièvres. 

Le cumul des années et donc des données crédibilise totalement les analyses des résultats effectuées. Une pérennisation de l’opération tous les 3 ans se justifie pleinement pour les territoires de chasse et la Fédération des Chasseurs.

Le service technique de la FDC48, Juin 2007

Protégeons nos lièvres…… !!!!

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Lièvre de l’horoscope

Posté par othoharmonie le 3 novembre 2012

Lièvre (Moine accompagné d’un singe)


Lièvre de l'horoscope dans LAPIN - LIEVRE rabbitDans l’horoscope tibétain lièvre, vous êtes doté d’une personnalité mobile, adaptable, mouvante selon l’entourage et les circonstances, au premier abord. Votre vivacité d’esprit et vos capacités d’analyse sont vos atouts majeurs.

Horoscope tibétain lièvre et adaptation

Selon l’horoscope tibétain, vous êtes doté d’une facilité d’adaptation étonnante qui fait de vous un personnage dont l’intelligence efficace fait envie. Habile négociateur, rallier des opposants ou vendre vos idées vous est grandement facilité. 
Vous possédez un don certain pour saisir les différentes mentalités et y ajuster aussitôt votre communication.

L’adaptation à toute situation

Dans, l’horoscope tibétain, vos forces d’adaptation rapides et spontanées ne vous laisse jamais en panne, vous inventez à une telle vitesse que vous donnez souvent l’impression d’être partout à la fois. Que ce soit en paroles ou en actes, vous sortez avec aisance des situations les plus complexes.

Horoscope : les atouts

Vous avez le sens inné du jeu et de la stratégie affirme l’horoscope tibétain. Spontané, caméléon, libre et libertin, vous n’êtes jamais dépourvu d’atouts et vous en amusez, toujours prêt à passer à une autre chose qui fera sortir une nouvelle facette de votre personnalité et de vos potentiels, prêt à vous surprendre vous-même.

Les préférences du lièvre

L’horoscope tibétain précise que vous préférez de loin la légèreté qui vous permet de prendre chaque situation avec un regard neuf, plutôt que la pesanteur des doutes. Votre intellect et votre logique saisit très vite les rouages des systèmes. Vous savez organiser votre pensée et surtout la transmettre. Vous pouvez développer le don des langues sans problèmes.

Les capacités du lièvre dans l’horoscope tibétain

Votre capacité à saisir différents personnages fait de vous un excellent comédien pouvant jouer une très grande diversité de rôles. Curieux de tout, vous développez un savoir varié. Vous aimez passer d’une chose à une autre, ouvert à tout ce qui se passe.

Maniant avec habileté l’art de manipuler l’intellect et la parole, capable de trouvailles spontanées, vous en arrivez parfois à ne plus pouvoir démêler le vrai du faux. Si vous vous êtes trop habitué à toujours avoir une solution, vous ne savez pas être démuni et sans réponse précise l’horoscope tibétain.

Face au mensonge

images8 dans LAPIN - LIEVRELe mensonge et les faux-fuyants deviennent vos portes de sortie. À moins que vous vous encombriez dans un aspect intellectuel étriqué, jouant avec les données mais perdant de vue la réalité concrète. Prenant les idées comme un atout unique pour solutionner toutes les questions, vous combinez des théories bien structurées, vous vous percevez infaillible, et négligez la vérification, ce qui vous mène immanquablement à des difficultés affirme l’horoscope tibétain.

Identité et horoscope tibétain lièvre

Votre débrouillardise devient fourberie aux yeux des autres, mensonge, vous changez d’identité selon l’entourage. Méfiez vous des affaires louches, pour tirer votre épingle du jeu vous oubliez parfois toute moralité Le plaisir du jeu sous toutes ses formes peut vous faire dévier de la réalité explique l’horoscope tibétain.

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Le Lièvre de mars

Posté par othoharmonie le 3 novembre 2012

 

Le Lièvre de mars (March Hare en anglais) est un personnage de Lewis Carroll, apparaissant aux côtés du Chapelier fou dans le roman Alice au pays des merveilles (1865).

Apparitions dans Alice

Alice par John Tenniel 27.pngTout comme son compagnon le Chapelier fou, le Lièvre de mars se considère comme tenu de participer pour toujours à une partie de thé, depuis que le Chapelier est censé avoir « tué le temps » lorsqu’il a chanté pour la Reine de cœur. Il est présenté comme vivant dans une maison où tout le mobilier est découpé en forme de tête de lièvre, ce qui conduit Alice à penser qu’il est effectivement complètement fou. Une illustration de John Tenniel le montre avec de la paille sur la tête, une représentation habituelle de la folie à l’époque victorienne. Le Lièvre de Mars réapparait lors du procès, puis une dernière fois sous le nom de « Haigha » – Lewis Carroll nous dit qu’il se prononce comme « mayor » (maire) – messager personnel du Roi blanc dans De l’autre côté du miroir (1871).

« Fou comme un lièvre de mars »

Selon Alice, le Lièvre de mars serait « le plus intéressant, et peut-être qu’en mai il ne serait pas fou à lier – pas aussi fou qu’en mars, tout du moins. »

« Fou comme un lièvre de mars » est une expression courante à l’époque de Carroll ; elle figure dans le recueil de proverbes de John Heywood en 1546. Martin Gardner explique dans The Annotated Alice que l’origine de ce proverbe est une croyance populaire sur le comportement des lièvres au début de la période de reproduction, qui s’étend de février à septembre en Angleterre. Au début de cette période, les femelles qui ne sont pas réceptives repoussent les assauts des mâles avec leurs pattes de devant. Ceci a été interprété à tort comme des combats prénuptiaux de mâles.

Le Lièvre de mars dans LAPIN - LIEVRE 180px-Alice_par_John_Tenniel_25Reprises du personnage

  • Le long-métrage d’animation Alice au pays des merveilles des studios Disney présente le Lièvre de mars comme confus et délirant. Il propose sans cesse une tasse de thé à Alice, mais pose distraitement la tasse hors de sa portée ou la lui reprend des mains alors qu’elle s’apprête à boire.
  • Dans le jeu vidéo American McGee’s Alice, le Lièvre de mars est dépeint comme une victime des expérimentations du Chapelier fou. Le loir et lui ont été transformés en cyborgs mécaniques. Dans la suite Alice: Retour au pays de la folie, le Lièvre de mars et son acolyte le Loir ont renversé la situation et ont pris possession du domaine du Chapelier après lui avoir dérobé ses bras et ses jambes.
  • Dans le roman Aliss de l’auteur québécois Patrick Senécal, le Lièvre de mars est représenté par le personnage de Chair (il est toujours obsédé par le thé et est encore associé avec l’équivalent du Chapelier fou, soit le personnage de Bone).
  • Le Lièvre de mars est présent dans la deuxième version d’Alice au pays des merveilles (2010) produite par les studios Disney et réalisée par Tim Burton. Son nom complet est Thackery Earwicket. Il apparaît une première fois dans la scène du thé avec Tarrant Hightopp le Chapelier Fou, Mallymkun le Loir et Chessur le Chat du Cheshire. On le voit une deuxième fois dans la cuisine de la Reine blanche, faisant frénétiquement cuire des plats, puis une troisième lors des scènes du Jour frabieu, lorsqu’Alice doit affronter le Jabberwocky. Il rejoint la bataille avec les autres personnages utilisant nerveusement une louche comme arme.

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La vengeance du Lièvre – 1

Posté par othoharmonie le 1 novembre 2012

  

Description de cette image, également commentée ci-aprèsIl était une fois un vieux et une vieille. Le vieux se nommait Gombéiji, et la vieille Tora. C’étaient de bien braves gens. Ils vivaient dans une intimité parfaite, et savaient se contenter de peu. Toute leur fortune consistait en une misérable cabane, couverte de chaume, bâtie sur le flanc de la montagne, et en un petit champ de melons et d’aubergines, qu’ils cultivaient avec amour. 

