Le Castor : le Bâtisseur, l’Être d’Action, le Professionnel

Posté par othoharmonie le 13 décembre 2015

 

castorCycle : la Lune du Retour des Grenouilles. Animal totem complémentaire : Pic-vert, Ours et Oie des neiges. Couleur : jaune. Forces : débrouillard, méthodique, travailleur, volontaire, efficace, généreux, digne de confiance, patient. Faiblesses : entêté, sensible, possessif, exigeant, séducteur, jaloux, rigide, matérialiste.

 Chez les Amérindiens, Castor était considéré somme le grand bâtisseur. Son organisation et son esprit de clan les influencèrent beaucoup. Votre sens pratique est très développé. Mécontent de votre sort, vous êtes capable de tout transformer, même au détriment des autres. Si vos attachements sont forts, vous n’en restez pas moins sujet à des volte-face imprévisibles. La Terre nourricière est votre point d’ancrage et vous y puisez vos ressources et votre énergie. Vous savez prendre vos responsabilités et mener à bien vos projets. Si vous vivez en ville, accordez-vous des périodes de repos à la campagne. Entourez-vous de plantes ; vous savez les bichonner.

Pour vous, le mariage est plus qu’un désir : c’est une nécessité. Sans votre partenaire, point de salut ! Votre but principal est d’obtenir la sécurité financière. Et, de grâce, ne pensez pas que tous les gens que vous aimez vous appartiennent : laissez-les respirer et voir d’autres personnes de temps en temps !

Votre totem minéral : la Chrysocolle. Sa couleur oscille entre le vert et le bleu. Les Amérindiens la portaient pour harmoniser en eux les énergies de la terre et du ciel. Elle porte chance et santé à son possesseur. Elle a en outre le pouvoir de purifier l’âme et le cœur. La porter sur soi garantit un bon équilibre émotionnel et favorise la méditation.

Votre totem végétal : le Camas Bleu. Cousin du Lys, il pousse dans certaines régions d’Amérique du Nord. Les Amérindiens l’utilisaient pour adoucir les aliments, maintenir le taux de sucre dans le sang et éviter le diabète. Il aide à soutenir les efforts et à se sentir bien. Castor est pratique et pragmatique. Dans son travail, il recherche avant tout la sécurité, tout en profitant des petits plaisirs de la vie. Il aime que son travail soit programmé et organisé et ne laisse rien au hasard. Il sait planifier sa carrière et tout mettre en œuvre pour atteindre le succès, mais il n’est pas sensible au statut social. Castor est productif et travaille assidûment, quelle que soit sa tâche. Il accomplit tout avec la même constance et concentration. Il est souvent le « moteur » permettant de développer et de réussir un projet, car il fait le plus gros du travail.

Les Castors résistent au changement en valorisant les structures mises en place. Ils s’épanouissent dans des carrières où le poste est stable et apporte un revenu régulier. Ils préfèrent un travail inintéressant, voire même ennuyeux, au revenu cependant confortable plutôt qu’un emploi plus motivant mais présentant le risque d’avoir des revenus irréguliers ou de connaître l’insécurité financière. Comme sa situation financière est pour lui d’une grande importance, Castor recherche un métier dans des institutions stables qui lui donnent des possibilités d’avancement à long terme. Cet intérêt pour les finances n’est pas seulement d’ordre émotif. Castor s’épanouit en effet dans les métiers ayant un rapport direct avec l’argent, il se complaît comme gestionnaire de fortune, banquier, employé de commerce, comptable…

Castor adore le grand air et a de nombreuses affinités avec la Terre. Son sens inné de l’esthétique le pousse à travailler dans des bureaux calmes et agréables. Il s’épanouit dans des domaines proches de la nature ou de l’esthétisme en tant que jardinier, agriculteur, fleuriste, paysagiste, gérant de galerie d’art, historien, antiquaire, thérapeute en médecine douce. Castor ne recherche pas des postes de direction, car il préfère rester en retrait. S’il se trouve malgré tout dans une telle position, il se révèle conservateur, méthodique et calme. Il prend le temps d’analyser et de rassembler des informations avant de prendre toute décision. Il sait récompenser l’engagement et la loyauté de ses collaborateurs.

Son clan : Tortue. Son élément : Terre. Son allié : Serpent. Il est créatif, ingénieux, actif, intense, avec un grand besoin de stabilité pour se ressourcer. Cela inclut un sens aigu de la famille et du chez-soi. Cet animal nous éclaire sur la puissance du travail accompli et sur la fierté qu’on en tire. Pour parvenir ensemble à atteindre un objectif, il faut avoir l’esprit d’équipe. Ce dernier favorise l’harmonie.

Le Castor : le Bâtisseur, l’Être d’Action, le Professionnel dans CASTOR American_BeaverCastor symbolise le travail, le labeur. La force de Castor aide à concrétiser ses projets ; ne pas hésiter à les faire avec son entourage, car le Castor est très « famille ». Il défend aussi son ouvrage, et reste vigilant. Si vous rêvez de Castor, celui-ci vous annonce qu’il est temps de mettre en œuvre un projet que vous avez longtemps postposé, ou de finaliser un projet inachevé. Castor est membre du clan de la Tortue, qui l’unit à l’élément terre. Tout comme ce reptile, vous cherchez un support solide pour progresser, mais vous pouvez aussi vous replier sur vous-même lorsque les circonstances vous déstabilisent. Dans ce cas, que votre partenaire amoureux s’arme de patience pour vous faire sortir de votre coquille ! Votre allié est Serpent, symbole d’évolution et de transformations successives.

Suivez les conseils de cet ami et apprenez à ne pas dramatiser si quelqu’un vous contredit. Et, de grâce, ne pensez pas que tous les gens que vous aimez vous appartiennent : laissez-les respirer et voir d’autres personnes de temps en temps ! Votre motivation dans la vie ? Le travail, l’effort, le résultat concret.

Mais, même lorsque vous engrangez des succès, vous n’êtes pas du genre à vous mettre en avant ! Pour vous, le labeur doit servir un objectif commun (celui de votre entreprise, de votre famille) et élever l’individu, lui permettre de progresser intérieurement. Car vous êtes plutôt attiré par la spiritualité. Vous n’avez pas beaucoup d’intimes, la plupart des gens qui vous entourent vous connaissent finalement assez mal.

Logique : vous vous livrez peu, non pas par défiance, mais parce que votre univers intérieur est si complexe que vous ne prenez pas forcément la peine de l’expliquer aux autres. Et la solitude, dans le fond, vous ne détestez pas. Pourtant, lorsque vous êtes entouré de ceux que vous aimez vraiment, vous montrez votre excellent fond : généreux, affectueux, vous pouvez sans problème vous sacrifier pour les autres, sans attendre aucun retour de leur part. Votre point faible : un pessimisme qui vous rend parfois un peu rancunier. Votre foi en la nature humaine est assez limitée ! Quand les choses ne tournent pas comme vous l’auriez souhaité, vous pouvez vous braquer, et vous fâcher avec ceux que vous jugez responsable des événements.

Les métiers de la médecine, du social, vous conviendront parfaitement, vous saurez y apporter toute l’efficacité qui sied, et le petit supplément d’âme qui fait du bien. Sur le plan affectif, vous pouvez avoir du mal à trouver quelqu’un qui soit aussi épris d’absolu que vous. Mais votre patience finira par être récompensée, et lorsque vous aurez trouvé le bon partenaire, vous saurez le garder. Castor est le second esprit totem de la roue de la vie des chamanes amérindiens. Il correspond au milieu du Printemps et à notre signe astrologique occidental du Taureau, auquel il peut apporter un éclairage nouveau et exotique. Au positif, Castor est un bâtisseur qui a un réel pouvoir pour modifier concrètement son environnement, changer le cours des choses et de la vie. Il a la capacité de transformer le désir en réalité. C’est un travailleur acharné, et il est étonnant de voir combien un animal d’un tel gabarit peut modifier en profondeur son espace vital en seulement quelques jours. Toutefois, s’il va trop loin dans sa volonté de recomposer la nature, il finit par s’accaparer, pour son seul usage, les richesses du monde et il modifie alors l’équilibre subtil de l’univers par une trop grande tendance à accumuler. De plus, il peut finir par piller, appauvrir son environnement à force de se concentrer sur ses seuls besoins. Castor, parce qu’il forme un couple pour la vie, est un modèle de fidélité et de stabilité. C’est un parent attentif, et sa force conduit à l’unité familiale, à la sécurité et au confort domestique (les huttes qu’il construit sont de vraies « villas » dotées de plusieurs pièces et de plusieurs entrées).

Il est d’une nature paisible, profondément non belliqueuse. Signalons un fait moins connu : pendant tout le Moyen-Âge, et Castor_fiber_vistulanus4 dans CASTORdu fait des premières observations maladroites faites au sujet de l’animal, Castor, précisément à cause de sa queue plate – Castor a bien la même étymologie que castré – fut réputé comme un exemple de chasteté : c’est là une métaphore collective sur la maîtrise possible de la sensualité que l’on retrouve dans notre astrologie avec l’axe Taureau/Scorpion.

L’autre caractéristique marquante de Castor est, bien sûr, son impressionnante denture, qui rappelle l’oralité Taureau : la bouche, symbole de ce qu’on absorbe, de ce qu’on assimile se retrouve en exergue.

