SAGESSE ANIMALE DE L’ELEPHANT

Posté par othoharmonie le 17 avril 2016

 

 

Soleil conjoint Saturne: l’éléphant,, pouvoir séculaire de la Justice, joue avec la mutation

L’astro-carte est un arcane majeur du Tarot de la Sagese Animale de Ted Andrews.

SAGESSE de l'éléphant Aujourd’hui 15 novembre 2014, le Soleil à 23 degré du Scorpion est en conjonction avec Saturne à 25 degré. L’aspect exact aura lieu 18 novembre et sera encore actif jusqu’au 25 , jour où Mercure sera exactement sur Saturne et prolongera l’effet de quelques jours. 

Ces conjonctions se produisent tous les ans. C’est l’Eléphant qui nous délivre le message actuel. Une conjonction entre deux planètes produit une libération phénoménale d’énergie qui nourrit  le cycle complet des 2 planètes en question. 

Au niveau 2, Saturne est la planète des limitations, des frustrations, des empêchements, de la fin des choses. Elle dit non et nous ne comprenons pas pourquoi, ce qui entraîne souffrance et sentiment d’injustice.

Au niveau 3 , Saturne est la planète de la stabilité, de la confiance, du respect, de la Conscience et de la Sagesse. Un profond sentiment que tout est à sa place avec le bon timing s’en dégage. Cela peut être une définition de la Justice… 

Mars s’est éloigné de Pluton et il est maintenant temps de prendre conscience de ce qui s’est déclenché, de ce qui s’est mis en route et qui va continuer à se dérouler pendant les 2 ans 1/2 que prend Mars pour revenir voir Pluton, son octave supérieure et aîné. 

La Nouvelle Lune du 22 novembre donnera à chacun des indications sur le domaine qui demande à être expérimenté, vécu en conscience. Et il y sera question de justice ancestrale. 

 » L’éléphant nous rappelle que les lois spirituelles de la justice interviennent dans l’existence, même si elles ne sont pas toujours facilement reconnaissables. L’éléphant peut nous rappeler que la justice sera rendue dans une situation qui nous touche de près. Le jugement sera juste, nous rappelant que nous pouvons nous inspirer des leçons tirées des évènements du passé, afin de ne pas avoir à les revivre dans le présent ou l’avenir. L’apparition de l’éléphant vient confirmer que la bonne décison a été prise….

Les éléphants font preuve d’une force et d’un sentiment de solidarité hors du commun…ils incarnent les idéaux de la vraie société…. »                                             Ted Andrews

 La sagesse de Saturne s’appuie sur la mémoire du passé et la gestion de temps dont il est le représentant (Chronos en grec). Uranus conjoint Noeud Sud tout janvier 2015, nous donnera l’occasion de tourner des pages pour créer du nouveau. Nous y reviendrons… 

Dans le Tarot de Marseille, l’arcane majeur XI est la Force représentée par un lion rugissant. Ted Andrews a une vision plus placide de la force, plus ancrée et constructive dans la pérennité.

La conjonction de Mercure à Saturne le 25 novembre nous aidera à comprendre, formuler et exprimer ce qui se passe dans nos vies. 

Le cycle de mutation commencé nous donne accès à un nouveau Fruit de Vie… à faire mûrir en accord avec la justice extérieure et notre  sentiment intime de justice intérieure. 

Pour honorer Saturne, ce post est écrit un samedi jour de Saturne et publié à l’heure de Saturne.

 Source :  Le Tarot de Sagesse Animale de Ted Andrews

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Éléphant : la Paix, la Stabilité, la Longévité, la Puissance

Posté par othoharmonie le 28 mars 2016

 

En Occident, Éléphant est l’image de la lourdeur et de la maladresse. Mais il symbolise aussi la puissance royale. L’Éléphant Blanc procure la pluie et les bonnes récoltes. Éléphant est symbole de stabilité, d’immuabilité.

Il est aussi symbole de la connaissance. C’est d’un Éléphanteau que la reine Mâya conçut Bouddha. En Inde et au Tibet, il joue, comme d’autres animaux, le rôle d’animal-support-du-monde. Il est cosmophore, considéré comme un animal cosmique : quatre piliers supportant une sphère. En Afrique, Éléphant symbolise la force, la prospérité, la longévité et la sagesse. Mais chez les Ekois, il devient symbole de violence et de laideur.

la paix, le bien être

L’Éléphant serait le vengeur de l’adultère. Éléphant symbolise encore la paix et la prospérité. En Asie, il est la monture des rois divins, il est donc aussi le symbole de la domination du centre royal sur les directions de l’espace terrestre. Mais il représente aussi la sagesse et la connaissance, il est l’instrument de l’action et de la bénédiction des dieux. Comme le Taureau, on lui attribue aussi la capacité de porter le monde. Aristote avait dit que l’Éléphant est « la bête qui dépasse toutes les autres par l’intelligence et l’esprit ».

Dans la symbolique occidentale comme orientale, l’éléphant est associé à la mémoire, la sagesse, la longévité, la prospérité, la bienveillance, le père. Dans le folklore africain, l’Éléphant tient le rôle du père, du chef des animaux. Dans la religion hindoue, Ganesh est un dieu à tête d’éléphant ; il est le dieu de la Sagesse et le patron des étudiants. Les rares Éléphants blancs sont sacrés en Inde, et les Éléphants, domestiqués et décorés aux couleurs des dieux, bénissent les fidèles de leur trompe dans certains temples. En Inde, l’Éléphant évoque la force, la puissance, l’orage (forme ronde et grise des nuages de pluie). Chaque dieu hindou chevauche un animal : Indra, dieu des Orages et de la Bataille, et Agni, dieu du Feu, se déplacent à dos d’éléphant.

Au Laos, passer sous la trompe d’un éléphant permet d’acquérir ses attributs : force, longévité, fertilité et caractère sacré. Chaque année à l’occasion du nouvel an bouddhique, les cornacs laotiens célèbrent pour leur éléphant un baci ou soukhouan, cérémonie de rappel des âmes. Dans le Coran, la 105e sourate s’intitule l’Éléphant. Elle comprend cinq versets révélés à la Mecque, et doit son nom à l’expression les gens de l’Éléphant, présente dans le tout premier verset. Cette expression désigne les Abyssins, qui occupaient le Yémen voisin, voulaient évangéliser l’Arabie tout entière, notamment en attaquant la Kaaba, à La Mecque. En raison des entraves qu’ils mettaient au pèlerinage, le « ministre du calendrier » du gouvernement mecquois se vengea en profanant l’église de San’a. C’est alors que le gouvernement abyssin, abraha, fit venir un éléphant de taille gigantesque appelé Mahmoud et dirigea une expédition punitive sur La Mecque.

Dans la symbolique chrétienne, l’Éléphant symbolise le baptême : la femelle met bas dans l’eau d’un étang, à côté duquel le mâle monte la garde pour écarter le Dragon, symbole de l’Esprit du Mal. Il représente aussi la chasteté (de tempérament frigide, il ne peut engendrer qu’après avoir absorbé, en guise d’aphrodisiaque, une racine de mandragore), la constance, la maîtrise de soi, la bénignité des princes (il n’a pas de fiel), la tempérance, la circonspection et la prudence. En France, on dit de quelqu’un qui a une bonne mémoire qu’il a « une mémoire d’Éléphant » ; effectivement, l’Éléphant a une excellente mémoire et se souvient très longtemps les visages humains par exemple. L’Éléphant représente les quatre piliers du monde : il porte le monde sur son dos.

Il est également le symbole du Parti républicain aux États-Unis. Si Éléphant est votre totem, demandez-lui de vous aider à traiter les souvenirs traumatisants, à renouveler les liens familiaux, ou encore à commencer un nouveau projet. Vous pouvez accéder à son pouvoir en organisant une fête pour votre parente la plus âgée, en allant voir un Éléphant dans son habitat naturel ou dans un parc animalier. Éléphant soigne les ruptures dans la famille ou la communauté, et encourage la paix et la tranquillité. En tant que gardien ou protecteur, Éléphant protège votre famille élargie, et garde contre les obstacles à la réussite en affaires.

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Le nombre d’éléphants et de rhinocéros a chuté

Posté par othoharmonie le 6 septembre 2015

 de manière dramatique en cinq ans à peine.

Le 1er juin, le ministre tanzanien des Ressources naturelles et du Tourisme, Lazaro Nyalandu, a livré les conclusions d’une étude sur le nombre d’éléphants dans le pays africain. Le site Blueandgreentomorrow.com, qui relaie les données du recensement, explique que leur population a baissé de 60% entre 2009 et 2015, passant de 109.000 à seulement 43.330.

 elephants

Ces chiffres ressemblent à ceux du Mozambique, tout aussi effrayants. L’ONG WCS (Wildlife Conservation Society) rapportait fin mai que, ces cinq dernières années, le nombre d’éléphants est ainsi passé de 20.000 à 10.300, soit une chute de 48%. Alastair Nelson, directeur de la WCS, qui gère la réserve Niassa dans le pays, expliquait que «le problème majeur est la gouvernance. Le Nord a toujours été une région isolée et mal gouvernée, avec un haut niveau de corruption sous-jacente». 

Et que dire du nombre de rhinocéros encore en vie en Afrique du Sud? Le Washington Post, qui reprend des chiffres du ministère de l’Environnement sud-africain, explique que, de 1980 à 2007, on comptait neuf rhinocéros tués par an à cause des braconniers. Depuis, le nombre a explosé: on en dénombrait 1.215 pour la seule année 2014. 

Si cela continue, il pourrait y avoir plus de morts que de naissances d’ici un à trois ans, note Quartz, avant d’ajouter que les rhinos noirs de Namibie subissent le même massacre. La corne de rhinocéros se vendant plusieurs dizaine de milliers de dollars le kilo, notamment en Asie, où on lui prête des vertus médicinales. 

Car la Chine et d’autres pays d’Asie de l’Est font face à des accusations de la part de nombreux gouvernements et ONG. En dévoilant les chiffres sur les éléphants en Tanzanie, Lazaro Nyalandu n’avait pas hésité à utiliser le terme «abattoir» pour dénoncer cette recrudescence de ce commerce macabre dans la région:

«Il est hautement probable que le braconnage soit responsable de ce nombre de morts très élevé. […] La raison probable pourrait être l’augmentation de la demande d’ivoire, en particulier en Asie de l’Est.»

Arrestations

Mais les responsabilités ne sont pas uniquement asiatiques. L’année dernière,l’Environmental Investigation Agency accusait la Tanzanie de soutenir la Chine dans ce trafic, en facilitant notamment l’exportation de l’ivoire. 

