Chèvre, laine des rois

Posté par othoharmonie le 27 avril 2014

 

chevre-angora-laine-mohairLe PASHMINA « fleur de duvet de l’Himalaya » est la laine la plus légère et la plus chaude au Monde. Elle provient du Tibet , des petites chèvres Pashminas, (Chèvre Capra Hircus), vivant à demi-sauvages dans les hauts plateaux et montagnes tibétaines a un minimum de 4000m d’altitude. Ces hauts plateaux et montagnes, sont totalement enneigés plusieurs mois de l’année et la nature a fait que ces petites chèvres a très long poil, possèdent un deuxième manteau de duvet court et très fin qui pousse au ras de la peau sous le cou et sous le ventre, et qui les isole et les protège totalement du froid. C’est à partir de ce duvet patiemment recueilli a la main avec un peigne par les Tibétaines sur les chèvres à chaque fin de saison, qu’est fabriquée la laine Pasmina. Chaque chèvre produit environ de 120 a 160 gr de duvet par an, ce qui en fait sa rareté.

La finesse de ce duvet est de 14 a 18 millièmes de millimètre, la plus fine au Monde. La légèreté et la beauté de cette laine viennent aussi de la nourriture particulière de ces chèvres, qui se nourrissent exclusivement de certaines herbes qu’on ne trouve que sur les plateaux arides et souvent salés du haut Tibet à partir de 3800m.

LA LAINE DES ROIS.

Cette laine était connue de toutes les cours royales de l’Asie et du Moyen Orient depuis des siècles et de la cour de France au 18eme . Elle empruntait alors la fameuse route de la soie (mais aussi de l’Opium et de l’Indigo) route partant de la Chine passant par le Tibet et le Cashmere (état du Cachemire en Inde, voisin de l’actuel Pakistan et du Ladahk qui faisait alors partie du Tibet). Cette laine connue dans les cours royales comme « le diamant des laines » n’a commencé à être connue en occident qu’a partir du 18 eme siècle après l’arrivée des anglais.

PASHMINA ? CASHMERE ? . Origine et appellation. Ce sont les ouvriers Cashmiris, connus pour la finesse de tissage de leurs tapis sur soie, qui les premiers ont commencé à tisser à la main la laine Pashmina, sur leurs métiers pour la soie. Cette laine venait directement du Tibet . D’où le nom de Cashmère ou Cachemire donné au 18 eme siècle à cette laine, par le style de fabrication des ouvriers cashmiris, mais dont le nom authentique est Pashmina. Depuis, la technique et la mécanique aidant, on a baptisé Cashmere des laines très légères produites dans le monde entier, mais aucune n’arrive à la douceur, la légèreté et la chaleur de la laine Pashmina.

Nos ouvriers Népalais ont repris depuis plus d’un siècle la tradition ancestrale du tissage du « diamant des laines » Pashmina qui vient directement du Tibet voisin, par caravanes au travers des Himalayas.

Le peu de chèvres Pashmina élevées au Tibet ne permet pas de fabriquer les milliers de tonnes de laine Cashmere vendues sous cette appellation dans le monde, et si l’Angleterre s’en est fait une spécialité, on n’a jamais vu une chèvre Pashmina vivre en Angleterre et surtout y produire de la laine……

Nous pouvons vous dire que l’on fait du cashmere avec de la laine de différents animaux (chèvres et moutons de différentes races ), mais on ne peut pas faire de la laine Pashmina avec n’importe quoi… Le Tibet étant un pays très arriéré sur le plan industriel et sans responsables économique depuis l’invasion chinoise, n’a jamais pensé à en protéger l’origine et l’appellation.

De nombreuses tentatives d’adaptation dans d’autres régions (Inde, Cachemire, Népal-Mustang) a des altitudes plus faibles et plus riches en nourriture se sont soldées par un échec total, le duvet se transformait en une laine plus épaisse et beaucoup moins légère. De nombreux croisements ont été tentés pour l’adapter ailleurs, ce qui a donné la laine angora, frisée, etc, mais aucune n’a jamais pu rivaliser avec la chèvre Pashmina du Tibet.

De même qu’un grand vin ne peut être récolté que dans certaines parties bien précise à cause de la qualité de la terre ou de l’ensoleillement, la laine authentique Pashmina « le diamant des fibres », baptisée improprement par certains « cashmere » ne peut provenir que des petites chèvres tibétaines vivant au Tibet.

FABRICATION. Tissage uniquement a la main.

images (9)La laine recueillie au Tibet, est apportée au Népal le plus souvent par caravane a travers l’Himalaya, ou par camion à la frontière contrôlée par les Chinois, entre le Tibet et le Népal.

Quelques artisans népalais, dont nous sommes, très habiles dans le tissage a la main, produisent entièrement à la main, suivant des méthodes de tissage ancestrales, sur de vieux métiers en bois, les superbes écharpes et châles que nous vous proposons.

La trame de ces châles et écharpes est en soie. La soie provient de l’Inde. Un châle de 90 cm sur 2 m pèse environ 260g et représente 70% de pure laine Pashmina et 30% de soie.

Toutes les écharpes et châles, sont tissées dans la couleur de la laine Pashmina originale qui est blanc casse, et teintes ensuite séparément suivant les couleurs demandées. La teinture et la finition (franges), sont aussi uniquement faits à la main.

Dans certaines parties de l’Inde la mécanisation a été introduite, mais n’arrive jamais a la qualité de douceur obtenue par le tissage a la main. Ce tissage est très loin de donner le moelleux et la douceur du tissage à la main.

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La chèvre Angora

Posté par othoharmonie le 27 avril 2014

Galapagos sans chêvre..

C et été 2006, après huit années d’efforts considérables, les deux grandes îles des Galapagos que sont Isabela et Santiago, mondialement connues pour leur faune endémique exceptionnelle, ont enfin été délivrées de leurs chèvres, ânes et porcs. Ces animaux introduits par l’homme ont malheureusement occasionné depuis des siècles d’énormes dégâts aux plantes et animaux endémiques, les mettant ainsi en péril. Avec leur enlèvement, il est permis d’être plus optimiste quant à la conservation durable de la biodiversité exceptionnelle de ces îles, dont les mythiques tortues géantes.

Image de prévisualisation YouTube

http://www.youtube.com/watch?v=vrh6igO8Z2Y

Projet ISABELA
téléchargement (5)Le Projet Isabela d’enlèvement des chèvres et autres espèces reconnues comme gênantes pour les espèces originelles, a été réalisé grâce au soutien d’une bonne dizaine d’organismes et fondations à travers le monde, dont l’Association suisse des amis des Galapagos. Il s’agit du plus important projet de ce type jamais réalisé dans le monde. Les opérations, coordonnées par les autorités du Parc national des Galapagos et menées en étroite collaboration avec les habitants, ont nécessité le recours de méthodes parfois sophistiquées, comme par exemple l’utilisation de radioémetteurs et la stérilisation d’animaux. Les effectifs de plusieurs plantes au bord de l’extinction commencent désormais à augmenter et la végétation dévastée par les chèvres reprend peu à peu ses droits. Le succès du Projet Isabela suscite l’intérêt des biologistes et des autorités de nombreux pays. Les responsables de l’opération Isabela ont déjà reçu des requêtes et demandes de conseils en provenance de la Nouvelle-Zélande et d’autres îles du pacifique (Australie) confrontés à des problèmes similaires à ceux rencontrés dans les Galapagos.

 

Les chèvres angora

bergerieCes animaux sont adaptés pour vivre sous tous les climats. Elles participent au maintien des zones pastorales. Elles vivent en troupeau au sein duquel règne une hiérarchie et des clans (grands-mères/mères/filles, frères et soeurs). Elles sont très familières. Habituées à la présence humaine, les chèvres angora restituent parfaitement l’affection que les personnes leur portent. Elles aiment beaucoup se faire câliner. Ce sont des ruminants rustiques qui exploitent à merveille les pâturages, leur ration de base. Le pâturage leur suffit en été. A l’automne, elles se délectent de glands et autres fruits. Les « mamans biquettes » ne sont pas en reste pour faire des bêtises. Si les prairies ne leur plaisent pas, elles prennent leur liberté. Les enclos méritent d’être très bien fermés, car le moindre oubli de barrière peut être fatal pour les arbustes d’ornement et les rosiers du jardin. En hiver, elles logent en chèvrerie. Elles se nourrissent de foin, d’orge et de luzerne. Certaines plantes leur sont interdites, car toxiques pour elles. Leur magnifique toison bouclée les protège des variations climatiques. Ces fibres longues, fines et soyeuses portent le nom de MOHAIR. Cette fibre noble et précieuse est comparable au Cashmere. Le Mohair (de l’arabe « Mukhayyar » qui peut se traduire par « belle toison ») est une fibre qui pousse régulièrement d’1mm par jour.

Ces animaux sont des caprins originaire de Turquie. La chèvre Angora est apparue il y a environ 4500 ans sur les hauts plateaux d’Anatolie, dans la province d’Angora ou Ancyra. (région d’Ankara, d’où le nom chèvre Angora). Elle est issue d’un croisement de Capra Falconeri (la Markhor d’Afganistan) et de Capra Hircus Aegagrus (chèvres sauvages de Perse). Sa toison immaculée fût jadis réservée au Sultan et à sa cour. Sa caractéristique principale est sa toison composée de fibres secondaires: le MOHAIR. En France les premières chèvres Angora sont arrivées en 1750, mais au fil des temps la race s’est éteinte. Le troupeau actuel (environ 4000 têtes) a été constitué grâce à des importations effectuées dans les années 1980 par une poignée d’éleveurs du Sud Ouest, passionnés de fibres haut de gamme. De nos jours, nous sommes 100 éleveurs en France, dont une petite dizaine en Bretagne. La chèvre Angora se rencontre aussi dans d’autres régions du monde, en Afrique du Sud, au Texas (USA), en Australie et Nouvelle Zélande, au Canada, Espagne, Danemark

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La chèvre blanche, le retour

Posté par othoharmonie le 25 avril 2014

 

 

360px-Irish_GoatPropausat pel Sèrgi Rossèl, de Cabrairets. 

La Cabreta Blanca de Cabrairet, légende quercynoise imitée du roman du XIV siècle », par Edouard Forestié, (1884) sagèl de la biblioteca de Montalban 1971. 

Il s’agit d’un ouvrage qui figure dans les fonds ancien de la bibliothèque de Cahors. L’expression « imitée du roman » signifie que l’auteur de la publication a, en 1884, imité la façon d’écrire l’occitan du Moyen-Age, la langue romane ou roman. 

Voici maintenant des extraits du spectacle son et lumière « La légende de la chèvre blanche » qui est réalisé par les habitants de Cabrerets dans les ruines du château du diable, au pied de la falaise, le long du Célé, chaque année depuis 1996 à l’occasion de la fête locale. 

Jouée en français et à plusieurs voix, cette version fournit une adaptation du texte occitan dont nous ne donnons pas la traduction mot à mot. 

« Les murs parlent, Ecoutez leur voix,

Elle évoque la mémoire des seigneurs de Cabrerets.

- Mon nom est Waïffre, duc d’Aquitaine. J’ai construit ce château en l’an de grâce 745. 

Ma forteresse mesurait alors 90 m de long sur 30 m de hauteur, avec des murailles de plus de six pieds d’épaisseur. Elle était flanquée de deux tours carrées.

Sur la falaise, j’avais fait peindre un dragon, un diable rouge qui vomissait des flammes sur les assaillants. »

 

Lire la suite ici…. 

La Cabra blanca a reviscolat – La chèvre blanche est revenue ! 

Alors qu’un incendie avait détruit en 2010 la chèvre blanche qui parcourait les rues lors de la fête du mois d’août, les habitants de Cabrerets se sont remis à l’ouvrage, pour qu’elle renaisse de ses cendres.

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Chèvre blanche des montagnes

Posté par othoharmonie le 25 avril 2014

 

 

290px-Mountain_Goat_USFWSLa chèvre des montagnes Rocheuses (Oreamnos americanus) est un caprin (Caprinae) qui habite les montagnes nord-américaines.

