LA CIGOGNE DU VERSEAU

Posté par othoharmonie le 28 octobre 2013

 

 LA CIGOGNE DU VERSEAU dans CIGOGNE images1La cigogne est très généralement un oiseau de bon augure, à part dans le Lévitique où elle se trouve qualifiée « d’immonde ». Elle est aussi symbole de piété filiale car 400 ans avant Jésus-Christ les Grecs associaient la cigogne qu’ils nommaient « pelargos » à ce respect des parents parce qu’elle les nourrissait alors qu’ils étaient vieillissants. De là découla le nom de la loi « Pelargonia » qui obligeait les enfants à s’occuper de leurs parents.

Dans certaines régions, on assure que la cigogne apporte les enfants, ce qui pourrait être en rapport ave ses mœurs d’oiseau migrateur, son retour correspondant au réveil de la nature. C’est sans doute dans la même perspective et pour la même raison, qu’on lui prête le pouvoir, par son seul regard, d’être cause de la conception. C’est d’ailleurs en février qu’elle marque son grand retour, c’est-à-dire dans le mois du Verseau. Par ailleurs, l’attitude de cet oiseau, dressé immobile et souvent solitaire sur un seul pied, en fait un des symboles de la contemplation. En Extrême-Orient, et notamment au Japon, la cigogne se confond avec la grue et apparaît comme un symbole d’immortalité.

En Europe, avoir un nid de cigognes sur le toit de sa maison porterait chance. Par ailleurs, comme elle n’oublie jamais où se trouve son nid, la cigogne symbolise la constance.

Une autre croyance voudrait qu’elle ait volé autour de Jésus lors de sa crucifixion. Elle serait ainsi devenue un symbole de résurrection, de régénération. C’est pourquoi la cigogne qui vole au-dessus d’une maison ou y construit son nid serait annonciatrice d’une future naissance. On entend dire encore : « Si une cigogne s’est posée sur votre maison, elle devient votre porte-bonheur dans presque tous les domaines : fécondité et fidélité d’abord, mais également richesse, santé, protection contre la foudre, bénédiction de la ville entière où elle a élu domicile. Cette quantité de vertus lui a sans doute été attribuée dans les siècles passés parce qu’elle débarrassait les champs et marécages des serpents et d’autres animaux peu appréciés par la population ».

La cigogne est encore symbole de longévité. On lui prête de pouvoir atteindre un âge fabuleux. Mais alors qu’elle arrive à six cents ans, elle ne mange plus, se contentant pour vivre de boire et, après deux mille ans, elle devient toute noire. Elle est, avec le lièvre et le corbeau, un animal cher aux alchimistes taoïstes.

Au Maroc aussi, la croyance populaire considérait la cigogne comme un porte-bonheur. Une légende marocaine assure que la cigogne serait un imam, un homme saint habillé de deux burnous, l’un noir et l’autre blanc. « Un jour, en plein Sahara, l’eau nécessaire à ses ablutions vint à manquer à l’imam. Pour ne pas manquer la prière, il utilisa le petit lait pour faire sa toilette commettant ainsi un grave péché car le petit lait était béni du fait de sa rareté en ce lieu désertique. Alors le Tout Puissant le métamorphosa en cigogne et l’expédia au Maroc pour expier son péché ».

Il est un petit conte intitulé « les Cigognes » d’Hans Christian Andersen, célèbre pour sa petite sirène, qui reprend une légende célèbre dans le nord de l’Europe assurant que c’est la cigogne blanche qui apportait les bébés aux jeunes parents. On retrouve cette hypothèse dans le poème d’un Allemand, Jean-Frédéric Wentzel, en 1840. Cependant, les premières légendes européennes sont bien plus anciennes, comme on vient de le voir.

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Quoi qu’il en soit, le folklore allemand est plein d’histoires rapportant que les cigognes trouvaient les bébés dans des grottes ou des marais et qu’elles les apportaient dans un panier, arrimé sur leur dos ou tenu dans leur bec, qu’elle déposait dans les maisons. Dans les grottes se trouvaient des « pierres de cigogne » où se trouvaient les enfants, mais il existait aussi des « fontaines aux enfants ».

Une légende de la fin du XIXe siècle raconte d’ailleurs que le « puits aux enfants de la cathédrale de Strasbourg conduirait à un lac souterrain sur lequel, à bord de sa barque, un gnome à barbe blanche pêcherait les âmes des enfants avec un filet d’or ».

On racontait encore que les nouveau-nés étaient remis à la mère ou lâchés dans la cheminée, ce qui semble un peu rude. Les couples désirant un enfant devaient avertir la cigogne en plaçant quelques friandises sur le rebord de la fenêtre pour la cigogne. Cette légende a, comme la cigogne, parcouru le monde et se raconte aussi bien en Amérique du Sud qu’aux Philippines.

Toujours dans le folklore germanique, la déesse Holda donne vie aux nouveau-nés à partir des âmes des défunts et la cigogne est chargée d’apporter les enfants à leurs parents. Dans la mythologie slave, la cigogne fait naître les âmes en les apportant du paradis jusqu’à la Terre, au printemps et en été. D’ailleurs, les Néerlandais ne s’y trompent pas puisqu’ils appellent la cigogne « transporteur d’âmes ». Pour en revenir aux Slaves, ils voyaient la cigogne comme un porte-bonheur et tuer cet oiseau portait malheur. Enfin, la cigogne aurait influencé jusqu’à l’origine même des enfants. C’est ainsi qu’on affirmait aux enfants d’esclaves afro-américains que les bébés blancs étaient apportés par les cigognes tandis que les bébés noirs naissaient à partir d’œufs de buses. En Orient, on soutenait qu’un simple regard de la cigogne suffisait pour rendre une femme enceinte. Le caractère durable du mythe de la cigogne et du nouveau-né est lié fait qu’il remédie à la difficulté de parler de sexe et de procréation aux jeunes enfants.

En Grèce, la cigogne était consacrée à Héra, la déesse de l’enfantement et dans la mythologie grecque, Antigone, fille de Laomédon roi de Troie, pour avoir osé comparer sa propre beauté à celle d’Héra, vit ses cheveux changés en serpents. Mais les dieux prirent pitié d’elle et la changèrent en cigogne et comme chacun sait, les cigognes mangent les serpents, ce qui les rend utiles et bénéfiques.

Enfin, si la cigogne a été choisie pour apporter les bébés, c’est sans doute en raison de son plumage blanc symbolisant la pureté, de sa taille aussi puisqu’elle est assez grande pour transporter un nouveau-né, ou encore son vol à haute altitude, un vol entre Terre et Ciel en quelque sorte…

Et pourtant le folklore autour de la cigogne blanche et pure connait aussi des détracteurs. En effet, il existe un conte polonais qui affirme que Dieu a fait le blanc plumage de l’oiseau, mais que le diable y a ajouté le noir des ailes. La cigogne aurait donc des instincts ni toujours bons, ni forcément mauvais. Par exemple, en Allemagne, on expliquait que les nouveau-nés handicapés ou mort-nés avaient été lâchés accidentellement par la cigogne, ou comme punition pour des actes peu honorables des parents dans leur passé. De même, les angiomes de naissance portent le nom de « morsure de la cigogne ». Les mères obligées de rester allongées avant l’accouchement sont dites « becquées » par la cigogne.

Dans l’Angleterre du Moyen Age, la cigogne était associée à l’adultère, peut-être à cause de ses parades nuptiales un peu trop démonstratives. Sa toilette et ses postures étaient interprétées comme de la fatuité. Alors la cigogne pouvait réprimander les femmes infidèles et l’attaquer avec des coups de bec. Seules les femmes étaient concernées par ce comportement moraliste.

Même si les légendes ont la vie dure, il n’en va pas autant de celle des cigognes. En effet, alors qu’en 1900 les cigognes se comptaient par milliers en Alsace, il n’en restait que deux couples en 1982. Les lignes à haute tension, la sécheresse, sa chasse au Mali, ainsi que l’emploi de pesticides très puissants visant à l’élimination des criquets furent les causes majeures de la disparition des cigognes. C’est pourquoi qu’il fut créé, en 1976, le Centre de Réintroduction des cigognes et des loutres, en Alsace, sur la route des vins, au cœur d’anciens marais. Il se trouve dans le petit village d’Hunawihr, près de Riquewihr et de Ribeauvillé. Ce parc abrite en permanence plus de 150 cigognes et une soixantaine de couples niche dans le parc. La population peut atteindre jusqu’à 250 oiseaux après la naissance des petits cigogneaux. Les cigognes y vivent en liberté quelle que soit la période de l’année, en pleine activité : construction des nids, accouplement, élevage des petits, vol en plein ciel… Vue les périls que attendent les cigognes pendant leur migration, le Parc a pour but de leur enlever l’instinct migratoire tout en leur permettant de voler et de se reproduire sur les villages alsaciens dès que cet instinct a disparu.

