Déplacements de Hérissons

Posté par othoharmonie le 22 août 2013


Déplacements de Hérissons dans HERISSON french_island_echidna.ogg_Très fréquemment à découvert quand il est à la recherche de sa nourriture, le hérisson pourrait être une proie facile : ce petit mammifère n’est pas toujours de taille à se défendre contre plus gros que lui, et, même s’il peut être plus rapide, la plupart de ses prédateurs courent plus vite que lui. Mais le hérisson est doté d’un système de défense imparable : les longs piquants qui ornent son dos et ses flancs. Au moindre bruit inconnu ou signal d’une présence inhabituelle, il rentre les épaules, baisse le museau et redresse ses piquants sur le front afin de protéger sa tête. Si le danger se précise, il escamote ses pattes et se « roule en boule ».

Il commence par protéger sa tête et la partie postérieure de son corps en faisant agir de petits muscles peauciers qui, en se contractant, tirent sur le grand muscle caudo-dorsal qui recouvre tout le corps. La contraction du muscle orbiculaire, qui forme un anneau musculaire tout autour du hérisson, a pour effet de tendre la peau du dos tout autour du corps et de l’enserrer comme dans un sac, renvoyant vers l’intérieur la tête, les pattes et la queue. Le hérisson est alors devenu une boule de piquants compacte. La tête est collée contre la peau, rien ne dépasse. La seule ouverture qui subsiste, au niveau du ventre, n’est visible que si l’on retourne complètement l’animal ; et, même alors, elle est si petite et si inaccessible qu’aucun prédateur ne se risque à la débusquer sous peine d’être blessé par les piquants.

Pour renforcer sa défense, le hérisson contracte les petits muscles présents à l’extrémité inférieure de chacun de ses piquants, et ceux-ci se hérissent en tout sens. L’animal ressemble alors à une pelote d’échardes. Quand le danger est écarté, le hérisson se déroule brusquement et détale vers l’abri le plus proche, tout en reniflant bruyamment le sol.

Tout nus, tout roses, les petits sont aveugles

Au mois de juin, après quatre semaines de gestation, la femelle hérisson met bas de deux à sept bébés. Elle a pris soin, quatre à cinq jours avant leur naissance, de préparer un nid douillet dans un endroit discret et bien abrité, sous une haie ou un buisson touffu.

À la naissance, les petits hérissons, aveugles et sans défense, pèsent entre 10 et 25 g. Leur peau est boursouflée mais dépourvue de piquants ; ceux-ci ne commencent à pousser que quelques heures plus tard et sont tout blancs. Dès la 36e heure, quelques piquants bruns à bout blanc font leur apparition et finissent par recouvrir les piquants blancs. À l’âge de quatre semaines, au moment du sevrage, le jeune hérisson possède 3 000 piquants bruns et plus un seul blanc.

Les nouveau-nés sont également dépourvus de fourrure. Celle-ci ne se développe qu’au cours de la seconde semaine, en même temps que les petits acquièrent la capacité de se rouler en boule (dès 11 jours).

Une mortalité juvénile importante

La femelle hérisson allaite ses petits pendant quatre semaines et, bien qu’elle dispose de cinq paires de mamelles ventrales, il ne semble pas qu’elle puisse nourrir plus de cinq petits à la fois. La mortalité juvénile avant le sevrage peut atteindre 20 %. À la moindre alerte, la femelle transporte ses petits dans un nouveau nid.

Promenades en file indienne

Les jeunes font leur première sortie à trois semaines, accompagnant leur mère en promenade nocturne, la suivant de près en file indienne et apprenant à connaître les invertébrés terrestres comestibles. Pendant une ou deux semaines, ils retournent tous les matins vers le nid pour se nourrir du lait maternel, car la mère ne les allaite jamais au dehors. Il leur faudra encore attendre une dizaine de jours avant de pouvoir sortir seuls. À l’âge de deux mois, ils deviennent véritablement indépendants et la famille se disperse. Les jeunes pèsent alors 250 g environ, soit dix fois leur poids de naissance. S’ils sont nés au début de l’été, il leur reste plusieurs mois pour engraisser avant l’arrivée de l’hiver et atteindre 450 g, poids minimal pour survivre à la période d’hibernation.

Mais certaines femelles peuvent avoir une seconde portée en octobre ou en novembre. Elles aménagent alors un autre nid de mise-bas et attendent le sevrage de cette nouvelle portée pour hiberner. Ces petits ne sortiront du nid que vers le mois de décembre pour trouver une nourriture de plus en plus rare. Peu d’entre eux survivront.

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Hérisson d’Algérie

Posté par othoharmonie le 21 août 2013


Le Hérisson d’Algérie , est une espèce de hérisson appartenant à la famille des Erinaceidés.

 Synonyme : Erinaceus algirus

Hérisson d'Algérie dans HERISSON atelerix_algirus Doté d’un système de défense imparable et de remarquables capacités d’adaptation, le hérisson a su traverser les âges avec une étonnante vitalité. Sa faculté de se transformer en pelote d’échardes le protège de beaucoup de dangers naturels, mais pas de la civilisation moderne et de ses automobiles. Il 

appartient à l’ordre des insectivores, comme les taupes et les musaraignes, et partage avec elles certaines caractéristiques anatomiques et génétiques. Tous les hérissons sont membres de la famille des érinacéidés (sous-famille des érinacéinés). Les ancêtres de cette famille seraient apparus il y a environ 60 millions d’années, à la fin du crétacé. Les érinacéidés sont présents en Eurasie depuis environ 45 millions d’années (éocène supérieur), et en Afrique depuis le début du miocène, il y a quelque 30 millions d’années. Les membres de cette famille se sont ensuite répandus en Amérique du Nord.

Les hérissons seraient apparus sous leur forme actuelle il y a 15 millions d’années environ, au cours du miocène, bien avant des mammifères plus impressionnants, comme le rhinocéros laineux, les tigres à dents de sabre ou les mammouths, à la plupart desquels ils ont survécu. Pendant les grandes périodes glaciaires, les hérissons ont migré, délaissant le nord des continents pour se réfugier plus au sud. Puis, avec le radoucissement, ils ont recolonisé les zones tempérées.

Comme la plupart des insectivores, considérés comme les plus primitifs de tous les mammifères, les hérissons actuels ont assez peu évolué par rapport à leurs ancêtres, dont ils ont conservé les piquants et la denture peu spécialisée. Leur évolution a été plutôt écologique, s’adaptant au milieu dans lequel ils vivaient. Les oreilles des hérissons du désert, par exemple, se sont allongées pour servir d’organes de thermorégulation. Les hérissons européens, quant à eux, ont acquis la faculté d’hiberner pour survivre aux hivers des zones tempérées froides. Leur capacité à se mettre en boule leur permet d’échapper à de nombreux prédateurs.

Aujourd’hui, les hérissons européens, qui peuplent largement le « Vieux Continent », sont souvent sacrifiés par bêtise ou par inattention. Ils ont plus à craindre des hommes et de leurs automobiles que de prédateurs naturels, qui se méfient de leur armure de piquants.