Quartz rappelle toutefois que la Tanzanie a fait de nombreux efforts pour stopper ce trafic, notamment grâce à l’arrestation de vendeurs d’ivoire et de braconniers. Tout comme la Chine, qui a même lancé des campagnes de communication avec l’aide du basketteur chinois Yao Ming, immense star dans son pays.

 

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Difficile de savoir pour l’instant si ces efforts vont payer, tant la situation est critique. En 1979, la population d’éléphants en Afrique atteignait 1,3 million, rappelle le site Quartz, avant de chuter à un chiffre allant de 472.000 à 690.000 animaux en 2007.

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ELEPHANTS SANS DEFENSE

Posté par othoharmonie le 21 juillet 2015

 

 

Elephant d´AfriqueSymbole de l’Afrique, l’éléphant risque de disparaître d’ici à vingt ans. L’ivoire se raréfie et sa valeur marchande augmente. Une aubaine pour les braconniers et les organisations criminelles…

Février 2012, quelque part près de la ville centrafricaine de Birao. Une colonne de cavaliers pénètre au pas en territoire soudanais. En uniformes dépareillés, fusils-mitrailleurs en bandoulière, cette centaine d’hommes rentre au pays après six semaines d’expédition et plus de 2 000 km parcourus entre le Darfour et le nord du Cameroun. Dans leur sillage pourrissent des carcasses d’éléphants, défenses coupées à la hache, comme les trois cents et quelques pachydermes retrouvés les semaines précédentes dans le parc national camerounais de Bouba Ndjida.  À voir dromadaires et mulets ployer sous la charge, la chasse a été bonne pour les miliciens Djanjawid qui, comme à chaque fin de saison sèche, vont empocher un bon paquet de dollars une fois que l’ivoire revendu aura pris la direction de Khartoum.

Avril 2012, dans le nord-est de la RDC, les gardiens du parc national de la Garamba s’affairent, perplexes, autour de l’un des vingt-deux cadavres d’éléphants édentés et exécutés d’une balle de gros calibre dans la tête. Aucune trace dans l’herbe haute, pas de viande prélevée… Puis l’un des gardes se souvient avoir aperçu un hélicoptère de l’armée ougandaise survoler la zone quelques jours plus tôt, à la recherche du rebelle Joseph Kony – du moins officiellement. Deux mois plus tard, trente-six défenses sont saisies à l’aéroport d’Entebbe (Ouganda), en partance pour l’Asie via le port de Mombasa (Kenya), où elles devaient être chargées dans un conteneur de piments pour échapper aux douaniers. L’armée ougandaise expédierait chaque année sous le manteau pour près de 1 million de dollars (763 000 euros) d’ivoire.

Plus de 500 éléphants massacrés en deux ans

Septembre 2012, des agents du Kenya Wildlife Service (KWS) encerclent une douzaine de Shebab, près du village de Garsen, à 200 km au sud de la frontière somalienne. Depuis que les cheikhs leur ont ordonné de trouver de l’ivoire pour remplir les caisses, les islamistes s’enfoncent de plus en plus loin au sud, jusqu’au Mozambique parfois. Les rangers kényans osent quelques tirs de sommation avant de se faire accueillir à coup de grenades. Ils laissent quatre des leurs sur le terrain pendant que les Shebab repartent avec leur butin vers Kismayo (Somalie) et son port de contrebandiers. Après avoir vu ses effectifs se stabiliser pendant plus de vingt ans, le troupeau kényan subit une nouvelle saignée. Selon le KWS, 384 éléphants ont été abattus illégalement en 2012, en plus des 289 massacrés un an plus tôt. Comme le coltan et le diamant, l’ivoire fait couler le sang en Afrique. Certes, forces armées régulières et mouvements rebelles ont déjà été accusés de braconner l’or blanc – l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita) et la Résistance nationale mozambicaine (Renamo) ont su, dans les années 1980, profiter de la complicité d’officiers sud-africains pour alimenter la demande, essentiellement japonaise à l’époque.

Mais « ce qui frappe aujourd’hui, c’est l’échelle quasi industrielle à laquelle les massacres sont perpétrés, et la débauche de moyens militaires et logistiques utilisés à travers le continent », s’alarme Bas Huijbregts, responsable du World Wildlife Fund (WWF) pour l’Afrique centrale. Depuis 2007 et l’explosion de la consommation asiatique, dopée par l’émergence d’une classe moyenne chinoise avide de signes extérieurs de richesse, les volumes de contrebande atteignent des proportions inégalées, même dans les années 1980. À l’époque, la situation était pourtant si désespérée que la communauté internationale avait été contrainte d’imposer un moratoire interdisant toute forme de commercialisation de l’ivoire africain, en 1989. Avec plus de 24 tonnes d’ivoire illégal saisies aux quatre coins du monde, 2011 a battu un triste record. « Sachant que les douanes estiment mettre la main sur 10 % à peine de l’ivoire trafiqué, près de 250 tonnes sont sans doute illégalement vendues chaque année », calcule Céline Sissler-Bienvenu, directrice France et Afrique francophone du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW). Comme les autres ONG, ce fonds évalue à entre 25 000 et 35 000 le nombre de pachydermes abattus annuellement. « Toutes les quinze minutes, un éléphant est tué en Afrique », poursuit la responsable de l’IFAW.

Et ce rythme n’est pas près de ralentir, car à mesure que diminue la population – estimée à un demi-million d’individus sur le continent -, les prix flambent. Négocié autour de 2 000 dollars à Pékin, le kilo d’ivoire s’échange à plus de 250 dollars en Afrique, contre à peine une trentaine dix ans plus tôt. « De quoi faire naître les vocations », confirme Bas Huijbregts. Aussi bien chez les paysans installés près des parcs nationaux et qui, fatigués de voir leurs champs piétinés, guident les braconniers en échange d’un peu de viande ou de quelques billets, que chez les fonctionnaires désireux d’arrondir leurs fins de mois. Sans oublier les mafias asiatiques, bien décidées à profiter d’un trafic orienté à 90 % vers la Chine ou la Thaïlande, et qui représenterait chaque année entre 500 et 900 millions de dollars. « L’augmentation impressionnante du nombre de saisies massives [supérieures à 800 kg] témoigne de l’implication des grands réseaux criminels, seuls capables d’organiser et de financer de telles expéditions », affirme Tom Milliken, directeur du Système d’information sur le commerce des éléphants (Etis).

1024px-ElephantTrainingCampExploitant au mieux l’instabilité politique de certains États, la porosité des frontières et la faiblesse, voire l’inexistence, des peines encourues, les syndicats du crime peuvent aussi s’appuyer sur la diaspora chinoise pour jouer les intermédiaires ou les passeurs. Avec leur importante communauté asiatique, des pays comme le Nigeria, l’Angola ou le Soudan occupent une place centrale dans le transit de l’ivoire illégal, alors que leurs éléphants ont disparu depuis longtemps. « Les organisations mafieuses en profitent pour complexifier les voies de sortie », observe Bas Huijbregts. Elles utilisent des bateaux de pêche immatriculés en République populaire de Chine dans le golfe de Guinée, ou multiplient les points de passage.

>> Lire aussi : Kenya : le gouvernement hausse le ton contre les braconniers d’éléphants

 

 


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L’Enfant Éléphant

Posté par othoharmonie le 14 mars 2015

(The Elephant’s Child)


L'enfant et l'elephanteau. A children with an young elephant.Dans les Temps Anciens et Reculés, ô ma Mieux-Aimée, l’Éléphant n’avait pas de trompe. Il n’avait qu’un petit bout de nez brun bombé de la taille d’une botte, qu’il balançait bien de droite et de gauche, mais avec quoi il ne pouvait rien ramasser. Or, il y avait un Eléphant, un nouvel Éléphant, un Enfant d’Éléphant, plein d’une insatiable curiosité, ce qui fait qu’il posait toujours un tas de questions. Avec ça, il vivait en Afrique et il remplissait toute l’Afrique de son insatiable curiosité. Il demanda à sa grande tante l’Autruche pourquoi les plumes de sa queue poussaient comme ça, et sa grande tante l’Autruche lui donna une fessée avec sa patte dure, dure. Il demanda à sa grande tante la Girafe pourquoi elle avait la peau tachetée et sa grande tante la Girafe lui donna une fessée avec son sabot dur, dur. Mais il était toujours plein d’une insatiable curiosité. Il demanda à son gros oncle l’Hippopotame pourquoi il avait les yeux rouges, et son gros oncle l’Hippopotame lui donna une fessée avec son gros sabot ; et il demanda à son oncle poilu, le Babouin, pourquoi les melons avaient ce goût-là et son oncle poilu, le Babouin, lui donna une fessée avec sa patte poilue, poilue. N’empêche qu’il était toujours plein d’une insatiable curiosité ! Il posait des questions à propos de tout ce qu’il voyait, entendait, éprouvait, sentait ou touchait et tous ses oncles et ses tantes lui donnaient la fessée. Et il demeurait malgré tout plein d’une insatiable curiosité ! 

Un beau matin, au milieu de la Précession des Équinoxes, cet Enfant Éléphant à l’insatiable curiosité posa une nouvelle question, une bonne, qu’il n’avait encore jamais posée. Il demanda : 

— Qu’est-ce que le Crocodile mange au dîner ? 

Tous lui dirent « Chut ! » à haute et terrible voix ; puis ils le fessèrent sur-le-champ, pendant un long moment, sans s’arrêter. 

Lorsque ce fut terminé, il tomba sur l’Oiseau Kolokolo assis au milieu d’un buisson de jujubier et il lui dit : 

— Mon père m’a donné la fessée, ma mère m’a donné la fessée ; tous mes oncles et tantes m’ont donné la fessée pour mon insatiable curiosité, n’empêche que je veux savoir ce que le Crocodile mange au dîner ! 

Alors l’Oiseau Kolokolo dit, avec un cri lugubre : 

— Va sur les rives du grand Fleuve Limpopo, aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, bordé d’arbres à fièvre. Et tu le découvriras. 

Dès le lendemain matin, comme il ne restait plus rien des Équinoxes, puisque la Précession avait précédé conformément au précédent, cet insatiable Enfant Éléphant prit cinquante kilos de bananes (des petites rouges), cinquante kilos de canne à sucre (de la longue violette) et dix-sept melons (des verts croquants) et il dit à sa famille : 

— Au revoir. Je vais au grand Fleuve Limpopo, aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, bordé d’arbres à fièvre, afin de savoir ce que le Crocodile mange au dîner. 

Alors, tous ensemble ils lui donnèrent une fessée de plus pour lui porter chance, quoiqu’il leur demandât bien poliment d’arrêter. Puis il s’en alla, un peu échauffé, mais pas du tout étonné, tout en mangeant des melons et en jetant la peau car il ne pouvait pas la ramasser. Il alla de Grahamstown à Kimberley et de Kimberley à Khamascountry, et à Khamascountry il prit la direction du nord-est, en continuant à manger des melons jusqu’à ce qu’enfin il atteignît les rives du grand Fleuve Limpopo, aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, bordé d’arbres à fièvre, exactement comme l’avait décrit l’Oiseau Kolokolo. 