Cependant, l’oiseau et l’oiseau Verseau dont la liberté est la raison de vivre peut-il se complaire dans cet encadrement, même si c’est pour son bien.

D’Alsace, la légende de la cigogne s’est répandue dans toute la France et au-delà des frontières. Aujourd’hui, l’oiseau migrateur tient toujours une place de choix sur les faire-part de naissance et dans l’imaginaire populaire.

Enfin, dans l’interprétation des rêves, lorsqu’on voit une cigogne en songe, on dit que la cigogne n’apporte pas le bébé, mais qu’elle l’emporte. La cigogne serait le complément du verbe quitter, se sauver, dans le sens de sauvegarde. Ce rêve aurait une connotation spécifique qui exprime le besoin de prendre de la distance, de se placer hors d’atteinte d’une souffrance.

Pour d’autres interprètes des rêves de cigogne, celle-ci serait messagère de renouveau avec ce nouveau-né qu’elle apporte dans son bec tout comme son arrivée annonce le printemps. La voir en rêve serait un signe positif de renouvellement. C’est un oiseau messager qui annonce une nouvelle phase de vie en cours.

Source : Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins

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l’effet cigogne

Posté par othoharmonie le 28 octobre 2013

 

 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsPar exemple, dans les communes qui abritent des cigognes, le taux de natalité est plus élevé que dans l’ensemble du pays.

Conclusion : les cigognes apportent les bébés !

Voici une explication plus probable : les cigognes nichent de préférence dans les villages plutôt que dans les grandes agglomérations, et il se trouve que la natalité est plus forte en milieu rural que dans les villes.

Voilà pourquoi l’on nomme « effet cigogne » cette tendance à confondre corrélation et causalité.

 Corrélation

Deux événements (appelons les X et Y) sont corrélés si l’on observe une dépendance, une relation entre les deux. Par exemple, le nombre de cheveux d’un homme a tendance à diminuer avec l’âge : âge et nombre de cheveux sont donc corrélés.

 Corrélation ou causalité ?

Une erreur de raisonnement courante consiste à dire : « X et Y sont corrélés, donc X cause Y ». On confond alors corrélation et causalité car en réalité, il se pourrait aussi que Y cause X, ou bien que X et Y aient une cause commune Z, ou encore que X et Y soient accidentellement liés mais n’aient aucun lien de causalité.


Quelques exemples… 

  • L’un sur l’exemple de la lune rousse (voir ici)
  • L’autre plus transversal, avec illustration sur le chat du Dr House (voir )

Voici quelques effets « cigogne » classiques pour illustrer vos démonstrations.

 Le fait de dormir avec des chaussures est corrélé au fait de se réveiller avec le mal de tête. Peut-on en conclure que dormir avec des chaussures fait mal à la tête ? Une explication plus vraisemblable est que ces deux événements font suite à des soirées trop arrosées…

Les climatologues ne peuvent nier le phénomène : plus la température globale de la planète augmente, plus les sous-vêtements féminins  rétrécissent. Peut-on en conclure que le réchauffement climatique entraîne la diminution de la taille des culottes ? Il semble pourtant que la véritable explication soit à chercher du côté de la mode…

  • Note : des doctorants-moniteurs ont réalisé des Zétéclips sur l’effet cigogne.

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La cigogne bien connue

Posté par othoharmonie le 28 octobre 2013

 

La cigogne bien connue dans CIGOGNE 253px-ciconia_episcopus_neglecta_akaCiconia est un genre d’oiseaux échassiers migrateurs appartenant à la famille des Ciconiidés et tous appelés cigognes. Il existe plusieurs espèces, les deux plus connues étant la Cigogne blanche  , et dans une moindre mesure la Cigogne noire. Le petit est appelé cigogneau.

Les espèces de ce genre se caractérisent par leurs becs droits et pointus et leur plumage principalement noir et blanc. Ce sont de grands échassiers, d’environ 1un mètre de haut et 1,80 m d’envergure avec un long bec. Les jeunes sont de couleur plus brune et discrète que les adultes. Les cigognes n’ont pas de muscle trachéo-bronchial autour du syrinx et ne peuvent ni chanter ni crier, et communiquent entre elles en claquant du bec : il s’agit du craquètement.

Les cigognes sont des oiseaux grégaires qui se reproduisent en colonies. Les couples monogames sont formés pour la vie. Ils construisent généralement des nids de branchages dans les arbres, bien que la Cigogne maguari niche au sol et que trois espèces au moins installent leurs nids sur les habitations ou autres constructions humaines. L’une de ces dernières, la Cigogne blanche (Ciconia ciconia) est la plus connue et tout un cortège de légendes et de folklore est associé à ce visiteur familier de l’Europe.

Ces échassiers se nourrissent de grenouilles, d’oisillons, de lézards, de petits rongeurs, d’écrevisses, etc.

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Cigogne noire

Posté par othoharmonie le 26 octobre 2013


Cigogne noire dans CIGOGNE 220px-ciconia_nigra_5_young_marek_szczepanekLa Cigogne noire est une espèce d’oiseaux de la famille des Ciconiidae, vivant en Eurasie et en Afrique. Elle est plus petite et plus farouche que sa cousine, la Cigogne blanche et peut vivre jusqu’à 20 ans.

Elle pèse entre 2,5 à 3 kg. Son envergure varie entre 110 à 145 cm.

On reconnait la cigogne noire par son plumage presque totalement noir à reflets verts et pourpres. Seul son ventre, le bas de sa poitrine et ses aisselles sont blancs. Ses pattes sont longues et de couleur rouge. Sa petite tête se termine par un long bec rouge vif, qui s’affine progressivement pour finir en pointe. Son regard est souligné par une tache rouge autour de l’œil. Le plumage des deux sexes est identique. La cigogne noire et un peu plus petite que la cigogne blanche.

Le cigogneau est nettement moins coloré que les adultes. Son plumage est blanc ou noir terne, avec le bec et les pattes sombres.

La Cigogne noire craque, craquette, claquette, glottore. La cigogne noire est très expressive, possédant plusieurs notes au son guttural, très variables. Lorsqu’un intrus s’approche de son nid, elle émet des sons aigus.

Fin mars, les cigognes noires effectuent une parade nuptiale. Les oiseaux accomplissent un étrange cérémonial, en bougeant le cou d’un côté à l’autre en le faisant onduler comme un serpent. En même temps, la queue se déploie en éventail et on peut voir les plumes blanches de sa base. Le couple effectue également de grands vols nuptiaux. À la fin de la reproduction, elle abandonne l’endroit où elle niche.

La cigogne noire se nourrit de poissons, d’insectes, de coquillages, de batraciens, de petits reptiles, d’oiseaux, de mammifères et de crabes. Pour attraper certaines de ses proies, elle va dans les eaux peu profondes et les sondes, puis elle attrape sa proie en la transperçant avec son bec.

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Reproduction de la Cigogne Noire

Posté par othoharmonie le 26 octobre 2013

 

Reproduction de la Cigogne Noire dans CIGOGNE ciconia_nigra_-kruger_national_park-81La cigogne noire revient dans le même nid chaque année. C’est un nid volumineux fait avec des matériaux trouvés sur place, composé de branches et branchettes, tapissé de mousse, d’herbe et de feuilles, mélangé avec de la terre. Le nid se situe dans les épais bosquets de hêtres, chênes et pins, et plus fréquemment sur les corniches des falaises, toujours près de l’eau, d’une zone ouverte, à au moins une douzaine de mètres du sol.

La femelle pond 3 à 5 œufs blancs. L’incubation dure de 38 à 42 jours, et est assurée par le couple. Les jeunes sont nourris par les deux parents qui régurgitent de la nourriture dans le nid. Les petits quittent le nid aux alentours de 65 à 70 jours.