Enfin, Castor semble disposer d’un don inné pour apaiser, calmer et soigner, puisqu’il est le seul animal sur terre dont le sang contient, à l’état naturel, de l’acide acétyle-salicylique : le principe actif de l’Aspirine.

Physiquement, celui qui veille ; Castor est trapu, bien en chair ; le bas du visage et le cou sont prédominants. La graisse s’accumule facilement dans ses tissus ; sa mâchoire et ses bras sont puissants. Il a le tempérament résolu, débrouillard, entêté, méthodique, sensible, travailleur, volontaire, possessif, rigide, entêté, exigeant, séducteur, dominateur

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Origine et évolution du castor

Posté par othoharmonie le 8 décembre 2013

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 Le castor eurasiatique, Castor fiber, et le castor nord-américain, Castor canadensis, sont les derniers représentants d’une des nombreuses familles de rongeurs, les castoridés.

   L’ordre des rongeurs est très bien représenté : sur les 5 400 espèces de mammifères décrites, environ 2 000 sont des rongeurs. Parmi les cousins peu éloignés des castors, on trouve les écureuils et les marmottes (famille des sciuridés), leurs deux familles faisant partie du même sous-ordre, celui des sciuromorphes  . Apparue au courant de l’ère tertiaire, la famille des castoridés est connue en Amérique du Nord dès le début de l’oligocène – il y a 38 millions d’années –, en Europe à la fin de l’oligocène (il y a 24 millions d’années) et en Asie depuis la fin du miocène (il y a 5 millions d’années).

   Différents genres se sont ainsi succédé ou côtoyés : une vingtaine a pu être identifiée, dont certains étaient d’une stature impressionnante : au pléistocène   , Trogontherium, en Europe, et Castoroides, en Amérique du Nord, avaient la taille d’un ours noir et pouvaient peser jusqu’à 200 ou 300 kg ! Ces géants ont dû d’ailleurs cohabiter un temps avec le genre Castor, puisqu’il est apparu en Europe il y a entre 3 et 5 millions d’années, avant de s’installer en Amérique du Nord. L’espèce eurasiatique serait donc plus ancienne que l’espèce nord-américaine, mais toutes deux se ressemblent tant que les chercheurs ont longtemps pensé qu’il s’agissait du même animal. Des études génétiques, notamment la comparaison de leurs chromosomes respectifs, ont toutefois confirmé leur distinction.

   Aujourd’hui, le castor est le plus gros rongeur de l’hémisphère Nord, avec un poids moyen de 30 kg. Dans l’autre hémisphère, en Amérique du Sud, ce record est battu par le capybara   , ou cabiai, un autre rongeur lui aussi semi-aquatique, de 50 kg.

   Les castors nord-américains étaient estimés à 60 millions d’individus à l’arrivée des Européens sur cette partie du continent. L’importance déterminante qu’ils ont eue, génération après génération, dans le modelage de nombreuses vallées est un exemple unique chez les rongeurs. Mais leur influence sur ce continent ne s’arrête pas là. Leur fourrure, provoquant bien des convoitises, a été, au XVIIIe siècle, une telle source de conflits entre les Européens immigrants, Anglais et Français et les Amérindiens qu’elle peut expliquer une partie de l’histoire récente du Nouveau Monde.

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origines légendaires du castor

Posté par othoharmonie le 8 décembre 2013

 

 

images (17)Les peuples amérindiens des Territoires du Nord-Ouest, au Canada, expliquent ainsi le grand nombre de castors : « Quand le castor apparut sur Terre, il dit : “Autant il y a d’écailles sur ma queue, autant il y aura de castors sur Terre.” C’est pourquoi il y a tant de castors sur la Terre. » Pour ces tribus, Inkfwin-Wétay, le couple fondateur du monde qui crée toutes choses par ses rêves, lança sur Terre, au commencement des temps, une tête de castor. Aussitôt, le castor abonda. Pour les Indiens Ojibwé du Canada, c’est une femme mythique, la « femme du ciel de printemps », qui, transformée en castor, devint la mère de tous les castors.

En effet ces gros rongeurs ne font pas tous partie du genre Castor bien que leur aspect ou leurs habitudes aquatiques puissent le laisser penser.

Selon un mythe des Nord-Amérindiens Tcilqéuk, c’est Castor qui révéla aux hommes où était le pays des saumons, alors que, pour les Nez-Percés, on sait faire le feu en frottant deux morceaux de bois, uniquement depuis que Castor le vola aux Pins, possesseurs exclusifs, et le communiqua aux autres arbres. 

Chez les Celtes, cet animal est le Maître mythique des eaux : il faut le vaincre pour les libérer, et son nom gaulois *beber est à l’origine du nom de plusieurs rivières (Bèbre, Besbre, Bièvre, Vèbre, etc.). 

Selon une étymologie légendaire déjà connue de Pline et répandue par les bestiaires médiévaux, le castor se castre lui-même pour échapper aux chasseurs désirant ses testicules pour guérir diverses maladies. 

Dans le Mabinogi Peredur (récits mythologiques gallois), doit vaincre un monstre dénommé addanc et qui, étymologiquement, n’est autre qu’un castor colossal.

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Histoire et statut du castor

Posté par othoharmonie le 8 décembre 2013

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Bien que probablement chassée depuis la préhistoire, cette espèce est restée abondante dans toute l’Europe jusqu’au début du Moyen Âge.

Les moines et les seigneurs ont déforesté les zones les plus riches par l’essartage. Ils ont aussi canalisé, rectifié, détourné et urbanisé de nombreux cours d’eau. Ils ont construit des milliers de moulins à eau, et drainé pour les mettre en culture d’immenses zones humides. À cette époque, les castors eurasiatiques ont été intensivement chassés pour leur viande, pour le castoréum (sécrétion huileuse très odorante produite par des glandes sexuelles du castor)  , et surtout pour leur fourrure qui servait notamment à confectionner des gilets ou chapeaux pour l’hiver ; ceci jusqu’au xviiie siècle et jusqu’à une quasi-extinction de l’espèce en Europe de l’Ouest. Quelques petits groupes ont survécu grâce à une pression de chasse et piégeage (« trappe ») reportée vers l’Amérique du Nord, notamment à l’initiative du Cardinal de Richelieu qui, inquiet du déclin de l’industrie de la fourrure en Europe, accélère la conquête du Canada et crée en 1627 la Compagnie des Cent Associés ayant le monopole de la traite des fourrures et la responsabilité de faire établir des colons (catholiques autant que possible). La France déclenchera la « guerre de Sept Ans » contre les Anglais de 1756 à 1763 notamment pour s’assurer la possession et le contrôle des principales zones de piégeage des castors (le castor canadien, l’espèce nord-américaine). Les Anglais gagneront cette guerre et le castor deviendra le symbole du Canada naissant.

Le castor n’est aujourd’hui plus consommé, mais au Moyen Âge, il l’était, et les chrétiens étaient même autorisés à en manger le vendredi (jour où l’on ne mangeait pas de viande), car sa chair était assimilée à celle du poisson en raison de la vie aquatique de l’animal.

Au début du xxe siècle, il n’en restait plus en Europe qu’environ 1 200 individus, mais grâce à des programmes de protection et de réintroduction, de petits noyaux de population ont pu se reconstituer sur certains cours d’eau, et on estime leur nombre à environ 430 000.

L’espèce reste néanmoins vulnérable, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) : sur un territoire de plus en plus écologiquement fragmenté par les routes et les barrages, la colonisation d’une section de cours d’eau (naturelle ou à partir d’individu relâchés) ou du réseau de cours d’eau d’un sous-bassin versant reste difficile et se fait souvent à partir d’un seul couple fondateur d’une famille pionnière, ce qui peut poser des problèmes de consanguinité et de dérive génétique au sein de population dont le bassin génétique est encore très étroit.

C’est pourquoi le statut de conservation du Castor fiber reste fragile, surtout en Asie alerte l’UICN.

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Caractéristiques communes des castors

Posté par othoharmonie le 8 décembre 2013

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La progressive disparition des espèces du genre Castor en Europe et leur raréfaction en Amérique du Nord sont dues au commerce de la fourrure, de la viande et du castoréum*, une sécrétion huileuse très odorante ou bien à la destruction de leur habitat.

Les castors sont considérés comme faisant partie des espèces-ingénieur ou espèces facilitatrices, mais quand ils sont introduits hors de leur milieu ils peuvent avoir un comportement d’espèce invasive, comme le castor canadien en Amérique du Sud ou le castor des marais en Europe.

Ce sont tous des rongeurs dont les espèces actuelles sont de taille importante, à poil dru gris-brun, avec de petites oreilles, de petits yeux et de grandes dents. Ils sont généralement semi-aquatiques. Ceux de la famille des Castoridea vivent en forêt. Le castor des marais préfère les zones marécageuses. Le castor de « montagnes », quant à lui, préfère les montagnes humides mais c’est un animal terrestre.