Protection

Le Hérisson d’Algérie bénéficie d’une protection totale sur le territoire français depuis l’arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux mammifères protégés sur l’ensemble du territoire. Il est inscrit à l’annexe II de la convention de Berne. Il est donc interdit de le détruire, le mutiler, le capturer ou l’enlever, de le perturber intentionnellement ou de le naturaliser, ainsi que de détruire, altérer ou dégrader son milieu. Qu’il soit vivant ou mort, il est aussi interdit de le transporter, colporter, de l’utiliser, de le détenir, de le vendre ou de l’acheter.

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Le Complexe du Hérisson

Posté par othoharmonie le 21 août 2013


Le Complexe du Hérisson dans HERISSON images-1Personnalité intérieure : Shinji Ikari est un personnage de Neon Genesis Evangelion et du film The End Of Evangelion.

Malgré son jeune âge, beaucoup admire son sens de maturité et son aptitude à pouvoir agir, réfléchir et faire face à des situations ou des choix complexes. Cette maturité acquise et perçu alors que lui même se définit comme un « enfant » ou l’esprit d’un jeune garçon souffre de cette maturité. Ses amis, sa famille et son entourage le voit et l’oblige à agir en tant qu’adulte. Ceci perturbera grandement son état d’esprit.

À l’heure où beaucoup d’autres jeunes de son âge pensent à s’amuser, vivre la vie sans se soucier d’eux-mêmes ou du futur, Shinji, s’éloigne de ce type de comportement sans valeurs ni force d’esprit. Il considère immature et sans intérêt ces genres de comportements. Il ne cherche pas a s’attacher aux gens. Il n’aura pas ou peu d’amis « intime ». Les amis proches qu’il définit lui même comme une « amitié durable ». La seule personne auquel il trouvera un intérêt et par la suite très rapidement de l’amour est Rei Ayanami.

Shinji depuis sa plus jeune enfance a toujours éprouvé un profond amour et affection pour son père. On comprend dans les O.A.V un flashback montrant qu’il était avant cette profonde blessure avec son père, un garçon heureux, joyeux, plein de vie et d’amour pour les autres. Son père le rejettera sans raison, malgré le fait que Shinji soit son fils. L’indifférence et le rejet de son père auquel il tenait profondément, le blessera définitivement. Malgré le temps qui passe et le pousse à se relever petit à petit, il gardera constamment cette blessure.

Shinji ne croit plus en l’amour, ni aux sentiments et à l’affection depuis le rejet de son père. Il va alors plonger pendant toute son enfance dans la tristesse, les larmes et le désespoir…On comprend que la personne qui comptait le plus l’aura « tué » de l’intérieur… Il va fuir le monde qui l’entoure. La fuite et le silence seront ce que le définira par peur d’être blessé encore. On parlera alors du complexe du hérisson:

Shinji Ikari souffre du complexe du hérisson. Il a préféré garder une certaine distance avec ses proches par peur de trop souffrir de ces relations. Il souffre également d’un autre complexe : le complexe d’Oedipe. Shinji déteste son père, car il pense que celui-ci veut à tout prix le séparer de sa mère.

Note : Shinji Ikari est prénommé ainsi à cause du cofondateur du Studio Gainax Shinji Higuchi

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Actions de protection du Hérisson

Posté par othoharmonie le 21 août 2013

 Actions de protection du Hérisson dans HERISSON 330px-seba_herisson-188x300On peut aider le hérisson de différentes façons, notamment en l’invitant à s’installer dans notre jardin. Il sera ainsi un très bon auxiliaire dans la lutte contre les limaces et les divers insectes du potager. Les mesures concrètes de protection du hérisson sont simples et à la portée de chacun d’entre nous. Des informations sont disponibles sur le site du Sanctuaire des Hérissons. 

On peut maintenir ou planter des haies champêtres constituées d’essences indigènes à votre région qui attireront sans doute aussi de nombreux oiseaux. Également laisser des bandes enherbées le long des haies ou des allées et aménager un passage de 10 X 10 cm dans le bas de vos clôtures de jardin l’aidera dans sa chasse. 

Il faut éviter d’épandre des produits chimiques de synthèse dans son jardin et préférer le jardinage biologique. Ainsi pour lutter contre les limaces des solutions biologiques existent comme le piège à bière (à recouvrir par une bouteille d’eau coupée et percée de trous pour éviter que le hérisson ne la boive), la cendre ou la sciure de bois autour des plants, les granulés à base de phosphate de fer (ferramol) ou le nemaslug (nématodes prédateurs des limaces) et les appâts végétaux (peau de pamplemousse retournée). 

Il faut favoriser les gîtes à hérisson dans les parcs, les haies, les bois, en laissant en place des tas de feuilles, de foin ou des fagots et des broussailles. 

Si on trouve un hérisson blessé ou malade, il convient de le remettre à un centre de sauvegarde de la faune sauvage ou à l’association « Le sanctuaire des hérissons ». 

Le Hérisson d’Europe bénéficie d’une protection totale sur le territoire français depuis l’arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux mammifères protégés sur l’ensemble du territoire. Il est inscrit à l’annexe III de la convention de Berne. Il est donc interdit de le détruire, le mutiler, le capturer ou l’enlever, de le perturber intentionnellement ou de le naturaliser, ainsi que de détruire, altérer ou dégrader son milieu. Qu’il soit vivant ou mort, il est aussi interdit de le transporter, colporter, de l’utiliser, de le détenir, de le vendre ou de l’acheter.

 Enfin, les maltraitances envers ces animaux peuvent être signalées à l’association « le Sanctuaire des Hérissons » qui se charge de porter plainte, y compris lorsque les auteurs des faits sont inconnus.

 Le hérisson commun dans la culture

Toutes espèces de hérissons confondues, ce petit mammifère bardé de piquants est très présent dans la culture, en particulier enEurope où le hérisson commun et le Hérisson oriental sont majoritaires. Animal peu farouche, il est bien connu car il n’hésite pas à s’introduire dans les jardins ou les communs, jusque dans les villes. Il n’est pas rare non plus de le surprendre la nuit, traversant les routes où il paie un lourd tribut à sa témérité, jusqu’à mettre en danger certaines populations de hérissons. Attendrissant quand il est apprivoisé mais redoutable quand il hérisse ses piquants et se met en boule, parfois convoité pour sa chair, le hérisson est ainsi à l’origine de multiples croyances, rituels ou influences artistiques.

Attendrissant quand il est apprivoisé mais redoutable quand il hérisse ses piquants et se met en boule, parfois convoité pour sa chair, le hérisson est à l’origine de multiples croyances, rituels ou influences artistiques.

