Hippopotame et Origines

Posté par othoharmonie le 5 avril 2014

 

1001181-HippopotameL’hippopotame passe ses journées dans l’eau et ses nuits à terre. Il est amphibie, mais il se nourrit de l’herbe des prairies. Apparemment, il a choisi une vie calme, où l’effort essentiel consiste à bâiller largement de temps à autre et à brouter une herbe abondante et facile à trouver. Il n’a peut-être pas toujours vécu ainsi.

La famille des hippopotamidés est probablement issue d’un tronc commun avec les lignées qui ont ensuite donné d’une part les suidés (porcs et autres sangliers) et, d’autre part, les ruminants (cervidés, bovidés…). Durant l’ère tertiaire, plusieurs rameaux d’hippopotames ont divergé. Ils n’ont plus, aujourd’hui, que deux descendants : l’hippopotame (Hippopotamus amphibius) et l’hippopotame nain (Choeropsis liberiensis), qui est resté bien plus proche des formes anciennes. L’aire de répartition de ces deux espèces montre de nos jours une nette tendance à la réduction.

 

   Ainsi, pendant le pliocène et le pléistocène, il y a 2 à 3 millions d’années, de nombreuses espèces d’hippopotames ont rayonné en Asie (Sri Lanka comprise), en Europe et en Afrique (Madagascar comprise), le seul continent où elles se sont maintenues. Trois ou quatre espèces ont cohabité, parmi lesquelles Hippopotamus gorgops qui vivait dans une eau plus profonde que l’amphibie actuel. Il y a encore 120 000 ans, des hippopotames pataugeaient dans les larges rivières de ce qui est devenu l’Angleterre… La Crète et Chypre ont hébergé, jusqu’à il y a 10 000 ans, un hippopotame pygmée (Phanourios minutus). Des fouilles, faites entre 1980 et 1987 à Chypre, montrent des restes d’hippopotames associés à des traces d’activité humaine. Peut-être est-ce l’homme qui a accéléré la disparition de l’animal de ces îles ? À Madagascar aussi, on a trouvé des vestiges d’un petit hippopotame (Hippopotamus lemerlei), qui existait encore il y a seulement 2000 ans environ. On pense qu’une importante variation climatique l’aurait fait disparaître, juste au moment où l’homme est arrivé sur l’île, au début de l’ère chrétienne. Il était le seul ongulé indigène à l’île.

 

   Les hippopotames habitaient jadis la basse vallée du Nil. Pour les anciens Égyptiens, leur silhouette arrondie et généreuse évoquait une déesse de la Fécondité, et ils furent souvent représentés sous cette forme sur les bas-reliefs. Aujourd’hui, en Afrique, l’hippopotame continue à jouer un rôle important dans la vie des gens, des fleuves et des lacs. Et ce rôle n’est pas seulement nourricier : il a, en effet, pénétré la culture des groupes ethniques qui les côtoient. Ainsi, dans le delta du Niger, à l’occasion du festival de l’eau de Owu, des participants posent sur leur tête un masque en forme d’hippopotame.

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La vie de l’hippopotame

Posté par othoharmonie le 4 avril 2014

 

 

images (14)Un chef qui exige une soumission parfaite

Les hippopotames vivent en groupes sur un territoire – une portion de lac ou de rivière – qui varie en fonction du plan d’eau et de la saison. Sur une berge de rivière, un espace plus réduit suffit à un plus grand nombre d’animaux que sur une berge de lac. Ainsi, 33 hippopotames peuvent se partager 100 mètres de bord de rivière, alors que 7 animaux seulement cohabitent sur 100 mètres de bord de lac. 

   Le mâle dominant règne sur 50 à 100 mètres de rivière alors que son territoire peut atteindre 500 mètres de lac. C’est lui qui se charge du marquage territorial. Se plaçant au bord, le dos à la berge, il éparpille son crottin sur un rayon de 2 mètres. Ce genre de scène semble passionner les jeunes, qui viennent flairer les excréments, et parfois les consommer. 

   Tant que les juvéniles, et surtout les mâles presque adultes, adoptent une attitude de soumission face au maître des lieux, tout va bien. Mais, s’ils gardent la tête haute, ce que le chef prend toujours pour un défi, les choses peuvent se gâter : le nombre élevé de cicatrices sur le corps des grands mâles rappelle à chacun que les discussions peuvent être vives. 

   Les canines n’ont aucun rôle dans l’alimentation, mais elles peuvent infliger de profondes blessures (qui cicatrisent étonnamment vite). Les combats sont entrecoupés de hurlements, de charges dans l’eau, et de postures d’intimidation, gueule grande ouverte. 

   La mandibule de l’hippopotame, c’est-à-dire sa mâchoire inférieure, peut s’ouvrir à 150° – ce qui est énorme – et elle est musclée en conséquence. D’où le célèbre bâillement de l’hippopotame : loin d’être seulement un geste de lassitude, il peut se révéler vraiment menaçant, si le mâle renverse sa tête le plus en arrière possible, en exposant toute sa gorge dans un geste de défi, pour calmer toute velléité de révolution interne. 

Les combats peuvent être mortels, mais ces grandes scènes restent tout de même rares, car l’hippopotame est respectueux de la hiérarchie. Un des comportements sociaux les plus caractéristiques de l’espèce pourrait s’appeler la « défécation de soumission » : un animal dominé se retourne, sort son arrière-train de l’eau, éclabousse généreusement le museau du dominant de ses excréments et les répand par de vigoureux battements latéraux de la queue. Le supérieur hiérarchique sollicite ce geste des jeunes mâles : il tourne autour d’eux, sort ses épaules de l’eau, la tête pour une fois inclinée. Tout animal qui pénètre dans la mare ira ainsi « saluer » le dominant et lui signifier qu’il reconnaît son statut de chef. Dans un groupe, il peut y avoir plus de 5 défécations de soumission par heure, un tiers d’entre elles étant orientées vers le dominant.

   Les combats pour rire, lèvres contre lèvres, sont également fréquents entre adultes. 

images (15)Les hippopotames passent leurs journées dans l’eau. Autant ils se déplacent sur terre avec lourdeur, autant ils font preuve d’aisance dans l’eau. Quand celle-ci est profonde, ils sont capables de nager véritablement. Ils se propulsent essentiellement en remuant leurs pattes arrière – à la manière d’une grenouille ! Quand il y a moins d’eau, ils avancent un peu comme s’ils rebondissaient, à coups d’élans successifs, en prenant appui sur le fond. L’eau ne pénètre alors ni dans les yeux ni dans les oreilles. Les hippopotames font tout dans l’eau, y compris dormir, par petits sommes.

   C’est aussi dans l’eau qu’ont lieu les accouplements. Le mâle est alors seul visible, la femelle étant, elle, entièrement sous l’eau. Seules ses narines viennent de temps en temps affleurer à la surface. La cour du mâle, avant et pendant l’accouplement, est relativement agressive, et la femelle semble maintenue un peu de force sous l’eau.

   Autrefois, on classait les hippopotames dans l’ordre des pachydermes, mot qui veut dire « qui a la peau épaisse », en grec. Pourtant, c’est tout le contraire : la couche cornée de sa peau est si fine que l’hippopotame est très sensible aux pertes d’eau par évaporation… Il se pourrait que cette espèce passe ses journées dans l’eau simplement parce qu’elle serait incapable de surmonter le rythme de perte en eau que lui imposerait une journée sous le soleil de l’Afrique tropicale.

   L’autre raison pour laquelle ils vivent dans l’eau est l’économie d’énergie qu’ils doivent faire, car ils mangent peu. Comme la température de l’eau est pratiquement la même que celle de leur corps, les hippopotames n’ont pas à dépenser de calories pour rester en homéothermie (c’est-à-dire pour conserver une température interne constante).

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L’hippopotame ne mange que la nuit

Posté par othoharmonie le 4 avril 2014

 

 

images (13)L’hippopotame se nourrit peu, proportionnellement à son poids. Sa ration quotidienne, 40 kg d’herbe fraîche, ne représente que de 1 à 1,5 % de son poids en matière sèche, alors que tous les autres ongulés – animaux à sabots – ont besoin de manger 2,5 % de leur poids pour vivre. Quand tout va bien, ses pâturages sont, en moyenne, situés entre 2,8 et 3,2 km d’un point d’eau, mais, en cas de disette, il peut marcher jusqu’à 10 km, seul ou en petits groupes. Pendant la saison sèche, il est même capable de jeûner assez longtemps…

   Autre caractéristique, l’hippopotame ne se nourrit qu’après le coucher du soleil. En fin d’après-midi, les signaux acoustiques deviennent plus nombreux, la fréquence des bâillements augmente, annonçant l’approche des déplacements alimentaires. Les groupes d’hippopotames continuent ainsi à communiquer la nuit pendant qu’ils recherchent leur nourriture. Les animaux se répondent. Le son portant jusqu’à 1 km le long de la rivière, une chaîne d’échos de proche en proche, et de groupe en groupe, retentit tout au long du fleuve.

   Les hippopotames peuvent commencer leur recherche de nourriture par plusieurs kilomètres de déplacement dans le cours d’eau lui-même. Pour sortir de l’eau, ils empruntent régulièrement les mêmes passages, les creusant fortement, au point de défoncer les berges quand ils sont nombreux à utiliser les mêmes pistes, nuit après nuit…

   La nourriture de l’hippopotame consiste en diverses espèces de graminées, des genresPanicumUrocholora ou Cynodon. Selon les endroits, son régime peut comprendre une dizaine de graminées différentes. Il est assez sélectif, choisissant les espèces les plus appétissantes et délaissant les autres. Par exemple, il dédaigne toujours les espèces du genre Spirobolus. En fait, ses goûts peuvent varier en fonction des régions. L’hippopotame a ses habitudes locales : dans une réserve du Kwazulu-Natal, en Afrique du Sud, il se nourrit d’herbe à buffle (Panicum maximum) et d’un chiendent (le Cynodon dactylon).

