L’ENCLOS A CIGOGNES

Posté par othoharmonie le 10 octobre 2013


Dés 1444 et ensuite au XIXème siècle, on relate la présence de cigognes en Meurthe et Moselle. En août 1976, une quarantaine de cigognes en migration font étape sur les tours de la basilique et les cheminées de la Brasserie.
En mai 1992, des cigognes étaient de nouveau de retour à l’endroit même où l’enclos à cigognes a été installé. Ainsi le 27 octobre 1994, a été inauguré le 1er enclos de réintroduction de la cigogne blanche de Meurthe & Moselle. L’intention de réintroduire la cigogne blanche correspond bien à une réalité historique cohérente avec le biotope ambiant. La qualité de l’environnement portois permet naturellement la réimplantation et le développement de cet oiseau emblématique, symbole vivant. A l’ouverture de l’enclos – 17ème en France – il y avait 4 couples. On dénombre, à ce jour, 41 cigognes dont 9 petits. Ainsi, prés de 30 naissances ont eu lieu sur le territoire de la commune de Saint Nicolas de Port depuis la création de l’enclos.
En levant les yeux, vous pourrez trouver 8 nids implantés à l’extérieur de l’enclos et visibles par la population portoise et les touristes.

 L'ENCLOS A CIGOGNES dans CIGOGNE images-7

Leur espace de vie

Dans l’enclos, les cigognes sont chez elles, dans leur domaine. Elles vivent et s’alimentent dans une enceinte protégée des prédateurs.
Leur enclos est constitué de trois parties :
L’enclos fermé peut accueillir 20 cigognes sur un espace de 600m2 en plein air. Elles sont carnivores et se nourrissent de souris, lézards, lombrics, poissons, insectes, etc… Les adultes sont nourris une fois par jour, les petits 5 à 6 fois. Le sas permet l’intervention de personnes habilités à donner des soins éventuels ou à effectuer les lâchers sans perturber les pensionnaires.
L’enclos ouvert aux abords immédiats protège les cigognes libres au moment du nourrissage.

Remerciements

La ville de saint Nicolas de Port remercie les personnes bénévoles assurant le suivi journalier des cigognes (soins, nourriture…)

Attention

La cigogne est une espèce protégée par la convention de Washington (1973).Tout acte de vandalisme ou d’agression sur cet animal est réprimé par la loi (amende de 305 à 6100 € )

Adresse de l’enclos à cigognes: Rue du Jeu de Paume – 54210 St Nicolas de Port

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la cigogne , UN OISEAU SANS VOIX

Posté par othoharmonie le 8 octobre 2013


la cigogne , UN OISEAU SANS VOIX dans CIGOGNE 220px-ciconia_ciconia_-_courtship_displayLes cigognes sont de grands oiseaux avec de longues pattes, un long cou et un long bec. On trouve les représentants des Ciconiidés, la famille des cigognes, dans la plupart des régions chaudes du monde. Ils vivent en général dans des habitats plus secs que leurs proches parents les hérons, les spatules et les ibis. Les cigognes n’ont pas de syrinx (= l’organe capable de produire des sons dans la gorge) et sont donc muettes, car incapable d’émettre des chants ou cris d’oiseaux. Elles ont par contre développé la communication à l’aide des claquements de becs qu’on peut surtout entendre quand elles sont sur le nid. De nombreuses espèces de cigognes sont migratrices. La plupart d’entre elles se nourrissent d’insectes, vers de terre, petits oiseaux ou mammifères, grenouilles et poissons. Il existe 19 espèces de cigognes réparties en 6 genres.

  • La taille des cigognes, les couples bien visibles au nid et la fidélité à leur site de nidification ont certainement contribué à la grande présence des cigognes dans la mythologie et la culture. La plupart des légendes se réfèrent à la cigogne blanche, l’espèce que nous suivons avec Spring Alive.
  • Dans l’Egypte ancienne, la cigogne était associée au ba humain; ils ont la même base phonétique. Le ba était le caractère unique individuel de chaque être humain: une cigogne à tête humaine représentait l’image de l’âme du ba, qui chaque nuit migrait vers la maison, comme une cigogne, pour être réuni avec le corps dans la vie de l’Au-delà.
  • Le mot Hébreux pour cigogne est l’équivalent de « enfant maman ». Les soins qu’apportent les cigognes à leur progéniture dans les nids visibles loin à la ronde ont fait de la cigogne un emblème des soins parentaux. On trouve dans de nombreuses sources de la littérature naturaliste ancienne que les parents cigognes préfèrent mourir dans les flammes embrasant leur nid plutôt que de s’envoler et de l’abandonner.
  • L’image la plus connue actuellement est celle de la cigogne qui apporte les bébés. Dans la mythologie antique de la Grèce, la cigogne était plutôt celle qui volait les bébés et s’envolait avec. Gerana, la très belle reine des Pygmées, a été transformée en cigogne par Hera, une déesse, car elle l’avait mise en colère. Sous forme de cigogne, Gerana essaya alors d’enlever son propre enfant, Mopsus, qu’elle adorait, mais fut sans arrêt chassée par son ancienne famille.
  • On dit généralement de la cigogne qu’elle est fidèle à son partenaire toute sa vie. Mais en réalité, il s’agit d’une monogamie en série, le couple ne durant qu’une saison. Pour les premiers Chrétiens, la cigogne est devenue le symbole du “mariage blanc”, c’est à dire du mariage chaste. 
  • Même si en français, on ne trouve probablement personne qui s’appelle « cigogne », le nom de famille tchèque « Čapek » signifie « petite cigogne » et est assez courant.
  • Pour les Chinois, la cigogne était capable d’emporter un homme méritant, tel que le joueur de flute Lan Ts’ai Ho, et de l’amener dans une vie meilleure.
  • Dans le folklore bulgare, la cigogne est un symbole de la venue du printemps (car c’est la saison pendant laquelle la cigogne revient après sa migration hivernale). Dans certaines régions de Bulgarie, elle joue un rôle important dans la tradition de Martenitsa: quand on a aperçu sa première cigogne de l’année, on a le droit d’enlever l’insigne rouge et blanc de Martenitsa, car le printemps est définitivement arrivé. 
  • Une série d’observations mystérieuses d’une créature ressemblant à un ptérodactyle dans la Vallée du Rio Grande dans le sud du Texas dans les années 1970 ont été attribués à une cigogne géante perdue durant la migration et égarée dans une région où il n’y en a habituellement pas.