 La chèvre des montagnes Rocheuses possède une robe blanche, une barbe, une courte queue et de fines cornes noires. Malgré son apparence trapue, elle est très habile dans les rochers.

 

  • Taille : 140 – 155 cm
  • Hauteur au garrot : 80 à 90 cm.
  • Poids : 60 à 82 kg, mais le poids maximum de 140 kg apparaît dans plusieurs références bibliographiques. Cette information est donc à vérifier.

 La chèvre des montagnes Rocheuses semble être très proche du chamois (Rupicapra rupicapra). Les Amérindiens du Nord-Ouest utilisaient sa toison blanche pour tisser des couvertures d’apparat (paradées pendant les danses rituelles) et confectionner des ornements d’oreilles; ils utilisaient aussi les cornes comme ornement de tête, comme les cornes de bison l’étaient par les Indiens des Plaines. Les Stoneys habitant la région de Banff, en particulier, recherchaient ces ornements pour leur haute valeur symbolique. En effet, le trophée du waputik, très difficile à obtenir, était symbole de courage (nécessaire pour escalader les montagnes escarpées), de force physique et morale (pour pénétrer l’habitat de l’animal) et d’habileté à la chasse et au tir (l’Oreamnos ne se laisse pas approcher facilement, surtout par un chasseur armé d’un arc, etc.). 

Sa chair n’étant pas bonne, elle n’est chassée actuellement que pour son trophée et sa magnifique fourrure blanche. 

La chèvre des montagnes Rocheuses habite, comme son nom l’indique, les montagnes Rocheuses, mais aussi d’autres massifs de l’ouest nord-américain (États-Unis, Canada) ; elle vit dans les pelouses d’altitude jusqu’à 3 000 mètres d’altitude. Les populations, autrefois en grand danger, se stabilisent.

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Chèvre noire des Bois

Posté par othoharmonie le 25 avril 2014

 

 

 

Extrait de l’Arkham Advertiser !

 La police recherche une jeune fille dont le nom est volontairement tu, après qu’une tragédie ait frappé sa famille cette semaine. L’adolescente de 14 ans a été vue pour la dernière fois alors qu’elle entrait dans les bois du quartier sud. Cette disparition est la troisième en trois mois à toucher Arkham. A chaque fois, la victime a été aperçue près de zones relativement sauvages ou peu développées de la vielle, comme les bois ou les imes de la rivière. Aucun des corps n’a été retrouvé. Les familles et les amis n’ont pourtant pas abandonné l’espoir de retrouver leurs proches, ien que le Sheriff les ait mis en garde contre trop d’optimisme. 

« Pour le moment, nous avons des raisons de penser qu’il y a un lien entre ces personnes disparues. Tant que l’enquête ne poursuit, nous encourageons vivement les citoyens à ne pas sortir après la tombée de la nuit et à ne pas s’approcher des bois, à n’importe quel moment de la journée ». 

Un culte maléfique s’élève à Arkham ! Se réunissant en secret, il est fait état d’hérétiques qui communient avec les puissances des ténèbres et font des sacrifices au Grand Ancien, alors que des hordes de monstres horribles déferlent sur la ville. 

C’est à un petit groupe d’investigateurs que revient la tâche d’infiltrer cette secte pour apprendre ses sombres secrets, mais cela n’est pas sans risque car même les coeurs les plus purs pourront être corrompus. Leurs efforts seront-ils suffisants pour empêcher le Grand Ancien de se réveiller ? 

Ou les investigateurs succomberont- ils, un par un, au charme blasphématoire de son Héraut, la Chèvre Noire des Bois ?

250px-Wallische_bokLa Chèvre Noire des Bois est une extension qui nécessite le jeu de plateau Horreur à Arkham pour être utilisée. 

Chèvre à col noir du Valais 

La chèvre à col noir du Valais, aussi appelée chèvre des glaciers, est une race montagnarde typique, originaire du Valais. Son apparence très particulière lui confère une valeur essentiellement culturelle. Cette race est en voie d’extinction.

 Caractéristiques

Il s’agit d’une chèvre robuste, de taille moyenne, frugale et résistante. Cornue, son poil est long et fin. La moitié avant de son corps est noire et la partie arrière est blanche avec une séparation nette des deux couleurs à mi-corps.

 Taille au garrot : mâles : 75-85 cm femelles 70-80 cm poids : mâles : 65 kg femelles : 45 kg

 


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Une chèvre, la tondeuse éco

Posté par othoharmonie le 25 avril 2014

 

Et si vous louiez des chèvres pour tondre votre pelouse ? Sur E-loue.com (2009), vous trouvez des jeux, des outils, des vêtements à des prix réduits… et des chèvres pour se débarrasser des mauvaises herbes.
chèvre tondeuse
Alexandre Woog et Benoît Wojciechowski, les fondateurs de la plateforme de location, misent sur les particuliers et les professionnels, moyennant revenus pour faire vivre cette boutique en ligne. La dématérialisation dans la location, nouvelle alternative contre l’accumulation et le gaspillage des objets ?

Le fromage : oui… mais la tonte aussi !
chèvre tondeuse
chèvre tondeuseEn France, la chèvre est surtout reconnue pour la qualité de son lait dans la fabrication de fromages telle comme la Feta ou le Rocamadour. Vous l’ignoriez peut-être, mais ce doux mammifère herbivore et ruminant possède également d’autres facultés : la tonte de pelouse !
chèvre tondeuse
Une petite révolution dans les habitudes : et si l’on oubliait notre bonne vieille tondeuse à essence ou électrique, pour la tonte du jardin ? Louer pour 10 euros par jour deux chèvres pour tondre votre pelouse, en voilà une bonne idée !

E-loue.com
chèvre tondeuse
Ainsi, E-loue.com propose ce service insolite aux internautes : il met en relation les propriétaires de chèvres et des locataires-soigneurs qui hébergeront une chèvre pendant un jour ou un week-end. Cet échange écolo ne coûte que 10 euros par jour (prix minimum) et par animal. Le temps d’un week-end en famille, en plus d’avoir une chèvre qui broute votre jardin, vous pourrez aussi vous occuper d’un animal !
chèvre tondeuse
Louer ou mettre en location tout type d’objets à proximité de chez vous, c’est bien le challenge des deux fondateurs de cette plateforme créée par Alexandre Woog et Benoît Wojciechowski.
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L’idée de la chèvre pour tondre son jardin n’est pas nouvelle, pour autant : en 2009, le géant américain Google avait embauché deux cents chèvres pour débroussailler les terrains de Mountain View en Californie dans le but de diminuer les risques d’incendie.
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chèvre tondeuseFaire « brouter son jardin » était une pratique marginale…réservée aux petites annonces et à des habitués habitant en campagne. Face à un tel engouement, le site e-loue.com met facilement en relation les propriétaires de chèvres et des locataires-soigneurs intéressés pour héberger une chèvre pendant un jour ou un week-end. Lâchées dans le jardin, les bêtes peuvent débroussailler une petite parcelle en quelques heures seulement. L’opération est écologique, et sans bruit.
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Aujourd’hui, 7 « Monsieur Seguin » y proposent leurs animaux sur tout le territoire français. Une centaine de personnes seraient prêtes à échanger tondeuse grise contre brouteuse d’herbe verte, sachant que ce petit échange écolo ne coûte que 10 euros par jour (prix minimum) et par animal pour le « locataire » ! A quand une généralisation du système ?
chèvre tondeuse
Avis aux amateurs : pour le moment l’opération « chèvre tondeuse » se trouve en Savoie. Aux dernières nouvelles E-loue.com, une caution de deux cents euros est réclamée par le propriétaire.
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Louer des chèvres pour tondre sa pelouse. C’est l’une des nouvelles solutions qui s’offre à ceux qui n’ont pas encore investi dans une véritable tondeuse mécanique. Le site e-loue.com en a fait l’axe de sa campagne de communication. Pour les propriétaires de jardin, la fin de l’été impose la réalisation de petits travaux de leur beau carré vert, et notamment la coupe de la pelouse, qui a un peu souffert pendant les fortes chaleurs. Le site e-loue.com, qui propose aux particuliers de louer entre eux toutes sortes d’objets, met avant quelques annonces originales : chèvres tondeuses à louer. Lâchées dans le jardin, les bêtes peuvent débroussailler une petite parcelle en quelques heures seulement. L’opération est écologique, et sans bruit. A titre indicatif, un particulier de Savoie propose un groupe de deux chèvres à louer pour 10 euros par jour (hors caution). Un autre, du côté de Bordeaux, en demande 14 euros.
chèvre tondeuse
Pour la généralisation du broutage !

Google emploie 200 chèvres pour tondre sa pelouse
chèvre tondeuse
chèvre tondeuseNon, ce n’est pas une histoire de premier avril ou autre… Il y a un an, e tout puissant Google a décidé d’adopter 200 chèvres afin de tondre les pelouses de son campus à Mountain View d’une manière écologique. Google montre simplement qu’une fois de plus il est capable de se placer là où personne ne l’attend avec des décisions pour le moins farfelues. Ainsi, l’idée d’embaucher des chèvres en guise de tondeuse à gazon s’inscrit dans la politique de développement durable de la société. Et par pure coïncidence, les chèvres tondeuses viennent de refaire leur apparition sur le site E-loue.com, une start-up initiée par des HEC et concurrent de Zilok.
chèvre tondeuse
En remplaçant en effet les machines qui recrachent des quantités de CO2 par des chèvres, Google a opté pour une manière plus naturelle de voir son pâturage propre et net. Près de 200 animaux ont ainsi été amenés sur les terres du moteur pour manger : un coût très faible pour l’entretien de cette zone verte, malgré un léger entretien des animaux.
chèvre tondeuse
Alors maintenant, les questions intéressantes se posent : est-ce qu’elles auront droit aux 20 % de temps destiné au développement personnel de leurs projets ? Les bêtes passent environ une semaine dans les prés verts du moteur : « Elles nous coûtent à peu près la même chose que le passage de la tondeuse et les chèvres sont très mignonnes à voir, bien plus que les tondeuses à gazon », explique Dan Hoffman, sur le blog officiel de la firme.
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Un éleveur apporte donc ses bêtes et les développeurs de Google regardent les chèvres qui paissent. Et la caravane passe…
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Aux Etats-Unis, une société près de Seattle s’est également spécialisée dans ce type de location, et dispose d’un parc de 60 chèvres pour satisfaire la demande. Seule condition pour louer une chèvre tondeuse : disposer une clôture autour du gazon afin d’empêcher les chèvres de brouter les autres plantes et fleurs du jardin.

Initiative écossaise
chèvre tondeuse
chèvre tondeuseL’idée fait son chemin : Installés depuis 2008 à Séglien (Morbihan), Chris Henrie et Magnus Hughson attendent l’accord de l’établissement départemental d’élevage pour lancer leur affaire. Écossais, ils ont eu l’idée originale de louer des chèvres à la semaine pour tondre la pelouse comme des tondeuses mécaniques, « mais sans le bruit et la pollution ». Prix de la location : 15 € la semaine et 50 € le mois.
chèvre tondeuse
Quand ils vivaient en Écosse, ils avaient acheté une maison « à une dame âgée. Elle ne pouvait plus s’occuper de son jardin qui s’est transformé en jungle. Nous y avions lâché des cochons pour le débroussailler ».
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Installé depuis 2008 dans le bourg de Séglien (Morbihan), le couple tient la petite épicerie Plaisir, spécialisée en produits britanniques. Ils veulent s’inspirer de leur expérience écossaise, mais avec des chèvres cette fois, car « les cochons, contrairement aux chèvres, labourent le sol quand ils cherchent à manger. Ils abîmeraient les terrains des clients », explique Magnus.
chèvre tondeuse
Leur projet vise les gens qui ont un terrain trop petit pour avoir des animaux ou qui souhaitent garder des chèvres seulement pendant un mois ou une semaine pour tondre leur parcelle. Les trois chèvres, gardées dans un champ prêté par une voisine, se nomment Maisie, Kim et Aggie, ces deux dernières en référence aux deux présentatrices de la version anglaise de l’émission C’est du propre. Elles ont déjà du succès, avec une vingtaine de personnes intéressées par leur location. Mais le lancement de l’affaire est retardé jusqu’à fin août car elle nécessite l’accord de l’établissement départemental d’élevage.

