Comment le Chameau acquit sa bosse

Posté par othoharmonie le 14 février 2015

(How the Camel got his Hump)


20234Et voici l’histoire suivante qui raconte comment le Chameau acquit sa bosse. Au commencement des temps, quand le monde était tout neuf et tout et tout, et que les Animaux commençaient juste à travailler pour l’Homme, il y avait un Chameau qui vivait au milieu d’un Désert Hurlant car il ne voulait pas travailler ; d’ailleurs c’était un Hurleur lui-même. Alors il se nourrissait de bouts de bois, de tamaris, de plantes grasses et de piquants d’épine, avec une douloureuse paresse ; et lorsqu’on lui adressait la parole, il répondait : « Bof ! » Simplement « Bof ! » et rien d’autre. Alors, le Cheval vint le trouver le lundi matin avec une selle sur le dos et un mors dans la bouche, et il lui dit : 

— Chameau, ô Chameau, viens donc trotter comme nous tous ! 

— Bof ! dit le Chameau. 

Et le Cheval s’en fut le répéter à l’Homme. 

Alors le Chien vint le trouver avec un bâton dans la gueule et il lui dit : 

— Chameau, ô Chameau, viens donc chercher et rapporter comme nous tous. 

— Bof ! dit le Chameau. 

Et le Chien s’en fut le répéter à l’Homme. 

Alors le Bœuf vint le trouver avec un joug sur la nuque et il lui dit : 

— Chameau, ô Chameau, viens donc labourer comme nous tous. 

— Bof ! dit le Chameau. 

Et le Bœuf s’en fut le répéter à l’Homme. 

À la fin de la journée, l’Homme convoqua le Cheval, le Chien et le Bœuf, et il leur dit : 

— Vous Trois, ô Vous Trois, je suis navré pour vous (avec ce monde tout neuf et tout et tout), mais cette chose qui dit « Bof » est incapable de travailler, sinon elle serait déjà là. Je vais donc la laisser en paix et vous devrez travailler deux fois plus pour la remplacer. 

Cela mit les Trois très en colère (avec ce monde tout neuf et tout et tout) et aussitôt ils tinrent conseil, unindaba, un punchayet et un pow-wow, à la limite du Désert. Le Chameau arriva en mâchant ses plantes grasses avec une paresse encore plus douloureuse et il se moqua d’eux, puis il dit « Bof ! » et repartit. 

C’est alors qu’arriva le Djinn responsable de Tous les Déserts, enroulé dans un nuage de poussière (les Djinns voyagent toujours de cette manière car c’est Magique), et il s’arrêta pour palabrer et tenir un pow-wow avec les Trois. 

— Djinn de Tous les Déserts, dit le Cheval. Quelqu’un a-t-il le droit d’être paresseux dans ce monde tout neuf et tout et tout ? 

— Certainement pas, répondit le Djinn. 

— Eh bien, dit le Cheval, il y a quelqu’un au milieu de ton Désert Hurlant (c’est un Hurleur lui-même), avec un long cou et de longues pattes, qui n’a absolument rien fichu depuis lundi matin. Il refuse de trotter. 

— Hou ! dit le Djinn en sifflant. C’est mon Chameau, par tout l’or de l’Arabie ! Et que dit-il ? 

— Il dit « Bof » dit le Chien, et il refuse d’aller chercher et de rapporter. 

— Ne dit-il rien d’autre ? 

— Seulement « Bof ! » et il refuse de labourer, dit le Bœuf. 

— Très bien, dit le Djinn, je vais le faire bosser, si vous voulez bien attendre une minute. 

Sur ce, le Djinn s’enroula dans son manteau de poussière, s’orienta dans le désert et trouva le Chameau, toujours aussi douloureusement paresseux, qui admirait son reflet dans une flaque d’eau. 

— Mon long et bouillonnant ami, dit le Djinn, il paraît que tu ne veux pas bosser, dans ce monde tout neuf et tout et tout ? 

— Bof ! dit le Chameau. 

Le Djinn s’assit, le menton dans la main, et se mit à réfléchir à une Grande Magie tandis que le Chameau continuait à s’admirer dans la flaque d’eau. 

— Tu donnes du travail supplémentaire aux Trois depuis lundi matin à cause de ta douloureuse paresse, dit le Djinn. Et il continua à réfléchir à des Magies, le menton dans la main. 

— Bof ! dit le Chameau. 

— Je ne répéterais pas ça si j’étais toi, dit le Djinn. Tu pourrais le dire une fois de trop. Je veux que tu bosses ! 

— Bof ! dit encore une fois le Chameau. Mais à peine eut-il prononcé ce mot qu’il vit son dos, dont il était si fier, s’enfler, s’enfler, jusqu’à devenir une grosse bosse ballottante. 

— Tu as vu ça ? dit le Djinn. Voilà ce que tu t’es mis sur le dos en refusant de bosser. Nous sommes aujourd’hui jeudi et tu n’as rien fait depuis que le travail a commencé lundi. Maintenant tu vas bosser. 

— Comment le pourrais-je ? dit le Chameau. Avec cette chose sur le dos. 

— C’est exprès, dit le Djinn, pour te punir d’avoir manqué ces trois jours. Désormais, tu pourras bosser trois jours sans manger en vivant sur ta bosse. Et ne dis pas que je n’ai jamais rien fait pour toi. Sors du Désert et va rejoindre les Trois ; et apprends à te conduire ! Allez, hop ! 

Et, hop ! le Chameau s’en fut rejoindre les Trois et depuis ce jour le Chameau bosse (nous disons maintenant qu’il « travaille » pour ne pas le vexer), mais il n’a jamais rattrapé les trois jours de travail qu’il avait manqués au commencement du monde, et il n’a jamais appris à se conduire. 

Laide est la bosse du chameau 
Que l’on veut voir au zoo, 
Mais plus laide encore est la cosse 
De celui qui point ne bosse. 
Gosse et adulte aussi, hi hi ! 
L’ennui nous saisit, hi hi ! 
Si nous n’avons rien à faire. 
Comme le chameau sa bosse, 
Traînant notre cosse, 
Nous en avons plein le dos. 
Au saut du lit, sourcils froncés, 
L’air maussade et renfrogné, 
Nous prenons, bougons, ronchons, 
Marmonnant et grognonnant, 
Notre bain, nos bottes et nos jouets. 
Nous voudrions un petit coin 
(Je sais que tu en as un), 
Un abri pour le jour où 
Nous en avons plein le dos. 
Or, ce mal point ne guérit 
En restant assis 
À lire en paix au coin du feu, 
Mais en prenant pelle et houe 
Pour creuser un trou 
Et suer un peu. 
Alors par enchantement, 
Grâce au soleil et au vent, 
Tu verras filer ta cosse, 
Cette horrible cosse 
Dont nous avons plein le dos. 
Car il m’arrive aussi, hi hi ! 
D’être saisi d’ennui, hi hi ! 
Lorsque je n’ai rien à faire. 
Nous traînons tous notre cosse 
Comme le chameau sa bosse 
Gosse et adulte aussi, hi hi !