 

CE N’EST PAS UN RUMINANT

images (12)La physiologie digestive de l’hippopotame est relativement particulière, car, bien que non ruminant, il possède deux diverticules dans son estomac, ce qui ralentit le transit des aliments et augmente leur assimilation dans l’intestin. Son appareil digestif est bien adapté à ses besoins. Il héberge des protozoaires ciliés, petits animaux unicellulaires qui aident à digérer la cellulose des végétaux. Il arrive ainsi à se contenter d’assez peu de nourriture.

   Le transit des aliments dans l’estomac puis dans l’intestin dure 24 heures. Il se prolonge donc durant les heures de repos diurne de l’animal. Tout n’est peut-être même pas digéré dans la journée qui suit le repas nocturne. Les quantités d’herbe avalée peuvent donc s’accumuler dans l’estomac de l’hippopotame.

   Après son passage, les pâturages ressemblent à des pelouses bien tondues. Les lèvres rigides de l’animal, recouvertes d’une peau cornée qui peut avoir jusqu’à 50 cm d’épaisseur, lui permettent de cueillir l’herbe bien ras. Il l’arrache, en relevant la tête régulièrement.

   Le jeune commence à mâcher de l’herbe en accompagnant sa mère sur les pâturages, lors des sorties nocturnes. Dans ces cas-là, il marche près de la tête de la femelle et, si d’autres jeunes de portées précédentes sont là également, ils suivront tous l’adulte, le plus jeune juste derrière, le plus âgé fermant la marche. Des expéditions alimentaires plus ou moins lointaines

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Mme Hippopotame protège ses petits

Posté par othoharmonie le 4 avril 2014

 

 

Les hippopotames ne se reproduisent pas avant l’âge de 6-13 ans pour les mâles et avant 7-15 ans pour les femelles.

   Les petits naissent toujours à la saison des pluies. Si bien qu’il n’y a qu’une vague de naissances dans les régions où il n’y a qu’une saison des pluies par an, comme en Afrique du Sud, et deux vagues, dans l’est de l’Afrique, où il y a deux saisons. Ils s’accouplent de 227 à 240 jours plus tôt, pendant la saison sèche. L’œstrus – c’est-à-dire le moment du cycle où la femelle est en ovulation – dure environ trois jours. Elle met son petit au monde en eau peu profonde, ou bien à terre, mais dans une zone bien protégée. Elle le défend férocement, contre les grands prédateurs, et… contre les mâles adultes de sa propre espèce !

   Après la naissance, la femelle reste isolée une dizaine de jours avant de rejoindre le groupe… Le taux de mortalité infantile est très élevé : il va jusqu’à 45 % au cours de la première année ; il est de 15 % lors de la deuxième. (Au-delà, jusqu’à environ 30 ans, chaque classe d’âge perd chaque année environ 4 % de ses effectifs.)

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Le petit reste avec sa mère jusqu’à la naissance du suivant, voire au-delà, et l’on rencontre souvent des femelles entourées de plusieurs jeunes d’âge différent.

   En moyenne, les naissances sont espacées de 24 mois : 8 mois de gestation, 1 an de lactation et encore 4 mois d’« anœstrus », c’est-à-dire de repos complet. Seules 10 % des femelles sont fécondées lorsque leur cycle reprend pendant quelques jours, juste entre naissance et lactation. Les jumeaux sont rares.

   La femelle a deux mamelles inguinales, c’est-à-dire placées très bas, près de l’aine ; de ce fait, lorsque la mère est immergée, le petit tète sous l’eau. De toute façon, il tète en apnée (retenant sa respiration), narines et oreilles fermées, même sur la terre ferme !

   Les bébés hippopotames savent nager avant de savoir marcher. Ils utilisent le dos de leur mère pour se reposer à la surface de l’eau, car ils ne peuvent rester que 1 ou 2 minutes en apnée, alors que les adultes tiennent facilement 5 minutes.

   La croissance va bon train : pesant de 27 à 50 kg à la naissance, le petit atteint 250 kg à 1 an !

   La maturité sexuelle est atteinte vers 12 ans, et le jeune devient alors un rival possible pour l’adulte. Les jeunes ne sont que tolérés par les dominants. Tant que juvéniles, et surtout mâles presque adultes, adoptent une attitude respectueuse face aux maîtres des lieux, tout va bien. S’ils effectuent les « défécations de soumission » de rigueur, c’est encore mieux.

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Les hippopotames pygmées

Posté par othoharmonie le 4 avril 2014

 

 

 hippopotame-pygmee-300x201Les hippopotames pygmées sont solitaires, sauf quand une femelle est accompagnée de petits ou pendant l’association brève d’un couple reproducteur (Robinson 1970, 1996, Robinson & Suter1999). Ils sont essentiellement, mais pas exclusivement, nocturnes. Les données des colliers émetteurs ont montré que, dans le Park National d’Azagny, ils étaient principalement actifs de la fin d’après-midi jusqu’à minuit avec un pic d’activité estimé entre 16h00 and 23h00 (Bülow 1988). Des photos récentes de pièges photographiques au Libéria et en Sierra Leone ont révélé qu’ils pourraient être actifs toute la nuit et aussi pendant le jour. La journée, ils se dissimulent dans des marécages, des mares boueuses ou des cuvettes sous les rives de ruisseaux (Robinson 1981a, Roth et al. 2004) et à même le sol sec au milieu des marécages (Bülow 1988). Les hippopotames pygmées suivent des chemins bien définis ou des sentiers en forme de tunnel à travers la forêt et la végétation marécageuse en les marquant de fumier qu’ils répandent en remuant la queue en déféquant (Johnston 1906, Robinson 1970, White 1986).

 

Les hippopotames pygmées se nourrissent de plantes terrestres et semi-aquatiques. A l’état sauvage, ils sont connus pour se nourrir de fougères, de racines tendres, d’herbes, de tiges et de feuilles de jeunes arbres, de légumes et de fruits tombés ; ils ont aussi été observés manger des feuilles de patates douces, du gombo, du poivron, du manioc et des pousses tendres de jeunes plantes de riz des plantations et des fermes sur les abords des forêts (Robinson 1970, 1999, Bülow 1988, Hentschel 1990). Il a été estimé que les hippopotames pygmées se nourrissent pendant 5.8-6 heures par jour, entre le milieu de l’après-midi et minuit (Robinson 1981a, Eltringham 1999) mais les piéges photographiques ont montré qu’ils pourraient se nourrir toute la nuit. Il se peut qu’ils défolient les jeunes arbres en prenant la base d’une brindille dans la bouche et puis en tirant la brindille à travers la bouche tout en secouant la tête. Ils ont aussi été observés se tenant sur les pattes arrière avec les pattes avant contre la tige pour atteindre des fougères poussant à l’intérieur de palmiers Raphia (Bülow 1988). White (1986) a noté des poissons prises par des hippopotames pygmées dans des pièges installés en Sierra Leone.

 

On en sait très peu de la reproduction de l’hippopotame pygmée à l’état sauvage. Galat-Luong (1981) a observé un nouveau-né dans le Parc National de Taï au cours d’une journée. Il est resté dans un étang la plupart du temps où il a été apparemment ‘garé’ par la femelle qui est retournée à intervalles réguliers pour le nourrir.

 

En général, la distribution de l’hippopotame pygmée ne coïncide pas avec celle de l’hippopotame commun, cependant ils auraient pu exister en sympatrie dans quelques endroits au Libéria autrefois (Schomburgk 1913) et au Nord-Ouest de la Sierre Leone (Teleki and Baldwin 1980, Grubb et al. 1998). Roth et al. (2004) ont signalé qu’ils se trouvaient encore aux côtés de l’hippopotame commun en Côte d’Ivoire en 1986, le long de la rivière Bandama, presque aussi loin au Nord que la confluence du Nzi.

 

Les effets des prédateurs naturels sur l’hippopotame pygmée sont inconnus, mais les carnivores principaux capables d’attaquer un animal adulte de cette taille sont le léopard Panthera pardus (Robinson 1970) et le crocodile du Nil Crocodylus niloticus. Hentschel (1990) a obtenu une photographie d’un hippopotame juvénile tué par un léopard et Roth et a. (2004) a vu deux animaux qui ont été mutilés. Les jeunes hippopotames sont menacés par un nombre plus important de prédateurs, dont le chat doré africain Caracal aurata, la civette africaine Civettictis civetta (Eltringham 1999) et le python de Seba Python sebae.