Dans les Vosges
chèvre tondeuse
Marre de la tondeuse, pensez à la chèvre pour défricher vos espaces verts ! Des communes s’y sont mises mais aussi des entreprises voire des particuliers. Par exemple dans le Haut Rhin, Jean-Luc Fréchard : le maire de Rombach-Le-Franc, commune de 900 habitants en plein cœur du parc régional des ballons des Vosges, n’a pas l’impression d’être particulièrement écolo dans sa démarche.
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Depuis trois ans, il a passé un contrat d’amélioration pastorale avec une agricultrice, Isabelle Schultz de la chèvrerie Hoppla Geiss de la commune voisine. Du coup, une vingtaine de chèvres, l’aident à défricher les terrains escarpés du village. Histoire de laisser un peu d’espace au village au milieu de cette forêt. Pour l’élu, il s’agit de bon sens et de recette ancestrale même si cela évite l’envoi d’engins mécaniques et le transport de nombreux déchets forestiers.
chèvre tondeuse
article Jean-Paul Thouny

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Rêver de chèvre

Posté par othoharmonie le 23 avril 2014

 

  

220px-Goat_familyPour voir les chèvres dans votre rêve, représente votre manque de jugement et de votre crédulité. Il peut également être des associations avec la chèvre comme «bouc émissaire» ou «faire de chèvre de quelqu’un». Pour rêver qu’un mégot de bouc-vous, prévient ennemis qui tenteront de mettre la main sur vos plans d’affaires.  

Relatif rêves :

  1. Bouc émissaire

Pour rêver que vous êtes un bouc émissaire, suggère que vous êtes victimes. Vous êtes mis en place pour prendre le blâme pour les actions des autres. Pour rêver que vous êtes quelqu’un d’autre faire un bouc émissaire, indique que vous n’êtes pas accepter des responsabilités de vos actes. 

  1. Aux victimes

Pour rêver que vous êtes une victime, prévient que vous serez opprimés et accablés par vos ennemis. De tels rêves vous suggérons de se sentir impuissant et sans défense dans une situation dans votre vie éveillée. Pour rêve que vous victimiser les autres, annonce la richesse par des moyens déshonorants.  

  1. Ennemi

Pour voir votre ennemi dans votre rêve, représente des idées opposées et des attitudes contradictoires. Il indique aussi quelque chose que vous êtes dans le déni ou quelqu’un que vous rejetez. Les ennemis peuvent aussi représenter les ennemis de l’intérieur et votre conflit intérieur avec soi-même. Pour rêve que vous avez affaire à des ennemis, représente une solution à un conflit interne ou d’un problème la vie éveillée.  

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Constellation de la chèvre

Posté par othoharmonie le 23 avril 2014

 

Le Capricorne, ou la Chèvre, est une constellation du zodiaque traversée par le Soleil du 19 janvier au 15 février. Dans l’ordre du zodiaque, la constellation se situe entre le Sagittaire à l’ouest et le Verseau à l’est. 

Le Capricorne désigne également un signe du zodiaque correspondant au secteur de 30° de l’écliptique traversé par le Soleil du 21 décembre au 20 janvier. 

Cette constellation est une des plus anciennes qui existent, peut-être la plus ancienne, malgré sa faible luminosité. Des descriptions d’une chèvre ou d’une chèvre-poisson ont été trouvées sur des tablettes babyloniennes datant de 3 000 ans. Il est vrai qu’à cette époque, le solstice d’hiver avait lieu quand le Soleil s’y trouvait et cette position d’un Soleil renaissant avant son essor durant le printemps a probablement contribué à sa création. Le Capricorne était l’une des 48 constellations identifiées par Ptolémée. 

Le Capricorne est ordinairement dessiné comme une chèvre à queue de poisson. Certains grecs l’identifiaient à Amalthée, la chèvre qui nourrit Zeus lors de son enfance. D’autres pensent qu’elle représente Pan lorsqu’il fuyait le monstre Typhon. Il s’était transformé en chèvre et en voulant plonger dans l’eau, il rata sa transformation et seule l’arrière train devint poisson.

 La planète Neptune fut découverte dans cette constellation par l’astronome allemand Johann Galle, près de Deneb Algedi (δ Cap), le 23 septembre 1846.

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Situation de la constellation

La constellation est relativement facile à situer par rapport à des grands alignements :

  • Elle se situe sur le chemin (presque) droit qui part de la Grande Ourse, passe par le cœur du Dragon et par sa tête, pour venir toucher Véga de la Lyre, puis Altaïr. L’alignement Véga – Altaïr permet de repérer 20° plus au sud α du Capricorne et les deux « pieds » du capricorne 15° plus loin. Pour les observateurs situés suffisamment au sud, cet alignement se prolonge jusqu’à Al Na’ir (α Gruis), à une soixantaine de degrés d’Altaïr. 
  • Dans l’autre sens, le Capricorne est entre Pégase et le Verseau d’un côté, et le Sagittaire de l’autre, dans un immense alignement qui fait le tour du globe, et qui est un axe de repérage majeur de la voûte céleste. Partant du Grand carré de Pégase, cet alignement passe par Algol, Capella, Castor et Pollux, Alphard (Hydre), l’extrémité des Voiles puis Acrux et Alpha Centauri, Shaula (λ Scorpii), l’arc et la tête (σ Sgr) du Sagittaire, puis remonte par la tête du Capricorne (β Cap), le long de l’axe du Verseau, pour boucler sur la diagonale du Grand carré de Pégase. 
  • Par rapport aux « phares » de la région, le Capricorne est situé à peu près à mi-chemin entre Véga de la Lyre et Fomalhaut du Poisson austral.

 

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Capricorne, la Chèvre cornue

Posté par othoharmonie le 23 avril 2014

 

téléchargement (6)Capricorne 

Le Capricorne est le dixième signe du zodiaque. C’est un signe féminin, cardinal, c’est-à-dire le premier signe d’une saison, en l’occurrence, ici, le premier de l’hiver, correspondant, dans la nature, à la période de l’année où les nuits sont plus les longues. Le Soleil entre dans ce signe le 20 ou le 21 décembre. Il y séjourne jusqu’au 19 ou 20 janvier, selon les années.

SA SAISON
Sa saison est l’hiver. Le froid s’installe peu à peu sur la terre, en surface. Mais sous la terre, les semences travaillent, s’isolent, se protègent. Les arbres n’ont plus leur feuillage. Les animaux hibernent. Les hommes se réfugient dans leurs maisons, pour être à l’abri du froid. 

SON MAÎTRE
Son maître est Saturne, c’est-à-dire Cronos, le dieu du temps des Grecs. 

SES PIERRES
Ses pierres sont l’ambre et l’onyx. 

SON SIGNE OPPOSE ET COMPLEMENTAIRE
Son signe opposé et complémentaire est le Cancer. 

SON ELEMENT
Son élément est la Terre. Il s’agit de la terre qui donne toute l’apparence de l’austérité et de la stérilité, mais qui garde en son sein des richesses pour le futur. C’est une terre froide et morte à l’extérieur, mais chaude et vivante à l’intérieur, repliée sur elle-même. 

SA COULEUR
Sa couleur correspond à toutes les nuances de violet et de brun, et notamment le violet de cobalt, le brun de cachou ou de sépia. 

SON METAL
Son métal est le plomb. 

SES CORRESPONDANCES ANATOMIQUES
Ses correspondances anatomiques sont les genoux, la peau, les articulations, et les os. 

SES LIEUX GEOGRAPHIQUES
Les pays en analogie avec le signe du Capricorne sont l’Albanie, l’Afghanistan, la Bosnie, la Bulgarie, l’Inde, le Mexique. Les villes du monde qui lui correspondent sont Bruxelles, Capri, Constance, Mexico, Oxford, Port-Saïd. 

SES MOTS CLES
Ses mots clés sont prudence, persévérance, ténacité, sang-froid, esprit logique et rationnel, sagesse, discipline. Le natif du Capricorne est un être réaliste, ambitieux, conscient de son devoir, capable d’assumer de lourdes ou de hautes responsabilités. 

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Mythes du Capricorne

Posté par othoharmonie le 20 avril 2014

 

 

images (9)Capricorne et chèvre ont une étymologie commune dans la latin capra, le féminin de caper qui signifie bouc. Toutefois, ce n’est pas le bouc qui a été choisi pour symboliser le signe du Capricorne, mais bien la chèvre cornue. Selon la légende de la mythologie grecque se rattachant à l’enfance de Zeus – Jupiter, c’est Amalthée, figurée par une chèvre nourricière, qui l’avait allaité et élevé sur l’île de Crête, afin de le soustraire aux recherches de Cronos – Saturne, son ogre de père, qui dévorait ses enfants.

Pour les Grecs, la chèvre, qu’ils nommaient plus simplement Aïx, était une créature effrayante, créée par Hélios, le Soleil. Quand Zeus fut devenu adulte, et qu’il lutta contre les Titans, il se confectionna une armure avec la peau de cette chèvre mythique. Cette armure devint l’Égide, le bouclier de Zeus, forgé par Héphaïstos – Vulcain, le dieu du feu, dont il fit don à Apollon, puis à Athéna – Minerve, sa fille, la déesse de la guerre. La tête de la Gorgone Méduse, entourée de serpents, objet d’épouvante et d’effroi, figurait au centre de ce bouclier magique, rendant invulnérable celle ou celui qui le dressait devant lui.

Enfin, en gage de reconnaissance, Zeus fit don d’une corne de chèvre à Amalthée, sa nourrice, en lui promettant qu’elle se remplirait éternellement de toutes les fleurs et de tous les fruits de la terre. C’est ainsi que Zeus – Jupiter créa la corne d’abondance. On trouve dans cette légende mythique relative à Amalthèe et Zeus – Jupiter, tous les symboles figurant dans la représentation du signe du Capricorne.

En effet, ce signe apparaît fréquemment sous l’aspect d’un animal hybride, chèvre à queue de poisson, ou de monstre marin, ou sous celui d’une chèvre dont l’arrière train figure une corne d’abondance. Dans le premier cas, il s’agit de la chèvre, que l’on pourrait dire athénienne, en analogie avec la partie de la légende se rattachant à Athéna et à son bouclier au centre duquel se trouve la tête de la Gorgone Méduse. Ici figure symboliquement le principe d’autodéfense du signe du Capricorne. En effet, l’aspect horrible et terrifiant de la Gorgone Méduse, pétrifiait ceux qui la voyaient.

Or la lucidité des natifs du Capricorne est parfois terrifiante de réalisme, et implacable par sa logique incontournable. Toutefois, si la chèvre est parfois pourvue d’une queue de poisson, c’est aussi pour évoquer les qualités spirituelles propres à ce signe. La queue de poisson symbolise les eaux nourricières d’où l’être est sorti pour s’élever au plus haut degré spirituel, à l’instar de la chèvre qui vit à flanc de montagne. Dans le deuxième cas, la chèvre à queue en forme de corne d’abondance, nous renvoie au don que fit Zeus à Amalthée.

Nous sommes dès lors en présence des richesses potentielles que contient ce signe coïncidant avec la période de l’année où la terre, vue de l’extérieur, semble stérile, mais qui contient en son sein les graines qui ont été semées, qui sont bien sûr les promesses d’une récolte abondante, et dont ce signe est le gardien.

En effet, le Soleil entre dans le signe du Capricorne à l’instant où se produit solstice d’hiver, c’est-à-dire la nuit la plus longue de l’année, qui est, symboliquement, l’avènement de la renaissance du Soleil et du jour. Ce n’est pas un hasard si ce jour fut celui, réel ou mythique, de la naissance de Jésus, et s’il fut considéré longtemps comme le premier jour de l’année avant que, arbitrairement, et pour des raisons plus économiques, que spirituelles, cette fois, il fut décidé que celle-ci commencerait quelques jours plus tard et systématiquement, le 1er janvier.

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Cortèges de Bacchus, mythes des caprins

Posté par othoharmonie le 20 avril 2014

 

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Mythes et rites autour des caprins

Bien qu’ils soient évidemment de la même « famille », il convient de considérer séparément le symbolisme de la chèvre, du bouc et du chevreau, auxquels les mythologies ont prêté des valeurs différentes: liens  à visiter…..