 Dans l’Égypte antique, on croyait probablement que le hérisson protégeait les morts. De nombreuses représentations de cet animal ont en effet été trouvées dans plusieurs tombes. Deux de leurs dieuxÂbâset et Temet sont associés au hérisson

Pour les Romains de l’Antiquité, le hérisson était un animal d’une grande importance lors d’une coutume qui est encore familière aujourd’hui. En effet, le 2 février de chaque année, les anciens Romains tentaient de prévoir l’arrivée du printemps en observant le hérisson sortir de son terrier. Si le hérisson voyait son ombre (et avait peur), cela signifiait que l’hiver allait durer encore six semaines. Dans le cas contraire, cela signalait l’arrivée du printemps. Aujourd’hui, cette coutume est célébrée avec le jour de la marmotte, mais c’est le hérisson qui en était à l’origine.

220px-villa_hogberga_detail dans HERISSONAu Moyen Âge le hérisson apparaît dans de nombreux Bestiaires : vers 1210 le chapitre 13 du Bestiaire divin composé en vers par Guillaume le Clerc de Normandie est consacré au « Heriçon », ainsi que le chapitre 19 intitulé « Heriçun » du Bestiaire de Philippe de Thaon,  un moine et poète anglo-normand du début du xiie siècle. Vers la même époque, le chapitre 15 du Bestiaire de Gervaise traite du « Eriçon ». Au cours du second quart du xiiie siècle, Le Bestiaire d’Amour par Richard de Fournival comprend « Li hyreçons ». Le Bestiaire de Pierre de Beauvais parle du hérisson au chapitre 13, etc.

Dans la mythologie kabyle, la grande Settut, « Première Mère du Monde » (Yemma-t n dunnit) laisse la marque de sa méchanceté sur le hérisson qui n’a pu se débarrasser des épines d’une carde avec laquelle elle l’a battu.

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Le chacal et le hérisson

Posté par othoharmonie le 19 août 2013


Le chacal et le hérisson dans HERISSON telechargement-5Le hérisson s’était associé avec le chacal pour cultiver. Des nomades s’installèrent un jour sur leurs terres. Quand le chacal et le hérisson s’en furent visiter leurs champs, ils y trouvèrent des chèvres broutant leur grain en herbe.
« Amis, dirent-ils aux étrangers, vous nous portez tort ! Si Dieu vous guide dans la bonne voie, décampez de nos champs !
— Nous n’en partirons pas ! » répondirent-ils.
Et grande fut alors l’inquiétude de nos deux compères.
Le chacal dit un jour au hérisson : « Tirons au sort : celui de nous deux qu’il désignera montera sur l’autre et nous irons razzier les chèvres des nomades ! »
Le hérisson répondit : « Mets ta confiance en Dieu ! » Et ils tirèrent à la courte paille.
Le sort désigna le hérisson qui fut ainsi choisi comme monture. Le chacal lui jeta la selle sur le dos, mais ne sut comment s’y prendre pour monter car elle arrivait jusqu’à terre.
Le hérisson l’interpella : « Qu’as-tu à vouloir monter sur moi, lui dit-il, je suis si petit, si court. C’est sur toi que la selle ira : tu es grand et long !
— Si c’est là ton désir, mets-la-moi. »
La selle était à la taille du chacal, le hérisson mit le pied dans l’étrier et s’écria : « Je sais me servir de l’éperon ! »
Et prenant la bride en main, le hérisson monté sur le chacal s’en fut chasser les chèvres de leurs champs.

Levant la tête, les nomades virent le hérisson à califourchon sur le chacal. Ils appelèrent les lévriers qui les prirent en chasse.
Le chacal, effrayé, dit au hérisson : « Oncle Mhand ! Je t’en prie, lâche la bride, que je me sauve plus vite ; je sens les lévriers sur moi ! »
Le hérisson, serrant plus fortement la bride, lui répondit : « Tranquillise-toi ; cette journée ne se passera pas sans toi ! »
Ils allaient ainsi quand ils atteignirent une rivière ; le chacal la franchit mais le hérisson tomba sur place. Il alla alors se cacher sous une bouse de vache, tandis que le chacal disparaissait au loin.
Pendant ce temps, les gens du douar célébraient un mariage. Les femmes qui étaient allées chercher du combustible trouvèrent l’oncle Mhand caché sous une bouse. Une vieille le ramassa : « Ô notre ennemi, lui dit-elle, c’est Dieu qui t’a fait prendre ! »

Elle le porta aux gens du douar.
« Nous sommes occupés, lui dirent-ils ; il n’y a que toi pour le garder ! »
Elle lui passa un collier et l’attacha au poteau de la tente, puis alla s’asseoir devant lui. Le hérisson fit semblant de pleurer.
« Qu’as-tu, Mhand, lui dit-elle, quelle peine t’ai-je faite ?
— Ce qui m’attriste, c’est que tu restes là à surveiller un paquet d’épines pendant que les hommes et les femmes du douar sont à la noce, en train de manger et de boire ! »

Là-dessus, la vieille se leva et s’en fut, elle aussi, prendre sa part du festin, laissant le lévrier pour surveiller le hérisson jusqu’à son retour. Le lévrier, accroupi devant le hérisson, l’écoutait parler : « Dieu t’a frappé, toi aussi, de sa malédiction, misérable. Tes frères se rassasient d’os et de couscous pendant que tu es là à me garder ! Me prends-tu pour une saucisse de l’Aïd-el-Kebir ? Vois donc ce que tu surveilles : des épines ! »
Et ce disant, il lui montrait ses piquants. Le lévrier se dressa et alla dire à la vieille : « Viens et cherche un autre pour te garder la pelote d’épines ; moi aussi, je veux manger ma part de la fête ! »

La vieille revint vers le hérisson. En la voyant, il se remit à pleurer.
« Qu’as-tu, Mhand ? » lui dit-elle. —J’ai peur que tu me mettes dans le cruchon au bendaq et que, suspendu là-haut, tu me tues pour être débarrassée de moi.
— Par ta mère, vaurien, c’est bien ce qui va t’arriver ! »
Elle le plaça dans le cruchon qu’elle suspendit à la tente. Le hérisson se mit alors à manger jusqu’à satiété et, quand la vieille vint pour le voir, elle le trouva les pattes en l’air. Croyant qu’il était mort, elle étendit une nippe à terre, s’y allongea et s’endormit.
Alors le hérisson se leva, coupa sa corde et s’enfuit.

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Hérisson à nez court

Posté par othoharmonie le 19 août 2013

 

ou Échidné à nez court

Hérisson à nez court dans HERISSON 180px-echidnaincanberraL’échidné à nez court, ou échidné australien est un mammifère vivant pratiquement sur tout le « continent » australien (il n’est absent que dans quelques îles du nord ; c’est le mammifère autochtone qui a le plus vaste territoire en Australie) et dans les régions côtières et montagneuses du sud-est de la Nouvelle-Guinée. C’est l’une des quatre espèces d’échidnés existant encore mais c’est le seul membre du genre Tachyglossus. Avec les trois (ce nombre est controversé) espèces d’échidnés à nez long et l’ornithorynque, il forme l’ordre des monotrèmes, les seuls mammifères pondant des œufs vivant encore actuellement.