 

Lire la suite ici… https://cmsdata.iucn.org/downloads/pygmyhippoconservationstrategy_iucnssc_final_fr.pdf

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Silhouette de L’hippopotame

Posté par othoharmonie le 2 avril 2014

 

Hippopotame (Hippopotamus amphibius)

1001181-HippopotameLa silhouette de l’hippopotame n’est pas banale : court sur pattes, il est doté d’une tête proéminente et grande, proportionnellement à son corps glabre et cylindrique, bien rebondi. Mais, malgré sa corpulence et sa drôle de silhouette, l’hippopotame est assez souple. Au besoin, il peut charger – ou fuir – à près de 30 km/h. Lorsqu’il sort de l’eau, il escalade sans difficultés des rives même raides, en se hissant grâce à ses pattes. En fait, l’étrange allure de l’hippopotame est le signe d’une adaptation marquée à la vie aquatique. Le profil de sa tête donne une bonne idée de ses capacités à séjourner dans l’eau : ses narines sont en position supérieure sur le bout de son mufle ; ses yeux sont volumineux et haut placés ; ses oreilles sont petites et mobiles. Sous l’eau, un clapet empêche l’air de pénétrer dans ses conduits olfactifs et ses oreilles se ferment. La peau de l’hippopotame est presque nue : les seuls poils qu’il possède sont les vibrisses (poils tactiles) qui recouvrent son large mufle et les poils rigides qui terminent sa queue. Sous la peau, une couche de graisse épaisse de 50 cm protège les organes vitaux de l’animal. L’hippopotame est rattaché à l’ordre des artiodactyles, c’est-à-dire des ongulés dont le nombre de doigts est pair. Ses pattes se terminent par 4 doigts, de taille pratiquement égale ; ses sabots ressemblent plutôt à des ongles.

 

   L’hippopotame se sert de ses pattes pour nager. Quand on a la chance de pouvoir l’observer sous l’eau, comme dans les Mzina Springs, au Kenya, où l’eau est transparente, on dirait qu’il vole !

 

   Les adultes possèdent de 36 à 40 dents, car le nombre d’incisives peut être soit de 4, soit de 6. Les canines ne cessent de croître ; elles peuvent atteindre 60 cm et peser 3 kg chez le mâle, 1 kg chez la femelle ! Aiguisées comme des rasoirs, et poussant vers l’extérieur, comme des défenses, elles constituent des armes redoutables. La première molaire, présente dans la dentition de lait, n’est pratiquement jamais remplacée par une dent adulte. Elle peut donc rester longtemps dans la bouche de l’animal, aucune nouvelle dent ne la chassant.

 

   L’hippopotame perd beaucoup d’eau par évaporation. On a calculé que, pour une surface de 5 cm2, une peau d’hippopotame perd 12 mg d’eau en 10 minutes, c’est-à-dire de 3 à 5 fois ce que peut perdre un homme ! S’il transpire autant, c’est parce que sa couche cornée est très fine. Celle-ci, par ailleurs, ne possède pas de glandes sébacées, qui sécréteraient des matières grasses pour le protéger du soleil. En revanche, l’hippopotame possède des glandes particulières qui produisent un liquide très visqueux et alcalin, prenant un reflet rouge avec la lumière et donnant l’impression que le dos de l’animal est en sang. Lorsque celui-ci séjourne hors de l’eau, cette sécrétion sert d’écran contre la déshydratation. Il est possible qu’elle explique aussi sa faculté de cicatrisation. 

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Signes particuliers de l’hippopotame

Posté par othoharmonie le 2 avril 2014

 

200px-Pygmy_Hippopotamus_SkullMÂCHOIRE

Quand ils se battent, les hippopotames cognent leurs grandes canines et leurs incisives inférieures contre les mandibules de l’adversaire. Pour mieux encaisser les chocs, leurs mâchoires, et donc leurs dents, sont dans un axe spécial, qui limite les dégâts. Cela n’empêche pas tous les mâles un peu âgés d’avoir les canines ou les incisives – ou les deux – de la mâchoire inférieure brisées. L’exceptionnelle ouverture de la mandibule, à 150°, est possible grâce à deux particularités. D’une part, un grand développement des deux muscles attachés à l’angle de la mandibule : le masséter (muscle élévateur du maxillaire inférieur) et le muscle disgastrique. D’autre part, un renforcement de la partie osseuse, qui donne à ces deux muscles une attache solide.

 
La TÊTE

Pour un animal amphibie, il est intéressant de venir à la surface de l’eau avec le maximum d’efficacité et le minimum de risque. Il ne faut pas se faire repérer mais tout simplement pouvoir respirer tout en restant immergé. Le profil de la tête de l’hippopotame le lui permet. Narines, yeux et oreilles sont situés tout en haut du crâne. Il affleure la surface de l’élément liquide avec sa tête, respire, sent, voit et entend ce qui se passe à l’air libre mais reste à l’abri de l’eau. Dès qu’il replonge, ses oreilles et ses narines se referment tandis que ses yeux restent ouverts. Cet alignement des organes sensoriels se retrouve chez un certain nombre de vertébrés aquatiques, parmi les espèces dulçaquicoles, c’est-à-dire d’eau douce, comme les crocodiles.

 

poils DU MUSEAU

Les vibrisses du museau de l’hippopotame nain ont certainement un rôle dans la reconnaissance des nombreuses espèces végétales dont il se nourrit. L’épaisseur de ses lèvres est compensée par la présence de ces nombreux poils richement innervés. Les vibrisses lui sont donc très utiles quand il s’agit de faire le tri entre ce qui est bon à manger et ce qui ne l’est pas.

Hippopotame
PATTES ET PIEDS

Les pattes et les pieds de l’hippopotame nain sont plus déliés et nettement adaptés à la marche. Les doigts sont libres, n’étant pas reliés par une membrane, et les ongles sont pointus. Cela lui permet de bien adhérer au sol, si celui-ci est inégal. En même temps, il peut marcher dans les marigots ou le sous-bois humide de la forêt.

 
CRÂNE

La comparaison des crânes des 2 espèces montre bien que l’hippopotame nain est nettement moins spécialisé que son grand cousin. L’emplacement des yeux est en effet pratiquement normal et les orbites n’ont pas la position haute observée chez l’espèce amphibie. On peut également vérifier que seules les canines inférieures de l’hippopotame nain sont très développées. Les incisives, elles, sont à croissante modérée… Il y en a une seule paire en bas, et deux en haut. Ce trait est lié à la vie sociale de l’espèce. Les fréquents affrontements qui ont lieu dans les groupes d’hippopotames amphibies justifient de grandes incisives et des canines pouvant atteindre 65 cm.

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Milieu naturel et écologie de l’Hippopotame

Posté par othoharmonie le 2 avril 2014

 

290px-Tête_d'hippopotameIl y a toujours des hippopotames dans la vallée du Nil, mais ils ne remontent plus au-delà de Khartoum, au Soudan. Le dernier animal d’Égypte a été tué en 1816. Au XIXe siècle, on pouvait rencontrer des hippopotames jusqu’au Cap ; aujourd’hui, on en trouve encore en Afrique du Sud, mais seulement jusqu’à la lagune de Santa Lucia. Entre ces deux limites, la densité des hippopotames a considérablement baissé. Dans le Sahara et son pourtour immédiat, le changement de climat explique leur retrait, mais, ailleurs, l’homme semble être responsable des disparitions locales enregistrées un peu partout.

 

   Sa présence sur l’île de Mafia prouve qu’il est même capable de traverser un bras de mer. Car cette petite île de l’océan Indien est séparée de la Tanzanie par des fonds trop profonds pour avoir jamais été reliée au continent.

   À l’intérieur des terres, il peut vivre jusqu’à 2 000 m d’altitude. Il semble supporter sans difficulté des températures avoisinant 0 °C au petit matin, en saison sèche.

 

    Jusqu’à la fin des années 1990, l’espèce était considérée comme répandue et à l’abri mais sa population a décliné depuis, de 7 % à 20 % dans les dix dernières années, victime notamment des guerres civiles. En République démocratique du Congo, qui abritait l’une des plus importantes populations d’hippopotames, le conflit a entraîné une réduction de 95 % de leur nombre entre 1996 et 1998. En 2006, l’espèce – qui est inscrite depuis 1995  à l’annexe II de la Cites (Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction)- a ainsi était classée par l’U.I.C.N. (Union internationale pour la conservation de la nature) dans la catégorie « vulnérable » de la liste rouge des espèces menacées. On estime aujourd’hui ses effectifs à 125 680 – 149 230 individus dont 40 000 en Zambie, 20 000-30 000 en Tanzanie, 18 000 au Mozambique, 10 000 au Malawi, 7 000 en Ouganda, 7 000 au Zimbabwe, 5 000 au Kenya, 5 000 en Éthiopie, 3 000-6 000 au Soudan, 3 000-5 000 en Afrique du Sud, 2 000 – 4 000 au Botswana, 1 000 -2 000 en Guinée, les autres populations étant fortement fragmentées en petits groupes de 50 à 500 animaux dans divers pays d’Afrique de l’Ouest. La répartition actuelle de l’hippopotame nain est également fragmentée : le gros des troupes occupe les forêts proches de la côte, entre le fleuve Bafing (Guinée), et le fleuve Bandama (Côte d’Ivoire), à travers la Sierra Leone et le Liberia. Dans les années 1930, on a découvert des hippopotames nains à 1 300 km de là, à l’est. Il reste encore un semblant de population, à la limite de l’extinction, essentiellement dans le delta du Niger (provinces d’Owerri et de Warta, Nigeria) jusqu’à la rivière Cross, près de la frontière du Cameroun. Sur tous les territoires où on le rencontre, l’hippopotame est utile à de nombreuses autres espèces, et son impact dans les écosystèmes qu’il occupe est loin d’être négligeable. Il nourrit ses bassins de crottin, ce qui constitue un apport nutritif utile à la vie dans les eaux. Une certaine densité d’hippopotames peut garantir une production de poissons et une grande diversité d’ongulés sur de bons pâturages. La densité idéale serait de 7,7 animaux au km2. Ensuite, la liste des espèces qui utilisent le dos de l’animal comme lieu de villégiature est longue : oiseaux (ombrettes, aigrettes, pique-bœufs…), tortues d’eau douce, petits crocodiles même !