*Le castoréum est une sécrétion huileuse très odorante produite par des glandes sexuelles du castor situées en dessous de la queue, près du pénis et de l’anus (où une autre glande exocrine odorante existe aussi).
Cette matière huileuse et odorante est réputé avoir deux fonctions : il permet au castor de marquer et délimiter son territoire, et d’imperméabiliser son pelage

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Le Castor des Amérindiens

Posté par othoharmonie le 7 décembre 2013

 

téléchargementBeaucoup d’enseignements viennent du castor, qui est une créature très orientée sur la famille, et aussi un écologiste et un bâtisseur. Les castors construisent des habitations très intriquées, avec plusieurs entrées et sorties, très confortables, et très souvent plusieurs générations, jusqu’à trois ou quatre, y habitent ensemble. Ils modifient l’écologie du lieu où ils habitent en édifiant des barrages le long des cours d’eau où ils construisent leurs maisons, à l’intérieur même de ces barrages. Le petit lac qui se forme en amont de ce barrage crée un nouvel écosystème.

Le castor est un animal très important aux yeux des Autochtones. Pour les Amérindiens du Nord, il constituait une source d’alimentation principale, à cause de la facilité à le trouver et à l’attraper, surtout en hiver; mais les Indiens laissaient toujours un couple en santé, de manière à ce qu’il en subsiste assez pour les générations futures, et pour assurer la pérennité de cette petite communauté animale. Le castor est un animal assez gros, beaucoup plus gros qu’un chat, et il est par conséquent riche en viande, et aussi en graisse, car sa queue, notamment, est presque exclusivement faite de graisse, un aliment essentiel pour les peuples du Nord, à cause du froid.

Ainsi, le Clan du Castor dans les Premières Nations, avait pour responsabilité de veiller au respect de l’écologie. Si une personne remarquait un problème quelconque en relation avec une pratique ou une activité susceptible de nuire à la santé de l’écologie, elle rapportait cela à un membre du Clan du Castor. C’était la responsabilité du Clan du Castor de vérifier la nature du problème, et s’il y avait problème, de le rapporter au conseil. Les Castors étaient également chargés d’organiser les cérémonies annuelles et cycliques, en raison de leurs talents d’organisateurs et de leur capacité à travailler de concert pour préparer de tels événements.

Les Castors sont des gens très forts et persévérants, comme l’animal du même nom. Ils pouvaient aussi se montrer d’excellents bâtisseurs, et si quelqu’un avait un édifice à bâtir, il faisait généralement appel au Clan du Castor pour l’aider.

Ainsi, une personne qui a le castor pour animal totem donne en général beaucoup d’importance à la famille, c’est aussi une personne douée pour la construction, et qui possède une capacité à améliorer la santé écologique partout où il/elle s’installe.

Texte Signé AIGLE BLEU.

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Utilisation du castor castoréum

Posté par othoharmonie le 7 décembre 2013

images (9)Le castoréum est une sécrétion huileuse très odorante produite par des glandes sexuelles du castor situées en dessous de la queue, près du pénis et de l’anus (où une autre glande exocrine odorante existe aussi).

Cette matière huileuse et odorante est réputé avoir deux fonctions : il permet au castor de marquer et délimiter son territoire, et d’imperméabiliser son pelage

Cette substance est connue dès l’Antiquité.
Elle est citée dans les textes médicaux de l’époque byzantine et on lui a trouvé divers usages en parfumerie.

L’utilisation du castoréum a été, avec le commerce de sa fourrure et de sa viande, l’une des raisons de la progressive disparition du castor en Europe, puis de sa raréfaction en Amérique du Nord.

Le castoréum, odorant, a aussi été utilisé par les trappeurs ou les Amérindiens pour attirer dans leurs pièges des animaux carnivores tels que le lynx, carcajou, martre, loup

Bien qu’il ne soit presque plus utilisé en médecine moderne, le castoréum fut couramment utilisé de l’Antiquité au xviiie siècle. Il faisait partie du traitement médicaux dont notamment :

  • blessures et plaies chirurgicales
  • l’épilepsie,
  • les maladies de l’utérus,
  • la fièvre,
  • les maux de tête.

Il était aussi utilisé en tant qu’aphrodisiaque.

Les vertus du castoréum pour combattre les maux de tête sont bien réelles, puisqu’il contient de l’acide salicylique (composant proche de l’aspirine). Aujourd’hui encore, certains préconisent l’usage du castoréum comme stimulant, anti-hystérique et antispasmodique.

Il était un des multiples constituants de la thériaque de la pharmacopée maritime occidentale au xviiie siècle.

En Parfumerie

Le castoréum est l’une des six matières premières animales de la parfumerie avec le musc, l’ambre gris, la civette, la cire d’abeille et l’hyraceum.

Son odeur, agressive à l’état pur, devient agréablement douce et chaude une fois le castoréum dilué et rappelle le cuir, l’huile animale et la fourrure.

La substance est grasse, parfois un peu colorée par l’alimentation du castor. Elle est utilisée dans les parfums de type ambré (ou oriental), ainsi que dans certains parfums masculins.

Le castoréum est de moins en moins utilisé en parfumerie car son extraction nécessite de tuer l’animal. Cependant, les progrès de la chimie organique permettent aujourd’hui de produire un équivalent synthétique qui n’a pas forcément toute la finesse du castoréum.

Les trappeurs (piègeurs) d’Amérique du Nord capturent encore aujourd’hui des centaines de milliers de castors pour en vendre la fourrure et le castoreum, ainsi que dans une moindre mesure la viande qui est consommée principalement dans les communautés rurales et indigènes. Les populations de castors sont en progression depuis plusieurs décennies en raison de la baisse des prix versés pour la fourrure, par contre le prix du castoréum se maintient.

 

Le castoréum est aussi utilisé pour parfumer les cigarettes et comme ingrédient alimentaire

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la Symbolique du Castor

Posté par othoharmonie le 7 décembre 2013

 

images (8)Étant considéré comme « l’ingénieur de la nature » en raison de son ingéniosité, sa maîtrise des travaux hydrauliques, et ses constructions, il figure sur de nombreux blasons. Il figure notamment sur les armoiries de Bièvre, commune forestière belge dont le nom signifie Castor.

Pour les mêmes raisons, il est la mascotte de plusieurs universités, comme le Massachusetts Institute of Technology, le California Institute of Technology, l’Oregon State University (États-Unis) ou la London School of Economics (Royaume-Uni).

C’est une espèce qui semble avoir la sympathie du public et des enfants. Il figure dans de nombreux dessins animés ou récents films d’animation, par exemple les castors Bell.

Emblème

Le castor d’Amérique est l’emblème officiel du Canada depuis le 24 mars 1975 et l’emblème de plusieurs États américains comme l’Oregon.

Le castor est aussi utilisé comme meuble héraldique dans diverses armoiries et blasons.

Symbole du travailleur

Le castor est souvent pris pour représenter le bûcheron et, plus largement, le bricoleur ou le travail manuel à cause de sa capacité à construire des barrages en coupant des arbres. Ainsi les Castors Juniors des studios Disney forment une troupe scoute de petits débrouillards qui suivent leur Manuel des Castors Juniors contenant des astuces et des connaissances pratiques et curieuses sur la nature. De leur côté, Les castors est un mouvement d’auto-construction qui fonctionne grâce à l’entraide en travail collectif, effectué pendant les heures de loisirs et les « Grands Travaux Castor » désignent les opérations de réfection en profondeur dans Paris, de la ligne C du RER d’Île-de-France. Castorama, une chaîne française de grande distribution de bricolage, doit aussi son nom à l’animal, de même que l’ancienne chaîne de quincaillerie québécoise Le Castor bricoleur. En littérature enfantine, par exemple, Bruno St-Aubin a publié Papa est un castor bricoleur, tandis que Lars Klinting met en scène des castors menuisiers, jardiniers ou pâtissiers dans ses albums.

En celtique

Les Gaulois le désignaient sous le nom de *abankos. Ce terme pouvait signifier nain ou monstre marin. On retrouve ce terme dans les langues celtiques contemporaines :

  • gallois: afank
  • irlandais : abhac
  • breton: avank

En latin

Dans l’Empire romain, on désignait le castor par trois termes :

  • fiber ;
  • beber (équivalent celtique de fiber), qui semble à l’origine de l’appellation de l’animal dans les langues germaniques, avec, par exemple, beaver en anglais, bever en néerlandais ou Biber en allemand) ;
  • castor, que le français a conservé ainsi que les autres langues romanes (italien castoro, castillan, portugais, catalan et roumain castor) dérive du grec ancien κάστωρ

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Histoire des trappeurs

Posté par othoharmonie le 7 décembre 2013

 

 

Les premiers comptoirs et postes de traite organisés datent du début du xviie siècle au Québec. Ils étaient français, puis hollandais sur le bassin de l’Hudson dans l’État de New York et à partir de 1614 à Manhattan. Les marchands achetaient les peaux aux trappeurs blancs, mais aussi en échangeaient à des indiens contre des outils, armes, alcool et objets divers. En 300 ans, plusieurs centaines de postes de traite ont récolté des dizaines de millions de peaux, jusque dans les zones les plus reculées et giboyeuses. Pour les seules années 1820-1860, on estime que 2000 à 3000 trappeurs chassaient dans les Rocheuses.

Histoire des trappeurs dans CASTOR 220px-David_CrockettCette activité a été immortalisée par de nombreux romans d’aventure relatant la vie de personnages de fiction ou ayant existé, tels que Davy Crockett, mais le métier est de moins en moins pratiqué. Face au recul de certaines espèces (disparition dans certaines zones) et face à la demande sociale, à la fin du xxe siècle, la réglementation de la trappe a été renforcée, nécessitant au Canada deux jours de cours et le certificat de trappeur, puis un apprentissage avec un trappeur professionnel avant d’avoir le droit à une « ligne de trappe »( concession de terres publiques et/située en zone de Parc donnant droit à un trappeur de piéger et vendre les fourrures issues des animaux dépecés). Le piégeage sur terrain privé nécessite un permis de chasse, de respecter la loi et les dates de chasse et le type de pièges (le permis de chasse ne donne pas le droit de trapper).