Il est également connu pour son manteau de piquants, la possibilité de se rouler en boule pour échapper aux prédateurs et sa longue langue visqueuse qui lui permet d’attraper à grande vitesse les fourmis et les termites dont il se nourrit.

Il n’est pas menacé d’extinction mais les activités humaines telles que la chasse, la destruction de son habitat, l’introduction de nouveaux parasites et prédateurs, la circulation automobile ont sensiblement réduit sa population.

Bien que ressemblant au hérisson et au porc-épic, il n’est absolument pas apparenté avec eux.

L’échidné à nez court a été décrit pour la première fois par George Kearsley Shaw (1751-1813) en 1792. Ce botaniste et zoologiste britannique le nomma Myrmecophaga aculeata en pensant qu’il devait avoir quelque lien de parenté avec le fourmilier sud-américain. Depuis cette première dénomination, son nom a subi quatre révisions passant de M. aculeata à Ornithorhynchus hystrixEchidna hystrixEchidna aculeata pour finir par Tachyglossus aculeatus. Le nom Tachyglossus signifie en grec « langue rapide », en référence à la vitesse à laquelle l’échidné utilise sa langue pour attraper fourmis et termites et aculeatus signifie « piquant » ou « équipé de piquants ».

L’échidné à nez court est la seule espèce du genre Tachyglossus. Il appartient à la famille des Tachyglossidae comme les trois espèces du genre Zaglossus trouvées en Nouvelle-Guinée: l’échidné à longue trompe , l’échidné d’Attenborough - peut-être éteint mais un individu aurait été aperçu en 2007 - et l’échidné de Barton   mais ces trois espèces sont nettement plus grosses que T. aculeatus et elles se nourrissent beaucoup plus de vers et de larves que de fourmis et de termites. La famille des Tachyglossidae forme avec leur cousin, l’ornithorynque  de la famille des Ornithorhynchidae, l’ordre des monotrèmes qui sont les seuls mammifères au monde à pondre des œufs.

On distingue cinq sous-espèces d’échidnés à nez court. Chaque sous-espèce se distingue des autres par sa distribution géographique, la répartition, la longueur et le diamètre des piquants et la longueur de la griffe du deuxième doigt des pattes arrières :

  • T. a. multiaculeatus est présent sur Kangaroo Island ;
  • T. a. setosus se retrouve en Tasmanie et sur quelques îles du détroit de Bass ;
  • T. a. acanthion habite dans le Territoire du Nord et en Australie Occidentale ;
  • T. a. aculeatus est présent au Queensland, en Nouvelle-Galles-du-Sud,en Australie-Méridionale et au Victoria ;
  • T. a. lawesii se retrouve dans les régions côtières ou montagneuses de Nouvelle-Guinée et probablement dans les forêts humides du nord-est du Queensland.

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Le fourmilier à piquants

Posté par othoharmonie le 19 août 2013

 

Le fourmilier à piquants dans HERISSON 220px-wild_shortbeak_echidnaL’échidné à nez court était couramment appelé le « fourmilier à piquants » (« the Spiny Anteater ») dans les vieux livres mais cette appellation est tombée en désuétude car il n’a aucune parenté avec le fourmilier. Les Aborigènes lui ont donné un nom différent suivant les régions. Par exemple, les Noongars, une tribu du sud-ouest de l’Australie Occidentale l’appellent Nyingarn. Dans la région au sud-ouest d’Alice Springs, au centre de l’Australie, les Pitjantjatjaras l’appellent tjilkamata ou tjirili du mot tjiri qui désigne les épines de l’« herbe porc-épic » (Triodia irritans). Le mot pourrait aussi signifier « qui marche lentement ». On l’appelle (minha) kekoywa, où minha est un mot signifiant « viande » ou « animal » en langage Pakanh, (inh -) ekorak en langue Uw Oykangand, et (inh -) egorag en langue Uw Olkola, où, la aussi inh- est un mot qui veut dire « viande » ou « animal » point commun dans ces trois langues aborigènes du centre de la péninsule du cap York. Dans les régions montagneuses du sud-ouest de la Nouvelle-Guinée, on l’appelle Mungwe en langues locales Daribi et Chimbu.

Les échidnés à nez court mesurent en moyenne 30 à 45 centimètres de long (53 centimètres pour les plus grands), ont un museau de 75 millimètres, une queue de 90 millimètres et pèsent entre deux et six kilogrammes. Toutefois, la sous-espèce tasmanienne, T. a. setosus, est plus grande que ses congénères du continent. Le cou n’est pas apparent extérieurement de sorte que la tête et le corps semblent reliés directement. Les conduits auditifs sont dépourvus de pavillons. Les yeux, petits, sont situés à la base du museau pointu tandis que les narines et la bouche sont situées à l’extrémité; la bouche ne peut pas s’ouvrir de plus de 5 mm.

Tout l’animal, à l’exception de l’abdomen, de la face et des pattes est recouvert de piquants de couleur crème. Ces derniers qui peuvent mesurer jusqu’à 50 millimètres de long, sont des poils creux modifiés, formés surtout de kératine. L’animal est protégé par une fourrure poussant entre les piquants dont la couleur peut aller de miel au noir en passant par un rouge-brun foncé ; le ventre et la face dorsale de la queue sont aussi couverts de fourrure dont la couleur varie suivant les régions. La fourrure peut être parasitée par la plus grande puce au monde : Bradiopsylla echidnae, qui mesure jusqu’à 4 millimètres de long.

Les membres trapus sont adaptés à un travail de creusement rapide ; ils sont courts et ont cinq doigts munis de puissantes griffes. Celles des pattes postérieures sont longues et recourbées vers l’arrière pour permettre un nettoyage et une toilette de la fourrure située entre les piquants. Le mâle possède des aiguillons venimeux aux gros orteils des pattes postérieures mais les glandes à venin ne sont pas fonctionnelles.

Comme l’ornithorynque, l’échidné a une température corporelle basse, entre 30 et 32 °C, mais à la différence du premier qui, protégé par une importante couche adipeuse, ne descend jamais de beaucoup sa température et ne montre ni signe de torpeur ni passage en hibernation, la température de l’échidné peut descendre à 5 °C. En cas de forte chaleur, l’échidné n’halète pas ou ne transpire pas et se contente de chercher un abri. En automne et en hiver, l’échidné a des périodes de torpeur et d’hibernation. En raison de sa basse température, l’animal est lent quand il fait trop chaud (pour ne pas faire monter sa température) ou trop froid (car sa température interne est trop basse pour avoir une activité normale).

Comme chez tous les monotrèmes, la femelle a un seul orifice pour les conduits génitaux et l’évacuation des matières fécales et de l’urine: le cloaque. Le mâle a des testicules internes (ce qui est possible en raison de sa température basse), pas de scrotum apparent et un pénis très original avec quatre boules à l’extrémité. La femelle gestante développe une poche sur son ventre dans laquelle grandira le petit.

