La Fourmi sauva Dédale

Posté par othoharmonie le 6 janvier 2013

 

La Fourmi sauva Dédale dans FOURMI 250px-labirinto_delle_trasformazioni_ivDédale était cet architecte qui construisit, en Crète, le Labyrinthe pour le Minotaure et qui montra à Ariane comment Thésée pourrait en sortir. En apprenant que les Athéniens avaient trouvé le moyen de s’en échapper, le roi Minos fut aussitôt convaincu qu’ils n’auraient pu y réussir sans l’aide de Dédale. En conséquence, il emprisonna l’architecte et son fils dans ce même labyrinthe, ce qui tendrait à prouver l’excellence du plan de cet enclos, puisque sans indication, même son auteur ne pouvait en découvrir l’issue. Mais le grand inventeur n’était pas en peine pour si peu. Il dit à son fils : « La fuite peut être entravée par la terre et par l’eau mais l’air et le ciel sont libres, c’est par là que nous irons: que Minos possède tout, il ne possède pas le ciel. »

« Terras licet » inquit « et undas obstruat: et caelum certe patet; ibimus illac: omnia possideat, non possidet aera Minos. » »

et il fabriqua deux paires d’ailes, qu’il fixa avec de la cire à ses épaules et à celles de son fils Icare. Avant de prendre leur envol, Dédale recommanda à Icare de ne pas s’élever trop haut sur la mer, car, dit-il, en approchant de trop près le soleil, la cire pourrait fondre et les ailes se détacheraient. Mais comme tant d’histoires nous le montrent, la jeunesse ne tient guère compte de ce que disent les aînés. Tous deux s’élevèrent donc, légèrement et sans effort, et quittèrent la Crète ; le ravissement de ce nouveau et merveilleux pouvoir grisa l’adolescent. Il monta de plus en plus haut, refusant d’entendre les appels angoissés de son père. Et ses ailes se détachèrent. Il tomba dans la mer et les eaux se refermèrent sur lui.

Le père affligé poursuivit sa route sans accident et atterrit en Sicile où il fut fort bien accueilli par le roi Cocalos.

Rendu furieux par cette fuite, Minos décida de retrouver Dédale. Pour y parvenir, il employa la ruse. Il fit proclamer partout qu’il accorderait une grande récompense à quiconque réussirait à passer un fil dans les volutes d’une coquille aux spirales particulièrement enchevêtrées.

220px-Theseus_Minotaur_Mosaic dans FOURMIDédale déclara au Roi de Sicile qu’il se faisait fort d’y parvenir. Il perça d’un petit trou l’extrémité de la coquille, fixa un fil à la patte d’une fourmi, introduisit la fourmi dans l’orifice, qu’il boucha. Quand la fourmi sortit enfin par l’autre extrémité de la coquille, le fil, bien entendu, l’avait suivie dans tous ses tours et détours.

«Seul Dédale pouvait imaginer pareil stratagème», dit Minos, qui se mit en route pour la Sicile afin de se saisir de l’architecte. Mais le roi Cocalos refusa de le livrer et dans la lutte qui suivit, Minos trouva la mort. 

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Les fourmis de Werber

Posté par othoharmonie le 5 janvier 2013

 

Les Fourmis est un roman français, le premier grand succès de Bernard Werber, publié en 1991 premier d’une trilogie, récompensé par de nombreux prix.

Les fourmis de Werber dans FOURMI fourmis-183x300 Il inaugure une trilogie relatant les aventures d’humains et de fourmis au travers de deux fils narratifs a priori distincts, mais se recoupant par moments. Outre ces deux fils, le récit est entrecoupé de passages de L’Encyclopédie du savoir relatif et absolu, livre-testament d’Edmond Wells.

 Jonathan Wells hérite de la maison de son oncle entomologiste, Edmond Wells, dans laquelle il s’installe avec sa famille. Peu à peu, il va mettre au jour les découvertes révolutionnaires des études de son oncle sur les fourmis en s’aventurant dans sa cave malgré ses tentatives de dissuasion.

 Parallèlement, une colonie de fourmis vit son quotidien dans une ville-fourmilière appelée Bel-o-kan. Les deux histoires se poursuivent en parallèle jusqu’au moment du contact et de la communication entre les deux espèces intelligentes qui jusqu’à présent s’ignoraient mutuellement.

 Né en 1961, Bernard Werber est aujourd’hui l’un des romanciers français les plus populaires et les plus vendus, traduit jusqu’en Corée. Il entame en 1980 des études de criminologie, sans oublier de monter une troupe de théâtre… En 1983, Werber choisit le journalisme : localier à Cambrai, il entre en 1985 au Nouvel Observateur comme journaliste scientifique.

En 1991, la publication des Fourmis lui offre l’occasion de devenir, sans l’avoir vraiment prémédité, écrivain professionnel. Inclassable, se jouant des genres qu’il pratique avec gourmandise, Bernard Werber proclame cependant régulièrement son admiration pour le grand écrivain américain d’anticipation Philip K. Dick.

Après la trilogie des Fourmis, un succès exceptionnel qu’il ne renie pas, et qui lui a valu par exemple d’être l’auteur étranger le plus lu en Corée, Bernard Werber continue à passionner ses lecteurs en explorant d’autres univers.

Appuyé sur une solide documentation (l’ex-journaliste scientifique veille !), Bernard Werber met son imaginaire foisonnant au service de son public, de plus en plus vaste et toujours aussi enthousiaste.

Présent en 2002 pour accompagner la création du festival, Bernard Werber avait déjà draîné un vaste public. Depuis, il revient régulièrement à Épinal, et l’on peut s’attendre, cette année encore, à un afflux de lecteurs aux séances de signatures et aux rencontres prévues…

 Commentaire de l’auteur

« Les Fourmis. C’est le premier. Commencé à seize ans, écrit avec une discipline de quatre heures et demi tous les matins. Le livre est construit sur l’architecture de la cathédrale d’Amiens. Pour moi dans le premier il y avait tout en germe. Mais tout étant à peine évoqué, effleuré, sous-entendu, il fallait poursuivre. »

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Le jour des Fourmis

Posté par othoharmonie le 5 janvier 2013

 

Le jour des Fourmis dans FOURMI 200530_2734380-194x300Le jour des fourmis est un roman de Bernard Werber qui fait suite au roman Les Fourmis. Publié en 1992, il reprend la construction en deux fils narratifs qui avait fait le succès du premier volume. Les extraits de L’Encyclopédie du savoir relatif et absolu proviennent désormais du deuxième volume du testament d’Edmond Wells.

Chez les fourmis

La princesse 56e, sous le nom de Chli-pou-ni, est désormais reine de Bel-o-kan. Elle décide d’entamer un « mouvement évolutionnaire » au sein de sa fourmilière. Pour cela, elle crée notamment une bibliothèque chimique, dans laquelle sont placées des œufs contenant des phéromones mémoires regroupant les connaissances des belokanniennes. Grâce à l’expédition menée dans le précédent volume par 103 683e, la reine sait désormais qu’il existe « au bord oriental du monde » des « Doigts » (appelés « Mains » dans Les Fourmis) et qu’ils sont responsables des disparitions des expéditions de chasse et d’une cité termite ainsi que de l’incendie de la cité plusieurs mois auparavant. Pour lutter contre les Doigts, la reine décide de lancer une grande croisade contre eux.

 

De son côté, 103 683e, tombe par hasard sur la tête d’une fourmi décapitée qui lui apprend, en dépit de son état, l’existence de rebelles fourmis s’opposant à la croisade de la reine. Celles-ci sont en réalité des fourmis pro-doigts, dont certaines sont déistes, c’est-à-dire qu’elles considèrent les Doigts comme leurs dieux. La notion de religion étant jusqu’alors étrangère aux fourmis, 103 683e reste sceptique sur le supposé statut des Doigts. Les fourmis ont été converties par l’intermédiaire du docteur Livingstone, l’appareil qui permet aux habitants de la cave d’Edmond Wells de communiquer avec les fourmis. En effet, Nicolas, la personne la plus jeune enfermée sous la fourmilière, leur fait croire que les Doigts sont les dieux des fourmis.