Tu dois savoir et comprendre, ô ma Mieux-Aimée, qu’avant cette semaine-là, et ce jour, cette heure, cette minute, l’insatiable Enfant Éléphant n’avait jamais vu un Crocodile et ne savait pas à quoi ça ressemblait. Tout ça faisait son insatiable curiosité. La première chose qu’il vit fut un Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore enroulé autour d’un rocher. 

— ’Scusez-moi, dit l’Enfant Éléphant très poliment, mais avez-vous vu une chose ressemblant à un Crocodile dans ces parages hétérogènes ? 

— Si j’ai vu un Crocodile ? répéta le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore d’un ton d’absolu mépris. Que vas-tu me demander ensuite ? 

— ’Scusez-moi, dit L’Enfant Eléphant, mais auriez-vous l’obligeance de me dire ce qu’il mange au dîner ? 

Alors le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore se désenroula rapidement du rocher et il donna une fessée à L’Enfant Éléphant avec son écailleuse queue flagelleuse. 

— C’est étrange, dit L’Enfant Éléphant. Mon père et ma mère, mon oncle et ma tante, sans parler de mon autre tante la Girafe et de mon autre oncle le Babouin, m’ont tous donné la fessée pour mon insatiable curiosité, et je suppose que vous faites la même chose pour la même raison. 

Sur ce, il prit congé très poliment du Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore après l’avoir aidé à se réenrouler autour du rocher et il poursuivit son chemin, un peu échauffé, mais pas du tout étonné, en mangeant des melons et en jetant la peau car il ne pouvait pas la ramasser ; jusqu’à ce qu’il posât la patte sur ce qu’il prit pour une bûche, juste au bord du grand Fleuve Limpopo aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, bordé d’arbres à fièvre. Mais il s’agissait en réalité du Crocodile, ô ma Mieux-Aimée, et le Crocodile cligna de l’œil, comme ceci ! 

— ’Scusez-moi, dit L’Enfant Éléphant très poliment, mais vous n’auriez pas vu un Crocodile dans ces parages hétérogènes ? 

Alors le Crocodile cligna de l’autre œil et souleva à demi sa queue hors de l’eau ; et L’Enfant Éléphant recula très poliment car il n’avait pas envie de recevoir encore une fessée. 

— Approche, Petit, dit le Crocodile. Pourquoi me poses-tu cette question ? 

— ’Scusez-moi, dit L’Enfant Éléphant très poliment, mais mon père m’a donné la fessée, ma mère m’a donné la fessée, sans parler de ma grande tante l’Autruche et de mon gros oncle l’Hippopotame, de ma tante la Girafe qui rue si fort et de mon oncle poilu le Babouin, sans oublier le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore à l’écailleuse queue flagelleuse, près de la rive, qui frappe plus fort que tous les autres, et donc, si ça ne vous ennuie pas, j’aimerais mieux ne plus être fessé. 

— Approche, Petit, dit le Crocodile, car c’est moi le Crocodile. 

Et pour le prouver il se mit à verser des larmes de Crocodile. L’Enfant Éléphant en eut le souffle coupé, il s’agenouilla sur la rive, haletant, et dit : 

— Vous êtes la personne que je cherche depuis si longtemps. Voudriez-vous me dire, s’il vous plaît, ce que vous mangez au dîner ? 

— Approche, Petit, dit le Crocodile. Je vais te le souffler à l’oreille. 

Alors l’Enfant Éléphant approcha sa tête près de la gueule qui-mord-qui-tue du Crocodile, et celui-ci le saisit par son petit nez qui jusqu’à cette semaine, ce jour, cette heure, cette minute, n’était pas plus grand qu’une botte, mais bien plus utile. 

— Je pense, dit le Crocodile, et il le dit entre ses dents, comme ceci, je pense que je commencerai aujourd’hui par de L’Enfant Éléphant. 

En entendant cela, ô ma Mieux-Aimée, L’Enfant Éléphant fut fort ennuyé et il dit en parlant du nez : 

— Laissez-boi bartir ! Vous be faites bal ! 

Alors le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore descendit la rive ventre à terre et dit : 

— Mon jeune ami, si tu ne te mets pas maintenant, immédiatement et sans délai à tirer de toutes tes forces, j’ai bien peur que ce vieil ulster à larges bandes de cuir (il voulait parler du Crocodile) te précipite dans ce courant limpide avant que tu puisses dire « ouf ». 

Ainsi s’exprima le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. Alors L’Enfant Éléphant s’assit sur ses petites hanches et il tira, tira, tira, tant et si bien que son nez commença à s’allonger. Et le Crocodile barbotait dans l’eau qu’il rendait crémeuse à grands coups de queue, et lui aussi il tira, tira, tira. 

Et le nez de L’Enfant Eléphant continuait à s’allonger ; et L’Enfant Eléphant se campa sur ses quatre petites pattes et tira, tira, et son nez continuait à s’allonger ; et le Crocodile battait l’eau en se servant de sa queue comme d’une rame et lui aussi, il tira, tira, tira et à chaque fois le nez de L’Enfant Eléphant s’allongeait davantage et cela lui faisait un mal de tous les diables ! 

Puis L’Enfant Éléphant sentit ses pattes glisser, et il dit en parlant du nez, qui avait maintenant près de cinq pieds de long : 

— Je n’en beux blus ! 

Alors le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore descendit la rive et se noua en double demi-clef autour des pattes de derrière de L’Enfant Éléphant et il dit : 

— Voyageur imprudent et inexpérimenté, nous allons maintenant nous livrer sérieusement à un petit effort de traction car sinon, j’ai le sentiment que ce vaisseau de guerre à propulsion là-bas avec un pont supérieur blindé (par ces mots, ô ma Mieux-Aimée, il faisait allusion au Crocodile) va compromettre pour toujours ta future carrière. 

Ainsi s’exprima le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. Alors il tira et L’Enfant Éléphant tira et le Crocodile tira, mais L’Enfant Éléphant et le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore tirèrent plus fort et le Crocodile finit par lâcher le nez de L’Enfant Éléphant avec un « plop » qui résonna tout le long du Limpopo. 

Alors L’Enfant Éléphant s’assit brusquement et lourdement, mais tout d’abord il prit bien soin de dire « merci » au Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore avant de s’occuper de son pauvre nez étiré. Il l’enveloppa dans des feuilles de bananier fraîches et le trempa au frais dans le grand Fleuve Limpopo aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses. 

— Pourquoi fais-tu ça ? demanda le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. 

— ’Scusez-moi, dit L’Enfant Éléphant, mais mon nez a perdu sa forme et j’attends qu’il rétrécisse. 

— Tu risques d’attendre longtemps, dit le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. Certaines gens ne savent pas ce qui est bon pour eux. 

L’Enfant Éléphant resta assis trois jours à attendre que son nez rétrécisse. Mais il ne diminuait pas, et en plus il le faisait loucher. Car tu auras vu et compris, ô ma Mieux-Aimée, que le Crocodile en tirant en avait fait une véritable trompe comme celle qu’ont les Éléphants aujourd’hui. À la fin du troisième jour, une mouche vint le piquer sur l’épaule et avant même de se rendre compte de ce qu’il faisait, il leva sa trompe et tua la mouche. 

— Avantage numéro un ! dit le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. Tu n’aurais pas pu en faire autant avec ton sale petit bout de nez. Essaye de manger un peu maintenant. 

Avant de se rendre compte de ce qu’il faisait, L’Enfant Éléphant étendit sa trompe et arracha une grosse touffe d’herbe qu’il épousseta contre ses pattes de devant avant de se l’enfourner dans la bouche. 

— Avantage numéro deux ! dit le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. Tu n’aurais pas pu faire ça avec ton sale petit bout de nez. Ne trouves-tu pas que le soleil tape dur par ici ? 

— En effet, dit L’Enfant Éléphant. 

Et avant de se rendre compte de ce qu’il faisait, de sa trompe il pompa une pompée de bourbe au bord du grand Fleuve Limpopo aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, et se la plaqua sur la tête où ça lui fit un beau bonnet de boue bulleuse et flasque qui lui dégoulinait derrière les oreilles. 

— Avantage numéro trois ! dit le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. Tu n’aurais pas pu faire ça avec ton sale petit bout de nez. Et maintenant, aimerais-tu recevoir encore des fessées ? 

— ’Scusez-moi, dit L’Enfant Éléphant, mais ça ne me plairait pas du tout. 

— Ça te dirait de donner une fessée à quelqu’un ? dit le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore. 

— Ça me plairait énormément, je l’avoue, dit L’Enfant Éléphant. 

— Dans ce cas, dit le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore, tu verras que ton nouveau nez est fort utile pour fesser les gens. 

— Merci, dit L’Enfant Éléphant. Je m’en souviendrai ; maintenant, je crois que je vais rentrer chez moi et rejoindre ma chère famille pour essayer. 

Alors L’Enfant Éléphant rentra chez lui à travers l’Afrique en frétillant de la trompe. Lorsqu’il voulait manger des fruits, il les cueillait directement sur l’arbre au lieu d’attendre qu’ils tombent comme auparavant. Lorsqu’il voulait de l’herbe, il l’arrachait du sol au lieu de s’agenouiller comme auparavant. Lorsque les mouches le piquaient, il brisait une branche d’arbre et s’en servait comme chasse-mouches ; et il se faisait un nouveau bonnet de boue fraîche fangeuse-spongieuse lorsque le soleil était trop chaud. Quand il en avait assez de marcher seul à travers l’Afrique, il chantait dans sa trompe et ça faisait autant de bruit que plusieurs fanfares. Il fit un détour afin de trouver un gros Hippopotame (ce n’était pas un parent) et lui administrer une terrible fessée pour s’assurer que le Serpent-Python-de-Rocher-Bicolore ne lui avait pas menti au sujet de sa nouvelle trompe. Le reste du temps, il ramassa les peaux de melon qu’il avait jetées en se rendant au fleuve Limpopo, car c’était un Pachyderme très propre. Par un soir sombre il retrouva sa chère famille ; il enroula sa trompe et dit : 

— Comment allez-vous ? 

Ils étaient très heureux de le revoir et ils dirent aussitôt : 

— Viens ici recevoir une fessée pour ton insatiable curiosité. 

— Peuh ! dit l’Enfant Éléphant. Je crois que vous ne connaissez rien à la fessée ; moi par contre, je peux vous montrer. 

Sur ce, il déroula sa trompe et jeta deux de ses chers frères cul par-dessus tête. 