La cigogne noire niche dans l’est de l’Europe et dans la péninsule Ibérique près de points d’eau douce. Contrairement à la cigogne blanche, la cigogne noire est un habitant timide d’anciennes forêts fermées qui renferment des étangs et des ruisseaux. Cependant, dans certaines régions (Estrémadure, en Espagne par exemple) elle utilise des rochers pour établir son nid. Malgré sa grande zone de répartition géographique, on ne distingue pas de sous-espèce.

La cigogne noire migre pour l’hiver vers l’Afrique et l’Inde. Les jeunes partent plus tôt que les adultes. Seule la population de la péninsule ibérique reste sur place. Elle vole dans des courants d’air chaud pour faciliter le vol sur de longues distances. Elles traversent la Méditerranée et passent par le col du Bosphore. Elles parcourent entre 200 et 300 kilomètres par jour, mais cela peut aller jusqu’à 500 kilomètres.

Les cigognes migrent à partir du milieu du mois d’août jusqu’à la fin du mois de septembre, puis reviennent au milieu du mois de mars. Suivant leurs trajectoires, les cigognes noires migrent vers la Tunisie, au Nigeria ou au Mali.

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histoire de Cigogne

Posté par othoharmonie le 26 octobre 2013

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Trois cigognes se rencontrent, et bavardent :

-          Tu vas où toi ?

-          Hoo, je vais chez un couple qui essaye d’avoir un enfant depuis 10 ans… Je leur apporte une petite fille.

-          C’est cool : Et toi ?

-          Je vais chez une dame qui n’a jamais eu d’enfant. Je lui apporte un petit garçon !

-          C’est bien, je suis sûr qu’elle va être vraiment heureuse.

-          Et toi ? demandent les deux premières à la troisième cigogne.

-          Moi ? Je vais juste là à côté, au couvent.

-          Au couvent ?

-          Oui. Je n leur apporte jamais rien, mais j’adore leur faire peur….

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Dénominations de Cigognes

Posté par othoharmonie le 26 octobre 2013

 

Dénominations de Cigognes dans CIGOGNE 320px-ciconia_nigra_-eastern_ardennes_belgiumLa Cigogne noire fait partie des nombreuses espèces d’oiseaux décrites par le naturaliste suédois Carl von Linné dans la dixième édition de son Systema Naturae parue en 1758, et où il lui donne pour protonyme le binôme de Ardea nigra. L’espèce est reclassée en 1760 et de manière définitive par le zoologiste français Mathurin Jacques Brisson dans un nouveau genre, Ciconia. Le nom de genre, Ciconia, vient du mot latin pour « cigogne », cĭcōnĭa, initialement retrouvé dans les œuvres d’Horace et d’Ovide ; nigra était quant à lui le mot latin pour « noir ».

Aucune sous-espèce n’est distinguée.

La famille de la Cigogne noire, celle des Ciconiidae, est depuis 2008 la seule de l’ordre des Ciconiiformes, qui autrefois comptait notamment certains Pélécaniformes (les hérons, le Bec-en-sabot du Nil et l’Ombrette africaine). La petite vingtaine d’espèces actuelles de la famille, qui se distinguent par leurs ailes larges et arrondies, leur queue courte et leur anisodactylie avec les trois doigts antérieurs légèrement palmés, sont réparties en six genres constituant dans trois grands groupes : le premier rassemble les genres Mycteria (quatre tantales) et Anastomus (deux bec-ouverts), le second les grandes espèces des genres Ephippiorhynchus (deux jabirus), Jabiru (du Jabiru d’Amérique) et Leptoptilos (trois marabouts), et le troisième ne compte que le genre Ciconia, des cigognes vraies. Ce dernier groupe contient la Cigogne noire et six autres espèces actuelles, qui se caractérisent par leurs becs droits et pointus et leur plumage principalement noir et blanc.

La Cigogne noire est inscrite à l’annexe I de la directive Oiseaux de l’Union européenne.

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Plumage de Cigogne blanche

Posté par othoharmonie le 24 octobre 2013


Plumage de Cigogne blanche dans CIGOGNE imagesLa Cigogne blanche est un grand oiseau mesurant entre 100 et 115 cm de long, cette mesure étant prise du bout du bec au bout de la queue sur un individu mort ou une peau placée sur le dos. Debout elle mesure de 100 à 125 cm, son envergure est de 155 à 215 cm et son poids de 2,3 à 4,4 kg. Comme toutes les cigognes, l’espèce a de longues pattes — le tarse mesure de 20 à 25 cm—, un long cou et un long bec droit et pointu. Il y a peu de dimorphisme sexuel apparent, mais les mâles sont en moyenne plus grands que les femelles, leur bec est plus large et en moyenne plus long, mesurant 15 à 17 centimètres contre 14 à 17 centimètres et la mandibule inférieure est en moyenne plus anguleuse chez les mâles et rectiligne pour les femelles. Le plumage est entièrement blanc pur, à l’exception des rémiges primaires et secondaires qui sont noires ; le pigment responsable de cette coloration est la mélanine. Les plumes de la poitrine sont longues et hirsutes, formant une collerette qui est parfois utilisée lors de la parade nuptiale. L’iris est brun terne ou gris, et la peau du cercle oculaire est noire. L’adulte a un bec rouge vif et des pattes rouges, dont la coloration provient de caroténoïdes présents dans l’alimentation. Dans certaines parties de l’Espagne, des études ont montré que le pigment est synthétisé depuis l’astaxanthine d’une espèce introduite d’écrevisses, l’Écrevisse de Louisiane (Procambarus clarkii), et les couleurs vives du bec apparaissent même chez les oisillons, ce qui n’est pas le cas dans le reste de la répartition où les jeunes ont des couleurs ternes. Les zones nues sont plus vivement colorées pendant la saison de reproduction. La cigogne fait partie des quelques oiseaux ayant conservé un pénis vestigial.

Comme chez les autres cigognes, les ailes sont longues et larges, adaptées au vol ascensionnel. En vol battu les mouvements d’ailes sont lents et réguliers. Comme la plupart des membres de sa famille, la cigogne vole avec le cou tendu en avant, et ses longues pattes dépassent largement de sa courte queue. Au sol elle marche à un rythme lent et régulier, avec la tête relevée, mais rentre souvent celle-ci entre ses épaules au repos. La mue n’a pas été étudiée, mais semble avoir lieu tout au long de l’année, et les rémiges primaires sont remplacées au cours de la saison de reproduction.

À l’éclosion, le jeune a un duvet clairsemé, composé de courtes plumes blanchâtres. Ce duvet est remplacé environ une semaine plus tard par un plumage plus dense de duvet blanc et laineux. En trois semaines, le jeune oiseau acquiert ses scapulaires noires et ses plumes de contour. À la sortie de l’œuf le poussin a les pattes rosâtres ; elles virent au gris-noir à mesure qu’il vieillit. Son bec est noir avec la pointe brune. Quand il a fini de s’emplumer, le juvénile possède un plumage semblable à celui de l’adulte, avec toutefois des plumes noires souvent teintées de brun, et le bec et les pattes d’un brun-rouge ou orange plus terne que les parents. Le bec est généralement orange ou rouge avec la pointe sombre ; il prend sa couleur rouge définitive l’été suivant, bien que les pointes noires persistent chez certains individus. Les jeunes cigognes acquièrent leur plumage d’adulte à leur deuxième été.

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Cigogne et Communication

Posté par othoharmonie le 24 octobre 2013


Cigogne et Communication dans CIGOGNE abdims_stork_rwdChez l’espèce, les muscles du syrinx sont réduits. Le son principal émis par la Cigogne blanche adulte est un claquement de bec bruyant, qui a été comparé à des tirs lointains de mitrailleuses. On dit qu’elle claquette, craquette ou glottore. L’oiseau produit ce bruit en ouvrant et refermant rapidement son bec de sorte qu’un clac se fait à chaque fois que ses mandibules se rencontrent, amplifié par son sac gulaire, qui agit comme caisse de résonance.

Utilisés pour diverses interactions sociales, ces claquements de bec deviennent généralement de plus en plus forts, et à des rythmes distinctifs selon la situation, par exemple plus lent lors de la copulation et rapide lorsqu’il est poussé comme un cri d’alarme. La voix des adultes ne s’entend que lorsqu’ils produisent de faibles sifflements, à peine audibles ; les jeunes oiseaux peuvent cependant pousser des sifflements secs, des pépiements divers et des miaulements pour réclamer leur nourriture. Comme les adultes, les jeunes peuvent aussi claquer du bec.