Parallèlement, Chli-pou-ni demande à 103 683e de bien vouloir diriger sa croisade contre les Doigts, qu’elle estime à quatre troupeaux, soit vingt Doigts. La reine prévoit quatre-vingt mille soldates pour sa mission, mais, suite à une subite inondation de la fourmilière, elles ne sont plus que trois mille, aidées par d’autres insectes comme le scarabée rhinocéros. 103 683e accepte sa mission et se fait accompagner par 23e et 24e, des fourmis déistes. 24e porte un cocon à papillon, élément clé de la mystérieuse « mission Mercure » confiée à sa charge par le docteur Livingstone.

Sur leur route, les fourmis s’aperçoivent que la cité fourmilière de Giou-li-aikan a disparu par la faute des Doigts. Elles se font attaquer par un pic noir, que 103 683e parvient à vaincre. Grâce à cet exploit, les autres fourmis décident de surnommer 103 683e 103e. Elles croisent par hasard des Doigts qui pique-niquent, le préfet Dupeyron et sa famille. C’est une hécatombe côté fourmis, leur acide formique est inefficace contre les humains et les pinces de leurs mandibules les laissent insensibles. 103e tente le tout pour le tout et injecte au fils Dupeyron du venin d’abeille. Celui-ci est allergique et s’effondre et les humains s’en vont rapidement. Les fourmis voient alors en le venin d’abeille un moyen pour vaincre les Doigts. Elles décident de s’en procurer en grosse quantité et partent en direction d’Askoleïn, la Ruche d’or. La déiste 23e s’éclipse de l’expédition et part dissuader la reine des abeilles d’approvisionner les fourmis en venin. Avant que celle-ci n’ait pu statuer sur sa décision, la croisade arrive à proximité de la ruche. Fourmis et abeilles se lancent alors dans une grande bataille d’où les myrmécéennes ressortent triomphantes. Elles repartent avec leur réserve de venin et accompagnées de quelques abeilles.

 

En chemin vers le monde des Doigts, les fourmis forment une alliance avec les termites qui les rejoignent dans leur croisade. Elles passent également par une île où se situe un unique Acacia cornigera. Les insectes décident d’y faire une halte pour prendre des forces avant l’assaut final. Au moment de partir, 24e choisit de rester sur l’île et fonde la Communauté libre du cornigera. Elle est rejoint par d’autres insectes las de la croisade. Avant de repartir en guerre, 103e prend le cocon indispensable à la mission Mercure. La croisade arrive finalement chez les Doigts et décide d’attaquer une poste. De nombreux insectes rampants se font tuer, écraser par les pieds des humains. Les volants percutent les vitres et meurent sur le coup. Les derniers se noient dans l’eau savonneuse du camion municipal chargé de nettoyer le trottoir.

content dans FOURMI103e, 23e et la fourmi 9e sont les seules rescapées de cette hécatombe. 9e, curieuse de savoir ce que contient le cocon que transporte 103e, la provoque en duel. Elle se fait décapiter par 103e qui décide de se séparer de 23e. Celle-ci souhaite découvrir le monde des Doigts, tandis que 103e souhaite investir un nid de Doigts, c’est-à-dire un appartement. Au fil de ses pérégrinations, elle rencontre des blattes, qui lui révèlent que les Doigts sont en réalité leurs esclaves. En effet, elles sont nourries chaque jour par les déchets des humains, qu’elles considèrent comme des offrandes. Elles lui font également passer « l’épreuve sublime », c’est-à-dire que 103e doit se battre contre une autre fourmi, qui s’avère n’être en réalité que le reflet de sa propre personne. 103e refuse de se battre contre une fourmi rousse semblable à elle et les blattes lui révèlent la supercherie. 103e s’est acceptée elle-même, elle a remporté l’épreuve, les blattes lui désignent l’emplacement d’un nid de Doigts. La plupart ne cherchent qu’à la tuer.

 

Elle part à la recherche de « Doigts gentils ». C’est ainsi qu’elle tombe par hasard chez Laetitia Wells.

 

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Fourmis blanches

Posté par othoharmonie le 5 janvier 2013

 

Fourmis blanches dans FOURMI 180px-termite_alates_97591Les termites (nom masculin), parfois surnommés fourmis blanches, sont les seuls représentants de l’ordre des isoptères qui compte environ 281 genres et 2600 espèces. Ce sont des insectes sociaux, qui vivent au sein de colonies hiérarchisées et organisées en castes. Ils se rencontrent surtout dans les pays chauds, où certaines espèces construisent de grands nids en terre mâchée, les termitières, caractéristiques des plateaux tropicaux.

Les termites appartiennent au règne animal, à l’embranchement des arthropodes, à la classe des insectes et à l’ordre des isoptères. Ils sont caractérisés par la présence de :

Plusieurs études récentes (Inward et al., 2007 et Legendre et al., 2008) convergent vers le fait qu’Isoptera ne serait en fait qu’une famille au sein des Blattodea, sœur de Cryptocercidae dans la superfamille Blattoidea. Suite à sa découverte, Inward propose de renommer Isoptera en Termitidae. Cette solution, impliquant de trop nombreux problèmes (Isoptera compte déjà une famille Termitidae), sera rejetée par de nombreux scientifiques (Michael S. Engel, David Grimaldi…) dans un article collaboratif. Prenant en compte les arguments avancés, Inward propose alors la création de l’épifamille (un rang entre la famille et la superfamille)

Description de cette image, également commentée ci-après : Les termites ont une grande cohésion sociale, à l’image des fourmis. Ils font preuve d’une grande intelligence collective.

Les « ouvriers » et les « soldats » sont aptères, les termites sexués sont ailés. Les ailes sont perdues après le vol nuptial. Ils sont lucifuges (fuient la lumière) à l’exception des imagos ailés, et souvent aveugles. Les sociétés de termites comportent des individus neutres ou stériles, et des sexués. Les premiers n’ont pas d’ailes, ils sont roussâtres ou blancs, mous, avec la tête rousse, cornée, très développée chez certains d’entre eux qu’on appelle soldats et dont le rôle est de défendre la colonie, tandis que les individus à tête normale sont des ouvriers, chargés des travaux d’aménagement du nid et d’approvisionnement.

Les sexués sont ailés, mais ils perdent les ailes aussitôt après l’essaimage. Le mâle conserve ses dimensions normales, tandis que chez la femelle fécondée, l’abdomen rempli d’oeufs devient énorme, acquérant cinquante ou soixante fois, quelquefois des centaines de fois, le volume du reste du corps.

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Fourmis : intelligence collective

Posté par othoharmonie le 4 janvier 2013

 

Fourmis : intelligence collective dans FOURMI oecophyllaqueenL’intelligence collective s’observe principalement chez les insectes sociaux (fourmis, termites et abeilles), les animaux se déplaçant en formation (oiseaux migrateurs, bancs de poissons) et, dans une moindre mesure, les mammifères sociaux chassant en meute (loups, hyènes, lionnes). Les points communs de ces diverses espèces sont exactement ceux qui caractérisent l’intelligence collective :

  • Les individus aiment la proximité de leurs semblables et tendent à être grégaires car ils obtiennent un avantage substantiel à chasser, se déplacer ou vivre en groupe.
  • Ils interagissent de manière locale par le moyen de signaux (grognement, phéromones, attitudes).

  • L’individu seul répond instinctivement à certains stimuli. La coordination du groupe est implicite et se fait au travers de règles comportementales très simples au niveau individuel.