 

L’HIPPOPOTAME ET LA VÉGÉTATION

Milieu naturel et écologie de l'Hippopotame dans HIPPOPOTAME 250px-Pygmy_hippopotamus_pairL’habitude qu’a l’hippopotame de brouter bien ras l’herbe sur ses pâturages rend les 3 km le long de chaque berge sans prises pour les incendies de savane. Non seulement l’animal respecte les bouquets d’arbres au moment du repas, mais il évite que ceux-ci ne soient brûlés. Ils peuvent au contraire se développer, et constituer des zones refuges pour certaines essences qui seraient sinon éliminées. Mais l’extension des arbres et des buissons peut, par ailleurs, aller jusqu’à l’envahissement progressif des pâturages à hippopotames… ce qui peut entraîner la disparition de l’animal ! Au bord de la rivière Mara, au Kenya, il existe sans doute des cycles – si longs qu’ils sont difficiles à suivre – entre prairies, forêts et hippopotames : le développement des arbres chasse les brouteurs d’herbe, mais il attire les herbivores d’un type moins strict, comme les éléphants. Le cycle peut ensuite repartir : les éléphants se nourrissent des arbres qui repoussent moins bien, faisant place à l’herbe qui attire les hippopotames… Actuellement, une des deux rives du fleuve est nettement plus boisée et beaucoup moins riche en hippopotames. Il n’est pas interdit de penser que ceux-ci sont éventuellement responsables de cette croissance arborée, et donc de leur propre élimination.

 

   Il est déjà arrivé qu’il y ait trop d’hippopotames dans certaines régions… Cela a été le cas en Ouganda, dans les années 1930, autour des lacs Edouard et George. À l’époque, les signes d’érosion sur le paysage étaient considérables : des berges effondrées, de moins en moins de végétation, une faune peu diversifiée et un risque potentiel de régression pour la population d’hippopotames elle-même… On a donc convenu d’abaisser la densité moyenne de plus de 20 à 8 animaux au km2. À partir de 1957, pendant 5 ou 6 ans, on a abattu 1 000 animaux, soit 7 000 en tout, dont la viande, toujours appréciée, a été distribuée aux populations locales. Au niveau du paysage, les résultats ne se sont pas fait attendre. La végétation, et en particulier l’herbe, a pu repousser ; de même, les simples actions mécaniques (par le piétinement) sur les espèces végétales sont allées en diminuant. D’autres ongulés sont revenus. Quant aux hippopotames, on a remarqué que l’âge de la maturité sexuelle des femelles est passé de 12 à 10 ans, et que le pourcentage de jeunes de l’année dans chaque groupe montait de 6 à 14 %…, signes évidents d’une population dynamique.

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L’hippopotame et l’homme

Posté par othoharmonie le 2 avril 2014

 

Peut-on domestiquer l’hippopotame ?

Si, dans la mythologie égyptienne, l’hippopotame était le symbole de la Fécondité, il est devenu aujourd’hui un gibier convoité par l’homme, pour qui il représente aussi un danger pour les terres cultivées. Comment éviter qu’il ne soit éliminé ?

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L’HIPPOPOTAME EN VILLE, AU BURUNDI…

L’hippopotame peut vivre tout près de l’homme. On le sait dans divers endroits d’Afrique : dans les pêcheries de Vitshumbi (en République démocratique du Congo), le long du fleuve à N’Djamena (au Tchad), à Entebbe (en Ouganda), mais surtout à Bujumbura, la capitale du Burundi. 90 % de la surface de ce dernier pays étant cultivée, toute la grande faune a presque disparu. Bizarrement, l’hippopotame est resté, y compris – saisonnièrement – en plein cœur de la capitale. Il en reste entre 200 et 300 dans le pays. Quand ils viennent à Bujumbura, ils sortent la nuit pour brouter les pelouses artificielles des parcs de la ville… ; ils fournissent même trop d’engrais naturel aux plantes ornementales. Ils sont si peu farouches qu’on a dû construire un mur anti-hippopotames le long de la piste d’atterrissage de l’aéroport !

 
UNE EXPLOITATION RATIONNELLE DES HIPPOPOTAMES ?

Il ne serait pas irrationnel de chercher à gérer les troupeaux d’hippopotames localement, afin de procurer une source de protéines et de revenus. C’est une espèce peu exigeante – comparée à d’autres –, robuste et qui se reproduit bien… Dans certaines régions, une exploitation rationnelle des hippopotames pourrait être utile. Ils procurent, en effet, une grande quantité de viande, et surtout une viande appréciée par les populations locales. De plus, leur carcasse peut fournir de la graisse (jusqu’à 90 kg pour un animal adulte), et du cuir… Tous ces produits pourraient être commercialisés. En aval de l’élevage, on pourrait pratiquer de la pisciculture : les hippopotames enrichissent en effet l’eau de leurs bassins, par l’intermédiaire de leur crottin. Celui-ci pourrait servir de matière première alimentaire pour des poissons et la chaîne alimentaire entre les prairies, les hippopotames, l’eau et les poissons serait ainsi un bon schéma de développement, en tout cas par endroits. Comme la présence de l’espèce – lorsque la densité n’est pas trop élevée – semble maintenir une diversité importante de la faune et comme les populations locales se nourrissent des hippopotames, il serait préférable d’aider au maintien de l’espèce en Afrique.

   Son élevage pourrait apporter une solution aux problèmes d’alimentation des hommes, tout en évitant ceux posés par l’acheminement de la viande sous des climats où la conservation de celle-ci est aléatoire, la chaîne du froid étant difficile à assurer.

   Si la politique de conservation n’exclut pas nécessairement une certaine exploitation raisonnable, celle-ci n’est toutefois possible que si l’espèce est bien connue.
 
Description de cette image, également commentée ci-après FERMIERS ET HIPPOPOTAMES

Avec la pression démographique , les hippopotames ont été tués en grand nombre en Afrique. En effet, ils occupent des zones riches en eau, et parfois irrigables, ce qui peut entraîner des conflits avec l’homme, en particulier pendant les périodes de sécheresse. Par ailleurs, les hippopotames ne faisant pas la différence entre une graminée sauvage et une autre, plantée par l’homme, ils ont été éliminés des cultures et des plantations. Dans certaines régions, pourtant, les agriculteurs ont essayé les méthodes non violentes pour éloigner leur gourmand voisin : par exemple, les Tonga ont installé un réseau de cordes, s’appuyant sur des huttes, le long de leurs terres cultivées. Attachées à ces cordes, des boîtes. Dans celles-ci, des galets. Quand un gardien voit un hippopotame approcher, il secoue la corde la plus proche, et de loin en loin, les vibrations font résonner les cailloux. Ce bruit suffit à faire fuir les bêtes…

SAUVER L’HIPPOPOTAME NAIN

Le résultat apparent est, au cours des siècles, une réduction de l’aire de répartition des deux espèces. Dans le cas de l’hippopotame nain, les choses sont – malheureusement – simples à résumer : habitant de la forêt primaire, il est menacé de disparaître avec celle-ci ! Comme, par ailleurs, il représente une masse de viande importante, malgré sa discrétion, et malgré une densité naturelle probablement peu élevée, sa chasse est certainement pratiquée par les tribus habitant les mêmes régions que lui. En zone de forêt, l’élevage n’existe pas et près de 80 % des protéines animales consommées par les Africains proviennent de la chasse. Pratiquement toutes les espèces animales deviennent du gibier pour eux… Pour l’hippopotame nain, le cas le plus grave est actuellement celui des populations relictuelles du delta du Niger et de la Cross River au Nigeria. De plus, il a subi les effets des guerres civiles au Liberia et en Sierra Leone. La population, en baisse, a été estimée à 2 000-3 000 animaux et l’espèce a été classée « en danger » en 2006, tandis que les mesures de conservation adoptées n’ont pas toujours été appliquées. Elle figure également à l’annexe II de la Citesdepuis 1975.  Au Liberia, le Sapo National Park, qui a dû être réhabilité après le conflit, tente de la protéger, ainsi que le parc national de Taï, en Côte d’Ivoire.

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L’Hippopotame en Egypte

Posté par othoharmonie le 29 mars 2014

 

290px-Hippo_pod_editL’Hippopotame faisait partie des animaux dangereux de l’Egypte antique, les égyptiens avaient pour habitude de vénérer les animaux qu’ils craignaient afin de s’en approprier leur protection divine. 

Les divinités représentés sous la forme d’un hippopotame sont généralement liés à la protection de la grossesse, ou des accouchements difficiles, en effet à l’époque, il était courant de voir cet animal en compagnie de jeunes hippopotames, qu’ils défendaient avec ardeur. 

Liste des divinités ayant empruntés l’iconographie de l’hippopotame 

Amemét la dévoreuse aux jambes d’hippopotame

La déesse Amemét « la dévoreuse » est souvent représentée avec une couronne rouge, des jambes d’hippopotame, un corps de lionne ou de léopard et une tête de crocodile, toutes les créatures féroces de l’Égypte. Associée au dieu Amon, ils forment un des couples de l’Ogdoade d’Hermopolis. C’est la déesse la plus redoutée des égyptiens. 

La déesse Amemét joue un rôle important dans le rituel de la pesée de l’âme, rituel funéraire ou le poids du cœur doit être égal ou inférieur au poids d’une plume « plume de Maât ». Lors du rituel funéraire, si le cœur du défunt est plus lourd que le poids de la plume, la déesse Amemét dévore le cœur du défunt et le prive de son immortalité dans l’au-delà. 

C’est la déesse que vous voyez sur la photo ci-dessus, à droite de la balance, elle attend avec impatience le verdict de la pesée. 