Or, à quelques pas de leur demeure, vivait aussi, dans un terrier profond, un blaireau d’un certain âge. Cet animal malfaisant passait toutes ses nuits à ravager tant qu’il pouvait le champ de ses voisins. Un jour Gombéiji, à bout de patience, finit par tendre un piège, dans lequel le blaireau se laissa prendre. Tout heureux d’avoir enfin capturé la méchante bête, le bon vieux la porte en sa cabane, lui ficelle solidement les pattes, et la suspend à un clou du plafond. Puis il dit à sa femme: 

– Vieille, fais bien en sorte qu’il ne s’échappe point. Je vais au champ réparer les dégâts qu’il y a causés la nuit dernière. A mon retour, nous le mettrons à la marmite. Ce doit être très bon, la viande de blaireau! 

Là-dessus, il prend ses instruments, et va au travail, confiant l’animal à la garde de Tora. 
La position du blaireau n’était pas intéressante, et la perspective d’être mangé le soir ne lui souriait pas du tout. Il réfléchit longtemps au moyen de sortir d’une situation aussi peu agréable. Les blaireaux ont bien des ruses dans leur sac! Il choisit celle qui, vu les circonstances présentes, lui sembla la meilleure. 

La bonne vieille est en train de piler du riz: 

– Pauvre femme! lui dit-il d’une voix compatissante, je souffre de te voir travailler de la sorte, à ton âge. Cela doit te fatiguer beaucoup. Veux-tu me permettre de t’aider? Passe-moi le pilon. Je ferai la besogne à ta place; pendant ce temps, tu te reposeras. 
– Que me chantes-tu là? répond la vieille en le regardant. Ah! oui, je vois bien ce que tu désires. Tu veux que je te détache. Puis, tu fileras, sans me dire au revoir. Pas de ça, mon ami! Que dirait mon mari, en rentrant, s’il ne te trouvait plus là? Non, non, reste où tu es, et laisse-moi tranquille. 

Le blaireau ne se décourage pas de ce premier insuccès: 
– Je comprends fort bien tes craintes, reprend-il. Tu crois que je veux m’échapper… On voit que tu ne me connais guère… Nous autres blaireaux, nous n’avons qu’une parole… Je suis pris; c’est malheureux pour moi; mais ce qui est fait, est fait… Je n’ai pas le moins du monde l’intention de me sauver… Je voulais seulement te rendre un service… Il te serait si facile de me lier de nouveau, et de me remettre à la même place, avant le retour de ton mari!… Il n’en aurait rien su du tout… Mais, puisque tu n’y consens pas, c’est bon. N’en parlons plus… Pile ton riz… Après tout, peu m’importe! 

Tora n’était pas méchante, et ne soupçonnait point le mal chez les autres. Elle se dit qu’en définitive, cet animal pouvait être sincère, et que ce serait bien heureux, s’il consentait à piler le riz à sa place. Après quelques hésitations: 
– Me promets-tu de ne pas te sauver, si je te détache? demande-t-elle. 
– Foi de blaireau, je te le jure! répond le perfide animal. 

La trop confiante femme détache le blaireau et lui passe le pilon. La bête le saisit et, avant même que la pauvre vieille ait eu le temps de pousser un cri, il lui en assène sur le crâne un coup d’une telle violence, qu’elle tombe raide morte sur le plancher de la cuisine. 

Le blaireau ne perd pas de temps. Il prend un coutelas, découpe en morceaux le cadavre encore chaud de sa victime, empile ces morceaux dans la marmite qui lui était réservée à lui-même, et se met à la faire bouillir. Puis, il se métamorphose. Car chacun sait que le blaireau possède l’intéressante faculté de se métamorphoser quand il lui plaît. 
Il prend donc l’apparence de la vieille Tora, se revêt de ses habits, s’assied sur la natte, et tout en attisant le feu, attend le retour du mari. 

Description de cette image, également commentée ci-après Gombéiji est bien loin de se douter de ce qui s’est passé pendant son absence. Il quitte son champ à la tombée de la nuit et revient à la cabane, se délectant à l’avance, à la pensée du plantureux repas qui l’attend.
Il trouve la fausse Tora, en train de faire bouillir la marmite: 
– Tu l’as donc déjà tué? lui dit-il en rentrant. 
– Oui, répond-elle, j’ai pensé que tu aurais faim à ton retour. Tiens! vois comme ça sent bon! 
Et, en parlant ainsi, elle soulève le couvercle. De la marmite en ébullition, s’échappe une odeur, que le vieillard ne peut s’empêcher de trouver très étrange! 

Puis, il dépose ses instruments de travail, se lave les mains, s’assied devant la minuscule table où il prend ses repas, se fait servir, et commence à dévorer avec appétit. Pauvre Gombéiji! ne va pas si vite, et ne te délecte pas si fort! Si tu savais ce que tu manges!… A peine a-t-il avalé la dernière bouchée, qu’il entend derrière lui un formidable éclat de rire. Il se retourne. Quelle n’est pas sa stupeur! Sa vieille n’est plus là! A sa place, le blaireau, qu’il avait cru manger! Celui-ci, en effet, venait en un clin d’œil de reprendre sa forme naturelle, et riait à gorge déployée: 

– Eh bien, vieux! lui dit-il, était-elle bonne, ta vieille? Car c’est elle que tu viens de manger!… Elle m’a détaché, la sotte! Alors, je l’ai tuée, puis coupée en morceaux, puis je l’ai fait cuire à ma place, et tu l’as avalée! Ah! ah! ah!… 

Et, avant que Gombéiji ait pu revenir de sa surprise, le blaireau fit un bond vers la porte et s’enfuit de toute la vitesse de ses jambes. 

Le malheureux vieillard resta longtemps, bien longtemps, sans pouvoir se remettre. De désespoir, il se serait volontiers arraché les cheveux, s’il en avait eu encore. 

– Pauvre Tora! ne cessait-il de répéter en pleurant! C’est ta bonté qui t’a perdue!… Et moi, qui t’ai mangée!… Comment supporter le poids d’une pareille honte?… Puis-je survivre à un tel malheur!… Non, il ne me reste plus qu’à mourir, comme meurent les samuraï… 

Chacun sait que les samuraï, pour sauver leur honneur, ne croyaient pouvoir mieux faire que de s’ouvrir le ventre. C’est donc à ce dernier parti que le malheureux vieillard se détermina. 

Il aperçoit à ses pieds le couteau de cuisine, ce même coutelas, dont le blaireau s’est servi pour couper en morceaux l’infortunée Tora. Il le saisit d’une main tremblante. Puis, tombant à genoux, il prononce la suprême prière, la formule sacrée que prononcent les héros qui se donnent la mort: «Namu Amida butsu». Alors, rejetant son habit en arrière, il s’enfonce le couteau dans le ventre, et lentement, de gauche à droite, en promène la lame… 
Gombéiji s’enfonça le couteau dans le ventre.

Mais, ô miracle! voilà qu’au même instant, la cabane s’illumine tout à coup d’une clarté mystérieuse. Une forme blanche et transparente s’approche du vieillard, étendu sans vie sur le sol… L’apparition touche la blessure de sa main diaphane… Du ventre entr’ouvert, pleine de vie et souriante, la vieille Tora s’échappe, et la blessure se referme… Puis, le fantôme disparaît et la lumière s’évanouit!… 

Les deux vieillards, revenus à la vie, se regardent… Au comble de la surprise, ils ne savent d’abord que penser et que se dire… Ils comprennent enfin que le ciel est venu à leur secours… Ils tombent à genoux, remercient les dieux, pleurent, se félicitent, s’embrassent… 
(A SUIVRE…)

Ferrand, Claudius (1868-1930). Fables et légendes du Japon – 1903

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La vengeance du Lièvre – 2

Posté par othoharmonie le 1 novembre 2012

  

(Suite…)

La vengeance du Lièvre - 2 dans LAPIN - LIEVRE 220px-Eastern_Cottontail_rabbit%2C_Rideau_RiverLe lendemain de ce jour mémorable, les deux époux s’entretenaient ensemble sur les moyens de se venger du blaireau qui leur avait fait tant de mal. Qu’était, en effet, devenu le blaireau? Il s’était réfugié dans sa tanière et, craignant à juste titre les représailles du vieux, il n’osait plus en sortir. 

