Les caméléons attirent l’homme

Posté par othoharmonie le 15 juin 2015

 

images (3)Fragile et mal aimé

Les rapports entre l’homme et le caméléon sont rarement agréables pour ce dernier ; et les légendes selon lesquelles le caméléon porte malheur ne suffisent pas à décourager certains de le capturer, provoquant ainsi la mort de cet animal inoffensif.

Menacé par les hommes

La pire menace que l’homme fasse peser sur le caméléon est la destruction de son biotope, notamment à cause de la déforestation. Le problème est particulièrement patent à Madagascar. Les deux autres causes principales de raréfaction des caméléons sont l’extermination de ses proies par des produits chimiques (pesticides) et le trafic pour le marché des animaux de compagnie. Pourtant, conserver un caméléon captif en bonne santé tient de l’exploit, et sa mise en terrarium est souvent suivie d’une mort rapide. Un trafic des espèces les plus rares, même protégées par la Cites (Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction), persiste. Le caméléon commun, capturé et vendu aux touristes sur les marchés en Afrique du Nord, meurt le plus souvent rapidement, parfois après quelques jours seulement, faute d’insectes à se mettre sur la langue ou d’un environnement adapté.

Un animal sacré au rôle purificateur

Chez les Dogons du Mali, le caméléon figure dans les sanctuaires et apparaît dans les rituels comme l’animal purificateur, protecteur de la Terre et des hommes.

Pour les Pygmées Mbuti, le caméléon Aruméi aurait aidé le dieu Aribati dans sa création du monde. Cet animal sacré est aussi pour eux un objet de crainte, car ils le croient capable de manipuler l’éclair et lui attribuent la responsabilité du déluge : au temps où la Terre était vide de toute eau, Aruméi était grimpé sur le grand arbre Tii, qu’il avait fait pousser pour se rapprocher d’Aribati. Entendant des murmures à l’intérieur du tronc, il fendit l’arbre. Aussitôt, un fleuve d’eau en sortit et submergea la Terre.

Porte-malheur ou porte-bonheur

À Madagascar, le caméléon n’est pas vraiment fâdy (tabou), mais, chez certaines ethnies, rencontrer l’animal annonce un malheur à venir dans la famille, surtout si le promeneur marche dessus (le premier malheur est donc pour le caméléon !). Les auteurs anciens racontent que, sur la côte orientale de la Grande Île (aujourd’hui Madagascar), le caméléon était autrefois redouté des femmes célibataires, qui l’accusaient de pouvoir leur crever les yeux d’un coup de langue et de les empêcher ainsi de trouver un mari. En République centrafricaine aussi, on prétend qu’il peut attaquer en crachant dans les yeux une salive qui rend aveugle. Afin de se protéger contre ces dangers imaginaires, l’homme a tué l’animal pour lui prélever un fragment de peau ensuite porté au cou, séché dans un sachet, comme gri-gri.

En Afrique du Nord et en Espagne, au contraire, le caméléon est perçu comme un porte-bonheur. Mais, là encore, il s’est trouvé transformé en gri-gri .Dans certaines régions cependant, sa présence près de la maison est considérée comme bénéfique.

Proverbes et légendes de Madagascar

Le caméléon, avec sa maigreur, ses étranges excroissances, ses curieuses réactions de défense, ses yeux qui peuvent regarder dans des directions différentes, sa marche lente et ses possibilités de changement de couleur, a toujours frappé les imaginations et inspiré de nombreux proverbes tels que ceux cités par Raymond Decary dans son ouvrage Faune malgache (1950) : « N’imite pas le caméléon qui se gonfle d’autant plus que les amis qu’il rencontre sont faibles et malheureux » ; « Le destin est comme le caméléon sur un arbre, il suffit quelquefois qu’on siffle pour qu’il change de couleur » ; « Fais comme le caméléon en marche : regarde en avant et, en même temps, observe ce qui est derrière »…

L’origine des caméléons fait également l’objet de récits fabuleux. Ainsi, des légendes malgaches veulent que les caméléons soient le résultat de la transformation d’escargots de la forêt, ou encore qu’ils naissent de certains œufs de crocodiles.

 

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Préjugés des Anciens sur les Caméléons

Posté par othoharmonie le 14 juin 2015

 

 
 
Furcifer_oustaleti_femaleUne fable accréditée par les anciens sur le caméléon est que cet animal ne vit que d’air. Voilà une singulière propriété qui serait bien à envier. Il aspire l’air avec délices, il lui ouvre tout son corps, il s’en gorge, il s’en remplit, et ce délicat soutien lui suffit.

Pline admire d’autant plus cette particularité qu’il assure que la nature n’a concédé à aucun autre animal un pareil privilège. « Cet animal, dit-il, est le seul qui ne boive ni ne mange ; seulement il hume l’air, se tenant debout, et ne vit d’autre chose. »

Il est difficile de voir au juste ce qui a pu donner naissance à une si singulière opinion ; mais il est certain, par le témoignage d’une multitude d’auteurs anciens, tels que Solin, Ovide, Stobée, saint Augustin, qu’elle a été fort répandue. Peut-être s’est-on confirmé dans cette opinion par une habitude remarquable du caméléon : c’est que, lorsqu’il aspire l’air, comme ses poumons sont très développés, l’air semble lui remplir tout d’un coup tout le corps, comme s’il se versait dans ses intestins et dans son estomac. Il faut ajouter à cela que le caméléon, comme la plupart des reptiles, qui ont peu de sang et un sang froid, peut supporter le jeûne très longtemps sans paraître en souffrir beaucoup.

Mais en cela il ne s’écarte en rien des crapauds, des tortues, même de certains serpents qui jouissent également à un degré éminent de cette faculté. Scaliger rapporte comme un fait important que Landius a observé un caméléon enlevant une mouche avec sa langue. Belon, en ouvrant quelques-uns de ces animaux, constata que leur estomac était habituellement rempli de petits insectes.

Peirsec lui-même jugea encore nécessaire de faire des expériences de ce type sur les caméléons, et publia qu’il en avait vu boire et manger. On sait maintenant très bien que le caméléon se nourrit d’insectes qu’il va poursuivre sur les arbres et qu’il saisit de fort loin avec sa langue, qui est gluante à l’extrémité et qui se darde hors de sa bouche à une distance presque égale à la grandeur de son corps.

Une autre histoire sur le caméléon, aussi fabuleuse que la précédente, mais moins extravagante cependant, en ce qu’elle se justifie au moins par certaines apparences de vérité, est que cet animal se teint de la couleur des objets qui l’environnent. Cette opinion date aussi de l’Antiquité : elle exprimée dans Pline ; et c’est en vertu de cette croyance que le peuple a fait du caméléon l’emblème du courtisan.

Il est incontestable qu’il y a en effet, à cet égard, quelque chose de fort extraordinaire chez le caméléon : c’est que cet animal change à volonté de couleur, soit dans toute l’étendue de son corps, soit dans quelques parties seulement. Il est tantôt presque blanc, tantôt jaunâtre ou verdâtre, tantôt rouge, rouge foncé, violet et presque noir. Il suffit d’exciter sa colère pour lui voir prendre ces dernières nuances ; de le mettre dans un endroit froid et obscur pour le voir blanchir.

Cette dernière circonstance prouve assez que s’il change de couleur, ce n’est pas par le reflet des lieux ou pour se mettre en harmonie avec la nuance qui l’entoure. En effet, cette singulière variation dépend simplement de l’état de calme ou d’agitation de l’animal. C’est surtout l’étendue avec laquelle elle se développe qui mérite particulièrement l’attention ; car si l’on ne considère que la faculté du changement de couleur, il est certain qu’elle est commune à beaucoup d’autres animaux, et à l’homme lui-même, dont la figure, suivant les passions qui agitent son âme, devient tantôt pâle, tantôt jaune, tantôt rose ou rouge.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLes naturalistes ont cru pendant longtemps que ces changements de couleur étaient dus, chez le caméléon comme chez l’homme, au simple mouvement du sang. « La grandeur du poumon des caméléons, dit M. Cuvier, est probablement ce qui leur donne la propriété de changer de couleur. Leur poumon, en effet, les rend plus ou moins transparents, contraint plus ou moins le sang à refluer vers la peau, colore même ce fluide plus ou moins vivement, selon qu’il se remplit ou de vide ou d’air. »

Des observations plus récentes et plus attentives paraissent prouver que le phénomène en question est sans aucune relation avec le jeu du poumon, et provient de la structure même de la peau, qui renferme diverses matières colorantes qui peuvent, à la volonté de l’animal, se témoigner à la superficie ou se dissimuler. En résumé, on peut donc dire que le caméléon change en effet facilement de couleur, mais avec une certaine indépendance de son entourage.