Meskhenèt la déesse hippopotame coiffée d’un utérus de vache

La déesse Meskhenèt est une représentation symbolique des assises du monde, des fondations des édifices, et du siège d’accouchement. 

Les femmes accouchaient assises, et la déesse personnifiait ce siège. Son rôle était d’être présente lors de l’accouchement. 

La déesse Meskhenèt est une des parèdres du dieu Chaï. 

La déesse possède un pouvoir agissant sur la durée de la vie terrestre des hommes, elle « décide de l’existence » elle accroit le temps de vie de celui qui est au service du dieu qu’elle compte les années nombreuses pour celui qu’il aimerais qu’elle envoie un destin funeste à qui transgresse sa volonté. 

Le siège d’accouchement représenté sous la forme de quatre briques, sont également incarnées par des divinités qui peuvent n’êtres que de simple nourrices, les briques sont donc nommées ainsi; l’Efficace, la Parfaite, l’Ainée et la Grande, respectivement identifiées aux déesses Nephtys, Isis, Nout et Tefnout chargées de la protection des jours épagomènes. 

La déesse Meskhenèt est généralement représentée sous la forme d’une femelle hippopotame, debout, ses pattes arrières posées sur un signe-Sa, coiffée de la couronne hathorique surmontée de deux plumes sur un mortier, ou sous l’aspect d’une femme coiffée d’un signe hiéroglyphique de l’utérus d’une vache comme la déesse Tjenenet. 

Opèt la grande déesse hippopotame

La déesse mère Ipèt ou Opèt ou Ipèt « la grande » est représentée sous la forme animale d’un hippopotame dans la mythologie égyptienne, c’est la déesse hippopotame, connue sous le nom de Ipy jusqu’à l’époque gréco-romaine. 

Les textes des pyramides la mentionne une fois ou le pharaon souhaite boire son lait blanc, brillant et doux. 

Un temple édifié par Ptolémée VIII, à la période ptolémaïque au IIème siècle avant JC est laissé inachevé, des travaux de décorations ont continués sous le règne de Ptolémée XII au Ier siècle avant JC, ce petit temple d’Opèt est aujourd’hui en cours de restauration dans le cadre d’une collaboration franco-égyptienne. 

Dans ce temple, la déesse Ipèt est assimilée à la déesse Nout et devient celle qui engendra le dieu Osiris. 

Une grande fête à Thèbes était consacré à la déesse Ipèt, le dieu Amon s’unissait avec elle, elle était alors assimilée à la déesse Amaunet  »épouse d’Amon ». 

Tawaret la déesse hippopotame avec une tête de crocodile

La déesse Tawaret ou Tawret est représentée sous la forme animale d’un hippopotame avec une tête de crocodile, c’est la protectrice des accouchements alors difficiles à cette époque ou les fausses couches étaient courantes. 

La déesse Tawaret est parfois assimilée comme l’épouse du dieu Seth. 

Thouëris la déesse hippopotame, avec une queue de crocodile et des pattes de lionne

 La déesse Thouëris « la grande » est généralement représentée sous la forme animale d’un hippopotame debout avec la poitrine tombante, le ventre en avant, une queue de crocodile et des pattes de lionne. Elle était vénéré principalement à Thèbes sous le Nouvel Empire. 

Sa qualité de déesse mère la rapproche des déesses Isis et Hathor. C’est la protectrices les femmes mères, elle protège ces femmes pendant les accouchements, son culte était vénéré dans les foyers comme le dieu Bés, sa statuette était placée pour protéger la naissance des nouveau-nés à une époque ou les fausses couches étaient fréquentes.

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Hâpy fêtait l’hippopotame

Posté par othoharmonie le 29 mars 2014

 

 

Image illustrative de l'article HâpyHâpy est la personnification divine du Nil dans la mythologie égyptienne.

Hâpy était représenté sous les traits d’un personnage aux formes androgynes. Si son corps est masculin, il n’en a pas moins deux grosses mamelles féminines qui assurent la prospérité aux Égyptiens. Son ventre est proéminent et gras, et il porte sur la tête un panache de plantes du Nil. Il est souvent représenté sous la forme duale de jumeaux. L’un portant sur la tête des tiges de papyrus (symbole de la Haute-Égypte) et l’autre portant un nénuphar (symbole de la Basse-Égypte).

Il pouvait aussi être représenté avec une tête d’hippopotame, toujours sous sa forme hermaphrodite.

Selon la légende, Hâpy vivait dans deux lieux cachés. Le premier se situait sous la première cataracte du Nil, près d’Éléphantine. De là, il versait le contenu de deux jarres pour faire monter les eaux de Haute-Égypte. L’autre lieu était situé en Basse-Égypte près de Memphis, et servait à approvisionner le delta en eau féconde. Les Égyptiens attribuaient à Hâpy la force vitale du Nil qui provenait en fait du limon noir qu’il transporte qui fertilisait les rives du fleuve et apportait sa richesse à l’Égypte. Il est également, par extension, le symbole de la prospérité et de la fécondité.

Chaque année, le Nil débordait de son lit pour fertiliser les rives asséchées par le climat aride de l’Égypte. Le limon qu’il transportait rendait possible leur culture. Symbole de ces crues annuelles, Hâpy, avait un rôle prépondérant dans la vie des Égyptiens de l’antiquité : du niveau de ces crues dépendait la survie de ce peuple, qui était aussi bien touché par des crues trop faibles (qui asséchaient les cultures) que par les débordements excessifs de ces flots qui provoquaient de grandes inondations.

Pour s’attirer les bonnes grâces du dieu fleuve, les Égyptiens lui donnaient de grandes quantités d’offrandes. Sur le mur des temples, on le trouve représenté devant des tables d’offrandes, couvertes de produits provenant des différents nomes d’Égypte. Dans ces représentations, il porte sur la tête le symbole de la région correspondante.

220px-Cyperus_papyrus-pjt3Lors de sa fête annuelle le droit de chasser et de manger la chaire des hippopotames étaient accordés au peuple d’Égypte, privilège des prêtres de ses temples le reste de l’année, permettant ainsi de réguler leur population.

Simple composition littéraire ou chant liturgique dédié à Hâpy, l’hymne au Nil est un magnifique éloge de la nature, qui faisait partie des œuvres enseignées aux élèves scribes.

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Dieu à tête d’hippopotame

Posté par othoharmonie le 29 mars 2014

 

Taourèt (Taweret, Taurt, Thouéris, Thoeris, Toeris) dite « La Grande » est la déesse hippopotame protectrice des accouchements. Elle semble aussi confondue avec Apet, Ipet ou Opet.

téléchargement (8)Son apparition était censée effaroucher n’importe quel esprit malin qui aurait pu nuire à un enfant et à la femme en travail. 
Comme déesse protectrice de l’accouchement elle était souvent accompagnée du dieu nain  Bes, qui avait une fonction semblable.

Elle passe pour une compagne de Seth, de Sobek ou de Bes.

Elle était représentée avec une tête d’hippopotame, les pieds et les bras d’un lion, la queue d’un crocodile, des seins tombant et un ventre gonflé par une grossesse. Elle est coiffée d’un mortier éventuellement surmonté de cornes et du disque solaire. 
Elle était souvent dépeinte tenant l’amulette « Sa » symbolisant la protection ou l’ank représentant la Vie.

A noter qu’il existe une déesse particulière pour les accouchements, moment particulièrement périlleux et exaltant, en la personne de Meskhenet.

Adoré sous la forme femelle bienveillante de la déesse Thouéris (ou Opet) au corps d’hippopotame, à la tête de crocodile et aux pattes de lion, protectrice des naissances et incarnation de la fécondité aquatique. Craint sous la forme maléfique de Seth, dieu du désordre et du chaos, du Tonnerre et des Forces violentes, il est considéré par les pharaons comme un animal maudit, ennemi des dieux, qu’il faut exterminer. Les Egyptiens redoutent ce représentant du Nil capable d’affronter la toute puissance de Pharaon, depuis qu’un hippopotame tua Ménès, premier roi d’Egypte, bâtisseur de la ville de Memphis et instaurateur d’un culte voué au crocodile. Après sa mort, il sera représenté par un crocodile saisi dans sa gueule par un hippopotame. Selon certaines légendes, l’hippopotame aurait même participé au combat des dieux. Seth noie son frère Osiris dans les eaux du Nil en prenant la forme d’un hippopotame. Pour venger son père, Horus revêt également la forme d’un hippopotame et affronte son oncle dans les eaux du Nil. Sa mère, Isis, harponne Seth, mais lui laisse la vie sauve. Horus, fou de colère, surgit du Nil et arrache la tête de sa mère grâce à ses puissantes mâchoires. Abondants dans la vallée du Nil, les hippopotames ravagent les cultures et sont considérés comme des ennemis par les paysans, qui les chassent à l’aide d’un harpon. Cette chasse prend très tôt un caractère rituel. Symbole des forces mauvaises, identifié à Seth, l’hippopotame est mis à mort rituellement par le roi sur les représentations figurées des mastabas (tombes). Les mâles blancs, symbole de la toute puissance du mal, sont encore plus redoutés et sont, à Edfou, la ville d’Horus, exterminés par des harponneurs choisis par les pharaons.