 

 

le bouc

la chèvre

le chevreau

Les cortèges de Bacchus étaient fort nombreux. Sans compter Silène et les Bacchantes, on y remarquait des nymphes, des satyres, des bergers, des bergères, et même le dieu Pan. Tous portaient le thyrse enlacé de feuillage, des ceps de vigne, des couronnes de lierre, des coupes et des grappes de raisin. Bacchus ouvre la marche, et tout le cortège le suit, en poussant des cris et faisant retentir de bruyants instruments de musique.

Les Bacchantes ou Ménades étaient primitivement les nymphes ou les femmes que Bacchus avait emmenées avec lui à la conquête des Indes. Plus tard, on désigna de ce nom des jeunes filles qui, simulant un transport bachique, célébraient les Orgies ou fêtes de Bacchus par une attitude, des cris et des bonds désordonnés. Elles avaient les yeux hagards, la voix menaçante : leur chevelure flottait éparse sur leurs épaules nues.

On lui immolait la pie, parce que le vin délie les langues, et rend les buveurs indiscrets ; le bouc et le lièvre, parce qu’ils mangent les bourgeons de la vigne. Parmi les oiseaux fabuleux, le phénix lui était consacré ; parmi les quadrupèdes, la panthère ; et parmi les arbres, la vigne, le lierre, le chêne et le sapin.

Ce dieu avait, en Arcadie, un temple où l’on flagellait cruellement les jeunes filles devant ses autels.

Il est parfois nommé Liber (Libre), parce que le dieu du vin délivre l’esprit de tout souci ; Evan, parce que ses prêtresses, dans leurs orgies, couraient de tous côtés en criant : Evohé ; Bacchus, dérivé d’un mot grec qui signifie « crier », allusion aux cris des bacchantes ou des grands buveurs. Il porte encore d’autres surnoms empruntés à son pays d’origine ou aux effets de l’ivresse : Nysæus, de Nysa, Lyæus, qui chasse le chagrin, Bromius, bruyant, etc.

Les orgies ou bacchanales étaient célébrées primitivement par des femmes, dans les bois, les montagnes, au milieu des rochers. Elles affectaient un caractère mystérieux. Plus tard, elles admirent des personnes des deux sexes à leur célébration. Il en résulta souvent d’infâmes désordres.

À Athènes, les fêtes de Bacchus, les Dionysiaques, se célébraient officiellement avec plus de pompe que dans tout le reste de la Grèce. C’était le premier archonte qui y présidait. Les principales cérémonies consistaient en processions où l’on portait des thyrses, des vases remplis de vin, des couronnes de pampre, et les principaux attributs de Bacchus. Des jeunes filles, appelées canéphores, portaient sur leurs têtes des corbeilles dorées, pleines de fruits d’où s’échappaient des serpents apprivoisés qui terrifiaient les spectateurs. Dans le cortège figuraient aussi des hommes travestis en Silènes, Pans et Satyres qui faisaient mille gestes bizarres, mille gambades, simulant ainsi les folies de l’ivresse. On distinguait les grandes et les petites dionysiaques : celles-là se célébraient vers le mois de février, celles-ci en automne. À l’occasion des dionysiaques, on instituait non seulement des courses, des luttes, des jeux, mais encore des concours de poésie et de représentations dramatiques.

À Rome, on célébrait, en l’honneur de Bacchus ou Liber, des fêtes dites Libérales. Dans ces fêtes très licencieuses, les dames romaines ne rougissaient pas de tenir des propos indécents, et de couronner les moins honnêtes représentations du dieu. L’an 558 de la fondation de la ville, le sénat rendit un décret pour remédier à cette licence, remède inefficace, les coutumes ou les mœurs étant plus fortes que les lois.

Chose remarquable, on lui faisait, ainsi qu’à Mercure, des libations avec du vin coupé d’eau, tandis que les libations se faisaient aux autres dieux avec du vin pur.

Le culte de Bacchus ou Dionysos fut introduit assez tard dans la religion grecque ; il est du moins bien postérieur à celui des grands dieux proprement dits ; il semble avoir été importé en Grèce de la Haute Asie ou peut-être de l’Égypte. En tout cas, si Bacchus apparut tardivement, il n’en eut pas moins d’adorateurs.

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Le chant du bouc

Posté par othoharmonie le 20 avril 2014

 

images (8)Le « chant du bouc » (en grec trag-ôdia ) est à l’origine du nom de la « tragédie », très probablement parce que ce type de « chant » accompagnait les rituels dionysiaques. En effet, le dieu Dionysos s’était métamorphosé en bouc pour échapper à Typhon, pris d’une furie destructrice.

La réputation du bouc souffre fort de son odeur, de sa saleté, et de sa sexualité effrénée, qui en fait l’image même de l’érotisme brutal, de la fornication bestiale, de la luxure et de la lascivité sans réserve. Au premier siècle avant notre ère, Horace le qualifiait déjà de « libidinosus », libidineux, et Pline l’Ancien affirmait que les boucs « commencent à s’accoupler à partir de sept mois, quand ils tettent encore » (HN VII, lxxvi) ! Quant à Columelle, auteur d’un traité d’économie rurale (De re rustica), en douze livres il expose, au premier siècle de notre ère, que « le bouc est assez propre à la génération à l’âge de sept mois, puisqu’il est si peu modéré dans ses désirs qu’il viole sa mère en même temps qu’il la tette : aussi vieillit-il promptement, et avant d’être parvenu à l’âge de six ans. C’est pourquoi, pour peu qu’il ait cinq ans, on le regarde comme peu propre à couvrir les femelles » (col. VII, 6, 3-4). Les grecs anciens avaient du reste un verbe, tragízô, de la famille de trágos « bouc, libertinage », et signifiant « avoir l’odeur ou la lubricité du bouc », « être dans l’âge de la puberté », ou « muer [de la voix] ». Et le mot tragomáskalos, littéralement « dont l’aisselle sent le bouc », s’appliquait tout à la fois aux débauchés, et aux gens dotés d’une forte odeur corporelle. Un cas unique dans la mythologie est celui d’Attis, enfant abandonné qui fut élevé par un bouc selon certaines versions, ou nourri au « lait de bouc » (!) selon d’autres, ce qui lui valut son nom, dérivé du terme phrygien désignant le bouc, attagus.

 Mais cette fureur génésique du bouc fut d’abord considérée très positivement, comme la marque d’une contribution utile à la fertilité générale. La libido du bouc est telle qu’on dit, depuis l’Antiquité (notamment Pindare), qu’elle le pousse à tenter de s’accoupler – ô scandale ! – avec des femmes. Dans la mythologie grecque, le dieu du pouvoir procréateur universel, à savoir Pan, au torse et à la tête humaine, mais aux oreilles, cornes, et partie inférieure du corps de bouc, est né, durant l’absence d’Ulysse, des amours de Pénélope et d’Hermès (ou de Zeus) – lequel alors avait pris la forme d’un bouc. Et c’est également un bouc qui était offert lors de la fête quinquénale des Brauronies, en l’honneur d’Artémis.

Certains écrivent encore que les habitants de la ville égyptienne de Mendès  vénéraient un tel animal, conservé dans un temple où on lui présentait régulièrement des hiérodules, c’est-à-dire des femmes spécialisées dans son culte, lequel comprenait éventuellement l’union avec l’animal sacré… mais c’est là répéter une erreur d’Hérodote, puisque l’animal vénéré à Mendès était en realité un bélier. Il est vrai par contre qu’à Rome, au cours de la fête des Lupercales, les femmes étaient rituellement fouettées avec des lanières en peau de bouc ou de chèvre, afin d’assurer leur fertilité.

Le caractère combatif, agonistique, du bouc le prédisposait à être l’incarnation de Verethragna, homologue iranien de l’Indra Vritrahan de l’Inde ancienne, et dieu combattant du mazdéisme, dont le nom dérive de verethrâgan « celui qui frappe l’obstacle ».

Le seizième chapitre du Lévitique, décrit minutieusement le rituel suivant lequel, au jour dit des Expiations, le grand prêtre recevait rituellement deux boucs : l’un était sacrifié, et l’autre, chassé rituellement, était le fameux « bouc émissaire » (caper emissarius), chargé d’emporter au loin les péchés des hommes. Et le Lévitique condamne, non pas le bouc, mais les personnes qui ont commerce avec lui : « Ils n’offriront plus leurs sacrifices aux boucs avec lesquels ils se prostituent ». Du reste, puisqu’il se charge des péchés de l’humanité, le bouc émissaire peut être considéré comme une préfiguration du Christ. Saint Paul, qui écrivait au cours du premier siècle, estima donc que le sang du Christ a remplacé celui des boucs sacrifiés (Héb. 9, 12-14) et bien plus tard, saint Bernard (ayant vécu de 1091 à 1153) dira que « ce nom de Bouc s’applique justement au très bon Jésus, quoique le bouc soit un animal immonde ».

Pendant l’office de Yom Kippur (« Jour du pardon »), le grand prêtre du temple de Jérusalem tirait au sort entre deux boucs, l’un qui devait être sacrifié, et l’autre envoyé à Azazel, dans le désert. Ce nom d’Azazel a été diversement interprété : pour les uns il s’agirait d’une falaise du sommet de laquelle le bouc émissaire était précipité, pour d’autres il résulterait de la combinaison des noms de deux anges déchus et corrompus : Uza et Azaël. Il reste qu’en hébreu moderne, l’expression « va à Azazel ! » équivaut à notre « va au diable ! »

Le souvenir du bouc émissaire prenant sur lui les péchés d’autrui a peut-être en partie motivé la coutume poitevine de mettre un bouc dans les étables au prétexte – disaient les paysans – que les miaspes et germes d’épidémies se concentrent sur eux, et de ce fait épargnent le gros bétail ; mais entre les deux guerres, René Charbonneau-Lassay a plusieurs fois vérifié que lors de épidémies de fièvre aphteuse « la présence du bouc dans les étables n’empêchait nullement les animaux de mourir. Néanmoins, l’épidémie passée, le paysan remplaçait simplement son bouc par un autre, en prétendant que le premier était dégénéré » (1940 : 183).

Mais de ce bouc rédempteur et non coupable, le christianisme a fait le symbole de la culpabilité, et y a vu l’incarnation du Mal. À partir du XIIe siècle, l’animal innocent, mais chargé de péchés, est progressivement devenu l’image même du Mal. Aussi le diable est-il régulièrement doté, dans l’iconographie, de pattes, de cornes et d’oreilles de bouc, à l’instar de l’ancien Pan. On prétend alors que le bouc est la monture favorite des sorcières, et les clercs s’accordent à dire que c’est sous la forme de cet animal que Satan préside au Sabbat des sorcières, et qu’il possède charnellement ces dernières. Il est vrai que dans l’Ancien Testament déjà, le mot « bouc » intervenait avec une connotation péjorative, puisqu’il était utilisé pour surnommer des oppresseurs que YHVH menaçait de frapper (Zacharie 10, 3). L’agneau, le mouton, la brebis représentant le chrétien, les caprins auxquels ils s’opposent figureront les juifs, et l’encyclopédiste médiéval Raban Maur, qui avait déjà écrit que le bouc est « obscène et effronté… toujours porté au coït » (« Hircus, lascivum animal et petulum, et fervens semper ad coitum… »), ajoutera donc, au IXe siècle, que le nom de cet animal sert à désigner les hommes semblablement portés sur la chose, mais aussi les pécheurs en général, les païens, et… les juifs !

Une autre invention, également destinée à discréditer une communauté finalement peu appréciée de l’Église, est celle qui fit des templiers – accusés d’homosexualité – des adorateurs du Baphomet, figure de bouc satanique, et la psychanalyse a brodé sur cette symbolique, puisque Carl Jung a cru voir dans cet animal un symbole du penchant de l’homme pour la sodomie !

Dans la symbolique ésotérique, on a opposé l’ « étoile pentagrammatique de la spiritualité », blanche et à cinq branches dont l’une regarde le ciel, à l’« étoile noire déchue » dont les deux pointes du haut sont les cornes, les deux latérales les oreilles, et celle du bas la barbe… du bouc.