— Oh, purée ! dirent-ils. Où as-tu appris ce coup-là et qu’as-tu fait à ton nez ? 

— Le Crocodile qui vit sur les rives du grand Fleuve Limpopo aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses m’en a donné un nouveau, dit l’Enfant Éléphant. Je lui ai demandé ce qu’il mangeait au dîner et j’ai reçu ça en souvenir. 

— Ce n’est pas beau, dit son oncle poilu, le Babouin. 

— Oui, c’est vrai, dit l’Enfant Éléphant, mais c’est bien commode. 

images (2)Et, saisissant son oncle poilu, le Babouin, par une patte poilue, il l’envoya dans un nid de frelons. Puis ce méchant Enfant Éléphant se mit à fesser toute sa chère famille pendant un long moment, jusqu’à ce qu’ils fussent très échauffés et fort étonnés. Il arracha à sa grande tante l’Autruche les plumes de sa queue ; et il attrapa sa grande tante la Girafe par les pattes de derrière et la traîna dans un buisson d’épines ; il cria après son gros oncle l’Hippopotame et lui souffla des bulles dans les oreilles pendant que celui-ci faisait la sieste dans l’eau après manger ; mais il ne laissa personne toucher à l’Oiseau Kolokolo. À la fin, ça chauffait tellement que tous les membres de sa chère famille se précipitèrent, un par un, vers les rives du grand Fleuve Limpopo aux grasses eaux vert-de-grisées et huileuses, et bordé d’arbres à fièvre, pour emprunter au Crocodile de nouveaux nez. Quand ils revinrent, personne ne fessa plus personne ; et depuis ce jour, ô ma Mieux-Aimée, tous les Éléphants que tu verras, et tous ceux que tu ne verras pas, ont des trompes exactement semblables à la trompe de l’insatiable Enfant Éléphant. 

À mon service j’ai mis 
Six bons garçons. 
Voici leurs noms : 
Quoi, Pourquoi, Quand, 
Où, Qui, Comment. 
C’est d’eux que j’ai tout appris. 
De l’orient 
Jusqu’au couchant 
Je les envoie par monts, par vaux 
Mais quand s’achèvent leurs travaux, 
À tous je propose 
Une bonne pause. 
Aux heures où d’usage 
Je suis à l’ouvrage, 
Je leur donne un long répit, 
Et je n’oublie pas 
Le temps des repas, 
Car ils ont grand appétit 
Mais autres gens, autres manières : 
Je connais une personne 
Jeune et mignonne 
Qui emploie bien dix millions 
De bons garçons 
Et qui jamais ne leur laisse 
Repos ni cesse. 
À peine ouvertes ses paupières, 
Au loin, pour traiter ses affaires, 
Elle envoie, très urgemment, 
Un bon million de Comment 
À peu près deux millions d’Où, 
Et surtout… 
Sept millions de Pourquoi !

 

SOURCE  / http://kiplinginfrench.free.fr/HCCtable.html

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Expériences éléphant

Posté par othoharmonie le 18 juin 2013

Les animaux ont-ils conscience d’eux mêmes?

On a montré pour l’instant que la capacité de distinguer soi-même des autres est très rare dans le genre animal : seuls les humains, les chimpanzés et, dans une moindre mesure, les dauphins en étaient capables jusqu’à présent. 

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L’expérience : éléphant devant le miroir

La connaissance de soi de l’éléphant relève peut-être de la complexité sociale des groupes de ces animaux géants. Cela pourrait être lié à l’empathie et à l’altruisme que l’on connaît chez l’éléphant.

L’expérience réalisée en 2005 consistait à mettre l’éléphant femelle nommé « Happy » en face d’un grand miroir après avoir peint un grand X au dessus d’un des yeux (voir la vidéo). Il était impossible à l’éléphant de remarquer ce X sans l’aide du miroir. Or, l’éléphant a bien souvent touché le X avec sa trompe et de manière répétée. L’éléphant a ignoré un deuxième dessin en croix qui était de couleur invisible sauf à sous l’ultraviolet.

Image de prévisualisation YouTube

Cette expérience s’est avérée convaincante avec « Happy » mais deux autres éléphants femelles ont échoué au test. Cependant, le comportement des trois éléphants face au miroir semblait montrer une véritable conscience de soi. Ainsi, un des deux autres éléphants s’est consciemment servi du miroir pour explorer sa bouche avec sa trompe.

Image de prévisualisation YouTube

Le célèbre psychologue Gordon Gallup, qui avait conçu ce test de la marque sur le front et appliqué pour la première fois sur des chimpanzés, a trouvé les résultats très solides et convaincants.

Les éléphants n’ont pas montré de signaux de type social devant le miroir : ils ne confondaient donc pas leur image avec un congénère, comme le font la grande majorité des mammifères testés. Il est cependant nécessaire de poursuivre les tests afin de déterminer le niveau de conscience de soi.

Comme les espèces divergentes que sont les éléphants et les dauphins partagent cette capacité de se reconnaître dans le miroir, on peut conclure que cette caractéristique a évolué indépendamment.

Les éléphants et mammouths sont originaires d’un même animal nommés mastodonte qui s’est éteint il y a 24 millions d’années. Une actualité récente vient d’ailleurs de trouver le lien manquant entre les éléphants et ses lointains ancêtres.

Source :Livescience , .imaginascience.com  et vivantinfo.com)

Fabienne Delfour & Pascal Carlier  

Les animaux ont-ils une conscience ?

Question éminemment difficile que l’on peut aborder en étudiant si des animaux manifestent des comportements de reconnaissance d’eux-mêmes. Dès les années 1970, on a pu montrer que les chimpanzés sont capables d’utiliser un miroir pour explorer leur corps. Plus surprenant peut-être, les dauphins et les orques sont eux aussi capables de comportements cognitifs aussi élaborés. 

Poser la question de l’existence de la conscience de soi chez les animaux nécessite de considérer l’animal comme un (vrai) sujet. Or la culture occidentale porte l’héritage de la pensée dualiste de René Descartes (1596-1650) qui opposait le corps, parfait automate dénué de pensée, à l’âme, émanation du divin et siège de la vie psychique.

De tous les êtres vivants, seul l’homme possédait une âme et se trouvait donc placé, intouchable, au sommet de la pyramide de l’évolution. La question de la conscience chez un « animal-machine » ne se posait donc pas. Cette vision mécaniste de l’animalité, en faisant l’économie des phénomènes non observables, a facilité l’établissement des bases de la biologie moderne sur des faits d’observation et d’expérimentation. L’éthologie n’est devenue véritablement cognitive que dans les années 1970-1980 en s’intéressant notamment à la question de la conscience (voir l’encadré 1).

L’analyse de la conscience de soi, question particulièrement complexe, concerne principalement les grands singes anthropoïdes, mais aussi les mammifères marins, qui ont des cerveaux bien développés, une vie sociale complexe et des capacités cognitives proches de celles des grands primates. Cependant, démontrer l’existence d’une conscience chez un individu est très difficile : le concept de la conscience est fondamentalement réflexif ; on ne peut en effet être sûr d’être conscient d’un moment ou d’une action que lorsque l’on est, à l’instant présent, « conscient d’être conscient ». Autrement dit, nous sommes ici dans un processus de « second ordre », une« métaconscience » qui n’a pas besoin d’être démontrée car elle fait l’objet d’un consensus intersubjectif au sein de l’espèce humaine. L’existence de la simple conscience est, elle, difficilement démontrable ; on peut même penser que c’est cette conscience de « premier ordre » qui est recherchée dans certains types de méditation traditionnelle. Dans le bouddhisme zen, par exemple, on prescrit à l’individu de ne pas« s’accrocher » à ses pensées, et il lui est préconisé d’atteindre un état « d’intense présence ».La question qui nous préoccupe se rapporte donc plutôt à un « Soi », entité unifiée, qui se reconnaît. Notre question, que l’on soumettra plus aisément à l’épreuve des faits que celle de la conscience, devient : « que signifie être capable de se reconnaître ? ».

VOIR la suite de cet article …

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Histoire de pachyderme

Posté par othoharmonie le 18 août 2012

Ecoute donc avec tes pieds, martela l’éléphant


Éléphant (gravure du XVIIIe siècle)Les éléphants émettent et reçoivent des coups de fil, plus précisément des coups de pieds, longue distance. Les pieds viendraient donc au secours des oreilles.

Les éléphants communiqueraient sur de grandes distances, en captant par les pieds, les vibrations dans le sol. D’après Caitlin O’Connell-Rodwell, de l’université de Stanford (Etats-Unis), les ondes sismiques provoquées par les mastodontes se propageraient jusqu’à plus de trente kilomètres de leur lieu d’émission. Par exemple, c’est en martelant le sol avec leurs pieds que les troupeaux s’avertissent du danger.

Illustration Pour vérifier leur théorie selon laquelle les éléphants entendent aussi avec leurs pieds, C. O’Connell-Rodwell et ses collègues, Linette A. Hart et Byron T. Aranson, ont testé trois vibrations différentes. Ces dernières ont été tirées de sons normalement émis par les éléphants sauvages d’Afrique. Le premier est un signal d’alarme, le second, un salut, et le dernier signifie en quelque sorte « Allons-y ! ». Ces émissions acoustiques ont été transformées en ondes sismiques puis envoyées dans le sol. Les chercheurs ont alors observé les réactions de huit jeunes éléphants au Zimbabwe.

Une femelle a particulièrement bien réagi au signal d’alarme. A chaque expérience, elle se penchait comme pour mordre la poussière. Pour C. O’Connell-Rodwell, cette agitation est d’autant plus frappante qu’elle est rarissime dans la nature. Les pachydermes ne réagissent comme ça que dans des conditions extrêmes. Le même test a été fait sur les mâles. Il semble qu’ils soient plus stoïques. Au dire de la chercheuse, « leurs réactions ont été plus subtiles. »

L’ouïe pédestre n’étant plus à démontrer, restait à savoir si cette communication présentait un quelconque intérêt par rapport à un mode plus classique, basé sur les oreilles. De précédents travaux ont montré que les éléphants émettent des vocalises en basse fréquence (20 Hertz). Si les conditions de temps sont idéales, elles peuvent voyager dans l’air sur une dizaine de kilomètres. Selon les coauteurs de l’étude publiée par C. O’Connell-Rodwell dans le Journal of the acoustical society of America, ces vocalises seraient complétées par les ondes sismiques. Ces dernières seraient capables de parcourir des distances trois fois plus importantes, environ 32 kilomètres.