Les Cigognes blanches présentent également un comportement où un individu jette rapidement sa tête vers l’arrière de telle sorte que sa calotte touche son dos, avant de ramener lentement sa tête vers l’avant, le tout à plusieurs reprises. Ce comportement est utilisé comme un salut entre les oiseaux, après le coït, et aussi comme attitude de menace. Il peut aussi être utilisé par les petits. Les couples reproducteurs sont territoriaux durant l’été, et utilisent cette parade, ou s’accroupissent vers l’avant, la queue inclinée et les ailes étendues. Si les attitudes menaçantes ne suffisent pas, des combats entre mâles éclatent, parfois sanglants et pouvant s’étaler sur plusieurs jours.

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Cigogne et son Alimentation

Posté par othoharmonie le 24 octobre 2013


Cigogne et son Alimentation dans CIGOGNELa Cigogne blanche consomme une grande variété de proies animales. Elle préfère se nourrir dans les prairies qui se trouvent dans un rayon de 5 km autour de son nid et sur les sites où la végétation est courte, de sorte que ses proies sont plus accessibles. Son régime alimentaire varie selon la saison, l’endroit et la disponibilité des proies. Les proies les plus courantes sont les insectes, principalement des coléoptères et des orthoptères (sauterelles, criquets et grillons), respectivement 49,5 % et 43,7 % des insectes lors d’une étude sur trois ans effectuée en Espagne à partir de pelotes de réjection, les insectes représentant 99,3 % du nombre total des proies. Viennent ensuite les lombrics, les reptiles, les amphibiens — notamment les grenouilles tels que la grenouille verte (Rana kl. esculenta ) et la grenouille rousse (Rana temporaria) — et de petits mammifères comme les campagnols (notamment Microtus arvalis et les espèces du genre Arvicola), les taupes et les musaraignes. Elle attrape ces rongeurs en les guettant à la sortie de leur trou. Moins souvent, la Cigogne blanche consomme aussi des œufs d’oiseaux, de jeunes oiseaux, des poissons, des mollusques, des crustacés et des scorpions en Afrique du Nord.

La Cigogne blanche chasse principalement pendant la journée ; elle avale directement les petites proies, mais tue et découpe les proies plus grosses avant de les avaler. Elle avale parfois des élastiques qu’elle prend pour des vers de terre, et ceux-ci peuvent parfois causer la mort de l’individu par occlusion intestinale. Elle chasse sans gêne dans les terrains ouverts et n’hésite pas à suivre les engins de labour ou les batteuses afin de consommer les animaux débusqués ou déchiquetés par les machines. En Afrique elle sait également tirer profit des feux de brousse qui dénichent toutes sortes de proies. On a observé des oiseaux retournant en Lettonie au cours du printemps repérer leurs proies, des grenouilles Rana arvalis, en suivant les appels nuptiaux produits par des rassemblements de grenouilles mâles. Des Cigognes blanches hivernant dans l’ouest de l’Inde ont été observés suivant une Antilope cervicapre (Antilope cervicapra) pour capturer les insectes dérangés par le bovidé.

Le régime alimentaire des oiseaux non reproducteurs est similaire à celui des oiseaux nicheurs, mais les proies sont plus souvent prises dans les zones sèches.

Lorsque les cigogneaux sont âgés de plusieurs semaines, près de 4 kg de nourriture sont quotidiennement nécessaires pour nourrir une famille. Les Cigognes blanches passant l’hiver en Inde se nourrissent parfois avec la Cigogne épiscopale. Des cas de cleptoparasitisme ont été reportés, une Cigogne blanche ayant volé un rongeur au Busard des roseaux (Circus aeruginosus) en Inde ; à l’inverse le Busard cendré (Circus pygargus) est connu pour harceler les Cigognes blanches se nourrissant de campagnols dans certaines parties de la Pologne.

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Œufs de cigogne

Posté par othoharmonie le 22 octobre 2013

 

Œufs de cigogne dans CIGOGNE 220px-cigogne_blanche_mhntChez la Cigogne blanche un couple n’élève qu’une seule couvée par an. La femelle pond généralement quatre œufs, mais des pontes d’un à sept œufs ont déjà été signalées. Les œufs sont blancs, mais ont souvent l’air sale ou jaunâtre à cause d’un revêtement gluant. Ils mesurent en moyenne 72,58 x 51,86 mm, et pèsent de 96 à 129 g, dont 10,76 g de coquille. Un œuf est pondu tous les deux jours, mais l’incubation commence dès que le premier œuf est pondu, de sorte que l’éclosion, qui commence 33 à 34 jours plus tard, est asynchrone. Les deux parents participent à l’incubation pendant la journée, mais la tâche est assurée par la femelle seule la nuit.

La température et les conditions météorologiques au moment de l’éclosion sont importantes ; les températures fraîches et le temps humide diminuent le succès reproducteur en augmentant le taux de mortalité des poussins. De façon un peu inattendue, une étude a montré que les oisillons étant sortis de l’œuf plus tard et qui parviennent à l’âge adulte ont plus de poussins que leurs congénères de nids éclos plus tôt. Le premier petit sortant de l’œuf bénéficie généralement d’un avantage concurrentiel sur les autres. Bien que les poussins plus forts ne soient pas agressifs envers les plus faibles membres de leur couvée comme c’est le cas chez certaines espèces , les poussins plus faibles ou petits sont parfois tués par leurs parents. Cela se produit quand les ressources alimentaires se font insuffisantes, la réduction de la taille des couvées augmentant les chances de survie des autres oisillons. Les cigogneaux ne n’attaquent pas entre eux et la méthode de nourrissage employée par les parents — la régurgitation de grandes quantités de nourriture à la fois sur le fond du nid — ne permet pas aux plus forts de se nourrir entièrement au détriment des plus faibles ; l’infanticide par les parents reste donc le moyen efficace de réduire la taille d’une couvée mais n’est pas souvent observé.

Des 75 grammes à l’éclosion, la masse corporelle des poussins augmente très rapidement dans les premières semaines et atteint un plateau d’environ 3,4 kg en 45 jours ; la longueur du bec augmente de manière linéaire pendant environ 50 jours. Les jeunes oiseaux sont nourris avec des vers de terre et des insectes, qui sont régurgités par les parents sur le fond du nid. Les aînés peuvent atteindre le bec des parents et y obtenir leur nourriture. L’eau est versée directement du bec des adultes dans celui des jeunes. Les dix premiers jours, les parents nourrissent les petits toutes les heures ; quand ces derniers ont atteint l’âge de deux ou trois semaines, les adultes reviennent toutes les deux heures. Les poussins quittent le nid 58 à 64 jours après l’éclosion.

Russie

images-81 dans CIGOGNEUn projet russo-nippon visant la reconstitution de la population de cigognes extrême-orientales, inscrites sur la Liste rouge internationale, a donné un premier résultat.

L’attachée de presse de la filiale extrême-orientale russe de l’Organisation mondiale de protection de la nature (WWF) a annoncé mardi qu’un premier couple de cigognes extrême-orientales avait pondu un oeuf au Japon.

Les dernières cigognes extrême-orientales étaient mortes au Japon en 1964, victimes de la pollution chimique des champs et des plans d’eau. Depuis plus de vingt ans des chercheurs russes, japonais et chinois oeuvrent à la reconstitution de la population de ces oiseaux.

Selon l’interlocutrice de RIA Novosti, ce couple avait été élevé au centre de restauration des cigognes de la ville japonaise de Toyoka et en septembre 2005 il avait été lâché dans la nature. Au printemps il s’était installé dans un nid artificiel et la femelle y avait déposé un oeuf. Les spécialistes du centre observent les oiseaux en permanence. Pour l’instant ils ne sont pas sûrs que le couple puisse seul élever leur cigogneau.