 

SOURCE  / http://kiplinginfrench.free.fr/HCCtable.html

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Le Premier CHAMEAU

Posté par othoharmonie le 6 mai 2013

 

Le Premier CHAMEAU dans CHAMEAU - DROMADAIRE 1er-chameau C’est en Amérique du Nord qu’est apparu, à la fin de l’éocène, le plus ancien ancêtre des chameaux. Ce Protylopus, dont on a retrouvé les fossiles datant de 40 à 50 millions d’années, n’était guère plus grand qu’un lièvre. Avec l’extension des savanes, la taille des animaux augmenta et leurs pieds s’adaptèrent à la marche sur les terrains meubles. À l’oligocène, il y a quelque 35 millions d’années, Poebrotherium avait la dimension d’un chevreuil et ressemblait nettement plus au chameau avec, notamment, les os des avant-bras soudés. Continuant d’évoluer, cette forme donna naissance, il y a entre 12 et 24 millions d’années, à différents rameaux, les uns à l’allure de gazelle , les autres au long cou de girafe , qui furent un moment florissants avant de s’éteindre, il y a entre 2 et 10 millions d’années. D’autres encore évoluèrent vers le genre Promacelus, puis Camelus. Ces derniers restaient confinés en Amérique du Nord, quand, il y a seulement de 2 à 3 millions d’années, une partie d’entre eux essaima dans l’Ancien Monde en passant par le détroit de Béring, alors asséché. Les précurseurs du chameau à deux bosses s’implantèrent dans l’est de l’Asie, tandis que ceux du chameau à une bosse, ou dromadaire, partirent vers l’Arabie et l’Afrique du Nord. Au pléistocène, d’autres camélidés quittèrent l’Amérique du Nord pour envahir les Andes. Ils donnèrent les lamas et les vigognes. L’une des dernières populations de camélidés du continent nord-américain, Camelops hesternus, ou « chameau d’hier », disparut il y a entre 10 000 à 12 000 ans.

   Aujourd’hui, on appelle généralement chameaux les quelque 17 millions d’animaux du genre Camelus vivant dans le monde, dont les neuf dixièmes sont pourtant des dromadaires. Les trois quarts habitent l’Afrique et sont domestiqués depuis les temps préhistoriques. Seuls quelques dromadaires, introduits en Australie au XIXe siècle, ont retrouvé une totale liberté. Quant aux chameaux à deux bosses, ils ne se rencontrent plus qu’en Afghanistan, en Asie centrale, en Chine,  en Iran,  en Mongolie et en Turquie. Et ils sont à peine un millier à vivre dans le désert de Gobi.

 En Asie centrale, « un chameau vaut 8 yacks, 9 chevaux ou 45 moutons ». Il porte près de 300 kg, franchit des cols enneigés. Dans les déserts brûlants d’Afrique ou du Proche-Orient, le dromadaire transporte une centaine de kilos ou résiste un mois sans eau. Chameau d’Asie à deux bosses ou dromadaire d’Afrique à une bosse, les chameaux de l’Ancien Monde sont originaires d’Amérique du Nord et domestiqués depuis des siècles.

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conte touareg

Posté par othoharmonie le 6 mai 2013

 

 La souris et le chameau

 De la souris et du chameau lequel est le plus sage ?

 La fable que disent les conteurs du désert nous en apprend beaucoup sur le monde animal…

conte touareg dans CHAMEAU - DROMADAIRE chameau1

 La souris est habile, rusée, rapide, intelligente. Elle glisse entre les mains de l’homme et s’insinue chez lui sans qu’il s’en aperçoive. Elle grignote son pain, son formage, ses objets, son matelas, son lit, et lui ronge la vie. L’homme lui tend des piges, qu’elle joue à déjouer. Alors l’homme tempête tandis sue la souris, impertinente en diable provoque, nargue et panique la maîtresse maison qui saute d’un pied sur l’autre en poussant de grands cris. Pour cette simple malice souvent accorde-t-on au petit animal un regard attendri voire un peu amusé tant son dévergondage la présente finaude, ficelle, souvent brillante.. et pourtant… !

 Le chameau, lui plutôt, grand animal placide, s’il impose le respect, c’est pour ses qualités d’endurance, de force et de robustesse. Il a ce grand pouvoir de vivre des jours sans manger et sans boire en marchant au soleil harassant du désert, un pied devant l’autre, obéissant à l’homme, sans jamais rechigner. Le chameau est fidèle, serviteur dévoué, mais jamais on ne dit qu’il est fin ou futé, qu’il a de la malice ou de la malignité… et pourtant… ! 

Une souris, fuyant l’homme, sauta sur un chameau et, imitant son maître, fit claquer sa langue, fouetta les deux bosses, lui intimant l’ordre de se lever et d’avancer. Le chameau ne dit mot, et ébranla l’équipage. 

La souris orgueilleuse, certaine de son pouvoir, fit des bonds de fierté sur la montagne de poils.

Arrivé sur les bords d’un tout petit ruisseau, le chameau demandé à la souris de descendre, de passer devant lui, le tenir par la bride afin de le guider.

 « Souris, mon chamelier, montre-moi donc la route. Je ne suis que monture. Toi tu sais le chemin. » 

« C’est que..; dans ce ruisseau… je crains de me noyer ! » 

Alors le chameau dit : « Tout seul, jamais je ne l’ai fait. Je veux bien aujourd’hui pour toi, essayer ». Et il mouille ses pieds en déclarant que l’eau n’est pas profonde, et qu’elle n’atteint même pas le bas de ses jarrets. 

« Oui, mais, dit la souris, ce qui pour toi est minuscule devient pour toi montage, et la puce qui te pique est pour moi éléphant des tropiques. Ce qui est filet d’eau pour toi, devient pour les souris un océan furieux. Je ne puis te guider ». 

« Alors, dit le chameau, cesse de faire la fière, descends de ta monture pour réfléchir au moyen d’échapper à l’homme qui te poursuit et que je vois venir ». 