 De ce point de vue, les mammifères chassant en meute tels que le loup ou la hyène sont moins représentatifs d’une réelle intelligence collective, car chaque individu est doué d’une capacité cognitive importante (au regard des insectes ou des oiseaux notamment) et possède une information globale assez importante (dans le cadre d’une chasse par exemple). Ce type d’intelligence se rapproche plus de l’organisation et de la coordination qu’on retrouve dans les sports d’équipe ou le travail collaboratif. D’autre part, le nombre d’individus n’est pas suffisamment élevé pour parler réellement d’un phénomène d’intelligence collective.

bicalcarata-upperpitcher-219x300 dans FOURMI Les fourmis, comme d’autres insectes sociaux, présentent des adaptations qui peuvent conférer un avantage écologique dans certains environnements :

  • Un registre comportemental limité
  • Des capacités cognitives pas assez développées pour permettre à un seul individu d’obtenir assez d’information sur l’état de la collectivité pour garantir une division des tâches efficace, condition nécessaire au bon fonctionnement de la colonie.
  • Des facultés de communication avancées par le biais des phéromones, favorisant des interactions multiples

 La colonie dans son ensemble est un système complexe stable et auto-régulé capable de s’adapter très facilement aux variations environnementales les plus imprévisibles, mais aussi et surtout de résoudre des problèmes, sans contrôle externe ou mécanisme de coordination central, de manière totalement distribuée. Les tâches accomplies par la colonie ne sont naturellement pas à la portée d’un individu seul ou d’un groupe identique dénué d’intelligence collective.

 Cela a permis aux fourmis de s’imposer partout sur le globe terrestre puisqu’on considère que la biomasse des fourmis est à peu près identique à celle de l’espèce humaine.

 

 

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Les termites

Posté par othoharmonie le 4 janvier 2013

 

Les termites dans FOURMI 180px-termite_alates_9759Munis de pièces buccales broyeuses, les termites se nourrissent surtout de bois et de fragments de feuilles, ils sont dits xylophages. On peut distinguer trois grands types de modes nutritifs:

  • Les termites supérieurs, sont capables de dégrader par eux-mêmes la cellulose du bois grâce à des enzymes, les cellulases, produite par leur tube digestif.
  • Les termites inférieurs étant dans l’incapacité de dégrader cette molécule par leurs propres moyens, entretiennent une relation symbiotique (de type endosymbiose) avec des protozoaires flagellés appartenant à la division des Métamonadine entre autres les Trichomonas. Cette faune, qui peut représenter jusqu’au tiers du poids de l’hôte, est logée dans la panse rectale (dilatation du tube digestif) et permet la transformation de la cellulose, par l’intermédiaire des cellulases, en éléments plus simples assimilables.
  • Les termites champignonnistes, qui ont la particularité d’établir une symbiose (de type ectosymbiose) avec un champignon lignolytique, champignon supérieur appelé Termitomyces. Cultivé sur des meules (amas de boulette d’excréments malaxées) au sein de la termitière, le champignon pré-digère les restes de végétaux (lignine et parfois cellulose) afin de les rendre plus facilement assimilables par les termites.

Ce sont ces derniers qui édifient de vastes nids en terre mâchée pouvant atteindre plusieurs mètres de haut.

  • Les termites humivores ingèrent de grandes quantités de sol et se nourrissent des protéines de l’humus. Ils représentent la moitié des espèces connues de termites et appartiennent tous à la famille des Termitidae (termites supérieures). Certaines espèces sont uniquement souterraines et ne construisent pas de termitière aérienne.

 dans FOURMID’autres modes de nutrition minoritaires existent comme la consommation de lichen ou d’algues épiphytes.

La société des termites est caractérisée par un échange complet de l’aliment entre tous ses membres, appelé trophallaxie, qui signifie que l’aliment passe par l’ensemble des appareils digestifs d’une colonie en l’espace de près de 3 jours. Ces échanges permettent entre autres selon les cas: le transfert des endosymbiotes d’une génération à une autre; de nourrir certaines castes qui ne peuvent pas dégrader la cellulose, et qui ne possèdent aucun symbiote.

Ils réalisent également des symbioses intestinales destinées à pallier la faible teneur en azote de leur nourriture avec des bactéries fixatrices d’azote, des bactéries qui recyclent l’acide urique et des bactéries qui éliminent le carbone en excès.

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Fourmis, peuple intelligent

Posté par othoharmonie le 4 janvier 2013

 

Fourmis, peuple intelligent dans FOURMI fourmi10-200x300La division des tâches chez les insectes sociaux (fourmis) est totalement plastique : le nombre d’individus appartenant aux différentes castes et la nature des tâches à accomplir sont sujets à des changements constants durant la vie de la colonie. La proportion d’individus se consacrant à une tâche donnée varie en fonction des perturbations interne du nid et globales de l’environnement.

Dans la mesure du possible, ce sont les individus les plus adaptés qui adoptent une tâche donnée, mais dans des cas extrêmes, même des individus de castes morphologiques inadaptées peuvent combler les besoins d’une tâche (par exemple, les ouvrières peuvent se mettre à défendre le nid si un manque de soldates se fait sentir).

 Comment est-ce que la colonie contrôle la proportion d’individus affectés à chaque tâche, étant donné qu’aucun individu ne possède de représentation globale des besoins de la colonie ?

La flexibilité de la division du travail dépend de la flexibilité comportementale de chaque individu, dont un modèle biologique plausible est le concept de seuil de réponse. Selon ce modèle, chaque individu possède un seuil de réponse, plus ou moins élevé, pour chaque tâche à accomplir au sein de la colonie. Ces tâches sont autant de stimuli pour les individus, qu’ils soient visuels, phéromonaux ou d’une autre nature. Lorsqu’un stimuli dépasse le seuil de réponse d’un individu, ce dernier se met instinctivement à travailler pour réduire ce stimuli.

Si l’on comparait cela au travail d’une ménagère, les stimuli seraient la vue du désordre ou les mauvaises odeurs. Lorsque ces dernières dépassent un certain seuil, la ménagère se consacrerait au rangement, ou au nettoyage. Lorsque le stimuli de la faim deviendrait trop important, elle se mettrait à manger.

En outre, les seuils de réponse sont adaptatifs : plus un individu se consacre à une tâche, plus le seuil associé baisse. L’individu se spécialise.

Le chemin le plus court

Une colonie doit s’alimenter pour survivre. Pour cela, les fourmis recherchent des sources de nourriture dans le voisinage du nid. Dans une première phase, elles errent de manière plus ou moins aléatoire. Lorsqu’une fourmi découvre une source de nourriture, elle retourne au nid en déposant des phéromones le long du chemin parcouru. Certaines espèces possèdent la faculté de revenir au nid très rapidement, grâce à un compas interne basé sur la polarisation de la lumière solaire, tandis que d’autres semblent plutôt s’orienter de mémoire. En chemin, la fourmi qui a découvert la source de nourriture recrute d’autres individus grâce aux phéromones déposées, mais aussi en réalisant des trophallaxies qui leur permettent d’évaluer la qualité de la source afin de choisir de suivre la piste ou non. De la même manière, un individu croisant une piste décidera de la suivre avec une certaine probabilité p1.

 A leur tour, les individus recrutés déposent davantage de phéromones sur la piste suivie, ce qui la rendra encore plus attractive. Ce renforcement positif amène la colonie à se concentrer peu à peu sur cette piste et à exploiter cette source. Néanmoins, chaque individu peut quitter la piste avec une certaine probabilité p2, favorisant alors l’exploration et la découverte d’autres sources de nourriture éventuellement plus favorables ou, de pistes plus courtes amenant à la même source.

Les colonies de fourmis ont non seulement la capacité de découvrir d’autres sources, mais aussi de basculer leur exploitation sur la source la plus favorable (en termes de qualité, de richesse et de distance). En effet, lorsqu’une fourmi découvre une nouvelle source, elle va pouvoir recruter d’autres individus qui décideront ou non de changer de piste en fonction de la qualité de la nourriture échangée par trophallaxie. En outre, et plus important, les phéromones s’évaporent: de ce fait, une piste courte étant marquée plus souvent qu’une piste longue, elle pourra être privilégiée au fil du temps.

 dans FOURMILa réussite des fourmis tient du parfait équilibre entre l’exploration et l’exploitation, entre une réaction négative et positive du système menant à son équilibre dynamique.

Dans cet exercice, les variables p1 et p2 jouent un rôle clé: dans la réalité elles se caractérisent par du bruit dans les organes sensoriels des fourmis qui peuvent les amener à perdre une piste, mais aussi par des considérations physiques: lorsque deux individus se croisent, l’un ou l’autre (ou parfois les deux) doit s’écarter de la piste, ce qui peut potentiellement l’amener à la perdre.

