rêver de castor

Posté par othoharmonie le 2 décembre 2013

 

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Symbolise vos efforts pour réaliser des désirs matérialistes. Rêve positif : vous avez la possibilité de revivre autant de fois que vous le désirez une situation qui vous procure du plaisir. Rêve négatif : représente des sentiments refoulés, des obsessions ou des désirs matérialistes malsains pour votre avancement personnel.

Rêver de Castor : Espoirs matériels, une personne vous protègera de la misère et des aléas.

S’il est mort  Vous passerez à côté de la chance.

Un couple de castors : Une naissance dans la famille.

Un castor en captivité : Stagnation dans les affaires.

Voir un castor construire un barrage indique que vous avez besoin de dépenser une grande quantité d’énergie et de détermination afin d’atteindre vos objectifs. Vous avez besoin d’affronter les problèmes qui peuvent exister entre vous et vos associés. Vous aurez besoin de ces gens comme des alliés, car ils sont préjudiciables à la réussite de vos ambitions. Sans leur loyauté, vous aurez possiblement face à l’échec.

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la queue des castors

Posté par othoharmonie le 2 décembre 2013

téléchargement (4)Avant de nous demander d’où vient cette idée, reçue ou pas, observons le comportement de ces animaux à grandes incisives et queue plate. Bien connus depuis des millénaires, car présents dans les régions boréales habitées d’Europe, et notamment de France (sous l’ancien nom de « bièvre ») ces rongeurs n’ont plus de secrets, au moins en ce qui concerne la partie la plus originale de leur mode de vie : la construction de barrages. Un scientifique n’affirmera jamais que quelque chose n’existe pas. Aucun d’eux ne dira donc jamais : « les castors ne se servent pas de leurqueue comme d’une truelle » ; ils diront simplement « ce comportement n’a jamais été observé ».

C’est un scoop. Jamais on n’a vu de castor maçonner son barrage avec sa queue. Ils s’en servent pour nager, et parfois frapper la surface de l’eau pour alerter. Mais alors, d’où vient cette image d’Épinal (il y a des castors dans les Vosges) ? On peut penser à tel magazine pour enfants où un canard paresseux et trois canetons farceurs (et mal informés) vivent des aventures médiocres et invraisemblables. Voilà en effet des décennies que nous voyons dans ce magazine les rongeurs s’en donner à queue joie dans leurs activités de BTP. Mais l’origine de l’idée reçue est peut-être ailleurs ; la chasse au castor-maçon est donc ouverte. Continuons d’apprécier ces animaux pour leur intelligence, et leur sens de la solidarité qui en remontre au nôtre. Cela suffira largement à justifier notre admiration ; inutile d’en inventer. Même si le castor vit en milieu… aqueux !

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Sensibilisation mondiale au castor

Posté par othoharmonie le 1 décembre 2013

 

images (10)Les associations qui étudient le castor européen ont presque toutes engagé des actions de sensibilisation du grand public en organisant des animations et des sorties de découverte de l’espèce sur les territoires occupés. Le travail de sensibilisation est en effet indispensable à l’acceptation de l’animal, qui bien que possédant un important capital de sympathie, peut occasionner ponctuellement des dégradations aux biens privés et provoquer des réactions parfois radicales des propriétaires génés. La sensibilisation a pour but de désamorcer les conflits et de mieux faire connaître l’action et le rôle de l’animal pour la restauration des zones humides.

À l’initiative des naturalistes du nord de la France et de Belgique travaillant sur le castor européen, une manifestation internationale : Beaver Spring, le Printemps des Castors, a vu le jour en 2011. Printemps des Castors. Ainsi chaque printemps (du 20 mars au 20 juin) des animations, conférences et sorties-nature sont organisées de l’Ecosse à la Suisse (dont la France, le Benelux et l’Allemagne) afin de faire découvrir l’animal. En France, la Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM) porte nationalement l’événement (affiches, plaquettes, site internet).

Après son retour spontané ou sa réintroduction, ses barrages (il n’en fait pas toujours en zone rocheuse) peuvent à nouveau inonder des surfaces significatives, ce qui diminue le risque d’incendies de forêts et favorise le rechargement des nappes (Cf. loi de Darcy). Mais ces barrages peuvent aussi perturber les usages de ces zones si l’on y a entre temps construit des routes ou mis d’anciennes zones humides en culture. Ainsi, certaines zones où le castor est revenu, après que des routes ou des voies ferrées y ont été construites, sont surveillées au Canada (dont par avion, avec éventuel « contrôle stratégique des populations ») de manière à prévenir d’éventuelles inondations ou problèmes hydrauliques gênant pour les infrastructures. Au Canada, le déraillement le 7 avril 1997 d’un train du Canadien Pacifique (CFCP) a été causé par l’affaissement d’une voie ferroviaire a été supposé lié à une pression hydrostatique trop importante, induite par l’élévation de la nappe à la suite de la construction d’un nouveau barrage par des castors, mais les experts ont aussi conclu que la voie était construite sur un « remblai de sable meuble » qui a « contribué à l’affaissement de la plate-forme ». « Des centaines de milles de chemins de fer canadiens sont sujets aux affaissements de plate-forme », mais l’implication des castors n’a été mise en cause que dans quelques cas et toujours pour des voies anciennes (un siècle environ ou 80 ans), et mal construites.

Dans un autre cas, l’eau accumulée par des castors menaçait des routes et ponceaux d’un terrain militaire (CE SCFT Meaford, dans la région des Grands Lacs). L’armée, après une étude d’incidence sur l’environnement, a été autorisée à piéger les castors et les déplacer, puis détruire le barrage, avec précaution « de manière à ne pas altérer, perturber ou détruire de façon dommageable l’habitat du poisson ». Il arrive au Canada que l’on démantèle des digues de castors pour des raisons de drainage agricole. Si ceci se fait à proximité d’une réserve naturelle de faune, une étude d’incidence est obligatoire, pour évaluer les risques potentiels sur la santé humaine et sur l’environnement.

Inversement, la disparition brutale d’une famille de castors (maladie, chasse, empoisonnement, piégeage) peut aussi avoir des conséquences néfastes ; un cas d’affaissement d’une plate-forme ferroviaire a été attribué à une baisse de niveau d’eau d’une zone humide proche à la suite de la rupture d’un barrage de castors (néanmoins, les experts ont noté que cette voie ferrée avait été construite au xixe siècle, avant les normes modernes de sécurité, et sur une base fragile de tourbe et de limon glacio-lacustre qui a été déstabilisée par la baisse de l’eau).

On peut facilement contrôler le niveau d’eau au moyen de siphons auto-amorcés silencieux (car c’est le bruit de l’eau qui coule, qui est le stimulus déclenchant l’acte instinctif de construire ou colmater un barrage).

Le castor peut faire quelques dégâts sur les populicultures ou sylvicultures situées sur les premiers 15 mètres de berges (sauf si les arbres sont protégés), ou très localement dans certaines cultures (ex : maïs). On se prémunit facilement par la pose d’un grillage bas ou d’un simple fil électrique (étant toujours mouillé, il y est particulièrement sensible et apprend très vite à s’en éloigner).

Les expériences européennes de réintroduction montrent que des efforts de communication et de pédagogie auprès des riverains des cours d’eau où il vit, et quelques mesures simples permettent d’éviter qu’il ne soit pas confondu avec le rat musqué ou le ragondin et d’éviter qu’il entre en conflit avec la sylviculture ou l’agriculture (auxquelles il pourrait par ailleurs rendre certains services en tant qu’utile à la conservation de l’eau qui risque de manquer en été dans un contexte de bouleversement climatique attendu).

Le castor est souvent menacé par les pièges et appâts empoisonnés destinés à éliminer les rats musqués et ragondins (des pièges et appâts uniquement accessibles à ces deux espèces sont testés pour protéger les castors). En aval de zones urbanisées et cultivées, le castor risque aussi d’être en contact avec d’autres rodenticides mal utilisés (non fixés) près des berges et emportés par les crues vers les cours d’eau (et les barrages de castors quand ils existent).