« Pardon, dit la souris, je t’offre à genoux mille prières pour me faire traverser. J’irai par les monts et les dunes chanter tes louanges et dire que le chameau est le plus sage des animaux. »

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chameau des Touarègues

Posté par othoharmonie le 6 mai 2013

 

chameau des Touarègues dans CHAMEAU - DROMADAIRE drom-300x206Le chameau est l’animal emblématique de la société touarègue et les images des agences de tourisme montrent inévitablement la haute silhouette d’un chamelier enturbanné sur une selle à pommeau en croix rompant un paysage aux lignes horizontales d’un reg. Le Touareg, comme le Maure et le Bédouin, est associé au chameau, plus exactement au dromadaire (Camelus dromedarius). Le chameau est au Touareg ce que le zébu bororociji aux longues coines en lyre est au Bod’aado, le Peul nomade.

 Chez les Kel Ahaggar, certains auteurs (Nicolaisen 1963 : 408) ont fait l’hypothèse que la société touarègue était composée de strates successivement arrivées : les nobles étaient des éleveurs de chameaux qui se sont imposés à des populations trouvées sur place, éleveurs de chèvres et qui sont devenus les tribus de vassaux ou de plébéiens (imghad). Ces derniers, qui n’avaient pas le droit d’élever des chameaux, ne postent-ils pas le nom de Kel Ulli, ceux des chèvres?

 On a pu aussi (Nicolas 1950 : 189) rapprocher le terme de vassal (amghid plur. imghad) de celui de chevreau (egheid). En définitive, dans toutes les traditions, le chameau est l’animal associé à l’aristocratie guerrière. Dans la boucle du Niger. D’anciens serfs se constituent des troupeaux de chameaux, pour se rapprocher du modèle de l’aristocratie et faire oublier une origine dont ils cherchent à effacer le souvenir. On peut vérifier l’intérêt que la société touarègue porte à cet animal par le vocabulaire qui lui est consacré. Le Dictionnaire du Père de Foucauld (1 95 1 – 1952) contient 54 termes se référant au chameau. Parmi ce riche vocabulaire, on peut distinguer des termes génériques, ceux se référent à l’usage (selle, bât), à l’état (pour un mâle, castré ou non, en nit etc. ; pour une femelle, pleine, suitée, stérile etc.), à la robe, au sexe, à l’âge : ainsi des termes distinguent les chamelons en voie d’être sevrés et attachés par le cou et les non sevrés arrimés à un piquet enfoncé dans le sol auprès de leurs mères; enfin des termes se référant au caractère (criard) ou au comportement (au pas alerte, lourd).

On retrouve le même intérêt pour le chameau qu’expriment les Maures dans leur vocabulaire décrit par V. Monteil (1 952). Le chameau répond à de nombreuses fonctions. C’est l’animal de selle, le méhari que tout homme adulte souhaite posséder et qu’on préfère avec une robe unie, claire. Presque blanche (ebeideg qui désigne un chameau blanc, mais aussi un voleur) : chaque jeune homme proclame qu’il possède la monture la plus belle et la plus rapide : il défie tous les autres ii la course et dans des concours où chacun veut prouver que son chameau est le mieux dressé. Le chameau est aussi l’animal de bât, habitué à la marche processionnaire; il possède souvent une robe pie, des yeux vairons, une vue réputée basse, en particulier chez les Touaregs de l’Aïr ou originaires de l’Air (Kel Geres par ex.).

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Les chameaux d’Abraham

Posté par othoharmonie le 6 mai 2013


Les chameaux d'Abraham dans CHAMEAU - DROMADAIRE chameau-de-gobi1Les chameaux apparaissent souvent dans le récit biblique. Genèse XII, 15, Pharaon offre des chameaux à Abraham :

Le serviteur [d’Abraham] prit dix chameaux parmi les chameaux de son maître et partit ; et tous les biens de son maître étant dans sa main, il se leva et alla à Aram Naharaïm, du côté de la ville de Nahor. Il fit agenouiller les chameaux hors de la ville (Genèse XXXIV,10)

Ils sont présents avec Isaak (Genèse XXIV, 61,64…) et Jacob, petit fils d’Abraham (Genèse XXX, 43 ;XXXII,16…), ainsi que dans l’exode, où le chameau fait partie des richesses de pharaon.

Les biblistes situe Abraham vers 1700 av JC. A cette époque, le chameau est un animal inconnu en égypte. Il n’était pas non plus domestiqué en Mésopotamie. En effet, il n’apparaît pas dans les peintures murales des temples, ni dans les tombes ou les pyramides, ni dans les écrits. Il fut introduit en Égypte bien longtemps après par les Romains (IIe s. av. JC).

Voyons maintenant, si le Saint Coran parle de chameaux domestiqués pour des périodes antérieures au IIe s. av. JC. En fait, il existe deux versets pour lesquels il est question de chameaux :

« Et lorsqu’ils ouvrirent leurs bagages, ils trouvèrent qu’on leur avait rendu leurs marchandises. Ils dirent : « Ô notre père. Que désirons-nous (de Plus) ? Voici que nos marchandises nous ont été rendues. Et ainsi nous approvisionnerons notre famille, nous veillerons à la sécurité de notre frère et nous nous ajouterons la charge d’un chameau et c’est une charge facile ». » (Coran 12/65)

 « Ils répondirent : « Nous cherchons la grande coupe du roi. La charge d’un chameau à qui l’apportera et j’en suis garant ». »  (Coran 12/72)

             Ces deux versets correspondent au récit concernant le prophète Yousouf (Joseph) –paix sur lui–, et qui se situe largement avant le IIe s. av. JC. Le mot qui a été traduit par chameau est le mot ba’ir , et toutes les traductions connues traduisent ce mot par chameau. Cependant, selon l’islamologue Jacques Berque, il n’est pas exact de le traduire par chameau ; pour lui, le mot ba’ir signifiait à l’époque tout ce qui porte, bête de somme : tel est le sens d’après ce qu’exprime sa racine selon tous les dictionnaires d’arabe ancien, et d’ailleurs, le chameau est mentionné dans le Coran avec un mot tiré d’une toute autre racine jamâl (que l’on trouve en  Coran 7/40). C’est le sens de bête de charge, bête de somme, qu’il admet dans sa traduction, ce qui correspond ici aux récentes découvertes de l’égyptologie.  

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La laine de Chameau

Posté par othoharmonie le 6 mai 2013

La laine de Chameau dans CHAMEAU - DROMADAIRE elevage1


La laine de chameau est faite de fibres creuses, elle est donc légère, et en bon isolant elle protège contre le froid et la chaleur. Sa douceur naturelle ne fera que s’accroitre au fil du temps.