 

Aujourd’hui, Il faut un permis de piégeage mais au préalable, il faut avoir réussi son cours de piégeur et ainsi avoir le fameux P sur son certificat de chasseur. Le piégeage est réglementé et les animaux à fourrure sont notamment: Le castor, la martre, le raton laveur, l’ours, l’hermine, le coyote, le loup, le renard, le pékan, le rat musqué, le lynx, la loutre,l’écureuil…sans oublier la moufette et le vison.

Le colletage est toujours pratiqué au Québec comme activité de chasse. Elle vise notamment le lièvre via la pose de collet en laiton. La fourrure n’est généralement pas récoltée, elle est pratiquée pour la viande de ce petit mammifère. Pour pratiquer la trappe, il faut posséder un permis de chasse pour le petit gibier. 2 Le lièvre n’est pas considéré comme un animal à fourrure, donc pas besoin de permis de piégeur mais il faut avoir un permis de colletage

 

Un trappeur est un chasseur professionnel de l’Amérique du Nord pratiquant le piégeage (« trappe » ou « trappage »), non pour la viande (hors ses besoins propres), mais pour vendre des fourrures non abîmées par les coups de feu ou pointes de flèche. Un trappeur a une vocation bien différente de celle que jadis avaient les coureurs des bois ou les voyageurs, ceux-ci étant employés à faire la traite des fourrures plutôt qu’au piégeage.

 

220px-Charles_Deas_The_Trapper_and_his_FamilyCe mot pourrait venir de l’anglais trapper (1768) francisé, mais il a la même origine que le mot trappe dans son sens « piège ». En moyen français, trapper (1530) ou traper, signifiait « prendre un animal, ou quelqu’un, par ruse » et trappa signifiait piège en ancien français. Au Québec, le mot « trappeur » est encore très utilisé, même si le métier tend à disparaître.

Au mois de novembre, quand les animaux à fourrure prennent leur plus beau poil, les trappeurs tendaient leurs pièges, équipés de traîneaux et de raquettes pour se déplacer dans la neige. En fin d’hiver, en mars/avril, ils allaient vendre ou échanger les produits de leur saison de trappe dans les comptoirs et postes commerciaux. Les trappeurs ont ainsi fait disparaître le castor de plusieurs régions d’Amérique du Nord. Puis ils ont eu à faire face à la concurrence des élevages de renards, rats musqués, et mustélidés en Amérique du Nord, mais aussi en Europe. Les peaux étaient vendues selon le cours du moment et selon leur qualité. Vers 1920, les peaux d’une saison de trappe pouvaient encore rapporter jusqu’à 500 dollars, bien que la moyenne soit plutôt de 200 dollars.

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Le Grand Barrage des castors

Posté par othoharmonie le 7 décembre 2013

 

images (7)Le plus grand barrage actuellement construit par les castors a été découvert au Canada, dans la province de l’Alberta : un édifice de 850 m de long visible depuis les satellites d’observation de la Terre !

Environ 850 m de long, voici la taille exceptionnelle de ce barrage découvert dans le Nord de la province de l’Alberta par Jean Thie grâce à Google Earth, en octobre 2007. Celui-ci évaluait alors l’étendue de la fonte du permafrost (les terres gelées en permanence) dans le nord du Canada.

Ce barrage, situé au sud du lac Claire, à environ 190 km de Fort McMurray, dans le Parc national Wood Buffalo(1) est, jusqu’à preuve du contraire, le plus long barrage existant érigé par des castors.
Il existe depuis au moins 25 ans puisqu’il est visible sur des images satellites de Landsat (NASA) de 1990 et 2000. Cependant, des photos aériennes de la région prises en 1975 ne montrent pas l’existence de cet édifice. Des responsables de cette réserve naturelle, la deuxième plus grande du monde et plus grande du Canada, ont survolé le barrage à basse altitude en 2009 confirmant les interprétations des images satellites. Toutefois, ils n’ont pu se poser, la zone étant trop marécageuse, a indiqué un porte-parole du parc national, Mike Keizer.

Dans le monde, ces ouvrages atteignent au mieux 75 m de long pour 1 m de haut. Cependant, au Canada, il existe de nombreux barrages qui font plus de 500 m de long. Le précédent record était détenu par le barrage de Three Forks dans le Montana (Etats-Unis) avec une longueur de 652 m !

Le plus grand barrage érigé par des castors résulte clairement de la combinaison de deux barrages. Vu son ancienneté, plusieurs générations de castors ont participé à sa réalisation comme l’attestent les observations aériennes : la digue « est très ancienne. Lorsqu’une digue est récente, il y a plein de rondins fraîchement coupés. Or, sur celle-ci, l’herbe pousse, c’est tout vert« , a expliqué à l’AFP, M. Keizer.
Toutefois, le barrage continue d’être entretenu et voit sa taille augmenter comme l’indique Jean Thie : les castors sont en train de construire deux autres digues de chaque côté du barrage principal. D’ici dix ans, toutes ces structures pourraient n’en former qu’une seule, mesurant plus de 950 m !

Le rôle des barrages chez les castors

Le castor construit des barrages afin de retenir l’eau et d’élever son niveau, créant ainsi des zones dans lesquelles il peut se déplacer en toute sécurité et où il peut faire flotter sa nourriture et les matériaux de construction qu’il utilise. L’objectif premier du barrage est d’assurer une profondeur d’eau suffisante pour stocker sa nourriture. En effet, près de leur terrier (ou hutte), les castors aménagent, sous l’eau, un grand garde-manger, l’eau faisant office de réfrigérateur. Les barrages et les huttes sont construits avec du bois de différents diamètres, et le tout est colmaté avec de la terre que le castor tasse avec ses pattes avant (et non pas avec la queue). Enfin, le barrage constitue également un moyen d’échapper à ses prédateurs, comme les coyotes et les ours.

Poussé au bord de l’extinction par le commerce des fourrures aux XVIIe et XVIIIe siècles, le castor a été réintroduit dans ses anciens habitats en Amérique du Nord mais aussi en Europe avec le castor européen (ou castor fiber) qui recolonise petit à petit des territoires qu’il avait occupé sans encombre pendant des dizaines de milliers d’années.

Si les castors sont encore dénigrés pour leurs dégâts sur les arbres de cours d’eau et sur les berges, ils participent aussi au stockage du carbone issu des végétaux et à la régénération de la forêt. Et quand bien même, les dégâts occasionnés par les castors demeurent bien anecdotiques au regard de ceux engendrés par les activités humaines.

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Dégâts des Castors

Posté par othoharmonie le 6 décembre 2013

 

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Le ministre de l’intérieur polonais, Jerzy Miller, a accusé mardi les castors d’avoir contribué aux inondations qui affectent la Pologne et qui ont déjà provoqué la mort de quinze personnes.

« Le plus grand ennemi des digues, c’est un animal qui s’appelle le castor. Les castors vivent partout le long des digues de la Vistule et contribuent largement à leur détérioration », a déclaré M. Miller lors d’une conférence de presse. Selon les services de protection de la nature, quelque 50 000 castors vivent en Pologne, où ils sont partiellement protégés. A la suite des inondations, les autorités locales ont augmenté les quotas de chasse aux castors. « Les castors creusent des tunnels dans les digues, les affaiblissent de l’intérieur. Mais ils ne sont pas les seuls, il y a encore les campagnols », a déclaré le porte-parole des pompiers Pawel Fratczak.

Des crues records dans les bassins de la Vistule et de l’Oder continuaient mardi à progresser vers le nord du pays. Les digues imbibées d’eau, et aussi endommagées dans plusieurs endroits par les castors, selon M. Miller, ont lâché, provoquant l’inondation de plusieurs localités, notamment dans les régions de Sandomierz (sud-est) et de Plock (centre).

A Varsovie, un important boulevard longeant la Vistule était toujours fermé à la circulation mardi, des affaissements de terrain y ayant été signalés.

COMPENSATIONS

Les dégâts prévisibles provoqués par les inondations qui affectent la Pologne depuis neuf jours risquent de coûter plus de 10 milliards de zlotys (2,43 milliards d’euros), selon le premier ministre, Donald Tusk. Ce dernier a annoncé, mardi 25 mai, une aide immédiate d’au moins 2 milliards de zlotys (480 millions d’euros) aux personnes qui ont perdu leur habitation dans les inondations. L’argent provient de la réserve du gouvernement polonais destinée à cofinancer les projets européens.

« Nous avons créé une grande réserve de 8 milliards de zlotys. Aujourd’hui, (…) nous savons que cette réserve ne doit pas être aussi importante. Cela signifie que nous avons 2 milliards de zlotys à notre disposition pour lancer un mécanisme d’aide immédiate à ceux qui ont perdu leur habitation », a déclaré à la presse M. Tusk. Le chef du gouvernement a également annoncé qu’il avait demandé à ses ministres de rechercher de possibles réserves dans leurs budgets pour l’aide à venir. Les dépenses destinées à aider les sinistrés ne doivent pas constituer « une menace pour la stabilité financière de l’Etat », a-t-il encore souligné.