Au niveau individuel, cet événement est négatif en ce qu’il réduit l’efficacité de l’exploitation d’une source, mais au niveau global cela peut amener un énorme bénéfice. Les paramètres étant multiples, ce bénéfice peut être difficile à chiffrer : une source peut n’être caractérisée que par sa teneur en sucre et sa distance. Il se peut aussi qu’elle soit plus éloignée qu’une autre, mais beaucoup plus facile d’accès, ou à l’abri des prédateurs. C’est le fait des systèmes complexes que d’intégrer de très nombreux paramètres qui les rendent alors instables et chaotiques.

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La cigale et la fourmi revisité

Posté par othoharmonie le 4 janvier 2013

 

La cigale chantait, car en vérité, telle était sa nature. A quoi bon vouloir être autrement qu’on est ? A quoi bon désirer faire autre chose que ce pour quoi on est fait ?

La cigale et la fourmi revisité dans FOURMI 250px-la_cigale_et_la_fourmi_illustration_dore-243x300La fourmi écoutait la cigale, et trouvait son chant si beau qu’elle en conçut de la jalousie. Elle-même ne chantait jamais. Elle n’était pas faite pour ça, tout simplement. Mais elle ignorait pour quoi elle était faite. Alors elle décida qu’elle était faite pour chanter, comme la cigale. Mais après de nombreux essais, elle s’aperçut qu’elle n’arrivait à rien, et que les sons qu’elle produisait étaient tout sauf mélodieux. Elle alla trouver la cigale, et lui demanda de lui céder sa voix. Mais la cigale lui répondit que c’était impossible, car sa voix et elles n’étaient qu’un, et que donner sa voix eut été comme se donner elle-même. La fourmi repartit, déconfite.

Au lieu de chercher pour quoi elle était faite, elle imagina un moyen de voler la voix de la cigale. Elle se dit qu’il fallait pour ça que la cigale renonce à son talent et le lui donne elle-même. Et que si son talent et sa personne ne faisaient qu’un, alors il fallait qu’elle se donne en entier. Elle chercha dans un vieux grimoire la façon d’appeler l’hiver. La méthode, en substance, disait ceci : « La peur de l’hiver appelle l’hiver. Il faut répandre la peur de l’hiver. Alors l’hiver accourt. »

La fourmi imagina la façon de réaliser son dessein. Elle commença à récolter plus de nourriture qu’elle n’en pouvait manger, et à la stocker dans ses caves. La voyant faire, les habitants de la région s’étonnèrent et s’enquirent auprès d’elle de la raison de son étrange comportement. Elle leur répondit laconiquement : « Et bien, on se sait jamais ce qui peut arriver… Je suis inquiète, alors je me prépare, au cas où… Mais chacun fait bien ce qu’il veut ! » Et elle retourna à sa méthodique besogne.

La nouvelle se répandit comme une traînée de poudre. Et avec elle, l’angoisse de la pénurie. Chacun se mit à faire comme la fourmi, et peu à peu, le chant de la nature s’étouffa : tous ne pensaient plus qu’à se constituer des réserves au lieu d’exprimer leur talent. Bientôt, l’harmonie générale fit place à la sourde clameur de l’angoisse. L’hiver, de bonne volonté, répondit naturellement à l’appel qu’on lui lançait avec autant de conviction et ne tarda point à montrer le bout de son nez. La cigale voyait bien que tout tournait mal, mais se refusait à alimenter cette folie ! Elle continua à chanter autant qu’elle le put. Mais il advint qu’un matin, le froid lui déroba une partie de sa voix.

La nourriture aussi, devenait introuvable. La pauvre bête songea : « Tous croient que l’hiver a volé la nourriture. Alors qu’en fait, il est simplement venu parce qu’il n’y a plus de nourriture, puisqu’ils l’ont toute enterrée dans leurs cachettes. La seule façon de faire savoir à l’hiver qu’il peut repartir est de faire résonner le chant de la nature. Mais le froid a cassé ma voix et, toute seule, mon chant n’est plus assez fort. Que puis-je faire ? Ma faim s’endurcit. Je ne veux pas qu’elle ferme mon cœur comme elle semble le faire un peu partout. Je vais aller trouver la fourmi et lui demander de reprendre la peur de l’hiver, qu’elle a si habilement répandue ! »

La fourmi la reçut sur le pas de sa porte, en ricanant d’un air satisfait. « Alors, on a faim ? On vient me proposer de me donner sa voix pour remplir son estomac ? ». La cigale protesta : « Nullement ! Je viens pour vous demander de rappeler la peur que vous avez répandue sur le pays. Elle sème la souffrance avec elle. Vous ne pouvez justifier le malheur d’autant d’êtres par une simple prétention personnelle ! »

La fourmi la toisa : « Ah non ? Vous croyez ? Et quel droit avez-vous de savoir chanter quand moi je ne le peux pas ? ».

« Ce n’est pas la même chose » reprit la cigale. « Lorsque je chante, je ne vous ôte rien, au contraire ! Je vous donne de la vie, du rythme, du courage. Croyez-vous que vous auriez aussi bien engrangé vos réserves cet été sans l’aide de mon chant ? Voyez-vous, toute la nature est ainsi faite : de pure harmonie, et de pure prodigalité. Le secret est simplement d’être soi-même authentique. Et cette authenticité, on ne peut pas la vendre ni la donner. Pourquoi n’avoir pas simplement cherché quel est votre talent ? Car vous avez forcément un talent naturel… »

250px-the_ant_and_the_grasshopper_-_project_gutenberg_etext_19994 dans FOURMILa fourmi l’interrompit : « Très chère, vous pouvez bien argumenter tout votre saoul, cela ne servira à rien ! Je veux être chanteuse, c’est cela ma vérité à moi. C’est ma nature, je l’ai décidé ainsi ! Et à présent, vous n’avez plus rien à manger. Alors je vous propose ceci : vous me donnez votre voix et, en échange, je vous donnerai chaque jour un peu de nourriture. Qu’en dites-vous ? »

Tristement, la cigale lui répondit : « Puisqu’on ne peut ni vendre ni donner l’authenticité, vous ne seriez de toute façon pas satisfaite de la voix que vous recevriez en échange de cette nourriture. Et de mon côté, je ne peux me résoudre à galvauder mon talent dans une piètre imitation. De plus, cette nourriture que vous détenez est le produit d’une harmonie collective, le fruit de la nature contre laquelle vous péchez gravement. Je crains que votre proposition ne soit simplement qu’une chimère, mais vous refusez de le comprendre. Je n’ai pas d’espoir de vous convaincre de changer d’attitude, alors je vais repartir et chercher ailleurs la solution de tout ce malheur. »

La fourmi s’emporta : « Et bien qu’il en soit ainsi ! Le froid et la faim auront tôt fait de vous en apprendre d’avantage sur votre prétendue authenticité : au lieu de chanter, vous allez danser, maintenant ! Que pensez-vous de cela ? Si je ne peux chanter, vous ne le pourrez bientôt plus non plus et j’arrêterai de souffrir en entendant cette voix qui devrait être mienne ! Bon vent, et à jamais ! »

La cigale s’en retourna hardiment vers l’hiver. Elle résolut de chercher d’autres talents restés authentiques au sein de la tourmente, et de perpétuer envers et contre tout l’harmonie de la nature par le partage de la chaleur des coeurs. Et de fait, elle chante encore aujourd’hui…

signé : Sphinx
Libre de diffusion, hors modifications.

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Nébuleuse de la Fourmi

Posté par othoharmonie le 3 janvier 2013

 

La nébuleuse de la Fourmi (Menzel 3 ou Mz 3) est une nébuleuse planétaire située dans la constellation australe de la Règle à une distance comprise entre 3 000 et 8 000 années-lumière. Elle fut découverte par l’astronome américain Donald Menzel en 1922.

La nébuleuse est formée par le gaz éjecté par l’étoile en fin de vie, similaire au soleil, située en son centre. Elle doit son nom à sa forme caractéristique évoquant la tête et le thorax d’une fourmi.