Anecdote : Il y a bien longtemps les médecins décrivaient les propriétés miraculeuses de la laine de chameau et recommandaient aux patients de la mettre aux endroits douloureux du corps permettant dans certains cas de soulager, grâce à la chaleur produite, des symptômes divers de névralgie, arthrites ou douleurs rhumatismales.

 

Un peu d’info écolo: Ce fil est obtenu à partir du duvet que les bébés chameaux perdent naturellement vers leur 1 an. C’est un magnifique fil d’une douceur extraordinaire travaillé de façon précieuse par la Filature Fonty située en Creuse. Fonty travaille les fils à tricoter de façon respectueuse de l’environnement et de ses salariés.

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Lait de chamelle

Posté par othoharmonie le 6 mai 2013

Lait de chamelle dans CHAMEAU - DROMADAIRE bebe-chameau

C’est enfin l’animal nourricier la chamelle dont la production laitière est la plus importante de tous les animaux domestiques et dont le lait est préféré à tous les autres : il donne la force, la santé et ne communique aucune maladie. Le lait de chamelle qui vient d’être trait est bu aussitôt. Léger, pétillant parce que les minces jets qui sortent des pis forment une mousse aérée, ce lait encore tiède est l’aliment préféré des vieillards et des malades. Son odeur et son goût s’affinaient suivant le pâturage dont s’est nourrie la chamelle : on retrouve le goût salé de I’Artiplex halinzus, aramas, ou l’odeur de choux de l’alouât (Schouwia purpurea). Malgré le plaisir que l’on éprouve à boire du  lait tiède ou même chaud, il est recommandé d’en boire avec mesure car il est plus difficile à digérer » (Gast 1968 : 141). Si l’animal de selle est recherché par tous, certains groupes, spécialistes du commerce caravanier, possèdent des animaux de bât avec des mâles très nombreux: d’autres un élevage laitier autoconsommé où les femelles sont majoritaires.

 Le lait en général, et celui de chamelle avant tout, constitue plus qu’un aliment : il est le symbole de la vie et des techniques très élaborées ont été mises au point pour permettre de préserver le plus possible la production du lait pour l’homme lorsqu’il devient concurrent de l’animal pour (ce précieux breuvage. Des techniques très élaborées ont été mises au point pour le sevrage et pour le maintien de la lactation des chamelles ; dont les petits sont morts à la naissance. Ces techniques ont été décrites (Beinus 1980 : 109- 11 4) et témoignent d’une connaissance très fine de la psychologie animale : par des mannequins de paille couverts du placenta ou de la peau du chamelon décédé, par la simulation d’une nouvelle naissance, par des scénarios d’attaques pour provoquer une réaction de défense d’un chamelon par la chamelle et provoquer l’adoption de ce chamelon de substitution. Le sevrage, comme 1′adoption du petit animal. vise, par toute une gamme d’artifices, à conserver du lait pour l’homme, au-delà des vicissitudes de la naissance et de la mort.

 Si, dans la poésie lyrique, la femme aimée est souvent comparée à une génisse chez les Peuls, elle s’identifie chez les Touaregs à une chamelle : « Elle est plus belle qu’une chamelle blanche qui s’est reposée six mois. Est entraînée et grasse. a une belle bosse » (Foucauld 1925 : 1,527-528). L’image de la beauté féminine est toujours associée à des formes amples et les vers suivants reprennent le même thème :  » Kouka est le mirage des vallons. »

 Le parfum qu’elle exhale l’emporte sur ceux qu’apportent les caravanes ; elle est plus belle que la foule des pèlerins faisant le pèlerinage à La Mecque ; elle est plus belle que des chamelonnes blanches dont chacune tète le lait de 2 chamelles».  (Foucauld 1930 : II; 73).  Le terme final de la comparaison se rattache à un fait exceptionnel : des chamelonnes blanches – c’est la robe la plus appréciée – tétant chacune deux chamelles.

 Quand on sait la rivalité qui existe entre l’homme et l’animal pour le lait – on abandonne au chamelon le reste di1 lait après la traite qu’il a amorcée – on peut mesurer combien est extraordinaire le fait de laisser la production du lait de deux laitières à un petit animal. Seuls de riches éleveurs peuvent se permettre de prélever sur la nourriture des hommes la production d’une chamelle dans le seul but du développement précoce de chamelons. Cela rappelle l’engraissement des femmes naguère pratiqué dans l’aristocratie : jeunes chamelles et jeunes femmes sont associées dans une même suralimentation à base de lait qui provoque l’amplitude des formes et un passage souvent prématuré de l’adolescence à l’âge adulte.

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Qualités du chameau

Posté par othoharmonie le 6 mai 2013

 

Qualités du chameau dans CHAMEAU - DROMADAIRE sauvages

 Les Touaregs possèdent des animaux domestiques variés. Et si le chameau, chez eux, est presque toujours présent. Son nombre relatif décroît des abords du Sahara aux approches de la zone sud sahélienne moins aride, domaine des cultures pluviales. Cet intérêt majeur pour le chameau se manifeste dans la tccggalr, compensation matrimoniale, animaux que la famille du mari doit apporter à celle de la jeune épousée pour sceller le mariage.

 Le choix du chameau se situe plus dans le symbole représenté par l’animal que dans sa valeur marchande. Il s’agit exclusivement de chameaux ou de chamelles pour les Touaregs nobles. Qu’ils vivent au Sahara central (Kel Ghela pour les Kel Ahaggar). Dans les zones sud-sahariennes (Kel Nan pour les Iwellemmedan) ou même en zone sahélienne (Tatamaqaret pour les Kel Geres). Le nombre d’animaux varie, la règle voulant que la fille reçoive le même nombre d’animaux que sa mère.

 Si le chameau est la monture la plus utilisée par l’homme, l’âne ne peut être que la monture d’un serviteur ou d’un vieillard à qui le chameau devient une monture dangereuse. Le harnachement du chameau est très sophistiqué. La selle de garrot, posée devant la bosse,  permet au chamelier de diriger sa monture non seulement avec les rênes, mais aussi avec ses pieds nus posés sur le cou. La selle masculine, celle décorée au pommeau en croix (tanizak) – il en existe une autre à pommeau en palette – est devenue un objet si emblématique que toutes les agences de voyage en possèdent un modèle réduit sur leurs bureaux. Le chameau, en revanche, n’est la monture des femmes que chez les nobles et certains groupes religieux (iberkoreyan ou imazwaghan de I’Azawagh) et seulement de quelques femmes de groupes tributaires (inighad) appartenant aux familles les plus réputées ; la majorité des femmes se déplacent sur des ânes ou des bœufs porteurs.