(D’après « Le Magasin pittoresque », paru en 1870)

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Caméléon sensible à la lumière et à la chaleur

Posté par othoharmonie le 14 juin 2015

 

 

FurciferPardalisMaleEn Europe, le caméléon commun habite les régions littorales dans les dunes et les forêts de pins ou d’eucalyptus. Très exposées au vent comme au soleil, les dunes subissent au cours de l’année des écarts de température allant de 10 à 30 °C. L’espèce ne semble pas souffrir du froid et vit jusqu’à 1 750 m dans l’Atlas, en Afrique du Nord, et jusqu’à 1 000 m dans les montagnes du Taurus, en Turquie. Selon le Français Robert Bourgat, l’amplitude, c’est-à-dire la variation de température au cours d’une journée, en Afrique du Nord atteint fréquemment 40 °C. On imagine par quelles couleurs de l’arc-en-ciel passe la robe du caméléon du matin jusqu’au soir avec de telles variations thermiques.

Tous les caméléons sont arboricoles, mais pas pour autant forestiers. Certains caméléons peuvent habiter, en Afrique du Nord, au Proche-Orient ou en Europe méridionale, des zones arides, voire désertiques, à végétation arbustive très espacée, comme c’est le cas par exemple de Chamaeleo chamaeleon ou deChamaeleo calytratus. À Madagascar, les nombreuses espèces présentes se répartissent dans des biotopes très variés allant du jardin urbain aux forêts caducifoliées (arbres à feuilles caduques) de l’Ouest, en passant par les étendues forestières d’altitude et celles des zones tropicales ou équatoriales humides. La place des caméléons dans ces écosystèmes est aussi variable que ces écosystèmes eux-mêmes, représentant des extrêmes, du désert brûlant et sec à la forêt humide et froide.

Sensibles à la lumière et à la chaleur

Les variations des teintes des caméléons ne relèvent pas du mimétisme comme on l’a cru longtemps.  Elles dépendent des réactions de l’animal, mais surtout des changements thermiques de son environnement et de l’intensité lumineuse qui influent sur le fonctionnement des chromatophores. Ainsi, dans l’obscurité ou la nuit, le caméléon commun « perd » toutes ses couleurs : lorsqu’il est au repos, il devient blanchâtre, livide. On connaît certains des facteurs intervenant dans ce phénomène spectaculaire de changement de couleur, et notamment la lumière. Par exemple, si l’on place l’une des faces du tronc d’un caméléon commun sous les rayons directs du soleil et que l’on cache l’autre face, on constate, après un quart d’heure, que la face ensoleillée a viré au brun sombre, alors que la face restée à l’ombre est devenue très pâle et tachetée de vert (cependant, si l’animal a froid, il devient entièrement sombre pour mieux capter les radiations solaires). Si l’ensemble du corps est soumis à la lumière, il devient uniformément brun sombre. Une autre expérience a montré que si l’on intercale un grillage entre l’animal et le soleil, l’ombre portée par les mailles va s’imprimer en jaune vif sur les flancs sombres ! Enfermé dans une boîte noire à une température de 25 °C, le caméléon prend une teinte vert brillant. Dans les mêmes conditions, mais à une température de 10 °C, sa peau tourne au gris terne.

Les autres lézards, proies ou rivaux ?

Les caméléons ont des relations un peu particulières avec les autres lézards, eux aussi insectivores. Dans certaines régions, comme en Afrique du Nord, seuls les caméléons sont arboricoles, ils n’entrent donc pas en compétition avec les lézards dans la recherche de leur alimentation. Mais ces derniers sont parfois la proie de certains grands caméléons qui n’hésitent pas à s’en nourrir, à l’occasion.

Des ennemis mal connus

Il semble que le plus grand nombre de prédations aient lieu lorsque les caméléons se déplacent maladroitement à terre, et qu’elles soient le fait d’espèces très diverses. Dans les arbres et les arbustes, où l’animal est nettement plus à l’aise, ce sont surtout des oiseaux diurnes que les caméléons doivent se protéger. Les serpents arboricoles sont également parfois susceptibles de s’approcher et de capturer un caméléon sur sa branche. Ainsi, en Europe, les deux principaux ennemis du caméléon commun sont un rapace, le busard cendré (Circus pygargus) et un reptile, la couleuvre de Montpellier (Malpolon monspessulanus).

Description de l'image Chameleon_in_Berenty_Madagascar_0001.JPG.Au moment de la mue, le caméléon est moins alerte et devient une proie plus facile. La mue a lieu 3 ou 4 fois par an, toute sa vie, quand l’animal est en bonne santé. Lorsque les conditions sont mauvaises et que l’animal est dénutri ou malade, il devient gris terne et sa mue, laborieuse, peut durer plusieurs mois.

Pendant la phase qui précède la mue, l’animal perd l’appétit et ralentit ses déplacements. La cornée s’opacifie, devient bleutée. Tout le corps prend bientôt une teinte bleuâtre sous l’effet de la lymphe, qui s’infiltre entre l’ancien épiderme et la nouvelle peau, formée de cellules peu kératinisées. Puis le vieil épiderme se détache par plaques depuis la commissure des lèvres jusqu’au dessous des pattes. Le caméléon, gêné par ces lambeaux de peau, se frotte contre des branches pour s’en débarrasser.

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Le Caméléon commun

Posté par othoharmonie le 13 juin 2015

 

290px-Rhampholeon_temporalis_Female_001Comme tous les membres de sa famille, le caméléon commun a le corps comprimé latéralement, ce qui, vu de face, lui donne l’air maigre. Il n’a pas de crête dorsale très marquée. Les crêtes osseuses de son crâne forment à l’arrière de sa tête une protubérance en forme de cimier de casque. Le caméléon commun peut arborer de nombreux tons de vert brillant, vert jaune ou olivâtre, présenter tous les tons de gris, du blanchâtre au noir, devenir brun rouge, mais il ne peut s’orner d’une robe d’un bleu éclatant comme le caméléon de Parson. En période de reproduction, le mâle est plus coloré que la femelle, pour mieux intimider ses rivaux.

Chez le mâle, la queue, plus longue, présente un renflement à la base de chaque côté du cloaque, là où se trouve l’appareil copulateur, ou hémipénis.

L’adaptation arboricole est poussée très loin, grâce à la réunion des doigts et des orteils en éléments opposables et à la queue préhensile.

Les caméléons réagissent très nettement aux bruits, mais l’audition ne joue qu’un rôle secondaire. La réduction des bulbes olfactifs du nez entraîne une déficience de l’odorat. Le sens le plus développé est la vision. La répartition spectrale de la vision est très proche de celle de l’homme, excluant l’ultraviolet et l’infrarouge. Six muscles activent la pupille et la braquent rapidement dans toutes les directions suivant un arc proche de 180°.

Appareil très perfectionné, la langue peut être dardée sur une longueur supérieure à celle du corps du caméléon grâce à des disques (nommés Z) intercalés dans les fibres musculaires autorisant à la fois une forte contraction et une grande vitesse. Le fourreau où joue le pédoncule lingual ne communique pas avec les voies respiratoires.

Le caméléon possède des dents toutes de même taille, avec lesquelles il mâchonne les grosses proies avant de les avaler, mais qui lui servent surtout à mordre ses adversaires.

Le caméléon respire par les narines. Ses poumons présentent des prolongements grêles et ramifiés, les sacs aériens, qui s’insinuent entre les viscères. La circulation pulmonaire n’est pas réellement indépendante de la circulation sanguine générale, malgré la séparation des courants veineux et artériel. Le cœur a un seul ventricule, pas entièrement cloisonné.

Comme la plupart des reptiles, le caméléon est un animal « à sang froid » (poïkilotherme), en fait qui prend la température du milieu ambiant ; il se réchauffe le matin en s’exposant au soleil. L’animal peut s’hydrater par la peau, celle-ci absorbant les gouttes d’eau comme du papier buvard.

Comme chez les autres lézards, la peau du caméléon est entièrement recouverte d’écailles, toutes de taille égale, qui correspondent à un épaississement de la couche cornée. Les écailles de la tête sont bien différenciées et portent chacune un nom ; certaines se transforment en épines, en cornes ou en crêtes. La peau a la particularité de croître périodiquement tout au long de la vie de l’animal, ce qui aboutit à la superposition de deux générations épidermiques successives et à la chute de l’une d’elles par la mue (plusieurs par an). Le caméléon grandit durant toute sa vie, mais on constate un ralentissement de la croissance et donc des mues chez les animaux âgés.

La faculté qu’ont les caméléons de changer de couleur se trouve chez de nombreux autres lézards et serait liée à l’action des nerfs spinaux, de l’hypophyse et de la glande médullosurrénale.