Les deux époux causaient donc ensemble. Tout à coup, un bruit léger de pas se fit entendre à la porte de la cabane. Une voix très douce demanda la permission d’enter. C’était le lièvre, le joli lièvre blanc qui habite dans la montagne, et qui venait leur faire visite. 

Le lièvre n’est pas méchant comme le blaireau! Aussi les deux époux le reçurent très poliment. Ils le firent asseoir auprès d’eux, et lui offrirent du thé. Alors le vieillard lui raconta comme quoi le blaireau avait assommé sa femme et la lui avait fait manger; comment lui, de désespoir, s’était ouvert le ventre, qu’une divinité étant alors apparue avait rendu la vie à la vieille et guéri sa propre blessure.

Ensuite il lui parla de leurs projets de vengeance, et lui demanda s’il ne connaîtrait pas un moyen de s’emparer du blaireau. 
– Chers amis, répondit le lièvre, après avoir en silence écouté cet étrange récit, ne vous mettez pas en peine. Vous voulez une vengeance? Vous l’aurez. Et c’est moi-même qui m’en charge. Foi de lièvre, vous n’attendrez pas longtemps! 

Là-dessus tous les trois se firent les saluts d’usage; le lièvre prit congé de ses amis et retourna dans son gîte, pour ruminer son plan. 

Le blaireau, dans son terrier, s’ennuyait à mourir. A quelque temps de là, le lièvre vint le voir: 
– Camarade, lui dit-il en entrant, que se passe-t-il donc? On ne te voit plus dans les champs. Serais-tu par hasard malade? 
Le blaireau ne voulut pas expliquer à son visiteur le vrai motif pour lequel il se tenait caché, et lui répondit qu’en effet, il se sentait un peu malade. 
– Mon cher, repartit alors le lièvre, ce n’est pas en restant ainsi enfermé que tu te guériras. Regarde quel temps splendide nous avons aujourd’hui! Voyons! ne viens-tu pas faire avec moi un tour de promenade? Nous irons à la montagne où nous ramasserons du menu bois. 

Le blaireau, d’un côté, s’ennuyait à mourir. De l’autre, il n’avait aucun motif de soupçonner le joli lièvre blanc de lui vouloir du mal. Ce fut donc sans hésiter qu’il accepta la proposition. Ils partent bras dessus bras dessous, s’en vont dans la montagne, ramassent de menus branchages, en font des fagots et se les attachent mutuellement sur le dos. Puis, ils se disposent à redescendre. Le lièvre avait apporté un briquet: car le lièvre avait son plan. Profitant d’un moment où son compagnon est distrait, il passe doucement, derrière lui, bat le briquet pour en tirer du feu: «Katchikatchi», fait le briquet. 

Le blaireau entend, et sans se retourner: 
– Lièvre, demande-t-il, qu’est-ce qui a fait «Katchikatchi» derrière moi? 
– Ce n’est rien, répond l’autre. La montagne où nous sommes s’appelle Katchikatchi; c’est son nom que tu as cru entendre! 

Tout en parlant ainsi, le lièvre a mis le feu au fagot du blaireau. La flamme en crépitant fait «Ka-pika». Le blaireau demande encore: 
– Qu’est-ce qui a fait «Ka-pika» derrière moi? 
– Oh! ce n’est rien, répond le lièvre. La montagne où nous sommes s’appelle aussi Ka-pika; c’est son nom que tu as cru entendre! 

Le fagot brûlait… La flamme atteignit bientôt les poils du blaireau. A la première sensation de la douleur, celui-ci poussa un cri d’effroi! Puis, la souffrance devenant de plus en plus cuisante, il se roula sur le sol, avec des contorsions horribles; enfin, n’en pouvant plus, il se précipita au bas de la montagne, et s’enfuit dans sa tanière, où il passa la nuit dans d’affreuses tortures. 

Le lendemain matin, le lièvre vint lui faire une seconde visite: 
– Camarade, lui dit-il, avec une tendresse feinte, il t’est survenu hier une aventure fort désagréable! J’ai eu pitié de toi. Je suis allé trouver un pharmacien de mes amis. Il m’a remis ce remède. Bois-le ce soir, avant de t’endormir, et demain tes souffrances auront complètement disparu. 

Et il lui tendit une petite fiole, laquelle contenait un poison très violent, qu’il avait lui-même préparé avec des herbes de la montagne. Le blaireau, qui ne soupçonnait pas son ami d’avoir à son égard de mauvaises intentions, accepta sans méfiance aucune le soi-disant remède. Le lièvre lui souhaita alors bonne chance, et le saluant profondément, retourna dans son gîte, jouissant en son cœur du succès de sa ruse. 

220px-1010101 dans LAPIN - LIEVRELe blaireau avala le poison. Aussitôt il éprouva dans tout son corps une brûlure épouvantable. Il se tordit comme un ver, au milieu d’atroces souffrances et se mit à pousser des cris déchirants. Le lendemain, à l’aurore, le lièvre vint voir si le blaireau était mort. Celui-ci n’était pas mort encore, car les blaireaux ont la vie dure. Il était couché et souffrait horriblement. 

Le lièvre jugea alors que l’occasion était on ne peut plus favorable pour assouvir sa vengeance: 
– Blaireau, lui cria-t-il, tu te souviens sans doute de la vieille Tora, que tu as assommée et fait manger à son mari. Eh bien, apprends que les dieux punissent toujours le crime. C’est moi qu’ils ont choisi comme instrument de leur vengeance. C’est moi qui ai mis le feu à ton fagot de bois au mont Katchikatchi. Ce remède que je t’ai apporté hier est un violent poison que je t’avais moi-même préparé pour te faire mourir. Meurs donc! Et que Gombéiji et Tora soient vengés! 
Il dit, et saisissant une grosse pierre, il en assomma le blaireau, qui ne tarda pas à rendre le dernier soupir…

Le blaireau ne tarda pas à rendre le dernier soupir.

Le lièvre, après avoir accompli sa mission, se rendit de ce pas chez le vieux et la vieille qui l’attendaient dans leur cabane. Il leur raconta dans tous les détails l’histoire de la vengeance. Les braves gens furent bien heureux d’apprendre la mort de leur ennemi. Grande fut leur reconnaissance à l’égard du joli lièvre blanc qui les avait vengés. Ils l’adoptèrent pour leur fils, l’appelèrent Usagidono, l’aimèrent et le traitèrent bien. Le lièvre commença dès lors à leur rendre toutes sortes de services. 
La veuve du blaireau vivait, avec ses deux enfants, dans une bien misérable condition. Tous les animaux de la montagne savaient ce qui s’était passé. On racontait partout, le soir à la veillée, les méfaits du blaireau, le secours inespéré du ciel, la vengeance du lièvre blanc. Ce dernier était porté aux nues, tandis que la conduite du premier était l’objet des appréciations les plus malveillantes.

Aussi, point n’existait-il de pitié pour la veuve et ses deux fils. 
Les pauvres déshérités ne pouvaient plus paraître en plein jour; dès qu’on les apercevait, c’était à qui les insulterait davantage. On leur jetait des pierres, les chiens aboyaient après eux, les loups les poursuivaient, les lièvres eux-mêmes riaient à leur passage. 

L’aîné des deux enfants portait le nom de Tanukitaro; son frère s’appelait Yamajiro. Ils n’étaient pas méchants comme l’avait été leur père. Mais la situation dans laquelle ils vivaient était intolérable et, de tout cœur, ils haïssaient le joli lièvre blanc, qui avait tué leur père et les avait réduits à cette existence malheureuse. 

Un des devoirs les plus sacrés de la piété filiale leur ordonnait de venger la mort de leur pauvre père. Ils décidèrent, en conséquence, de faire mourir son meurtrier. Mais ils savaient que ce dernier n’était point lâche ni poltron, comme le sont, en général, tous ceux de son espèce. Ils jugèrent prudent de s’exercer d’abord au maniement des armes. Voilà pourquoi, toutes les nuits, les deux frères passaient plusieurs heures à faire de l’escrime, sur le devant de leur tanière. 