La musculature de l’échidné à nez court a un nombre important d’aspects inhabituels. Le muscle panniculus carnosus est un énorme muscle situé juste sous la peau et couvrant tout le corps. En contractant différents faisceaux musculaires, l’échidné peut changer de forme. Il peut ainsi se rouler en boule quand il se sent menacé, protégeant son ventre et ne présentant à l’ennemi qu’une enveloppe d’épines. Il a une des plus courtes moelles épinières de tous les mammifères, n’allant pas au-delà de la dernière vertèbre thoracique.

La musculature de la face, des mâchoires et de la langue est spécialisée pour permettre à l’animal de se nourrir. La langue est le seul moyen dont l’échidné dispose pour attraper ses proies. Elle peut sortir de 18 centimètres de son museau. La langue est collante en raison de la présence de glycoprotéines riches en mucus qui servent à la fois à la lubrifier dans ses rapides mouvements de va et vient et à retenir fourmis et termites qui se retrouvent engluées. La protrusion de la langue est permise par la contraction des muscles circulaires qui la font changer de forme et la propulsent vers l’avant et celle des deux muscles génioglosses fixés à l’extrémité caudale de la langue et à la mandibule. La langue en protrusion est gonflée et rigidifiée par un afflux de sang, ce qui lui permet de se faufiler dans le bois et le sol. Pour se rétracter, la langue a besoin de la contraction de deux autres muscles extrinsèques : les sternoglosses. Quand la langue rétractée dans la cavité buccale se met à ressortir, les proies sont retenues sur la face arrière des « dents » en kératine situées sur le palais, ce qui permet de les capturer et de les écraser. La langue se déplace à grande vitesse et on a pu mesurer qu’elle pouvait faire cent va-et-vient à la minute.

De nombreuses adaptations physiologiques lui ont été nécessaires compte tenu de son style de vie. Pour pouvoir rester enfoui lorsqu’il se sent menacé, il doit être capable de supporter de fortes concentrations en gaz carbonique dans l’air qu’il respire ; il peut même rester volontairement dans une telle situation. Ses oreilles sont sensibles aux basses fréquences, ce qui lui permet d’entendre plus facilement les bruits faits par les termites ou les fourmis dans leurs galeries. Son museau tanné porte des récepteurs mécaniques et thermiques qui lui donnent des informations sur le milieu environnant. L’échidné à nez court a un système olfactif bien développé qui lui permet de repérer ses partenaires et ses proies. Il bénéficie d’une analyse des visions très développée et on a pu montrer qu’il avait un pouvoir de discrimination visuel et une mémoire spatiale comparables à celle du rat. Son cerveau et l’ensemble de son système nerveux central ont été étudiés de façon approfondie pour le comparer à celui des animaux placentaires. L’échidné à nez court possède le plus important cortex préfrontal de tous les mammifères si on le rapporte à sa taille. Il a des périodes de mouvements rapides des yeux pendant son sommeil comme on le retrouve dans le sommeil paradoxal chez l’homme. On a pu montrer aussi que son cerveau possédait un claustrum semblable à celui des placentaires et ce à la différence de leurs ancêtres communs.

Aucune étude détaillée sur le mode de vie des échidnés n’a été publiée mais on s’est contenté d’observer plusieurs points de son comportement.

En dehors de leur petite enfance passée dans un terrier avec leur mère, les échidnés sont des animaux solitaires. Ils n’ont pas de territoire fixe mais se déplacent sur un vaste domaine. Généralement, ils sont actifs le jour mais comme ils sont mal équipés pour supporter la chaleur, n’ayant pas de glandes sudoripares et ne sachant pas haleter, ils inversent leur rythme de vie en saison chaude, dormant à l’ombre dans la journée et devenant actifs le soir et la nuit. Ils peuvent supporter des températures basses et dans les régions très froides, hibernent.

L’échidné à nez court peut vivre dans n’importe quel endroit où la nourriture est abondante. Il localise sa nourriture grâce à son odorat, à son ouïe et grâce aux capteurs à l’extrémité de son museau et festoie régulièrement de termites et de fourmis. Ce sont de animaux fouisseurs efficaces, utilisant leurs puissantes pattes avant pour déterrer leurs proies ou pour creuser des terriers pour s’abriter. Ils peuvent même s’enfouir rapidement dans la terre s’ils ne trouvent pas très vite un abri lorsqu’ils se sentent menacés.

L’échidné sait nager et il peut même se laisser glisser volontairement dans l’eau.

En Australie, on le rencontre en abondance dans les zones boisées où l’on trouve beaucoup de pièces de bois remplies de termites. Dans les régions agricoles, il vit surtout dans les zones non débroussaillées. On peut le trouver aussi dans les régions herbacées, les zones arides et même à la périphérie des banlieues des grandes villes.

On connait par contre peu de choses sur son mode de vie en Nouvelle Guinée. On les trouve dans les zones boisées à végétation clairsemée du sud du pays entre Merauke à l’ouest et Kelp Welsh River, à l’est de Port Moresby.

L’échidné à nez court cherche un ou une partenaire entre mai et septembre ; la date précise de la saison des amours varie suivant les régions. Mâles et femelles dégagent une odeur forte à cette époque. Pendant la période précédant l’accouplement – observée pour la première fois en1989 -, les mâles localisent et poursuivent les femelles. On a ainsi pu voir une suite de dix mâles les uns derrière les autres poursuivre une seule femelle pendant la rituelle période prénuptiale qui peut durer jusqu’à quatre semaines ; la durée de cette période varie également suivant les régions. Dans les régions les plus froides comme en Tasmanie, les femelles peuvent s’accoupler quelques heures après être sorties d’hibernation.

Lorsque la femelle est prête à s’accoupler, elle choisit sur des critères encore inconnus, l’un ou plusieurs des mâles qui la suivaient. Avant de s’accoupler, le mâle sent la femelle, portant une attention toute particulière au cloaque. On a souvent pu constater que le mâle poussait la femelle pour la coucher sur le côté et prenait lui-même la même position de sorte que les deux animaux se retrouvent abdomen contre abdomen. La femelle peut s’accoupler avec six partenaires différents. Après l’accouplement, la femelle va pondre un seul œuf et les femelles ont au plus un petit par saison.

La fécondation se produit dans l’oviducte. La gestation dure ensuite entre 21 et 28 jours, période durant laquelle la femelle va construire une tanière pour son petit. Après la période de gestation, la femelle pond un œuf à la peau caoutchouteuse de 13 à 17 millimètres de diamètre qu’elle place aussitôt dans une petite poche abdominale orientée vers l’arrière. Dix jours après avoir été pondu, l’œuf éclot et le petit utilise un diamant placé sur la pointe du museau pour casser la coquille. Le diamant disparait peu après l’éclosion.