 

Nébuleuse de la Fourmi dans FOURMI nebuleuse-de-la-fourmi
Cette forme, particulière pour une nébuleuse planétaire, s’expliquerait par l’influence gravitationnelle d’une étoile compagne évoluant sur une orbite très rapprochée (environ 1 UA) de l’étoile agonisante, ou bien par un puissant champ magnétique piégeant la matière qui s’enroulerait en des formes complexes avant d’être éjectée à la vitesse de 1 000 km/s .

 

 

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Fourmi animal totem

Posté par othoharmonie le 3 janvier 2013

 

La petite FOURMI réunit en elle de nombreuses capacités.

Fourmi animal totem dans FOURMI 220px-Formica_sanguinea_01568 Elle est endurante, forte, agressive, généreuse et extrêmement précautionneuse. Mais sa qualité première est la patience : une fourmi peut attendre sa proie pendant des heures, enterrée dans le sable, ou encore transporter de gros morceaux d’une proie sur de longues distances sans abandonner.

 L’une des caractéristiques primordiales de son comportement réside dans sa propension à fonctionner au bénéfice exclusif du groupe : toutes les actions doivent servir l’Etat-fourmi et concourir au bien de la collectivité.

 L’enseignement relatif à la fourmi dit que vous finirez toujours par obtenir ce dont vous avez besoin et précisément au moment où vous en aurez le plus besoin.

La fourmi est le symbole de la confiance originelle.

Elle sait qu’elle sera finalement payée de tous ses efforts et qu’elle recevra en retour beaucoup plus qu’elle n’a investi en énergie.

 Si votre projet doit servir au bien collectif, sachez que vous en obtiendrez aussi l’énergie qu’il faut.  Il se peut toutefois que vous deviez déployer des efforts importants pour réaliser vos buts et que vous fassiez usage de votre créativité pour cela.

 FOURMIS : symbolise la Patience. Elle ne s’inquiète jamais de “devoir s’en passer” car elle a confiance en la providence de l’univers. Elle rappelle qu’il nous faut démontrer patience et confiance dans certaines situations de la vie. Symbolise la Patience. L’enseignement que nous apporte la fourmi est qu’on fini toujours par avoir ce que l’on souhaite au moment où nous en avons le plus besoin. C’est la confiance originelle. En fait, la fourmi sait que tout travail mérite salaire. Donc, l’énergie qu’elle aura dépensée dans son labeur finira par porter ses fruits. Ce qui signifie que si vous avez un projet, il faudra travailler dur et avoir de la créativité pour récolter les félicitations. 

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La fourmi femelle

Posté par othoharmonie le 3 janvier 2013

 

Parmi les djinns il y en a qui travaillaient sous les ordres de Dieu, par permission de son Seigneur. (Sourate Saba : 12)  Et parmi les diables il en était qui plongeaient pour lui et faisaient d’autres travaux encore, et Nous les surveillions Nous-mêmes. (Sourate Al-Anbiya : 82

  • Dieu fait du Coran le livre saint de l’humanité jusqu’au Jour du Jugement. Ainsi, des évènements similaires à ceux qui se sont déroulés dans la vie de Salomon (psl) pourraient se reproduire à la Fin des Temps. Ces versets pourraient nous signaler que l’humanité utilisera et bénéficiera grandement des avancées technologiques du moment. Ce qui fait partie des signes de la Fin des Temps. (Dieu sait mieux)

La fourmi femelle dans FOURMI 220px-Scheme_ant_worker_anatomy-fr.svgSalomon (psl) communique avec une fourmi femelle.

 Et lorsqu’elles arrivèrent à la vallée des fourmis, l’une de celles-ci s’écria : « Ô fourmis ! Regagnez vos demeures de peur que Salomon et ses armées ne vous écrasent sans s’en apercevoir. » Ces paroles firent sourire Salomon qui dit : « Seigneur ! Permets-moi de rendre grâce des bienfaits dont Tu nous as comblés, mon père, ma mère et moi-même. Fais que toutes mes actions Te soient agréables et admets-moi, par un effet de Ta grâce, parmi Tes saints serviteurs. » (Sourate an-Naml : 18-19)

Le Prophète Salomon (psl) pouvait entendre les fourmis parler, et cela pourrait désigner l’existence d’une technologie informatique avancée à la Fin des Temps, et qui serait construite sur le modèle du système de communication des fourmis.

 Aujourd’hui, la Silicon Valley en Californie est connue comme étant la capitale du monde technologique. Il est très curieux que le récit du Prophète Salomon parle de la Vallée des Fourmis. Dieu pourrait désigner une technologie avancée qui apparaîtra à la Fin des Temps. Les fourmis et d’autres insectes sont utilisés intensivement dans les hautes technologies. Les projets robotiques développés en étudiant ces créatures ont permis de grandes avancées dans différents domaines. Ce verset du Coran pourrait donc désigner ce fait.

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Fourmis Rouges

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2013

Fourmis Rouges dans FOURMI rougeLa fourmi « bulldog » a l’un des poisons le plus vénéneux de la planète. Elle vit en Tasmanie. Rassurez-vous, la fourmi rouge de nos jardins est agaçante, mais inoffensive. Ses colonies, qui comptent parfois jusqu’à 10 000 ouvrières, défendent leur territoire et leur survie.

Les fourmis sont des insectes sociaux qui vivent en colonies. Elles font partie de l’ordre des hyménoptères. Elles se nourrissent de matières protéinées, mortes ou vivantes, de proies animales, ainsi que de jus sucrés tel que le miellat des pucerons. L’organisation sociale des fourmis, articulée autour de la reine, fascine et intrigue.

Où vit-elle ?
Elle vit dans les bois, les prairies, les jardins, dans la terre ou sous des pierres, où elle érige un petit monticule. Comme d’autres fourmis, on la rencontre aussi dans des bois morts, souches et sous l’écorce. Espèce proliférant dans des lieux humides, elle est très abondante dans les Alpes et dans la vallée du Rhône.

Pourquoi pique-t-elle ?
Lorsqu’elle chasse, l’ouvrière utilise ses mandibules, mais aussi la glande à venin qui est reliée à l’extrémité de son abdomen. Contrairement à une idée reçue, la fourmi ne pique pas. Elle commence en réalité par mordre la peau au moyen de ses puissantes mandibules, puis elle avance rapidement son abdomen, versant dans la plaie la sécrétion brûlante issue de la glande et composée pour l’essentiel d’acide formique. Cette technique de défense est aussi utilisée pour capturer ses proies.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsL’utilité de la fourmi
La fourmi a des fonctions essentielles pour la vie des écosystèmes. Elle féconde des fleurs et fait disparaître les petits cadavres d’animaux. Elle limite les populations de chenilles, mais aussi de mouches, grillons, sauterelles, blattes, araignées et scolopendres. Sachez également qu’elle est parfois utilisée dans la composition de médicaments homéopathiques.

Quelques conseils
La piqûre peut être assez douloureuse et provoquer des réactions allergiques. Une piqûre est bénigne, plusieurs sont douloureuses. Prenez-garde lors de vos pique-niques et ouvrez l’oeil.

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Fourmi Rousse

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2013

Fourmi Rousse dans FOURMI myrmica-rubra-workersIssues d’un ancêtre commun avec les guêpes et les abeilles il y a plus de 100 millions d’années, les fourmis se sont répandues dans le monde entier, dans tous les milieux naturels au cours des siècles. Elles sont sans doute 20 000 espèces à peupler la Terre. Les fourmis rousses sont parmi les plus évoluées des espèces connues.

 Les premières fourmis, descendant d’un ancêtre aculéate (les aculéates sont des insectes hyménoptères dont les femelles portent un aiguillon, ou dard, à l’extrémité de l’abdomen), sont apparues au crétacé, il y a probablement 110 à 130 millions d’années. Les plus anciens fossiles connus, comme par exemple Gerontoformica cretacica, mis au jour dans l’ambre de France, sont vieux d’environ 100 millions d’années.