 Posées sur le velum des tentes, les couvertures ou les coussins. La selle de chameaux des femmes (tckhawit), rare aujourd’hui dans tout le pays touareg, est posée comme un bât (aruku) destiné à porter des bagages. C’est-à-dire sur la bosse et non pas sur le garrot comme la selle masculine. Ces équipements sophistiqués témoignent que le chameau constitue la monture de prestige de toute une société. Comme chez les Maures ou les Bédouins.

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constellation chameau

Posté par othoharmonie le 5 mai 2013


Cassiopée  Nom génitif et abréviation : Cassiopea (Cas)
Hémisphère : Nord

Cette constellation est très connue et très facilement reconnaissable avec sa forme en W. C’est une constellation circumpolaire à plusieurs latitudes de l’hémisphère Nord. Elle est donc visible toute l’année. Elle est située à l’opposé de la Grande Ourse par rapport à l’étoile Polaire.

Mythologie

Selon la mythologie grecque, Cassiopée était l’épouse de Céphée, roi d’Éthiopie, et la mère d’Andromède. Elle s’était vantée d’être plus belles que les Néréïdes (filles du Dieu marin Nérée). Vexées, ces dernières demandèrent à Poséidon de lui rabattre son caquet. Il envoya un monstre marin, que l’oracle du coin pensait pouvoir calmer en offrant Andromède en pâture. Cassiopée et Céphée acceptèrent, mais Persée intervint sans prévenir, tua le monstre et délivra Andromède, tout héros qu’il était. Ils se marièrent et eurent des marmots, puisqu’un de leurs petits-enfants fut Hercule.

Certaines images la représentent assise, les bras ouverts. Les Romains, quant à eux, la représentaient enchaînée à son trône, condamnée à se balancer éternellement dans le ciel. C’était sa punition pour sa vantardise. Pour les Arabes, cette constellation représente un chameau agenouillé.

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Celui qui a de vieux chameaux

Posté par othoharmonie le 2 mai 2013

Celui qui a de vieux chameaux dans CHAMEAU - DROMADAIRE chameau-vieuxLe nom de Zoroastre un « prophète », fondateur du zoroastrisme, ancienne religion de la Perse. Il est difficile, étant donné l’époque et l’importance du personnage, sources de nombreuses affabulations, de donner des dates et des lieux précis à son sujet. On suppose qu’il est né au nord de l’Iran, mais certaines traditions le font naître à Balkh dans le nord de l’Afghanistan actuel.

Le nom Zoroastre est un composé bahuvrihi en avestique de zarəta- « ancien, faible » et de uštra « chameau », qui se traduit par « celui qui a de vieux chameaux ».

Une ancienne traduction erronée rapprochait zarəta- de zaray (or ou jaune) qui donnait « celui qui possède les chameaux jaunes » – traduction certes plus romantique, qui a, par cumul d’erreurs, amené des traductions encore plus fantaisistes : « le porteur de l’aurore dorée » (zaray ushas).

D’autre part uštra devenu ashtar en vieux-perse, puis shotor en persan (chameau), pourrait signifier en même temps l’astre (en français), star en anglais et sétaré en persan actuel et το αστέρι, en grec.

La relation pouvait venir du voyage de l’astre dans le ciel, en comparaison de celui du chameau sur la terre comme seul moyen de déplacement et de voyage de cette époque. Ainsi, la composition zaraϑ = or et uštra = astre, pouvait donner l’astre doré, et en même temps le chameau doré.

Bien que ces dernières fantaisies n’aient pas été très correctes, elles semblent démontrer un certain désir de grandeur, au-delà de « celui qui a de vieux chameaux ».

Une autre traduction propose « le conducteur de chameaux ».

En persan moderne, le nom de Zoroastre prend la forme Zartošt  ou Zardošt.

En kurde moderne, le nom de Zoroastre prend la forme de Zerduşt ou Zerdeşt. De là pourrait découler d’autres significations. Zer (jaune en kurde) découle du mot zêr qui signifie « or » ; deşt signifie « plaine » mais il a peut-être évolué et originellement le terme était peut-être dest qui signifie « main ». Ainsi, Zerdest pourrait être « Celui à la main d’or » en raison des miracles qu’ils auraient accomplis. Ou bien, Zerdeşt pourrait être l’homme des « plaines dorées ».

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chameau de Nietzsche

Posté par othoharmonie le 2 mai 2013

 

L’âne et le chameau: ils symbolisent tous ceux qui portent le fardeau du réel dans la traversée du désert qu’est leur existence. Mention spéciale pour l’âne qui supporte le poids des valeurs chrétiennes transcendantes. Quand il dit non, c’est le ressentiment qui parle en lui: quand il dit oui – Ja (I-A, I-A, Hi-Han, Hi-Han) – il confond l’affirmation avec la capacité de supporter. Animal «aux longues oreilles», son faux «oui» est à l’opposé du vrai «oui» dionysiaque à la vie. Le chameau, porteur des anciennes valeurs, et première des trois métamorphoses de l’esprit dans le premier discours de Zarathoustra, est l’animal courageux, humble, patient, corvéable à merci et qui en redemande…  

chameau de Nietzsche dans CHAMEAU - DROMADAIRE nietzsche

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Elevage du Chameau

Posté par othoharmonie le 2 mai 2013

 

Elevage du Chameau dans CHAMEAU - DROMADAIRE elevageLa sobriété du chameau est légendaire : « nous avons vu, explique l’auteur, en hiver, des chameaux en bel état au repos dans un pâturage vert, refuser l’abreuvoir pendant 71 jours consécutifs » ! Il convient donc de présenter le chameau à l’abreuvoir dans de bonnes conditions, afin qu’il fasse un abreuvoir le plus copieux possible – un chameau mâle adulte peut absorber 150 à 200 litres parfois. Pour que votre chameau ait soif, voire très soif, préparez-le par un pâturage sec d’un ou deux jours.

Mais ce n’est pas tout ! La recherche d’un abreuvoir ne se fait pas au hasard, loin s’en faut. L’eau de l’abreuvoir doit être propre, privée de toute impureté et de toute odeur. Evitez par conséquent l’eau des mares aux abords fangeux et nauséabonds. Les eaux les meilleures pour les chameaux doivent être légèrement salées ou légèrement arseniquées. Enfin, conduisez-le à l’abreuvoir de préférence en plein midi, et ce, en vue d’empêcher des cas de bronchites provoqués par la fraîcheur de l’eau.