Comme leur consœur africaine, les deux éléphants femelles asiatiques, Elephas maximus, vivant dans une réserve privée près de Jefferson au Texas, réagissent aux ondes sismiques issues des vocalises basse fréquence. Les pachydermes les capteraient par l’intermédiaire de leurs pieds. L’information circulerait ensuite le long de leur squelette. Si cette complémentarité entre les deux modes de communication se confirme, elle pourrait expliquer certains comportements des pachydermes. Par exemple, « quand il pleut en Angola, des éléphants situés à 160 kilomètres commencent à partir à la recherche de l’eau, raconte C. O’Connell-Rodwell. Le signal du départ pourrait être donné par les vibrations générées par le tonnerre. »

Moins poétique mais plus près de nous, ces recherches pourraient bénéficier aux pachydermes des zoos. En effet, il serait sans doute bien vu d’isoler ces mastodontes, aux pieds sensibles, des vibrations citadines.
Acoustique – 13 mars 2001

commentaire de Françoise Dupuy-Maury
Histoire de pachyderme dans ELEPHANT 220px-1917_Elephant_vor_dem_PflugEn dehors de cela, j’ai appris que l’éléphant est aussi le seul animal doté d’un doigt au niveau de sa trompe. C’est unique dans la nature. Ce pachyderme aux facultés encore insoupçonnées se caractérise aussi par son incroyable agilité dans l’eau. Pour moi, il a dû garder quelque chose des cétacés, surtout dans sa capacité de communiquer par émission de basses fréquences.

Alors oui, je ne peux m’empêcher de songer au fait qu’il y aurait sans doute beaucoup à apprendre à celui qui pratique la méditation. Comme de sentir, d’entendre avec les pieds, avec tout le corps les ondes de types basses fréquences et les ondes sismiques qui se propagent par le squelette. L’éléphant par l’énorme capacité respiratoire et la taille de sa cage thoracique qu’il utiliserait à bon escient comme une…. caisse de résonnance, à l’image d’un tambour. Le tambour qui est un objet sacré dans les rituels chamanique puisqu’il permet de mettre l’individu en état de transe afin d’accéder à des états modifiés de conscience.

L’éléphant, bien qu’animal terrestre doit sa survie à sa capacité à trouver des points de ravitaillement en eau. Les éléphants s’organisent par une vie de société type matriarcal. C’est la doyenne qui mène le reste du troupeau aux différents points d’eau et ceci sur des territoires de plusieurs centaines de kilomètres. La science a toujours mis en avant le fait que si le choix de guider le reste du groupe était laissé à la doyenne c’était parce qu’elle avait la mémoire qui remonte au plus loin dans le temps afin d’augmenter les possibilités de trouver les points d’eau. Mais ils n’ont jamais songé au fait qu’étant la plus ancienne elle puisse être tout simplement la plus expérimentée pour cette tâche. Donc il n’y a peut-être là pas seulement une question de mémoire mais d’expérience et d’acuité sensorielle.

Je pense à ton expérience KaZim et je me dis que si tu es entrée une fois en résonnance avec ce type d’animal, rien ne s’oppose au fait que tu puisses renouveler l’expérience. Il est possible pour l’être humain d’apprendre à écouter avec ses pieds, avec son corps et de sentir les vibrations du sol, les ondes sismiques qui le parcoure par dizaine chaque jour, même ceux qui sont de faibles intensité. L’éléphant en tant qu’animal pouvoir, je crois qu’il guide l’homme à entrer en résonnance avec sa sensibilité tactile et aussi à être physiquement et intuitivement sensible aux point d’eau. Dans diverses traditions il est dit que l’homme par nature est gardien du feu et la femme est gardienne de l’eau mais cela n’empêche pas que l’homme soit, au travers de son parcourt, amené à être sensible à l’eau en temps qu’élément.

Ce serait intéressant, à ceux qui sont intéressés sur le sujet, de partager nos connaissances sur les qualités d’autres animaux et de tirer des conclusions quand à notre animal totem.

gif éléphant

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Les éléphants africains

Posté par othoharmonie le 18 mai 2012

Les éléphants africains ont une deuxième chance

La Conférence des Nations Unies sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées (CITES) a soutenu de main forte, jeudi 25 mars, l’interdiction du commerce de l’ivoire en rejetant les propositions de la Tanzanie et de la Zambie qui demandaient à déclasser leurs populations d’éléphants et à vendre leurs stocks d’ivoire.

Les éléphants africains dans ELEPHANT k3abi3hyVera Weber, directrice de campagne et représentante de la Fondation Franz Weber à Doha, salue cette décision: “Je suis ravie et soulagée que la logique, la science et le soucis de conservation l’aient emporté sur les enjeux économiques et que les parties aient décidé de soutenir l’interdiction sur le commerce de l’ivoire. Les populations d’éléphants sur tout le continent africain sont sujettes à une recrudescence très prononcée du braconnage dont ont été victimes par exemple les derniers éléphants de la Sierra Leone en novembre dernier. Il est important que le monde réalise que la survie de l’éléphant est menacée sur l’ensemble du continent africain. Aujourd’hui le message est envoyé aux braconniers : c’est terminé pour vous !»

Patrick Omondi, le co-président de la Coalition pour l’Eléphant d’Afrique qui regroupe 23 gouvernements africains : « Durant notre réunion de planification en janvier dernier à Bruxelles, laquelle a généreusement été organisée et financée par la Fondation Franz Weber, nous avons exhorté l’Union européenne de nous soutenir dans notre combat contre la reprise du commerce de l’ivoire. Celle-ci nous a entendu et a joué un rôle prépondérant dans le résultat des votes d’aujourd’hui. L’Union africaine doit à présent être restaurée afin que prévalent la conservation et l’utilisation à des fins touristiques de l’éléphant, ceci pour le bien de toutes les communautés locales. » 

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Eléphant historique

Posté par othoharmonie le 8 avril 2012

 

Eléphant historique dans ELEPHANT éléphan-300x222L’éléphant est un mammifère pachyderme, caractérisé par son long nez, étiré en trompe, qui lui sert à saisir sa nourriture et à porter des charges, et ses défenses en ivoire. C’est le plus puissant des animaux terrestres. Les éléphants d’Asie, de taille moyenne, ont de petites oreilles très mobiles et de courtes défenses. Ceux d’Afrique peuvent atteindre 3 mètres 90 de hauteur; ils ont de larges oreilles pratiquement immobiles et d’énormes défenses qui en font la cible favorite des chasseurs. Les éléphants sont herbivores et vivent en troupeaux. Ils peuvent probablement atteindre 120 ANS d’âge. Ceux d’Asie peuvent être domestiqués.

———

 

En 218 avant Jésus-Christ, la deuxième guerre Punique oppose Rome à Carthage. Venant d’Espagne, HANNIBAL, le général carthaginois, fait franchir le Rhône à ses éléphants, sur des radeaux couverts de terre, pour que les ANIMAUX ne prennent pas peur. Le voici au pied des Alpes… Non sans mal, il parvient à faire grimper les énormes bêtes jusqu’à un COL – sans doute le col du Clappier, à 2.482 mètres d’ALTITUDE – par des chemins étroits et rocailleux qui bordent le précipice. Au col, la NEIGE se met à tomber, car on est en octobre. Après 2 JOURS de repos, la descente commence, encore plus pénible que la montée… Hannibal mit 15 jours pour pénétrer en Italie. Contrairement à ses craintes, il ne fut pas assailli par les montagnards, effrayés, sans doute, par les éléphants.                                                   

 

 

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La Sourate de l’Eléphant

Posté par othoharmonie le 5 janvier 2012

La Sourate de l'Eléphant dans ELEPHANTL’Eléphant (al-Fit en arabe) est la 105è sourate (chapitre) du Coran ; elle est composée de cinq versets. Il y est question des « hommes de l’Eléphant », agresseurs lancés contre La Mecque, et comptant dans leurs ranges quelques-uns de ces animaux. Cette attaque, qui fut un échec, aurait eu lieu l’année traditionnelle de la naissance de Mahomet, en 579. La sourate précise que Dieu déjoua leur ruse à l’aide d’oiseaux qui les bombardèrent de pierres, au point de les rendre méconnaissables.

 

 

Source : le Dictionnaire de Dieu par Pierre Chavot aux Editions France Loisirs.

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L’Éléphant 1

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2011

 

 

Par Louis Figuier 

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On a dit, avec raison, que l’homme est le maître de la nature. Il a soumis tous les animaux à son empire ; il a transformé suivant L'Éléphant 1 dans ELEPHANT 320px-Loxodontacyclotisses désirs la végétation qui couvre la terre ; il a percé des montagnes, comblé des vallons, creusé des voies dans l’épaisseur des collines, changé les isthmes en voie maritime, et noyé des continents. Il est, en un mot, à la tête de la création inanimée ou vivante. Mais on peut bien admettre un moment cette hypothèse que l’homme aurait pu ne point exister, ou bien encore qu’il aurait pu disparaître, par un des cataclysmes dont notre globe a été plusieurs fois le théâtre. L’homme aurait pu périr pendant la période glaciaire, alors qu’un refroidissement subit se manifesta sur toute l’étendue de la terre habitée, et que l’abaissement excessif de température fit disparaître un certain nombre d’espèces animales, dont on ne retrouve aujourd’hui que les vestiges, à l’état fossile, dans les terrains de cette époque. Il aurait pu être anéanti pendant les périodes diluviennes, qui ont laissé des traces si profondes de leurs ravages dans les terrains quaternaires.

En admettant l’hypothèse de la disparition, de la suppression de l’espèce humaine, on peut se demander quel est celui des animaux qui aurait remplacé l’homme, dans son rôle de souverain de la nature.

Elephant Mud Bath.oggA cette question, nous répondrons, avec assurance, que l’être animé qui aurait pris, en l’absence de l’homme, la direction suprême de la création, c’est l’Éléphant. De même que l’homme, parti des plateaux de l’Asie orientale, s’est répandu peu à peu dans toutes les contrées du globe, de même l’Éléphant, parti des rives de l’Indus, ou des bords des fleuves africains, se serait acclimaté dans toutes les contrées de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique actuelles. Et de même que l’homme règne aujourd’hui en tranquille vainqueur sur toutes les tribus animales, de même l’Éléphant aurait étendu son empire sur toute la création zoologique.

Qu’a-t-il fallu à l’homme pour assurer sa victoire sur le reste des habitants du globe ? La main et l’intelligence. Nous n’examinerons pas si l’homme possède la main parce qu’il possède l’intelligence, ou si son intelligence, comme le voulaient les philosophes sceptiques du dernier siècle, n’est que le résultat de l’existence de la main. Prenons les deux éléments tels qu’ils sont, sans rechercher leur dépendance mutuelle, et disons, avec tous les naturalistes, que l’intelligence et la main sont les causes de la suprématie de l’homme.