À la naissance, les petits mesurent environ 1.5 centimètre de long et pèsent entre 0,3 et 0,4 grammes. Les australiens appellent les jeunes échidnés puggles. Le petit se fixe lui-même à l’aréole cutanée qui sécrète du lait (les monotrèmes n’ont pas de mamelles). On ne sait pas exactement comment font les petits pour téter, mais on a pu constater qu’ils étaient capables d’absorber de grandes quantités de lait à chaque tétée car les jeunes doivent pouvoir survivre à des absences de leurs mères de cinq à dix jours.
Les principaux composants du lait sont le fucosyllactose et le sialyllactose ; le lait est riche en fer ce qui lui donne une couleur rose. Les jeunes quittent définitivement la poche maternelle vers l’âge de deux à trois mois à cause de la croissance des piquants. Les tétées diminuent progressivement de fréquence pour s’arrêter vers l’âge de six mois, soit une période de lactation d’environ 180 jours. Les petits sortent le terrier entre 180 et 240 jours. Ils se séparent de leur mère à l’âge d’un an.

L’âge de la maturité sexuelle n’est pas connu avec précision mais semble se situer entre quatre et cinq ans. Une étude sur douze ans, publiée en 2003 a montré que cette espèce d’échidné atteignait sa maturité sexuelle entre cinq et douze ans et que la fréquence de reproduction variait entre une fois tous les deux ans et une fois tous les six ans. Dans la nature, il peut vivre jusqu’à l’âge de 45 ans.

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Protection des animaux et culture

Posté par othoharmonie le 18 août 2013

Protection des animaux et culture    dans HERISSON aL’échidné à nez court est un animal commun dans pratiquement toutes les zones tempérées d’Australie et dans les plaines de Nouvelle-Guinée et il n’est donc pas classé dans les espèces en danger. En Australie, sa population a moins été affectée par la mise en culture des sols que celle d’autres espèces car les échidnés n’ont pas besoin d’habitat particulier pour vivre, à partir du moment où ils disposent de fourmis et de termites.

Malgré leur protection épineuse, ils ont beaucoup de prédateurs : oiseaux de proie, diable de Tasmanie, chats, renards, chiens. Ils étaient consommés par les aborigènes – d’où leur nom dans les langages locaux – et par les premiers colons européens. Mais la principale cause de destruction actuelle est la circulation automobile qui a conduit en certains endroits à sa disparition totale. Une maladie due à l’ingestion d’un plathelminthe, Spirometra erinaceieuropaei, provoque la mort de l’animal.

La Wildlife Preservation Society du Queensland mène une grande campagne (appelée « Echidna Watch ») d’étude et de surveillance de l’échidné sur tout le territoire australien.

La reproduction en captivité est très difficile en partie à cause de la faible fréquence des périodes de reproduction. Seulement cinq zoos ont réussi à obtenir une fécondation et une mise bas mais aucun des petits n’a survécu jusqu’à l’âge adulte. Ce problème s’il n’est pas trop grave pour le moment pour l’échidné australien est beaucoup plus préoccupant pour son cousin Zaglossus.

Echidné et culture australienne

L’échidné participe à la culture animiste des populations aborigènes notamment dans la tradition verbale mais aussi dans les peintures rupestres. L’échidné est un totem pour certaines tribus notamment la population Noongar. Beaucoup de tribus véhiculent des contes sur l’échidné. L’un d’entre eux explique que l’animal fut créé lorsqu’une nuit, un groupe de jeunes chasseurs affamés croisa sur sa route un wombat. Ils lancèrent leurs flèches contre l’animal, mais celui-ci réussit à s’enfuir dans l’obscurité. Le wombat se recouvrit des flèches pour assurer sa sécurité et se transforma en échidné. Un autre conte, encore plus connu, explique qu’un homme gourmand avait dérobé de la nourriture au reste de sa tribu aussi les guerriers le poursuivirent-ils avec leurs flèches et l’homme s’enfuit dans le bush où il se transforma en échidné, les flèches reçues étant devenues les épines.

L’échidné est un animal emblématique de l’Australie actuelle. On trouve son effigie côté pile de la pièce australienne de cinq cents et sur la pièce commémorative de 200 dollars australiensfrappée en 1992. On l’a trouvé plusieurs fois sur les timbres australiens : en 1974 sur le timbre à 25 cents, en 1987 sur un timbre à 37 cents et enfin en 1992 sur un timbre à 35 cents.

Pour les Jeux olympiques d’été de l’an 2000 qui se sont déroulés à Sydney, l’une des trois mascottes officielles des jeux fut l’échidné « Millie ».

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Aider le hérisson

Posté par othoharmonie le 18 août 2013

 

Comment venir en aide aux hérissons ?

Tout hérisson visible en plein jour est un hérisson en péril même s’il a l’air bien portant. En effet, les mouches sont attirées pour pondre dans ses piquants, des asticots naissent peu de temps après et dévorent littéralement notre ami. C’est pour cette raison qu’il faut impérativement le mettre à l’abri momentanément, il sera toujours temps de le relâcher à la nuit tombée. Vous pouvez également lui donner de l’eau et de la pâtée pour chiens ou chats à manger, jamais de lait de vache.

Si par hasard vous tombez accidentellement sur un nid, recouvrez de feuilles les bébés et surtout ne les touchez pas, la maman peut s’être éloignée momentanément pour chercher la nourriture. Mais si au bout de 24 heures le nid est toujours vide, il faudra prendre en charge les bébés : chaleur et lait maternisé pour chiots et chatons toutes les trois heures.

 L’actualité du refuge

Le Sanctuaire des hérissons recueille chaque année les « orphelins d’automne », ces hérissons abandonnés par leurs parents entrés en hibernation. Une structure unique en France, soutenue par la Fondation 30 Millions d’Amis depuis près de 10 ans.

 L’hiver est une période critique pour les hérissons en général, ceux en bas âge en particulier. Alors que la nourriture se raréfie, les adultes entrent en hibernation, laissant leur progéniture sans protection ; notamment les portées nées tardivement du fait du réchauffement climatique (qui décale la saison des amours, NDLR).

1 hérisson sur 5 atteint l’âge d’1 an

Les bébés hérissons menacés à l’approche de l’hiver !En France, le Sanctuaire des hérissons basé à Fouencamps, près d’Amiens (80), est l’unique « hôpital » exclusivement consacré à ce petit mammifère omnivore. Nourris et soignés par une équipe de bénévoles passionnés, ils attendent d’être réintroduits dans leur milieu naturel. Et à l’approche de l’hiver, le centre compte déjà plus d’une centaine de « résidents permanents ». « Un hérisson adulte doit peser au moins 600 grammes pour avoir une chance de survivre à l’hibernation, précise Anne Fingar, fondatrice de la structure. Or un bébé hérisson non sevré ne pèse que 100 grammes et sera par conséquent condamné si personne n’est là pour le recueillir ! » La durée de vie moyenne d’un hérisson oscille entre 7 et 10 ans. Mais seulement un hérisson sur cinq atteint l’âge d’un an.