Si l’usage du bouc comme symbole pour stigmatiser les juifs a heureusement disparu, la réputation sulfureuse du bouc lui est restée, notamment en matière de sexualité. On accuse ainsi cet animal de laisser couvrir ses chèvres par d’autres boucs dans une totale indifférence et sans laisser paraître aucune jalousie… cela fait même l’argument du proverbe italien qui dit : «  E Meglio essere geloso che becco  (« il vaut mieux être jaloux que bouc »). De même, en espagnol, on traite le cocu de cabrón (« bouc ») s’il est consentant, et Covarrubias écrit que « traiter quelqu’un de “bouc”, en tout temps et en tout pays, c’est lui faire affront. Cela équivaut à le traiter de “cornard”, homme à qui sa femme n’est pas fidèle, tout comme la chèvre qui se laisse monter par tous les boucs » (Mariño Ferro 1996 : 86). Mais tout cela est contredit par l’un des contes que narre Élien au deuxième siècle de notre ère, conte justifiant l’aspect physique du dieu Pan par le fait qu’il serait né des amours d’un berger avec une chèvre :

« Un tout jeune adolescent, berger de son état et nommé Crathis, possédé par un violent désir sexuel, avait des relations avec la chèvre la plus belle de son troupeau. Il prenait plaisir à copuler avec elle et allait la chercher chaque fois qu’il avait besoin de satisfaire son désir, et il la traitait comme une amante. C’était au point que le berger amoureux apportait à l’amante en question tous les cadeaux qu’il pouvait se procurer, et il lui donnait à manger des rameaux de toute beauté, parfois de cytise, et souvent d’if ou encore de lentisque, pour imprégner sa bouche d’odeurs qui lui étaient agréables, pour le cas où il voudrait l’embrasser ; il alla même jusqu’à lui ménager, pour son sommeil, une couche raffinée et moelleuse comme on en prépare une à sa fiancée. Bien sûr, le bouc qui était à la tête du troupeau voyait tout cela d’un très mauvais œil, et la jalousie s’insinuait en lui. Il dissimula pourtant un certain temps sa colère et guetta le moment où l’enfant serait assis et assoupi. Alors le bouc lui donna un coup de tête de toutes ses forces et lui fracassa le sommet du crâne. Ces événements parvinrent aux oreilles des habitants du lieu qui dressèrent à l’enfant un tombeau magnifique et donnèrent son nom au fleuve, qu’ils appelèrent Crathis. De l’union qu’il avait eue avec la chèvre naquit un marmot, qui par ses jambes, était une chèvre et par son visage un homme. L’histoire veut qu’il ait été divinisé et qu’on l’ait adoré comme un dieu des forêts et des vallons. Le bouc enseigne que la jalousie fait également partie des passions animales » (livre VI, n° 42).

Et l’on a vu plus haut que Columelle a tenté de résoudre ces contradictions en expliquant que le bouc, se livrant trop jeune à des excès, devient impuissant avant l’âge de six ans, et que son absence de jalousie à partir de cet âge, loin d’être une vertu, serait commandée par son incapacité à pouvoir faire autrement.

Mais quoi qu’il en soit de ces affirmations, le bouc a toujours conservé son aura libidinale et repoussante… À la toute fin du XVIIe siècle, l’héraldiste Marc Vulson de la Colombière s’étonnait ainsi de ce que certains portent l’image de cet animal sur leurs armoiries : « Quant au bouc, il dénote toute sorte de luxure et de méchanceté, les peintres le contrefont toujours avec des cornes ; ne pouvant au reste imaginer quelle raison ont eu ceux qui ont pris ces animaux pour leurs Armes, sinon qu’ils voulussent donner à entendre qu’ils avoient dompté leurs passions, ou bien qu’ils avoient défait quelque ennemi méchant et taché de mesmes vices que le Bouc et la Chèvre » (1699 : 299).

source : http://public.terredeschevres.fr/1_PRINCIPAL/1_1_terre/Histoire/Histoire_01mythes.html

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Le bouc et tragédie

Posté par othoharmonie le 19 avril 2014

 

téléchargement (9)Le « chant du bouc » (en grec trag-ôdia ) est à l’origine du nom de la « tragédie », très probablement parce que ce type de « chant » accompagnait les rituels dionysiaques. En effet, le dieu Dionysos s’était métamorphosé en bouc pour échapper à Typhon, pris d’une furie destructrice. 

La réputation du bouc souffre fort de son odeur, de sa saleté, et de sa sexualité effrénée, qui en fait l’image même de l’érotisme brutal, de la fornication bestiale, de la luxure et de la lascivité sans réserve. Au premier siècle avant notre ère, Horace le qualifiait déjà de « libidinosus », libidineux, et Pline l’Ancien affirmait que les boucs « commencent à s’accoupler à partir de sept mois, quand ils tètent encore » (HN VII, lxxvi) ! Quant à Columelle, auteur d’un traité d’économie rurale (De re rustica), en douze livres, il expose au premier siècle de notre ère que « le bouc est assez propre à la génération à l’âge de sept mois, puisqu’il est si peu modéré dans ses désirs qu’il viole sa mère en même temps qu’il la tette : aussi vieillit-il promptement, et avant d’être parvenu à l’âge de six ans. 

C’est pourquoi, pour peu qu’il ait cinq ans, on le regarde comme peu propre à couvrir les femelles » (col. VII, 6, 3-4). Les grecs anciens avaient du reste un verbe, tragízô, de la famille de trágos « bouc, libertinage », et signifiant « avoir l’odeur ou la lubricité du bouc », « être dans l’âge de la puberté », ou « muer [de la voix] ». Et le mot tragomáskalos, littéralement « dont l’aisselle sent le bouc », s’appliquait tout à la fois aux débauchés, et aux gens dotés d’une forte odeur corporelle. Un cas unique dans la mythologie est celui d’Attis, enfant abandonné qui fut élevé par un bouc selon certaines versions, ou nourri au « lait de bouc » (!) selon d’autres, ce qui lui valut son nom, dérivé du terme phrygien désignant le bouc, attagus. 

 Mais cette fureur génésique du bouc fut d’abord considérée très positivement, comme la marque d’une contribution utile à la fertilité générale. 

La libido du bouc est telle qu’on dit, depuis l’Antiquité (notamment Pindare), qu’elle le pousse à tenter de s’accoupler – ô scandale ! – avec des femmes. Dans la mythologie grecque, le dieu du pouvoir procréateur universel, à savoir Pan, au torse et à la tête humaine, mais aux oreilles, cornes, et partie inférieure du corps de bouc, est né, durant l’absence d’Ulysse, des amours de Pénélope et d’Hermès (ou de Zeus) – lequel alors avait pris la forme d’un bouc. Et c’est également un bouc qui était offert lors de la fête quinquénale des Brauronies, en l’honneur d’Artémis.

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Le bouc

Posté par othoharmonie le 19 avril 2014

 

 

220px-Gorges_du_Verdon_Goat-Rove-brown_0255-1Certains écrivent que les habitants de la ville égyptienne de Mendès  vénéraient un tel animal, conservé dans un temple où on lui présentait régulièrement des hiérodules, c’est-à-dire des femmes spécialisées dans son culte, lequel comprenait éventuellement l’union avec l’animal sacré… mais c’est là répéter une erreur d’Hérodote, puisque l’animal vénéré à Mendès était en réalité un bélier. Il est vrai par contre qu’à Rome, au cours de la fête des Lupercales, les femmes étaient rituellement fouettées avec des lanières en peau de bouc ou de chèvre, afin d’assurer leur fertilité. 

Le caractère combatif, agonistique, du bouc le prédisposait à être l’incarnation de Verethragna, homologue iranien de l’Indra Vritrahan de l’Inde ancienne, et dieu combattant du mazdéisme, dont le nom dérive de verethrâgan « celui qui frappe l’obstacle ». 

Le seizième chapitre du Lévitique, décrit minutieusement le rituel, suivant lequel, au jour dit des Expiations, le grand prêtre recevait rituellement deux boucs : l’un était sacrifié, et l’autre, chassé rituellement, était le fameux « bouc émissaire » (caper emissarius), chargé d’emporter au loin les péchés des hommes. Et le Lévitique condamne, non pas le bouc, mais les personnes qui ont commerce avec lui : « Ils n’offriront plus leurs sacrifices aux boucs avec lesquels ils se prostituent ». Du reste, puisqu’il se charge des péchés de l’humanité, le bouc émissaire peut être considéré comme une préfiguration du Christ. Saint Paul, qui écrivait au cours du premier siècle, estima donc que le sang du Christ a remplacé celui des boucs sacrifiés (Héb. 9, 12-14) et bien plus tard, saint Bernard (ayant vécu de 1091 à 1153) dira que « ce nom de Bouc s’applique justement au très bon Jésus, quoique le bouc soit un animal immonde ». 

Pendant l’office de Yom Kippur (« Jour du pardon »), le grand prêtre du temple de Jérusalem tirait au sort entre deux boucs, l’un qui devait être sacrifié, et l’autre envoyé à Azazel, dans le désert. Ce nom d’Azazel a été diversement interprété : pour les uns il s’agirait d’une falaise du sommet de laquelle le bouc émissaire était précipité, pour d’autres il résulterait de la combinaison des noms de deux anges déchus et corrompus : Uza et Azaël. Il reste qu’en hébreu moderne, l’expression « va à Azazel ! » équivaut à notre « va au diable ! » 

Le souvenir du bouc émissaire prenant sur lui les péchés d’autrui a peut-être en partie motivé la coutume poitevine de mettre un bouc dans les étables au prétexte – disaient les paysans – que les miasmes et germes d’épidémies se concentrent sur eux, et de ce fait épargnent le gros bétail ; mais entre les deux guerres, René Charbonneau-Lassay a plusieurs fois vérifié que lors de épidémies de fièvre aphteuse « la présence du bouc dans les étables n’empêchait nullement les animaux de mourir. Néanmoins, l’épidémie passée, le paysan remplaçait simplement son bouc par un autre, en prétendant que le premier était dégénéré » (1940 : 183). 

Mais de ce bouc rédempteur et non coupable, le christianisme a fait le symbole de la culpabilité, et y a vu l’incarnation du Mal. À partir du XIIe siècle, l’animal innocent, mais chargé de péchés, est progressivement devenu l’image même du Mal. Aussi le diable est-il régulièrement doté, dans l’iconographie, de pattes, de cornes et d’oreilles de bouc, à l’instar de l’ancien Pan. On prétend alors que le bouc est la monture favorite des sorcières, et les clercs s’accordent à dire que c’est sous la forme de cet animal que Satan préside au Sabbat des sorcières, et qu’il possède charnellement ces dernières. Il est vrai que dans l’Ancien Testament déjà, le mot « bouc » intervenait avec une connotation péjorative, puisqu’il était utilisé pour surnommer des oppresseurs que YHVH menaçait de frapper (Zacharie 10, 3). L’agneau, le mouton, la brebis représentant le chrétien, les caprins auxquels ils s’opposent figureront les juifs, et l’encyclopédiste médiéval Raban Maur, qui avait déjà écrit que le bouc est « obscène et effronté… toujours porté au coït » (« Hircus, lascivum animal et petulum, et fervens semper ad coitum… »), ajoutera donc, au IXe siècle, que le nom de cet animal sert à désigner les hommes semblablement portés sur la chose, mais aussi les pécheurs en général, les païens, et… les juifs ! 

Une autre invention, également destinée à discréditer une communauté finalement peu appréciée de l’Église, est celle qui fit des templiers – accusés d’homosexualité – des adorateurs du Baphomet, figure de bouc satanique, et la psychanalyse a brodé sur cette symbolique, puisque Carl Jung a cru voir dans cet animal un symbole du penchant de l’homme pour la sodomie !

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Bouc et chèvre dans la symbolique ésotérique

Posté par othoharmonie le 19 avril 2014

 

 

 

Bouc et chèvre dans la symbolique ésotérique dans CHEVRE 250px-Francisco_de_Goya_y_Lucientes_-_Witches%27_Sabbath_-_WGA10007Dans la symbolique ésotérique, on a opposé l’  »étoile pentagrammatique de la spiritualité« , blanche et à cinq branches dont l’une regarde le ciel, à l’« étoile noire déchue » dont les deux pointes du haut sont les cornes, les deux latérales les oreilles, et celle du bas la barbe… du bouc. 