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Un brin de poésie sur la cigogne d’Alsace

Posté par othoharmonie le 8 octobre 2013

Poème de Basse-Allemagne, première trace de la légende de la cigogne

Storick, Storick, stipper di Bein,
Bring de Mamme a Bubbela heim,
Eins wo hielt, eins wo lacht
Eins, wo ins Hafela macht.
Storick, Storick, stipper di Bein,
Bring m’r e Korb voll Wegga heim,
Bring fer mich oi eina mit.
Awer fer d’beesi Büewa nit.

Cigogne, Cigogne cabre-toi
Apporte à maman un joli marmot,
Un qui pleure, un qui rit,
Un qui fait bien dans le pot.
Cigogne, Cigogne cabre-toi,
Apporte-moi des petits pains,
Un pour moi, un pour toi,
Mais pour les méchants garçons aucun.

Un brin de poésie sur la cigogne d’Alsace dans CIGOGNE 220px-stork_in_lovePetit abécédaire

Cigogne : la cigogne qu’on voit en Alsace est la cigogne blanche. Les deux seules espèces qui vivent en Europe sont la cigogne blanche et la cigogne noire. La cigogne blanche mesure 1 m à 1,15 m, pèse jusqu’à 4,5 kg et pond entre 3 et 5 œufs par an.

Déesse Holda : ancienne déesse germanique, déesse de l’amour et de la fertilité, elle personnifie les forces productives de la terre. Elle renverrait dans le monde des vivants les âmes des défunts en les réincarnant.

Kindelsbrunnen : la fontaine aux bébés en alsacien.

Légende : du latin legenda qui signifie « ce qui doit être lu ».

Loi Pelargonia : loi datant se 400 av. J.-C. qui obligeait les enfants à s’occuper de leurs vieux parents.

Pelargos : du grec cigogne.

Storichetante : la « tante aux cigognes » en alsacien est un terme qui désignerait la sage-femme, d’après le pasteur Martin Wieger.

Wentzel (Jean-Frédéric.) : (1807-1869). Graveur iconographe de Wissembourg dans le Bas-Rhin. Imprimeur, il développa une grande entreprise de typographies et de lithographies dans sa ville. C’est grâce à lui que nous est parvenu la première source connue de la légende des cigognes.

L’Encyclopédie de l’Alsace p. 1733

Sources

CHEVALIER, Jean / GHEERBRANT, Alain. -Dictionnaire des symboles : mythes, rêves, coutumes, gestes, formes, figures, couleurs, nombres. -Robert Laffont / Jupiter, 1982, 1060 p.

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Le bec de la cigogne

Posté par othoharmonie le 8 octobre 2013


Déchiffrement de l’héritage d’un mythe

Le bec de la cigogne dans CIGOGNE 220px-stork_moral_educationLivre : Auteur Anton Serdeczny du même auteur

RÉSUMÉ

Anton Serdeczny, Le bec de la cigogne. Déchiffrement de l’héritage d’un mythe


L’auteur s’attache à repérer les significations parfois perdues que recèle la cigogne psychopompe alsacienne. Dès lors que l’on admet une possible perméabilité entre les différents registres de la culture, on peut, grâce à certains textes savants de l’époque moderne, reconstruire un système de représentations fondé sur le sens dessus dessous : la cigogne hiberne sous l’eau, dans un monde inversé, un au-delà où elle puise également les âmes des nourrissons. Cette inversion et cette symbolique de re-naissance se double d’un rapprochement entre le bec de la cigogne et son derrière, déclinaison du thème carnavalesque de l’âme alvine. Le déchiffrement auquel nous procédons ici souligne l’attitude ambivalente des Lumières face au répertoire populaire, lieu d’enjeux identitaires toujours opératoires. Cette attitude combine le rejet, voire la mutilation de ce répertoire, avec, sous couvert de science, le réinvestissement de mythes.

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La légende de la cigogne et les bébés…

Posté par othoharmonie le 7 octobre 2013

 

BÉBÉ ET LA CIGOGNE : origines

La légende de la cigogne et les bébés... dans CIGOGNE telechargement-121

La célèbre légende de la cigogne, également appelée « Légende du Kindelesbrunnen » est née… en Alsace !

Précisément sous la cathédrale de Strasbourg, où il y avait, autrefois, un lac. Dans ce lac, les âmes des enfants qui attendaient de venir au monde barbotaient et un gnome (gentil) naviguait à bord d’une barque argentée. A l’aide d’un filet d’or, il attrapait les âmes des bébés pour les donner à la cigogne qui les déposait ensuite aux parents.

En Alsace, la légende veut que les parents qui veulent « commander » un bébé doivent déposer sur le rebord de leur fenêtre quelques morceaux de sucre.

Et pourquoi une cigogne ?

Cela est sans doute lié à leur retour au printemps en Alsace, synonyme de naissance et de renouveau. De plus, leur long bec leur permet de débarrasser les champs et les marécages des serpents et autres animaux nuisibles à l’homme.

La légende alsacienne s’est répandue en France et reste présente sur les faire-part actuels.

Voici quelques exemples de faire-part de naissance sur le thème de la cigogne :

Petite cigogne

Air Cigogne

La légende selon laquelle les cigognes apportent des bébés remonte aux anciens peuples germaniques. Selon, eux, la cigogne était la messagère de la déesse Holda, chargée de réincarner les âmes des défunts dans les nouveau-nés. Dans les grottes ou à proximité d’un point d’eau, des lutins ramenaient les âmes depuis les profondeurs de la terre, la déesse les réincarnait en nouveau-nés et la cigogne était ensuite chargée d’apporter le nouveau-né aux parents qui l’avaient réclamé.

Cette légende a évolué dans le folklore alsacien : Sous la cathédrale de Strasbourg, se trouverait un lac, le Kindelsbrunnen (qui pourrait se traduire par « puits aux enfants »).

Dans ce lac, les âmes des enfants qui attendaient de venir au monde barbotaient et s’amusaient. Sur ce lac, vivait également un gnome qui passait son temps à naviguer dans une barque argentée. Ce gentil gnome attrapait l’âme du nouveau-né à l’aide d’un filet d’or et le donnait ensuite à la cigogne pour qu’elle puisse le déposer à ses parents. Les parents désirant un enfant doivent d’ailleurs déposer quelques morceaux de sucre sur le rebord de leur fenêtre afin d’attirer la cigogne.(ça ne marche pas avec l’aspartame par contre…)

Cette légende s’est répandue dans le monde entier, jusqu’en Extrême-Orient et en Amérique du sud.