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rêver d’hippopotame

Posté par othoharmonie le 29 mars 2014

 

200px-Bothriogenys_fraasiVoir en rêve un hippopotame représente votre nature agressive et vos forces cachées. Vous avez plus d’influence et de puissance que vous réalisez. Sinon, il indique que vous êtes territoriale. Peut-être quelqu’un outrepasse ses limites. Voir en rêve un groupe d’hippopotames signifie que vous avez besoin d’échapper à la routine quotidienne et se détendre

Rêver d’un hippopotame dans son environnement naturel : vos ennemis sont déterminés à vous détruire, assurez bien votre défense
Au zoo : seul le découragement peut vous empêcher de surmonter l’adversité
Le chasser : on vous agresse fréquemment par des paroles qui vous mettent les nerfs en pelote
Il vous poursuit : vos affaires vont très mal

 

Symbolise votre corps émotionnel. Difficulté à bien maîtriser ses émotions ou de ses désirs. La femelle représente souvent la fécon­dité.

Rêve positif : annonce des moments émotionnels intenses et agréables. Attention, cette situation ne doit pas persister indéfini­ment, vous devrez rapidement passer à autre chose pour ne pas développer de dépendance ou d’obsession malsaine.

Rêve négatif : annonce un manque de maîtrise de vos émotions qui vous causera quelques ennuis.

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L’HIPPOPOTAME BLANC

Posté par othoharmonie le 28 mars 2014

Voici l’histoire :

*

téléchargement (3)Les tribus des Bayombé et des Mongo étaient ennemies depuis toujours. Nul ne se rappelait la vraie raison de cette hostilité qui n’en était pas moins farouche et tenace. 

Le plus souvent, c’étaient les Mongo, guerriers accomplis, qui cherchaient querelle aux Bayombé. Ceux-ci étaient travailleurs et pacifiques, mais une fois attaqués, ils se défendaient avec détermination. Ainsi, tout en vivant côte à côte, les Mongo et les Bayombé se faisaient une guerre permanente sans que pour autant les uns l’emportent sur les autres. 

Un jour, les Bakouba, apparentés aux Mongo vinrent s’installer sur le territoire de ceux-ci. Ensemble, ils décidèrent de chasser les Bayombé de leurs terres.

Le chef des Bayombé fut mis au courant de cette alliance par Dombi, puissant sorcier, qui avait l’habitude d’invoquer directement Mguri-mgori, le plus grand des dieux. Le chef mobilisa aussitôt ses guerriers, mais les Mongo et les Bakouba étaient bien supérieurs en nombre. Pendant des jours et des nuits, Dombi prépara une puissante magie qui devait faire pencher la victoire du côté des Bayombé. Le sorcier avait un fils paralysé de naissance, nommé Ingola. Très affecté par l’infortune de son enfant, Dombi s’en plaignit amèrement aux puissants Esprits. Lorsque la guerre devint imminente, le grand Mguri-mgori lui apparut en songe et lui dit :

« Sorcier Dombi, tu as maintes fois sollicité notre aide pour ton malheureux fils Ingola. Sache, cependant, que malgré son infortune, il sauvera ton peuple dans cette guerre. Qu’il fabrique une lance, mais dans un matériau autre que le bois, et qu’il se rende, armé de cette lance, dans les marécages pour y trouver l’hippopotame Daga. 

Ce n’est pas un hippopotame ordinaire : sa peau est d’une blancheur éclatante. Daga, l’hippopotame blanc, portera ton fils sur le champ de bataille où ton peuple sera en train de se battre.   

Ingola arrivera juste à temps pour lui permettre d’emporter la victoire. Lui-même, toutefois ne reviendra pas du combat.  »

Le sorcier raconta son rêve à Ingola, qui fut transporté de joie :
« Ainsi, j’irai, moi aussi, au combat ! je ne serai plus la risée des femmes en restant à la maison ! Je me demande seulement comment fabriquer ma lance autrement qu’en bois ?  »

Le sorcier réfléchit, puis conseilla à son fils :
« Le mieux sera de la forger en laiton.  »

Ingola se mit aussitôt à l’ouvrage. Sa lance était terminée lorsque les guerriers Bayombé finirent de se préparer au combat. Il s’en alla vers les marécages de Daga, l’hippopotame blanc, tandis que les guerriers Bayombé partirent pour la guerre. Ingola marcha en clopinant jusqu’au marécage, alors que l’hippopotame venait déjà à sa rencontre. Daga présenta son large dos au jeune homme qui s’y hissa et partit au champ de bataille.

La guerre y faisait rage. 

La chance commençait à pencher du côté des Mongo et des Bakouba, supérieurs en nombre. Les Bayombé durent reculer, leur retrait se transformant rapidement en débandade, puis en fuite éperdue. Chevauchant son hippopotame blanc, Ingola choisit ce moment crucial pour surgir telle une tornade au milieu des ennemis qu’il se mit à ravager avec sa lance en laiton. Il abattit les Mongo et les Bakouba par rangées entières, Daga, l’hippopotame blanc, piétinant leurs têtes pour les enfoncer dans le sol.

téléchargement (4)Plus aucun doute ne subsistait sur l’issue de la guerre.

Vainqueurs, les Bayombé n’eurent pas le loisir de remercier et célébrer leur jeune héros car un événement extraordinaire se produisit alors : l’hippopotame blanc trotta jusqu’à un immense arbre creux qui poussait à côté du champ de bataille. Il s’engouffra dans la cavité avec le jeune homme qui le chevauchait toujours, sa lance à la main. Lorsque les Bayombé accoururent au pied de l’arbre, la cavité avait disparu.

Depuis ce temps-là, les Bayombé racontent qu’Ingola sortira de l’arbre sur le dos de son hippopotame blanc, brandissant sa lance de laiton le jour où une grave menace pèsera sur son peuple. Il sortira de l’arbre et, avec son aide, les Bayombé sortiront victorieux de la guerre.

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Oracle de l’hippopotame

Posté par othoharmonie le 28 mars 2014

 

290px-Hippopotamus_cruetzburgiLa femelle est symbole de la fécondité. Le mâle est symbole de la force brutale que Dieu maîtrise et que l’homme ne peut domestiquer.

L’animal, familier du Nil, prête son visage massif à Taouret (« La grande »), la déesse hippopotame du panthéon égyptien ; mais aussi au monstre Béhémoth des Hébreux (l’hippopotame étant craint pour son agressivité). Dans l’Égypte antique, l’hippopotame mâle est aussi un des visages de Seth, tout aussi agressif ; lui et Horus se muent en hippopotames pour se livrer à une compétition d’apnée.

DEMANDEZ LUI DE VOUS AIDER A :
– affronter les émotions perturbantes.
– assumer un projet créatif de longue durée, comme écrire un roman ou confectionner une courtepointe.
– organiser une fête de famille.

ACCÉDEZ A SON POUVOIR EN :
– retenant votre souffle sous l’eau aussi longtemps que possible.
– notant quelques idées sur l’émotion que vous avez le plus de mal à exprimer.

EN TANT QUE GUÉRISSEUR :
– soigne la peau séchée et craquelée.
– guérit la désorientation mentale et la confusion.

EN TANT QUE GARDIEN OU PROTECTEUR :
– garde la famille.
– empêche qu’on profite de vous.

 

L’HIPPOPOTAME vous souffle ces mots : LES AMIS VOUS PROTEGENT DES ECUEILS DE LA VIE : le rond et généreux hippopotame conseille de nourrir ceux qui vous entourent et de vous laisser nourrir à votre tour. Dans un monde de fast food solitaire, le moment est venu de rompre de nouveau le pain avec les amis et la famille comme les hommes l’ont toujours fait, et de trouver du réconfort dans les confidences faites et reçues. Ces intimes sont les yeux et les oreilles qui nous cherchent dans un monde complexe. Comme la couche protectrice qui préserve l’hippopotame des coups de soleil et de la déshydratation, ils nous protègent des vicissitudes de la vie

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L’hippopotame et l’astrologie

Posté par othoharmonie le 27 mars 2014

 

220px-Hippo_mouth1Dans la symbolique astrologique les grands animaux appartiennent au domaine d’abord de Jupiter. Toutefois, il ne faut pas oublier que Jupiter partage avec Neptune la Maîtrise des Poissons. Jupiter représente toujours ce qui est grand, voire même démesuré. Et c’est bien le cas de l’hippopotame commun qui, adulte ne pèse pas moins entre 1,4 à 3,2 tonnes. Le plus grand mesure jusqu’à 1,50 mètres au garrot pour 3,50 mètres de longueur. La tête est grosse et la bouche large qui va s’ouvrir selon un angle très important, quant à ses canines elles peuvent mesurer plus de 60 cm. Très vulnérable aux coups de soleil, l’hippopotame passe une grande partie de la journée dans l’eau boueuse pour se rafraîchir.   

Le nom « hippopotame » dérive du grec ancien « hippo » signifiant « cheval », autre symbole jupitérien, et « potamos » qu’on traduit par « fleuve », ce qui nous ramène au monde aquatique des Poissons et de Neptune. On a longtemps cru que l’hippopotame était de la famille des Suidae, c’est-à-dire les porcs et les sangliers, ou à celle des Tayassuidae, les pécaris, mais des recherches assez récentes, dans les années 1990, ont montré que les hippopotames étaient les proches parents vivants des cétacés.

Saccageant ou mangeant une partie des récoltes, l’hippopotame a été considéré en Egypte, le plus souvent, comme une manifestation des forces négatives qui sont en ce monde… Ennemi de l’homme, l’hippopotame fut voué à Seth, le méchant. On entretenait des harponneurs sacrés, chargés de le détruire. Cependant, l’hippopotame femelle fut honorée, voire adorée, comme un symbole de la fécondité, sous les noms de le Horem (Opet), la Grande (Thonéris). Elle était censée assister « traditionnellement la mère lors de la venue au monde des dieux, des rois et de simples mortels. Ainsi s’expliquent les nombreuses images, statues, amulettes et représentations dans les temples, qui montrent Thonéris, dressée sur ses pattes postérieures et appuyée sur le nœud magique ».  