220px-Sylvilagus_floridanus2 Yamajiro, quoique plus jeune, fit des progrès beaucoup plus rapides que son frère, car il était plus intelligent que l’aîné, chose que l’on rencontre assez souvent chez les bêtes. Il était aussi plus robuste et plus habile… 

Pendant que les deux jeunes blaireaux se préparaient de la sorte à accomplir leur vengeance, le joli lièvre blanc habitait, comme nous l’avons dit, la cabane de Gombéiji. Sa renommée avait pris des proportions colossales. Tous les animaux le respectaient et le saluaient au passage. L’armée des lièvres l’avait nommé son général en chef. 

Lui, toujours humble au milieu des honneurs, bon et serviable, rendait à Gombéiji et à Tora toutes sortes de bons offices. C’était lui qui puisait l’eau du puits, faisait la cuisine, lavait la vaisselle, présentait le thé et le tabac aux visiteurs. 
(A SUIVRE…)

Ferrand, Claudius (1868-1930). Fables et légendes du Japon – 1903.

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La vengeance du Lièvre – 3

Posté par othoharmonie le 1 novembre 2012

 

(suite…)

On était arrivé au quinzième jour du huitième mois. Or, c’est la nuit de ce quinzième jour que les lièvres célèbrent leur fête Description de cette image, également commentée ci-aprèspatronale. Cette nuit-là, en effet, la lune, leur patronne et leur protectrice se montre dans tout son plein, et dans tout son éclat, au milieu d’un ciel d’une parfaite pureté. La tribu des lièvres se réunit donc chaque année en cette belle nuit pour festoyer, danser et boire. 

Cette année-là, la veille du grand jour, Usagidono, à force d’instances, avait obtenu de ses vieux maîtres la promesse de l’accompagner à cette réunion qu’il devait présider lui-même. Ils allaient se mettre au lit, quand ils entendirent les pas d’un visiteur. C’était un lièvre tout jeune. Il pénétra dans la cabane, salua profondément le général en chef, et lui parla en ces termes: 

– Excusez-moi de venir vous déranger à une heure aussi tardive. Il s’agit d’une affaire de la dernière importance. Je viens vous supplier de ne pas vous rendre à la réunion de demain soir. Voici pourquoi: les deux jeunes blaireaux, dont le malfaisant père a péri sous vos coups, veulent profiter de la fête pour vous faire un mauvais parti. Ils ne parlent de rien moins que de vous mettre à mort. Ma mère tient la chose d’une belette, amie de la famille. Il paraît aussi que, depuis plusieurs jours, les deux frères s’exercent au maniement des armes, et que Yamajiro, le cadet, y est devenu d’une habileté rare. Vous connaissez le proverbe qui dit: Le véritable héros ne s’expose pas au danger. 

Quand le visiteur eut fini de parler, Usagidono répondit: 
– Tu es vraiment bien aimable d’être venu me prévenir, et je te remercie de cette preuve d’affection, mais je suis résolu à ne point tenir compte du danger dont tu me parles. Depuis longtemps, je le sais, les deux fils du blaireau complotent ma mort. Quoi de plus juste et de plus naturel? N’ont-ils pas le devoir de venger leur père? Chacun son tour en ce monde. Je m’étais figuré que mes deux ennemis, profitant de la faculté de se métamorphoser que leur a octroyée la nature, useraient de ruse pour me tuer à l’improviste. Il paraît qu’ils renoncent à employer ce déloyal stratagème, ils veulent se mesurer avec moi à face découverte. Je les admire et les estime. Je serai heureux de mourir de la main de ces deux braves. Bien loin donc de les fuir, je veux aller moi-même au-devant de leurs coups. 

Ainsi parla le joli lièvre blanc. Le vieux Gombéiji l’avait écouté en silence. Puis, il prit à son tour la parole: 

– Mon cher enfant, dit-il à son fils adoptif, ce que tu viens de dire est raisonnable, et je ne puis que t’approuver. Laisse-moi cependant te faire une remarque. Tu vas mourir, dis-tu, de la main des blaireaux. Qu’arrivera-t-il après? Il arrivera que les lièvres qui t’ont choisi pour chef voudront à leur tour venger ta mort: ce sera également leur droit et leur devoir. Ils tueront donc les deux blaireaux. Puis, la tribu des blaireaux voudra venger la mort des deux enfants. La lutte entre lièvres et blaireaux continuera de la sorte de génération en génération, chose fort regrettable. 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsN’y a-t-il pas un moyen de mieux arranger les choses? Écoute. Voici à quoi je pense depuis quelques jours. Le blaireau que tu as tué était mon ennemi quand il vivait; maintenant, il n’est plus de ce monde; je n’ai aucune raison de lui continuer ma haine. Je songe donc à lui élever un tombeau et à faire célébrer pour lui un service solennel, auquel seraient convoquées les deux tribus des blaireaux et des lièvres. Je ferais aussi une pension à la pauvre veuve. Les deux fils reconnaissants abandonneraient sûrement leur projet de vengeance, et la paix serait rétablie. 

Usagidono approuva pleinement la géniale et généreuse proposition de son maître. Il fut donc convenu que tout le monde se rendrait à la fête et que le lièvre blanc annoncerait publiquement la chose. Là-dessus, le visiteur prit congé. Gombéiji, Tora et Usagidono se couchèrent, l’âme heureuse et le cœur plein d’espérance. 

Le moment solennel est arrivé. De toutes les montagnes avoisinantes, les lièvres accourent par groupes joyeux. Ils se réunissent sous une vaste tente, dressée au pied d’un pin énorme et tendue de drapeaux et d’oriflammes qui battent au souffle de la brise. Les salutations d’usage terminées, le repas commence. 

Plusieurs centaines de lièvres sont assis, formant un immense cercle. Chacun a devant soi la minuscule table qui porte la fiole de saké, l’assiette de poisson découpé en tranches et la tasse de riz.

A la place d’honneur, sur un siège plus élevé, est assis Usagidono, président de la réunion. Il a à sa droite le vieux Gombéiji, et à sa gauche la vieille Tora. 
Les deux jeune blaireaux s’étaient approchés en silence, étouffant le bruit de leurs pas. Ils avaient revêtu leur costume de guerre, et portaient au côté deux sabres à la lame affilée. Ils regardèrent à travers les fentes, et aperçurent leur ennemi. Yamajiro voulut à l’instant pénétrer sous la tente et accomplir sa vengeance, mais son frère le retint: 
– Attends encore, lui dit-il, en lui saisissant le bras. Tu vois bien qu’ils sont plusieurs centaines. Que pourrions-nous contre un si grand nombre? Attends! Ils vont boire. Bientôt ils seront ivres: alors nous pourrons sans danger accomplir notre vengeance. 

Les lièvres, en effet, buvaient. Les tasses de saké circulaient de main en main. Les chants d’usage allaient commencer… Tout à coup, un grand silence se fit dans la salle. Le chef s’était levé et, d’un geste solennel, il avait commandé l’attention. Tous les regards s’étaient tournés vers lui. A la porte, les deux blaireaux intrigués tendirent l’oreille: 

– Chers amis, commença l’orateur, puisque nous sommes tous réunis ce soir pour fêter notre illustre patronne, je voudrais profiter de la circonstance pour vous faire une proposition que, j’en suis sûr d’avance, vous voudrez tous accepter.

Des applaudissements éclatèrent, preuve que la proposition du chef, quoiqu’inconnue encore, était assurée à l’avance d’obtenir l’assentiment universel. Le lièvre blanc raconta ensuite dans tous ses détails l’histoire du blaireau et les péripéties de sa mort. Puis il ajouta: 

– Sa veuve et ses deux fils mènent aujourd’hui une existence bien malheureuse. Mis au ban de leur tribu, insultés et maudits par tous les animaux de la montagne, ils subissent un sort qu’ils n’ont pas mérité, car il n’est pas juste que les crimes du père retombent sur ses enfants. Je viens donc vous proposer une réconciliation générale, vous demander de rendre votre amitié à la pauvre veuve et à ses deux braves fils. 