Si l’usage du bouc comme symbole pour stigmatiser les juifs a heureusement disparu, la réputation sulfureuse du bouc lui est restée, notamment en matière de sexualité. On accuse ainsi cet animal de laisser couvrir ses chèvres par d’autres boucs dans une totale indifférence et sans laisser paraître aucune jalousie… cela fait même l’argument du proverbe italien qui dit : «  E Meglio essere geloso che becco  (« il vaut mieux être jaloux que bouc »). De même, en espagnol, on traite le cocu de cabrón (« bouc ») s’il est consentant, et Covarrubias écrit que « traiter quelqu’un de “bouc”, en tout temps et en tout pays, c’est lui faire affront. Cela équivaut à le traiter de “cornard”, homme à qui sa femme n’est pas fidèle, tout comme la chèvre qui se laisse monter par tous les boucs » (Mariño Ferro 1996 : 86). Mais tout cela est contredit par l’un des contes que narre Élien au deuxième siècle de notre ère, conte justifiant l’aspect physique du dieu Pan par le fait qu’il serait né des amours d’un berger avec une chèvre : 

« Un tout jeune adolescent, berger de son état et nommé Crathis, possédé par un violent désir sexuel, avait des relations avec la chèvre la plus belle de son troupeau. Il prenait plaisir à copuler avec elle et allait la chercher chaque fois qu’il avait besoin de satisfaire son désir, et il la traitait comme une amante. C’était au point que le berger amoureux apportait à l’amante en question tous les cadeaux qu’il pouvait se procurer, et il lui donnait à manger des rameaux de toute beauté, parfois de cytise, et souvent d’if ou encore de lentisque, pour imprégner sa bouche d’odeurs qui lui étaient agréables, pour le cas où il voudrait l’embrasser ; il alla même jusqu’à lui ménager, pour son sommeil, une couche raffinée et moelleuse comme on en prépare une à sa fiancée. Bien sûr, le bouc qui était à la tête du troupeau voyait tout cela d’un très mauvais œil, et la jalousie s’insinuait en lui. Il dissimula pourtant un certain temps sa colère et guetta le moment où l’enfant serait assis et assoupi. Alors le bouc lui donna un coup de tête de toutes ses forces et lui fracassa le sommet du crâne. Ces événements parvinrent aux oreilles des habitants du lieu qui dressèrent à l’enfant un tombeau magnifique et donnèrent son nom au fleuve, qu’ils appelèrent Crathis. De l’union qu’il avait eue avec la chèvre naquit un marmot, qui par ses jambes, était une chèvre et par son visage un homme. L’histoire veut qu’il ait été divinisé et qu’on l’ait adoré comme un dieu des forêts et des vallons. Le bouc enseigne que la jalousie fait également partie des passions animales » (livre VI, n° 42). 

220px-BoerbokEt l’on a vu plus avant que Columelle a tenté de résoudre ces contradictions en expliquant que le bouc, se livrant trop jeune à des excès, devient impuissant avant l’âge de six ans, et que son absence de jalousie à partir de cet âge, loin d’être une vertu, serait commandée par son incapacité à pouvoir faire autrement.

Mais quoi qu’il en soit de ces affirmations, le bouc a toujours conservé son aura libidinale et repoussante… À la toute fin du XVIIe siècle, l’héraldiste Marc Vulson de la Colombière s’étonnait ainsi de ce que certains portent l’image de cet animal sur leurs armoiries : « Quant au bouc, il dénote toute sorte de luxure et de méchanceté, les peintres le contrefont toujours avec des cornes ; ne pouvant au reste imaginer quelle raison ont eu ceux qui ont pris ces animaux pour leurs Armes, sinon qu’ils voulussent donner à entendre qu’ils avoient dompté leurs passions, ou bien qu’ils avoient défait quelque ennemi méchant et taché de mêmes vices que le Bouc et la Chèvre » (1699 : 299).

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La chèvre historique

Posté par othoharmonie le 19 avril 2014

 

250px-Chèvres_nainesEn Grèce, c’est la chèvre Amalthée qui s’appliqua à nourrir Zeus enfant quand son père Cronos le cherchait pour le dévorer ; c’est elle aussi qui organisa autour du petit les danses bruyantes des Courètes, destinées à couvrir les cris du divin bébé, caché dans une grotte du mont Ida. D’autres chèvres nourricières sont connues dans la mythologie grecque, comme celle qui donna la mammelle à Philandros et Phylacidès, les fils d’Acacallis et Apollon, ou celle qui allaita Égisthe, fils de Pélopie et de Thyeste ;  le nom de cet Égisthe, de même étymologie que le mot « égide », est d’ailleurs tiré de la dénomination grecque de la chèvre : aix, aigos (Grimal 1990 : 342, 367).

Mais, bien que mère attentive, la nourrice de Zeus était en réalité un animal monstrueux, si horrible à voir que les Titans avaient exigé qu’elle ne quitte pas sa caverne. Selon certaines versions du mythe Amalthée n’est pas le nom de la chèvre, mais celui d’une nymphe qui accompagnait cet animal alors appelé Aïx. Dans tous les cas, un jour que l’enfant divin jouait avec l’animal nourricier, il lui brisa involontairement une corne, dont il fit présent à la  nymphe qui l’accompagnait, en l’assurant qu’elle se remplirait de fruits suivant ses souhaits : ainsi apparut la Corne d’Abondance. À la mort de la chèvre qui l’avait nourri, Zeus, lors du combat des dieux contre les Titans, fit de sa peau un bouclier, celui-là même sur lequel la déesse Pallas attacherait plus tard la tête de la Méduse. La peau de cette chèvre prit le nom d’ « égide » (d’un mot grec dérivé du nom de la chèvre, Aix), devenue symbole de protection jusque dans notre expression actuelle « sous l’égide de… ». Voici la version du mythe, telle que contée par Ératosthène, qui vécut de 287 à 212 avant notre ère environ, et qui dit l’avoir empruntée au poète et chanteur mythique  Musée, disciple d’Orphée :

« Musée dit que Zeus, à sa naissance, fut remis par Rhéa entre les mains de Thémis, que celle-ci donna le nouveau-né à Amalthée, que cette dernière le confia à une chèvre qu’elle possédait, et que cette chèvre fut la nourrice de Zeus. Cette chèvre était une fille d’Hélios et d’un aspect si épouvantable que les dieux du temps de Cronos, horrifiés par l’aspect qu’avait cette fille, avaient demandé à Terre de la cacher dans une des grottes de Crète. Terre la cacha donc loin des regards et la remit entre les mains d’Amalthée, qui nourrit Zeus au lait de cette chèvre. Quand l’enfant parvint à l’âge viril et s’apprêta, bien qu’il fût sans armes, à faire la guerre aux Titans, un oracle invita Zeus à utiliser la peau de la chèvre comme une arme, en raison de son caractère invulnérable et terrifiant, et parce qu’elle portait, au milieu du dos, le visage de Gorgone. Zeus suivit l’oracle et apparut, grâce à ce stratagème, deux fois plus grand qu’il n’était. Il recouvrit les os de la chèvre d’une autre peau, lui donna la vie et la rendit immortelle. On dit qu’il la transforma en constellation céleste. »

Effectivement, la Chèvre se trouve maintenant au ciel, sous forme de la constellation du même nom, ainsi que le rapporte Ovide (Fastes V) : « le dieu métamorphosa en étoiles sa nourrice et la corne féconde de sa nourrice, qui aujourd’hui encore porte le nom de sa maîtresse ». Tout près, se trouvent les deux chevraux mis bas par la nourrice de Zeus au moment où le dieu lui était apporté. Le mythe dit que ces chevraux auraient été « catastérisés » (c’est-à-dire placés au ciel, honneur auquel nul bouc n’a eu droit) par Zeus en raison du service rendu par leur mère, mais les astronomes pensent qu’ils auraient été reconnus par Cléoastre de Ténédos, au VIe siècle avant notre ère. En tout cas, ils étaient bien connus des navigateurs, car leur lever et leur coucher était annonciateur des tempêtes d’équinoxe et, au quatrième siècle avant notre ère, Aratos écrit dans Les Phénomènes, un poème didactique sur l’astronomie, que « la Chèvre et les Chevreaux souvent voient des hommes faire naufrage sur la mer bouillonnante » (Charvet 1998 : 77-80).

Que la chèvre nourrice de Zeus ait eu un aspect monstrueux, terrifiant, n’est pas très étonnant : le mot grec Khimairâ, signifiant « jeune chèvre » a donné notre mot Chimère, par allusion au monstre attesté dans L’Iliade, et qui était un hybride de trois animaux (lion, chèvre, serpent). La Chimère grecque, sorte de dragon cracheur de feu qui fut tué par le héros Bellérophon, était décrite soit la sous forme d’un être formé de trois parties prises à ces espèces, soit sous celle d’un lion à trois têtes de ces mêmes animaux. Dans tous les cas c’est un être composite, et son nom est maintenant utilisé pour désigner tout être, mythique ou réel, rassemblant les éléments de plusieurs espèces. En exemple de chimère, on peut donc citer le capricorne, qui a corps de bouc ou de chèvre, et queue de poisson ou de dauphin. Un autre exemple est le tragélaphos grec, mi-bouc mi-cerf, dont le nom a été donné par les naturalistes à une famille d’antilopes d’Afrique du Sud : les tragélaphinés.

La chèvre, participant de la grotte (comme dans le mythe d’Amalthée qui éleva Zeus dans une caverne de l’Ida), entrentient donc des sympathies avec le monde souterrain, et dans les contes populaires comme La Chèvre d’Or, elle garde les trésors enfouis. Elle n’en n’est pas moins un animal montagnard, familier des crevasses, des rochers escarpés et des cîmes, et donc aussi de nature aérienne, ce qui la prédispose à la prophétie. Ainsi, Diodore de Sicile nous apprend que l’emplacement du grand temple d’Apollon à Delphes fut découvert par des chèvres : leurs bergers avaient remarqué que chaque fois qu’elles s’approchaient d’une faille d’où s’exhalaient des fumées inquiétantes, elles se mettaient à danser ; ils y reconnurent un signe des dieux et y édifièrent un sanctuaire à Gaïa, déesse de la terre, ultérieurement dédié à Apollon (Bibliothèque historique, XVI). Là, durant des siècles, des pèlerins vinrent consulter les oracles donnés par une pythie (devineresse) que les exhalaisons d’éthylène naturel faisait tomber en une transe lui permettant de prophétiser (De Boer & al. 2001).

Autre découverte imputée par les grecs à une chèvre, celle des vertus du vin : le berger Staphylos (nom qui signifie « la grappe », en grec) remarqua que l’une de ses chèvres rentrait toujours plus tard, et surtout plus gaie, que les autres ; l’ayant suivie, il découvrit que c’est parce qu’elle se gavait de fruits jusqu’alors inconnus : les raisins, qu’on eut ensuite l’idée de presser pour en faire un liquide… dont les vertus sont désormais bien connues (Grimal 1990 : 428)

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLe rôle nourricier de la chèvre s’atteste également dans la mythologie nordique, où la chèvre Heidhrún, qui broute l’arbre Læradhr poussant sur le toit de la valhöll (« salle des guerriers morts au combat »), fait couler de son pis un hydromel qui va remplir les coupes que servent les valkyries aux einherjar, qui sont les guerriers morts et rassemblés autour du dieu Odhinn (Simek 1996 : 102, 159-160).