120 autres oiseaux se trouvent au centre de restauration. Ils ont été apportés des réserves de Khingan (Russie) et de Zhalong (Chine). Actuellement 3000 cigognes extrême-orientales en tout et pour tout sont recensées dans le monde. Toutes habitent le bassin de l’Amour

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Les Nids de Cigognes

Posté par othoharmonie le 22 octobre 2013


Les Nids de Cigognes dans CIGOGNE 220px-storks_in_cerceda_community_of_madrid_spain_011Les nids de la Cigogne blanche abritent une multitude de petits arthropodes, en particulier au cours des mois les plus chauds qui suivent l’arrivée des oiseaux sur leurs aires de reproduction. En réutilisant un même nid plusieurs années successives, les cigognes apportent chaque saison plus de matériaux pour le remplir et des couches de matière organique s’y accumulent. La température dans le nid est régulée par la chaleur corporelle des parents mais les excréments, les restes de nourritures, les plumes ou les peaux mortes nourrissent une population importante et diversifiée d’acariens mésostigmates. Une étude portant sur de douze nids a trouvé 13 352 individus appartenant à 34 espèces, les plus communes étant Macrocheles merdarius, M. robustulus, Uroobovella pyriformis et Trichouropoda orbicularis, qui représentent près de 85 % des individus trouvés. Ces arachnides se nourrissent des œufs et des larves d’insectes et des nématodes, qui sont abondants dans la litière des nids. Ces acariens sont dispersés par les coléoptères coprophages, notamment de la famille des Scarabaeidae, ou sur du fumier apporté par les cigognes lors de la construction du nid. Il ne semble pas se développer d’acariens parasites, ce qui pourrait être contrôlé par les espèces prédatrices. L’impact global des populations d’acariens n’est pas clairement déterminé ; ils pourraient jouer un rôle dans l’élimination des organismes nuisibles, ou avoir un effet négatif sur les oisillons.

Les oiseaux eux-mêmes sont les hôtes d’espèces appartenant à plus de quatre genres d’acariens des plumes. Ces arthropodes, comme Freyanopterolichus pelargicus et Pelargolichus didactylus vivent sur ​​les champignons qui poussent sur les plumes, qui pourraient eux-mêmes se nourrir de la kératine des plumes extérieures ou des corps gras les recouvrant. Les poux mâcheurs tels que Colpocephalum zebra sont plutôt trouvés sur les ailes, et le phthiraptère Neophilopterus incompletus partout ailleurs sur le corps.

La Cigogne blanche compte également plusieurs types de parasites internes, comme les protozoaires du genre Giardia, des parasites intestinaux, et Toxoplasma gondii. Une étude menée sur 120 carcasses de Cigognes blanches de Saxe-Anhalt et du Brandebourg en Allemagne a révélé huit espèces de trématodes, quatre de cestodes et au moins trois espèces de nématodes ; cinq de ces espèces sont considérées comme propres à la Cigogne blanche. Une espèce de douves, Chaunocephalus ferox, a causé des lésions dans la paroi de l’intestin grêle chez un certain nombre d’oiseaux admis dans deux centres de réadaptation dans le centre de l’Espagne, et a été associé avec un poids réduit des individus porteurs. Ce ver plat est un agent pathogène et une cause de morbidité avérée chez le Bec-ouvert indien (Anastomus oscitans).

La Cigogne blanche peut aussi être victime de la grippe aviaire, dont sa souche H5N1, et du virus du Nil occidental, qui infecte principalement les oiseaux et se transmet entre les oiseaux par les moustiques. Les oiseaux migrateurs pourraient jouer un rôle important dans la propagation de ces virus mais leur écologie reste mal connue. Le 26 août 1998, un groupe d’environ 1 200 Cigognes blanches en migration dévié de son trajet vers le sud atterrit à Eilat, dans le Sud d’Israël. Les oiseaux sont stressés après un long vol battu leur évitant de trop dévier de leur itinéraire, et un certain nombre meurt. Une souche virulente de virus du Nil occidental est isolée à partir des cerveaux de onze juvéniles morts. Les autres Cigognes blanches par la suite testées en Israël ont des anticorps contre ce virus. En 2008, trois jeunes Cigognes blanches d’un refuge faunique polonais ont des résultats sérologiques positifs, indiquant une exposition au virus, mais le contexte ou l’existence du virus dans ce pays n’est pas clair.

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migration en afrique des Cigognes

Posté par othoharmonie le 22 octobre 2013

migration en afrique des Cigognes dans CIGOGNE 220px-oriental_stork_marugame_kagawaLa sous-espèce type a une aire de répartition disjointe mais très étendue à travers l’Europe ; les populations sont plus denses dans la péninsule ibérique et en Afrique du Nord à l’Ouest, ainsi qu’en Europe centrale et de l’Est — avec le quart de la population mondiale se concentrant en Pologne — et dans l’Ouest de l’Asie. La population de la sous-espèce C. c. asiatica compte près de 1 450 oiseaux et se limite à une région d’Asie centrale située entre la mer d’Aral et le Xinjiang, dans l’ouest de la Chine. On pense que la population du Xinjiang a disparu vers 1980. Les itinéraires de migration étendent l’aire de répartition de cette espèce dans de nombreuses parties d’Afrique et d’Inde. Certaines populations sont situées sur la route de migration de l’Est, qui passe à travers Israël en direction de l’Afrique orientale et centrale.

 

Quelques cas de reproduction ont été signalés en Afrique du Sud depuis 1933 à Calitzdorp, et environ 10 oiseaux ont été vus nicher depuis les années 1990 autour de Bredasdorp. Une petite population de cigognes blanches hiverne en Inde et appartient principalement à la sous-espèce C. c. asiatica, puisque des volées comptant jusqu’à 200 oiseaux ont été observées dans les années 1900 migrer au printemps à travers la vallée de Kurram. Cependant des oiseaux bagués en Allemagne ont été recapturés dans l’Ouest et dans le Sud de l’Inde, respectivement à Bîkâner et Tirunelveli. Un spécimen atypique avec un cercle oculaire rouge, une caractéristique de la Cigogne orientale (C. boyciana), a également été reporté et une étude plus approfondie de la population indienne est nécessaire. Au nord de son aire de reproduction, la Cigogne blanche est un migrateur de passage ou erratique en Finlande, en Grande-Bretagne, en Irlande, en Islande, en Norvège et en Suède, ainsi qu’à l’Ouest des Açores et de Madère. La répartition de l’espèce s’étend vers l’Ouest de la Russie.

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Habitat de la Cigogne

Posté par othoharmonie le 22 octobre 2013

Habitat de la Cigogne dans CIGOGNE 220px-ciconia_ciconia_-iglesia_de_san_isidoro_ciguenas_en_el_campanario_salamanca_spain-18june20061La Cigogne blanche privilégie les prairies herbeuses pour trouver son alimentation, les terres cultivées, souvent aux abords des cours d’eau, ainsi que les marais et les zones inondables ; 75 % des nids sont situés dans ces zones humides. Elle évite les zones envahies par les herbes hautes et les arbustes. Dans la région de Tchernobyl, dans le Nord de l’Ukraine, les populations ont diminué après l’accident nucléaire de 1986, quand les terres agricoles ont laissé la place aux broussailles et aux herbes hautes. Dans certaines parties de la Pologne, les sols naturellement pauvres en ressources alimentaires ont contraint les Cigognes blanches à chercher leur nourriture dans les décharges depuis 1999. Des oiseaux ont également été signalés prospecter dans les décharges au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Afrique du Sud. Dans ses zones d’hivernage, elle peuple les savanes et les steppes, évitant les forêts tropicales.

La Cigogne blanche niche en grand nombre dans les régions aux prairies ouvertes, en particulier aux zones herbeuses humides ou périodiquement inondées, et moins dans les zones plus végétalisées, buissonneuses ou forestières. On a retrouvé cet oiseau nichant jusqu’à 2 000 m d’altitude en Arménie. En Afrique, sur les aires d’hivernage, on la retrouve dans les prairies, les zones humides, et les terres agricoles. La Cigogne blanche a probablement bénéficié des activités humaines durant Image illustrative de l'article Cathédrale Saint-Gilles d'Édimbourgle Moyen Âge, les zones boisées ayant été défrichées pour la création de nouveaux pâturages et de terres agricoles, et l’espèce se trouvait alors dans une grande partie de l’Europe, nichant jusque dans le nord que la Suède. Un couple a niché au sommet de la cathédrale Saint-Gilles d’Édimbourg, en Écosse, en 1416.