Ici, les applaudissement redoublèrent. Les deux blaireaux se regardent, surpris de ce langage auquel ils étaient si loin de s’attendre, Usagidono continua: 

– Mon vieux maître, ici présent, veut élever une tombe à son ancien ennemi. Il désire qu’on lui fasse des funérailles solennelles. Il nous demande aussi d’organiser une souscription généreuse pour faire une pension à la veuve infortunée. 
A peine ces derniers mots eurent-ils été prononcés, qu’un grand bruit se produisit du côté de la porte. Les deux blaireaux venaient de faire irruption dans la salle. Les lièvres, effrayés, se levèrent d’un mouvement commun et se massèrent autour de leur chef. Les deux frères s’étant avancés jettent au loin leurs armes et se prosternent devant Usagidono, versant des larmes abondantes. Le lièvre blanc les relève et les embrasse. Alors un frémissement d’émotion s’empare de la salle entière. Les deux blaireaux sont portés en triomphe. Une danse folle s’organise et, jusqu’à l’aurore, jusqu’à ce que la lune ait disparu derrière la montagne, ce fut une fête telle que les lièvres n’en avaient jamais eu. 

Le lendemain, Usagidono promena dans la campagne la veuve du blaireau et ses deux enfants. Il leur fit faire de nombreuses connaissances et les réconcilia avec tous leurs ennemis. Les deux tribus des lièvres et des blaireaux se réunirent ensuite: on se jura de part et d’autre amitié éternelle; puis, un cortège s’organisa et le corps du blaireau fut transporté dans la tombe que Gombéiji lui avait préparée.

Le corps du blaireau fut transporté dans la tombe qui lui avait été préparée.
Depuis ce jour, lièvres et blaireaux ont toujours vécu dans les rapports de l’harmonie la plus parfaite et de la plus étroite amitié. (FIN)

Ferrand, Claudius (1868-1930). Fables et légendes du Japon – 1903.

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Le lièvre antique

Posté par othoharmonie le 1 novembre 2012


Le lièvre n’est pas seulement un gibier de choix, apprécié par les chasseurs (qui l’attrapent dans des filets, lui lancent des flèches ou envoient des chiens à sa poursuite), y compris le pharaon, pour ses qualités de vitesse et pour son habileté à se Description de cette image, également commentée ci-aprèscacher. Il a également une valeur symbolique. Mais celle-ci est est double, à la fois positive et négative. En effet, avec ses grandes oreilles, il fait penser à des bêtes malfaisantes et, avec sa couleur un peu rousse, il évoque Seth et sa puissance maléfique (confusion renforcée par la ressemblance entre le hiéroglyphe qui le représente et celui de Seth, surtout quand on lui ajouta une longue queue qui renforça la similitude).

Mais d’autre part, du fait de sa fécondité prolifique et de sa capacité à résister dans le désert, il évoque la résurrection, tout comme la gazelle ou le hérisson. C’est pourquoi dans une formule funéraire, le mort s’identifie au lièvre et pas seulement au lion (ce qui pourrait paraître plus naturel) : « Je suis un lion. Je suis un lièvre. » Sa vitesse explique que le mort veuille se parer de ses qualités dans l’au-delà: « Où entreras-tu? Comment sortiras-tu? De même que j’entrerai comme un lièvre, de même sortirai-je comme un faucon. »(Livre des morts)         

Palette de chasse, musée du Louvre

                Le lièvre symbolise la vigilance. Cela s’explique par la réputation qu’il a chez les Egyptiens de ne jamais fermer les yeux. C’est un gardien : on a retrouvé des amulettes qui le représentent; cela peut paraître paradoxal puisqu’il est surtout connu par sa capacité à fuir, mais cela fait de lui le protecteur du sommeil puisqu’il est capable de le traverser rapidement, de façon à éviter les rives de la mort si proches de celles du sommeil : ainsi des chevets reproduisent sa forme (il y est représenté avec les yeux fermés, malgré sa réputation, peut-être pour être plus proche du dormeur qu’il protège). Enfin, il est parfois assimilé à des divinités redoutables : la déesse Hase Ounet (qui a donné son nom au nome d’Hermopolis), tout comme la Lionne ou le Cobra, défend Osiris contre ses ennemis, dont Seth. De même, dans le Livre des morts, on voit des portiers dotés d’une tête de lièvre, tandis le chat qui découpe le serpent monstrueux Apophis, dans une vignette du Livre des morts, est doté d’oreilles de lièvre. Dans le même ordre d’idée, un papyrus funéraire fait voir un génie à tête de lièvre dévorant un serpent.

Le lièvre antique dans LAPIN - LIEVRE BlocsyAmenophisyIery01 Hiéroglyphe du lièvre.

               Le savant égyptien Horapollon, au IV° ou au V° siècle après J.C., c’est-à-dire à une époque où l’on ne comprend plus les hiéroglyphes, a attribué la valeur de l’ouverture à ce signe car le lièvre avait la réputation d’avoir les yeux toujours ouverts. Jean Yoyotte (le Bestiaire des pharaons), explique que ce hiéroglyphe peut être utilisé phonétiquement pour écrire « oun », c’est-à-dire « ouvrir ».

 

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Moeurs – habitat du lièvre

Posté par othoharmonie le 1 novembre 2012

 
Terrain sableux et herbeux avec des trous à mi-penteL’habitat du lièvre européen est essentiellement les milieux de prairies, zones ouvertes et cultivées, friches et secteurs modérément boisés. C’est un animal territorial qui occupe environ 200 hectares. 

Il mène une vie essentiellement nocturne et crépusculaire, vivant en groupes assez lâches. Il ne creuse pas de terrier, mais une simple dépression dans le sol qui épouse la forme de son corps appelée de ce fait « forme » mais également « gîte ». 

Il en change quasiment chaque jour. Très méfiant, il n’aime pas le bruit et possède une ouïe très fine. Pour cette raison, il n’occupe le bois qu’après la chute des feuilles et redoute le vent qui fait grand tapage. Dérangé ou inquiet, il va fuir à très grande vitesse, pouvant atteindre jusqu’à 70 km/h et très vif, il peut crocheter à angle droit en pleine vitesse et échapper à la majorité de ses prédateurs. 

nombreux lapins autour d'un point d'eauLa reproduction, appelée « bouquinage » a lieu presque toute l’année de fin janvier à octobre, avec un pic entre les mois d’avril et août. Les parades nuptiales ont lieu la nuit et sont collectives. La gestation est de 41 jours, mais le lièvre a la particularité de pouvoir superposer deux gestations dans le temps. Phénomène appelé : « superfoetation ». En fait, les nouveaux ovules sont fécondés quelques jours avant la première mise bas ce qui réduit le laps de temps entre deux portées à seulement 38 jours. La hase met bas entre 3 et 6 petits levrauts qui naissent déjà avec leur pelage, les yeux ouverts et aptes à se déplacer. La femelle les disperse donc dés la naissance pour éviter la prédation, venant les allaiter chacun à tour de rôle durant trois à quatre semaines. Une hase peut avoir en moyenne 5 portées par an .

L’habitat du lièvre européen s’étage de la plaine jusqu’à environ 2000 mètres. Au dessus de cette altitude on trouvera le lièvre variable [Lepus timidus varronis] 

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Chasse du lièvre

Posté par othoharmonie le 1 novembre 2012

Chasse du lièvre dans LAPIN - LIEVRE 220px-Huckleberry-finn-with-rabbitLe lièvre est un animal rusé, méfiant, très vif et véloce, très endurant, ce qui en fait un animal de chasse très intéressant qui a occupé bon nombre de chasseurs locaux durant des décennies, étant considéré comme un gibier roi dans nos campagnes. 

– A tir au chien courant 
Il se chassait et se chasse encore à tir avec des meutes de chiens courants de petite et moyenne vènerie : Beagles, ariégeois, griffons nivernais, Vendéens, Bleus de Gascogne, Gascons saintongeois, Porcelaines, Bruno du Jura etc. En équipe restreinte de 2 à 3 chasseurs et même en solitaire. 
La technique consistant à se poster sur les points de passage connus, sachant que le lièvre finit toujours par revenir dans son enceinte. 