Article paru dans Le Monde

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Utilité reconnue du Castor

Posté par othoharmonie le 6 décembre 2013

 

téléchargement (6)Heureusement que les castors étaient là : vendredi 29 avril, une fuite dans un pipeline de la région de l’Alberta, dans l’ouest du Canada, laisse s’échapper l’équivalent de 28.000 barils de pétrole, soit 4,5 millions de litres. Près du village de Little Buffalo, une bande d’hydrocarbures de 700 mètres de long sur 30 mètres de large se forme tout le long du pipeline et gagne un étang. Mais les castors ont empêché que les dégâts ne soient bien plus importants: les rongeurs avaient construit un barrage qui a permis d’endiguer la fuite.

Le ministre de l’Environnement canadien, Rob Renner, a lui-même annoncé que le barrage de castors avait «contenu le déversement»: «La situation est sous contrôle, a-t-il assuré mercredi dernier. L’impact est minimal sur la faune sauvage.» On déplore tout de même la mort d’une dizaine de canards sauvages, ainsi que quelques castors blessés qui ont dû être euthanasiés. Dans la population du village de Little Buffalo, quelques cas de nausées et maux de tête ont été rapportés.

La plus importante fuite depuis 1975

L’oléoduc Rainbow, propriété de la compagnie Plains Midstream Canada, avait déjà connu deux fuites en cinq ans. Celle du 29 avril serait la plus importante depuis 1975 dans la région, malgré les deux contrôles qui avaient été faits sur cet oléoduc au cours des cinq dernières années. Près de 300 personnes sont toujours sur place pour nettoyer le pétrole échappé. Selon David Duckett, président de Plains Midstream Canada, 20% du pétrole a été récupéré mais il faudra encore deux à quatre mois pour nettoyer les terres polluées.

L’Alberta est devenu en quelques années le puits de pétrole du Canada: l’exploitation des sables bitumineux a transformé la région et déclenché la colère des écologistes. Les associations dénoncent la destruction de l’environnement autour des sites d’extraction du pétrole et la pollution des cours d’eau. «Des communautés de l’Alberta et de la Colombie-Britannique exigent l’arrêt de ce type de développement à risque, mais le gouvernement refuse d’écouter», réagissait Melina Laboucan-Massimo, représentante de Greenpeace, au lendemain de la fuite.

 Audrey Chauvet

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castor et pollux

Posté par othoharmonie le 6 décembre 2013

 

 

220px-RomaForoRomanoTempioCastoriDans la mythologie grecque, Castor et Pollux appelés Dioscures , c’est-à-dire « jeunes de Zeus » sont les fils de Léda. Chacun né d’un œuf différent, ils sont respectivement, pour Castor, frère de Clytemnestre et fils de Zeus, et pour Pollux, frère d’Hélène et fils de Tyndare, roi de Sparte.

Ils prennent part à la chasse du sanglier de Calydon et à l’expédition des Argonautes. Ils combattent Thésée pour récupérer leur sœur Hélène que celui-ci a ravie et enlèvent à leur tour les filles de Leucippe.

Avatars grecs de la figure indo-européenne des dieux jumeaux, les Dioscures sont le symbole des jeunes gens en âge de porter les armes. Ils apparaissent comme des sauveurs dans des situations désespérées et sont les protecteurs des marins. Le feu de Saint-Elme est considéré comme leur manifestation physique ; ils sont associés à la constellation des Gémeaux.

Les Dioscures apparaissent déjà dans l’Iliade, qui nomme « Castor, le dompteur de chevaux, et Pollux, le boxeur ». Le poème ne mentionne pas le nom de leurs parents, mais Hélène les nomme comme ses frères ; l’Odyssée, en revanche, en fait tous deux les fils de Tyndare et de Léda.

Inversement, ils sont tous deux fils de Zeus dans le Catalogue des femmes du pseudo-Hésiode et dans les Hymnes homériques, dont l’hymne qui leur est adressé les qualifie pour la première fois de « Dioscures ». Les Chants cypriens introduisent le motif selon lequel Castor est mortel et Pollux immortel5.

La légende la plus fréquente établit que leur mère Léda, qui se serait unie avec Zeus métamorphosé en cygne, aurait pondu deux œufs : l’un contenant Pollux et Hélène, fils de Zeus et un deuxième contenant Castor et Clytemnestre, descendants de Tyndare. Ceux-ci sont donc de simples mortels, alors qu’Hélène et Pollux sont des demi-dieux.

Les Dioscures sont déjà morts quand débute la guerre de Troie, ce qui explique qu’ils n’y prennent pas part. 

 En effet, selon la version qui fait de Castor un mortel et de Pollux un demi-dieu, celui-ci à sa mort, voit son père lui proposer l’immortalité, mais celui-ci refuse que son frère Castor demeure aux Enfers en raison de son état de mortel. Le roi des Dieux lui propose alors de demeurer un jour sur deux aux Enfers avec Castor et un jour sur deux sur l’Olympe également avec lui (d’autres versions proposent un partage de six mois dans chaque lieu, ce qui n’est pas sans rappeler le mythe de Perséphone enlevée par Hadès et qui partage son temps entre sa mère et son époux, ainsi que la légende d’Adonis).

Le culte des Dioscures dérive du culte indo-européen des jumeaux divins ; ils s’apparentent ainsi aux Ashvins, les cavaliers célestes de la mythologie védique.

Identifiés à la constellation des Gémeaux, les Dioscures sont les patrons des marins et des athlètes, Castor etant le prototype du dompteur de chevaux, et Pollux, celui du boxeur : Kastôr dompteur de chevaux et Polydeukès invincible au pugilat.

Ils sont vénérés dans de nombreuses cités doriennes, mais aussi à Olympie. À Athènes, ils portent le nom d’Anakes ou Anaktes, c’est-à-dire « seigneurs » ; leur temple est l’Anakeion. Ils forment un couple important du panthéon des Grands Dieux de Samothrace où ils prennent le nom de  Cabires.

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castor est une étoile

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2013

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Alpha Geminorum (α Gem / α Geminorum – nom traditionnel : Castor) est la seconde étoile la plus brillante de la constellation des Gémeaux et une des plus brillantes étoiles du ciel nocturne. Bien qu’elle porte la désignation de Bayer  »alpha », elle est en fait plus faible que Beta Geminorum (Pollux). Sa distance par rapport au Soleil est de 49.8 années-lumière.

Castor et Pollux sont les étoiles « jumelles célestes » qui donnent leur nom à la constellation des Gémeaux (Gemini signifiant « jumeaux » en latin). Le nom Castor fait référence à Castor, un des fils jumeaux de Zeus et de Léda. L’étoile porte également le nom arabe Al-Ras al-Taum al-Muqadim, qui signifie littéralement « La tête du premier jumeau ». En astronomie chinoise, Castor fait partie de Beihe, un sous-groupe de l’astérisme Nan bei he représentant deux petites vallées en bordure de la rivière céleste Tianhe (en fait la Voie lactée).

D’un point de vue astronomique, James Bradley a découvert en 1719 que Castor était une binaire visuelle, ce qui est confirmé par William Herschel, la magnitude de ses composantes étant de 2,8 et de 2,0. La séparation des composantes est d’environ 6″ et la période orbitale est de 445 ans. Chacune des composantes de Castor est elle-même une binaire spectroscopique, faisant de Castor un système d’étoiles quadruple.

Castor possède une faible compagne distante d’environ 72″ mais possédant les mêmes parallaxe et mouvement propre ; cette compagne est également une binaire spectroscopique dont la période est légèrement inférieure à 1 jour. Elle tourne autour des deux paires en 14.000 ans. Castor peut donc être considérée comme un système d’étoiles sextuple, composé de six étoiles liées gravitationnellement. La composante C possède la désignation d’étoile variable YY Geminorum.

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Castor, surnom de Simone de Beauvoir

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2013

 

Simone de Beauvoir née Simone-Lucie-Ernestine-Marie Bertrand de Beauvoir le 9 janvier 1908 à Paris et morte le 14 avril 1986 à Paris, est une philosophe, romancière, épistolière,mémorialiste et essayiste française. Elle a partagé la vie du philosophe Jean-Paul Sartre. Leurs philosophies, bien que très proches, ne sauraient être confondues. Simone de Beauvoir est une théoricienne importante du féminisme, et a participé au mouvement de libération des femmes dans les années 1970.

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À quinze ans, son choix est déjà fait, elle sera un écrivain célèbre. Après son baccalauréat en 1925, Simone de Beauvoir entame des études supérieures à l’Institut catholique de Paris, pour les mathématiques, et à l’Institut Sainte-Marie à Neuilly pour les lettres. Elle obtient la première année à l’université de Paris les certificats de mathématiques générales, de littérature et de latin. L’année suivante, elle suit les cours de philosophie et obtient en juin 1927 le certificat de philosophie générale. Elle obtient finalement la licence ès lettres mention philosophie au printemps 1928 après l’obtention des certificats d’éthique et de psychologie4 et entame alors la rédaction d’un mémoire pour le diplôme d’études supérieures portant sur Leibniz. A la faculté des lettres de l’université de Paris, elle rencontre d’autres intellectuels en herbe, notamment Jean-Paul Sartre, qu’elle compare à un génie. Une relation mythique se nouera entre eux, dès cette époque, que seule la mort rompra. Elle sera son « amour nécessaire » en opposition aux « amours contingentes » qu’ils seront amenés à connaître tous deux. Simone de Beauvoir est reçue deuxième au concours d’agrégation de philosophie en 1929, juste derrière Jean-Paul Sartre.