4 sous-espèces

On distingue quatre sous-espèces du caméléon commun : Chamaeleo chamaeleon chamaeleon, en Afrique du Nord, en Arabie, en Espagne, en Inde et au Sri Lanka ; C. c. musae, dans la péninsule du Sinaï ; C. c. orientalis, en Arabie ; C. c. recticrista, à Chypre, en Israël, au Liban et au Moyen-Orient,

Les autres caméléons

Le Caméléon commun  dans CAMELEON 220px-Rhampholeon_temporalis_%C5%93ufsLa famille des caméléons, ou chaméléonidés (Chamaeleonidae), fait partie du sous-ordre des iguanes , avec les iguanes vrais et les agames, dont ils se distinguent par des particularités physiologiques et surtout par leur façon de chasser avec leur langue. Cette spécificité leur a valu autrefois d’être appelés Rhiptoglossa (littéralement : jeter la langue).

Les chaméléonidés contemporains ont une distribution limitée à l’Ancien Monde, avec la plus forte concentration d’espèces en Afrique orientale et à Madagascar, et des ramifications vers l’Afrique occidentale, l’Afrique du Sud, la péninsule Ibérique, le Moyen-Orient jusqu’à l’Inde et Sri Lanka à l’est.

Toutes les espèces ont, comme le caméléon commun, un corps aplati latéralement, un crâne élevé et étroit, des mains et des pieds transformés en pinces, des yeux mobiles et indépendants, une langue protractile. Toutes sont arboricoles. La famille des chaméléonidés est divisée en six genres : Chamaeleo, Brookesia, Furcifer, Bradypodion, Calumma, Rhampholeon.

 

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Les combats du Caméléon mènent à l’amour

Posté par othoharmonie le 13 juin 2015

 

combat de caméléonsLe caméléon est insectivore, mais les goûts varient selon les individus : mouches, abeilles, papillons et même parfois araignées font partie du menu. Il ne s’attaque qu’aux petits insectes dont il ne fait qu’une seule bouchée, mais peut avaler une centaine de mouches en quelques minutes. Il assomme abeilles et guêpes avant qu’elles n’utilisent leur dard. Pour boire, le caméléon profite de la moindre goutte de rosée ou de pluie sur une feuille, qu’il « gobe », gueule entrouverte.

Les caméléons mâles se distinguent des femelles par leur plus grande taille, leurs couleurs vives et la présence de rostres flexibles ou rigides en prolongement du museau. Si elles existent chez la femelle, les cornes frontales simples, doubles, triples, quadruples sont toujours plus discrètes, et la forme du casque est moins marquée. Le mâle se reconnaît également au double renflement gonflant la base de sa queue et signalant la présence interne de l’organe copulateur pair, les hémipénis. En période de reproduction, généralement vers août-septembre pour le caméléon commun d’Europe et d’Afrique du Nord, le mâle devient irritable et présente une coloration plus vive qu’à l’accoutumée. Dès qu’un rival se présente, une sorte de tournoi commence : les adversaires gonflent le corps, se dressent sur leurs pattes et ouvrent grande la gueule pour souffler bruyamment. À ces provocations succèdent les coups de tête. Les casques s’entrechoquent, les cornes se croisent, telles les lances d’une joute médiévale. Les morsures ne sont pas feintes, et le vaincu sera celui qui abandonnera la lice, par faiblesse ou par peur. Pendant le combat, la femelle qui est l’enjeu de la rixe en attend passivement l’issue, camouflée dans les feuillages alentour. Le vainqueur l’immobilise en la saisissant à la nuque avec ses mâchoires, qui s’avèrent puissantes et capables des pires morsures. Avec les pinces de ses doigts, il tient le dos, les pattes et la queue de la femelle étroitement enserrés. Si celle-ci tente de s’échapper, il la poursuit en fouettant l’air de sa queue et cherche à la bloquer en l’agrippant avec ses doigts. Puis, enfin, il la domine et fait pénétrer soit un seul de ses hémipénis, soit les deux à l’intérieur du cloaque de sa partenaire.

Au début de la saison froide (période inhabituelle chez les reptiles), un mois après le début du développement embryonnaire, la femelle pond. Ses flancs gonflés laissent apparaître en transparence les chapelets d’œufs, et elle perd son appétit. Descendue à terre, tôt le matin, elle creuse un nid au pied de son arbuste d’adoption en grattant le sol de ses pattes avant. La tâche est rude et il lui faut plus d’une journée pour achever son nid. Quand celui-ci atteint de 10 à 20 cm de profondeur, elle y dépose de 6 à 40 œufs oblongs. S’il arrive qu’ils tombent à côté, elle les ramasse avec ses doigts et les replace avec les autres. Puis elle recouvre le tout de terre. Dès lors, comme tous les reptiles, à l’exception des caïmans et des pythons, la femelle n’a plus aucun contact avec sa progéniture. Les œufs restent en place dans le sol plusieurs mois et n’éclosent qu’entre mai et août, selon la température et l’humidité ambiantes du sol. Ralenti pendant l’hiver, ce développement peut durer six mois chez les caméléons des régions chaudes. Quand les œufs éclosent, les petits découvrent seuls comment chasser et, quelques jours après, ils se dispersent.

Si la plupart des caméléons sont ovipares, il existe aussi des espèces ovovivipares, comme Bradypodion pumilum dans Afrique méridionale et Chamaeleo bitaeniatus en Afrique orientale. La femelle porte les œufs dans son ventre pendant tout le développement embryonnaire et met au monde des petits qui rompent la membrane de l’œuf à la sortie du cloaque maternel. Mais, là encore, dès qu’il est né, le jeune caméléon se débrouille seul.

 

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Particularités du Caméléon

Posté par othoharmonie le 11 juin 2015

 

Brookesia_decaryi_2009aLe caméléon ne possède ni mâchoire puissante ni venin pour se défendre contre les agressions. Ses armes, plus subtiles, sont l’immobilité et le camouflage. Les bandes, les marbrures, les épines, les cornes et autres protubérances diverses qui ornent son corps, ainsi que la forme de celui-ci, très aplati dans le sens vertical, contribuent à fondre le caméléon dans le feuillage. De plus, il oscille perpétuellement ; ces incessants balancements, propres à l’espèce, aident sans doute à dissimuler l’animal dans une végétation agitée par le vent.

Quant à sa faculté de changer de couleur, depuis les études de H. Parker en 1938, elle n’est plus considérée par les scientifiques comme un art du camouflage adapté au milieu, mais comme l’expression des émotions ou des variations de température du caméléon. Il est quasiment impossible de repérer dans un feuillage un caméléon « affichant » des tons verts. Mais ce même caméléon, s’il sent une menace, peut devenir pâle d’inquiétude ou noir de colère : c’est là une bien mauvaise manière de se dissimuler ! De même, sur la peau du caméléon commun effrayé apparaîtront des bandes brunes et jaunes qui trahiront sa peur.

Chez le caméléon, sous l’effet d’excitations physiques ou émotionnelles, des cellules (ou chromatophores) de la peau, de nature huileuse ou riches en granulations de mélanine ou en pigments colorés, se rétractent ou bien étalent leurs ramifications. Ainsi, au repos, le caméléon est à dominante vert clair ou jaune ; lorsque la température est basse, il perd de ses couleurs et devient gris ; lorsqu’il s’apprête à combattre, il devient brun rougeâtre

Le caméléon ne supporte aucun intrus sur son territoire, qu’il soit prédateur mal intentionné, simple « passant » ou individu de sa propre espèce, y compris du sexe opposé (en-dehors de la période de reproduction). Il tente aussitôt d’impressionner l’importun : il gonfle démesurément son corps, se dresse sur ses pattes et se balance de droite et de gauche, en ouvrant grande la gueule pour souffler et même parfois grogner !

C’est lors de leurs déplacements au sol que les caméléons semblent le plus vulnérables. Ils sont alors à découvert pendant une longue durée et ne peuvent s’accrocher à un support en cas de menace ; s’ils doivent traverser une portion de sable en plein soleil, ils deviennent brun foncé, presque noirs.