Que faire en cas de maladie ?

Quatre maladies, toutes contagieuses, peuvent atteindre le chameau : la gale, la congestion pulmonaire (n’haz), la tabourite, le djedri ou fièvre aphteuse. Pour la gale, le remède le plus efficace consiste à appliquer du goudron sur la partie malade. La tabourite, dont l’agent de transmission serait une mouche, est, quant à elle, presque toujours mortelle.

Les pâturages constituent son petit-déjeuner, son déjeuner et son dîner, mais ils diffèrent selon les saisons. En hiver, les herbes vertes forment la base de son alimentation, tandis qu’au printemps, il faut l’amener vers les arbres et les arbustes, qui se couvrent alors de feuilles, de jeunes pousses vertes ou encore de fruits, les carroubes, dont il raffole. Pendant la saison chaude, seul le had reste encore vert ; cependant celui-ci doit être associé à un autre fourrage, car il possède des propriétés laxatives qui peuvent être causes d’un affaiblissement chez le chameau

 chameau dans CHAMEAU - DROMADAIRE

Allure du chameau : 6 à 7 kms/h

Durée moyenne d’une journée de marche : 40 à 50 kilomètres

  L’officier méhariste aura par dessus tout la vocation : il doit aimer le chameau, dont l’aspect peu séduisant, le cri rauque, l’apprivoisement souvent incomplet, ont rebuté plus d’un nouveau venu ; il faut aussi qu’il fasse fort peu de cas de ses aises et de son confort, lesquels bien souvent, sinon toujours, sont en opposition avec les besoins, nous allions dire les aises, de ses chameaux. »

 L’examen portera sur le dressage, la conformation, l’état de santé et l’âge du chameau, c’est-à-dire entre six ans, âge où il atteint son complet développement, quand sont tombées ses deux dernières dents de lait, et douze ans, âge où le chameau commence à se faire vieux

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Chameau de Gobi

Posté par othoharmonie le 2 mai 2013

 

 Chameau de Gobi dans CHAMEAU - DROMADAIRE chameau-de-gobiLe désert de Gobi est la troisième, et l’un des déserts les plus célèbres dans le monde. Une des meilleures façons de vivre les vastes étendues de dunes de sable et de travées de plein désert est une randonnée chamelière. Ces animaux anormalement Regal sont parfaitement adaptés à la rudesse du climat désertique. Ils peuvent aller des jours sans eau, et leurs pieds mous rembourrés étendre sur toute la surface du sable en marchant.

Dans les heures fraîches du matin, juste avant le lever du soleil, nous disons adieu à notre ger (tente Mongole) et se préparer à monter nos bêtes du désert du fardeau. Mise sur un chameau est un peu comme monter votre manège à sensation préférée à un parc d’attractions. Vous montez sur la selle de couvertures empilées alors que le chameau est assis sur ses pieds, et soudain vous êtes d’être plongé dans l’air que l’animal retrouve ses pieds. Accrochez-vous bien, car le sol est un long chemin vers le bas.

Les chameaux font partie intégrante de la vie nomade dans le désert de Gobi, et presque toutes les familles de nomades dans la région de faire un séjour chameaux élevage. En plus d’effectuer environ 30 pour cent du trafic marchandises à travers le désert de Mongolie, les chameaux fournissent de la laine pour couvrir les yourtes traditionnelles et du lait pour le thé, le beurre et le yogourt. Dans les moments difficiles, les familles peuvent utiliser les anciens chameaux pour leur viande.

Après plusieurs jours de se cogner dans l’arrière d’une jeep russe comme nous avons fait notre chemin de la capitale d’Oulan-Bator dans le désert de Gobi, il était temps pour un changement dans les transports. Je m’attendais à cheval au sommet d’un chameau à être semblables à l’équitation, j’ai donc été agréablement surpris par la sensation lisse glisse facilement de la démarche du chameau. Vous vous sentez comme vous êtes flottant au-dessus des dunes au lieu d’péniblement à travers eux le désert de Gobi randonnée chamelière.

Les deux premiers jours s’est terminée avec mal aux jambes et boitant à mettre en place autour du camp, mais plus vous montez, plus il devient facile. Il ya quelque chose thérapeutiques au sujet de la routine quotidienne d’une randonnée chamelière: la Coupe du matin de café instantané que vous emballé camp, la sensation du soleil du désert chaud pendant les heures de silence quasi hypnotique errance à travers les paysages changeants, et le sentiment croissant de communauté avec d’autres voyageurs et des guides que vous siroter du thé au lait de chameau ou de la vodka le soir autour du feu. Prenant un tour de chameau du désert n’est pas seulement de voir les curiosités, mais de vivre un mode de vie dans l’un des climats les plus rudes au monde.

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Le chameau en Inde

Posté par othoharmonie le 29 avril 2013

 

 

Le chameau en Inde dans CHAMEAU - DROMADAIRE inde-300x199Rajasthan inde: Pushkar et un superbe petit village du Rajasthan, bâti autour d’un lac sacré, connu mondialement pour sa foire annuelle aux chameaux (qui sont en fait des dromadaires). Situé en bordure du désert du Thar, ce village est entièrement dédié au Dieu Brama. Le seul temple de Brama de toute l’Inde y est bâti et donne lieu toute l’année a des pèlerinages. De superbes maisons bleues et petits palais se reflètent dans le lac sacré, ou se trouvent quantité de très gros poissons et tortues qu’il est interdit de pécher.

Hors du festival, le village est très tranquille et très reposant. C’est un lieu incontournable pour les « routards » du Monde entier qui y passent plusieurs semaines, surtout en hiver. c’est un peu le « St Tropez » du Rajasthan.

 Au fil des ans, la rue principale qui mène au temple de Brama, s’est transformée en un rue entièrement commerçante ou chaque maison est devenue un magasin. Le village vit lentement au rythme des prières, conques et clochettes de ses 430 temples !  

 Peu de monde y habite toute l’année, et sa population atteint plus de 100 000 personnes en 4 jours en octobre -Novembre, à la pleine lune de « Kartik » pour le « Festival des chameaux« . Une grande fête religieuse pendant 4 jours, un des plus important marché aux chameaux du Rajasthan et un très gros marché de l’artisanat local.