Au XIXe siècle l’industrialisation et les changements dans les méthodes agricoles causent un déclin de l’espèce, et la Cigogne blanche ne niche plus dans de nombreux pays depuis, les bastions de la population de l’Ouest étant dorénavant en Espagne, en Ukraine et en Pologne. Dans la péninsule ibérique, les populations sont concentrées dans le Sud-Ouest, et ont également diminué en raison des pratiques agricoles. Une étude publiée en 2005 a révélé que la région de Podhale dans les hautes terres du Sud de la Pologne avait connu un afflux de Cigognes blanches, les premières ayant nidifié en 1931, à des altitudes de plus en plus élevés au fil des années, pour atteindre 890 mètres d’altitudes en 1999. Cela pourrait être lié au réchauffement climatique, menant également d’autres animaux et des plantes à des altitudes plus élevées. En 2003, une autre étude rapportait que les Cigognes blanches nichant dans la province de Poznań, dans l’ouest de la Pologne, arrivaient au printemps environ dix jours plus tôt au cours des vingt années passées qu’à la fin du XIXe siècle.

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Les Migrations des Cigognes

Posté par othoharmonie le 20 octobre 2013


Description de cette image, également commentée ci-aprèsLa recherche systématique sur les migrations commence avec l’ornithologue allemand Johannes Thienemann, qui débute des études par baguage en 1906 à l’observatoire d’oiseaux « Vogelwarte Rossitten », sur l’isthme de Courlande dans ce qui est alors la Prusse-Orientale. Bien que peu de cigognes passent par cet observatoire, celui-ci coordonne le baguage à grande échelle de l’espèce dans toute l’Allemagne et ailleurs en Europe. Entre 1906 et la Seconde Guerre mondiale près de 100 000 Cigognes blanches sont baguées, principalement des juvéniles, et plus de 2 000 « reprises » longue-distance (c’est-à-dire d’oiseaux capturés à nouveau, loin de leur lieu de baguage) d’oiseaux portant des bagues de Rossitten sont effectuées entre 1908 et 1954. Des techniques plus modernes sont aujourd’hui utilisées de manière complémentaire, comme les balises Argos. Tel est le cas de Max la cigogne, suivi par le musée d’histoire naturelle de Fribourg depuis sa naissance en 1999 et encore vivant en 2012, qui détient ainsi le record de longévité pour un animal muni d’une balise.

Les Cigognes blanches quittent leur aire de reproduction d’été en août et septembre en Europe, s’envolant vers le sud pour rejoindre l’Afrique. Plutôt solitaires lors de la nidification, elles se montrent particulièrement grégaires pour la migration. Elles passent l’hiver dans la savane du Kenya et d’Ouganda, au Sud jusque dans la province du Cap, en Afrique du Sud.

Dans ces quartiers d’hiver, ils se rassemblent en grands groupes qui peuvent dépasser le millier d’individus. Certains oiseaux partent vers l’Ouest, dans l’Ouest du Soudan et du Tchad, et peuvent rejoindre le Nigeria. Au printemps, les oiseaux reviennent vers le nord et passent par le Soudan et l’Égypte de février à avril. Ils sont de retour en Europe vers fin mars et avril, après un trajet moyen de 49 jours, alors que le périple d’automne est accompli en 26 jours environ. Le vent arrière ou la rareté de la nourriture et de l’eau augmentent la vitesse moyenne du vol.

Pour éviter la longue traversée de la Méditerranée, les oiseaux d’Europe centrale empruntent deux tracés différents. L’un contourne la mer par l’Est, passant par le Bosphore en Turquie, traversant le Levant, puis en contournant le désert du Sahara en descendant vers le sud par la vallée du Nil ; il est emprunté par 340 000 oiseaux, formant des rassemblements spectaculaires. Le second itinéraire passe par l’Ouest de la Méditerranée, et s’effectue via le détroit de Gibraltar ; 35 000 Cigognes blanches l’empruntent. Ces couloirs de migration maximisent l’utilisation des courants ascendants et permettent donc aux cigognes d’économiser leur énergie. La route de l’Est est de loin la plus utilisée, avec 530 000 Cigognes blanches y passant chaque année, ce qui en fait dans cette zone le second migrant le plus fréquent après la Bondrée apivore (Pernis apivorus). Les colonies de rapaces, de Cigognes blanches et de Pélicans blancs peuvent s’étendre sur 200 km de long. Le trajet par l’Est est en distance deux fois plus long que par l’Ouest, mais les oiseaux prennent le même temps pour atteindre les aires d’hivernage quel que soit leur itinéraire.

Les Migrations des Cigognes dans CIGOGNE 2608552234_ab71e07db3_mLes Cigognes blanches juvéniles effectuent leur première migration vers le sud selon le même trajet que leurs parents, mais déplacés de ce trajet par les conditions météorologiques, ils sont désorientés et peuvent rejoindre de nouvelles zones d’hivernage. Les adultes, familiers des endroits qu’ils traversent, peuvent compenser les vents forts et ajuster leur direction pour retrouver leurs quartiers d’hiver usuels. Ainsi tous les oiseaux ayant migré au printemps, même ceux ayant hiverné dans des endroits inhabituels, peuvent trouver leur chemin pour retourner vers les sites de reproduction traditionnels. Cependant les jeunes de moins d’un an restent généralement sur les zones d’hivernage et attendent la migration suivante. Une expérience avec de jeunes oiseaux élevés en captivité à Kaliningrad et relâchés en l’absence de cigognes sauvages pouvant leur servir d’exemple a révélé qu’ils semblaient avoir un instinct de voler vers le sud, même si la dispersion dans la direction était importante.

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Energies de la Cigogne

Posté par othoharmonie le 20 octobre 2013


Energies de la Cigogne dans CIGOGNE hula_179aLes Cigognes blanches dépendent des courants thermiques ascendants de l’air pour pouvoir s’élever et planer sur les longues distances de leurs migrations annuelles. Pour beaucoup, le plus court chemin serait de passer par la mer Méditerranée, mais les courants ascendants ne se font pas au dessus de l’eau, les cigognes font généralement le détour par ​​la terre pour éviter un vol battu trans-méditerranéen qui exigerait une dépense énergétique prolongée. On estime que le vol battu métabolise en moyenne 23 fois plus de graisse corporelle que le vol ascensionnel. Afin de trouver les courants ascendants, les oiseaux forment de grandes nuées, par exemple de 500 individus volant sur 500 mètres de large ; quand un oiseau a décelé une colonne d’air, le groupe cesse son mouvement pour s’élever en spirale à sa suite. Les courants ascendants, de plus en plus nombreux en allant vers le sud, permettent aux oiseaux de s’élever jusqu’à 1 200-1 500 m au-dessus du sol, mais on a observé des oiseaux à une altitude de 3 300 m dans l’ouest du Soudan. Cette méthode de vol est toutefois dépendante de la chaleur fournie par le soleil et empêche les oiseaux de voler de nuit.

En vol la Cigogne blanche peut atteindre les 45 km/h. Des vols de longue durée au dessus de l’eau peut parfois être entrepris. Une jeune Cigogne blanche baguée au nid au Danemark a été retrouvée par la suite en Angleterre, où elle a passé quelques jours avant de repartir. Elle a ensuite été vue survolant St Mary’s, et est arrivé dans un mauvais état à Madère trois jours plus tard. Cette île est à 500 km des côtes africaines, et deux fois plus loin du continent européen. Au Moyen-Orient les migrations peuvent être entravées par le khamsin, le vent soufflant apportant des temps orageux ne permettant pas le vol. Les groupes de Cigognes blanches attendent alors que passent les conditions météorologiques défavorables, debout face au vent.

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des Nids de cigognes

Posté par othoharmonie le 20 octobre 2013

 

des Nids de cigognes   dans CIGOGNE 220px-Cigogne-brouageUn large nid, lieu de tous les combats

Les cigognes ont la réputation d’être d’une fidélité à toute épreuve. Contrairement à ce que l’on pense, ce n’est cependant pas à son partenaire, mâle ou femelle, que cet oiseau est fidèle, mais plutôt à son nid. Durant toute la période de la reproduction, en effet, c’est cet élément qui tient pour le couple la place principale.