 

 

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Symbolisme de la Cigogne

Posté par othoharmonie le 7 octobre 2013


 

Symbolisme de la Cigogne dans CIGOGNE avion-cigogneLes anciens attribuaient à la cigogne consacrée à Junon, le don de voyance.

Pendant le siège d’AquiléeAttila se servit du vol des cigognes pour remonter ses troupes (le vol des cigognes présageant d’une destruction facile de la ville selon Attila) et les mener à la victoire par incendie de la ville.

Considérée comme « immonde » dans le Lévitique (11 : 13-19), la cigogne est bénie depuis qu’elle aurait volé autour de la croix du christ en témoignage de sympathie : une légende chrétienne raconte en effet qu’une cigogne aurait volé autour de Jésus lors de sa crucifixion, devenant ainsi un symbole de résurrection et par extension de fertilité.

 Les Chinois la vénèrent car elle conduit, selon eux, l’âme des morts au paradis : c’est ce qui ressort en tout cas de la tradition de poser devant la maison d’un défunt, vingt et un jours après le décès, trois grands oiseaux en papier en forme de cigogne.

Emblème de piété filiale, d’amour paternel et maternel car elle n’abandonne jamais ses vieux parents  (on prétend qu’elle nourrit son père vieillissant) et n’hésite pas à mourir pour ses petits, elle continue à être attachée à la naissance, le folklore lui attribuant souvent le rôle d’amener les nouveau-nés, ce qui pourrait n’être pas sans rapport avec ses mœurs d’oiseau migrateur, son retour correspondant au réveil de la nature. En effet, la cigogne, à l’image de l’hirondelle, amène avec elle le printemps car elle n’apparaît que lorsque le temps est doux.

On lui prête également le pouvoir, par son seul regard, d’être cause de la conception.(La cigogne, comme dit la chanson, « elle a les yeux « Rêve-Ovaire », elle a le regard qui pue »… Hum… Désolé pour mon humour carabin…)

On le dit semblablement, en Chine, du héron.

Le héron blanc est le hiéroglyphe toltèque d’Atzlan, l’Atlantide, l’ile primordiale

L’opposition du héron au serpent comme du feu à l’eau se retrouve dans les croyances populaires du Cambodge : le héron amène la sécheresse ; perché sur la maison, il en présage l’incendie.  

En Extrême-Orient, notamment au Japon et en Corée, la cigogne se confond aisément avec la grue, et apparaît comme un symbole d’immortalité.

 

L’historique Avion-Cigogne de l’adoption internationale et le regrettable fantasme de l’ »Avion-Cigogne »…

 

A propos de l’adoption internationale des années 70 et 80 en France, on parlait classiquement de naissances à l’aéroport, où « l’enfant nait du ventre d’un avion »  (expression de Patrick Sébastien dans son poème « Naissance à Orly » écrit en 1983 pour son ami Frédéric Dard, poème qu’il reprenait trente ans plus tard lors de la soirée ‘Rire conte le racisme’, oubliant qu’en trente ans, les choses avaient évolué et que ce poème était d’une indélicatesse complète pour sa propre fille adoptive en premier lieu et les adoptants et adoptés en général…Voir ICI ), et d’avions-cigognes

 

L’avion-cigogne donnant naissance à l’aéroport est une notion séduisante et une métaphore intéressante si l’on se place du point de vue des adoptants ou des parents adoptifs certes, mais pas forcément pour les adoptés eux-mêmes, ou tout du moins, c’est une vision d’un autre temps :   

il n’est pas noté sur l’état civil français des adoptés « Né à Orly» ou « Né à Roissy » que je sache… A moins que l’on ne soit dans une considération aristotélicienne des enfants arrivant à l’aéroport comme pas plus évolués que des bêtes (Aristote disait en effet : « l’âme des enfants ne diffère pour ainsi dire pas de celle des bêtes« , au IVeS av.JC…)

- Et que le Gotcha Day (anniversaire de l’arrivée) soit pris en considération et soit fêté est une chose, mais que l’on fasse table rase de l’avant –« naissance à l’aéroport », considérant la naissance à l’aéroport comme le début de l’histoire de l’adopté en est une autre…

 

D’ailleurs, un avion et une cigogne ne font pas forcément bon ménage …

 

Et pour ne pas donner l’impression d’un point de vue personnel sur cette histoire de l’avion-cigogne (vieille de trente ans…), je reprends à ma sauce ce que la psychologue Françoise Maury écrivait dans son livre « L’adoption interraciale », en 1999, sur le fantasme de l’avion-cigogne, comme motivation non recevable d’adopter….

 

L’expression d’avion-cigogne, pour désigner le fantasme selon lequel les enfants de l’adoption internationale arriveraient en France « vierges de tout passé » a été employée pour la première fois par Chalon en 1981. Dans le fantasme de l’avion-cigogne décrit par Françoise Maury, il y a l’idée d’un enfant paquet-cadeau  apporté par une bienveillante cigogne, enfant venant de très loin dont on peut faire l’impasse sur son passé, et dont on ne facilitera pas l’accès aux origines et l’évocation de l’avant-adoption.

 

D’où ma crispation éventuelle à l’évocation de naissances à l’aéroport et d’avions-cigognes (point de vue centré sur les adoptants – adoptants que je respecte évidemment-, et à l’extrême en défaveur et déconsidération des adoptés…) Mais tout dépend de comment cela est évoqué bien sûr…

 

Et la question des origines chez l’adopté, ça va, ça vient, et ça revient quoiqu’on en pense, qu’on le veuille ou non… Alors autant la respecter sans la mettre au centre de tout, ni la nier…

 

Bien évidemment, je respecte les cigognes du printemps ou du retour de la paix…

ARTICLE Réalisé par http://cultures-et-chabada.blogspot.fr/2012/07/bestiaire-de-ladoption-2-la-cigogne-du.html

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La cigogne et son blason

Posté par othoharmonie le 7 octobre 2013


CIGOGNECet échassier a été souvent employé dans les écus des Pays-Bas ; on le rencontre peu dans les armes françaises où il ne figure guère que comme support ; c’est surtout dans cet emploi qu’on le voit représenté dans les écussons anglais.

d’après l’Alphabet et figures de tous les termes du blason
L.-A. Duhoux d’Argicourt — Paris, 1899

La cigogne et son blason dans CIGOGNE telechargement-11SEGOING-LABORDE : D’azur, à la cigogne d’or, tenant en son bec un serpent de sable, soutenue de sinople et surmontée de deux étoiles d’argent. (Bourgogne)

 CIGOGNE. Est le symbole de la piété et de la charité envers les parents. Dans l’iconographie sacrée, elle désigne la vigilance et la piété filiale.