Lire l’article >>

 

Sanctuaire des hérissons

Sanctuaire des hérissons
7 rue de Noye
80440 Fouencamps
Tél. : 03 22 09 21 03
Tél. : 06 83 77 15 68

 

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Le HÉRISSON

Posté par othoharmonie le 18 août 2013

Le HÉRISSON        dans HERISSON atelerix_albiventrisCe petit mammifère a le dos recouvert de poils piquants qui se hérissent – ce qui lui a valu son nom. Il mesure 25 cm de longueur et se nourrit d’animaux nuisibles : rongeurs, ESCARGOTS, HANNETONS. Les hérissons sont répandus dans tout l’Ancien Monde. Certaines espèces, qui vivent dans les régions FROIDES, s’endorment l’HIVER comme les MARMOTTES. Autrefois les fantassins suisses se formaient en « hérisson », opposant de tous côtés aux cavaliers ennemis les pointes de leurs lances et de leurs piques. On ramone les cheminées à l’aide d’un « hérisson », ensemble de lames de fer autour d’une tige métallique.

Lorsqu’il est attaqué, le hérisson se met en boule : il replie sa tête et ses pattes sur son ventre et darde ses piquants. Il est alors pratiquement à l’abri des morsures des autres ANIMAUX, et même la VIPÈRE ne peut sortir victorieuse du combat qu’elle a entrepris bien inconsidérément contre un adversaire d’ailleurs insensible à son venin. Seul, le grand-duc parvient à tenir tête au hérisson et à le tuer. Enroulé toute la journée dans son terrier ou sous des feuilles, le hérisson ne sort que la NUIT. Il se déplace très lentement et périt souvent sous les roues d’une AUTOMOBILE, s’il commet l’imprudence de traverser une route fréquentée.

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Hérisson guérisseur

Posté par othoharmonie le 12 août 2013

Hérisson guérisseur dans HERISSON hedgehog-enLe hérisson occupe une place privilégiée dans de nombreuses cultures. Déjà  cité dans la Bible, il est présent dans la mythologie iranienne et dans celle de peuples d’Asie centrale et d’Afrique, où il est symbolisé comme un pionnier, initiateur de civilisation. Au Moyen âge, on lui attribue toutes sortes de vertus médicinales. Pratiquement chaque partie de son corps pouvait guérir les maux humains. La pommade de hérisson, par exemple, avait la réputation d’être très efficace contre les furoncles ! 

   L’intérêt que d’autres peuples ont porté au hérisson était plutôt d’ordre culinaire. L’animal est par exemple accommodé dans la cuisine traditionnelle tsigane, tandis que le hérisson d’Afrique du Sud est un mets apprécié dans cette région.

    Aujourd’hui, le hérisson n’est pas considéré comme une espèce menacée, mais ses effectifs ont nettement diminué, et les activités humaines modifient son habitat comme ses habitudes. Ainsi, la diminution des bocages qu’il affectionne tant, la disparition généralisée des haies, le débroussaillage et l’expansion du réseau routier dans des endroits reculés entraînent sa raréfaction. Il est aussi amené à  s’installer plus souvent dans les jardins, où il peut être victime des tondeuses à  gazon ou d’autres outils ou installations.

    Le hérisson est totalement protégé en France (et ce depuis 1981), partiellement en Suisse. Il est l’emblème de France Nature Environnement (la Fédération des associations de protection de la nature et de l’environnement), et une société anglaise, la British Hedgehog Preservation Society, est consacrée à  la sauvegarde de l’espèce.

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Comment apprivoiser un hérisson ?

Posté par othoharmonie le 12 août 2013

 

Comment apprivoiser un hérisson ? dans HERISSON igelCe petit animal qui visite ponctuellement nos jardins peut être domestiqué. Voici plusieurs conseils importants pour réussir au mieux votre cohabitation.

Étapes de réalisation

1

Le hérisson
Pour détenir un hérisson chez soi, il vous faudra un certificat de capacité. En effet, ce n’est pas un animal listé comme domestique. Pour cela il vous faudra en faire la demande à un représentant gouvernemental (Ministère de l’Environnement).
Le hérisson est un animal nocturne. Celui de nos jardins est l’ »Erinaceus europaeus » ou hérisson européen (celui-ci hiberne). Le hérisson dit domestique est l’ »Atelerix albiventris » ou hérisson africain à ventre blanc. Les hérissons sont omnivores. Dans la nature, ils vivent dans des terriers. Leur territoire fait environ 100 à 300 mètres de rayon.

2

Avoir un hérisson
Il lui faudra une cage assez spacieuse (pour cobaye) ou mieux un vivarium (de 75l environ). Si les parois de la cage sont lisses, on évite les fugues. Si votre hérisson est une femelle utilisée pour la reproduction, il faudra un espace plus grand.
Évitez de mettre de la litière de copeaux de cèdre ou de pin. Celle-ci sent trop fort et peut gêner fortement l’odorat fin du petit animal. 
Il faudra bien sûr équiper se cage d’une mangeoire et d’un abreuvoir.
Pour dormir, le hérisson a besoin d’un coin spécifique. Oubliez les maisons pour hamster, jolies mais trop petites. Le hérisson se fera son nid en entassant de la litière dans un coin. Pensez donc au moment de l’installation à en mettre plus dans un coin.
La meilleure litière est composée de morceaux de papier recyclé avec une épaisseur de 10 cm. Il faut également une roue pleine pour qu’ils puissent faire de l’exercice. 
Un petit bassin d’eau chaude pourra lui plaire et lui permettre de nager. Les hérissons se toilettent tous les jours et s’ébrouent pour retirer le surplus d’eau.

3

La nourriture
Le hérisson mange de tout dans la nature. 
Les croquettes pour chien ou chat ne sont pas idéales car elles peuvent provoquer des calculs rénaux. Optez tout de même pour les croquettes pour chat, moins nocives. Ajoutez des vers et des grillons. Ne suralimentez pas votre animal. 50 calories par jour sont suffisantes. Le hérisson devient vite obèse.

4

Bon à savoir
Le hérisson doit être éduqué dès ses premiers jours pour déféquer et uriner dans sa litière. Ce n’est pas un animal propre naturellement. 
Deux hérissons à oreilles dressées et au pelage très clairEn captivité, le hérisson peut présenter de graves problèmes oculaires. Il faudra donc toujours bien surveiller l’état de ses yeux. Si vous désirez posséder un tel animal, renseignez-vous sur les vétérinaires qui peuvent le soigner. Ce n’est pas un Nouvel Animal de Compagnie courant !
Le hérisson grogne lorsqu’il est heureux. Lorsqu’il a peur, il siffle et bien sûr se met en boule. C’est un petit animal qui ronfle beaucoup, surtout lorsque sa vie est belle. Profitez-en pour écouter sa respiration. Il ne doit pas y avoir de « nez bouché ». Lorsque le hérisson souffre, il produit une sorte de « ké-ké-ké ».