Le mâle arrive généralement avant la femelle sur le nid qu’il a occupé l’année précédente ou sur un nid qui vient d’être construit et qu’il a pu s’approprier. Dès cet instant, il y reste jour et nuit et le défend contre les intrus – autres mâles ou couples. La vigilance s’impose, car toute absence prolongée peut être aussitôt sanctionnée par l’assaut d’un mâle concurrent. D’où les claquements de bec énergiques qui avertissent l’adversaire dès que celui-ci tente de s’approcher. Le propriétaire du nid prend alors des postures menaçantes : il pointe son bec vers l’intrus et les plumes de son cou se hérissent.

Si toutes les manœuvres de dissuasion restent inefficaces, une sévère bagarre peut être déclenchée. Les oiseaux qui s’affrontent ainsi ne se battent pas symboliquement : ces combats sont souvent sanglants, parfois meurtriers, et ils peuvent durer plusieurs jours. Mais, si c’est une femelle qui se présente, l’accueil est tout autre. Plus de menaces : le craquètement du mâle n’est qu’une bruyante invitation aux fiançailles. Écartant les ailes, l’oiseau rejette sa tête en arrière au point que celle-ci vient toucher son dos, puis la ramène rapidement vers le bas. La femelle est très vite conquise, les accouplements commencent fréquemment le jour même, le plus souvent sur le nid.

Un nid de 500 kilos !


Pour construire un nid, les cigognes travaillent une bonne semaine. La base est constituée de branches, mêlées à des mottes de terre, des herbes…, puis à des matériaux plus fins : foin, mousse et même papiers ou chiffons.

Si un ancien nid est réutilisé, ses occupants ne cessent de l’agrandir. C’est ainsi qu’un nid tout neuf mesure environ 80 cm de diamètre pour 40 cm d’épaisseur, tandis qu’un nid ancien, rechargé d’année en année, peut atteindre plus de 2 m de diamètre et de hauteur et peser plus de 500 kilos !

220px-cigognes_en_alsace_cernay dans CIGOGNELe nid le plus haut : à 2 000 mètres

La cigogne s’adapte aux transformations du milieu pour l’installation de ses nids. Ainsi, au Danemark, tous les nids de cigognes blanches étaient, avant les années 1960, construits sur des arbres ou sur des toits de chaume. En 1972, un seul nid fut repéré sur un toit de chaume, tandis que, à partir de 1978, les cigognes ne nichaient plus dans les arbres : elles leur préféraient les maisons. Actuellement, tous les nids sont construits, dans les villes et les villages et aux abords de ceux-ci, sur des pylônes et des cheminées. Le nid le plus haut a été trouvé en Arménie, à 2 000 mètres d’altitude.

En Afrique, la cigogne blanche montre les mêmes exigences qu’à l’époque de la nidification. Elle ne fréquente jamais la forêt tropicale et se cantonne dans les savanes et les steppes, et tout autour des grands lacs.

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Milieu naturel et écologie de la Cigogne

Posté par othoharmonie le 20 octobre 2013

Milieu naturel et écologie de la Cigogne dans CIGOGNE 220px-ciconia_ciconia_-vogelpark_avifauna_the_netherlands_-juvenile-8aL’habitat de la cigogne blanche est assez varié. On trouve cet oiseau aussi bien dans les prairies et les pâturages que sur les terres cultivées, sauf dans les régions de monoculture extensive où il a du mal à trouver une nourriture suffisante. Lorsqu’il est en quête de nourriture, l’important, pour lui, est de pouvoir déambuler à son aise dans de belles étendues ouvertes.

Les zones de marais ou de prairies humides, les vallées fluviales ou les plaines parcourues de cours d’eau sont particulièrement prisées par les cigognes : près de 75 % des nids y sont installés. En revanche, on ne rencontre jamais la cigogne blanche au bord de la mer, sauf si elle s’est égarée.

La cigogne s’adapte aux transformations du milieu pour l’installation de ses nids. Ainsi, au Danemark, tous les nids de cigognes blanches étaient, avant les années 1960, construits sur des arbres ou sur des toits de chaume. En 1972, un seul nid fut repéré sur un toit de chaume, tandis que, à partir de 1978, les cigognes ne nichaient plus dans les arbres : elles leur préféraient les maisons. Actuellement, tous les nids sont construits, dans les villes et les villages et aux abords de ceux-ci, sur des pylônes et des cheminées. Le nid le plus haut a été trouvé en Arménie, à 2 000 mètres d’altitude.

En Afrique, la cigogne blanche montre les mêmes exigences qu’à l’époque de la nidification. Elle ne fréquente jamais la forêt tropicale et se cantonne dans les savanes et les steppes, et tout autour des grands lacs.

Au lieu de faire vibrer sa gorge, comme le font les ardéidés (hérons), la cigogne combat la chaleur comme les hommes, en haletant, la langue tirée. Elle peut aussi déployer ses ailes, qui font office d’ombrelles contre les rayons puissants du soleil. Enfin, les pattes des oiseaux étant un des principaux vecteurs de la chaleur et du froid, la cigogne combat les hausses et les baisses brutales de température en se tenant debout, une patte repliée sous le ventre. Elle rafraîchit aussi ses membres inférieurs en les aspergeant de fiente très diluée. Si elle a été baguée, la fiente sèche sur les pattes bloquées au niveau des bagues, ce qui, à terme, entraîne des nécroses graves, parfois mortelles.

Si les cigognes reviennent souvent à leur ancien nid, elles ne retrouvent pas nécessairement leur lieu de naissance. Une étude récente menée en République tchèque par J. Formanek a montré que, sur 125 oiseaux bagués et suivis, la moitié d’entre eux étaient revenus nicher à moins de 100 km de leur lieu de naissance (dont 5 à moins de 10 km) ; l’oiseau ayant niché le plus loin de sa zone de naissance avait été noté à 750 km de celle-ci.

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La Cigogne, un oiseau vénéré partout dans le monde

Posté par othoharmonie le 19 octobre 2013

La Cigogne, un oiseau vénéré partout dans le monde dans CIGOGNE images-101Qui n’a vu l’image de la cigogne blanche portant tendrement dans son bec un nouveau-né emmailloté ? En installant ses nids dans les villages et les cités, cet oiseau, symbole de fidélité et de fécondité, a tissé des liens très forts avec les hommes, dont il hante les légendes. Et, pourtant, sa population diminue, en partie par la faute de ceux-ci.

Cigogne et fécondité

Dans certaines régions d’Allemagne et de l’est de la France, une très ancienne tradition populaire veut que la cigogne apporte les bébés dans les foyers. En vieil hollandais, d’ailleurs, le nom de l’oiseau, ooievaar, vient de l’allemand odebaar, qui signifie « transporteur d’âmes ». Aujourd’hui encore, en Allemagne, on appelle les angiomes de naissance des « baisers de cigogne ».

D’autres textes font de ce bel oiseau le responsable de la conception. En Europe du Nord, on imagine qu’il féconde les femmes en leur mordant la jambe. En Orient, on lui attribue, comme au héron, le pouvoir de féconder une femme par un simple regard. Chez les Germains, la cigogne est en relation avec la déesse Holda, qui garde dans des lieux humides les âmes des défunts tombées avec la pluie. Elle les réincarne ensuite dans des corps d’enfants et charge l’oiseau blanc de les apporter aux parents qui le désirent. C’est là un trait commun à beaucoup de croyances selon lesquelles les femmes deviennent enceintes quand elles s’approchent de certains endroits où les âmes des enfants les attendent.

Des oiseaux légendaires

Le nom de la cigogne blanche en suédois et en anglais (stork) ou en allemand (storch) viendrait de Starke ihn(« Donne-lui de la force »), un cri lancé, selon un conte chrétien, par une cigogne qui, assistant à la crucifixion du Christ, aurait eu pitié de sa souffrance…

Oiseau de bon augure, la cigogne l’est au même titre que l’ibis et que le héron. Dans différents pays, son image, liée à des récits de métamorphose, confère à l’oiseau une origine humaine. Plusieurs légendes existent autour de cet animal. En Russie, on raconte qu’après avoir créé crapauds et serpents Dieu a voulu s’en débarrasser. Pour ce faire, il les a rassemblés dans un sac en confiant à un homme la tâche d’aller jeter ce sac à la mer sans l’ouvrir. Mais la curiosité étant la plus forte, l’homme a entrouvert le sac et les bêtes se sont échappées. Alors Dieu, pour le punir, l’a transformé en cigogne afin que, toute sa vie, il soit obligé de manger ces animaux répugnants.