Dans l’Ancien Testament, l’hippopotame, sous le nom de Béhémoth, qui vient probablement de l’égyptien, symbolise « la force brutale que Dieu maîtrise, mais que l’homme ne peut domestiquer ».

Vois, sa force réside dans ses reins, sa vigueur dans les muscles de son ventre, 

Il raidit sa queue comme un cèdre, les nerfs de ses cuisses s’entrelacent.                                             

Ses vertèbres sont des tubes d’airain, ses os sont durs comme du fer forgé…                       

Sous les lotus il est couché, il se cache dans les roseaux des marécages.

Cette description, interprétée symboliquement, viserait l’ensemble des impulsions humaines et des vices, dont l’homme, atteint par la faute originelle, ne peut venir à bout par lui seul. Cette colossale masse de chair exige la grâce de Dieu pour s’élever par la spiritualisation.

L’hippopotame et l’astrologie dans HIPPOPOTAME 220px-Taweret_statueLes savants grecs Hérodote et Aristote, qui ne connaissaient l’hippopotame que par oui-dire, l’avaient affublé de sabots fourchus et d’une crinière de cheval qu’il garderait dans les représentations zoologiques jusqu’à la Renaissance. Il faudra attendre Pierre Belon qui vit un hippopotame à Constantinople pour que soit démenties les fables transmises par les écrits anciens. Une statue antique du Nil à son image, dans les jardins du Pape au Belvédère, assure au zoologue qu’il s’agit bien du même animal. 

 

Bibliographie

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins.   

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Le Renne et l’Hippopotame

Posté par othoharmonie le 27 mars 2014

REMARQUES ADDITIONNELLES SUR LE RENNE ET SA COEXISTENCE PRÉSUMÉE AVEC  L’HIPPOPOTAME

Par M. A. C. ANDERSON, Esq.

 

(Par lettre datée du 10 décembre 1870, Rosebank, Victoria, Ile de Vancouver, Colombie Britannique.)

250px-Pygmy_hippopotamus_pairJ’ai lu avec beaucoup d’intérêt les annotations de M. E. Lartet sur ma communication de novembre 1868  [voir ci-dessus, page 147], ayant trait aux sujets traités généralement dans les Reliquiæ Aquitanicæ et plus particulièrement dans ma précédente contribution en pages 37 à 57. Je dois implorer votre indulgence à l’heure où je tente d’établir au moins quelques-unes des bases qui fondent mes désaccords avec les conclusions auxquelles tendent les arguments de M. E. Lartet – en partant du principe que je le fais non dans un esprit dogmatique, mais seulement pour découvrir, pour autant que ce soit possible, les véritables implications d’une question porteuse d’une signification beaucoup plus profonde que les simples points débattus, dont la résolution en elle-même peut apparaître en comparaison d’une importance dérisoire. 

Tout d’abord, en qui concerne mon observation que des animaux aussi diversement constitués que le renne et l’hippopotame ne pouvaient avoir coexisté sous le même climat, il serait, je le maintiens, illogique de supposer que les races d’animaux existantes, sous l’effet de processus d’acclimatation supposés ou autrement, ont changé en quoi que soit leurs modes de vie respectifs. Tous les témoignages écrits tendent à montrer que, quand ils n’ont pas été modifiés par les effets de la domestication, les différents genres gardent de nos jours leurs caractéristiques premières. Les habitudes de divers oiseaux connus et autres animaux, telles que les décrivaient les auteurs de l’antiquité, et en particulier dans un des plus anciens récits connus, le « Livre de Job », sont inchangées. Dans le monde des insectes, on observe la même identité. Le vol du criquet migrateur, les mœurs de la fourmi décrites par Virgile *, demeurent exactement comme ils étaient. L’Asilus des « Géorgiques » a son représentant dans le moderne taon  ; et la « mouche des lieux retirés des rivières d’Egypte » des Saintes Écritures est encore illustrée dans la Zim de Bruce, la redoutable mouche tsé-tsé de Livingstone. Ainsi, nous pouvons soutenir que la même suite de constitution et de mode de vie s’est perpétuée à travers les âges antérieurs à l’enregistrement historique – en conséquence, que les caractères distinctifs des deux races spécialement en question sont exactement ceux de leurs  premiers prototypes. La nature de l’hippopotame est trop connue pour admettre un commentaire. Cet animal requiert indubitablement une température quasi tropicale, avec une végétation à la luxuriance correspondante pour se maintenir en vie. Privé de celles-ci, dans son état naturel, il meurt d’inanition.

Lire à la suite ici …  

Esq.  : Abréviation du titre de noblesse Esquire, écuyer. NdT

* Enéide, IV, 402 et suiv.  ; Géorgiques, III, 147.  ; Isaïe, VII, 18. L’Asilus des Romains semble avoir été synonyme de l’Œstrus des Grecs.

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L’hippopotame et le philosophe

Posté par othoharmonie le 27 mars 2014

                                

Tu veux aller vers l’infini, tourne-toi d’abord de tous côtés dans le fini.
Goethe

Écrit par Pierre Bailleux

Ce titre fait écho à une savoureuse chronique radiophonique du professeur Théodore Monod, membre de l’Institut, “Un mythe moderne: la terre ferme”, recueillie dans L’hippopotame et le philosophe, Actes Sud, 1993. Le philosophe, en l’occurrence, c’est Schweitzer découvrant, à la vue d’un troupeau d’hippopotames sur l’Ogooué, la formule du Respect de la Vie(Ehrfucht vor dem Leben).

300px-ZooPygmyHippoAlbert Schweitzer éleva la voix pour dénoncer une église avec des frontières et des dogmes solides, une église tentée de se substituer au Royaume de Dieu, au lieu de le servir. Il entendait par là que le protestantisme ne pouvait devenir une voie (et une voix) vivante(s) pour le générations successives que « surgissent constamment des penseurs qui, dans l’esprit de Jésus, mais en tenant compte du monde où ils vivent, transforment la foi en connaissance »(1). Partout où le protestantisme se contente d’être une foi traditionnelle, il perd toute relation avec la vie spirituelle du moment, et toute faculté d’adaptation. Dès que cesse le débat entre la tradition et la pensée, la sincérité chrétienne est en danger.

Autrement dit, je suis persuadé qu’un protestantisme qui n’oserait plus mettre la vérité historique et scientifique au service de la vérité spirituelle recèlerait une faiblesse interne, si fort qu’il se figure être. Le respect de la vérité, comme telle, doit être inhérent à notre foi, si nous ne voulons pas être “des gens de peu de foi”, et le premier signe en est le respect de la vérité historique et scientifique. Autrement dit encore, osons le risque de passer notre foi au crible de la pensée.

Heureux de partager avec vous un aspect important de ma vie spirituelle, je n’ai pas l’intention de faire ici une apologie du protestantisme libéral (qui, comme chacun le sait, remonte historiquement aux sources de la Réforme) et ce, au sens d’une défense telle qu’on la pratique, hélas, trop souvent chez les orthodoxes et les fondamentalistes. Pour ceux-ci, l’apologie consiste à affirmer que le christianisme (le leur) renferme des vérités qui sont au-dessus de toute intelligence et qui n’ont donc pas à être confrontées à la raison.

A mon avis, se comporter ainsi revient à se retirer, tels des sectaires, sur une montagne fortifiée, position certes inexpugnable d’une élite religieuse, mais d’où l’on ne peut prétendre annoncer le message de Jésus.

Je voudrais illustrer mon propos par cette belle page de l’évangile, celle de la Cananéenne dans Matthieu 15. En effet, la soi-disant “élite religieuse” du temps de Jésus, ses disciples, et les premiers chrétiens, ensuite, étaient survoltés par un sentiment de supériorité, rongés par le cancer du doute et de la jalousie, étouffés par la dictature des conventions et l’étroitesse des traditions. Le message de Jésus, que les pharisiens se refusent à comprendre et à accepter, que les disciples ont peine à digérer, sera par contre étonnamment perçu par un être doublement “inférieur” parce que femme et parce que païenne. Un comble ! Gênante et agaçante cette Cananéenne qui interpelle les Juifs qui ne peuvent, elle le sait, lui adresser la parole sans se souiller. Habiles et très respectueux des traditions, ces pieux disciples qui suggèrent à leur maître: “Donne-lui son miracle et nous aurons la paix !”.

Rencontre providentielle car l’insistance de la femme aura raison du mutisme légaliste de Jésus. La païenne le met au pied du mur. Serait-il lui aussi enfermé dans les préjugés de sa race et de la religion des ancêtres ? Inattendue et singulièrement choquante mais combien noble et émouvante sera la réaction du prophète de Nazareth ! D’un mot, Jésus balaie conventions, prescriptions et règlements, nés de la mesquinerie et de la peur des hommes, pour amorcer un échange qui deviendra communion. Face aux pharisiens scandalisés et aux disciples ébahis, Jésus fera crédit aux paroles d’une femme, à la foi d’une païenne, jusqu’à lui permettre de révéler la grandeur de son être et la profondeur de sa confiance… Elle recevra le miracle espéré et l’amitié du maître, ce qu’elle ne pouvait même pas imaginer.