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Le marché aux chameaux

Posté par othoharmonie le 29 avril 2013

 Le marché aux chameaux dans CHAMEAU - DROMADAIRE 334px-Becque_Nouvelles_asiatiques_hors-texte_7

      La grande fête de la pleine lune de Pushkar, en Inde, commence en fait un mois avant par un des plus grands marchés aux chameaux (dromadaires) du Rajasthan. Des caravanes de 100 à 200 chameaux y viennent de l’Inde entière, et certaine mettent plus d’un mois pour arriver à Pushkar…

 Il y a souvent plus de chameaux avant la fête elle même, que pendant. Il y a chaque année de 10000 à 40000 chameaux et plus de 100 000 personnes pendant les 4 jours de fête religieuse, dont 5000 touriste occidentaux….Certain chameliers repartent dés qu’ils ont vendu ou acheté , avant le grand flux d’arrivée des touristes, car ils ont une taxe supplémentaire à payer pendant les 4 jours officiels de fête. En fait ce marché aux chameaux est plus intéressant avant la fête, car uniquement des chameliers et leurs femmes, très peu de touristes et plus de contacts, et l’on ne risque pas de rencontrer un japonais derrière chaque chameau pour photographier le coucher de soleil sur les dunes… Ce n’est pas uniquement un marché aux chameaux, mais une immense foire ou l’on trouve des bovins, des chevaux superbes, et tout le matériel de base, du couteau aux clochettes, habillement, couvertures, tout l’équipement pour les chameaux et autres animaux, et une très grande fête foraine avec plusieurs grandes roues, cirques, cinémas ambulants, etc.

 Les caravanes commencent à arriver par le désert, plusieurs semaines avant l’ouverture de la fête religieuse qui marque le fin du marché.

Plus de 10000 chameaux y viennent de toute l’Inde et les petits matins dans le sable des dunes, est empli des fumées des feux de bouses du thé matinal. Il fait assez froid pendant la nuit et chacun se réchauffe comme il le peut dans les premiers rayons du soleil

  

Naissance d’un Chamelon

 

site à voir sur la naissance d’un chamelon : http://camelides.cirad.fr/fr/curieux/naiss_cham.html

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Le chameau de Béziers

Posté par othoharmonie le 29 avril 2013

 Le chameau de Béziers dans CHAMEAU - DROMADAIRE beziers

L’origine du chameau de Béziers est directement liée à la légende de saint Aphrodise. Aphrodise, venu à Béziers au IIIe siècle de notre ère, est considéré comme étant le premier évêque de la cité. Originaire d’Égypte, il était parvenu jusqu’à Béziers à dos de chameau. À la suite du martyre d’Aphrodise, le chameau fut confié à un pieux seigneur de la ville afin qu’il en prît soin. Quand Aphrodise fut reconnu comme saint, les responsables municipaux considérèrent comme un honneur de prendre à la charge de la commune tous les frais de l’entretien de l’animal. On lui offrit même un toit pour se loger dans une rue nommée aujourd’hui « rue du Chameau », dans le centre historique de Béziers. Les habitants de la ville firent construire, après la mort de l’animal, une machine en bois qui le représentait et qui devait être conduite chaque année, le 28 avril, en triomphe, vers l’église de son saint patron, l’église Saint-Aphrodise. Il semblerait que cette pratique, sans doute jugée trop païenne, ait disparu au Moyen Âge, l’Église n’appréciant pas ces réjouissances trop allégoriques.

En 1632, l’existence du chameau est mentionnée dans les archives de la ville. En 1793, il est brûlé sur la place de la Citadelle, en même temps que tous les titres féodaux. Le fief alloué au chameau pour son entretien, d’un revenu de 1500 livres, est mis sous séquestre. Le chameau fut porté sur la liste des émigrés et ainsi, les révolutionnaires purent s’emparer de ses revenus. En 1803, les Biterrois reconstruisent un nouveau chameau, en bois, recouvert d’une toile colorée portant le blason de la ville. En1830, le chameau, considéré comme un symbole de la féodalité, fut à nouveau détruit, ses flancs lacérés de coups de sabre. La foule dispersa ses lambeaux de toile. Un antiquaire pensa à sauver la tête de bois du pauvre animal. Un nouveau chameau fut à nouveau brûlé lors des événements de 1848. Enfin, en 1895, il renaît de ses cendres lors de la cavalcade historique qui parcourt les rues de la ville.

Le chameau de Béziers est constitué d’une énorme machine de bois, revêtue d’une toile peinte, sur laquelle sont ajoutées les armoiries de la ville ainsi que deux inscriptions sur ses flancs : l’une en latin Ex Antiquitate Renascor (signifiant « Je renais de l’Antiquité »), l’autre en occitan : Sèm fòrça (c’est-à-dire « Nous sommes nombreux »). L’allure actuelle du totem remonterait au XIVe siècle. Cette machine, qui ne ressemble guère à un chameau au sens actuel mais plutôt à un dromadaire, est actionnée dans ses flancs par quatre hommes qui la font bouger et impriment, par intervalles, un jeu saccadé à un long cou et sa mâchoire aux dents de fer. Ces grosses mâchoires, censées faire peur aux plus petits, furent appelées Nhica-Nhaca [au XIXe siècle (Nhica-Nhaca onomatopée qui peut signifier « mordre »). Le nom du chameau en occitan est lo camel. Dans la tradition, le chameau est conduit par un curieux personnage: le Papari (on peut y voir une altération de « papalin » ou « papalino » : soldat du pape). Le Papari est escorté par un groupe de jeunes gens déguisés en sauvages, rappelant les origines exotiques du totem biterrois.

Au cours des années 1970, la municipalité décida d’entreprendre des travaux de réhabilitation du chameau. On lui ajouta même une seconde bosse pour qu’il ait, enfin, l’air d’un vrai chameau. Mais devant les protestations des Biterrois, le chameau conserva sa forme originale de chameau à bosse unique. Il existe aujourd’hui à Béziers une peña baptisée los Camelous. Pendant les soirées festives de la ville, cette peña accompagne lo camel de Béziers.

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Le Chameau de Bactriane

Posté par othoharmonie le 29 avril 2013

Le Chameau de Bactriane dans CHAMEAU - DROMADAIRE bactrianeLe chameau de Bactriane ou chameau bactrien ou chameau domestique  est une espèce d’artiodactyle natif des steppes de l’Asie centrale. Le chameau de Bactriane a deux bosses, alors que le dromadaire (appelé aussi chameau d’Arabie) n’en a qu’une.

Le chameau, appartient au genre Camelus. C’est un mammifère ruminant à bosses dorsales graisseuses de la famille des camélidés. Sa femelle est dénommée la chamelle.