Un chasseur immobile à la vue perçante

Toute la journée, le caméléon reste sans bouger (à l’exception des oscillations de son corps), à l’affût, profitant de la mobilité indépendante de ses yeux pour explorer tous les horizons.Dès qu’il a repéré sa proie, il la capture avec sa longue langue, sans s’aider de ses griffes.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsÀ la différence d’un lézard des murailles qui, apercevant un insecte à quelques centimètres de lui, court brusquement pour l’attraper, le caméléon, lui, ne bouge pas. Sa technique, c’est l’affût. Pour guetter, il dispose d’un appareil oculaire sophistiqué permettant à chaque œil, par des mouvements dans tous les sens, de couvrir un champ d’environ 180° à l’horizontale et de 90° à la verticale. Dès que son œil droit a repéré un insecte, par exemple un criquet, le caméléon tourne la tête vers sa proie et fait converger ses deux yeux vers celle-ci, la vision binoculaire permettant une meilleure appréciation de la distance. S’il s’aperçoit qu’il est à plus d’une longueur de langue (une vingtaine de centimètres), il s’approche lentement et s’arc-boute sur ses pattes, prêt à l’attaque. Lorsque ses yeux lui indiquent qu’il est à bonne distance, il entrouvre la bouche et, avec une rapidité et une précision extrêmes, il détend sa langue et va frapper le criquet de sa massue terminale.

Le coup est foudroyant, la victime se trouve engluée dans le mucus collant qui permet au caméléon de la soulever, de la rapporter à sa bouche en repliant sa langue en accordéon, puis de l’avaler. Une proie de belle taille est d’abord maintenue entre les mâchoires et broyée.

Une langue en accordéon


La langue du caméléon, qu’il peut lancer à une distance égale à sa propre longueur, se présente comme un long tube terminé par un bulbe rendu visqueux par le mucus, sécrétion des glandes muqueuses. Au repos, le tube est replié en accordéon autour d’un os très pointu appelé processus entoglossus. Pour chasser, le caméléon propulse sa langue en relâchant les muscles longitudinaux qui fonctionnent comme une gâchette libérant un ressort. La vitesse de détente est de l’ordre de 1/25 de seconde, celle du retour d’environ une demi-seconde.

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LA VIE DU CAMELEON

Posté par othoharmonie le 11 juin 2015

 

Brookesia_thieli_in_MadagascarDans la grande classe des reptiles, l’ordre des squamates regroupe les serpents, les amphisbènes (petits reptiles sans pattes et quasiment aveugles qui se nourrissent de termites) et les lézards lato sensu, dont font partie les caméléons. Leur plus ancien ancêtre commun connu, Prolacerta, a dû apparaître au début de l’ère secondaire, il y a entre 204 et 250 millions d’années. Mais on ignore à quelle époque ces trois grands groupes se sont différenciés. On sait seulement que les premiers vrais lézards dont on ait retrouvé la trace datent du jurassique supérieur, il y a quelque 180 à 140 millions d’années. C’est alors, en effet, qu’apparaît en Europe Bavarisaurus, sans doute annonciateur des premiers iguanes. À leur tour, ces iguanes (sous-ordres des Iguania), vont se diversifier ; seuls subsistent aujourd’hui les iguanes vrais, les agames et les caméléons. Avec son crâne étroit et haut se prolongeant en casque proéminent, son museau court, le genre Mimeosaurus, dont on a retrouvé, en Amérique du Nord, des fossiles datant du crétacé, est sans doute un des premiers caméléons.

De nos jours, les iguanes habitent surtout les régions chaudes. Les iguanes vrais (à l’exception de rares genres vivant dans les îles Fidji ou à Madagascar) se dispersent sur tout le continent américain, et aux Antilles. Les agames, leurs cousins, peuplent plutôt l’Ancien Monde : l’Asie, l’Australie et l’Afrique, à l’exception de Madagascar, terre privilégiée de la troisième famille, les caméléons.

C’est en effet dans cette île que ceux-ci sont aujourd’hui le mieux représentés, avec plus d’une soixantaine d’espèces. Mais ils occupent aussi l’Afrique, du nord au sud, les Seychelles, le Moyen-Orient, l’Inde et Sri Lanka. Le caméléon commun (Chamaeleo chamaeleon) est la seule espèce à avoir pénétré en Europe, par l’Espagne, le Portugal, par la Sicile ou encore par Malte et le Péloponnèse.

Le caméléon est un reptile qui ne rampe pas, il marche ou grimpe dans les arbustes ou les buissons. À terre, il avance toujours très lentement et avec beaucoup de prudence, mais, dans les arbres, c’est un habile acrobate. Ses cinq doigts, soudés en deux groupes (l’un de deux doigts et l’autre de trois), opposables l’un à l’autre, forment comme une pince qui lui permet de s’agripper aux petites branches. Quand elles sont trop grosses et qu’il ne peut les enserrer entièrement avec ses mains ou avec ses pieds, il s’accroche aussi avec ses griffes.

Pour assurer encore mieux sa prise, le caméléon utilise sa queue comme cinquième main : il forme une véritable « clef de sécurité » en l’enroulant autour du support. Le « verrouillage » de l’ensemble est efficace et il est très rare de voir un caméléon tomber de son perchoir. Par les positions improbables  qu’il peut prendre parmi les feuillages, paraissant ignorer toute différence entre le haut et le bas, il semble ne connaître ni pesanteur ni peur du vide.

Quand le caméléon marche à terre (ce qu’il fait relativement bien sur les terrains meubles, mais moins facilement sur les surfaces lisses), son corps s’allonge, sa queue se relève et il se dresse sur ses pattes en s’appuyant sur le sol de toute la surface de ses doigts. Pendant que trois pattes restent en appui, une seule se déplace, même lorsqu’il fuit un danger.

Solitaire et routinier

Les caméléons mènent une vie solitaire et territoriale. En général, chaque caméléon adopte un arbuste ou un buisson dont il fait son gîte et où il se repose la nuit. Il le quitte parfois le matin, suivant les mêmes tracés routiniers chaque jour, pour aller se réchauffer au soleil avant de se poster pour la chasse. Les caméléons défendent leur territoire contre leurs congénères. Le seul moment où ils supportent un individu du sexe opposé est celui de la reproduction. En revanche, pendant cette période, Description de cette image, également commentée ci-aprèsles femelles sont très agressives entre elles, et les mâles se livrent à de violents combats qui peuvent entraîner la mort d’un des protagonistes.

En Espagne, le caméléon commun, après son repos hivernal, qui dure de décembre à mars, ne retrouve vraiment son activité normale qu’au milieu du printemps. Il est alors actif surtout tôt le matin et en fin de journée, évitant les heures les plus chaudes. Le matin, il se réchauffe très vite en dilatant ses muscles intercostaux pour exposer la plus grande surface possible de son corps au soleil ; ses flancs deviennent alors presque entièrement noirs. C’est ainsi qu’il semble réguler sa température.

Source Encyclopédique

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LES COULEURS DU CAMELEON

Posté par othoharmonie le 9 juin 2015

 

 Bradypodion_tavetanum_sleepingLes changements de couleur du caméléon résultent de l’agencement des cellules pigmentaires de la peau, comme expliqué dans la partie correspondante.

    Ce mécanisme est lui-même provoqué par le système nerveux, le mimétisme résultant d’un réflexe inconscient : en effet, lorsque la moelle épinière est sectionnée, le caméléon noircit là où il n’est plus innervé. Le stimulus peut être un changement de température capté par des récepteurs situés au niveau de la peau ou encore de luminosité par des récepteurs dans la rétine. Les cellules pigmentaires de la peau servent donc d’effecteurs de cet arc réflexe. C’est le système nerveux qui opère les changements de couleur les plus rapides.

    Le système hormonal joue également un rôle dans le mimétisme de caméléon, bien que plus lent que le système nerveux. Il est impliqué dans les réactions émotionnelles et de communication. La façon dont les chromatophores agissent dépend de la production de certaines hormones comprenant :

  • l’adrénaline, hormone du stress, sécrétée par les glandes surrénales, dont nous allons mettre le rôle en évidence dans la partie expérimentale, et qui rassemble les pigments au centre des mélanophores, ce qui rend les couleurs plus vives,
  • la MSH (melanocyte stimulating hormone), produite par l’hypophyse, qui entraîne la synthèse de la mélanine afin d’assombrir la couleur du caméléon en laissant le pigment se disperser dans sa cellule.

   En effet, les chromatophores, et plus particulièrement les mélanophores, sont les cellules cibles de ces hormones, qui ont pour rôle de déclencher la contraction ou le relâchement des petits muscles entourant ces cellules. C’est cela qui fait que l’on voit plus ou moins une couleur.

Quand un caméléon change de couleur, ce n’est pas forcément pour se fondre dans le paysage. Il peut être influencé par de nombreux facteurs extérieurs et par son humeur.