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Qui est le castor

Posté par othoharmonie le 1 décembre 2013

 

Travailleur acharné, organisé, le castor est en perpétuelle activité. Il n’a de cesse d’aménager au mieux son territoire pour y vivre en famille. La qualité de sa fourrure a été la source de ses malheurs. Pourchassé par l’homme, il a été la cause de bien des conflits dans le Nouveau Monde.

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Les castors vivent en couple et semblent très fidèles l’un à l’autre. Quatre à huit animaux cohabitent en une colonie : le couple reproducteur et les jeunes des 2 ou 3 dernières portées. Hormis le mâle et la femelle adultes, les aînés ont rarement plus de deux ans. On peut compter jusqu’à trois colonies au kilomètre carré. Mais la moyenne est plutôt de l’ordre de 0,4 à 0,8 colonie au kilomètre carré. Animal semi-aquatique, le castor aménage son espace autour d’un plan d’eau, lac ou rivière assez lente. Son territoire comporte des sites particuliers, comme la plate-forme de repos ou… le réfectoire ! Souvent, au bord des grandes rivières et si la configuration de la berge le permet, le castor ne construit pas de hutte, mais creuse un terrier dont l’entrée est sous l’eau et dont les réseaux souterrains peuvent atteindre 10 m de long ! Se nourrissant essentiellement d’arbres, le castor, lorsqu’il construit sa hutte, choisit de préférence un cours d’eau aux rives boisées, là où l’eau est profonde et tranquille. La hutte, qui repose sur une accumulation de boue et de grosses pierres, est recouverte de branches. Des branchages et de la boue colmatent l’ensemble, qui peut mesurer 2 m de haut, 12 m de diamètre à la base, au fond de l’eau. Le castor y creuse, au-dessus de la surface de l’eau, une chambre intérieure unique, d’environ 2 m de large sur 0,6 m de haut, dont il tapisse le sol de copeaux de bois secs.

   Pour transporter facilement les branches et morceaux de bois qu’il débite sur la berge, il utilise les plus petits affluents de son plan d’eau ; et c’est pour les aménager que ce grand bâtisseur construit des canaux, la plus simple de ses réalisations.

   Huttes et barrages sont des constructions très élaborées. Le principe est d’assurer une profondeur d’eau suffisante pour stocker la nourriture au fond sans que la glace n’en condamne l’accès et pour maintenir l’entrée de la hutte sous le niveau de l’eau. Ainsi, les provisions, retenues par des pierres, ne gèlent pas et sont facilement accessibles aux castors qui pourront, au cœur de l’hiver, plonger sous la glace depuis leur hutte et y rapporter les branches dont ils se nourrissent. Le barrage s’appuie généralement sur un obstacle naturel : rétrécissement de la rivière, grosse pierre, tronc tombé. À partir de là, les castors apportent les matériaux de construction : grandes branches orientées face au courant, branchages et boue pour colmater les passages de l’eau. Un barrage mesure en moyenne 22,75 m de long, mais certains peuvent atteindre 600 m !

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TERRITOIRE MARQUÉ du castor

Posté par othoharmonie le 1 décembre 2013

 
 

320px-Castor_canadensis1Chaque famille défend son plan d’eau et ses ressources de nourriture, mâles et femelles marquant le territoire par une sécrétion huileuse produite par des glandes spéciales situées près de l’anus : le castoréum. Reconnu par tous les membres du groupe, il est déposé sur des monticules édifiés à partir de brindilles et de boue. Tout castor étranger qui rencontre une telle balise rebrousse aussitôt chemin. Le castor adapte son type d’habitation à son environnement. Il peut « faire un nid » dans une grotte, creuser un terrier ou construire une hutte. L’ouverture externe est toujours immergée. À l’intérieur, le plancher d’habitation est au niveau de l’eau. Le castor s’y sèche. Un deuxième niveau est aménagé avec une litière de copeaux de bois et de brindilles sèches qui sert de couche aux animaux. Le castor garde toujours propre et net son intérieur et renouvelle régulièrement le sol du nid avec des copeaux neufs, débités dans la hutte. Une sorte de cheminée, dans les branchages de la voûte, permet l’aération. 

Le castor est une espèce qui aménage son habitat. Son milieu de vie est principalement aquatique. Bien qu’il puisse rester sous l’eau 15 minutes en apnée, un castor ne s’éloigne jamais de plus de 30 mètres du rivage.

Afin de construire son habitat, le castor abat principalement les arbres à bois tendre tels le bouleau, le saule, le peuplier, et le tremble, mais apprécie également des bois plus durs comme le chêne ou le frêne. Il ne ronge que rarement les résineux, et quasiment jamais les aulnes.

Le castor vit dans une hutte, qui est généralement appuyée à la berge. Elle est construite avec des branches de bois et de la terre. Cette hutte est en général composée d’une entrée et de deux chambres. L’accès s’y fait essentiellement sous l’eau, mais la chambre principale est sous terre. Afin de renouveler l’air et de sécher la litière qu’il y amène, le castor intègre à sa hutte des conduites d’aération.

Sur un même site, on trouve plusieurs huttes de tailles différentes, et dont la fonction varie selon les périodes de l’année. En hiver, c’est la hutte la plus proche d’une zone d’abattage qui sera le plus souvent utilisée, tandis qu’au printemps, certaines huttes seront plus occupées lors de la reproduction. Les castors vivent en famille sur un territoire bien déterminé. Lorsqu’un territoire est épuisé, la famille se déplace pour chercher une nouvelle zone riche en nourriture. Les berges délaissées se reboiseront progressivement pour redonner après quelques années un nouveau territoire nourrissant. Lorsque les petits sont chassés de la cellule familiale, ils partent à la recherche de nouvelles zones à coloniser, et d’un(e) partenaire pour fonder une nouvelle famille.

Le castor fabrique des barrages, qui peuvent atteindre plus de 75 mètres de long et plus de 1 mètre de haut. Le plus grand barrage découvert mesure 850 mètres de long, il se situe dans le Parc national Wood Buffalo, dans le nord de l’Alberta au Canada. Il construit ces barrages afin de retenir l’eau, et créer ainsi des zones dans lesquelles il peut se déplacer en toute sécurité. Le castor n’apprécie pas de circuler sur terre mais il doit malgré tout s’y rendre afin d’y chercher sa nourriture. Ces retenues d’eau lui permettent donc de se rendre à la nage sur les divers sites de son territoire. Cela lui permet également de ramener vers sa hutte le bois qu’il mangera, ou qui lui servira dans différents travaux de réparation, ou de construction, d’une de ses huttes ou barrages. Le castor se crée des réserves de nourriture, sous l’eau, à l’entrée de sa hutte en prévision des grands froids (gel). Il a besoin d’un minimum de 30 cm d’eau pour se déplacer aisément. Les barrages et les huttes sont construits avec du bois de différents diamètres, et le tout est colmaté avec de la terre qu’il tasse avec ses mains (et non pas avec la queue comme on l’a longtemps cru).

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Castor, Le meilleur nageur

Posté par othoharmonie le 1 décembre 2013

 

250px-Castor_canadensisAvec ses pattes postérieures palmées, sa large queue aplatie et son épaisse fourrure étanche, le castor peut nager sous la glace en hiver, dans une eau proche de 0 °C. Capable de rester aisément 4 à 5 minutes en apnée, le record pouvant aller jusqu’à 15 minutes, il lui arrive de parcourir 750 m sous l’eau sans réapparaître. Son nez et ses yeux affleurent la surface pour respirer et voir sans être vu.

   En surface, le castor nage essentiellement avec des mouvements alternés des pattes postérieures. Sa queue lui sert de propulseur en cas de démarrage brusque et de nage rapide. S’il est poursuivi, le castor à la recherche d’un abri peut avancer à la vitesse moyenne de 5 km/h, mais ses vitesses de pointe sont de l’ordre de 2 m/s, soit 7 km/h. En plongée, il utilise sa queue comme un gouvernail de profondeur.