La mort de « Zaza » cette même année la plonge dans une grande souffrance. Simone, élevée par une mère pieuse, a perdu la foi dès sa quatorzième année (d’après les Mémoires d’une jeune fille rangée), bien des années avant son agrégation de philosophie, avant même son départ du cours Desir et marque ainsi son émancipation vis-à-vis de sa famille.

Dès l’agrégation en 1929, Simone, ou plutôt Castor – surnom que lui donne Herbaud (René Maheu dans Mémoires d’une jeune fille rangée) et qui ensuite est repris par Sartre car « Beauvoir » est proche de l’anglais beaver (signifiant castor), et que, comme elle, « Les Castors vont en bande et ils ont l’esprit constructeur » (dans Mémoires d’une jeune fille rangée) – devient professeur de philosophie. Elle se trouve mutée à Marseille. La perspective de quitter Sartre, lui-même muté au Havre en mars 1931, la jette dans l’angoisse et ce dernier lui propose de l’épouser afin d’obtenir un poste dans le même lycée. Bien que viscéralement attachée à Sartre, elle rejette la proposition : « Je dois dire, écrit-elle dans La Force de l’âge, que pas un instant je ne fus tentée de donner suite à sa suggestion. Le mariage multiplie par deux les obligations familiales et toutes les corvées sociales. En modifiant nos rapports avec autrui, il eût fatalement altéré ceux qui existaient entre nous. Le souci de préserver ma propre indépendance, ajoute-elle cependant, ne pesa pas lourd ; il m’eût paru artificiel de chercher dans l’absence une liberté que je ne pouvais sincèrement retrouver que dans ma tête et mon cœur. » L’année suivante, elle parvient à se rapprocher de Sartre en obtenant un poste à Rouen où elle fait la connaissance de Colette Audry, enseignante dans le même lycée. Elle devient très proche de certaines élèves, notamment Olga Kosakiewitcz et Bianca Bienenfeld avec qui elle entretient des relations amoureuses, le « pacte » la liant à Sartre lui permettant de connaître des « amours contingentes ». Elle se lie également avec un élève de Sartre, « le petit Bost », futur mari d’Olga, pour laquelle Sartre se prit entre temps de passion (non réciproque). Ce groupe d’amis surnommé « la petite famille » reste indéfectible jusqu’à la mort de chacun d’entre eux, malgré petites brouilles comme graves conflits.

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L’esprit Père Castor

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2013

imagesAprès la disparition de Paul Faucher en 1967, c’est son fils François qui lui succède jusqu’à sa retraite en 1996. Il a été remplacé par Hélène Wadowski, venue des éditions Nathan.

Une association des Amis du Père Castor a été fondée par François Faucher et travaille à l’aménagement de La Maison du Père Castor, installée dans le moulin de Forgeneuve, à Meuzac près de Limoges. Cette maison est destinée à recueillir les archives, présenter des expositions et organiser colloques et ateliers pédagogiques. L’association réédite également les textes fondateurs de Paul Faucher, ainsi que les albums, devenus introuvables, de Frantisek Bakulé.

L’école du père Castor ferme en 1961, mais une de ses enseignantes, Nina Rist, prolongera l’expérience à Antony.

Près de 2000 ouvrages de cette collection sont actuellement distribués en librairie. Les plus vendus ces derniers temps sont :

  • les albums classiques, mais toujours réédités, Roule galette de Natha Caputo et Pierre Belvès, et, de Gerda Muller et Paul François, les Trois petits cochons et les Bons Amis ;
  • des romans junior plus récents, souvent des romans historiques d’ailleurs : Louison et Monsieur Molière de Marie-Christine Helgerson (2001), Double meurtre à l’abbaye de Jacqueline Mirande (1998), le Coupeur de mots d’Hans Joachim Schädlichet Jeanne Etoré (1990), l’Œil d’Horus d’Alain Surget (1999), le Col des mille larmes de Xavier-Laurent Petit (2004) ;
  • des imagiers, notamment Mon imagier du Père Castor à la maison de Magdalena Guirao-Jullien (2004) et l’Imagier du Père Castor d’Anna Bozellec, Christian Broutin et Kersti Chaplet.

En 1948, il lance la collection les Enfants de la Terre, destinée aux enfants de 7 à 12 ans, avec comme premier titre Apoutsiak le petit flocon de neige, par Paul-Émile Victor. Viennent ensuite la découverte du mode de vie d’un enfant pygmée (Mangazou), d’après les récits d’un chercheur du Musée de l’Homme, Raoul Hartweg, puis d’un jeune Indien (Amo) en 1951. Suivront Jan de Hollande, Grégoire, petit paysan du Moyen Âge, en 1959, le petit Italien Antonio en 1961, l’Antillais Féfé en 1962, Louis du Limousin, écrit par Andrée-Paule Fournier et traduit en langue d’Oc par Maurice Robert, en 1972.

Pour les plus jeunes, le Père Castor s’est fait depuis 1952 une spécialité de l’imagier pour inciter l’enfant à la découverte du monde qui l’entoure.

Certains albums sont devenus des classiques du livre jeunesse (Roule galette, MichkaLa vache orangeMarlaguetteMélanie sourisLes Bons amis,…) et font l’objet de rééditions régulières, depuis 1989 accompagnées de cassettes audio, puis de CD audio. Ils ont même fait l’objet d’adaptations en dessin animé sous le titre les Belles Histoires du Père Castor. L’objectif de la collection divisée en « premières lectures » et « secondes lectures » est d’accompagner les enfants vers la lecture autonome.

Le succès intemporel de la collection a incité, dans les années 1980, l’éditeur à développer en parallèle trois collections de romans en poche :

  • Castor Benjamin, à partir de 3 ans, des livres de 32 à 48 pages avec des illustrations colorées
  • Castor Cadet, à partir de 7 ans, abordant des sujets d’actualité et des sujets proches de la vie quotidienne (l’amitié, la tolérance, la compétition…)
  • Castor Poche, pour les pré-adolescents.

Certains titres de la collection Castor Poche apparaissant dans la bibliographie de référence du ministère de l’Éducation nationale.

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le genre castor

Posté par othoharmonie le 4 décembre 2013

 

150px-RagondinLe genre Castor est le seul, au sein de la famille des Castoridae, à contenir des espèces non éteintes de ces rongeurs semi-aquatiques : le Castor européen (Castor fiber), présent en Eurasie, et le Castor du Canada (Castor canadensis), naturellement présent en Amérique du Nord et récemment introduit en Amérique du Sud.

Les castors contemporains sont surtout connus pour les barrages, les digues et les huttes qu’ils construisent sur les cours d’eau et les rivières. Ce sont les seules espèces à produire et entretenir des zones humides ; ils contribuent ainsi à la diversification de l’habitat. Ils ont été chassés depuis l’Antiquité, ce qui a conduit les deux espèces encore vivantes au bord de l’extinction. Les populations se reconstituent peu à peu grâce aux plans de conservation et elles ne sont plus considérées comme menacées au début du xxie siècle.

Il ne faut pas confondre les espèces de ce genre avec deux rongeurs d’aspect comparable appelés aussi « castor » dans le langage courant : le castor des marais (ou ragondin) et le castor de montagne.

Le castor est particulièrement bien adapté à la vie amphibie. Il possède des narines obturables, une épaisse fourrure imperméable, de grandes pattes postérieures palmées et une queue large et aplatie en forme de truelle, couverte d’écailles qui lui sert de gouvernail lors de la nage. Il n’existe pas de différences externes notables entre mâle et femelle.

C’est le plus grand rongeur d’Eurasie et d’Amérique du Nord; il peut atteindre un mètre de long pour un poids de 20 à 30 kg et vivre jusqu’à 26 ans. C’est le deuxième plus gros rongeur au monde après le capybara qui pèse 50 kg et vit en Amérique du Sud. Contrairement à une idée répandue, le castor européen est légèrement plus lourd que son cousin nord-américain.

Le Castor canadien est morphologiquement proche de son cousin européen, mais possède huit chromosomes de moins, présente un pelage plus foncé et un os nasal crânien aux bords plus convexes. Il est réputé pour ses barrages de bois colmatés par de la terre qu’il construit dans les rivières où il vit.

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le castor d’Europe

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2013

 

290px-Beaver_pho34Le Castor d’Europe (Castor fiber) est une espèce de mammifères rongeurs de la famille des Castoridae. Il est l’une des deux espèces actuellement vivantes du genre Castor, avec le Castor canadien. C’est un grand rongeur aquatique, autrefois commun et encore rencontré dans quelques cours d’eau ou zones humides d’Europe et d’Asie.

Après avoir failli disparaître de tout ou partie de l’Europe, il est aujourd’hui protégé dans la plupart des pays, et a fait l’objet de nombreux programmes de réintroduction. En Belgique, France1 et Suisse cet animal est strictement protégé.

Considéré comme « ingénieur » des écosystèmes et comme une espèce-clé pour les zones humides de vallées, en raison de sa capacité à retenir l’eau par ses barrages et à accroitre la biodiversité en complexifiant et ouvrant certaines parties des ripisylves, il a fait l’objet de nombreuses opérations de réintroduction.

 le Castor d’Europe est aussi appelée Castor communCastor d’EurasieCastor eurasien ou encore Castor européen .