– A courre, en vènerie à pied, derrière une meute de courants 
La technique exigeant de l’endurance et la capacité pour la meute de déjouer les ruses du « capucin », très enclin à revenir sur sa voie, effectuer des écheveaux, doubler ou tripler sa voie, effectuer des crochets ou demi cercles et même des doubles voies doublées au même endroit etc. 
– Au chien d’arrêt devant soi. 
Souvent pratiquée dans les labours et cultures ou haies où le lièvre se trouve gîté, jouant sur son immobilité et son mimétisme. Mais cette pratique n’étant pas véritablement la fonction du chien d’arrêt qui prend particulièrement goût au poil et surtout à la poursuite, ce qui ensuite peut considérablement gêner la chasse des autres gibiers à plume notamment et perturber la fermeté d’arrêt du chien. 

220px-Moritz_v_d_Tomburg dans LAPIN - LIEVREEffectifs et évolution 
Le dernier tableau national connu pour le lièvre est de l’ordre de 4 000 000 d’individus prélevés en 1998 – 1999. 
On estime les densités à 1 à 3 lièvres par km² dans les zones les plus pauvres (paysages fermés, bois, zones de montagne) et 10 à 30 lièvres par Km² dans les plaines cultivées. Mais ces densités peuvent atteindre localement jusqu’à 50, voire 100 lièvres au km². 
Le lièvre avait eu une baisse d’effectifs dans les années 80 et 90. 
Les effectifs semblent remonter majoritairement dans certaines régions. L’intensification de l’agriculture en Europe semble être la cause de la baisse des effectifs. Les nouvelles pathologies, le machinisme agricole, la destruction de biotopes favorables, la pression de chasse ont aussi contribués à la baisse des effectifs. 

La gestion des populations actuelles semble porter ses fruits : 
– Suspension temporaire du tir pour reconstituer les populations localement. 
– Groupement de gestion [ GIC ] 
– Plans de Gestion approuvés [PGCA] 
– Plans de chasse 
– Prélèvements Maximum Autorisés [ PMA ] 

 

 

 

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Particularités du Lapin

Posté par othoharmonie le 31 octobre 2012


Cri 

un lapin roux à poil très court et denseLe lapin européen n’est pas, contrairement aux dires populaires, un animal totalement muet. Lorsqu’il se trouve en situation de peur extrême, il pousse un cri très aigu, prouvant sa détresse. On dit alors qu’il couine. Il peut également pousser un cri bref et aigu, quand il glapit. Et enfin, il peut montrer son mécontentement avec un grognement sonore. Celui-ci est un bruit très sourd que les lapins caractériels peuvent émettre lorsqu’ils sont dérangés par quelque chose de leur entourage et ce qui les énerve.

Le lapin a d’autres moyens d’émettre des sons. Ainsi, il grince parfois des dents lorsqu’il souffre mais aussi paradoxalement lors d’un plaisir particulier (lors des caresses par exemple), et peut frapper ses pattes arrière sur le sol, quand il est particulièrement excité et se sent en danger ou est énervé. Enfin, il pousse parfois un bruit sourd pouvant s’apparenter à une sorte de « honk honk », provenant de son gosier, lorsqu’il est heureux d’un évènement.

Toilette

Le lapin effectue sa toilette en mouillant ses pattes antérieures avec sa salive, puis en se frottant le tour des yeux, les oreilles, le dessus de la queue puis les pattes arrières. Cette opération lui prend plusieurs minutes par jour. Durant sa toilette, le lapin ingère une grande quantité de poils, notamment en période de mue. Ces poils peuvent former des bouchons appelés trichobézoards qui conduisent parfois à des occlusions intestinales.

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Maladies du Lapin

Posté par othoharmonie le 31 octobre 2012


Un lapin malade à l'œil boursoufléLes lapins sont sujets à diverses maladies liées à des bactéries. Ce sont, par exemple, des troubles respiratoires comme ceux causés par le coryza, infection polymicrobienne des voies respiratoires qui se traduit par un écoulement nasal. La pasteurellose, causée par Pasteurella multocida est plus grave pour l’animal. Elle provoque une septicémie et une pneumonie purulente, et cause généralement la mort au bout de quelques jours. Les troubles de l’appareil digestif sont également courants, c’est notamment le cas des entérites liées à des colibacilloses, qui se caractérisent principalement par des diarrhées et une forte mortalité. La flore du cæcum peut parfois être perturbée et se développer de manière anarchique, ce qui peut entraîner des intoxications liées à la trop forte concentration en Clostridium perfringens, ce qui cause une entérotoxémie. Cette maladie se caractérise par une mort brutale avec un ballonnement rapide et un contenu cæcal liquide. D’autres maladies plus rares de l’appareil digestif peuvent toucher le lapin comme la salmonellose ou la klebsiellose.

Les staphylococcoses, liées notamment à Staphylococcus aureus et provoquant des abcès sous cutanés ou des mammites posent également de gros problèmes dans les élevages. Une maladie nouvelle causant une forte mortalité se développe dans les élevages : l’entéropathie épizootique du lapin, dont l’agent pathogène est mal connu. Elle provoque un ballonnement abdominal et une diarrhée aqueuse, généralement fatale. La spirochétose cause, elle, des ulcères sur la peau. Le lapin est rarement touché par la tuberculose ou la paratuberculose. La tularémie, maladie très contagieuse pour l’homme, atteint surtout les lapins de garenne et les lièvres ; les lapins domestiques sont rarement touchés.

Les virus causent de plus gros problèmes pour les éleveurs qui ne s’en prémunissent pas. En effet, ils sont très contagieux et peuvent provoquer rapidement la mort d’un très grand nombre d’animaux. La myxomatose a été introduite en France au milieu du XXe siècle. Elle est très contagieuse et engendre une inflammation des yeux, des paupières et du nez ainsi qu’un gonflement de la tête. Elle se termine par la mort au bout de 5 à 12 jours. C’est une maladie réputée légalement contagieuse qui doit donc être signalée en mairie lorsqu’un cas est diagnostiqué. Plus récemment, un autre virus a fait son apparition et ravage les populations sauvages qui ne sont pas vaccinées : la maladie hémorragique virale (VHD). Cette maladie, découverte en Chine en 1984 puis rapidement étendue au reste du monde, est, elle-aussi, très contagieuse. Elle provoque la mort des animaux atteints avant même que des symptômes aient pu être identifiés. L’autopsie révèle généralement des hémorragies au niveau des poumons. La vaccination est obligatoire pour se prémunir de ce virus.

Maladies parasitaires

Maladies du Lapin dans LAPIN - LIEVRELes principaux troubles causés par des parasites chez le lapin sont les coccidioses. Elles touchent principalement les jeunes après le sevrage et sont causées par diverses espèces de protozoaires du genre Eimeria. Ces parasites se multiplient dans la paroi de l’intestin de leur hôte, et causent la mort des entérocytes à leur sortie. D’autres maladies sont causées par des protozoaires comme la lambliose, la cryptosporidiose et la toxoplasmose ou encore par des champignons microscopiques comme l’encéphalitozoonose. Les vers sont quant à eux peu fréquents chez les lapins domestiques car les bonnes conditions d’hygiène empêchent leur développement. On peut néanmoins retrouver dans l’appareil digestif de ces animaux divers nématodes (principalement de la famille des oxyuridae et des trichostrongylidae), des trématodes (grande douve et petite douve) et des cestodes (cœnurose, cysticercose, échinococcose et ténia).

Le lapin domestique est également sujet à certains parasites extérieurs causant par exemple des maladies de peau. C’est le cas de la gale des oreilles et de la gale du corps et de la tête. Un peu moins fréquemment, on rencontre des cas de teignes, de mycoses (surtout aux pattes) de pododermatites (aux coussinets et talons), de cheyletiellose (ou pseudo-galle) ou de candidose. Des insectes tels que les puces ou les myiases peuvent également causer des troubles, ces dernières étant causées par les larves de certaines mouches ou taon.

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Les prédateurs du Lapin

Posté par othoharmonie le 31 octobre 2012

 

Le lapin domestique vit en moyenne entre 5 et 8 ans, avec un maximum de 15 ans.

Les prédateurs du Lapin dans LAPIN - LIEVRE 220px-Wild_rabbitLe premier prédateur du lapin domestique est bien entendu l’Homme qui l’élève principalement pour se nourrir.