   Le castor est certainement le rongeur le mieux adapté physiquement et physiologiquement à la vie aquatique. Pour que l’eau ne pénètre pas lorsqu’il est en plongée, les narines et les oreilles sont obturées par des valvules et ses lèvres peuvent se fermer derrière ses incisives. De plus, une troisième paupière, la membrane nictitante, lui assure une vision claire sous l’eau, tout en protégeant ses yeux. Enfin, grâce à la disposition particulière de la partie postérieure de la langue et de l’épiglotte, il peut fermer son orifice commun bucco-pharyngé et respirer ainsi normalement par les narines en restant la bouche ouverte. Cet atout lui est indispensable lorsqu’il construit un barrage, édifie sa hutte, ou stocke ses réserves.

Dans l’eau, cependant, il est un nageur gracieux et un plongeur excellent.
Le castor est bien adapté à son habitat aquatique. Durant la nage, une fine pellicule transparente recouvre ses petits yeux ronds et lui permet de voir aussi bien dans l’eau qu’en dehors. Les narines et les oreilles, petites elles aussi, se ferment pour permettre à l’animal de nager sous l’eau.

La queue, dans l’eau, lui sert de gouvernail. Sur la terre elle lui sert d’appui quand il s’assoit. Elle le tient en équilibre et le supporte lorsqu’il marche sur ses pattes de derrière pour transporter, avec celles de devant, ce dont il a besoin.

Ses pattes de derrière portent cinq longs orteils griffus, elles sont palmées pour la nage. Le castor utilise griffes pour entretenir son pelage.

Son épaisse fourrure brune consiste en une couche de duvet et en une toison extérieure de gros poils protecteurs.
En peignant et en huilant continuellement son pelage dense, le castor lui conserve son imperméabilité; il peut ainsi rester dans l’eau pendant six ou sept minutes.

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l’arbre nourrit le castor

Posté par othoharmonie le 29 novembre 2013

 

téléchargement (5)Grand amateur de bois, le castor en consomme régulièrement toute l’année, et l’hiver, ses provisions d’écorce et de branches constituent l’essentiel de son menu. 

   À la belle saison, les repas sont nettement plus diversifiés ! Le castor profite de la croissance végétale pour agrémenter son ordinaire de toutes sortes de plantes terrestres ou aquatiques, comme le nénuphar, les lentilles d’eau et les potamots, ou épis d’eau. Mais  son régime reste basé sur les arbres : érables, bouleaux, trembles et peupliers, avec une préférence pour les saules, car il fait ses délices des nombreux rejets qui vont très vite pousser sur la souche après l’abattage. Attaquant le tronc à hauteur de ses incisives, le castor peut abattre seul un arbre de 12 cm de diamètre en une demi-heure, le découpant en pointe. Pour le castor, tout est bon à consommer sur l’arbre : en été, il se nourrit du feuillage frais, de l’écorce, de la partie vivante du tronc et des grosses branches (le cambium), sans dédaigner pour autant les racines. Dès la fin des beaux jours, une partie de la colonie stocke des branches au fond du plan d’eau. En hiver, ces provisions, maintenues au frais grâce à la basse température environnante, conservent leur valeur nutritive et nourrissent jour après jour toute la famille. Prévoyante, une famille de castors peut ainsi accumuler dans sa réserve près de 80 m3 de nourriture ! 

   Les castors s’activent et se nourrissent toute l’année. Cependant, lors de la période des grands froids, il arrive qu’ils connaissent des phases de léthargie et vivent alors sur leurs réserves graisseuses. 

   Pour digérer la cellulose, en grande quantité dans son régime alimentaire, le castor possède un intestin dont le cæcum à trois lobes contient des micro-organismes. Il a également la possibilité, tout comme les lièvres et les lapins (qui ne font pas partie de l’ordre des rongeurs), de consommer des excrétions particulières, vertes et tendres, très nutritives, qu’il va chercher directement à son anus et qui sont le produit d’une première digestion. 

Malgré cela, le castor n’assimile parfaitement que 32 à 33 % de la cellulose ingérée, ce qui est loin des capacités digestives des autres ruminants. Sa véritable supériorité, en ce domaine, réside plutôt dans sa faculté à assimiler les parties les plus nutritives de tous les bois, parfois très fibreux, qu’il consomme. Organisés et prévoyants, les castors accumulent, dans une réserve qui prolonge la hutte, des provisions pour l’hiver. À la fin de l’été, les castors débitent sur la rive les branches des arbres provenant du champ d’abattage, puis en acheminent le bois jusqu’au plan d’eau, isolé du cours du ruisseau par un barrage. Les provisions stockées sont maintenues au fond de l’eau par des pierres. En plein hiver, les animaux en prélèvent quelques branches chaque jour, sans sortir de l’eau, et les consomment dans leur hutte ou au réfectoire. 

Le castor abat principalement les arbres à bois tendre tels le bouleau, le saule, le peuplier, et le tremble, mais apprécie également des bois plus durs comme le chêne ou le frêne. Il ne ronge que rarement les résineux, et quasiment jamais les aulnes.

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Une vie de famille pour le castor

Posté par othoharmonie le 29 novembre 2013

 

 

images (16)Fidèles et constants, les castors choisissent leur compagnon pour la vie, ce qui est assez exceptionnel pour des rongeurs. Chaque année, généralement en hiver, au mois de janvier ou février, commencent les poursuites et les jeux nuptiaux dans l’eau. Il est difficile de distinguer le mâle de la femelle durant ces courses amoureuses, car ils se ressemblent beaucoup ; mais la femelle, généralement plus lourde que le mâle, domine souvent son partenaire et, comme pour beaucoup d’autres activités de l’espèce, c’est elle qui prend l’initiative. La femelle castor a des cycles d’environ deux semaines durant lesquels elle n’est réceptive que pendant une dizaine d’heures. Après maintes poursuites dans l’eau, les animaux s’accouplent face à face, généralement dans l’eau, et parfois même sous la glace. 

   Cent à cent dix jours plus tard, au mois d’avril ou de mai, naîtront de 1 à 9 petits castors, la moyenne familiale se situant plutôt aux alentours de 2 à 4 jeunes pour cette unique portée annuelle. Des études ont montré que les familles sont plus nombreuses lorsque les castors habitent une région riche, en trembles notamment, et que la femelle est encore assez jeune.

 

DES BÉBÉS PRÉCOCES

À la naissance, les petits pèsent environ 500 g et ont les yeux ouverts. Leur pelage, qui varie du fauve au noir, peut présenter toutes les nuances de brun. Chaque jour, dès 4 heures du matin, ils réclament le lait maternel et peuvent téter jusqu’à 9 fois dans une journée qui se terminera pour eux aux alentours de 22 h. À chacun de ces repas, qui durent de cinq à dix minutes, les nouveau-nés assimilent un lait riche en protéines et en matières grasses (le lait maternel des 2 mamelles antérieures est de 50 à 75 % plus riche que celui des deux mamelles postérieures). Ce régime leur permet de prendre rapidement du poids, 10 kg en moyenne au cours de leur première année.

 

ÉLEVÉS PAR DES FRÈRES ET SŒURS ATTENTIFS

images (17)Les jeunes castors grandissent dans un environnement très confortable, ce qui explique leur taux de survie élevé. Toute la famille s’occupe d’eux, les parents comme les grands frères et grandes sœurs des portées de l’année ou des deux années précédentes. Chacun leur apporte de la nourriture lorsque, progressivement, au bout de deux ou trois mois, intervient le sevrage. Et les moniteurs de natation ne manqueront pas ! Le petit castor sait en fait nager très rapidement après sa naissance. Mais son premier poil l’empêche de plonger, et il ne peut franchir le siphon de la hutte pendant les deux ou trois premières semaines. 

   Tout ce petit monde est fort bavard et les plus jeunes échangent en permanence toutes sortes de cris avec leurs aînés. Il leur arrive même de se chamailler, mais les agressions sont très rares ; chaque génération respecte l’autorité de la précédente.

   Deux années s’écoulent ainsi dans la hutte familiale avant que les jeunes partent, au troisième printemps, pour fonder à leur tour une famille. Les jeunes animaux, au seuil de leur maturité sexuelle, parcourent alors en moyenne une vingtaine de kilomètres avant de s’installer. Mais il arrive parfois qu’un castor en quête d’émancipation s’éloigne beaucoup plus, puisqu’on cite le cas d’un animal particulièrement aventurier qui avait parcouru près de 250 km avant de construire son foyer ! Si tout se passe bien, le castor vivra ainsi entre 15 et 20 ans en moyenne, rarement plus, même si on connaît un animal qui, en captivité, a atteint l’âge de 24 ans. 