Or, l’Éléphant est pourvu de l’intelligence et de la main. La main est même disposée d’une manière plus commode et plus efficace chez l’Éléphant que chez l’homme. Elle est posée à l’extrémité d’une sorte de bras extrêmement long et prodigieusement flexible, vulgairement désigné sous le nom de trompe. (A SUIVRE…) 

 

FIGUIER, Louis (1819-1894) : L’Éléphant (1882). 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (05.II.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 



 

elephants dans ELEPHANT

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Eléphant 2

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2011

Par Louis Figuier 


Les Latins se servaient, pour désigner la trompe de l’Éléphant, des mots brachium et manus. En effet, on peut comparer cet Eléphant 2  dans ELEPHANT 300px-Mnong_mahoutorgane au bras, pour sa force, et à la main pour sa souplesse. Pline, Végèce, Quinte-Curce, Solin, Silius Italicus, le désignent par l’expression de manus. L’expression nasutamanus, dont se sert Cassiodore (1) désigne très bien le double service auquel cet organe est destiné. L’épithète anguimanos, que Lucrèce applique aux Éléphants, peint aussi très bien l’extrême flexibilité de leur trompe, qui peut s’allonger, se raccourcir, et se plier, comme le corps d’un serpent.

Les Grecs ont aussi quelquefois donné le nom de χείφ à la trompe de l’Éléphant. Ce mot est employé dans ce sens par Diodore, Élien et Philostrate.  « La nature a donné la trompe à ce quadrupède, en place de la main », dit un poète d’une époque plus récente (2).

Cette assimilation de la trompe de l’Éléphant à une main est très juste, car cet animal s’en sert à peu près comme nous nous servons de la main, pour défaire un noeud, tourner une clef, déboucher une bouteille ; ramasser des pièces de monnaie, etc. ; mais il l’emploie surtout d’une manière utile pour arracher et porter à sa bouche l’herbe et les feuilles dont il fait sa nourriture. C’est pour cela que les Grecs ont aussi donné à cet organe le nom de proboscis, c’est-à-dire pour paître (à pascendo).

320px-Asian_elephant_eating_-_melbourne_zoo dans ELEPHANTQuant à l’intelligence, l’Éléphant la possède à un tel degré que beaucoup d’hommes, on peut le dire, sont bien au-dessous de l’Éléphant sous le rapport intellectuel.

Quelques exemples vont prouver à quel degré l’Éléphant est doué des qualités de l’esprit.

L’Éléphant comprend la justice, c’est-à-dire rend le bien pour le bien, et le mal pour le mal. C’est ce que l’homme ne fait pas ; car il rend trop souvent le mal pour le bien : il déchire la main qui l’a nourri ; il maltraite ou massacre son bienfaiteur ou son frère.

De cet esprit de justice qui anime l’Éléphant on peut fournir plus d’une preuve.

Le cornac d’un Éléphant de Madagascar avait, un jour, brisé, par méchanceté, une noix de coco sur la tête de son animal. Le lendemain, l’Éléphant, en traversant une rue, aperçoit des noix de coco exposées dans une boutique. Il en prend une avec sa trompe, et en frappe si rudement le front de son cornac, que l’homme reste mort sur la place.

Un jeune homme avait, plusieurs fois, offert et retiré un morceau de sucre à un Éléphant ; puis il avait fini par le donner à un autre Éléphant. Offensé de cette taquinerie, l’Éléphant saisit le jeune homme avec sa trompe, lui meurtrit la figure et met ses vêtements en pièces. (A SUIVRE…) 

 

 

FIGUIER, Louis (1819-1894) : L’Éléphant (1882). 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (05.II.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 



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Eléphant 3

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2011

Par Louis Figuier 


Eléphant 3 dans ELEPHANT 220px-Elephant_sanctuary_GuruvayurUn Éléphant était dans l’usage d’allonger sa trompe aux fenêtres des maisons d’Achem (île de Sumatra), pour demander des fruits ou des racines, et les habitants se faisaient un plaisir de lui en donner. Un matin, il présente l’extrémité de sa trompe aux fenêtres d’un tailleur. Mais celui-ci, au lieu de donner à l’Éléphant ce qu’il désire, pique la trompe avec son aiguille. L’animal parut supporter cette insulte avec indifférence. Il continua sa route, et se rendit tranquillement à la rivière, où le cornac le conduisait chaque matin, pour le laver. Seulement, il remua le limon avec un de ses pieds de devant, et aspira dans sa trompe une quantité de cette eau fangeuse. Lorsqu’il repassa dans la rue où se trouvait la boutique du tailleur, il s’avança vers la fenêtre et y lança une énorme masse d’eau, avec une telle force que le tailleur et ses ouvriers furent renversés et frappés de terreur.

On lit dans la Décade philosophique qu’un Éléphant aspergea de la même façon un factionnaire qui voulait empêcher le public de lui donner à manger. Bien plus, la femelle du même Éléphant, partageant la colère du mâle, s’empara du fusil du soldat, le fit tourner dans sa trompe, le brisa sous ses pieds, et ne le rendit qu’après l’avoir tordu comme un tire-bouchon.

L’Éléphant a, beaucoup plus que certains hommes, le sentiment de sa dignité personnelle. Il a le respect de soi-même, sentiment qui est étranger à bien des membres de l’espèce humaine.

220px-Le_Toru_Du_MOnde dans ELEPHANTLe maître d’une ancienne ménagerie d’Angleterre, nommé Pidcock, avait depuis quelques années l’habitude d’offrir tous les soirs à son Éléphant un verre de liqueur spiritueuse. L’animal paraissait tenir particulièrement à cette faveur ; car il buvait la goutte avec une certaine sensualité. Pidcock versait toujours à l’Éléphant le premier verre, et s’administrait le second. Un soir, il changea d’idée et apostropha l’animal en lui disant : « Tu as été assez longtemps servi le premier, c’est maintenant à mon tour de boire avant toi ! » Le compère Éléphant prit mal la chose ; il refusa d’être servi le second, et ne fit plus raison à son maître dans ses libations quotidiennes. Il faut que chacun tienne son rang !

Les Éléphants qui sont exhibés, en divers pays, dans des représentations théâtrales, donnent des preuves d’une intelligence très variée. Ils se mettent en mouvement, sur les planches, avec une singulière légèreté. Sur une scène encombrée d’acteurs, ils évitent tout choc contraire au bon ordre et à la mise en scène. Ils avancent en cadence, et d’un pas mesuré, qui s’accorde avec les sons de la musique. Ils distinguent un acteur d’un autre. S’il s’agit, par exemple, de placer la couronne sur la tête d’un roi légitime, ils n’iront pas l’égarer sur le front d’un usurpateur. On a vu à Paris, en 1867, un Éléphant, qui donnait des représentations au Cirque du boulevard du Prince Eugène, se livrer à des exercices de gymnastique et à des tours d’adresse qui inspiraient une haute idée de sa docilité et de son intelligence. L’Éléphant ascensionniste allait jusqu’à faire tenir sa pesante masse sur une corde raide. C’est un tour d’adresse que ne feraient pas beaucoup d’hommes. (A SUIVRE…) 

 

FIGUIER, Louis (1819-1894) : L’Éléphant (1882). 



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Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 



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Eléphant 4

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2011

Par Louis Figuier 


Eléphant 4  dans ELEPHANT 220px-African_Elephant_in_KenyaL’Éléphant semble posséder certaines facultés musicales. En 1813, des musiciens de Paris se réunirent pour donner un concert à l’Éléphant qui existait alors au Jardin des Plantes. L’animal manifesta un vrai plaisir à entendre chanter : O ma tendre musette ! L’air de Charmante Gabrielle lui plut tellement, qu’il marquait la mesure en faisant osciller sa trompe de droite à gauche, et en balançant son énorme masse. Il poussait même quelques sons, plus ou moins d’accord avec ceux des musiciens. Les grandes symphonies étaient moins de son goût. Il paraissait comprendre plus aisément la mélodie que l’harmonie savante. Je sais plus d’un homme qui est Éléphant sous ce rapport. Quand le concert fut terminé, le sensible Pachyderme s’approcha de l’un des musiciens, qui, en donnant du cor, l’avait particulièrement ému. Il s’agenouilla devant lui, le caressa de sa trompe, et lui exprima, par toutes sortes de gentillesses, le plaisir qu’il avait eu à l’entendre.

Un jeune seigneur birman avait un Éléphant plein d’intelligence. Ce seigneur s’étant marié, notre Pachyderme se promenait, 220px-COLLECTIE_TROPENMUSEUM_Militair_transport_met_een_olifant_TMnr_10027941a dans ELEPHANTsous la surveillance de son cornac, dans un enclos palissadé, au centre duquel était située l’habitation. Ayant remarqué la présence des femmes, que fit notre Éléphant ? Il s’appuya délicatement contre une barrière de bambous destinée à enclore un jardin d’agrément, cueillit avec sa trompe les fleurs les plus belles et les plus fraîches, puis, relevant la tête et arrondissant sa trompe avec grâce, il tendit la fleur au niveau de la balustrade….. Une des femmes allongea le bras ; l’Éléphant retira sa trompe. Le même manège s’étant renouvelé à plusieurs reprises, le maître voulut prendre la fleur ; mais l’Éléphant ne lâcha pas son bouquet. Alors la jeune épouse avança la main, non sans quelque crainte, et le galant Pachyderme lui remit la fleur, comme l’hommage qu’il réservait à la jeunesse et à la beauté !

L’intelligence et la main auraient donc, selon nous, assuré à l’Éléphant la domination de la nature. Remarquez, en effet, qu’aucun autre animal ne réunit à un tel degré ces deux attributs. Un petit nombre d’espèces de Singes sont, il est vrai, munies d’une main ; mais en ce qui concerne l’intelligence, les Singes ne sont pas de beaucoup supérieurs aux autres mammifères.

A l’exemple de l’homme, l’Éléphant aurait pu s’acclimater, vivre et se répandre en tribus innombrables dans toute l’étendue du globe. Ce qui le démontre, c’est que l’on trouve les débris fossiles de cet animal dans presque tous les pays. Sans doute 330px-Elephants_du_Krugerl’Éléphant est aujourd’hui confiné en Asie et en Afrique, mais, aux temps géologiques il vivait dans les climats les plus divers. En France, en Allemagne, en Italie, on trouve de véritables cimetières de Mastodontes et de Mammouths, simples espèces fossiles du genre Éléphant.

Aucun pays n’est aussi riche en restes fossiles d’Éléphants que le nord de la Sibérie. Le sol des rivages de la mer Glaciale est presque entièrement composé de ces ossements, cimentés par de la glace et du sable.