    La plus primitive sous-famille de fourmis connue par des fossiles est celle des sphécomyrminés. Ces insectes du milieu du crétacé possèdent à la fois les mandibules et le thorax d’une guêpe solitaire, ainsi que la taille étroite entre l’abdomen et le thorax, signe distinctif des fourmis et de tous les aculéates, témoignant ainsi, dans sa morphologie, d’une souche primitive commune aux guêpes, aux abeilles et aux fourmis. Plusieurs espèces ont été découvertes dans l’hémisphère Nord, dans les ambres du crétacé d’Amérique du Nord (Canada, New Jersey) et d’Asie, réparties en plusieurs genres, notamment : Sphecomyrma, Cretomyrma, Biakuris et Dlusskyidris.

    Les fourmis se diversifient très vite : on trouve des fossiles appartenant à plusieurs sous-familles actuelles dès le crétacé (ponérinés, formicinés, myrmicinés, dolichodérinés). À la suite du crétacé, au tertiaire, sur plusieurs milliers de restes fossiles retrouvés, la grande majorité appartient à des genres actuels. Empreintes incomplètes datant de l’éocène, fossiles vieux de 38 à 26 millions d’années (oligocène) et très bien conservés dans l’ambre de la Baltique et dans celui de Sicile, restes plus récents exhumés de l’argile du miocène dans l’Ohio témoignent de cette diversification ancienne et d’une remarquable adaptation de ces insectes aux diverses modifications climatiques. Hôtes sans doute des milieux secs à l’origine, les fourmis primitives étaient terricoles. Certaines espèces, plus évoluées, nidifiaient dans les arbres. Au cours des âges, elles ont colonisé tous les types d’habitat, des déserts arides aux sommets des montagnes et aux régions polaires.

    Le nombre total d’espèces de fourmis est estimé à 20 000. On en connaît quelque 12 000 espèces, qui représentent environ 1 % de la totalité des insectes connus dans le monde. Certaines portent des aiguillons, d’autres sécrètent des substances corrosives ; les unes voient bien, les autres sont aveugles ; mais toutes sont sociales et possèdent des ouvrières sans ailes. Elles sont regroupées dans la grande famille des formicidés. Les fourmis rousses, Formica rufa, appartiennent, comme d’autres espèces parmi les plus spécialisées, à la sous-famille des formicinés. Appelées aussi fourmis des bois, elles vivent en sociétés nombreuses et très organisées, dans les forêts de conifères ou les forêts mixtes, en Europe, en Asie et en Amérique du Nord.

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Les fourmis remède

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2013

 

Un remède contre la paresse! En avez-vous déjà entendu parler?

Les fourmis remède dans FOURMI fourmis-11« La fourmi est souvent symbole d’un être travailleur, agressif et vindicatif. Les fourmis sont parfois utilisées comme un remède contre la paresse (comme au Maroc).

Dans certaines régions africaines, les fourmis sont les messagers des dieux. On dit souvent que les morsures de fourmi ont des propriétés curatives. Quelques religions amérindiennes, comme la mythologie Hopi, reconnaissent les fourmis comme des ancêtres. Les morsures de fourmi sont utilisées comme test d’endurance et de courage dans les cérémonies d’initiation de certaines cultures africaines et amérindiennes.

Les fourmis se cachent pour mourir…

Des spécialistes allemands qui étudient les fourmis ont découvert que celles qui se sentent vraiment malades se retirent volontairement de la colonie afin de mourir. Cela réduit les risques de transporter l’infection aux autres.

Les scientifiques ont sciemment contaminé des fourmis dans un laboratoire (avec un champignon parasite qui finit par tuer les fourmis). Les fourmis les plus infectées désertaient rapidement la colonie, sans y être forcées par leurs congénères, avant de mourir. Afin d’être certain que ce n’était pas le champignon qui manipulerait éventuellement la fourmi (cela arrive), la même expérience a été refaite avec du gaz CO2 qui intoxiquait gravement la fourmi ; on a constaté le même réflexe. Ce genre de comportement de retrait volontaire se retrouve chez d’autres insectes sociaux comme les bourdons.

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Rêver de fourmis

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2013

 

Rêver de fourmis dans FOURMI fourmiSi l’abeille évoque une notion de dépassement de soi et d’élévation, c’est le sentiment d’écrasement et de perte de son identité qui est ici représenté. La fourmi est un symbole de multitude et d’anonymat. Vous avez l’impression d’être englouti dans une société inhumaine, de n’être qu’un rouage dans une énorme machine sans aucune possibilité de prendre une décision, de ne travailler que pour la collectivité sans aucun bénéfice personnel.

 Votre intelligence évidente n’est pas utilisée à des fins d’évolution personnelle. Elle ne sert qu’une collectivité obscure. Il y a ici un manque d’ambition.

 Anonymat, étouffement, perte d’identité, exploitation.

 

Le site de Tristan-Frédéric Moir : http://tristan.moir.free.fr/Nouveausite/index.html

Psychanalyste – Psychothérapeute – Onirologue – Analyse et interprétation de rêves

En direct chaque mercredi de 23h à 1h30 sur
« Radio Ici & Maintenant ! » 95.2 FM

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Fourmis utiles

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2012

 

Fourmis utiles dans FOURMI fourmi0Les fourmis sont souvent considérées comme des fléaux par les hommes, car certaines sont la cause de grands dommages. Les grandes fourmis charpentières, par exemple, peuvent détruire le bois des maisons en y creusant des galeries. Les petites fourmis des pharaons, originaires d’Afrique, peuvent envahir des lieux chauffés, comme les boulangeries, les cuisines ou les hôpitaux, où elles risquent de transmettre des germes. Certaines fourmis (dolichodérinés) volent les graines, tuent de jeunes oiseaux au nid et empêchent l’installation d’insectes utiles. Dans le sud des États-Unis, les petites fourmis de feu, très agressives, ont un venin si douloureux et laissent de telles plaies que les ouvriers agricoles refusent de travailler dans les champs infestés. En Amérique du Sud, les fourmis coupeuses de feuilles sont capables de dévaster des pans entiers de forêts et de cultures. Les fourmis légionnaires, en Amérique latine et en Afrique, sont des nomades qui se déplacent sous la forme de très longues colonnes que rien ne détourne de leur trajet. En chemin, elles dévorent tous les animaux qu’elles rencontrent : insectes, larves, grenouilles, serpents, rongeurs, etc. S’ils sont morts ou immobilisés, elles peuvent aussi dévorer des animaux beaucoup plus gros, comme des buffles, des antilopes ou même l’homme, ne laissant que les os. En Afrique, la fourmi magnan (Dorylus nigricans) est particulièrement redoutée.

   En revanche, les fourmis rousses apportent toutes sortes de bienfaits. Leurs activités de semailles et d’irrigation et leur rôle d’insecticide naturel font d’elles de remarquables auxiliaires écologistes des forestiers, qui remarquent souvent la présence de territoires luxuriants là où elles sont installées. Les forestiers ont multiplié artificiellement les colonies de ces indicateurs biologiques précieux dans des forêts à faible population de fourmis, à l’aide de transplantations et d’implantations de reines fécondées en laboratoire ou prélevées d’une fourmilière. Certaines fourmilières sont protégées par un filet qui empêche le passage de prédateurs comme les pics.

   Cependant, on observe une nette régression des fourmis rousses en Europe. Parmi les causes connues, il faut citer : le prélèvement des cocons servant de nourriture de base aux faisans d’élevage ou à des poissons exotiques ; les travaux forestiers exécutés sans précautions près des fourmilières ; les promeneurs, qui compromettent l’équilibre thermique des nids en y plantant un bâton, favorisant ainsi la pénétration de l’eau de pluie ; enfin, le traitement aux insecticides des terres agricoles en lisière de forêts. Les fourmis rousses sont protégées en différentes régions d’Europe, notamment en Wallonie. Formica rufa est une espèce classée « quasi-menacée » sur la liste rouge des espèces menacées établie par l’U.I.C.N. (Union internationale pour la conservation de la nature).

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Histoire de Fourmis

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2012

 

Histoire de Fourmis dans FOURMI fourmi5Alexandre et Daphné étaient occupés à regarder une colonne de fourmis qui descendait le long du tronc d’un cocotier. Ces fourmis avaient vraiment l’air pressées, sans doute avaient-elles quelque chose de très important à faire.