Il y a deux espèces de CIGOGNES : la noire, cherche les lieux déserts, se perche dans les bois, fréquente les marécages et niche dans l’épaisseur des forêts ; la blanche choisit, au contraire, nos habitations pour domicile ; elle s’établit sur les tours, sur les cheminées et les combles des édifices ; amie de l’homme, elle en partage le séjour et même le domaine ; elle pêche dans nos rivières, chasse jusque dans nos jardins, se place au milieu des villes, sans s’effrayer de leur tumulte et partout, hôte respecté et bienvenu, elle paie par des services le tribut qu’elle doit à la société ; plus civilisée, elle est aussi jolie, féconde, plus nombreuse et plus généralement répandue que la CIGOGNE noire qui paraît confinée dans certains pays et toujours dans les lieux solitaires. On attribue à la CIGOGNE des vertus morales dont l’image est toujours respectable : la tempérance, la fidélité conjugale, la piété filiale et paternelle. Elle est susceptible de reconnaissance pour l’homme. Les CIGOGNES ont de l’affection et de tendres soins pour leurs parents trop faibles ou trop vieux. Elles habitent principalement la Néerlande.

La CIGOGNE est l’emblème héraldique de la ville de La Haye.

d’après le Dictionnaire archéologique et explicatif de la science du blason
Comte Alphonse O’Kelly de Galway — Bergerac, 1901

Une CIGOGNE :
  • symboliserait l’amour envers ses parents.

  • d’or symboliserait la gratitude. 
  • sur champ de sinople symboliserait un citoyen bon.

Deux CIGOGNES dont les cols sont enlacés symboliseraient le commerce de la vie humaine.

d’après le Manuel héraldique ou Clef de l’art du blason »
par L. Foulques-Delanos, Limoges, oct. 1816

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Groupes de Cigognes

Posté par othoharmonie le 6 octobre 2013

Groupes de Cigognes dans CIGOGNE hammerkopf2La famille de la Cigogne blanche, celle des Ciconiidae, est depuis 2008 la seule de l’ordre des Ciconiiformes, qui autrefois comptait notamment certains Pelecaniformes (les hérons, le Bec-en-sabot du Nil et l’Ombrette africaine).

A Madagascar, l’Ombrette possède une « mauvaise réputation » qui dicte aux villageois le respect de sa vie et de son nid.

La petite vingtaine d’espèces actuelles de la famille, qui se distinguent par leurs ailes larges et arrondies, leur queue courte et leur anisodactylie avec les trois doigts antérieurs légèrement palmés, sont réparties en six genres constituant dans trois grands groupes : le premier rassemble les genres Mycteria (quatre tantales) et Anastomus (deux bec-ouverts), le second les grandes espèces des genres Ephippiorhynchus (deux jabirus), Jabiru (du Jabiru d’Amérique) et Leptoptilos (trois marabouts), et le troisième ne compte que le genre Ciconia, des cigognes vraies. Ce dernier groupe contient la Cigogne blanche et six autres espèces actuelles, qui se caractérisent par leurs becs droits et pointus et leur plumage principalement noir et blanc.

Photo de cigogneLes espèces les plus proches de la Cigogne blanche sont la grande Cigogne orientale (Ciconia boyciana) d’Asie de l’Est, qui était autrefois considérée comme une sous-espèce de Ciconia ciconia, et la Cigogne maguari (C. maguari), d’Amérique du Sud. Ces relations au sein du genre Ciconia sont à la fois appuyées par des similitudes comportementales et par des études biochimique, avec l’analyse des séquences du gène du cytochrome b mitochondrial et par l’hybridation ADN.

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La Cigogne blanche et l’homme

Posté par othoharmonie le 6 octobre 2013

La Cigogne blanche et l'homme dans CIGOGNE 220px-victorianpostcardBirdLife International estime que la population mondiale compte 500 000 à 520 000 individus adultes, se répartissant sur une aire extrêmement vaste de 6 320 000 km2, et avec des effectifs probablement en augmentation. Une importante population de cigognes blanches se reproduit en Europe centrale et de l’Est : lors d’un recensement en 2004-2005, dans 28 pays représentant 88 % de la population mondiale, on dénombre 52 500 couples reproducteurs en Pologne, 30 000 en Ukraine, 20 000 en Biélorussie, 13 000 paires en Lituanie (soit la plus forte densité de population), 10 700 en Lettonie, et 10 200 en Russie ; il y a alors environ 5 500 couples en Roumanie, 5 300 en Hongrie et près de 4 956 en Bulgarie. En Allemagne, la majorité des 4 482 couples reproducteurs se trouvent dans l’Est du pays, en particulier dans les länder de Brandebourg et de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale (respectivement 1 296 et 863 couples comptés en 2008).

En dehors de l’Espagne et du Portugal (respectivement 33 217 et 7 684 couples en 2004-2005), les populations du Sud et de l’Ouest de l’Europe sont généralement beaucoup moins stables ; la population danoise ne compte par exemple que trois paires en 2005. Dans l’Est de la région méditerranéenne la Turquie abrite une population non négligeable de 6 195 couples reproducteurs, et la Grèce de 2 139 couples en 2004-2005. En Europe occidentale, la Cigogne blanche reste un oiseau rare, malgré les efforts de conservation. En 2004 les Pays-Bas comptent 528 couples reproducteurs, et 700 en 2008 ; la France en compte 973 en 2004, chiffre porté à 1 750 en 2011. En 2008, il y avait 601 couples reproducteurs en Arménie.

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Protection de la Cigogne

Posté par othoharmonie le 6 octobre 2013

Protection de la Cigogne dans CIGOGNE 220px-storks_in_cerceda_community_of_madrid_spain_01L’industrialisation et les changements des méthodes agricoles (principalement le drainage des zones humides et la transformation des prairies en cultures notamment maïsicoles) entament le déclin de la Cigogne blanche au XIXe siècle : le dernier individu sauvage en Belgique est vu en 1895, en Suède en 1955, en Suisse en 1950 et aux Pays-Bas en 1991. L’espèce a cependant été réintroduite depuis dans de nombreuses régions. Alors qu’elle était considérée en 1988 comme « quasi menacée » (NT) par l’Union internationale pour la conservation de la nature, elle est depuis 1994 considérée comme de « préoccupation mineure ».