En français courant, son nom  est plus simplement castor comme son cousin canadien et d’autres Castoridae.

 

Le mot castor vient du grec kástōr. Le castor d’Europe était autrefois appelé en français « bièvre », nom d’origine gauloise que l’on retrouve souvent dans des noms de villages ou de cours d’eau. Le nom gaulois *bebros (non attesté directement) est apparenté au nom latin fiber et au nom germanique qui subsiste en anglais beaver, néerlandais bever, allemand Biber. Il a donné en français « bièvre », d’où par exemple le nom de la rivière qui se jette à Paris dans le Ve arrondissement. Un autre terme gaulois *abankos reste encore utilisé en breton (avank), irlandais (abhac) et gallois (afanc).

Le castor européen adulte pèse en moyenne 21 kg  et mesure jusqu’à 1 mètre (queue d’environ 30 cm comprise) ce qui en fait le plus gros rongeur autochtone d’Europe. Le record actuel est de 38 kg pour un castor du Rhône.

Dans l’eau, il est facilement confondu avec le ragondin, dont le corps est toutefois moins immergé quand il nage (le castor ne laisse visible hors d’eau que sa nuque et la moitié supérieure de la tête, alors que toute la tête et le haut du dos du ragondin sont visibles hors de l’eau quand il nage). Le rapport longueur de tête/longueur du corps (sans queue) est d’environ 1/5e pour le castor et d’1/3 pour le ragondin.

La femelle allaite ses petits, et dispose de 4 mamelles. Les orifices uro-anaux et génitaux débouchant dans la même cavité (pseudo cloaque). Les fèces, riches en matière ligneuse, allongées mesurent 2 x 3 cm environ et sont émises dans l’eau où elles nourrissent les poissons et divers invertébrés.

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Prédateurs du Castor

Posté par othoharmonie le 3 décembre 2013

En Europe, depuis des centaines de milliers d’années, et jusqu’au haut moyen-âge, le castor a eu de nombreux prédateurs sauvages.

Quelques-uns de ses prédateurs les plus dangereux ont disparu de la préhistoire à l’antiquité (tigre à dent de sabre, hyène européenne, lion des cavernes, ours des cavernes…) ou ils ont fortement régressé de l’antiquité à nos jours, car pourchassés par l’Homme. Mais dans le même temps, le castor semble avoir aussi fait l’objet d’une chasse intensive de la part de l’Homme (pour sa viande, sa fourrure, ses dents) ; et il a continué à régresser alors que ses prédateurs naturels n’étaient plus, pas ou peu présents, ou au bord de l’extinction dans l’essentiel de leur aire naturelle de répartition, tel le loup, l’ours brun, et le lynx et le glouton en Europe et Eurasie. Il est possible que les jeunes castors puissent être parfois victimes de mustélidés, du chat sauvage, mais sa morsure étant redoutable, ce risque semble limité.

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Quelques indices paléontologiques laissent penser que l’Homme a précocement chassé le castor ; au moins depuis la préhistoire ;

  • sur des chantiers de fouille préhistorique, on en retrouve des ossements par exemple associés à ceux de cerfs, sangliers, mouton et bœuf, qui étaient mangés par l’homme.
  • Le musée de Saint-Germain-en-Laye possède un fragment de tête de castor retrouvé sous le dolmen d’Argenteuil (Seine-et-Oise).
  • Ce musée détient aussi fragment de canine de castor percé d’un « trou de suspension » ; cette dent a été trouvée à Chassemy dans l’Aisne lors de la fouille d’un site préhistorique (sépultures de l’époque de la pierre polie et/ou gauloise) Elle a pu être utilisée en pendentif, en amulette, ou cousue comme élément décoratif sur un vêtement ou une coiffure (illustration ci-contre)…
  • On a aussi trouvé avec ces ossements un « cubitus droit, façonné en poinçon » (daté du « Rubané ancien » ; On trouve des restes de bois anciens visiblement rongés et taillés par des castors, conservés dans certains sédiments lacustres (par ex dans le Lac de Saint-Andéol en Lozère).
  • « Les Romains, au moins ceux qui habitaient les Gaules, accordaient -Selon Gabriel de Mortillet (1872)- une grande importance aux canines de castor employées comme amulettes. On rencontre fréquemment dans les collections d’antiques de petites griffes en bronze avec anneau de suspension, dont on ignorait jusqu’à présent l’usage. Je me suis assuré, en examinant le vide intérieur de ces griffes,, qu’il est triangulaire, forme des canines du castor. Ses dimensions sont aussi celles de ces canines, de sorte qu’il serait très-facile d’en encastrer une dans l’intérieur de la griffe. Bien plus, dans plusieurs d’entre elles, j’ai encore retrouvé une petite portion de la dent, ce qui ne laisse plus aucun doute. Ces griffes surmontées d’un anneau étaient la monture de canines de castor que les Gallo- Romains portaient comme amulettes  ; Je donne, figures 3 et 4 (illustration ci-contre) le dessin, grandeur naturelle, de deux de ces montures de bronze, qui existent au musée des antiquités nationales de Saint-Germain (…) Le musée de Saint-Germain possède une autre griffe analogue provenant de Champlieu, également en forêt de Compiègne. On en voit aussi au musée de Rouen, au musée d’Épinal et dans diverses autres collections. L’emploi des canines de castor comme amulette était donc d’un usage très général à l’epoque romaine ».
  • imagesCertains constructeurs préhistorique de cités lacustres semblent avoir utilisé pour tailler le bois, des mâchoires inférieures de castor, Les dents du castor sont très coupantes et ont été utilisées en complément aux haches dont on trouve aussi les traces sur le bois de certains pieux. Les préhistoriens ont trouvé de telles dents par exemple lors de fouilles faites à Saint-Aubin et à Concise, dans les déchets de construction laissé par les hommes des cités lacustres;
  • En 1640, Jean Marius Mayer, médecin allemand, publie un ouvrage sur les propriétés médicales des diverses parties du castor. Ce livre fut réédité et augmenté en 1685, par Jean Franck, puis traduit en français, en 1746, ce qui laisse penser qu’une chasse destinée à fournir la pharmacopée de l’époque était aussi pratiquée.
  • Selon Olaûs Magnus (1555), le castor construisait encore des barrages et huttes dans le nord de l’Europe alors que – probablement pour échapper à la prédation humaine – il avait déjà dans le sud pris l’habitude de creuser des terriers et de se cacher.
  • En 1822, les derniers castors se cachent de plus en plus ; les constructions émergées de castor (barrages et huttes) sont devenus si rare dans le centre et sud de l’Europe, que les naturalistes les signalent à l’attention de leurs lecteurs, ainsi Brehm, dans son ouvrage La Vie des animaux illustrée, rapporte que pendant l’été 1822 on a trouvé des constructions de castor émergées près de la Nathe, non loin de la ville de Barby, dans un endroit désert, couvert de roseaux, qui n’était parcouru que par un cours d’eau de six à huit pas de large et qui était connu de tout temps sous le nom de l’ étang aux castors {ibid., p. 155) ; et Lenz en 1837 note que la colonie des castors captifs de Nymphenbourg (Bavière) a construit des huttes à sec (ibid. p. 159), et selon Ghudzinski, peu de temps avant les années 1870, les castors du Bug bâtissaient et ne fouissaient pas.
  • Jusqu’aux xixe et xxe siècles les trappeurs européens en ont fait un piégeage intense en Russie et Sibérie. L’espèce a presque disparu, comme dans certaines parties de l’Amérique du Nord. Les autorités décident de le protéger, voire de le réintroduire.

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répartition du castor En France

Posté par othoharmonie le 2 décembre 2013

 

images (24)Le castor européen occupait la majorité des cours d’eau du territoire français. Pourtant, dès la fin du xixe siècle, la chasse en particulier pour sa fourrure très recherchée, le piégeage et la destruction de ses milieux de vie avaient entraîné une forte régression de l’espèce (moins d’une cinquantaine d’individus subsistaient en 1900) dont l’ultime refuge fut la basse vallée du Rhône.

En 1909, le castor d’Europe fut protégé dans les Bouches-du-Rhône, le Gard et le Vaucluse. La population put alors prospérer et atteignit même Lyon vers 1960. La construction de barrages sur le Rhône interdit par la suite la colonisation naturelle d’autres secteurs. Des réintroductions eurent donc lieu çà et là en France dès 1950.

En 2003, l’espèce est présente à des degrés divers dans 42 départements, essentiellement dans la moitié est et dans le centre de la France. À cette date, la population estimée de castors est comprise entre 8 000 et 10 000 individus.

Depuis le début des années 1960, une vingtaine d’opérations de réintroduction concernant environ 270 castors ont été réalisées à partir de la souche rhodanienne, parmi les grands bassins concernés : la Loire, la Moselle, les affluents du Rhin (Doller, Ill, Moder), le Tarn dans le bassin supérieur de la Garonne.

Dans le sud-est de la France

Le castor est présent dans le delta du Rhône et le Rhône où l’effectif frôlerait actuellement les 3 000 sujets. Cette population se répartit sur le fleuve lui-même mais également sur la plupart de ses affluents en aval de Lyon (dont le Gardon, l’Ardèche, la Cèze, le Chassezac, l’Isère, la Drôme, le Gier, etc.). Dans ces régions à substrat rocheux, il fait peu de barrages.