Une légende analogue existe dans les pays d’Afrique du Nord, et jusqu’en Iran. Elle fait de cet oiseau un animal sacré, dont on ne doit pas manger la chair. Il serait en effet la réincarnation d’un marabout qui aurait transgressé la religion en effectuant ses ablutions rituelles avec du petit-lait ! Puni par Allah, le saint homme fut changé en cigogne, mais obtint le droit de nicher sur les mosquées, notamment sur celle de La Mecque. Depuis, dans ces pays musulmans, on appelle la cigogne hadj Belgassen : le « pèlerin de Belgassen ».

En 1666, Laurent d’Arvieux, interprète d’un chargé de mission de Louis XIV dont on a retrouvé les notes, constatait, lors d’un séjour en Tunisie : « Des anciens aqueducs, il ne reste que quelques arches servant à porter des nids de cigognes. En nous voyant avec nos fusils, des paysans nous avertirent de ne pas tuer ces oiseaux, de crainte d’attirer sur nous la malédiction des dieux… ».

L’idée que les cigognes ont une âme est également ancrée dans certaines régions des Pays-Bas, de Lituanie et d’Allemagne, où l’on assurait que, à l’époque de l’hivernage, elles se transformaient en êtres humains…

La cigogne et la foudre

« Heureuse la maison choisie par la cigogne pour y faire son nid, car la foudre l’épargnera. » Cette croyance est si forte en 1007 que les ouvriers qui travaillent à la reconstruction de la cathédrale de Strasbourg, en partie détruite par la foudre, arrêtent leur travail de peur que la foudre ne frappe à nouveau. Ils ne le reprennent que lorsqu’un couple de cigognes vient élire domicile dans les échafaudages… Les liens entre la cigogne et le feu sont aussi souvent présents chez les Germains, qui pensent que cet oiseau apporte aux hommes la foudre et, en même temps, le feu. Cette éminente mission a été remplie ailleurs par d’autres oiseaux – le roitelet pour les Celtes, le pic épeiche pour les Romains, l’aigle pour les Grecs, le faucon en Inde.

images-112 dans CIGOGNEEn Thuringe, si la cigogne ne revient pas nicher comme à l’habitude sur une maison, celle-ci risque de brûler bientôt. En outre, certains prétendent qu’une cigogne peut aider à éteindre le feu en transportant de l’eau dans son bec. Une manière comme une autre d’évoquer la façon dont elle abreuve ses petits.

une espèce à sauver

La diminution des populations de cigognes est souvent due aux activités humaines. En effet, ces oiseaux sont décimés sciemment par la chasse ou indirectement par l’augmentation récente des lignes électrifiées, un peu partout en Europe. Les chasseurs attendent le passage des migrateurs, le doigt sur la gâchette.

Au Soudan, où il y aurait environ 3 000 cigognes tuées par hivernage, on pratique une chasse très spectaculaire, qui a lieu aux heures les plus chaudes, quand les oiseaux sont assommés par la chaleur. Les chasseurs peuvent alors s’en approcher, courir après eux et les attraper à la main, car ils sont lents à s’envoler.

Enfin, dans les pays industrialisés, de nombreuses cigognes trouvent la mort en étant électrocutées ou en se blessant sur les fils électriques. Différentes mesures – épouvantails, ultrasons, enterrement des câbles – sont à l’étude pour limiter le nombre de ces accidents, mais, pour le moment, elles se sont montrées impraticables ou insuffisantes. Des silhouettes de rapaces ont même été fixées en haut des pylônes pour éloigner les cigognes des câbles meurtriers, et des spirales de plastique rouge et blanc ont été posées sur les câbles électriques pour les signaler.

La disparition des cigognes sauvages dans des pays comme la Suisse et la France – où il ne restait que neuf couples en 1974 – a incité les autorités à mettre sur pied un programme de réimplantation de cet animal, qui a d’abord été lancé en Suisse près de la ville d’Altreu par M. M. Bloesh, en collaboration avec deux scientifiques français, A. Schierer et W. Bœtcherstein. Des cigognes ont été importées, d’abord d’Alsace, où la population était encore florissante (le premier enclos réalisé dans cette région date de 1956 : on y accueillait les animaux blessés), ensuite d’Algérie. On élevait des couples captifs en enclos pour tenter de reconstituer plus tard une population sauvage. En Suisse, à partir de 1990, 153 couples se reproduisaient librement ou en captivité. En France, la population de cigognes a ainsi pu être sauvée de justesse.

Fidélité et longévité

« Jamais, dit-on, une cigogne ne nichera sur une maison où il y a eu un divorce. » Célèbre est la fidélité que l’on attribue à la cigogne vis-à-vis de son conjoint. Malheur à celle qui n’est pas fidèle ! Elle sera condamnée : les fables sur des tribunaux champêtres rassemblant les cigognes et laissant après leur départ, des oiseaux exécutés sont nombreuses. Dans ces récits, les condamnés sont toujours des femelles.

Chez les Grecs anciens, la cigogne a aussi la réputation d’être un symbole de fidélité aux vieux parents, et une loi obligeant les enfants à s’occuper de leurs parents a été appelée « Pelargonia », de pelargos, cigogne.

Mais la cigogne évoque aussi une notion de longévité. En Chine, pour souhaiter une longue vie à un ami ou à un parent, on lui offre l’image d’une cigogne.

Cet oiseau atteindrait un âge fabuleux : « À 600 ans, dit-on, elle ne mange plus ni ne boit ; à 2 000 ans, elle devient toute noire. » Et, dans le nord de la France, une cigogne élevant sa nichée sur une maison assurait longue vie au propriétaire.

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Le Vol des cigognes

Posté par othoharmonie le 19 octobre 2013

Le Vol des cigognes dans CIGOGNE 220px-jean-christophe_grange5

Jean-Christophe Grangé

La série « Le Vol des cigognes« , adaptée pour la télévision par Jan Kounen à partir du roman de Jean-Christophe Grangé, nous dévoile le voyage d’un jeune homme pour mener à bien la mission qu’on lui a confiée. Une quête intérieure pour appréhender la réalité de son propre passé.

Jan Kounen, réalisateur de DobermannBlueberry99 Francs, et Coco Chanel & Igor Stravinsky, et intervenant régulier à l’INREES, signe aujourd’hui une adaptation du roman de Jean-Christophe Grangé, Le Vol des cigognes. Depuis toujours attiré par l’extraordinaire, Jan Kounen s’inspire de ce que « ce projet était conçu comme un véritable espace de liberté », pour « pousser le bouchon dans le domaine créatif ».

Louis Antioch, jeune étudiant, avait été engagé par Max Böhm, un ornithologue suisse, pour suivre une migration de cigognes à travers l’Europe et l’Afrique afin de comprendre pourquoi certaines d’entre elles n’étaient pas revenues le printemps précédent. Mais quand Louis arrive sur le lieu du rendez-vous, il découvre Max Böhm mort, apparemment d’une crise cardiaque, dans un nid de cigognes. Louis décide néanmoins d’assumer seul la mission prévue, mais ce voyage se transforme rapidement en cauchemar. Entre voyage, aventure, et quête initiatique, ce premier roman de Jean-Christophe Grangé, auteur du bestseller Les Rivières pourpres, nous emmène dans les confins de la mémoire humaine.

LE VOL DES CIGOGNES - Bande-annonce VF
http://player.canalplus.fr/embed/flash/player.swf

« Avec un roman de Grangé comme point de départ, on était sûrs d’être vraiment à fond dans l’imaginaire, dans l’archétype du thriller », explique Jan Kounen. Le réalisateur prend l’opportunité de ce genre pour mettre en valeur le voyage de Louis dans sa propre mémoire à travers l’utilisation d’outils scénaristiques tels que l’hypnose, la manipulation mentale, et les états de conscience modifiée. 

Conçue comme « un film de trois heures et dix minutes », l’adaptation de Le Vol des cigognes par Jan Kounen prend néanmoins la forme d’une série de 2 épisodes de 90 minutes chacun, car selon le réalisateur,« un film de trois heures dix n’est pas fait pour être vu d’une seule traite ». La série, diffusée sur Canal+ le 21 et 28 janvier dernier, sortira en DVD le 31 janvier prochain.

Plus d’informations sur la série : http://www.inrees.com/films/Le-Vol-des-cigognes-Jan-Kounen/Le Vol des cigognes

Réalisé par
Canal + (Janvier 2013) 

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