La Cigogne blanche fait partie des espèces concernées par l’Accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie (AEWA). Les signataires de l’accord sont tenus de s’engager dans une grande variété de stratégies de conservation, décrites dans un plan d’action détaillé, et destiné à traiter des questions clés telles que la conservation des espèces et des habitats, la gestion des activités humaines, la recherche et l’éducation, et leur mise en œuvre. Les menaces pesant sur l’espèce comprennent le recul continuel des zones humides, les collisions avec les lignes électriques aériennes, l’utilisation de pesticides persistants (comme le DDT) pour la lutte contre les criquets en Afrique, la mauvaise alimentation dans ces quartiers d’hiver en résultant, ainsi que des sécheresses, enfin la chasse en grande partie illégale sur les itinéraires migratoires et dans les zones d’hivernage. Au Soudan par exemple, il y aurait chaque année 3 000 oiseaux tués par la chasse. La démographie est principalement dépendante du taux de survie des adultes plus que du succès reproducteur.

Dans les années 1980, la population était tombée à moins de neuf couples nicheurs dans toute le haut de la vallée du Rhin, et où la Cigogne blanche était un oiseau emblématique pendant des siècles. Dans cette zone les efforts de conservation ont réussi à accroître la population d’oiseaux jusqu’à 270 couples en 2008, en grande partie grâce aux actions de l’Association pour la Protection et la Réintroduction des Cigognes en Alsace Lorraine (APRECIAL). La réintroduction d’oiseaux élevés en captivité a endigué le recul des effectifs en Italie, aux Pays-Bas et en Suisse. Quelques couples se reproduisent aussi en Afrique du Sud, provenant en général de la population hivernante habituelle.

En Pologne, on a rajouté des plate-formes au dessus de poteaux électriques pour éviter que le grand nid de l’oiseau cause des problèmes de distribution, et les nids sont parfois déplacés d’un poteau électrique à une plate-forme artificielle. L’enterrement des câbles ou des silhouettes de rapaces sur les pylônes sont des stratégies étudiées dans les pays industrialisés pour prévenir les accidents. Aux Pays-Bas les mesures d’introductions d’oiseaux élevés en zoos ont été complétées par des initiatives bénévoles de nourrissage et de construction de nids. Des programmes de réintroduction similaires ont été établis en Suède et en Suisse, où 175 couples se sont reproduits en 2000. La viabilité à long terme de la population suisse n’est pas certaine, le succès reproducteur étant faible et le nourrissage ne paraissant pas donner d’avantages aux couvées.

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Cigogne blanche en France

Posté par othoharmonie le 6 octobre 2013

Photo de 2 cigognesLa Cigogne blanche en France est un animal protégé et hautement symbolique dans certaines parties du pays, notamment en Alsace. L’oiseau est le sujet de quelques légendes, et globalement considéré comme de bon augure. Si l’espèce est courante au Moyen Âge, le changement dans les pratiques agricoles cause un fort déclin et on ne compte par exemple plus que 9 couples nicheurs en Alsace en 1972. Aujourd’hui les plans de réintroduction et de sédentarisation ont ramené les populations françaises hors de danger, les deux départements comptant le plus d’individus étant le Haut-Rhin et la Charente-Maritime.

On comptait en 2010 plus de 1600 couples installés en France et plus de 3000 jeunes à l’envol. Protégés, la destruction des nids ou des individus est passible d’amende ou de prison.

En France des opérations de baguage permettent de suivre les individus. On utilise des bagues Darvik depuis 2001.

Ce bel échassier était jadis la parure estivale des hautes toitures d’Alsace. L’oiseau, devenu symbole de l’Alsace, n’était plus représenté dans cette région française que par une dizaine de couples vers 1975.

En 1974 il ne restait en effet que neuf couples de cigognes blanches en Alsace, l’altération de leurs biotopes ayant fortement contribué à leur disparition. Actuellement, grâce aux ornithologues qui se sont mobilisés pour les sédentariser, aux systèmes de volières de maintien et aux couveuses artificielles, la Cigogne blanche est de retour avec un effectif de 300 couples environ en 2001. Au centre d’Hunawihr, dans le Haut-Rhin, deux cents cigognes évoluent en totale liberté ; et quelques individus sont placés en volière pour intégrer le programme de réintroduction. Il en est de même au parc des cigognes Cigoland à Kintzheim dans le Bas-Rhin. Au bout de trois ans, elles perdent l’instinct de migrer et peuvent être relâchées. Bien nourries, elles ne craignent ni le froid ni la neige.

La Charente-Maritime est le second département français, après le Haut-Rhin, qui compte le plus de couples nicheurs et l’un des plus productifs en matière de nombre de jeunes cigogneaux atteignant le stade de l’envol. Au printemps 2011, le département a abrité 320 couples nicheurs. Contrairement à leurs cousines d’Europe de l’Est, les cigognes de Charente-Maritime évitent les zones urbanisées. Les observations faites de 1995 à 2005 dans ce département ont relevé l’envol de 2577 cigogneaux, pour 1 000 couples installés, dont 865 ayant réussi leur nichée. Avant 1962 les cigognes se contentaient d’y faire escale au cours de leur migration. Le premier couple nicheur a été observé en 1962 et depuis 1978 elles y nichent régulièrement. Dans un premier temps des plateformes artificielles ont été installées dans les marais par les bénévoles du Groupe Ornithologique Aunis-Saintonge. Depuis lors, ces grands oiseaux font également des nids sur les pylônes électriques et sur des arbres, certains pouvant héberger une vingtaine de nids sur leurs branches. Quelques individus ne migrent même plus à la fin de l’été car les marais de Brouage, au climat doux et à la nourriture abondante en hiver, leur conviennent parfaitement.

Dans la région, l’Écrevisse de Louisiane peut composer jusqu’à 95 % du régime alimentaire des cigognes qui contribuent ainsi à limiter la prolifération de cette espèce invasive, menace pour les herbiers aquatiques, les pontes de poissons et les batraciens des marais de la région.

Cigogne blanche en France dans CIGOGNE 280px-54basilique_saint-nicolas-de-port_facade

La présence de la cigogne en Lorraine, au Sud de Nancy, est attestée depuis le moyen-âge, la réintroduction a commencé dans les années 70 avec la réimplantation de couples à proximité de l’étang de Lindre (Moselle).À Saint-Nicolas-de-Port, dont la présence de la cigogne blanche était attestée jusqu’au XX° siècle, bien que parfois de manière plutôt anecdotique sur la grande Basilique Saint-Nicolas a été créé un enclos pour sauver les derniers couples de migrants. Construit dans les années 90, l’enclos était constitué de 4 couples pour repeupler une population résidente quasiment disparue. En 2010, on dénombrait une quarantaine de cigognes à Saint-Nicolas-de-Port. Un couple de cigogne a été également réintroduit à Nancy, au parc de la pépinière, dont le mâle s’est fait remarquer de nombreuses fois en 2003 en se stationnant sur la statue centrale de la célèbre Place Stanislas, une population migrante sera probablement recréée.