En Orient (Chine, Tibet) la vivacité de la chèvre l’a prédisposée à être associée au dieu de la foudre, tout comme en Grèce, on l’a vu, la constellation de la Chèvre et des Chevreaux est annonciatrice d’orage. Et si la couverture du Tabernacle était tissée en poils de chèvres, ce n’est peut-être pas sans rapport avec le fait que YHVH s’était manifesté à Moïse sous la forme de tonnerre et d’éclairs. De même, le fait que le char de Thorr soit tiré par les deux boucs Tanngrísnir (« celui qui montre les dents ») et Tanngnjóstr (« celui qui grince des dents »), de sorte que ce dieu est surnommé hafra dróttin ou « seigneur des boucs », permet de corréler l’ensemble à l’image des caprinés en général, qui sont des animaux « orageux », prompts à se battre et à s’affronter à coups de cornes. La transposition mythique de ces combats voit dans les coups de tonnerre le fracas des cornes qui s’entre-frappent, et dans les éclairs les étincelles détachées par les sabots des lutteurs sur les rochers, ou bien, dans le cas des boucs de Thorr, l’éclat de leurs dents. Il n’est du reste pas impossible que l’odeur caractéristique des caprins (surtout du bouc !) ait été rapprochée de celle, méphitique, qui se produit au point de chute de la foudre. Cette métaphore caprine du tonnerre et de la foudre est donc la raison pour laquelle on a songé à se protéger de ce phénomène en plaçant une corne de bouc, ou sa peau, à l’étage supérieur des maisons (Charbonneau Lassay 1940 : 181).

Aristote (VI, 19) disait que les chèvres « n’ont pas de stabilité », et que ce sont des animaux « vifs et versatiles ». Le rapprochement du nom latin de la chèvre, capra, avec les termes du type « caprice » et « capricieux » a souvent été mis à profit pour justifier la libre nature de cet animal, semblant ne souffrir aucune loi. C’est pourquoi du reste saint Augustin en fit l’emblème du paganisme, ignorant la loi du Christ : « par la chèvre » – écrit-il dans un sermon – « il faut comprendre l’Église des païens qui sautait avec des bons sans entrave ».

Au cours des âges, on assiste en fait à une nette dégradation de l’image des caprins, progressivement contaminée par la mauvaise réputation du bouc, la lubricité légendaire de ce dernier en étant la cause (Voisenet 2000 : 31-32). Déjà, Philon écrivait que « les boucs […] sont lascifs dans leurs relations sexuelles où ils montrent une ardeur frénétique ». Avec l’avènement du christianisme, cet animal fut donc nettement rejeté dans le camp du mal, et à partir du XIIe siècle, on en fit même l’incarnation préférée du démon.

Par voie de conséquence, sa femelle et son petit, sans faire l’objet d’une condamnation aussi nette, n’en ont pas moins subi les effets de la réprobation des clercs, qui a fait pencher leur statut symbolique du côté du paganisme et du satanisme. Lors du jugement dernier, tel que décrit par Matthieu dans le Nouveau Testament,  les boucs ne sont-ils pas placés à gauche, alors que les brebis le sont à droite ? Dans son Sermon sur le Cantique, Saint Bernard commentait cela en disant que les boucs, symbole des « sens du corps égarés et lascifs par lesquels le péché est entré dans l’âme », représentent les pécheurs, et doivent donc être placés à gauche. Et Matthieu (XXV, 31, 34, 41) justifiait cette répartition en disant que YHVH se tournerait vers ceux de gauche en leur disant : « Retirez-vous de moi, maudits ; allez au feu que j’ai préparé pour le diable et les siens ».

En Europe, de nombreux mythes dualistiques de création de la chèvre imputent sa création au Diable cherchant à imiter l’œuvre divine, et l’opposent à d’autres animaux domestiques très positivement valorisés. En France, on dit ainsi que lorsque Dieu créa la vache, le diable voulut l’imiter, ne réussissant qu’à faire la chèvre, donc ici considérée comme une sorte de « vache ratée ». Un récit arménien comparable dit que Dieu créa le mouton, et le diable la chèvre, mais quand ce dernier voulut fièrement montrer sa créature à Dieu, il la prit par la queue, qui lui resta dans la main : dans cette optique, la chèvre serait donc un « mauvais mouton ». D’autres légendes, russes et polonaises, exposent qu’après avoir créé la chèvre, le diable, incapable de l’animer, ne put le faire qu’un invoquant la puissance divine ; et cela l’énerva tellement que, d’un coup de dent, il coupa la queue de la pauvre bête. Enfin, un petit conte catalan montre fort bien comment la chèvre est, au sens propre, « marquée » par le démon :

« Dieu et le diable parièrent à qui ferait le coursier le plus beau et le plus vigoureux. Dieu fit le cheval. Le diable, pour surpasser l’œuvre de Dieu, chargea un petit démon d’aller espionner ce que faisait Notre-Seigneur au Ciel. Le démon réussit à voir comment Dieu faisait la queue du cheval : il courut en enfer, et raconta au diable que la créature divine avait une longue queue formée d’une poignée de poils réunis seulement par un bout et qui pendaient librement comme sur un plumeau. Le diable voulut absolument savoir quelle était la longueur de la queue, et le petit espion lui dit qu’elle avait à peu près deux empans de long. Pour surpasser Notre-Seigneur, le diable fit à la chèvre – c’était son œuvre – une queue de sept aunes. Quand tous les deux comparurent à l’endroit convenu, Dieu présenta le cheval, avec son allure altière et son élégance inimitable. Il fit un parcours magnifique qui suscita l’admiration générale :  d’abord au pas, puis au trot, et pour finir au galop. Alors le diable lâcha la chèvre barbue, cornue et poilue comme lui. Elle avait une très longue queue qui traînait par terre sur plusieurs aunes, et s’accrochait à tous les buissons et à toutes les plantes, l’empêchant de marcher. Furieux et honteux de cet échec éclatant, le diable coupa la queue de la chèvre d’un coup de dents. Libérée de cette traîne qui l’entravait, la chèvre s’enfuit à toutes jambes et disparut. Comme elle était une œuvre du diable et qu’elle porte son empreinte, la chèvre l’aide autant qu’elle peut, et a une grande amitié pour lui : aussi le diable se cache-t-il souvent sous la forme d’un bouc. Sur la queue de la chèvre, on reconnaît encore la marque des dents du démon » (Amades 1988 : 240-241).

Un rituel de carême peu connu, mentionné par saint Augustin dans un de ses sermons confirme la valence négative de la chèvre : « Il faut fouler aux pieds les vices et les peaux de chèvre ; il faut déchirer la guenille maudite des chevreaux ». Ce rite consistait, pour le catéchumène, à se mettre debout sur une peau de chèvre, afin de bien montrer qu’il renonçait aux vices et aux péchés du passé (Mariño Ferro 1996 : 85).

Description de cette image, également commentée ci-aprèsPourtant, le côté aérien (car montagnard) de la chèvre sauve son image d’une totale contamination par celle du bouc. Cette nature aérienne s’atteste avec la « chèvre unijambiste » (Aja-ekapâda) du panthéon védique, qui est une sorte de tourbillon atmosphérique considéré comme une puissance. Et ce sont des chèvres qui tirent le chario de Pûshan, divinité védique du soleil, car il doit emprunter des chemins escarpés. Dans son Exposition sur le Cantique, Grégoire le Grand fait de la chèvre une image de « la foi, l’espérance et la charité par lesquelles nous nous gardons purs et grâce auxquelles nous gravissons les hautes montagnes de la contemplation ». Et dans son Élucidation du cantique, Alain de Lille va jusqu’à la comparer au Christ, à cause de l’acuité de son regard et de sa familiarité avec les hauteurs, selon une comparaison déjà exprimée par le Pseudo-Cassiodore à cause de la finesse de vue et de la rapidité de l’animal (Ayzac 1866, Miquel 1992 : 62). Mais il convient de préciser qu’il s’agit là de la chèvre sauvage, telle qu’elle est décrite dans les bestiaires médiévaux comme celui d’Oxford, du XIIIe siècle : « La chèvre a la particularité suivante : pour paître elle va de sommet en sommet et grâce à l’acuité de sa vue elle distingue les bonnes herbes des mauvaises herbes […]. De même les bons prédicateurs […] s’élèvent de vertu en vertu, toujours plus haut. Avec les yeux du cœur ils savent reconnaître les bonnes pensées des mauvaises. » Et d’ajouter : « La chèvre aime à rester sur les très hautes montagnes et sait reconnaître le simple promeneur du chasseur. De même, Notre-Seigneur Jésus-Christ aime les hautes montagnes, c’est-à-dire les Prophètes et les Apôtres. »

Ce thème de l’acuité visuelle légendaire des caprins remonte à l’Antiquité, car Pline l’Ancien rapporte déjà que, de son temps (Ier siècle), on disait « qu’elles voient aussi clair la nuit que le jour », et que manger du foie de bouc donne aux nyctalopes la faculté de voir la nuit (Histoire naturelle, livre VIII, lxxvi). La christianisation de ce motif s’opéra rapidement, et saint Grégoire de Nysse, qui mourut vers l’an 400 présentait la chèvre comme l’emblème de la totale perfection et de l’universalité du regard scrutateur du Christ. Et l’association de la chèvre au Christ se renforçait de la fameuse comparaison du Cantique de Salomon : « Mon Bien-Aimé est semblable à la chèvre ». Certaines figurations du Bon Pasteur le montrent environné de moutons et de chèvres et portant sur les épaules, non l’habituelle brebis égarée, mais bel et bien une chèvre. Nul doute que dans ce cas, la chèvre figure « l’âme égarée dans les vices impurs » (Charbonneau-Lassay 1940 : 194).

Parmi ces vices, figure évidemment la concupiscence, et Vulson de la Colombière en témoigne : « La Chèvre ronge avec des dents venimeuses les bourgeons des meilleurs arbres, ruinant la campagne, d’où vient que les Athéniens la bannissoient de leur territoire, et même aujourd’hui elles sont défendues en plusieurs provinces de France. La Chèvre dénote la femme de mauvaise vie, car tout de mesme que sa morsure est pestilentielle aux bourgeons, ainsi les baisers et les paroles de la courtisane causent beaucoup de dommages et de malheurs aux hommes ; et comme la Chèvre cherche à manger les bourgeons et nouvelles feuilles, tout de mesme la femme débauchée tasche à corrompre et attirer en ses filets les jeunes gens comme estant plus facile à décevoir pour le peu d’expérience qu’ils ont. »

Enfin, le caractère ambigu de la chèvre se retrouve dans ce que l’on dit de son intelligence. Pour Pline l’Ancien, elle est remarquable, et il en veut pour preuve l’histoire suivante : « Deux chèvres venant en sens contraire se rencontrèrent sur un pont très étroit ; le peu de largeur de la passerelle ne leur permettait pas de faire demi-tour, et la marche en arrière était rendue impossible en raison de la longueur du chemin à parcourir, sans voir, sur une piste étroite, avec, au-dessous, la menace d’un torrent aux ondes rapides. Alors une des deux chèvres se coucha, et l’autre passa en l’enjambant. »

Or La Fontaine, traitant du même sujet dans sa fable Les Deux Chèvres, leur prête assez de bêtise et de fierté mal placée pour qu’aucune ne veuille céder le chemin à l’autre, et que cela les conduise à leur perte :

Dès que les Chèvres ont brouté,

Certain esprit de liberté

Leur fait chercher fortune; elles vont en voyage

Vers les endroits du pâturage

Les moins fréquentés des humains.

Là s’il est quelque lieu sans route et sans chemins,

Un rocher, quelque mont pendant en précipices,

C’est où ces Dames vont promener leurs caprices;

Rien ne peut arrêter cet animal grimpant.

Deux Chèvres donc s’émancipant,

Toutes deux ayant patte blanche,

Quittèrent les bas prés, chacune de sa part.

L’une vers l’autre allait pour quelque bon hasard.

Un ruisseau se rencontre, et pour pont une planche.

Deux Belettes à peine auraient passé de front

Sur ce pont;

D’ailleurs, l’onde rapide et le ruisseau profond

Devaient faire trembler de peur ces Amazones.

Malgré tant de dangers, l’une de ces personnes

Pose un pied sur la planche, et l’autre en fait autant.

Je m’imagine voir avec Louis le Grand

Philippe Quatre qui s’avance

Dans l’île de la Conférence.