La teinte du caméléon est avant tout un moyen de communication, lui permettant de montrer son état d’esprit à ses congénères :

  • Pour la plupart des espèces, un caméléon au repos sera vert émeraude.
  • S’il se sent menacé, par exemple à la vue d’un prédateur, ou en colère, comme un mâle devant un adversaire pour provoquer un combat, il prendra une couleur vive ou foncée : noir, rouge… Il peut également manifester sa soumission par sa robe.
  • En période de reproduction, les mâles se servent de leur couleur pour séduire et les femelles pour indiquer qu’elles sont prêtes à s’accoupler.
  • Cependant, la croyance selon laquelle le caméléon prend la couleur de son environnement pour se camoufler de ses prédateurs est aussi vraie : il utilise principalement ce stratagème appelé homochromie au milieu des feuilles d’un arbre, car c’est généralement là qu’il vit. Mais en aucun cas il ne prendra la couleur d’un objet qu’il touche, car il n’aurait aucun intérêt à cela.
  • Un caméléon malade, mal nourri aura la peau très pâle, voire blanche, et les plaies créent des taches sombres. S’il est mort, il noircit. À l’inverse, un animal en bonne santé présentera des couleurs éclatantes.

Source http://la-couleur-du-cameleon.e-monsite.com/

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Tu as les yeux du caméléon

Posté par othoharmonie le 9 juin 2015

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Tu es comme le pendule de notre horloge !
Tu dis oui tu dis non !
Au fond de mon cœur tu te loges,
J’entends le bruit de tes chants,
Au premier rayon de soleil,
Je vois les couleurs de ton œil,
Comme les couleurs du caméléon !
Tu dis oui tu dis non !
Tu ne distingues pas les couleurs,
Ta façon de voir me fait peur !
Tu confonds le gris et le blanc !
Tous ça ce n’est pas grave,
Les couleurs ça se lave,
Le noir devient blanc !
C’est comme la couleur de ton cœur !
Mélange de toutes les fleurs,
Que je t’ai offert il y a longtemps,
Ton esprit dit non, ton cœur dit oui
Ton corps dit non, ton âme dit oui
Cette proportionnalité est une guerre !
Entre tes raisons et tes passions !
Il faut garder pieds sur terre,
Et conserver la même vision !

 

Bousselham JAMAL

Le poète Jamal Bousselham est lauréat du prix CEPAL Centre Européen pour la Promotion des Arts et des Lettres du 13ème Concours Littéraire International. Le Griot Sénégalais Yahya jouera de la Kora en accompagnement musical. « Aimons-nous » c’est le titre de l’un des poèmes de Jamal Bousselham qui serait synonyme d’une introspection culturelle d’un poète marocain en friche. Originaire de Fès, ingénieur de profession et vivant à Casablanca, ce personnage à l’esprit ouvert en a fait sa ville d’adoption et de méditation spirituelle profonde.

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DES PIERRES COMME DES CAMELEONS

Posté par othoharmonie le 7 juin 2015

 

images (8)Au milieu du XIXe siècle, la « pierre qui croule » d’Uchon, galet de granit de huit mètres de large et de 2 mètres 30 de haut, pesant plus de 20 tonnes et situé à l’orée du bois d’Escrots, jouissait d’une propriété curieuse, celle d’osciller du nord au sud à la moindre pression. C’était mystérieux et divertissant.

Les savants expliquaient déjà prosaïquement le phénomène : la « pierre qui croule » et son support, appartenant à la catégorie des granits porphyroïdes tendant à se décomposer, les parties exposées aux intempéries, depuis des siècles, s’effritèrent peu à peu. Seuls, les points de contact échappant à cette décomposition, formèrent un pivot naturel qui, par sa position légèrement oblique, permettait un déplacement facile du centre de gravité.

Mais pour les habitants, la « pierre qui croule » était auréolée de surnaturel. Les anciens, paraît-il, la consultaient comme un oracle, et leurs descendants, vigilants gardiens des traditions ancestrales, la prenaient encore pour arbitre. Seulement, par une singularité de leur nature, ils l’avaient transformée en juge spécialiste de la fidélité conjugale.

Quelque mari jaloux concevait-il des doutes sur la sagesse de son épouse ? Il l’amenait de gré ou de force à la « pierre qui croule ». Et là, de son doigt tremblant, l’inculpée devait mettre le juge en mouvement. Le nombre des oscillations fixait, sans erreur possible, le soupçonneux conjoint sur son bonheur ou son infortune.

Que de drames, que de comédies se jouèrent à l’ombre du rocher ! Les bonnes langues disent même que certaines villageoises à l’âme inquiète venaient en cachette s’exercer à risquer l’épreuve. Néanmoins, la « pierre qui croule » était la terreur des petites Morvandelles à tête folle, la bête noire aussi de tous les coqs de village. Une longue rancune s’amassait contre elle et devait, tôt ou tard, causer sa perte.

C’est en l’année 1869 que l’événement survint. Mortifiés par les méfaits de la pierre, naïvement curieux, surtout, d’en connaître le secret, les gars du pays, par un beau matin, s’acheminèrent au bois d’Escrots avec des cordes, une paire de bœufs et des leviers solides. Ils arrivent, lient étroitement le roc et attellent les bœufs à la corde. Puis, les leviers posés, l’attaque commence dans un effort combiné de pesées et de tractions. Comme surprise d’abord, la pierre vacille désespérément, mais résiste. Et c’est en vain que, tendue par les bœufs, la corde grince ; c’est en vain que les hommes halètent dans une poussée rageuse : le bloc les nargue et paraît inébranlable.

Alors les assaillants se piquent au jeu. On court chercher du renfort, l’attelage est doublé, l’assaut recommence furieux. Cette fois, la pierre, lasse de tant d’affronts, après une oscillation suprême, quitte son pivot, se déplace de quelques pouces et se condamne pour toujours à l’immobilité. Ce fut tout ! Une bande de niais venait, en une heure, de détruire l’œuvre patiente des siècles. A présent, rien n’est changé.

Le roc est toujours là, énorme sur son socle de granit. Mais, ne l’interrogez plus, son âme est absente. Absente ? En est-on sûr ? Arc-boutez-vous contre la pierre ; imprimez-lui une secousse et vous la sentirez tressaillir. Un rien, peut-être lui rendrait la vie, et quelque puissant vérin, prudemment secondé par des coins mis à propos, suffirait sans doute à rétablir l’oracle.

Un peu plus bas que l’église, à une centaine de mètres de celle-ci, l’oratoire présente un singulier aspect. Il est une sorte de guérite en pierres de taille ouverte d’un côté, et dont les parois latérales construites en encorbellement sont ornées de deux petites niches en accolades. On y accède par quatre marches disjointes, mais sa toiture en pinacle se compose de moellons bien équarris et d’une conservation parfaite. La croix, déposée à l’intérieur, remplace une stèle à tablette circulaire d’un usage indéterminé, provenant sans doute du château. Le pinacle lui-même était probablement amorti par une croix monumentale, car de tout temps l’édicule porta le nom de Belle-Croix.

Son histoire est intéressante. Les seigneurs d’Uchon gardaient jalousement, paraît-il, dans leur chapelle, quelques ossements de saint Sébastien. Or, saint Sébastien, comme on le sait, détournait la peste. Ses statues s’étaient multipliées au XVe et XVIe siècles dans nos églises de campagne, lorsque le fléau grandissant menaçait de devenir endémique. Autun fut, à maintes reprises, particulièrement éprouvé, et les habitants se rendirent plus d’une fois, au cours du XVIe et du XVIIe siècle, en pèlerinage aux reliques d’Uchon.

L’affluence était grande et l’église trop étroite. Aussi s’avisa-t-on de construire, au XVIe siècle, le petit édifice de Belle-Croix, afin que le prêtre y célébrât la messe et que tous les pèlerins pussent y assister en plein air. La chronique rapporte qu’en 1637, « sous la conduite de leur évêque, Messire Claude de la Magdelaine, 4 500 pèlerins d’Autun passèrent la planche de Mesvres » pour monter à Uchon. Et toute la région suivait l’exemple. Saint-Nizier, Montcenis, Luzy, Blanzy, Saint-Bérain, Charmoy, Arnay-le-Duc, venaient à tour de rôle prier saint Sébastien, chaque fois que la peste faisait de nouvelles victimes. Les habitants de Montcenis, même, offrirent longtemps en reconnaissance, à l’église d’Uchon, un pain bénit le lendemain de la Trinité.

Une après-midi suffit à l’excursion de la montagne rocheuse. Elle n’est d’ailleurs pas éloignée du village. Mais, quel étrange spectacle ! On a comme une impression de chaos. Il semble que ces blocs ont été projetés là, en de bizarres amoncellements, par des Titans en délire. On admire et on a le cœur serré devant ce bouleversement de la nature sur un sol aride et escarpé. Ces masses de granit grisâtres affectent les formes les plus hétéroclites. Imaginez-les en silhouette sur une demi-clarté lunaire, projetant leurs grandes ombres et vous aurez le décor le plus fantastique qu’il soit donné de rêver.