La Cigogne blanche niche dans cette région de Picardie depuis le 19ème siècle au moins. Des cas de reproduction sont connus dans les trois départements picards (Aisne, Oise et Somme) mais la population n’est importante que dans l’ouest de la Somme (25 à 30 couples, peut-être davantage, dont 15 en 2012 au Parc Ornithologique du Marquenterre et ses abords immédiats).

Statut de protection

La Cigogne blanche bénéficie d’une protection totale sur le territoire français depuis l’arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire. Elle est inscrite à l’annexe I de la directive Oiseaux de l’Union européenne. Il est donc interdit de la détruire, la mutiler, la capturer ou l’enlever, de la perturber intentionnellement ou de la naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les oeufs et les nids et de détruire, altérer ou dégrader leur milieu. Qu’elle soit vivante ou morte, il est aussi interdit de la transporter, la colporter, l’utiliser, la détenir, la vendre ou l’acheter.

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les attaques de la Cigogne

Posté par othoharmonie le 6 octobre 2013


les attaques de la Cigogne dans CIGOGNE 220px-ciconia_ciconia_-alsace_-france_-8Le plus souvent, la cigogne blanche est active pendant le jour. Elle consacre la nuit au repos, même s’il lui arrive exceptionnellement de faire sa toilette, de s’accoupler ou, quand la clarté de la lune est suffisante, de chasser, nuitamment, mais elle se repose le soir aussi.

Les siestes peuvent avoir lieu à terre, mais, le plus souvent, la cigogne préfère se reposer en restant perchée sur un toit ou sur un arbre. Là encore, le nid demeure le lieu privilégié. Debout sur une de ses pattes, la tête rejetée en arrière, le bec enfoui dans les longues plumes gonflées du cou et reposant sur celui-ci, la cigogne s’octroie une détente complète.

Mais la principale activité des cigognes reste la recherche de nourriture. Elles déambulent à découvert, sans chercher à se cacher. Elles chassent surtout dans les champs, les marais, au bord des fossés et dans tous les lieux humides. Elles aiment l’époque des labours, durant laquelle elles vont jusqu’à suivre les charrues. Après la récolte, elles apprécient beaucoup les chaumes brûlés.

Leurs proies sont essentiellement animales ; l’absorption de végétaux ou de graines est très marginale ; et, sur des décharges à ciel ouvert, elles glanent des déchets comme les charognards. Leur consommation ordinaire couvre pratiquement toute la petite faune terrestre et aquatique, des insectes aux petits mammifères en passant par les mollusques, les poissons, les vers de terre et les amphibiens. Elles chassent souvent à l’affût les petits rongeurs : elles les guettent à la sortie des trous et les transpercent de leur bec dès qu’ils se présentent.

Leur régime dépend des saisons et des conditions climatiques. En Europe centrale par exemple, 60 % des vertébrés consommés sont des petits mammifères, contre 30 % de reptiles ; cette proportion est inversée en Espagne, où serpents et lézards sont nettement plus nombreux. Les études du chercheur hongrois T. Kôrôs montrent l’extraordinaire faculté d’adaptation de la cigogne et, même si, en milieu rural, les insectes constituent sa nourriture dominante, elle modifie son alimentation en fonction des ressources disponibles.

Sur les lieux d’hivernage, les criquets pèlerins constituent l’essentiel du régime alimentaire des cigognes, qui contribuent ainsi à l’élimination de ce véritable fléau des cultures africaines.

Enfin, les cigognes sont attirées par les feux de brousse ou de savane dont les flammes débusquent une multitude de proies.

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Bec-en-sabot du Nil ou la cigogne

Posté par othoharmonie le 5 octobre 2013


Bec-en-sabot du Nil ou la cigogne dans CIGOGNE balaeniceps_rex_qtl1Le Bec-en-sabot du Nil ou Abu-Markub (père du soulier) pour les Arabes du Soudan, est une espèce d’oiseau massif. C’est la seule espèce du genre Balaeniceps et de la famille Balaenicipitidae. Ainsi nommé à cause de son bec qui est aussi gros, voire plus gros que sa tête, cet oiseau est un échassier au même titre que la cigogne ou le héron. Il est actuellement menacé par la destruction de son habitat naturel.

Le Bec-en-sabot est un grand échassier (100 à 120 cm) à longues pattes sombres et au bec énorme. Son envergure peut atteindre 2,30 m. Il pèse de 4 à 7 kg. Il n’y a pas de réel dimorphisme sexuel chez cette espèce : le mâle est juste un peu plus gros que la femelle et a un bec plus long. De même, il n’y a guère de différence entre le plumage nuptial et le plumage habituel.

Le plumage chez les adultes des deux sexes est gris, légèrement bleuté, à l’aspect granité. Les plumes principales sont noires à l’extrémité; les plumes secondaires peuvent présenter des reflets verdâtres. Le dessous de l’oiseau est légèrement plus clair que le dessus. Le Bec-en-sabot présente, sur l’arrière de la tête, une petite touffe de plumes qu’il peut ériger comme une crête. Les jeunes sont légèrement plus gris que les adultes.

Le bec est la principale caractéristique de l’espèce, car il ressemble à un sabot de couleur jaunâtre ou rosée; il est taché de points sombres, grisâtres, et a des dimensions de 23 x 10 cm environ. La forme du bec apparaît, en fait, très adaptée à la pêche en eaux troubles, peu profondes et encombrées de végétaux. Au lieu de harponner à la manière des hérons, le bec-en-sabot écope à l’horizontale. Il arrache ainsi du marais une véritable pelletée de matériaux où frétille la proie visée. Le crochet qui arme sa mandibule supérieure lui sert à pincer sa prise, les bords tranchants à la découper.

Les yeux sont grands et de couleur jaunâtre ou gris-blanc; situés sur le devant de la tête, ils confèrent au Bec-en-sabot une vision binoculaire. Les pattes sont longues et sombres, les orteils sont très longs et non palmés.