Bien que la captivité protège en théorie les lapins domestiques des agressions extérieures, ces animaux sont aussi des proies attractives pour de nombreux carnivores (chats, chiens, renards, fouines…) qui n’hésitent pas à s’introduire dans les exploitations agricoles et les espaces urbains pour les capturer, sans oublier les rapaces qui s’attaquent aux enclos à ciel ouvert.

Certaines espèces sont ainsi particulièrement astucieuses pour trouver les failles et entrer dans les clapiers ou dans les enclos, n’hésitant pas à creuser des tunnels par dessous, où le lapin est alors une proie facile.

Élevées à l’extérieur, les lapines domestiques retrouvent parfois le comportement du lapin de garenne et creusent un terrier pour protéger leur progéniture.

Un lapin peut mourir de peur et, sans un abri sûr où se réfugier, il peut trépasser à la seule vue du prédateur.

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Le Lapin et l’homme

Posté par othoharmonie le 31 octobre 2012


Domestication

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLe lapin domestique est issu du lapin européen (Oryctolagus cuniculus), animal originaire d’Europe occidentale. C’est le seul animal d’élevage originaire d’Europe. Autrefois très abondant en Espagne, c’est là qu’il est rencontré pour la première fois par les Romains, qui sont initiés par les Ibères à la consommation de laurices. Des leporaria, ancêtres des garennes médiévales, sont alors créés pour garder des lapins à disposition, faciles à chasser, dans de grands espaces clos. C’est Varron (116-27 av. J.-C.) qui nous fournit le premier témoignage écrit de ces pratiques. Toutefois, le lapin européen devenu « lapin de garenne », n’a été réellement domestiqué que tardivement, au cours du Moyen Âge, par les moines. Ainsi, au VIe siècle, dans son Histoire des Francs, Grégoire de Tours reproche à ceux-ci de consommer des laurices en période de Carême, ce met étant considéré comme d’« origine aquatique » et donc autorisé. C’est vraisemblablement pour obtenir des laurices plus aisément que les moines ont les premiers eut l’idée de placer les lapines dans des cages. Les grands principes de l’élevage de lapin sont établis dès le début du XVIIe siècle par des auteurs tels que Olivier de Serres ou Jean Liébault, et resteront inchangés pendant près de quatre siècles. Si les pratiques d’élevage restent similaires, la cuniculture connaît un certain essor au XIXe siècle, et c’est à ce moment qu’apparaissent les premières races modernes. Au XXe siècle, les travaux de recherche menés aux États-Unis puis en France avec l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) vont permettre de révolutionner l’élevage, qui va passer dans l’ère de la production de masse avec l’augmentation de la taille de structure et l’adoption de pratiques telles que la conduite en bande.

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Elevage du lapin

Posté par othoharmonie le 29 octobre 2012


Elevage du lapin dans LAPIN - LIEVRE 220px-Wilhelma_WidderkaninchenLe lapin est généralement élevé pour sa chair, mais aussi pour sa fourrure, sa peau ou ses poils. Plus récemment, il est devenu un animal de compagnie de plus en plus apprécié, et s’est également révélé comme animal de laboratoire. Parfois, les lapins sont même éduqués pour participer à des concours sportifs. Les modes d’élevage sont également variés. Les élevages familiaux traditionnels sont majoritaires en nombre et souvent tournés vers l’autoconsommation, l’élevage est donc peu intensif et souvent de taille modeste. Les élevages rationnels de grande taille élèvent les lapins dans des cages au plancher grillagé, pratiquent la conduite en bande et l’insémination artificielle, et ont un cycle de production court qui leur permet d’être très productifs.

 

Lapin : Alimentation humaine

220px-lapin-belier dans LAPIN - LIEVREL’alimentation humaine constitue la première utilisation du lapin. Les ossements découverts sur des sites d’habitat indiquent que le lapin était la principale source d’alimentation carnée en Provence aux alentours du VIIIe et du VIIe millénaire avant J.-C. L’importance du lapin dans l’alimentation a fortement régressé au cours du mésolithique, puis au bronze moyen et à l’âge du fer au point de presque disparaître. L’intérêt pour la production de viande de lapin est surtout né avec la consommation des laurices à compter de l’époque romaine. Plus tard, le lapin s’est révélé une bonne solution pour obtenir de la viande à disposition des habitants des villes sans nécessiter de surfaces cultivables lors de la révolution industrielle. La viande de lapin présente des caractéristiques intéressantes pour l’alimentation humaine, elle est riche en protéines et pauvres en lipides et en cholestérol. Par ailleurs, elle est bien pourvue en minéraux mais pas en sodium, et apporte des oméga-3.

La production de viande de lapin reste toutefois modeste comparée à d’autres. Ainsi, en 2008, la production mondiale de viande de lapin est estimée à 1,2 million de tonnes par la FAO, avec une augmentation de 13,5 % depuis 2000. Quatre pays se partagent 72 % de la production mondiale : la Chine (450 000 tonnes), l’Italie (225 000 tonnes), l’Espagne (108 000 tonnes) et la France (80 000 tonnes). L’Union européenne à 25 est la première zone de production avec 515 000 tonnes produites. La viande de lapin ne représente que 1,2 % de la viande produite en Union européenne et 0,66 % de la viande produite dans le monde.

 La consommation de viande de lapin est limitée à quelques pays tels que la France et ses pays limitrophes, notamment la Belgique, l’Espagne et l’Italie, mais aussi la Chine où cette production s’est beaucoup développée sans que l’on sache comment elle y a été introduite. En Angleterre, la consommation de lapin s’était développée au début du XIXe siècle mais fut très vite abandonnée car son élevage comme animal de compagnie en a fait un interdit alimentaire. Dans la plupart des autres pays, il n’existe pas de culture quant à la préparation de cette viande en cuisine. Même en France où la consommation est l’une des plus fortes avec 1,2 kg de viande consommés par habitant et par an, elle reste modeste. Seuls 45 % des ménages consomment du lapin en 2003, et la plupart en achètent une seule fois par an (8 % en achètent plusieurs fois par an). Cette consommation concerne principalement une population assez âgée. Le lapin est surtout acheté en grande surface sous forme de lapin entier. Les découpes tendent à se développer mais ne représentaient que 26 % des ventes en 2003.

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Fourrure du Lapin

Posté par othoharmonie le 29 octobre 2012


Fourrure du Lapin dans LAPIN - LIEVRE 220px-Argent%C3%A9Le lapin porte une fourrure composée de nombreux poils recouvrant toute la surface de son corps. On observe différents types de poils : les poils de couverture sont les plus longs, parmi lesquels on distingue les poils recteurs ou poils de jarre très raides, longs et épais, qui jouent un rôle dans l’orientation du pelage, et les poils tecteurs, plus fins et courts qui ont plutôt un rôle de protection ; le sous-poil ou duvet est lui constitué de poils très fins et très densément implantés, à raison de 30 à 50 sous-poils pour un poil recteur, et a un rôle d’isolateur thermique. Suivant leur race, les lapins prennent des colorations très différentes, tant au niveau de leur teinte (blanc, fauve, noir, gris, bleu et toute une multitude de teintes intermédiaires) que de leur motif (uni, panaché, en mosaïque ou plus ou moins tacheté) ou du modèle de pigmentation des poils (unicolore, argenté, agouti). Certaines races présentent également des poils particuliers comme les animaux angoras qui ont des poils très longs, les rex qui ont au contraire un pelage très court et duveteux ou encore le satin et sa fourrure brillante et soyeuse. La mue a lieu au moins deux fois par an. Elle intervient la première fois à l’âge de 5 à 6 semaines, et pour la seconde fois vers 4 à 5 mois. Une fois que l’animal atteint le stade adulte, elle est surtout liée au changement de saison. La fourrure est en effet plus courte en été qu’en hiver. La mue peut être plus ou moins longue, et plus ou moins fréquente suivant les animaux. Elle peut parfois s’accompagner d’une légère modification de la coloration.