Ici, un sphinx pose éternellement son énigme ; plus bas, un monstrueux éléphant paraît s’être couché complaisamment pour présenter sa croupe aux visiteurs. Voyez cette grotte : longtemps elle servit d’asile à une pauvre vieille qui inspirait à tous crainte et respect. Sa demeure a conservé le nom de Celle aux fas (fas pour fées). Plus loin, c’est la chambre du loup de la Gravelière qui garde encore un mauvais renom. D’autres anfractuosités prêtent moins à la légende. Les tapis de plumes de volailles et de perdrix qui en garnissent l’entrée dénoncent assez les repaires du renard, le damné rôdeur de la montagne. Tout en haut dominent les amas gigantesques de la Ravière arrondis et patinés par le temps. Et, comme pour ajouter un attrait au paysage, certaines cavités circulaires ou elliptiques auxquelles on donne le nom d’écuelles ou de bassins, se rencontrent à la surface de gros blocs ; elles affectent la forme d’une demi-sphère concave ou la disposition de sièges.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLes savants expliquent la présence des écuelles et chaises d’Uchon par l’action des premiers rayons du soleil sur l’eau congelée dans quelques dépressions naturelles qui se creusent ainsi progressivement. Mais les pâtres y voient tout autre chose. S’ils jouent sur les rochers tant que le soleil brille, ils s’en éloignent avec crainte dès que la nuit tombe. Des êtres fallots, croient-ils, farfadets et lutins, rôdent dans ces solitudes, s’installent dans les fauteuils de granit, se baignent dans les bassins, hantent les grottes, agitent les pierres dans l’ombre.

Au fait, voici la griffe du Diable qui n’est rien moins que rassurante. C’est une roche haute de trois mètres et mesurant douze mètres de tour, tombée, on ne sait comment, en équilibre sur un socle. Elle porte dans ses flancs une large empreinte produite par des érosions naturelles et qui ressemble à une griffe colossale. A ses pieds, l’amoncellement des pierres donne l’impression d’un caméléon apocalyptique préposé à sa garde.

Comment une pareille mise en scène n’inspirerait-elle pas la légende ? Et celle que l’on conte est si vieille, qu’elle est, depuis bien longtemps, reçue dans la tradition. Pour Uchon, c’est de l’histoire. L’action se perd dans la nuit des temps, mais on sait qu’elle se passait à l’époque lointaine où les habitants de Toulon avaient décidé de jeter, sur l’Arroux, un solide pont de pierre. On procédait alors à peu près comme aujourd’hui, et plusieurs concurrents briguaient l’adjudication des travaux. Or, si le prix proposé paraissait rémunérateur, les conditions étaient dures. L’une d’elles notamment, plus dangereuse, fixait, pour l’achèvement du pont, un délai trop court à dire d’experts. L’inexécution de cette dernière clause entraînait retenue de la moitié du paiement.

Effrayés par ces exigences, les entrepreneurs d’alentour s’étaient retirés les uns après les autres, peu soucieux de risquer la ruine pour un gain peut-être illusoire. Un jour, survint à Toulon une sorte d’aventurier, maître maçon ambulant, comme il s’en trouvait au Moyen Age, habile de son métier, d’ailleurs, et confiant en son expérience. D’où venait-il ? Du Nord, croit-on. Il menait à sa remorque une gracieuse enfant, sa fille, à qui de grands yeux bleus dans un visage pâle auréolé de cheveux d’or donnaient un charme indéfinissable.

A peine arrivé, le maçon s’enquiert. Il apprend qu’un pont est à construire, examine les charges imposées, et, plus audacieux que ses confrères, prend l’engagement de livrer le travail en temps voulu. Il se met à l’œuvre, engage ses ouvriers et pousse activement les travaux. Cependant, le temps presse et bien que l’arcade soit menée bon train sur ses étais habilement combinés, voici venir la veille de l’échéance fixée pour la livraison du pont, et, par une erreur incompréhensible, la clef de voûte manque. Il faudrait une énorme pierre pour combler le vide et parachever l’œuvre.

Où la trouver ? On n’en connaît pas sur place ; Uchon seule pourrait la fournir. Mais Uchon n’est pas proche et le transport d’une telle masse, si tant est qu’il soit possible, exigerait plusieurs jours. Le maçon perdra-t-il donc le bénéfice de son industrie ? Le pauvre homme se désespère et s’arrache les cheveux. Au demeurant, il n’était point dévot et plutôt que d’invoquer le secours du Ciel : « Holà ! s’écrie-t-il, Messire Satan, venez à mon aide, et vous n’en serez point leurré. » Rarement le diable se mêle ostensiblement des affaires des hommes. Il n’en finirait plus de répondre à tous les mécréants qui l’invoquent. Mais il a parfois son idée et se montre quand il lui sied.

 

Cette fois, Satan mûrissait un projet. Ce maître en laideur et en corruption voyait d’un œil haineux croître en sagesse et en beauté la fille du constructeur. Rebelle à ses instigations, la belle enfant nourrissait en son cœur l’amour le plus chaste pour un brave garçon qui secondait son père avec intelligence. Le jeune homme, violemment épris de ses charmes lui avait demandé sa main et tous deux, fiancés désormais, n’attendaient que l’achèvement de l’entreprise pour obtenir le consentement paternel.

Trop favorable était l’occasion, le diable parut. Dans sa hâte, il n’avait pas pris le temps de se donner une apparence décente. Aussi n’était-il pas beau ! Sa longue tête grimaçante, ornée d’une barbe de bouc, d’oreilles de loup et de deux cornes sinistres, ballottait sur un corps noir efflanqué, de stature colossale. Ses pieds et ses mains se terminaient en griffes, et, sur son dos, deux longues ailes nervées comme celles des vampires, se repliaient, au repos, avec un bruit de papier froissé. « Or ça ! tu réclames mes services ? Je suis à toi, bonhomme ; mais rien pour rien, à bon entendeur salut ! »

Puis, de sa voix tantôt rauque, tantôt glapissante : « Je vois d’ici, parmi les roches d’Uchon, la pierre qui, sans équarrissage, sera ta clé de voûte. Demain je te la baillerai avant l’aurore. » Tremblant, d’abord, et médusé par la frayeur, le maçon s’était ressaisi. L’appât du gain l’endurcissait. « Oui bien, fit-il, mais qu’exigerez-vous en échange ? Mon âme, peut-être ? – Ton âme ne vaut pas qu’on se dérange. Non, ce qu’il me faut, c’est ta fille. – Ma fille ? vous plaisantez, elle n’a point seize ans ! – Il me la faut, te dis-je, ou tire-toi d’affaire. »

Description de l'image BennyTrapp Chamaeleo chamaeleon Samos Griechenland.jpg.Certes, le constructeur n’était pas un père modèle, mais la prétention du diable lui parut si monstrueuse, qu’il résista longtemps. Cependant, Satan voulait sa proie. Tantôt persuasif, tantôt menaçant, il fit tant et si bien que le malheureux père, grisé par ses promesses de fortune, se laissa tenter. Au bout d’une heure, il apposait sa signature sur le contrat livrant sa fille au diable, à condition que la clé de voûte lui serait apportée secrètement la nuit suivante, avant que le coq n’eût chanté. Satan avait partie gagnée. Satisfait, il étendit ses ailes et prit son vol en ricanant. A peine eut-il franchi l’horizon qu’un homme effaré surgit d’un buisson et prit sa course vers la ville. C’était le triste fiancé, involontaire témoin du marché criminel qui allait briser sa vie.

Haletant, il accourt près de la jeune fille, et lui conte tout ce qu’il vient de voir et d’entendre. Terrorisés, les pauvres enfants vont se jeter aux pieds de la Madone. Et soudain, le jeune homme se relève, une inspiration lui vient. Sans perdre une minute, il se munit d’un sac, glisse au fond le coq le mieux gorgé du bourg et s’élance vers le pays d’Uchon. Cinq lieues l’en séparent, mais le danger lui donne des ailes. Avant minuit, il atteint le sommet de la montagne et se blottit contre un rocher. La nuit est belle, la lune étend partout ses rayons blafards. Bientôt, un gigantesque oiseau de nuit grossit dans le ciel et vient planer sur la montagne. Il tournoie, descend et s’abat sur une roche comme un vautour sur sa proie.