Les bec-en-sabot sont généralement silencieux, mais ils émettent souvent des claquements de bec, surtout lorsque les adultes s’accueillent au nid. Les adultes peuvent aussi émettre des bruits un peu hennissants ou ressemblant à des meuglements. Les petits, lorsqu’ils mendient de la nourriture, émettent un bruit ressemblant à un hoquet.

Cet oiseau n’est pas migrateur, mais si les sources de nourriture sont insuffisantes, il peut accomplir des déplacements saisonniers entre les zones de nidification et les zones de nourrissage. Il vole avec le cou rétracté. Son vol est lent. Il est capable de pratiquer le vol plané et d’utiliser les courants ascendants.

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la cigogne de l’Oracle Gé

Posté par othoharmonie le 5 octobre 2013


Carte 18/ La Cigogne

Cette carte est une des cartes riches à double signification car elle peut se lire dans les deux sens. A l’endroit, c’est une carte positive, elle signifie la maternité, la grossesse, la naissance, l’arrivée d’un enfant. Les cartes accompagnant le tirage préciseront le sexe de l’enfant. A l’envers, c’est une carte négative, qui annonce une grossesse à risque, difficile, peut-être avant terme.

 la cigogne de l’Oracle Gé dans CIGOGNE images-15-156x300

Cette carte est une des cartes riches à double signification car elle peut se lire dans les deux sens. A l’endroit, c’est une carte positive, elle signifie la maternité, la grossesse, la naissance, l’arrivée d’un enfant. Les cartes accompagnant le tirage préciseront le sexe de l’enfant. A l’envers, c’est une carte négative, qui annonce une grossesse à risque, difficile, peut-être avant terme.

Description de la carte

Sur un fond rose dense, et un sol jaune, une magnifique cigogne, symbole du convoyeur des bébés, se tient dressée sur ses pattes.

Au niveau affectif

Cette carte annonce un renouveau, soit une nouvelle rencontre, soit un nouveau départ pour le couple.

Au niveau professionnel

Elle annonce un nouveau poste, une modification des attributions sans remettre en cause la fonction. Pour ceux qui recherchent un emploi, cette carte dans un tirage assure un aboutissement aux démarches entreprises, et cela dans de brefs délais. Elle symbolise aussi toutes les professions ayant trait à l’enfance et ce qui s’y rattache : sage-femme, puéricultrice, assistante maternelle.

Au niveau santé

Elle indique simplement une grossesse. Si vous n’êtes pas concerné, elle peut indiquer des petits problèmes gynécologiques.

Au niveau spirituel

Cette annonce de grossesse peut revêtir une valeur purement symbolique : vous êtes enceinte de connaissances que vous brûlez de communiquer. Les autres cartes du tirage indiqueront si le moment est bien choisi, ou si l’accouchement symbolique de votre nouveau moi est proche. Il est à remarquer que la cigogne de la carte n’est pas en vol, ni même posée sur un nid sur le toit. Ses pattes sont fermement ancrées dans le sol, ce qui signifie que la voie à suivre sera rendue possible qu’en gardant le sens des réalités matérielles.

Au niveau personnalité

Elle annonce un caractère perfectionniste, qui veut toujours connaître plus.

Mots-clés

A l’endroit : grossesse, maternité, naissance, enfant.
A l’envers : grossesse difficile et à risque, accouchement prématuré.

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La Cigogne Messagère

Posté par othoharmonie le 5 octobre 2013

La Cigogne Messagère dans CIGOGNE images-131

Elle m’a tout de suite fait sourire celle-là… Influence positive, annonce du nouveau,, une naissance, un nouveau projet.
Carte positive.

Bonne carte, notion de projets physiques comme symboliques (grossesse comme projets en route). A l’envers, projets contrariés.

Affectif : 
Grossesse, couple qui fait des projets (d’installation par ex avec le foyer, de déménagement par ex avec la ville etc.) ou bien tout simplement une rencontre prometteuse de bien des choses.
Heureux événement (naissance) que ce soit pour le consultant lui-même ou dans son entourage.
Naissance ou grossesse à l’horizon… formation d’une famille.

Professionnel : 
Nouveau projet très positif qui nous vient par nos efforts. Domaine de la santé des enfants.
Sage-femme, accoucheur, métier lié à l’enfant, changement radical de métier, personne travaillant avec le consultant qui va avoir un enfant.
Des projets qui se mettent en route, enfin selon l’entourage et le sens de la cigogne. Je rajouterais pour avoir eu le cas dans un tirage qu’une grossesse peut vous gêner dans votre vie professionnelle (comme par exemple arrêt maternité ou quelque chose dans ce goût là).

Santé : 
Grossesse, bonne santé.
Accouchement, amélioration.
Bonne santé, encore une fois naissance.

Personnalité : 
Personne très généreuse qui donne beaucoup, qui aide à pousser nos projets de l’avant.
Personne aimante, qui aide les autres, personne infantile (qui se comporte comme en enfance).
Personne qui a de nombreux projets en tête, qui court partout, dynamique, une vie remplie.

Spiritualité : 
Un développement personnel et spirituel à venir. Des nouvelles à venir, un don ?
Naissance de la spiritualité.
Découverte d’une spiritualité très saine et très naturelle, cycle de vie.

Ce qu’en dit Gérard Barbier (résumé)

images-14 dans CIGOGNEUne cigogne : influence positive à l’endroit, négative à l’envers.
A l’endroit cette carte symbolise une grossesse, une naissance car on dit toujours que les bébés arrivent par les cigognes. Les cartes voisines préciseront pour qui est cette grossesse et quel sera le sexe de l’enfant à venir. Cette grossesse peut également revêtir une valeur purement symbolique. Vous êtes enceinte de vous-même ou de connaissances que vous brûlez de communiquer. Les cartes voisines vous indiqueront si le moment est bien choisi pour faire partager votre savoir, ou si l’accouchement de votre nouveau moi est proche.

La carte peut également symboliser l’accoucheur d’âmes, celui qui vous permet de devenir vous-même. Nul doute que vous le rencontrerez su vous avez effectué une partie du chemin. Il est à noter cependant que la cigogne n’est pas en vol, ni même posée sur un toit. Ses pattes sont fermement ancrées dans le sol, ce qui signifie que la voie à laquelle vous aspirez ne sera rendue possible que si vous que si vous gardez le sens des réalités matérielles. Autrement, vous risqueriez fort de vous trouvez désorienté, déboussolé par vos expériences.