La population de 1,4 million de chameaux de Bactriane est presque entièrement domestiquée, mais en octobre 2002, les 950 individus encore à l’état sauvage au nord ouest de la Chine et en Mongolie ont été placés sur la liste des espèces en danger critique d’extinction.

Les chameaux de Bactriane mesurent environ 2 mètres à la bosse et pèsent plus de 725 kg. Ils sont phytophages, ils mangent de l’herbe, des feuilles et des graines, ils sont capables d’ingurgiter 120 litres d’eau en une seule fois. Leur bouche est extrêmement dure, ce qui leur permet de manger les plantes épineuses du désert.

Ils sont particulièrement adaptés pour se protéger de la chaleur du désert et du sable ; des pattes larges et « capitonnées » adaptées à la marche dans le désert, une peau épaisse et dure au niveau des genoux et du torse qui les protège de la chaleur du désert une fois allongés, des naseaux qui peuvent s’ouvrir et se refermer. Les oreilles sont garnies de longs poils protecteurs, les paupières possèdent deux rangées de cils qui, lorsque l’œil est fermé, forment une barrière hermétique à la poussière et au sable. Leur fourrure épaisse et laineuse les protège du froid nocturne et de la chaleur du jour.

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Histoire du Chameau de Bactriane

Posté par othoharmonie le 27 avril 2013

 

Il a été domestiqué en Chine, près de Tourfan.

Histoire du Chameau de Bactriane dans CHAMEAU - DROMADAIRE batrianeLa domestication serait antérieure à 2500 avant J.-C. À partir d’un premier foyer situé en Bactriane, la région entre l’Iran et le Turkménistan actuels, ils se seraient ensuite répandus ailleurs. Ils servent de bêtes de bât pour traverser le désert. L’homme utilise aussi leur laine, leur lait et leur viande. Même leurs excréments sont récupérés pour servir de combustible aux caravaniers.

Le chameau de Bactriane était anciennement très répandu, mais sa population est aujourd’hui réduite à environ 1,4 million d’individus essentiellement domestiques. Il semble qu’il reste environ 1 000 chameaux de Bactriane sauvages dans le désert de Gobi et de petites quantités en Iran, en Afghanistan, en Turquie et en Russie. Cette population est reconnue depuis peu comme constituant une espèce sensiblement différente de l’espèce domestique du Bactriane  : le chameau sauvage de Tartarie (Camelus ferus).

L’espèce sauvage possède la particularité de pouvoir boire de l’eau salée. On ne peut pas encore savoir si l’animal en extrait de l’eau douce.

Le chameau et l’homme

Sans doute domestiqué depuis 4 000 ans, le chameau de Bactriane serait le descendant de populations marronnes, c’est-à-dire revenues à l’état libre après domestication.

À la fin du XIXe siècle, le célèbre explorateur russe, N. M. Prjevalski trouva de véritables chameaux sauvages dans le désert de Lobnor. Il fut alors établi qu’ils étaient réellement sauvages.

Outre son utilité comme animal de bât, le chameau a toujours été élevé pour sa production de laine, de lait et de viande : on pense que c’est ce qui a permis à l’homme de survivre dans les conditions difficiles du désert. Dans certaines régions, ses excréments sont d’ailleurs la seule source de combustible.

Le chameau de Bactriane s’hybride avec le dromadaire. Le petit est alors appelé turkoman.

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L’existence du chameau

Posté par othoharmonie le 27 avril 2013

 

L'existence du chameau dans CHAMEAU - DROMADAIRE cham11L’espérance de vie moyenne d’un chameau est de 60 à 70 ans. Un chameau adulte peut mesurer jusqu’à 1,85 m à l’épaule et 2,15 m aux bosses. Les bosses s’élèvent à environ 75 cm de son corps. Les chameaux peuvent courir jusqu’à 65 km/h sur de courtes durées et maintenir une vitesse allant jusqu’à 40 km/h.

Selon certains spécialistes, le dromadaire descendrait des espèces bactriennes à deux bosses. L’embryon possède en effet deux bosses et l’adulte présente une bosse antérieure rudimentaire.

Le chameau existe encore actuellement à l’état sauvage dans le désert de Gobi.

La femelle pèse jusqu’à 600 kg et le mâle plus de 800 kg. La taille au garrot varie selon les types entre 1,80 et 2,30 m. À l’instar de la girafe et de l’ours, le chameau va à l’amble (il avance en levant les deux pattes du même côté).

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Les bosses du chameau

Posté par othoharmonie le 27 avril 2013

 

Les bosses du chameau dans CHAMEAU - DROMADAIRE cham3Les bosses des chameaux constituent des réserves énergétiques, pleines de matières grasses où dominent l’acide palmitique (de 32 % à 34,4 % selon les âges croissants), l’acide oléique (33,6 % chez le chamelon, 21,7 et 28,9 % dans les groupes d’âge suivants), et l’acide stéarique (18,8, 24,1 et 20,7 % respectivement). Ils possèdent également de remarquables mécanismes d’adaptation à la déshydratation. Il peut boire jusqu’à 135 litres d’eau en 10 minutes (en l’aspirant grâce à ses lèvres qui peuvent prendre la forme d’une ventouse). En état de déshydratation, l’animal est capable d’économiser l’eau corporelle par des mécanismes de réduction des pertes hydriques (diminution de la diurèse, arrêt de la sudation, diminution du métabolisme de base, variation de la température corporelle) tout en maintenant une homéostasie vitale pour sa survie, à la fois en limitant la variation de la concentration des paramètres vitaux et en assurant une excrétion maximale des déchets métaboliques. Celle-ci est permise par l’émission d’une urine très concentrée. Toutefois, l’excrétion des éléments dont l’élimination nécessite des grandes quantités d’eau (glucose, urée notamment) est contrôlée de façon rigoureuse.

Il dispose également d’une anatomie favorisant la rétention d’eau lors de l’expiration (les sinus très irrigués refroidissent l’air expiré permettant la condensation de l’eau), de la transpiration (rares glandes sudoripares) et de l’excrétion (bouses sèches, urine concentrée); par ailleurs il dispose de mécanismes de recyclage des produits de la digestion comme l’urée, lui permettant de se satisfaire de fourrages de faible valeur nutritive. Le transit digestif étant plus lent et ayant la capacité de séparer les phases solides et liquides dans son estomac (rumen), il peut augmenter la digestibilité des fourrages pauvres. Ce qui lui permet de supporter de très longues périodes de jeûne (un mois) sans boire et sans manger, sous des climats très chauds (ou très froids).

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