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Le Grand aulacode, rat des roseaux

Posté par othoharmonie le 12 août 2013

 Le Grand aulacode, rat des roseaux dans HERISSONLe Grand aulacode, applé aussi en Afrique aulacode tout court, « agouti » (Afrique de l’ouest), « hérisson » (en Afrique Centrale) ou encore « rat des roseaux », est une espèce de la famille des Thryonomyidae. De taille comparable à celle d’un lapin, ce gros rongeur fournit une viande très prisée des africains et l’espèce est en voie de domestication dans les élevages qui se font de plus en plus nombreux. On appelle aulacodiculture l’élevage de ces animaux.

L’aulacode possède une forme trapue, son pelage brun foncé est formé de poils raides et durs, subépineux (d’où son surnom d’hérisson). La partie inférieure du corps est plus claire que le dos. La tête massive se termine par un large museau à lèvre supérieure fendue (caractéristique de tous les rongeurs). Les oreilles sont petites, presque cachées dans le pelage, peu poilues. Il possède de longues moustaches (vibrisses) bien visibles qui lui permettent de se repérer dans son environnement. Les puissantes incisives de couleur orangée ont une croissance continue comme chez tous les rongeurs. Trois sillons divisent chaque incisive supérieure, les inférieures étant lisses. Chaque demi-mâchoire possède 4 molaires. Ses membres sont courts. Les pattes arrières, très puissantes lui permettent de faire des bonds de plus d’un mètre cinquante de haut. Les pattes arrières possèdent 4 doigts tandis que les pattes avant en ont 5 dont un pouce réduit. Tous sont terminés par des griffes.

Le mâle adulte atteint 6 à 7 kg en élevage et peut atteindre 10 kg en milieu naturel. Il peut mesurer jusqu’à 50 cm entre le museau et le bout de la queue. La femelle adulte atteint 4 kg en élevage et 6 kg en milieu naturel. La femelle est appelée aulacodine.

La femelle peut mettre bas 2 fois par an et avoir jusqu’à 10 petits (aulacodeaux) avec une moyenne de 5 par portée. La maturité sexuelle intervient dès l’âge de 6 mois. Après 5 mois de gestation, les petits naissent avec des yeux ouverts, des poils et 4 incisives. Le sevrage des petits se fait 1 mois après la mise bas.

Ses habitats naturels sont la savane herbeuse, les clairières et les zones humides ou marécageuses, les zones déboisées. Actuellement étant donné la déforestation croissante en Afrique, la population d’aulacodes est en expansion. Il est très mal apprécié des agriculteurs car c’est un ravageur des cultures. Il est actif la nuit, en groupes pouvant atteindre une dizaine d’individus. La journée, il reste caché, souvent sous les herbes et les buissons.

L’aulacode est le plus gros rongeur en cours de domestication en Afrique. Le grand aulacode est élevé et consommé par la population locale, servi avec de la sauce Claire, de la sauce Graine ou bien sous forme de kédjénou.

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Les échidnés sont des marsupiaux

Posté par othoharmonie le 12 août 2013

Les échidnés sont des  marsupiaux dans HERISSON 220px-grand_aulacode_maleL’Echidné est un animal d’Australie qui fait partie du groupe des animaux marsupiaux. Il ressemble à un gros hérisson.

Il mesure environ 45 cm de longueur et a un poids de 4.5 kg. Sa queue est courte et nue, il a un museau long et pointu avec à la base deux petits yeux, et au bout, une petite bouche sans dents.

Son dos est couvert d’épines excessivement pointues. S’il est attaqué, il se roule en boule et ses épines lui servent de défense contre l’ennemi, ou bien il creuse le sol et s’y cache!

L’échidné a un poil rude de couleur brune qu’on ne distingue pas à cause des épines. Ses petites oreilles sont invisibles.

Ses pattes sont courtes et fortes et celles de devant ont de longues griffes incurvées qui lui servent à creuser le sol. Tous les mâles possèdent un ergot au talon.

Les échidnés sont actifs le jour autant que la nuit. Ce sont des animaux insectivores, ils se nourrissent donc exclusivement d’insectes.

 L’accouplement a lieu une fois par an et la mère n’a qu’un seul petit. La femelle pond un oeuf directement dans sa poche marsupiale en se couchant sur le dos, ou bien elle l’y pousse avec son museau.

L’oeuf restera dans la poche de 7 à 10 jours, mais il ne sera encore qu’une larve et restera encore 2 semaines dans la poche ventrale. A cette période les piquants du petit seront déjà poussés, alors la mère le fera sortir à l’aide de ses griffes et le déposera dans un terrier qu’elle aura creusé à cet effet. Il y restera plusieurs semaines.

 Quand la mauvaise saison arrive, l’échidnée tombe en léthargie et peut rester sans manger pendant plus de 2 mois.

La durée de vie de l’échidné est d’environ 50 ans.

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BIBLIOGRAPHIES sur le hérisson

Posté par othoharmonie le 12 août 2013

 BIBLIOGRAPHIES sur le hérisson dans HERISSON 74b1678d

Quelques œuvres littéraires faisant allusion au hérisson :

  • Des blasons pour le hérisson, livre du journaliste et écrivain français Jean-Luc Angélis (avec Laure Angélis, illustration de couverture de Pierre Joubert), P. Téqui, 2000.
  • Le Complexe du Hérisson, roman de l’écrivain et professeur universitaire marocain Habib Mazini. Editions Tarik, 2002
  • Un hérisson dans la tempête (An Urchin in the Storm: Essays about Books and Ideas), 1987. Ouvrage du biologiste américain Stephen Jay Gould
  • Du hérisson, roman paru aux Éditions de Minuit, 2002, où l’écrivain Éric Chevillard a rendu un hommage surréaliste au « hérisson naïf et globuleux ». L’auteur s’y voit empêché d’écrire son autobiographie en raison de l’intrusion d’un hérisson sur sa table de travail.
  • L’enfant hérisson, ouvrage sur l’autisme de Katia Rodhe, ed. Imago, 2006.
  • L’Élégance du hérisson, roman de Muriel Barbery qui a remporté le prix des libraires en 2007. Il s’agit ici d’une métaphore sur la condition du personnage central de l’histoire, une concierge d’immeuble raffinée et cultivée qui se camoufle derrière une apparence repoussante et un caractère acariâtre.
  • Le Renard, les Mouches, et le Hérisson est la treizième fable du livre XII de Jean de La Fontaine
  • etc.

 

Michel Onfray, dans la Théorie du corps amoureux (Grasset, 2000), propose une longue Célébration du hérisson célibataire, présenté comme animal hédoniste et prétexte à une généalogie de la pensée judéo-chrétienne concernant les relations homme-femme à travers les sociétés (et l’hostilité dont l’animal a pu faire les frais au cours des siècles en Europe chrétienne).

Citation du philosophe britannique Martin Hollis  : « Le renard connaît bien de choses et le hérisson une seule, mais une très importante. »

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Littérature et albums pour la jeunesse 

 

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