A l’envers, elle signifie que la grossesse annoncée sera difficile, avec des risques, ou avant terme.
Avec la carte n°39 LE RAT, elle annoncera une grossesse pénible et/ou maladie de la mère.
Avec la carte n°58 LA MORT, elle annoncera une grossesse qui n’aboutira pas, fausse couche ou avortement.

Au niveau affectif : cette lame annonce avant tout un renouveau dans votre vie sentimentale, soit par une nouvelle rencontre, soit un nouveau départ avec votre partenaire. Les cartes voisines préciseront le sens et le résultat de ce changement.

Au niveau professionnel : cette carte annonce un nouveau poste, une petite modification dans votre travail actuel sans pour autant changer totalement de poste. Si vous êtes en ce moment à la recherche d’un emploi, il y aura aboutissement dans vos démarches et ce assez rapidement. Cette carte symbolise également toutes les professions ayant attrait à l’enfance et ce qui s’y rattache tel que sage-femme, puéricultrice, assistante maternelle…

Au niveau santé : cette lame indique uniquement une grossesse sur le plan santé ou bien quelques soucis gynécologiques si les cartes voisines en précisent le sens.

Au niveau personnalité : cette carte annonce un caractère qui ne cesse de vouloir aller plus loin dans tout ce qu’il peut entreprendre, une personne qui étudie et est en recherche constante du meilleur pour elle-même et pour ses proches.

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Parabole du témoignage d’une cigogne

Posté par othoharmonie le 5 octobre 2013


Parabole du témoignage d’une cigogne dans CIGOGNE images-111A Tazrouk, dans le Hoggar, les Petits Frères avaient une fraternité chez les anciens esclaves des Touaregs, familles pauvres qui vivaient en cultivant le long de l’oued un peu de blé et quelques légumes. C’était un lieu de paix que cet oued de Tazrouk et nos frères y avaient aussi leur jardin qu’ils travaillaient. Mais que de difficultés pour arriver à tirer quelque chose du sable ! Quand on avait de l’eau, les sauterelles arrivaient ; si l’on échappait aux sauterelles, on avait les chenilles. Et des lapins venaient des alentours pour faire place nette, dévorant le peu de verdure que nous avions obtenu à grand-peine. Il nous fallait alors poser des pièges qui nous procuraient un peu de viande, appréciable lorsque ce n’était pas du renard ou du chacal.

Un soir, un vol de cigognes se dirigeant vers le nord arriva dans le ciel de Tazrouk : c’était le printemps. En décrivant de larges cercles, le vol descendit sur l’oued pour y passer la nuit. Cherchant un point d’atterrissage, une belle cigogne femelle alla mettre ses pattes dans une de nos trappes. Elle passa la nuit à perdre son sang et lorsqu’à l’aube, les Petits Frères s’aperçurent de sa présence, c’était trop tard. Elle mourut le jour même et nous l’enterrâmes sur les rives de l’oued.

Alors le drame commença, drame qui nous toucha tous profondément. Le vol de cigognes était reparti vers le nord, mais le compagnon de l’oiseau mort resta dans l’oued. Le même soir, nous le vîmes descendre près du jardin, à l’endroit même où sa compagne avait été prise, tourner, tourner en gémissant et en la cherchant. Cela dura jusqu’au coucher du soleil.

Le lendemain, la scène se répéta. Le vol de cigognes avait peut-être atteint la Méditerranée et la pauvre bête était encore là, cherchant sa compagne. Elle resta toute l’année. Chaque jour, elle partait en quête de nourriture et on la voyait au coucher du soleil se profiler sur le ciel au-dessus du jardin et descendre en gémissant, chercher l’absente et dormir sur le sable là où elle sentait peut-être encore le sang de sa compagne.

Les Frères s’habituèrent à la cigogne, et la cigogne s’habitua aux Frères. Elle entrait dans le jardin et venait prendre quelque morceau de viande ou de pain trempé que les frères lui tendaient. N’était-ce pas émouvant de voir cette créature sensible à l’amour et aux caresses des frères qui, se sentant responsables de son veuvage, multipliaient leurs attentions à son égard. Je me souviens de son regard, de sa manière de pencher la tête de côté, du mouvement régulier de son grand bec, de sa façon de me fixer comme pour essayer de me comprendre et sortir enfin de sa solitude. Moi aussi, j’essayais de la comprendre, mais je restais moi-même, et elle resta cigogne. Je demeurais dans mes limites tout comme elle demeurait dans les siennes. Et ces limites étaient déterminées par la nature. C’était l’incommunicabilité.

Et, cependant, ce migrateur avait fait et savait faire des choses extraordinaires, des choses que moi-même je n’aurais jamais été capable de faire. Il était parti des pays chauds, du Mali peut-être ou du Niger, il avait parcouru des centaines de et des centaines de kilomètres sans boussole, sans radar, il était capable de continuer son voyage sans carte géographique et d’aller retrouver le clocher ou la cheminée de l’année précédente, pour y faire son nid. Et cependant… avec toute sa science de capitaine au long cours, il n’aurait pas pu lire mon alphabet, ni interpréter le son de ma voix.

Le printemps suivant, un autre vol de cigognes arriva sur l’oued de Tazrouk. Notre amie, cette fois, se joignit à lui et elle repartit vers le Nord. J’ai souvent pensé à cette cigogne pour trouver …

Extrait de : CARRETTO Carlo, Au-delà des choses. Collection « Témoignages 13 », Editions Paulines, 1971 (2e édition), pp. 71-73.

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Bibliographie de la Cigogne

Posté par othoharmonie le 5 octobre 2013


Bibliographie de la Cigogne dans CIGOGNE cb-236x300http://www.pecheur.com/achat-livre-les-cigognes-10761.html

http://www.lescigognes.net/bibliographie.html

http://www.lechoixdeslibraires.com/livre-31704-les-cigognes-savaient.htm

  •  François Haverschmidt, The Life of the White Stork, Leyde, E. J. Brill, 1949 [lire en ligne
  • Willem Van den Bossche, Eastern European White Stork Populations: Migration Studies and Elaboration of Conservation Measures, Bonn, German Federal Agency for Nature Conservation, 2002 [lire en ligne
  •  Michel Cuisin (dir.), Les cigognes, Éditions Artemis, coll. « Portraits sauvages », 2005, 62 p. ([lire en ligne
  • Encyclopédie Larousse, « cigogne blanche » sur larousse.fr, Éditions Larousse. Consulté le 2 mars 2012
  1. UICN, consulté le 2 mars 2012
  2. Cramp (1977), p. 3
  3. Encyclopédie Larousse, « Signes particuliers – Pattes »
  4. Elliott (1992), p. 437

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