C’est Satan. Il saisit le bloc entre ses griffes et, de nouveau, s’élève dans les airs. De sa cachette, le jeune homme a tout vu. Prestement, il tire du sac le coq endormi, le secoue et, bien en face de la lune, le perche sur le roc. Réveillé en pleine nuit, le chanteur matinal s’imagine voir l’aurore, et, de sa voix la plus claironnante, jette vers le ciel son cri de triomphe. Tout aussitôt déchire l’espace un affreux blasphème répercuté par les échos de la montagne. Dupe de l’ingénieux fiancé, Satan croit son marché rompu. Ses griffes se détendent, ses bras s’ouvrent et le rocher fend les airs pour retomber avec fracas sur le granit qui, depuis lors, lui sert de piédestal.

Telle était la dureté de la pierre, que le choc ne la brisa point ; mais, la griffe du diable, brillant des ardeurs de l’enfer, s’y était incrustée. L’empreinte en est visible et demeure en témoignage de l’histoire. Vainement, au point du jour, le constructeur attendit sa clé de voûte. Satan fut infidèle et le maçon encourut la déchéance. Mais, tandis qu’il se lamentait, vinrent à lui les deux fiancés. La joie qui rayonnait sur leur visage avait assez d’éloquence. Et comprenant enfin son ignominie, le père dénaturé implora son pardon. Ici se termine le récit.

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Les personnes « caméléon »

Posté par othoharmonie le 7 juin 2015

 

   rapp_Chamaeleo_africanus_sitzt_auf_fertigem_Nest         Les personnes « caméléon » ont pour caractéristique de s’adapter en permanence aux autres. Multifacettes, elles se montrent très différentes selon qui elles rencontrent. Il est question pour celles-ci de s’accorder à chacun, c’est-à-dire à son tempérament, sa culture, ses goûts, mais aussi à ses envies, ses besoins, son fonctionnement global. Le caméléon :

- Adopte une attitude qu’il sent convenir

- Peut aller jusqu’à modifier sa façon de parler, de bouger

- Se montre intéressé par tout ce qu’on lui dit, même s’il ne l’est pas

- Anticipe les besoins de l’autre

- Le complimente, le valorise

- Fait ce qui lui est demandé, rend service

- Ne dit jamais non

- Ne contredit personne, n’affirme pas son désaccord

- Fait passer l’autre avant lui 

Le « caméléonisme », une stratégie de protection. 

L’enjeu est de taille : être gentil avec les gens pour qu’ils soient gentils en retour ! Le caméléon espère qu’en étant le plus sympathique possible on ne le déstabilisera pas. Il cherche à limiter ce qui serait susceptible de provoquer en lui des émotions insupportables (colère, frustration, vexation, tristesse, etc.) notamment :

- Rejet

- Reproches

- Critiques

- Toutes remarques déplaisantes

- Trahisons

- Agacements, cris, hurlements

- Abandon

 Une tactique qui a ses limites

Être aimable avec les gens pour ne recevoir d’eux que de la gentillesse est loin d’être efficace à 100%. Même l’être le plus gentil de la planète ne peut pas complètement épargner le caméléon. Chacun a sa propre perception de ce qui peut faire du mal à l’autre ou non, de ce fait une remarque dite avec bienveillance peut contrarier, une attitude neutre peut blesser, un refus poli et argumenté peut vexer. Il en résulte un profond sentiment d’injustice pour celui qui fait tant d’effort pour ne jamais se sentir éprouvé, « je fais tout pour lui et voilà comment il me le rend ! ».

 Des effets secondaires de taille

La personne caméléon est mal à l’aise en groupe. Faire en sorte de convenir à une personne est jouable, convenir à toutes les personnes différentes d’un même groupe au même moment et dans un même lieu est nettement plus compliqué, voir impossible. Il est d’ailleurs courant de voir le caméléon se mettre en retrait quand il est en société.

       E caméléon ne dit pas ce qu’il ressent, prend sur lui, contient, et ça lui pèse.

       A force de prendre différents visages il ne sait plus vraiment qui il est, perd son individualité

       Le caméléon est mal dans sa peau

       Laissant les autres choisir, il a l’impression de ne pas contrôler sa propre vie

       Suiveur, le caméléon ne mène pas la vie qu’il voudrait, il est mal dans sa vie.

Bradypodion Sortir du schéma

Pour reprendre le contrôle de sa vie le caméléon devra oser se montrer lui-même, en toutes circonstances, et ce quel que soit son partenaire de « Je ». Pour que cette affirmation de soi devienne possible, et pour qu’elle soit bien vécue de part et d’autre, il est nécessaire de développer deux compétences principales :

            – Gérer ses émotions  (intelligence émotionnelle)

            – S’affirmer  (intelligence sociale)

Ces compétences se travaillent dans le cadre d’un travail thérapeutique, notamment en Thérapie Active.

 

Article écrit par Barbara Verhaeghe, Thérapeute TCA

Retrouvez tous les articles de Barbara Verhaeghe sur le site www.pleinement-soi.com

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La sagesse du Caméléon

Posté par othoharmonie le 6 juin 2015

 

images (1)Pour les Africains, le  caméléon est un animal positif plein de sagesse:
Persévérance, tolérance, prudence, patience…. Telles sont les qualités su caméléon.

« La sagesse du caméléon, c’est de viser la mouche, pas le lion »

« La lenteur du caméléon ne l’empêche pas d’atteindre son but. »

« Un bois ne casse pas dans la main du caméléon » (Il tient fermement, mais avec souplesse,se dit d’une personne qui a de l’autorité  et l’art de se faire écouter)

Le caméléon dit : « je n’ai pas de poils, donc je ne dois pas souffrir du rasage ». Origine : Douala / Cameroun (« On se rend serein chez le juge si on a la conscience tranquille »)

 Même si le caméléon peut changer de couleur, il ne peut prendre celle du pagne qui est au fond de la malle. (on ne connaît pas les pensées intimes des autres)

Le caméléon a dit « Obervez moi bien et vous connaitrez le monde ».( Proverbe Togolais )

Le caméléon a dit : «Aller vite a ses avantages, aller doucement a également ses avantages»

 Le caméléon a dit : « De précaution en précaution, tu arrives au lieu voulu. »

Issu du site : http://action-imagination.blogspot.fr/

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Les nouvelles de : Un Caméléon

Posté par othoharmonie le 6 juin 2015

Chekhov_with_brotherCaméléon est une nouvelle d’Anton Tchekhov. Elle  est initialement publié dans la revue russe Les Éclats, un journal russe fondé par le journaliste N. A. Léikine. Le journal traitait de sujet grand public. Anton Tchekhov y a publié près de deux cent soixante douze nouvelles de 1882 à 1886 principalement. dans le numéro 36, du 8 septembre 1884, signé A.Tchékhonté.

L’inspecteur de police Otchoumélov traverse la rue quand il est alerté par des cris. Le joailler Khrioukine poursuit un chien qui l’aurait mordu. Otchoumélov questionne les témoins : à qui est le chien? Faut-il l’abattre et dresser un procès verbal au propriétaire ?

Un témoin rapporte que le chien appartient au général Jigalov : cela change tout. Khrioukine sent le vent tourner et affirme que le chien n’est pas au général : c’est un chien errant. Otchoumélov hésite. Par chance, Prokhor, le cuisinier du général qui passait par là, confirme que le chien n’est pas au général. Otchoumélov annonce qu’il va l’abattre, mais Prokhov d’annoncer qu’il est au frère du général.

Otchoumélov rend le chien à Prokhov et menace Khrioukine : « Je t’aurai, t’en fais pas. »

 

Tchekhov se sentant responsable de sa famille, venue s’installer à Moscou après la faillite du père, Tchekhov cherche à augmenter ses revenus en publiant des nouvelles dans divers journaux et sous divers pseudonymes (parmi lesquels le plus connu Antocha Tchékhonté, tel qu’il était nommé par un de ses professeurs, ou de plus fantaisistes comme Le frère du frèreL’homme sans rate ou Jeune vieillard). Jusqu’à sa nomination comme médecin en septembre 1884, il parvient à publier au total plus de deux cents récits, chroniques littéraires et parodies dans diverses revues. Certaines des nouvelles écrites à cette époque appartiennent encore aujourd’hui à ses œuvres les plus connues, telles que les nouvelles empreintes de satire La Mort d’un FonctionnaireUne fille d’AlbionLe Gros et le Maigre (toutes de 1883) ou bien Un Caméléon (1884). À l’été 1884 paraît son premier livre publié : Les Contes de Melpomène (russe : Сказки Мельпомены), un recueil de six récits. Il entreprend également une thèse sur le sujet La Médecine en Russie

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Le CAMELEON des EMANANTS

Posté par othoharmonie le 5 juin 2015

 

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Les caméléons (Chamaeleonidae ou Caméléonidés) forment une famille de reptiles qui vivent principalement en Afrique et dans les îles alentours ainsi qu’au sud de l’Europe et au Moyen-Orient.