– Regarde Daphné, dit Alexandre, je vais faire quelque chose de magique. Je mouille mon doigt avec ma salive et je le passe sur le tronc de l’arbre comme pour couper leur chemin par un trait invisible. Regarde bien !

En effet, il se produisit alors quelque chose de magique. Les fourmis dont la route avait été coupée par le doigt d’Alexandre se mirent à tourner en rond et à chercher leur chemin en se dressant sur leurs pattes, incapables de suivre celles qui n’étaient pourtant qu’à quelques centimètres et qui continuaient à pédaler sans s’occuper des traînardes. Mais, au bout d’un moment, une fourmi, relevée sur ses pattes et faisant remuer ses antennes, reprit la piste. Toutes les autres suivirent.

– C’est normal expliqua Célia qui venait d’arriver. Les fourmis se suivent grâce à l’odeur qu’elles laissent sur le tronc. C’est parce que la salive d’Alexandre n’a pas la même odeur que la salive des fourmis qu’elles ont été déroutées. Et si on allait voir où elles vont ces fourmis ?

Ce serait amusant non ?

– Oh oui ! venez les gars, fit Alexandre. On y va !

– On n’est pas de gars, on est des filles, dirent en choeur Daphné et Célia !

– Bon ! d’accord ! C’est parce que je me croyais avec mes copains, répondit Alexandre.
Les trois enfants suivirent donc les fourmis qui descendaient le tronc du cocotier.

– Regardez ! elles vont boire l’eau qui goutte du robinet du jardin ! C’est pas génial comme voyage. Ah ! ensuite elles prennent une autre direction. Où peuvent-elles bien aller ?

– C’est facile à trouver dit Daphné, on fait comme les fourmis, on marche à quatre pattes, on se met dans la file des fourmis, et puis on suit !

Trois fourmis – un peu plus grosses que les autres – se mirent donc dans la colonne sans se faire remarquer. Les enfants arrivèrent ainsi à l’entrée de la fourmilière qui était creusée dans le sol.

– Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? On a beau faire les fourmis et marcher à quatre pattes, on

ne va pas réussir à rentrer dans un trou aussi petit !

– Bon ! dit Célia, on va faire quelque chose de magique. Vous avez vu à la télé, on voit des émissions scientifiques avec des caméras minuscules qui rentrent à l’intérieur du corps et qui peuvent filmer l’intérieur de l’estomac ou des artères. Alors on va fermer les yeux et on va imaginer que nous rentrons à l’intérieur de la fourmilière. Bien sûr, notre corps reste à l’entrée de la fourmilière, mais notre esprit va voyager à l’intérieur. D’accord ?

– Je suis pas tellement sûre que ça marche, fit Daphné.

– Essayons toujours ! Tu es prêt Alexandre ?

– D’accord. Allons-y !

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLes trois enfants fermèrent alors les yeux très fort et, comme par magie, se retrouvèrent à l’intérieur de la fourmilière.

– Mais il fait tout noir là-dedans ! dit Alexandre. Comment font les fourmis pour se reconnaître et pour lacer leurs chaussures ?

– Ah ! il est drôle ! dit Célia. Mais elles n’ont pas besoin d’y voir clair : elles ont des scratches à leurs baskets ! En fait si on n’y voit rien, c’est parce qu’on vient de la lumière. Dans quelques instants on verra beaucoup mieux.

En effet, leurs yeux s’habituèrent à la pénombre et commencèrent à mieux distinguer les formes.

Ils entendaient du bruit venant d’une galerie sur la droite et se dirigèrent dans cette direction.
– Arrête de rigoler Daphné ! tu vas nous faire repérer, dit Alexandre.
Les enfants arrivèrent alors jusqu’à une pièce où il y avait plein d’enfants fourmis qui étaient sagement assis par terre. Ils écoutaient une dame fourmi qui leur parlait en langue fourmi. C’était l’école des fourmis !

– Ecoutez bien les enfants, disait la maîtresse fourmi. Nous allons parler aujourd’hui des fourmis d’Amazonie. Qui sait où se trouve l’Amazonie ?

Alors une petite voix au premier rang leva la patte et dit :

– Moi je sais Madame : c’est là où il y a la plus grande forêt du monde et le plus grand fleuve du monde qui s’appelle l’Amazone.

– C’est bien Daphourmi ! dit la maîtresse. Mais c’est sur quel continent cette forêt immense et ce grand fleuve ?

– C’est en Amérique ! fit un garçon fourmi.

– Bien Fourmalex ! (c’était le nom du garçon qui venait de parler) dit la maîtresse. Alors, en Amazonie, en Amérique du Sud donc, il existe des fourmis – nos cousines, puisque toutes les fourmis du monde sont des fourmis – il existe des fourmis qui vivent d’une manière très rigolote. En général, les fourmis aiment le sucre – bien qu’il existe, vous le savez, des fourmis qui n’aiment que la viande – c’est pour cela que nous nous trouvons souvent sur la route des enfants des humains (comme les Daphné, les Célia et les Alexandre) qui sont aussi gourmands que nous. Quand ils oublient de refermer le pot de confiture, c’est bonnard pour les fourmis !

 Bon, alors les fourmis dont je vous parle n’ont pas besoin, comme nous, d’aller à la pêche au sucre dans les armoires et les garde-manger. Elles habitent sur une plante qui produit du sucre à la demande, comme les distributeurs qui marchent avec des pièces. Quand elles ont faim, elles piquent la tige et une goutte de sucre perle au bout de quelques secondes. Mais ces fourmis ne font pas que soutirer le sucre de cette plante. Car elles la protègent des chenilles et des insectes qui viennent en manger les feuilles. Dès qu’un mangeur de feuilles approche, elles l’attaquent et le repoussent aussitôt. Ainsi la plante prospère-t-elle grâce à ses gardes du corps fourmis.

 Il y a une exception, toutefois, car une chenille vit pourtant sur cette plante-bonbon sans être inquiétée par les fourmis. C’est, qu’elle aussi, a la bonne idée de fabriquer du sucre et les fourmis la piquent de la même façon… Vous voyez les enfants, quand on fait usage de ses méninges on réussit toujours à se tirer d’affaire. C’est pourquoi il ne faut jamais inventer des maux de tête pour ne pas faire ses devoirs, car c’est le calcul mental qui fait passer les maux de tête… et les maux de ventre quand la faim vous donne des crampes d’estomac, en vous permettant de gagner votre pain. C’est parce que nos ancêtres fourmis ont observé, pensé, calculé qu’ils ont domestiqué les pucerons à sucre candi – bien avant que les hommes ne fassent leur révolution néolitihique comme ils disent. Bon ! assez pour aujourd’hui. Demain, nous étudierons à quoi sert l’acide formique et comment le geai – cet oiseau malin comme un singe – se débarrasse de ses puces en se faisant asperger d’acide formique par les cousines qui habitent sous son nid…

 Description de cette image, également commentée ci-aprèsC’est alors qu’on entendit une voix qui venait de là-haut et qui appelait :

– Célia ! Daphné ! Alexandre ! où êtes-vous ? Venez vite prendre votre goûter !
– C’est William qui nous appelle, dit Célia. Vite ! On remonte.
Et hop ! Les trois enfants se retrouvèrent à l’extérieur de la fourmilière.

– Ah! c’était bien, fit Célia. J’ai l’impression d’avoir fait un rêve.

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Imaginons la Fourmi

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2012

 

LES FOURMIS DANS L’IMAGINAIRE HUMAIN

 

Imaginons la Fourmi dans FOURMI 220px-chinguetti-manuscrit-termitesLes fourmis font partie de bon nombre de nos croyances, de nos légendes et de nos mythes. Ceci est particulièrement vrai en Afrique, chez les Dogons. Cette tribu du Mali fût étudiée pendant de longues années par l’ethnologue français M. Griaule.

 Celui-ci donna trois versions possibles pour expliquer le mythe de l’origine de la Terre. L’une d’elle, énoncée dans l’ouvrage Dieu d’eau implique les fourmis dans la formation de la terre. Pour les Dogons, Amma, le créateur du Monde était un potier. Il commença par fabriquer l’astre solaire et l’astre lunaire en pétrissant deux boules de terre en forme de canaris. Il leur donna la couleur rouge pour le soleil et blanche pour la lune. Puis il prit un peu de terre et la modela en forme de femme dont le sexe était une fourmilière. C’était la Terre, avec laquelle il s’accoupla pour donner le Chacal et les Monno. Ceux-ci donnèrent les ancêtres des hommes d’aujourd’hui.