Le lait de castor contient 67 % d’eau et 33 % de matières sèches, dont des protéines (27,3 %), beaucoup de matières grasses ou lipides (60 %), et, en proportions presque identiques, des sucres ou glucides (6,7 %) et des matières minérales (6,1 %). Cet aliment de départ, très riche, permet aux jeunes castors de grossir rapidement. De 500 g, poids moyen à sa naissance, le petit castor passe à un poids compris entre 6 et 12 kg à l’âge de un an. Si les bébés grossissent même lors de leur premier hiver, les jeunes plus âgés ne grandissent pas, pendant cette saison. Ils ne prennent du poids que de juin à novembre, et cela durant leurs quatre premières années. Ensuite, de 5 à 9 ans, les castors se maintiennent pratiquement à un poids constant, entre 14 et 20 kg, mais certains individus atteignent facilement 30 kg, voire un peu plus !

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Milieu naturel du castor

Posté par othoharmonie le 29 novembre 2013

 

images (15)Avant l’arrivée des Européens en Amérique du Nord, des millions de castors peuplaient ce continent, dont ils ont contribué à façonner le paysage, de l’Alaska au Mexique. 

   La répartition actuelle de l’espèce américaine est très proche de celle de ses origines, même si les densités de populations de castors sont aujourd’hui nettement inférieures. Pourtant, les choses ont bien changé. Plusieurs de ses diverses sous-espèces géographiques n’existent plus. Dès la fin du XVIIe siècle, l’espèce avait disparu de la région est des États-Unis et du Canada. Au début du XXe siècle, elle ne survivait plus que dans des zones refuges. Grâce à des mesures de protection et de réintroduction, ces derniers survivants ont pu à nouveau se multiplier. Mais, dans les régions où l’on n’a pas tenu compte de leur répartition naturelle, des sous-espèces initiales ont perdu leur spécificité génétique et ont pratiquement disparu. 

   L’espèce s’adapte pourtant très bien à des conditions climatiques aussi différentes que celles régnant le long des rives du golfe du Mexique et celles de l’Alaska. En Amérique du Nord, le castor se rencontre du niveau de la mer jusqu’à 3 000 m d’altitude. Au Canada, seuls les Territoires du Nord-Ouest et la pointe nord du Québec n’abritent pas de castors. Aux États-Unis, il est absent de la presqu’île californienne et de celle de Floride, ainsi que des zones arides du Texas, du Nouveau-Mexique et du Colorado. Il est également presque inexistant dans la frange la plus septentrionale de l’Alaska, mais aussi, plus au sud, dans l’Indiana, l’Ohio, la partie orientale du Kentucky et la Caroline du Sud. Si les castors n’ont pas colonisé l’extrême nord de l’Alaska ni la toundra canadienne, cela s’explique par la rigueur des hivers arctiques, la maigre végétation et l’absence de zones boisées. Le même phénomène, mais pour des raisons opposées, limite l’implantation du castor au Mexique, au nord de l’État de Chihuahua, et les empêche de coloniser les rivières de la sierra Madre, trop pauvres en sources d’alimentation.

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LE CASTOR et LE PAYSAGE

Posté par othoharmonie le 27 novembre 2013

 

290px-BeaverL’influence du castor sur son environnement est l’une des plus importantes dans le monde animal. Dans tous les milieux qui lui sont favorables, le premier impact du castor concerne son travail de régulation des cours d’eau. Les castors s’installent essentiellement près des rivières dont la pente n’est pas trop forte : dans l’État du Colorado, 70 % des rivières à castors ont une pente inférieure à 6 ‰, et 26 % une pente comprise entre 7 et 12 ‰. Au-delà, le castor ne peut plus installer son territoire. L’aménagement des barrages ralentit le débit des cours d’eau et, lorsque de nombreuses familles se succèdent le long d’une rivière, les crues diminuent d’intensité et l’eau s’écoule plus régulièrement. En aval, les conséquences sur le système écologique sont alors nombreuses : les nappes phréatiques peuvent se reconstituer et la végétation environnante est irriguée naturellement pendant tout l’été. En Louisiane, les castors entretiennent ainsi de véritables clairières artificielles dans les grandes forêts de magnolias ou de chênes d’eau (Quercus niger), favorisant ainsi la diversité des paysages. L’ensemble de la faune sauvage en profite : oiseaux d’eau, poissons, ongulés, lagomorphes ou rongeurs. Peu à peu, les retenues d’eau construites par les castors se comblent avec les alluvions et finissent par se transformer en riches pâturages. Il faut certes de nombreuses générations pour en arriver là, mais les cerfs, wapitis et bisons en profiteront largement, tandis que le castor, lui, devra aller s’installer plus loin.

 

Le castor s’accouple pour la vie. 
Les petits, trois ou quatre par portée, naissent au printemps.
À la naissance, ils ont un pelage bien fourni et une denture bien acérée. 
Les castors peuvent se reproduire dès l’âge de deux ans, âge où ils quittent leur famille et émigrent le long des cours d’eau pour aller s’accoupler à leur tour et créer leur propre foyer.

Dès les premiers froids, le rythme de vie du castor s’accélère à mesure qu’il fait ses provisions pour l’hiver : il ronge et abat des arbres qu’il tire, pour les entreposer sous l’eau.

Tant que dure l’hiver, il transporte, de sa réserve à sa salle à manger, les branchages dont il ronge l’écorce succulente. Le peuplier, le saule sont ses aliments de prédilection durant cette saison.

Le castor sort aussi pour nager et arracher les racines et les tiges épaisses de plantes aquatiques.

Durant les hivers doux les adultes s’aventurent hors de l’eau pour se nourrir des fraîches tiges qui croissent le long des berges.

L’hiver, le régime alimentaire du castor se compose de plantes ligneuses puis avec l’arrivée du printemps de plantes herbacées. L’été venu, le castor se nourrit de graminées, d’herbes, de feuilles des plantes ligneuses, de fruits et de plantes aquatiques. Le castor est cacotrophe, c’est à dire qu’il prédigère une première fois l’écorce des arbres ingérée, qu’il expulse annalement pour réingérer avant de faire ses excréments qui ressembles à de petites pelotes de sciure.

Le rythme de vie quotidien du castor : Très actif à l’aube et au crépuscule, il se repose le milieu du jour. En raison de son mode de vie essentiellement aquatique, qui lui assure une excellente protection, le castor demeure vulnérable lorsqu’il explore les berges à la recherche de nourriture. La loutre peut pénétrer dans son habitat et tuer sa progéniture. De soudaines crues peuvent aussi forcer l’animal à quitter son logis et affronter les dangers.

Menacé, le castor défend chèrement son espace vital. Il fait face à l’agresseur, l’attend, accroupi sur ses pattes arrières et émet un sifflement aigu avant de s’élancer et de chercher à mordre. Il vaut mieux se tenir loin de lui s’il se sent acculé

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la Castor , ÉCOLOGIQUE SANS LE SAVOIR

Posté par othoharmonie le 27 novembre 2013

 

220px-BeaverDam_8409Le travail du castor n’influe pas seulement sur le modelé des paysages. Il joue également un rôle important dans la vie aquatique. Dans les rivières de montagne, son ouvrage accentue la production de plancton, nourriture préférée des truites. Les barrages et retenues d’eau qu’il construit contribuent à relever la température de l’eau en été, ce qui facilite la croissance des poissons, donc le développement des espèces piscivores : hérons et plongeons chez les oiseaux, ou, chez les mammifères, la loutre de rivière du Canada. Ses retenues d’eau favorisent aussi le développement de diverses plantes aquatiques, qui servent de nourriture à divers animaux, dont l’ours.