Certains individus se seraient également implantés récemment plus au nord jusqu’à la Saône et dans quelques petits affluents du Jura français où les conditions environnementales pourraient lui être plus favorables (notamment à cause de la pollution du Rhône, mais surtout de son artificialisation et de l’aménagement des berges et digues pour les besoins du trafic fluvial ou le contrôle des crues).

Des castors vivent également sur le Vidourle, un fleuve côtier qui rejoint directement la mer et non le Rhône. Dans son ouvrage Au pays des castors, Paul-Henry Plantain mentionnait dans les années 1970 une colonie sur le Vidourle, réputée récemment disparue. On peut imaginer que des animaux ont été importés sur le Vidourle de manière officieuse, mais la colonie considérée comme éteinte dans le livre de Plantain pourrait aussi correspondre à un peuplement très ancien, distinct du rhodanien. Une étude génétique de ces animaux pourrait lever le doute.

Dans l’est de la France

images (25)Alsace : plusieurs familles de castors sont installées sur l’Ill, la Largue et la Doller en amont de Mulhouse. On peut observer la preuve de cette présence en marchant au bord de ces rivières et en étant attentif à la présence d’arbres coupés en forme de « crayons » à proximité immédiate de ces rivières.

Lorraine : 4 castors ont été réintroduits le 25 janvier 1983 sur la Moselle, en amont de Nancy, dans le secteur de Tonnoy. Ils ont été suivis de 11 autres en janvier et février 1984. Il s’agit, en tout, de 6 mâles et 9 femelles. Les individus se sont bien acclimatés et la population de castors connaît depuis une expansion régulière. Sa présence est considérée comme permanente sur la Moselle et ses affluents, dont le Madon, de Mirecourt à la ville de Toul. Alors que la population de castors était estimée à 40 individus en 1992, en 2007, un décompte opéré par le Groupe d’étude des mammifères de Lorraine, la situe entre 620 et 660 individus, répartis sur 200 sites. Le taux d’accroissement annuel est estimé à 18,6 % dans cette région, ce qui le rapproche des observations effectuées en Suisse ou en Allemagne. Il est désormais bien implanté sur la Moselle et la plupart des cours d’eau de son bassin. En 2000, le haut bassin de la Saône est colonisé. La progression moyenne annuelle du castor sur les cours d’eau lorrains est actuellement portée à 30 km. Par ailleurs, la présence de castors sur la Meuse et la Sarre est attestée et résulte des réintroductions en Belgique et en Allemagne. En Meuse, le Parc Naturel régional de Lorraine fait apparaître le castor dans la liste des espèces présentes dans la forêt humide de la Reine. Sa présence pourrait résulter de l’expansion territoriale de l’espèce depuis sa réintroduction en 1983.

Dans l’ouest et le centre de la France

Dans les années 1973, treize individus ont été réintroduits vers Blois, toute la population de Roanne à Nantes est issue de cette réintroduction. En 1994, treize autres individus ont été réintroduits par la FRAPNA Loire en plaine du Forez, la recolonisation naturelle étant impossible à cause du barrage de Villerest. Il colonise actuellement la Plaine du Forez sur le fleuve et les plus grands affluents (Lignon, Aix…). Plus de 100 km de cours d’eau sont occupés, une publication dans Arvicola montre cette recolonisation (Ulmer 2011). À partir des réintroductions, de petites populations se reconstituent sur le bassin versant de la Loire (Lignon de Haute-Loire, Loire en Forez et Roannais, Allier), et le castor y est aujourd’hui bien présent jusqu’en Loire-Atlantique. Les réintroductions expliquent la grande partie de cette expansioncertains pensent qu’il a franchi seul la ligne de partage des eaux entre Rhône et Loire, en haute Ardèche), lui permettent de recoloniser et d’animer à nouveau des kilomètres de ripisylves alluviales, maintenant qu’il est complètement protégé.

En Bretagne, dix individus furent relâchés de 1968 à 1971 dans le parc naturel régional d’Armorique, sur le cours de l’Elez. La population s’est quelque peu développée et se maintient aujourd’hui aux alentours d’une cinquantaine d’individus. De plus le castor est bien présent en Loire Atlantique, le long de la Loire.

Dans le nord de la France

Champagne-Ardenne : historiquement le castor est présent dans la région depuis les relâchés d’animaux en 1952 sur le Lac du Der. Cette population est depuis disparue et seuls quelques individus se sont maintenus quelque temps sur la rivière Marne, avant de disparaître. La population de castor européen sur la pointe des Ardennes est par contre bien vivace. Elle est effective depuis 1998. En effet, à la suite des relâchés « non officiels » effectués sur le plateau ardennais notamment à proximité des tourbières des Vieux-Moulins de Thilay en zone frontière avec la Belgique, l’espèce a retrouvé la Meuse. Elle recolonise depuis progressivement le département des Ardennes et aussi celui de la Meuse (sources ASBL Symbiose/Benoît MOINET et ONCFS).

Nord-Pas de Calais : de 1998 à 2000, une étude sur les potentialités d’accueil du castor européen dans la région a été commandée par le conseil régional. L’étude a été menée par les membres du Groupe Loutre Castor Nord qui ont poursuivi depuis un travail d’information et de sensibilisation sur les régions Nord-Pas de Calais, Picardie et Champagne Ardenne.

À travers la préservation d’espèces menacées, cette étude visait la gestion restauratoire et conservatoire des milieux naturels que constituent les cours d’eau, principaux corridors écologiques des bassins versants de la région. À terme, le retour du castor d’Europe (appelé aussi bièvre) au sein de rivières du bassin Artois-Picardie devait être la récompense d’un travail commun de réflexion, de la part des principaux acteurs, sur la préservation et l’évolution des cours d’eau de ce territoire, voire de la réhabilitation écologique de certains d’entre eux.
En effet, à l’occasion de chaque inondation, de chaque projet d’aménagement, la question de la gestion des cours d’eau revient au-devant de l’actualité. Qu’il s’agisse de petits cours d’eau oubliés ou de fleuves à forte valeur économique, la notion de « gestion intégrée » est maintenant entrée dans le vocabulaire commun, notamment grâce à la loi sur l’eau de 1992. Les applications sur le terrain sont quant à elles plus difficiles à mener.

La loi demande aux acteurs économiques de ne plus considérer les cours d’eau comme de simples vecteurs d’eau fluide à prélever, traiter, utiliser, épurer puis rejeter dans le milieu naturel. Ils doivent prendre de plus en plus en compte la qualité des milieux associés aux cours d’eau, l’objectif de la directive cadre sur l’eau étant le retour du « bon état écologique » des eaux et milieux humides en 2015. De leur côté, les acteurs chargés de la gestion durable de milieux fluviaux, notamment à haute valeur patrimoniale ne peuvent plus uniquement les considérer comme des espaces à conserver en l’état mais comme des écosystèmes complexes et dynamiques dont il faut accompagner l’évolution en préservant le fonctionnement hydrologique naturel et les écopotentialités du réseau hydraulique et de la trame bleue voulue par le Grenelle de l’environnement en 2007. « Laboratoires vivants », les espaces naturels fluviaux sont des terrains privilégiés pour la mise en œuvre de méthodes et de techniques originales en matière de gestion intégrée et restauratoire des cours d’eau et des milieux qui leur sont associés.

images (26)Au travers de la concertation, le travail collaboratif du Groupe Loutre Castor Nord (intégré depuis 1999 à l’association EAU VIVANTE), est de créer une dynamique de préservation des cours d’eau. En effet, sous l’action de symboles tels que le castor et la loutre d’Europe, l’un des buts était de faire se rencontrer les divers acteurs et gestionnaires institutionnels de nos fleuves, rivières et ruisseaux, afin que ceux-ci s’écoutent mutuellement et soient amenés à collaborer autour d’un projet de retour potentiel de ces animaux sur les rivières de la région. L’étude remise en octobre 1999 a conclu qu’un retour du castor européen en Avesnois était possible, la qualité des cours d’eau, la végétation et le cloisonnement limité des rivières et espaces aquatiques étant favorables à l’installation d’une trentaine de familles soit un peu plus de 100 individus sur le territoire du Parc Naturel Régional de l’Avesnois. En 2010, le Conseil Régional Nord-Pas de Calais a souhaité réactualiser cette étude. Les travaux d’inventaire ont été confiés au bureau d’études Biotope. Il ressort certaines évolutions de potentialités d’accueil après 12 ans, avec la possibilité de réintroduire l’espèce dans des secteurs encore favorable. La restauration de la Biodiversité des zones humides, dont le castor est un gestionnaire naturel, est la finalité de cette seconde étude.

Picardie : depuis 2007, quelques rares castors européens ont passé la frontière en venant de Belgique (au sud de Chimay) à la faveur de la proximité des sources de l’Eau blanche et de l’Oise. Ils sont installés dans le nord de la Thiérache sur la rivière Oise.

Avec l’aide de l’ensemble des acteurs institutionnels, locaux, associatifs et les populations riveraines des cours d’eau, des aménagements peuvent être réalisés spécifiquement en accompagnement du retour du plus gros rongeur européen dans le nord de la France (spontané ou aidé par réintroduction officielle des pouvoirs publics). Toute une politique de partenariat entre ces acteurs permettrait de développer à terme une démarche éco-touristique similaire aux actions engagées dans le territoire belge voisin.

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