 Parfois la connaissance des fourmis est beaucoup plus proche de la réalité. Selon Pierre Jaisson (La fourmi et le sociobiologiste, 1993 p. 276) les indiens lacandons du Chiapas (Mexique) avaient une terminologie binominale pour désigner les fourmis de leur forêt, ce qui montre leur connaissance approfondie de la nature. Pour certains indiens de l’altiplano mexicain, c’est le serpent corail qui fonde les sociétés de fourmis champignonnistes Atta. Ils le considèrent comme la reine des fourmis. Effectivement le serpent entre impunément dans la colonie pour y pondre, d’où la légende qui en fait le fondateur de la fourmilière. Le même type de légende existerait à Madagascar pour d’autres fourmis et d’autres serpents.

 Un proverbe Mossi au Burkina Faso dit que lorsque les fourmis coordonnent leurs mandibules elles transportent un éléphant.

 Les fourmis sont également présentes dans le Coran. La sourate 27 porte leur nom. Les fourmis sont mentionnées dans le verset 18. Elles y apparaissent comme un peuple évolué apeuré par la venue de Salomon. Ce texte datant de l’époque du Prophète servit par la suite de support à Djahiz dans son Kitâb al-hayawân (Le livre des animaux, 8/9ème siècle). Dans ce livre Djahiz décrit la fourmi comme un animal doté d’un odorat extrêmement fin lui permettant de détecter la nourriture à de grandes distances et d’informer les autres fourmis de la présence de cette nourriture. Le comportement des fourmis moissonneuses est aussi décrit. Les mêmes données se retrouvent dans «  Les merveilles de la création » (Quazwini, 13ème siècle) et  » La grande vie des animaux «  (Damiri, 14ème siècle) (A. Aarab, comm. pers.).

  dans FOURMIA l’image de la philosophie de l’antiquité, les fourmis sont prises comme exemple par certaines religions. Dans le Talmud, elles sont le symbole de l’honnêteté et de la vertu ; pour le bouddhisme, elles représentent les activités matérialistes. Là encore, c’est bien souvent l’apparente perfection de leurs organisations sociales ainsi que les similitudes entre leur comportement et le nôtre qui incitent les prophètes à les prendre pour exemple. Certaines castes indiennes sont respectueuses de toute forme de vie et « marchaient pieds nus afin de ne pas écraser une fourmi, dans une ville où l’on mutilait les enfants pour les envoyer mendier » (Un coeur invaincu, de Mariane Pearl, Plon 2003, page 138).

 La fourmi est souvent utilisée comme symbole de travailleur de l’ombre comme le journal du syndicat Sud d’Indre et Loire de la santé qui s’appelle « L’écho des fourmis » (exemplaire de février 2003) ou encore symbole d’économie, par exemple à Rennes pour le recyclage sélectif des déchets, ou symbole du monde « underground » comme les architectes « Ant Farm » américains. La fourmi est aussi bien sûr symbole d’insecte économe et travailleur comme on le voit dans le journal Le Monde du 24 mars 2009

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Fourmi et métamorphose

Posté par othoharmonie le 29 décembre 2012

 

Fourmi et métamorphose dans FOURMI fourmi11Les fourmis se développent par métamorphose complète, en passant par trois stades successifs : œuf, larve, nymphe (parfois pupe ou cocon, principalement chez les Formicinae) puis adulte (sans croissance à l’état adulte). La larve, privée de pattes, est particulièrement dépendante des adultes. Les larves et les pupes doivent être maintenues à température constante pour assurer leur développement et sont souvent déplacées parmi les diverses chambres de couvée de la fourmilière. Les différences morphologiques majeures entre les reines et les ouvrières, et entre les différentes castes d’ouvrières quand elles existent, sont induites par le régime alimentaire au stade larvaire. Quant au sexe des individus, il est génétiquement déterminé : si l’œuf est fécondé, l’individu est alors diploïde et l’œuf donnera une femelle (ouvrière ou reine) ; s’il ne l’est pas, l’individu est haploïde et forme un mâle.

Une nouvelle ouvrière passe les premiers jours de sa vie adulte à s’occuper de la reine et des jeunes. Ensuite, elle participe à la construction et au maintien du nid, puis à son approvisionnement et à sa défense. Ces changements sont assez brusques et définissent des castes temporelles. C’est-à-dire que les ouvrières se regroupent selon l’activité commune qu’elles auront à un stade de leur vie.

Chez certaines fourmis, il existe également des castes physiques. Selon leur taille, les ouvrières sont mineures, moyennes ou majeures, ces dernières participant plutôt à l’approvisionnement. Souvent les fourmis les plus grandes sont disproportionnées : tête plus grande et mandibules plus fortes. Chez quelques espèces, les ouvrières moyennes ont disparu, et il existe une grande différence physique entre les petites et les géantes, appelées parfois soldats bien que leur rôle défensif ne soit pas nécessairement prépondérant.

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Fourmis de Guyanes

Posté par othoharmonie le 29 décembre 2012

 

Fourmis de Guyanes dans FOURMI fourmi8Le littoral des Guyanes, qui s’étend sur près de 1600 km de l’embouchure de l’Amazone au delta de l’Orénoque, voit se déployer en arrière des mangroves, d’immenses savanes saisonnièrement inondées. Cette frange côtière basse et en apparence uniforme ne révèle certaines de ses particularités qu’à quelques mètres d’altitude. C’est en ULM que des archéologues ont remarqué le moutonnement régulier formé par des mottes de terre de taille et de forme très variables. D’un intérêt aujourd’hui limité pour les populations locales, ces immenses milieux ouverts sont le terrain d’étude d’archéologues et d’écologues européens. Constructions humaines ou nids de termites ?

Parmi ces organismes, les fourmis, les termites, les vers de terre et les plantes sont reconnus pour leurs actions “d’ingénieurs d’écosystèmes” dans les milieux. Ils agissent en effet sur les propriétés physiques et chimiques du sol, conditionnant ainsi la qualité de leur propre environnement et de celui des autres organismes. Les fourmis transportent d’importantes quantités d’insectes et de morceaux de feuille au cours de leurs activités de recherche de nourriture, et tout comme les termites, elles transportent des particules de terre des couches profondes du sol jusqu’à sa surface lors de la construction et du nettoyage de leurs nids sous-terrains.

Les vers de terre jouent un rôle important en creusant des galeries dans le sol, voies de pénétration privilégiées des racines, et en travaillant le sol par leurs déjections (turricules) qu’ils rejettent en surface. Le réseau racinaire des plantes quant à lui contribue à stabiliser et à drainer le sol alors que le feuillage, par l’ombre qu’il prodigue, permet de réduire l’évaporation de l’eau et donc de conserver un certain degré d’humidité dans le sol.

L’ensemble de ces activités, combinées et concentrées sur les buttes, rendent leur sol moins sensible à l’érosion provoquée par trois mètres de pluies annuels et facilitée par les feux saisonniers. Le cortège de fourmis, de termites, de vers de terre et de plantes sur les buttes contribue donc à maintenir ces structures au dessus du niveau des eaux en l’absence des activités de l’Homme.

Le littoral de Guyane est donc constitué de paysages qui ne sont ni des constructions purement anthropiques, ni formés par des actions totalement naturelles. Il s’agit là d’un nouveau type de milieu formé par l’interaction de remaniements agricoles précolombiens à l’origine, et d’ingénieurs naturels qui assurent aujourd’hui leur entretien.

Malheureusement, ces paysages sont aujourd’hui directement menacés par des projets d’aménagements (carrières, élevage de bétail…), impliquant leur destruction totale.  Nous devons veiller à préserver les champs surélevés de Guyane en tant qu’héritage bioculturel exceptionnel, dont l’histoire des fourmis, des hommes et de leurs interactions ont encore beaucoup de choses à révéler.

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