   L’influence bénéfique du castor sur l’environnement ne s’arrête pas là. Il lui est même arrivé de corriger les erreurs écologiques commises par l’homme. Ainsi, au début du XXe siècle, en Alabama et en Géorgie, une mauvaise exploitation agricole des terres avait entraîné une importante érosion des sols. Le travail des castors, dès qu’on les a laissé faire, a permis de stabiliser de nombreuses vallées.

 

Le castor, à la fois « bûcheron »« hydraulicien » et « terrassier » est un animal qui présente des caractéristiques particulières et inhabituelles d’aménageur de son écosystème ;

En « ouvrant » à la lumière les ripisylves, les forêts galeries, et les fonds de vallées, et en inondant certains terrains, les familles de castors recréent et entretiennent des chapelets de zones humides s’alimentant gravitairement de l’amont vers l’aval. Ces milieux sont propices à l’épuration de l’eau (grâce notamment au pouvoir désinfectant des UV). Ils sont aussi facteurs d’hétérogénéisation et de complexification des cours d’eau et de leurs écotones, et au développement de la faune et de la flore (fleurs sauvages, insectes, batraciens, oiseaux, algues, poissons…). Ces barrages, s’ils sont assez nombreux et importants et si le fond est percolant (ceci ne vaut pas sur les rivières entamant un socle granitique) renforcent fortement l’alimentation des nappes phréatiques (Cf. Loi de Darcy) et favorisent une remontée du niveau de sources périphériques et une alimentation plus régulière des sources (moins d’à sec de ruisseaux en été, et débits d’étiage plus réguliers et importants).
Si les ressources en écorce viennent à manquer localement, la famille de castors cherche un autre endroit où s’installer en aval ou en amont, laissant le temps aux arbres de repousser avant un nouveau retour. Si une famille disparaît (déplacement, prédation, maladie…), le barrage se dégrade rapidement entrainant une baisse du plan d’eau qui laisse un nouvel espace ensoleillé ouvert à la colonisation des plantes pionnières. Ces cycles sont favorables à l’entretien d’une biodiversité plus élevée5 que s’il n’était pas présent et à un cycle biogéochimique plus complexe.

En régulant le débit des cours de l’eau de l’amont des grands cours d’eau, et en conservant des quantités importantes d’eau près du haut des bassins versants, il diminue également, et très efficacement, les risques de sécheresse en amont de ses barrages, et d’inondations en aval de ceux-ci, lors des crues. Au Canada, la réintroduction de castor canadensis dans l’Alberta, grâce aux petits barrages qu’il construit et entretient a permis de faire localement fortement reculer le risque d’incendie et le stress hydrique des arbres (facteur de maladies ou parasitoses) ; Dans 90 % des cas la présence d’eau s’est avérée liée aux castors, plus qu’aux variations locales de température et de précipitations.

On a aussi noté qu’en Europe, là où le castor était revenu, les populations de rat musqué régressaient.

On a noté qu’après l’extinction de plusieurs de ses populations dans plusieurs régions du Canada, la disparition de ses barrages a entrainé un important déficit en eau, puis des sécheresses et des incendies de forêts. Ces conséquences ont entraîné la décision de le réintroduire dans plusieurs zones où les incendies ont effectivement été réduits par la réapparition des barrages.

Toutes les essences autochtones européennes et nord-américaines d’arbres poussant dans les zones humides ont coévolué avec le castor : coupées par le castor, elles recèpent facilement et produiront des taillis et des racines qui continueront à stabiliser les berges, tout en laissant plus de lumière éclairer la zone du barrage. Dans leur milieu, les populations naturelles de castor ne font donc pas de dégâts dans l’écosystèmes forestier. Inversement, les arbres coupés par les castors récemment introduits en Amérique du Sud pour leur fourrure ne recèpent pas. Dans ce dernier cas, loin de son habitat naturel, le castor devient un déprédateur, avec des effets négatifs pour la biodiversité. Il pourrait même peut-être un jour y devenir invasif. C’est néanmoins une espèce qui sur les petits cours d’eau est très facile à piéger.

Les barrages de castor semblent globalement très favorables à la biodiversité et à de nombreuses espèces menacées des zones humides, mais – localement – ils peuvent aussi défavoriser certaines espèces rares ou menacées. Ce pourrait être le cas, en amont de certains barrages, d’espèces inféodées à des zones de fort courant et/ou à des fonds de gravier propre comme le sont les mulettes (ou moules d’eau douce). Cependant le castor fait spontanément ses barrages sur des zones où de la terre est disponible (car il en a besoin pour colmater les nombreux trous de ses barrages), zones qui sont justement propices aux apports de limons sur le fond et réputées non propices à ces moules. Sur les cours d’eau où les castors font des barrages (ils n’en font pas au travers des grandes rivières ou des grands fleuves ni en zone très rocheuse), un barrage situé en aval d’une forêt galerie favorise des accumulations automnales de feuilles mortes en amont du barrage. Ces feuilles nourrissent de nombreux invertébrés (copépodes et crustacés telles que les daphnies notamment, qui sont une des bases de la pyramide alimentaire) mais en couvrant le fond, elles défavorisent d’autre formes de vie inféodées aux zones de courant de fond et/ou de lumière.

la Castor , ÉCOLOGIQUE SANS LE SAVOIR dans CASTOR 220px-Castor_fiber_tree_felling_2_brok_beentreeIl a été suggéré en Amérique du Nord que les grands barrages du castor canadien soient aussi des obstacles partiels à la migration d’espèces de poissons qui sont hôtes des moules d’eau douce. Sur la zone amont d’un barrage (et plusieurs barrages se succèdent parfois sur de courtes distances) certaines populations de moules peuvent donc régresser ou disparaître. Néanmoins divers indices fossiles montrent que durant trois interglaciaires, ces mulettes et les castors ont coexisté en Amérique du Nord, comme en Europe, mais peut-être pas aux mêmes endroits.

Pour toutes ces raisons, le castor est de plus en plus considéré comme un auxiliaire efficace de l’homme dans ses opérations de renaturation, de génie écologique et de gestion différenciée des berges, ou de manière générale pour une bonne gestion des cours d’eau et la restauration quantitative et qualitative de cette ressource, quand les questions de coexistence avec les agriculteurs ou sylviculteurs riverains ont été préparées et résolues. En termes de bilan global, la présence de castors semble avantageuse pour l’écosystème, et pour l’Homme. (La condition est de lui laisser un nombre suffisant d’arbres, tiges et branches à ronger). Les peupleraies ou les arbres qu’on souhaite conserver en lisière de cours d’eau peuvent être préservés par un simple grillage bas posé autour de l’arbre, ou quelques fils électrifiés.

De plus, à la différence de la loutre, il est peu exigeant sur la qualité de l’eau et peut ainsi recoloniser certaines zones de qualité médiocre qu’il contribuera à écologiquement restaurer.

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Différence entre Castor et Ragondin

Posté par othoharmonie le 27 novembre 2013

 

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Attention en France, un gros ragondin qui peut peser jusqu’à 14 kg est facilement confondable avec un castor de taille moyenne. Le seul moyen infaillible des les différencier est de considérer la queue de ces animaux celle du castor ressemble à une pelle celle du ragondin est fine et pointue comme une lime. Celle ressemblance avec une queue de rat lui a valu son nom de ragondin, le rat qui gronde, et beaucoup d’ennui dus à l’assimilation avec les rats gris ou surmulot ou avec les rats musqués. Les rats musqués ou ondatras sont des mammifères rongeurs aquatiques eux aussi, en leurs temps, importés des Amériques en Europe, pour la qualité de leur fourrure.

Description
Le castor est le plus gros rongeur d’Europe avec une longueur supérieure à 1 m chez l’adulte dont environ 30 cm pour la partie écailleuse de la queue et un poids moyen de 21 kg. La femelle dispose de deux paires de mamelles.
C’est un animal robuste et massif. Sa fourrure est brun foncé sur le dos et les côtés et plutôt brun pâle sur la poitrine et le ventre. Elle est constituée de deux couches de poils; des poils courts très denses qui le protègent contre le froid et des poils longs qui la rendent douce, soyeuse et brillante.
Ses yeux sont munis d’une double paupière transparente qui se referme lorsqu’il plonge sous l’eau. Il peut ainsi poursuivre ses activités normalement.