Ainsi s’avançaient pas à pas,

Nez à nez, nos Aventurières,

Qui, toutes deux étant fort fières,

Vers le milieu du pont ne se voulurent pas

L’une à l’autre céder. Elles avaient la gloire

De compter dans leur race (à ce que dit l’Histoire)

L’une certaine Chèvre au mérite sans pair

Dont Polyphème fit présent à Galatée,

Et l’autre la chèvre Amalthée,

Par qui fut nourri Jupiter.

Faute de reculer, leur chute fut commune;

Toutes deux tombèrent dans l’eau.

Cet accident n’est pas nouveau

Dans le chemin de la Fortune.

Une fois de plus, on le voit, entre le texte antique et son adaptation du XVIIe siècle, le statut symbolique de la chèvre a subi une nette dépréciation : de particulièrement intelligent qu’était cet animal pour Pline, il devient un modèle de stupidité chez La Fontaine.

source : http://public.terredeschevres.fr/1_PRINCIPAL/1_1_terre/Histoire/Histoire_01mythes.html

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ORIGINE ET DOMESTICATION DE LA CHEVRE

Posté par othoharmonie le 18 avril 2014

 

La chèvre partie intégrante de la révolution agricole du Néolithique

Il y a 10 000 ans, au niveau du Croissant Fertile (voir carte) en Moyen Orient, l’agriculture et l’élevage révolutionnent le mode de vie des humains. La chasse et la cueillette sont complétées par l’élevage d’animaux domestiques ainsi que par la culture de céréales et de graines de légumineuses. Ces concepts sont alors entièrement nouveaux après presque trois millions d’années de prélèvements directs de l’homme dans la nature. C’est une véritable révolution, l’homme n’est plus tributaire des résultats aléatoires de sa cueillette et de sa chasse.

ORIGINE ET DOMESTICATION DE LA CHEVRE dans CHEVRE origine_chevreCarte : domestication de la chèvre

Le premier animal domestiqué depuis presque 15 000 ans est le chien. Il est considéré comme animal de protection et comme auxiliaire pour la chasse. Mais le premier animal de rapport domestiqué est la chèvre. Cela signifie qu’elle peut vivre en captivité et s’y reproduire.

Les chèvres ont accompagné les premiers éleveurs il y a 10000 ans dans leur quête de nouveaux territoires. Robustes et endurantes, elles constituaient une fontaine ambulante de lait frais et servaient aussi au troc dans le commerce naissant. Trois foyers de domestication des chèvres ont été mis en évidence : dans la région du croissant fertile et en Asie.

 Moins de mille ans plus tard, se produit la domestication des ovins. Ovins et caprins ont toujours été des espèces associées. Leurs espaces et conditions de vie sont très comparables. Toutefois, les chèvres résistent mieux au milieu sec voire même aride, mais s’adaptent moins bien au milieu froid et humide. La domestication des autres espèces, bovins/porcins/équins, s’est produite quelques milliers d’années plus tard mais les mouvements migratoires de ces espèces ont été moins importants que pour les caprins. Par comparaison, l’histoire génétique des vaches, également domestiquées au néolithique, montre que l’élevage de cette espèce plus exigeante était pratiqué par des éleveurs sédentarisés. Selon plusieurs auteurs, les chèvres ont accompagné les premiers éleveurs dans leurs premières migrations. En attestent les nombreux sites où l’on a trouvé des restes d’ossements de chèvres. Bien que les caprins soient très présents sur le pourtour méditerranéen, et que leur importance soit grande dans les zones méridionales de la France, les civilisations néolithiques de l’ouest et du centre ouest connaissent également bien la chèvre. Elles l’associent souvent à d’autres espèces.

chèvre en bronzeChèvre en bronze. Sculpture -1200 à -700 av JC Syrie

La chèvre dans le Poitou

Sur le site néolithique de Bougon (Deux-Sèvres) qui est un ensemble de nécropoles, les résultats des fouilles ne font pas état de la présence de caprins sur la place même. Par contre, d’autres sites voisins de la région, contemporains de celui de Bougon, témoins plus précis de la vie quotidienne de l’époque ont révélé des ossements de chèvres vieux de 3 500 ans avant Jésus Christ (Peu Richard en Charente Maritime, Pamplie en Deux Sèvres, Levroux dans l’Indre…).

Grâce à son climat, le Poitou est depuis longtemps une terre d’accueil pour les caprins. Cet animal de civilisation méditerranéenne y trouve bien sa place : terrains secs, rocailleux, durée d’ensoleillement proche de celle du Midi. Les comparaisons entre le Midi et le Poitou peuvent se poursuivre sur le plan géologique (calcaires, argiles de décalcification…) puis sur le plan de la végétation et des milieux floristiques. De même, la séquence des climats saisonniers avec leurs conséquences est comparable pour les deux régions. Elle est marquée par une forte production fourragère au printemps, suivie d’une sécheresse estivale, phénomènes pour lesquels les cycles physiologiques de la chèvre sont bien adaptés.

Pierre MINOT

LA SOUCHE DES CHEVRES EUROPÉENNES

Les chèvres commencèrent à s’étendre sur toute l’Europe au fur et à mesure des conquêtes romaines. Les peuples du nord, les Vikings en particulier, découvrirent les chèvres lors de leurs raids en Europe Occidentale ou le long des grands fleuves russes. On peut estimer qu’au Moyen-Age toute l’Europe connaissait et élevait des troupeaux de chèvres. Contrairement aux moutons qui constituèrent rapidement des grands troupeaux, les chèvres restèrent jusqu’au début de notre siècle des bêtes proches des familles, formant des groupes de quelques unités ; les fermières aimant toujours les avoir sous la main pour les traire, elles vivaient près des habitations, se nourrissant ça et là sur les talus, dans les friches.

Petit à petit et à travers toute l’Europe, des races spécifiques aux régions virent le jour ; mais le nombre de ces nouvelles races resta toujours modeste, rien à voir avec celui des races ovines. Parmi les races anciennes reconnues, on peut citer l’Alpine qui s’installa dans tous les pays de l’Arc Alpin, la Pyrénéenne qui se développa sur le versant espagnol autant que sur le versant français. A Malte, on peut encore voir  une race locale appelée « chèvre de Malte » qui ressemble beaucoup à ce que devait être la chèvre de la Grèce antique, selon les documents trouvés dans les fouilles.

source ; http://public.terredeschevres.fr/1_PRINCIPAL/1_1_terre/Histoire/Histoire_01origine.html

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Le chevreau

Posté par othoharmonie le 18 avril 2014

 

Chevreau poitevinDes récits grecs racontent comment, pour le protéger de la jalousie d’Héra, Zeus transporta Dionysos enfant loin de Grèce, à Nysa, où il le changea en chevreau, d’où le surnom rituel de « chevreau » donné à ce dieu. 

L’image du « chevreau mystique » se reconnaît dans la décoration de la basilique de la Porte Majeure, à Rome, montrant une bacchante qui tend un chevreau vers le sein de sa voisine pour qu’elle l’allaite, scène qu’on a interprétée comme une allégorie de l’orphisme (Clébert 1971 : 112), en s’appuyant sur une inscription du IVe-Ve siècle av. J.-C. disant : « chevreau, je me suis précipité sur le lait » – parole de l’initié qui se précipite vers le sein nourricier de la divinité (Charbonneau-Lassay 1940 : 186). 

Le chevreau est généralement considéré comme un être pur : le petit tragiscos ne perd sa candeur qu’en devenant tragos, « bouc », et c’est son cuir qui est préféré à tout autre pour confectionner les gants rituels pontificaux. 

Pour le christianisme, le chevreau est donc l’une des figures du Christ. Ainsi, Raban Maur dans son livre sur La nature des choses,  dit que « La chèvre signifie la chair du sauveur » et qu’elle est donc une image des justes (« Capra carnem Salvatoris significat […] Caprae ergo justi interdum ex gentibus venientes »),  ajoutant même que le chevreau est semblable au Christ (« Haedus Christus propter similitudinem carnis peccati »). Que le chevreau soit un équivalent du Christ, lequel s’est substitué à l’homme pour expier son péché, a été argumenté en soulignant que c’est couvert de la peau d’un chevreau que Jacob se substitua à Esaü pour ravir les faveurs d’Isaac devenu aveugle (Genèse XXVII ; 1-29). Et cette emblématique est renforcée par le fait qu’il est permis de substituer un chevreau à l’agneau, lors du sacrifice pascal (Exode, XII, 5-6). 

source : http://public.terredeschevres.fr/1_PRINCIPAL/1_1_terre/Histoire/Histoire_01mythes.html

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La Chèvre de monsieur Seguin

Posté par othoharmonie le 18 avril 2014

 

 

téléchargement (5)La Chèvre de monsieur Seguin est une des nouvelles des Lettres de mon moulin d’Alphonse Daudet. D’après Claude Gagnière, elle est clairement attribuée à son « nègre littéraire », Paul Arène. Sous forme de lettre à un ami, Pierre Gringoire, c’est un apologue inspiré (d’après les dernières lignes du texte) d’une histoire populaire de Provence. 

Daudet a écrit que ce conte est une histoire vraie ; il faut en tenir compte, avec notamment ces remarques complémentaires. 

Résumé

Pierre Gringoire, ami de Daudet, refuse la place de chroniqueur qu’on lui offre dans un journal parisien, et préfère rester libre de toutes contraintes.

Son ami lui raconte alors l’histoire de la chèvre de monsieur Seguin. Ce dernier avait eu six chèvres, toutes mangées par le loup car elles étaient allées dans la montagne. Blanquette, la septième petite chèvre, est bien traitée par son maître, mais commence à s’ennuyer. Un jour, elle dit à son maître qu’elle voudrait partir dans la montagne, mais monsieur Seguin le prend mal. Afin qu’elle ne s’enfuie pas, il l’enferme dans une étable, mais oublie de fermer la fenêtre, par laquelle Blanquette s’évade. Elle découvre alors les joies de la montagne et de la liberté… Mais le soir tombe ; Blanquette entend la trompe de monsieur Seguin qui l’appelle, mais compte ne pas revenir pour éviter d’être de nouveau enfermée. Elle décide alors de rester dans la montagne, et se bat vaillamment contre le loup toute la nuit ; au lever du jour, Blanquette, épuisée par un combat inégal, finit par se laisser dévorer. 

Morale

La morale est implicite. Il est dit en toutes lettres que « le loup se jeta sur la petite chèvre et la mangea » ; cependant, le narrateur ne dit pas clairement quel pourra être, d’après lui, le sort de Gringoire s’il persiste à être poète. 

Il est évident que le narrateur réserve à Gringoire, pour ses rêves de poète, un futur opposé à celui décrit s’il accepte la condition de chroniqueur : il n’aura ni « beaux écus à la rose », ni « le couvert chez Brébant » (une table réservée et payée dans un grand restaurant de l’époque à Paris)… Le loup sera peut-être la société impitoyable, ou plus simplement la faim, évoquée dans le début du texte (« cette face maigre qui crie la faim ») ; quelle que soit l’interprétation, le narrateur voit pour Gringoire le sombre avenir des sans-le-sou et ses conditions associées. 

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Signe de la Chèvre

Posté par othoharmonie le 18 avril 2014

 

images (4)La Chèvre, le Mouton ou le Bouc en détail 

  • Son élément: Feu
  • Sa direction: sud / sud-ouest
  • Sa saison: fin d’été
  • Son mois lunaire: Juillet
  • Son aspect: Yin -
  • Ses heures: de 13h à 15h
  • Ses couleurs: pastel
  • Ses gouts: mener la grande vie
  • Ses objets: œuvre d’art
  • Ses sports: danse, natation
  • Ses loisirs: fêtes, musées, restaurants

 

En savoir plus sur le signe Chinois du Bouc  ou signe Chinois du Mouton … 

Selon la légende, Bouddha ayant reçu l’illumination avant de quitter notre monde ici bas, invita tous les animaux terrestres à célébrer son départ, mais seuls douze de ces animaux répondirent à son invitation. 

Afin de les remercier de leur déplacement, il leur attribua individuellement une année de règne dans l’astrologie chinoise, et représenteraient l’image des douze voies de la sagesse. 

La Chèvre, distraite par ses différentes rencontres arriva huitième au rendez-vous donné par le Bouddha. 

Voir notre dossier sur le Zodiaque Chinois et l’horoscope chinois.

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