Les défenses fossiles d’Éléphant sont très largement exploitées aujourd’hui dans l’extrême nord de la Sibérie. Chaque année, d’innombrables caravanes se dirigent vers ces rivages glacés, et en rapportent de véritables cargaisons d’ivoire, que l’industrie de l’Europe emploie aux mêmes usages que l’ivoire des défenses des Éléphants actuellement vivants. (A SUIVRE) 

 

FIGUIER, Louis (1819-1894) : L’Éléphant (1882). 



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Eléphant 5

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2011

Par Louis Figuier 


 Femelle avec son éléphanteauOn a beaucoup discuté et l’on discute encore pour s’expliquer la présence, sous ces froides latitudes, d’animaux qui ne vivent aujourd’hui que dans les régions brûlantes de l’Afrique et de l’Asie. On se demande si les animaux auxquels ils ont appartenu vivaient sous l’équateur, comme leurs congénères d’aujourd’hui, et auraient été apportés vers le nord par quelque cataclysme géologique, ou s’ils existaient dans les lieux mêmes où l’on trouve aujourd’hui leurs débris.

Cette dernière hypothèse a été reconnue vraie, par suite d’une découverte étonnante qui prouve que l’Éléphant fossile, connu des savants sous le nom de Mammouth, vivait sous les zones du nord.

Eléphant 5  dans ELEPHANT 250px-MammouthVoici la découverte dont il s’agit ; En 1799, un cadavre de Mammouth fut retrouvé sous les glaces de la Sibérie. L’Éléphant, déjà fort endommagé, fut examiné, en 1806, par le professeur Adams, de Moscou. Les Jakoutes l’avaient dépecé et s’étaient servis de sa chair pour nourrir leurs chiens. Les Ours et autres carnassiers en avaient consommé aussi une grande partie. Mais une portion de la peau et une oreille étaient encore intactes ; on distinguait même la prunelle de l’oeil, et le cerveau se reconnaissait également. Le squelette était encore entier, à l’exception d’un pied de devant. Le cou était encore couvert d’une épaisse crinière, et la peau était encore revêtue de crins noirâtres et d’une espèce de laine rougeâtre si abondante que ce qui en restait ne put être transporté que difficilement par dix hommes. On retira, en outre, plus de trente livres de poils et de crins, que les Ours blancs avaient enfoncés dans le sol humide, en dévorant les chairs. Les restes de cet animal, rendu au jour après plus d’un millier d’années, sont conservés au musée de l’Académie de Saint-Pétersbourg.

200px-Mammoth_mg_2791 dans ELEPHANTLe Muséum d’histoire naturelle de Paris possède un morceau de peau et des mèches de crin, avec des flocons de laine, d’un autre Mammouth, qui fut trouvé tout entier et parfaitement conservé sous les glaces, aux bords de la mer Glaciale, en 1806.

Après ces considérations générales sur l’importance extrême de l’Éléphant, parmi les êtres de la création vivante, nous devons aborder l’histoire naturelle proprement dite de ce grand Pachyderme.

L’Éléphant est le plus grand des mammifères terrestres. Si la taille, jointe à la force, donnait droit à la domination, l’Éléphant aurait été le roi de la terre.

Les proportions de l’Éléphant sont lourdes et massives, mais sa physionomie est noble et même imposante. Ce géant de la création a reçu en partage, et ceci le rapproche encore de l’homme, un crâne énorme, bien que les dimensions du cerveau ne répondent pas à l’excessif développement de la boîte crânienne.  (A SUIVRE…) 

 

FIGUIER, Louis (1819-1894) : L’Éléphant (1882). 



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Eléphant 6

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2011

Par Louis Figuier 


Eléphant 6 dans ELEPHANT 320px-Elephant_With_Trunk_In_Others_MouthLa tête de l’Éléphant est entourée de deux immenses et minces oreilles, qui s’étendent en haut, en arrière et même en bas. Elles lui servent d’éventail contre la chaleur. L’oeil est très petit, car il n’a pas le tiers de la grosseur du globe de l’oeil du boeuf, si l’on compare la grandeur de ces deux animaux. La bouche est également petite et presque entièrement cachée derrière les défenses et la base de la trompe.

Cette trompe n’est autre chose que le nez prolongé d’une façon démesurée, en forme de tube, et qui se termine par les ouvertures des narines.

La trompe de l’Éléphant est, à la fois, un organe de tact, d’odorat, de préhension, et en même temps une arme redoutable. Par contre, l’extrémité de cet organe qui se termine par une sorte de doigt, saisit les objets avec tant de délicatesse qu’elle peut ramasser un grain de blé, une mouche, un fétu.

Les défenses de l’Éléphant ne sont autre chose que les dents incisives prodigieusement allongées. Dirigées obliquement en bas, en avant et en dehors, elles se recourbent en haut. Leur longueur peut dépasser deux mètres et demi, et elles peuvent peser jusqu’à cinquante ou soixante kilogrammes. Chez les femelles, elles sont quelquefois peut allongées et ne font pas saillie hors des lèvres.

220px-Mammoth_ivory_hg dans ELEPHANTLes défenses servent à l’Éléphant d’arme offensive et défensive. Elles protègent la trompe, qui se replie dans leur courbure, lorsque l’animal traverse des bois épineux et fourrés ; elles lui servent encore à écarter et à maintenir les branches d’arbres, lorsque la trompe va cueillir les sommités de rameaux feuillus.

L’énorme tête dont nous venons d’examiner les différentes parties s’unit à un cou tellement court que les mouvements en sont très circonscrits et très difficiles. Le dos est voûté et la croupe ravalée ; la queue est courte et mince. Les jambes antérieures manquent de clavicules, et ne paraissent être que de massifs piliers placés sous le corps pour en soutenir la pesante masse. Comme ceux des membres postérieurs, les os en sont placés dans une position perpendiculaire au corps et au sol : ce qui donne à l’animal un air lourd et gêné ; les jambes antérieures sont d’ailleurs plus longues que celles de derrière, qui sont très courtes. Sous les pieds se trouve une espèce de semelle calleuse, assez épaisse pour empêcher les sabots de toucher à terre.

Ce corps informe, colossal et pesant, est revêtu d’une peau calleuse, épaisse, crevassée et d’un gris sale et noirâtre, munie de poils rares et qui ne sont guère apparents que sur la trompe, sur les paupières et sur la queue, terminée par un bouquet de crins. (A SUIVRE…) 

 

FIGUIER, Louis (1819-1894) : L’Éléphant (1882). 



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Eléphant 7

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2011

Par Louis Figuier 


Eléphant 7  dans ELEPHANTLes Éléphants vivent dans les contrées les plus chaudes de l’Afrique et de l’Asie. Recherchant les forêts et les lieux marécageux, ils se tiennent par troupes, plus ou moins nombreuses, qui sont toujours conduites par un vieux mâle. Leur nourriture consiste en herbes, en racines et en graines. Ils vont souvent chercher cette nourriture dans les champs cultivés, où ils occasionnent des ravages considérables.

La marche des Éléphants est beaucoup plus rapide que ne le pourrait faire croire la lourdeur de leur allure. Ces animaux pourraient, selon certains auteurs, faire de vingt à vingt-cinq lieues par jour. Ils nagent aussi très bien.

On a longtemps prétendu que les Éléphants ne peuvent pas se coucher, et qu’ils dorment constamment debout. Il est vrai qu’on trouve chez les Éléphants, comme chez les chevaux, des individus qui peuvent dormir debout et ne se couchent que rarement ; mais d’ordinaire ils dorment couchés sur le côté, comme la plupart des quadrupèdes.

 dans ELEPHANTLa mère Éléphant porte vingt mois son petit. En venant au monde, le jeune Pachyderme est haut d’un mètre environ. Il jouit de l’usage de tous ses organes, et est assez fort pour suivre ses parents. Quand il veut téter, il renverse sa trompe en arrière, et il prend le lait à la mamelle maternelle avec sa bouche, non avec sa trompe, comme certains auteurs l’ont dit. La durée de l’allaitement est d’environ deux ans.

La taille ordinaire des Éléphants d’Asie est de 3 mètres ; les femelles sont, en proportion, plus petites. Quant à ceux d’Afrique, il est rare qu’ils excèdent 2m,50. Les anciens voyageurs et quelques modernes font, il est vrai, mention d’Éléphants d’une taille démesurée, mais ce sont là des exagérations. M. Corse, qui a été directeur de la ménagerie d’Éléphants de la Compagnie des Indes, assure que la taille moyenne de ces animaux est de 3 mètres au plus. Buckingham, qui a fait un long séjour dans le même pays, dit que le plus grand Éléphant qu’il y ait jamais vu avait 3m,25 de haut ; enfin le major Forbes, qui a demeuré onze ans à Ceylan, n’en a vu qu’un seul dont la taille excédât 3m,25, et il affirme que ceux de 3 mètres n’y sont pas communs.

220px-Elephant_breastfeadingLa force de l’Éléphant excède certainement celle de tout autre animal terrestre ; cependant elle n’est pas aussi grande que pourraient le faire supposer sa masse et ses proportions. Il peut soulever, avec sa trompe, un poids de 100 kilogrammes, et soutenir, sur ses défenses, 500 kilogrammes ; mais ce sont là des efforts instantanés, sur lesquels il ne faut pas compter.

Rien n’est aussi violent que la première impulsion de cet animal, lorsqu’il est excité par la colère ou par la frayeur ; mais il résiste difficilement à un travail soutenu. Aussi les fardeaux qu’on lui impose en voyage ne vont-ils guère au-delà de 1000 kilogrammes. Ainsi chargé, il peut faire de douze à quinze lieues par jour. Si l’on augmente sa charge, il se fatigue promptement, il se rebute, et refuse d’avancer. Sa marche ordinaire n’est guère plus rapide que celle du cheval ; mais quand on le pousse, il prend une sorte de pas d’amble qui, pour la vitesse, équivaut au galop. Il a le pied très sûr, il marche avec circonspection, et il lui arrive rarement de broncher. Malgré cela, c’est toujours une monture incommode, à cause de son balancement continuel et de son allure saccadée. (A SUIVRE

 

FIGUIER, Louis (1819-1894) : L’Éléphant (1882). 

 



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Eléphant 8

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2011

Par Louis Figuier 


Nous venons de dire que les Éléphants habitent les immenses plaines de l’Asie et de l’Afrique. C’est que deux espèces différentes doivent être distinguées dans la famille des Éléphants de la création actuelle : l’Éléphant d’Asie et celui d’Afrique.

 Éléphant d'Asie L’Éléphant d’Asie vit aujourd’hui dans tout le continent des Indes, principalement dans le royaume de Siam, l’empire des Birmans, le Bengale et l’Indoustan proprement dit. On le trouve également dans l’île de Ceylan, à Sumatra et dans l’île de Bornéo. Sa tête est large, aplatie sur le devant du front, renflée sur ses côtés. Ses oreilles sont moins grandes que celles de l’Éléphant d’Afrique, et leurs proportions sont un peu différentes. Sa couleur est d’un gris terreux passant au brun.