Ce qui caractérise sans doute le plus le castor, ce sont ses quatre longues incisives brillantes, recouvertes d’un émail orange très visible même à longue distance. Plus il s’en sert, plus leur tranchant est efficace. D’ailleurs, ses dents poussent constamment. S’il s’arrêtait de ronger des arbres, elles atteindraient une longueur démesurée, ce qui lui serait fatal.
Ses oreilles courtes sont presque entièrement cachées dans son manteau de fourrure. Elles possèdent une soupape qui se ferme pour empêcher l’eau d’entrer au moment de la plongée.

Ses pattes avant ressemblent à des mains munies de longues griffes. Il les utilise pour le transport des troncs, des branches et pour dégager les mottes de terre et d’herbe qui servent à la construction du barrage et de la hutte. Quand il nage, il les replie sur sa poitrine pour ne pas ralentir sa course. Ses pattes arrière palmées lui permettent de se déplacer rapidement dans l’eau où il peut atteindre entre 5 et 10 km/h.

Sa large queue écailleuse noire est presque complètement dépourvue de poils.

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Les Mœurs du Castor du Canada

Posté par othoharmonie le 25 novembre 2013

 

 

téléchargement (2)Mœurs :         Le Castor du Canada est un animal très sociable, qui vit en famille unie. La famille ou la colonie est formée du mâle et de la femelle adultes, de leurs jeunes de l’année et ceux de l’année précédente. On peut trouver de nombreuses variations dans la structure de la famille, et plusieurs colonies sont occupées par un individu ou un couple seulement. Ils vivent tous ensemble dans la même hutte pendant l’hiver et occupent toute l’année le même territoire. La femelle adulte est le membre dominant de la colonie.

Le Castor du Canada peut vivre jusqu’à 20 ans, mais en général il vit moins de dix ans. Ses prédateurs sont nombreux. Ce sont l’ours, le loup, le Coyote, le Pékan, le Carcajou, la loutre et le lynx. Il semble par contre qu’à part la loutre qui parvient à se faufiler dans la hutte du Castor du Canada, ce qui apparemment arrive rarement, ses prédateurs ne sauraient le capturer facilement. L’homme est ainsi son principal prédateur.

Statut de l’espèce    : Le Castor du Canada est une espèce abondante au pays, mais cela n’a pas toujours été le cas. Sa fourrure avait à l’époque, depuis l’arrivée des Européens, une forte valeur marchande. On l’utilisait surtout pour faire des manteaux et des chapeaux de feutre. Ce n’est qu’en 1920 que le gouvernement a réalisé l’ampleur de la diminution du nombre de castors au Québec, et au début des années 1930, il a aboli dans plusieurs régions le piégeage de l’animal. Par cette mesure et par une grande amélioration de son habitat suite aux perturbations de la forêt, la densité des populations de Castor du Canada a pu augmenter rapidement. Aujourd’hui, on le piège toujours pour sa fourrure, mais des réglementations existent et l’espèce est plus abondante que jamais.

Pour plus de chances d’observation :         L’observation d’un Castor du Canada en nature n’est pas rare, surtout vers la fin de la journée lorsqu’il commence sa période d’activité nocturne. Contrairement à d’autres animaux qui laissent des traces peu visibles de leur passage, celles du castor sont faciles à repérer. Sa hutte et son barrage sont particulièrement apparents. Comme le Castor du Canada s’active souvent autour de sa hutte, il est bon de la repérer. Cependant, la hutte n’est pas nécessairement habitée. En effet, la hutte ainsi que le barrage du Castor du Canada sont si solidement construits qu’ils peuvent rester en place même s’ils ont été abandonnés depuis plusieurs années. À l’automne, la présence d’une réserve de branches fraîches devant sa hutte indique que des castors y vivent.

Un bon indice pour s’assurer de la présence du Castor du Canada est la découverte d’un arbre fraîchement abattu. Si les copeaux de bois à la base du tronc coupé sont encore pâles, vous voilà près de votre but! Visitez cet endroit, promenez-vous y à la fin de la journée ou au lever du jour, et vous aurez de fortes chances de l’apercevoir. N’oubliez pas vos jumelles!

Vous découvrirez peut-être aussi, surtout au printemps, les monticules de boue et de végétaux atteignant quelquefois jusqu’à 60 cm de hauteur, qu’il érige et imprègne de son urine pour délimiter son territoire. Ces monticules sont nommés des bornes odorantes parce qu’elles dégagent l’odeur du castoréum, une substance fortement odorante produite par des glandes et entraînée dans l’urine de l’animal.

Références utilisées : Banfield, A.W.F., Les mammifères du Canada, Musée National des Sciences Naturelles, 1974.

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le Castor, UNE PROIE DIFFICILE

Posté par othoharmonie le 25 novembre 2013

 

images (1)Bien que son activité profite à tous, le castor reste une proie potentielle pour de nombreux carnivores. Les loups, parfois les coyotes, s’avèrent être ses pires ennemis. Le castor court le plus de risques dans des zones de végétation clairsemée où il doit s’aventurer loin de son plan d’eau. Pourtant, animal prudent, il s’éloigne rarement à plus de 200 m des berges. Mais il arrive que la recherche de nourriture l’entraîne au-delà. Des études scientifiques pour connaître l’alimentation des loups dans le parc Algonquin, en Ontario (Canada), ont révélé la présence de restes de castor dans 55 % des excréments de loups analysés… Un chiffre élevé qui s’explique par le déclin, durant la même période, des populations de cerfs. En effet, il a été calculé que sur l’île Royale (lac Supérieur), aux États-Unis, célèbre pour ses loups, le castor ne représente que 11 % du régime alimentaire de ces carnivores, qui préfèrent nettement les cervidés et surtout les élans.

 

   L’ours, le lynx, le glouton, voire la loutre affectionnent aussi le castor, mais il n’est pour eux qu’une proie occasionnelle, car difficile à capturer. Le castor, en effet, sait se défendre : ses coups d’incisives sont redoutables ! Si l’ours ou le loup n’ont pas trop de mal à le maîtriser, le coyote ou la loutre s’en méfient. Aux États-Unis encore, le castor peut être parfois victime des mâchoires d’un alligator. Ce dernier a d’ailleurs été réintroduit dans certaines régions du Mississippi pour réguler les populations de castors.

   L’appétit de leurs ennemis n’est pas la seule cause de mortalité des castors, qui souffrent aussi parfois de faim ou périssent noyés. Dans la partie nord de leur aire géographique d’implantation (Canada et Alaska), ils peuvent, faute de nourriture hivernale, mourir d’inanition. Leur maintien dans ces régions est conditionné par la durée de la belle saison. Dans toutes les zones montagneuses, il arrive également qu’ils soient victimes des crues et des inondations, assez fortes pour emporter leurs barrages et leurs huttes. Dans ce cas, les animaux sont noyés ou restent prisonniers sous la glace.

 

   Enfin, il ne faut pas oublier que l’homme fut, pendant de nombreuses années, le plus terrible et le plus acharné de ses adversaires.

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le Castor d’Amérique

Posté par othoharmonie le 25 novembre 2013

téléchargement (1)On l’appelle aussi castor du Canada, et il est d’ailleurs l’emblème de ce pays.

   Excepté sa longue queue plate, qui le distingue immédiatement, le castor a une silhouette massive, proche de celle des autres rongeurs. Mais son profil aérodynamique, l’implantation particulière des narines, des yeux, des oreilles presque alignés et placés très haut sur le crâne ne laissent aucun doute sur son milieu de prédilection : l’eau. Grand nageur, le castor progresse rapidement en poussant l’eau vers l’arrière alternativement avec ses longues pattes postérieures palmées. En nage rapide, le castor peut atteindre 7 km à l’heure.

 

   C’est un animal puissant, aux os crâniens solides, et aux fortes mâchoires, où les longues racines des quatre incisives sont bien implantées. Cela lui donne un appui solide lorsqu’il découpe un érable ou même un chêne !