Nous avons nous aussi, peut-être, nos chiens et nos “Cananéennes”. L’esprit de ghetto, de clan ou de caste, nous guette aussi, au sein de l’Église Protestante Unie de Belgique. L’élitisme -qui impose “sa vérité”- risque toujours de nous tenter jusqu’à la méfiance souveraine, jusqu’au au mépris à peine dissimulé ou à l’orgueilleuse conviction de supériorité. Mais heureusement que des “petits chiens” nous aident à faire sauter les barrières de notre sectarisme pour nous ouvrir aux richesses d’autrui, à la fraternité universelle.   

Le contraire de la vérité n’est donc pas l’erreur, mais le fait d’imposer sa vérité. “Mettre la vérité au concours”(2), telle est la conviction des libéraux, la condition de toute recherche de Dieu, la règle de toute tolérance. Mais à condition que cette dernière ne devienne pas de l’indifférence et sache maintenir comme une exigence ce combat de la foi où s’équilibrent le non et le oui.

Ainsi, la foi protestante libérale est d’abord une foi chrétienne “qui attache la plus grande valeur à la rectitude de la conduite, par conséquent à la pratique. Elle n’est pas l’adhésion à un catalogue de formules philosophiques, religieuses ou dogmatiques. […] Cela implique évidemment une grande liberté d’esprit, puisque même si nous employons des formules qui peuvent paraître identiques à celle de l’orthodoxie ou du fondamentalisme, nous conservons toujours le droit de les interpréter pour les mettre en relation avec les exigences de notre conscience”.(3)

Théologiquement donc, la foi protestante libérale insiste plus sur le message et l’éthique de Jésus que sur l’aspect événementiel et doctrinal qui a été le facteur de divisions et de luttes outrageuses au sein du Christianisme.   

Sans nostalgie aucune, je vous l’assure, pour mon ancienne église, l’Église Protestante de Belgique (EPB), je continuerai à plaider pour une église ouverte, en recherche, pluraliste, un peu comme cette église qu’avait en vue Luther, dans ses trois grands écrits réformateurs de 1520, une église plus libérale et d’une autre nature que celle qui a été finalement réalisée, l’églis eunie qui prétend restaurer la foi ancienne de l’église des sept premiers siècles. Car une église dite “protestante réformée” est en vérité la communauté de ceux qui cherchent. Cette église dont je parle, notre église, l’EPUB, se trouve aujourd’hui devant le danger de cesser d’être une force spirituelle et prophétique engagée au sein d’une société laïque et démocrate, et risque de n’être plus qu’un simple facteur normatif d’une société qui favorise la pensée unique.

Je prie Dieu de nous donner la force et la sagesse d’oser nous rapprocher les uns les autres avec la plus sereine objectivité, afin de vivre une réelle fraternité, sans craindre la différence, sans lorgner en arrière. Ensemble, osons l’avenir avec ce sens de la responsabilité qui nous fait adhérer au monde, de cette « adhérence » qui forme la foi.

Pour terminer, je voudrais partager avec vous une parole d’Albert Schweitzer (4) qui illustre ce que je pense :

« La religion de notre temps ressemble à un fleuve africain pendant la saison sèche : un lit immense, des bancs de sable et, au milieu, un filet d’eau qui cherche son chemin. On essaye de s’imaginer qu’autrefois un fleuve remplissait ce lit, que les bancs de sable n’existaient pas, mais qu’il coulait majestueusement entre les berges et qu’un jour il en sera de nouveau ainsi. Est-il possible qu’autrefois il remplissait ce lit ? Y a-t-il eu une époque où la religion éthique était une force dans la vie spirituelle ? Oui, à l’époque du rationalisme du XVIIe siècle. Alors, la religion éthique et la pensée formaient une unité. La pensée était religieuse et la religion était pensante. Parce qu’elle était déterminée par des idées religieuses et éthiques, la pensée de cette époque entreprit de se représenter la réalité comme elle devrait être. Elle possédait un idéal éthique et elle se mit à transformer la réalité en accord avec lui. »

Pierre A. Bailleux 03|09|2001

(1)   La mystique de l’apôtre Paul, chapitre XIV : « Ce qu’il y a d’impérissable dans la mystique de l’apôtre Paul ».
(2) Expression utilisée au début du XIXe siècle dans différentes publications libérales. Cfr J.-J. Goblot, « Les mots sous la Restauration », in Civilisation Chrétienne, Approche Historique d’une Idéologie, Beauchesne, Paris, 1975, pp. 208-2229.
(3) Isabelle Jarry, Théodore Monod, Plon, Paris, 1990, pp. 216-217
(4 ) Religion in modern Civilization, 1934 Traduction de Jean-Paul Sorg (AFAAS). 

 

http://prolib.net/pierre_bailleux/index.htm

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Conservation de l’hippopotame

Posté par othoharmonie le 27 mars 2014

290px-Bristol.zoo.pygmy.hippo.arpL’hippopotame pygmée  Choeropsis liberiensis  est une espèce de préoccupation majeure étant classée En danger d’après la Liste rouge de l’UICN et ayant une distribution restreinte à la forêt de Haute Guinée de l’Afrique de l’Ouest (Eltringham 1993). Cet habitat a été sévèrement réduit par la déforestation massive et on estime que les populations d’hippopotames pygmée sont en déclin et de plus en plus fragmentées (Lewison and Oliver 2008).

En vue de faire face à cette préoccupation, la Société Zoologique de Londres (Zoological Society of London – ZSL) avait tenu une réunion en Avril 2009, à laquelle ont pris part plusieurs représentants des organisations non gouvernementales (ONG) impliquées dans la conservation de l’hippopotame pygmée, dont Fauna and Flora International (FFI), l’Institut pour l’Elevage de Mammifères Rares et En danger d’Afrique (Institute for Breeding of Rare and Endangered African Mammals – IBREAM),

l’UICN, et la Société Royale pour la Protection des Oiseaux (Royal Society for the Protection of Birds –  RSPB). Un des résultats de cette réunion était la création du Sous-groupe Hippopotame Pygmée du  Groupe des Spécialistes des Cochons, Pécaris et Hippopotames de la Commission de Sauvegarde des Espèces (Species Survival Commission –  SSC) de l’UICN. Le premier rôle du sous-groupe était d’organiser et de réunir des fonds pour un atelier d’élaboration de stratégie régionale de conservation. Le but de cet atelier devrait être de rassembler toutes les parties prenantes pour réviser les connaissances actuelles, créer un réseau collaboratif et développer une stratégie régionale de conservation qui, avec le soutien des gouvernements, guidera la conservation, l’éducation et la recherche à travers l’aire de distribution de l’hippopotame pygmée. Les stratégies globales et régionales de conservation de ce type ont été très efficaces pour mobiliser des fonds et du soutien.

 

L’atelier pour la stratégie de conservation pour l’hippopotame pygmée a eu lieu à Monrovia, au  Libéria, du 22 au 24 Novembre 2010. Trente trois participants y ont assisté, dont des représentants  de tous les états de l’aire de distribution de l’hippopotame pygmée, des agences gouvernementales et des ONG locales et internationales travaillant sur la conservation de l’hippopotame pygmée.

Plusieurs autres personnes qui n’ont pas assisté à l’atelier ont aussi contribué à l’élaboration de la  stratégie

lire la suite ici …… https://cmsdata.iucn.org/downloads/pygmyhippoconservationstrategy_iucnssc_final_fr.pdf

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un hippopotame en liberté

Posté par othoharmonie le 25 mars 2014

 

parution dans la http://www.lapresse.ca/vivre/animaux

téléchargementUn hippopotame en balade depuis plusieurs jours dans la banlieue du Cap a échappé aux agents municipaux qui tentaient de le capturer en trouvant refuge dans un lac, tandis qu’un de ses congénères a élu domicile dans une station d’épuration, ont annoncé jeudi les autorités.

Le premier hippopotame, un jeune mâle destiné à une réserve privée, a réussi à échapper à l’équipe qui tentait de le capturer en restant immergé pendant plusieurs jours dans l’eau d’un lac.

«Nous ne l’avons pas vu émerger», a expliqué la directrice en charge de la biodiversité au sein de la municipalité, Julia Wood.

L’hippopotame avait été aperçu dans des jardins et sur des routes autour du lac de Zeekoevlei, un quartier densément peuplé du Cap, après s’être enfui d’une réserve dont la clôture avait été partiellement volée.

Mais les habitants ne l’ont pas revu ces derniers jours, a précisé Mme Wood.

Dans le même temps, un autre hippopotame a élu domicile dans un bassin d’une station d’épuration située à proximité, et où un autre de ces mammifères amphibies s’était déjà réfugié pendant un an et demi pour fuir son père agressif, avant d’en être délogé en 2010.

La municipalité a indiqué toutefois être moins inquiète dans le cas de ce deuxième fugitif, la zone étant peu habitée et une clôture ayant été installée autour de la station.

«Nous nous concentrons sur celui qui se trouve à Zeekoevlei», a insisté Mme Wood. Des agents de la municipalité vont désormais le surveiller nuit et jour pour étudier ses habitudes et tenter une nouvelle fois de le capturer.

La ville du Cap possède six hippopotames dans la réserve naturelle de False Bay. Ces mammifères, qui peuvent se déplacer à terre plus rapidement que l’homme, sont réputés dangereux.

La semaine dernière, le sauvetage d’un jeune hippopotame tombé accidentellement dans la piscine d’un hôtel, dans le nord de l’Afrique du Sud, avait tenu en haleine le pays avant que l’animal ne meure, victime du stress.

Le petit hippopotame, pourtant amphibie, n’avait pas supporté de passer plusieurs nuits dans la piscine où il avait échoué après avoir été rejeté par sa famille d’une réserve situé à 110 km au nord de Pretoria.

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