Chez quelques individus, atteints d’une sorte d’albinisme, la couleur est d’un blanc rosé. Les peuples des bords du Gange croient que ces Éléphants blancs ou roses donnent asile aux âmes de leurs anciens rois. Les princes de Siam et du Pégu, fiers de les posséder, les logent dans leurs palais, et les font servir magnifiquement par un nombreux personnel d’adorateurs.

Les Éléphants blancs sont en grande vénération dans l’Inde. Imbus du dogme de la métempsycose, les Indous sont persuadés que, dans la nature, l’Éléphant tient après l’homme le premier rang ; et comme, d’un autre côté, la blancheur de la peau est à leurs yeux un symbole de la pureté de l’âme, une distinction que les dieux n’accordent qu’aux êtres parfaits, l’Éléphant blanc est pour les Indiens un animal privilégié, dont le corps ne peut servir d’habitation qu’aux mânes des rois, des pontifes et des héros.

Il n’y a aujourd’hui que les Éléphants d’Asie que l’on puisse réduire en domesticité. Il faut même remarquer que les individus Eléphant 8 dans ELEPHANT 2217245-l-phant-blancque l’on utilise ne sont pas nés en captivité. Ce sont des individus capturés sauvages et ensuite apprivoisés.

La chasse aux Éléphants se fait, dans l’Inde, comme elle se faisait il y a deux mille ans ; car tous les Orientaux restent fidèles à leurs anciens usages.

On choisit une vaste étendue de bois, qu’on hérisse de barricades et qu’on entoure de fossés larges et profonds. On y introduit des femelles privées. C’est un appât auquel les Éléphants sauvages ne résistent jamais, surtout si l’on a eu soin de choisir la saison des amours. Ils arrivent par troupes dans la nuit, et vont trouver les femelles, en passant par de larges ouvertures qu’on a eu soin de ménager dans l’enceinte. On ferme ces issues aussitôt qu’il en est entré un nombre suffisant, et l’on introduit, pour les traquer et pour battre le bois, des chasseurs et des Éléphants privés.

On a eu soin de disposer à l’avance, dans l’intérieur de l’enceinte, de petits enclos à une seule entrée ; on cherche à faire engager dans ces petits enclos les Éléphants sauvages, pour les isoler. Dès que les Éléphants s’aperçoivent qu’ils sont renfermés, ils entrent en fureur, et font, pour recouvrer leur liberté, des efforts désespérés. On les laisse se débattre un certain temps, et lorsque la faim et la fatigue ont épuisé leurs forces, on les fait attaquer par des Éléphants privés, qui les terrassent à coups de trompe et les forcent à se tenir tranquilles. Les chasseurs saisissent ce moment pour leur jeter des noeuds coulants, et pour les attacher aux arbres, où ils les laissent jusqu’à ce que, domptés par le jeûne et par la lassitude, ils n’opposent plus de résistance. Alors on les mêle aux Éléphants privés, et on achève de les rendre dociles par des caresses et par des soins. (A SUIVRE…) 

FIGUIER, Louis (1819-1894) : L’Éléphant (1882). 

 



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Eléphant 9

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2011

Par Louis Figuier 


Diodore de Sicile décrit un moyen, aussi hardi que périlleux, qui était employé de son temps, par les Éthiopiens chasseurs Eléphant 9 dans ELEPHANT 220px-Ivory_traded’Éléphants. Ces hommes, dit Diodore de Sicile, se cachent sur des arbres, pour observer les sentiers que suivent ordinairement les Éléphants. Quand l’un de ces animaux vient à passer sous l’arbre où le chasseur est aux aguets, celui-ci saute sur l’animal, le saisit par la queue, et de ses jambes lui serre fortement la cuisse gauche ; puis, avec une petite hache parfaitement effilée, il frappe à coups redoublés ses tendons et ses jarrets de la jambe droite. Tout cela se fait avec une merveilleuse vitesse, car il faut ou s’emparer de l’animal ou perdre la vie. Le plus souvent c’est l’Éléphant qui périt ; mais quelquefois aussi il écrase dans sa chute l’Éthiopien, ou il le tue, en le serrant contre des arbres ou contre des rochers.

Ces mêmes particularités sont racontées par Agatharcide, de Gnide, par Pline et par Strabon.

Les Abyssins modernes ont conservé le courage traditionnel de leurs ancêtres. Selon le voyageur Bruce, il y a encore en Abyssinie des hommes auxquels on donne le nom d’agagéers, c’est-à-dire coupe-jarrets, qui chassent les Éléphants, en leur coupant les tendons des jambes à coups de sabre. Ils montent à cheval, et lorsque l’animal court sur eux, ils savent l’esquiver et revenir ensuite à la charge. Une fois qu’ils l’ont blessé, ils l’achèvent à coups de flèche et de zagaies.

Dans l’état sauvage, l’Éléphant des Indes atteint l’âge de deux cents ans ; mais en captivité il ne vit guère que cent vingt ans.

220px-Roosevelt_safari_elephant2 dans ELEPHANTA la guerre, on l’emploie pour transporter les malades, les tentes et les ustensiles. Les Anglais ont essayé de l’atteler à leurs trains d’artillerie.

Bien plus, les propriétaires des grandes plaines cultivées de certaines parties de l’Inde sont parvenus à lui faire tirer la charrue. Jamais plus monstrueux laboureur n’avait éventré la terre de son soc redoutable. L’Éléphant laboureur fait à lui seul l’ouvrage d’une trentaine de boeufs.

Il est spécialement utile dans la chasse au tigre, pour porter les chasseurs, et même pour les défendre si leur terrible gibier se retourne contre eux.

Dès la plus haute antiquité l’Éléphant d’Asie a été dressé au service domestique et militaire, et cet usage s’est continué jusqu’à nos jours. Dans les combats que se livraient les peuples de l’Asie, on le chargeait de tours, occupées par des hommes armés de flèches, de frondes ou de javelots.

310px-Afrikanischer_Elefant-paintingLes premières armées qui conduisirent des Éléphants à leur suite portaient avec eux le gage de la victoire. En effet, la vue seule de ces animaux équipés en guerre frappait de terreur les bataillons ennemis. Les Romains furent très effrayés lorsqu’ils virent, pour la première fois, dans leurs campagnes contre Pyrrhus, ces machines vivantes. Ils apprirent pourtant à combattre les Éléphants africains. Avec des haches, ils brisaient leurs jambes colossales ; ils lançaient au milieu de leurs troupes d’énormes pieux, pour entraver leur marche.

Plus tard, les Romains apprirent à conduire eux-mêmes des Éléphants au combat, et César en fit un usage avantageux dans la campagne des Gaules. Les restes des Éléphants amenés par les Romains dans les Gaules ont été retrouvés dans le midi de la France. A Rome, on vit paraître les Éléphants dans le Colysée, pour combattre les gladiateurs, et souvent on les attela au char qui portait les triomphateurs au Capitole. (A SUIVRE…). 

 

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Eléphant 10

Posté par othoharmonie le 21 novembre 2011

Par Louis Figuier 


C’est pour orner la pompe de son triomphe que César fit amener à Rome les Éléphants qu’il avait pris à la bataille de Thapsus. On vit alors quarante de ces magnifiques animaux disposés sur deux rangs, et portant chacun un flambeau dans sa trompe.
Éléphant (gravure du XVIIIe siècle)

L’idée de ce spectacle, qui intéressa beaucoup les Romains, avait été empruntée aux rois d’Égypte et de Syrie, qui se faisaient quelquefois accompagner ainsi par des Éléphants dressés à porter des torches.

Il faut noter, à propos de l’emploi des Éléphants dans les armées, que l’espèce indienne est plus courageuse que l’espèce africaine. Les Romains connaissaient bien cette particularité, car dans les batailles où ils n’avaient que des Éléphants d’Afrique à opposer à des Éléphants indiens, ils avaient soin de les placer, non devant les corps d’armée, mais derrière les soldats. C’est ce que firent les Romains, selon Tite-Live, à la bataille de Magnésie.

L’Éléphant d’Afrique a la tête plus arrondie et moins large en dessus que l’Éléphant d’Asie. Son front n’a pas la double bosse latérale qu’on trouve chez ce dernier. Les oreilles sont plus grandes et plus rapprochées par leur bord interne ; ses défenses sont plus fortes. Quelques autres particularités relatives à la forme des os et à celle des dents molaires distinguent encore l’Éléphant d’Afrique de celui d’Asie.

On rencontre les Éléphants d’Afrique depuis le cap de Bonne-Espérance jusque dans la haute Égypte. Ils existent par conséquent en Mozambique, en Abyssinie, en Guinée et au Sénégal.

Eléphant 10 dans ELEPHANTLes Éléphants africains vivent, comme ceux de l’Inde, en troupes plus ou moins nombreuses. On en trouve aussi de solitaires : les Hollandais les désignent sous le nom de rôdeurs. Ils étaient autrefois beaucoup plus communs qu’aujourd’hui aux environs du cap de Bonne-Espérance. Un voyageur du siècle dernier, Thumberg, rapporte qu’un chasseur lui affirma en avoir abattu, dans ces régions, quatre ou cinq par jour, et cela régulièrement. Il ajoutait que le nombre de ses victimes s’était élevé plusieurs fois à douze ou treize et même à vingt-deux par jour. C’était peut-être propos de chasseur. Quoi qu’il en soit, on peut aujourd’hui voyager dans l’intérieur de l’Afrique sans rencontrer un seul de ces géants, qui étaient autrefois si abondants dans ces pays.

L’Éléphant d’Afrique diffère beaucoup de l’Éléphant d’Asie en ce qui concerne ses rapports avec l’homme. Il se prête peu au service, il s’apprivoise plus difficilement. Aussi ne demande-t-on pas à l’Éléphant d’Afrique ce qu’on obtient de celui des Indes. On le chasse pour la nourriture que fournit son abondante chair, et surtout pour l’ivoire de ses défenses.

On chasse l’Éléphant d’Afrique avec le fusil et avec des flèches empoisonnées. D’autres fois on l’attire et on le fait tomber, par surprise, dans des fosses au fond desquelles il se meurtrit sur des pieux effilés. (FIN). 

 

FIGUIER, Louis (1819-1894) : L’Éléphant (1882). 



Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique de la Médiathèque André Malraux de Lisieux (05.II.2009) Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Mél : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] 100346.471@compuserve.com

http://www.bmlisieux.com/ 



Diffusion libre et gratuite (freeware) 



Texte établi sur un exemplaire (BmLx : nc) de l’ouvrage Les Animaux chez eux illustré par Auguste Lançon (1836-1887) paru chez L. Baschet à Paris en 1882. 



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