   Le castor fait preuve d’une grande dextérité avec ses pattes antérieures pour creuser les canaux ou les terriers, nettoyer son pelage ou porter les aliments à sa bouche. Son habileté est surtout surprenante lorsqu’il fait tourner entre ses doigts une baguette de bois de la taille d’un crayon pour en consommer l’écorce, ou qu’il plie des feuilles trop grandes pour sa bouche. La griffe du premier doigt, plus fine, sert surtout à la toilette de la tête tandis que l’ongle dédoublé des deux premiers orteils sert de peigne pour l’entretien de la fourrure. Celle-ci, objet dé soins constants protège l’animal de l’eau et du froid. Elle est composée de deux types de poils : les poils de bourre, très doux, fins et serrés le long du corps, maintiennent une couche d’air qui l’isole de l’eau ; les poils de jarre, moins denses, sont pratiquement 2 fois plus longs et 10 fois plus épais que les poils de bourre. Cela permet au castor de nager sous la glace en hiver dans une eau proche de 0 °C.

 

   La queue du castor, dont près des trois quarts sont recouverts d’écailles cornées sombres, est unique chez les mammifères. Elle mesure de 25 à 45 cm de long et de 11 à 18 cm de large. Elle permet au castor de se propulser dans l’eau et, sur terre, elle lui sert de trépied lorsqu’il doit se redresser pour couper un arbre ou porter des branches. Enfin, en cas de danger, le castor frappe violemment la surface de l’eau avec sa queue, avant de plonger. Le bruit répercuté agit comme un signal d’alarme et avertit les autres membres de la colonie de la présence d’un ennemi.

 

   C’est le bruit de l’eau qui permet au castor de déterminer la force du courant pour s’orienter au mieux, ainsi que pour déterminer le lieu d’un barrage (là où le courant est le plus fort), ou s’il doit y apporter des aménagements. C’est avec son odorat qu’il reconnaît les limites de son territoire. Chaque territoire d’un groupe familial est en effet marqué par le castoréum, une substance huileuse sécrétée par deux paires de grandes glandes qui débouchent dans l’urètre, puis le cloaque. Le castor tire de multiples informations « en lisant » grâce à son odorat les messages qu’il contient. À terre, où il passe une partie de sa vie, il se déplace dès la fin de l’après-midi d’une marche quadrupède normale. Il peut même galoper, s’il est effrayé, vers son plan d’eau, qu’il rejoindra de toute façon à l’aube pour passer la journée à dormir dans sa hutte.

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Signes particuliers du Castor

Posté par othoharmonie le 25 novembre 2013

 

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DENTS

Les incisives sont sans doute le plus formidable outil dont dispose le castor. Leurs racines s’enfoncent loin dans le crâne, augmentant encore leur puissance. Les deux incisives supérieures agissent comme des leviers par rapport aux deux incisives inférieures, plus mobiles. Colorées en orange sur leur face externe, elles dépassent généralement 5 mm de largeur chez l’animal adulte. Le castor possède 20 dents, soit 1 incisive, 1 prémolaire et 3 molaires par demi-mâchoire. Comme chez les autres rongeurs, les incisives continuent à croître durant toute la vie de l’animal.

QUEUE

Au moins deux fois plus longue que large, la queue est recouverte d’un cuir écailleux (parsemé de rares poils) qui protège ses vertèbres caudales. De minuscules vaisseaux sanguins la parcourent en tous sens, les veines plus en surface que les artères, pour éliminer, à travers la peau, l’excès de calories en été ou conserver l’énergie en hiver.

PATTES ANTÉRIEURES

Comme les pattes postérieures, les pattes antérieures sont munies de cinq doigts se terminant par de longues griffes plates ressemblant à des ongles. Les pattes avant sont préhensiles : les quatre premiers doigts s’opposent au 5e doigt pour saisir et maintenir la prise. Des coussinets charnus rendent plus efficace encore cette faculté d’agripper et confèrent une grande dextérité au castor.

PATTES POSTÉRIEURES

La silhouette d’un castor se déplaçant à terre trahit la longueur des pattes postérieures : la tête est en effet nettement plus basse que l’arrière-train. Les pieds du castor peuvent mesurer jusqu’à 20 cm de long ! Ils sont palmés, autre adaptation à la vie aquatique : les cinq doigts sont réunis par une palmure de peau sans poils. Si la queue se combine aux pattes pour les déplacements aquatiques, en temps normal, l’essentiel de l’énergie est fourni par les seules pattes arrière. Les curieux ongles des deux premiers doigts sont dédoublés et adaptés au peignage de la fourrure.

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le Castor européen

Posté par othoharmonie le 24 novembre 2013

 

imagesPendant longtemps, les spécialistes de la classification n’ont pas fait la distinction entre le castor européen, et son proche cousin le castor américain ,mais des études chromosomiques et craniologiques ont permis de mettre en évidence quelques différences. La biologie de ces deux espèces reste très proche. 

   On a cru pendant longtemps que le castor européen, notamment le castor du Rhône, ne bâtissait pas de hutte. Il s’agit en fait d’une adaptation particulière à son environnement et à la nécessité vitale pour lui de rester très discret : activement pourchassé par l’homme, il préfère les terriers, moins repérables que les huttes. Cependant, diverses études montrent bien que le comportement du castor du Rhône est très semblable à celui de son cousin américain : même goût pour les cours d’eau tranquilles, aux rives dotées d’une riche végétation, même structure familiale, stable et solidement implantée sur un territoire de plusieurs kilomètres, régulièrement balisé de castoréum. Sur les rives du Rhône, outre les saules, bouleaux ou peupliers, le castor profite d’une cinquantaine d’espèces végétales ; il lui arrive même de brouter l’herbe tendre… comme une vache ! Il a pu se maintenir près de ce fleuve très aménagé en profitant des bras morts, laissés à l’abandon, mais bénéficiant d’une végétation sauvage très fournie. L’espèce a, de cette façon, remonté les affluents des deux rives, tant que la pente des rivières ne dépassait pas 1 %, s’installant même dans les gorges calcaires de l’Ardèche et du Verdon, où la construction de huttes ou de terriers est souvent impossible, ou dans des grottes ! 

   L’espèce européenne est cependant moins féconde que l’espèce canadienne. Cinq bébés castors au maximum naissent à chaque portée, alors qu’ils peuvent être 8 ou 9 au Canada. D’une façon générale, le cousin américain semble plus costaud, plus agressif et plus dynamique. 

   Le castor européen possède un pelage plus clair et la différence de ton entre la tête et le corps est nettement plus marquée que chez le castor d’Amérique. De plus, le castor européen a un poil moins soyeux. L’étude au microscope révèle que les poils de jarre de l’espèce américaine sont très réguliers et cylindriques, alors que ceux de l’espèce européenne ont une forme en fer de lance. 

   Jadis présent dans toute l’Europe et l’Asie jusqu’en Chine, au début du quaternaire, le castor a été chassé très tôt par l’homme. Dès l’Antiquité, on utilise sa fourrure et on consomme sa viande. Il est aussi capturé pour le castoréum, utilisé dans la pharmacopée et en cosmétique. La chasse intensive débute au Moyen Âge et, dès le XIIe siècle, il commence à être moins abondant. Mais c’est surtout aux XVIIIe et XIXe siècles qu’il se raréfie de plus en plus, victime de l’industrie chapelière (on fabrique des toques et des chapeaux avec sa fourrure), et disparaît peu à peu de nombreuses régions d’Eurasie. 

   En 1900, le castor européen, très menacé, ne subsiste qu’en Allemagne, en France (en Camargue), le long d’une partie du cours de l’Elbe en Europe centrale, en Scandinavie et en Russie centrale. Dans certains pays, en Angleterre, en Suisse et en Hollande, il a totalement disparu. 