 

L’utilisation de la fourrure du lapin comme produit dérivé de la viande s’est rapidement développée au XIXe siècle. Des marchands passent chez les particuliers pour collecter les peaux qui seront ensuite tannées pour produire un cuir assez Tsukibunny.jpgsouple, ou utilisées par la chapellerie pour faire du feutre. En effet, la chapellerie française consomme au début du XIXe siècle environ 15 millions de peaux par an. Les peaux argentées des lapins riches et les peaux à poil long des lapins angoras sont particulièrement appréciées. La fourrure des lapins angoras n’est plus du tout utilisée aujourd’hui, et on ne récolte plus que ses poils. Dans les années 1970, la valorisation des peaux constitue encore le bénéfice des abattoirs. Les peaux ont alors deux utilisations. Elles peuvent être utilisées dans l’industrie de la pelleterie ; les poils sont alors séparés mécaniquement de la peau, et sont filés puis utilisés pour « diluer » le poil angora, ou pour la conception traditionnelle du feutre. Le cuir est quant à lui utilisé pour fabriquer de la colle ou de l’engrais. Autrement, c’est l’industrie de la pelleterie qui valorisent les peaux en les tannant et en faisant de la fourrure. Aujourd’hui, les peaux ont perdu de leur importance, à l’exception de celles produites dans certains pays d’Europe de l’Est où les fourrures permettent la fabrication de vêtements chauds pour l’hiver rude, et au cas de pays d’Asie du Sud-Est, du Maroc et du Mexique qui voient se développer un petit artisanat autour des peaux de lapin. Au cours du XXe siècle se développent les lapins rex, caractérisés par une mutation génétique qui fait qu’ils ne possèdent que du sous-poil et qu’ils ont donc une fourrure douce et soyeuse. La création d’une souche appelée Orylag par l’INRA a permis la production de cette fourrure à grande échelle et elle est aujourd’hui utilisée pour la confection de produits de luxe.

Le poil des lapins angoras, qui en raison d’une mutation génétique est particulièrement long, est utilisé par l’industrie textile comme une fibre « spéciale », de la même façon que les fibres obtenues à partir des races de chèvres spécialisées (mohair, cachemire) et de certains camélidés (lama, alpaga, vigogne, chameau). Il permet la confection de produits dits « fantaisie » ou « haut de gamme ». Le poil angora est récolté par tonte (comme en Allemagne) ou épilation (comme en France) et la production mondiale s’élève à environ 9 000 tonnes par an. Le principal producteur est la Chine, malgré l’arrivée récente de cette production dans le pays. La chute des prix causée par le développement de l’élevage chinois a engendré une forte diminution des élevages ailleurs dans le monde. Ces poils sont essentiellement transformés au Japon et en Italie, et les produits manufacturés sont écoulés sur les marchés japonais, allemand et américain.

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Lapin, animal de compagnie

Posté par othoharmonie le 29 octobre 2012


 Sylvilagus floridanusLe lapin est un animal de compagnie depuis déjà plusieurs siècles. Ainsi, dès la Renaissance, ils sont employés dans ce rôle. C’est un animal facile à apprivoiser et les divers coloris que peut prendre sa robe attirent déjà la curiosité à l’époque. Le lapin est un animal de compagnie de plus en plus commun, notamment avec le développement des races naines. Il fait partie des « nouveaux animaux de compagnie » (NAC) et est certainement le plus populaire et le plus répandu d’entre eux. Si n’importe quel lapin domestique peut devenir un lapin de compagnie s’il est apprivoisé assez tôt, les races naines sont les plus courantes dans les foyers. Ainsi, on estime que 3,7 % des foyers français possèdent un lapin nain en 2009. L’élevage du lapin comme animal de compagnie a diverses conséquences sur les pratiques d’élevage. Ainsi, il n’est pas rare de stériliser les lapins domestiques, pour diminuer leur agressivité ou éviter les portées trop nombreuses que procurerait un couple.

Le lapin possède différentes qualités qui lui valent ce succès. En effet, il est très facile à apprivoiser et devient très affectueux, il prend peu de place dans une maison et son entretien est facile. Il est donc très souvent confié aux enfants. Par ailleurs, le lapin peut facilement cohabiter avec les animaux de compagnie courants comme le chat ou le chien si les animaux sont bien habitués à vivre ensemble.

Le développement du lapin comme animal de compagnie peut engendrer un refus de consommation de la part de certaines personnes, et a donc un impact négatif sur la consommation de viande de lapin, et par là sur la production de viande.

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Lapin, animal de laboratoire

Posté par othoharmonie le 29 octobre 2012

Divers lapins domestiques (Oryctolagus cuniculus)Le lapin intéresse depuis bien longtemps les scientifiques comme modèle animal. Ainsi, dès le XVIIe siècle, des lapins sont utilisés en ophtalmologie, puis comme modèle d’investigation pour les études pharmacologiques de transfert placentaire de médicaments, métabolites et stéroïdes, sa placentation étant similaire à celle de la femme. Cet animal présente notamment les avantages d’être prolifique, de petite taille et de pouvoir être élevé dans des conditions bien maîtrisées, conditions indispensables pour en faire un animal de laboratoire. Sa taille intermédiaire en fait un sujet idéal pour effectuer des manipulations trop délicates sur les souris et les rats. Les trois races préférentiellement utilisées par les scientifiques sont le néo-zélandais, le hollandais et le bélier. Du fait de sa bonne réponse immunologique, il peut permettre la production d’anticorps spécifiques. C’est aussi un bon substrat pour la toxicologie, car le lapin a une gestation courte est suffisamment grand pour que les irritations soient bien visibles et que l’on puisse étudier les fœtus. De plus, il est très sensible aux agents tératogènes et a une réponse proche de celle de l’homme. Il est utilisé pour divers tests dermatologiques. Il est également utilisé actuellement dans les domaines cardiovasculaires, ostéo-articulaires et respiratoires, ainsi qu’en oncologie et diabétologie. C’est un modèle approprié pour étudier l’hypertension et l’athérosclérose car son métabolisme lipidique est plus proche de l’homme que celui de la souris. Il est adéquat pour étudier l’arthrose et pour valider les nouvelles technologies d’imagerie ostéo-articulaire. L’étude des papillomavirus s’appuie souvent sur des observations sur les lapins. La lapine a également longtemps été utilisée comme diagnostic précoce de grossesse chez la femme. En effet, les hormones particulières à la femme enceinte et présente dans ses urines (des dérivés de la progestérone) provoquent la reprise d’activité de l’ovaire de la lapine qui se les voit injecter par intraveineuse.

Un lapin a été pour la première fois cloné à partir de cellules adultes en 2002, performance réitérée à plusieurs reprises. Les diverses mutations que l’on rencontre chez certaines souches offrent des opportunités pour réaliser des études génétiques. Par ailleurs, on considère généralement que le lapin est plus représentatif des mammifères que la souris pour étudier le développement embryonnaire précoce, et notamment la période d’activation transcriptionnelle du génome et la gastrulation. La transgénèse a permis la production de molécules pharmaceutiques complexes dans le lait de lapin. Cet animal, par sa taille intermédiaire, permet la production de protéines recombinantes en quantité raisonnable et à faible coût. Enfin, sa domestication tardive en fait une espèce idéale pour étudier le processus de domestication et les processus génétiques associés.

Lapin, animal de laboratoire dans LAPIN - LIEVRE 220px-Ro_pool_gilberteDans le monde, ce sont environ 1,5 million de lapins qui sont utilisés comme animaux de laboratoire en 1995, ce qui reste une valeur modeste en comparaison de ceux d’autres animaux utilisés pour les mêmes fins. Les pays les plus concernés sont l’Allemagne et les États-Unis qui élèvent chacun 300 000 lapins de laboratoire. On peut d’ailleurs noter qu’aux États-Unis, un élevage à vocation commerciale sur quatre est destiné à la production de lapins pour des laboratoires. Le Japon, et dans une moindre mesure les autres pays d’Europe de l’Ouest, le Canada ainsi que la Chine et la Corée du Sud utilisent également des lapins comme modèles d’expérimentations. L’opinion publique n’approuve pas toujours ces expérimentations, et des mouvements se développent pour s’y opposer au Royaume-Uni et aux États-Unis, comme le Human against rabbit exploitation (HARE).

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