   Au cours du XXe siècle, il bénéficie de nombreux programmes de protection et de réintroduction. En Europe occidentale, l’espèce s’est bien rétablie, notamment dans la vallée du Rhône, sur les rives de l’Elbe et du Danube, ainsi qu’en Scandinavie et en Russie occidentale ; le castor a aussi été réimplanté en Belgique, en Suisse, en Autriche… Mais, même si les destructions directes n’existent plus, les menaces que font peser l’aménagement du milieu (canalisations, constructions de barrages et de digues, aménagements divers des berges) et la pollution restent importantes, et altèrent son habitat. Certaines expériences d’introduction sur le territoire européen du Castor canadensis (Finlande, France, Pologne, Russie), se sont par ailleurs révélées assez catastrophiques : mises en présence, les deux espèces ne se croisent pas. Castor canadensis, à la fécondité plus élevée, colonise plus rapidement les milieux, créant ainsi une compétition écologique défavorable au castor européen, qu’il a tendance à repousser, pour finalement, dans les cas les plus défavorables, prendre sa place. 

   En Asie centrale et septentrionale, il survit sous la forme de populations isolées, dont la limite orientale de répartition est la Mongolie. La sous-espèce mongole, Castor fiber birulai, et la sous-espèce sibérienne, Castor fiber pohlei, sont très menacées ; Castor fiber tuvinicus, présent en Russie asiatique, est proche de l’extinction.

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sauvegarde du Castor en Franche-Comté

Posté par othoharmonie le 24 novembre 2013

 

téléchargement (3)Depuis peu, le castor a fait sa réapparition en Franche-Comté. Sachez identifier et préserver cette espèce protégée. 

Le castor qui avait disparu de  nombreuses régions de France du fait de la destruction directe par l’homme est de retour sur les berges des  rivières franc-comtoises. Depuis quelques  années, il a entrepris la reconquête  des  cours d’eau haut-saônois, sur deux zones distinctes :  Le Coney et le Canal de l’Est 

La  présence du castor y est certaine sur les communes  d’AMBIÉVILLERS, de PONT-DU-BOIS et  de SELLES. Des indices de colonisation ont été relevés jusqu’à la limite de CORRE et DEMANGEVELLE, ce qui laisse à supposer qu’il a réinvesti l’ensemble des berges de la rivière. La présence d’un terrier-hutte  et  de  deux  jeunes issus d’une portée de 2009 en est la démonstration. 

 

La Semouse et la Lanterne, ainsi que  sur certains  de  leurs affluents comme la Combeauté et le Breuchin.  En fait, on peut considérer une  colonisation  sur  le secteur  qui s’étend de BREUCHES-LESLUXEUIL à CONFLANS-SUR-LANTERNE. Si le castor construit des barrages c’est en partie pour garantir un niveau d’eau assurant cette immersion, le meilleur moyen de se prémunir des prédateurs. Le domaine terrestre lui procure l’essentiel de sa nourriture jusqu’à une distance de 20 m de l’eau.

Recommandations Souhaitant s’associer à la campagne de sensibilisation entreprise par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage,  l’association départementale des piégeurs agréés  de  la Haute-Saône préconise à l’ensemble des acteurs participant à la régulation des ragondins et des rats musqués les recommandations suivantes :

•  Proscrire les tirs et  les  « destructions »  systématiques  sur les deux zones précitées ou n’y procéder qu’après une  identification certaine de l’animal. 

•  Concentrer les opérations de  « destruction » sur  la saison hivernale, période pendant laquelle les ragondins sont particulièrement prédisposés à étendre leurs zones de gagnage sur la terre ferme. Dans  ces  conditions,  la confusion avec le castor est impossible.

•  Dans  les  zones  où des opérations de lutte collective par toxiques sont menées  contre les ragondins ou les rats musqués et, où le castor est présent, il est conseillé d’éloigner les appâts à plus de 20 m de l’eau, ou d’éviter l’emploi de ces toxiques en préconisant des  méthodes  de capture sélectives de ces rongeurs  nuisibles comme l’utilisation de cages-pièges.

 Ce jeune castor à la nage peut être confondu avec un  ragondin. (crédit photo : ONCFS) Si vous avez observé un castor en Haute-Saône, signalez-le aux correspondants de l’ONCFS :

• Olivier Roch – Tel. : 03 84 76 17 00 -

• Rodolphe Cassard et Thierry Hue

Tel. :  03.84.54.68.15 – brigade d’ETUEFFONT, pour la Semouse  

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CASTOR astrologique

Posté par othoharmonie le 24 novembre 2013

castor003Du 15 octobre au 11 novembre

 

Votre motivation dans la vie ? Le travail, l’effort, le résultat concret. Mais, même lorsque vous engrangez des succès, vous n’êtes pas du genre à vous mettre en avant ! 

Pour vous, le labeur doit servir un objectif commun (celui de votre entreprise, de votre famille) et élever l’individu, lui permettre de progresser intérieurement. Car vous êtes plutôt attirée par la spiritualité. Vous n’avez pas beaucoup d’intimes, la plupart des gens qui vous entourent vous connaissent finalement assez mal. Logique : vous vous livrez peu, pas par défiance mais parce que votre univers intérieur est si complexe que vous ne prenez pas forcément la peine de l’expliquer aux autres. Et la solitude, dans le fond, vous ne détestez pas. 
Pourtant, lorsque vous êtes entourée de ceux que vous aimez vraiment, vous montrez votre excellent fond : généreuse, affectueuse, vous pouvez sans problème vous sacrifier pour les autres, sans attendre de retour de leur part. 

Votre point faible : un pessimisme qui vous rend parfois un peu rancunière. Votre foi en la nature humaine est assez limitée ! Quand les choses ne tournent pas comme vous l’auriez voulu, vous pouvez vous braquer, et vous fâcher avec ceux que vous jugez responsable des événements. 

Les métiers de la médecine, du social, vous conviendront parfaitement, vous saurez y apporter toute l’efficacité qui sied, et le petit supplément d’âme qui fait du bien…

Sur le plan affectif, vous pouvez avoir du mal à trouver quelqu’un qui soit aussi épris d’absolu que vous. Mais votre patience finira par être récompensée, et lorsque vous aurez trouvé le bon partenaire, vous saurez le garder.

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LE CASTOR : animal totem

Posté par othoharmonie le 24 novembre 2013

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Le castor renvoie au vertus de travail et de sens communautaire. C’est l’architecte idéal. La force du castor aide à concrétiser ses idées et ses rêves et à les réaliser avec d’autres personnes, car le castor à un sens de la famille particulièrement prononcé. C’est un animal très valide qui est notamment en mesure de couper des troncs d’arbre avec ses dents aiguisées. Cela renvoie à la nécessité de défendre l’œuvre accomplie et de rester toujours vigilant.

La force du castor peut être invoquée pour trouver des solutions à des problèmes car le castor suggère de laisser ouvertes plusieurs options. Il obéit à la maxime : « si une porte se ferme, une autre s’ouvre ».
Personne ne devrait s’auto-limiter par rapport aux possibilités qui demeurent ouvertes.

Si jamais vous êtes confronté à un castor dans vos rêves, cela peut être une indication qu’il devient nécessaire de passer enfin aux actes par rapport à un vieux projet tout le temps remis ou de finaliser un projet inachevé.

S’il est votre animal guérisseur, vous êtes travailleur et industrieux, peut-être entrepreneur, architecte ou ingénieur. Pour la plupart, vous êtes modeste et sans prétention. Votre première priorité est une maison sûre et confortable. Le travail, le soin de votre famille, la fidélité conjugale, vous caractérisent. Vous excellez à l’organisation et à la planification, vous pensez que la structure et la discipline sont essentielles pour tout processus créatif. Vous êtes capable de travailler avec une équipe et d’achever les projets à temps. Pour les autres, vous êtes un drogué de travail, bien qu’en fait vous soyez équilibré. Après le travail, vous savez comment vous relaxer et vous amuser avec la famille et les amis.

DEMANDEZ LUI DE VOUS AIDER A :
– rendre votre environnement confortable et exempt de danger.
– être plus discipliné et stable dans votre travail.
– planifier et à organiser un nouveau projet.

ACCEDEZ A SON POUVOIR EN :
– adhérant à une équipe sportive.
– redisposant les meubles dans la maison pour la rendre plus confortable.

EN TANT QUE GUERISSEUR :
– guérit grâce à une meilleure respiration.
– guérit les problèmes dentaires.

EN TANT QUE GARDIEN OU PROTECTEUR :
– protège contre l’envahissement de la maison par les humains ou les animaux.
– garde la richesse et les économies.

 

 

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