Ce sont des animaux qui se caractérisent par la mobilité indépendante de leurs yeux, leur langue protractile qui leur permet d’attraper leurs proies à distance, les doigts groupés en deux blocs opposables assurant une bonne prise sur les branches, et leur capacité à changer de couleur.

Les caméléons sont également connus pour leurs couleurs variées et surtout leur capacité à en changer rapidement. Cette capacité est due à la présence de chromatophores, cellules de peau dotées de pigments colorés. Il en existe de quatre types : noir, bleu, rouge et jaune.

Ces différents pigments sont activés grâce à des hormones. Il s’agit plus ou moins d’un mécanisme de camouflage, mais aussi d’un mécanisme instinctif de communication. Les caméléons indiquent ainsi leur état à leurs congénères : stress, parade nuptiale, gestation, maladie, température, soumission…

Les robes des caméléons permettent de les identifier : chacun a un milieu favori. Les caméléons nains, plutôt terrestres, ont en général une robe plutôt marron, alors que les espèces arboricoles arborent souvent du vert, du jaune ou du bleu. 

Les yeux des caméléons sont proéminents, et dotés de mouvements indépendants. Ceci permet à ces animaux de surveiller de tous cotés à la fois l’approche de prédateurs. Lorsqu’ils repèrent une proie les yeux convergent dessus pour obtenir une meilleure précision.
Quasiment dépourvus de batonnets, les caméléons ont une très mauvaise vue nocturne.

Que fait un caméléon sur un rocher ?

Il devient gris !

Et dans un champ d’herbe ?

Il se colore en vert !

Et sur un tissu écossais ?

Il devient fou, ne sachant plus à quelle couleur se vouer… Enfin, c’est ce qu’on croit.

 

La couleur du caméléon dépend avant tout de son état émotionnel. Un mâle prêt au combat pour séduire une femelle affichera des couleurs vives, sans rapport avec celles de son support. En réalité, les changements de teinte d’un caméléon n’ont rien à voir avec son support. D’ailleurs il existe 85 espèces de caméléons, et toutes ne changent pas de couleur. Quant à celles qui sont les plus habiles aux variations, elles ne le font que dans un panel limité. Ainsi, un caméléon gris pourra virer au marron, au vert ou au noir mais ne deviendra jamais rouge vif ou jaune citron. En général, les couleurs possibles d’un caméléon se comptent sur les doigts d’une main.

La couleur selon l’humeur
images (2)
Car il est exact que ces reptiles changent de couleur. Mais pas pour s’accorder avec leur support. La couleur du caméléon dépend avant tout de son état émotionnel. Ces modifications sont contrôlées par les hormones comme l’adrénaline mais aussi par le système nerveux : des caméléons à qui on sectionne la partie inférieure de la moelle épinière ne changent plus de couleurs pour le bas du corps. Ainsi, un caméléon en colère vire au noir. La peur le fait pâlir, la tranquillité le fait verdir. Tandis qu’un mâle prêt au combat pour séduire une femelle sera bariolé de rouges. Et tout ça sans maquillage.

« Sur une nappe vichy, il se transformerait en damier rouge et blanc, tandis que sur un tissu à pois, il se couvrirait de points : c’est faux  » Comment alors ? Les caméléons possèdent des cellules de peau particulières, appelées chromatophores, qui contiennent des petits sacs de pigments. Elles sont entourées d’un petit muscle circulaire. Quand ce muscle se détend, les cellules prennent plus d’espace, et la couleur qu’elles contiennent s’étale.

Au contraire, quand le muscle se contracte, la couleur se concentre en un point minuscule, qui ne se voit pas. La cellule est alors claire. Le caméléon possède 4 types de chromatophores : les xanthophores (jaunes), les érythrophores (rouges), les guanophores (bleus) et les mélanophores (noires). Par exemple, plus ces derniers sont étendus, plus le caméléon a une teinte noire.

Motifs préenregistrés
On raconte aussi qu’un caméléon peut faire apparaître des motifs sur son corps. Sur une nappe vichy, il se transformerait en damier rouge et blanc, tandis que sur un tissu à pois, il se couvrirait de points. Là encore, c’est faux. Certes ces animaux sont capables de faire apparaître et disparaître des motifs sur leur corps. Mais ceux-ci sont comme pré enregistrés dans la peau de l’animal. Ils disparaissent et réapparaissent : ce sont toujours les mêmes formes, les mêmes tâches et aux mêmes endroits.

En savoir plus
Pourquoi… la queue du lézard repousse ?

Bref, au niveau des motifs et des couleurs, on trouve des transformations bien plus spectaculaires chez les poissons comme le turbo par exemple. Et ce n’est rien à côté de ce qu’est capable de faire la seiche. Dans certaines circonstances, instantanément, elle change de couleur et se couvre de motifs ondulants, de zébrures mouvantes qui avancent. Son corps se transforme en un véritable écran de télévision.

(source : linternaute.com )))

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CAMELEON ET MEDITATION

Posté par othoharmonie le 5 juin 2015

 

statue-Stock vidéo eckhart tolle 

Deux homme se disputaient âprement sur la couleur du caméléon. Le premier disait : « le caméléon, sur le palmier, est d’une superbe couleur rouge ». L’autre le contredisait: « vous vous trompez, le caméléon n’est pas rouge, mais bleu » . N’arrivant pas à s’entendre, ils se rendirent tous deux vers un homme qui habitait sous le palmier et qui avait observé le caméléon dans toutes ses phases et ses couleurs. Le premier dit : » le caméléon sur cet arbre est bien rouge ? Oui seigneur, dit l’homme. Que dites-vous, s’écria le second. Il est certainement pas rouge , mais bleu! » humblement l’homme répondit « Oui, seigneur, il est bleu! » il savait, lui que le caméléon change continuellement de couleur et il répondait affirmativement aux deux questions. De même, sachchidananda a plusieurs formes. L’adorateur qui ne l’a réalisé que d’une manière , ne le connait que sous cette forme. Mais seul celui qui l’a vu sous ses aspect multiples peut dire: » toutes les formes sont dieu prend, car dieu prend toutes formes ». il est avec forme et sans formes ». et il y a beaucoup de ses formes que nul ne connait. toutes les voie sont des chemins qui conduisent à dieu, MAIS LES CHEMINS NE SONT PAS DIEU.

L’enseignement de ramakrishna.

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L’ego spirituel.
Ah, l’ego spirituel… Qu’il est à la mode celui-là en ces temps de nouvel Âge ! Toutes les lames du bon vieux couteau suisse ne suffisant plus à contrer la volonté suprême de l’être qui s’oriente vers ce qu’il conçoit comme son élévation spirituelle, l’ego, jamais avare d’un tour dans son sac, abdique alors sa nature matérialiste pour revêtir les paillettes d’un habit de lumière sans quitter pour autant la scène du grand théâtre où il s’est fait. Cette imposture n’est possible que parce que l’être a connu les prémices d’un éveil, souvent sous l’emprise illusoire de l’ouverture du troisième œil, et se croit alors arrivé sur le seuil du temple alors qu’il n’a rien guéri des poids qui lestent encore ses pas en devenir. L’ego dégaine alors souvent sa lame la plus brillante pour sculpter les murs de sa magnifique tour d’ivoire, sous les yeux ébahis du clan qui parfois l’a suivi. Celui-là est à plaindre car la vanité d’un ego spirituel n’a pas d’égal en ce monde et les murs de sa prison sont plus solides encore.

2) La question est posée:  » Y a- t-il une différence fondamentale entre mes attachements et prétentions d’ordre « matériel » et mes attachements et prétentions dits d’ordre « spirituel » ?  » Un jour, je gagnerai au loto et je serai riche et heureux … »  » Un jour, je serai illuminé et je serai accompli et en paix … » Est-ce si différent ?

3) Ecoutons ce qu’en dit Eric Barret, texte très instructif à cet égard:
Eric Baret: « …. Trop souvent la spiritualité, la méditation est devenue quelque chose de plus à acquérir. On veut être riche, on veut être bon et on veut être « spirituel », on veut devenir le Bouddha … alors que le Bouddha c’est justement de ne rien être, c’est d’arrêter de s’approprier des qualifications et retrouver ce qui est là à l’origine des choses ?
Ce n’est jamais un devenir mais c’est ce qui est présent.
Donc je ne pense pas qu’on puisse transmettre ça mais on peut … on va dire … bavarder autour de ça.
Le son de la pluie est plus épuré et plus direct que toute formulation métaphysique ou spirituelle. »

 

vidéo:

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4) « C’est ironique que les individus aux croyances spirituelles fortes aient souvent de plus gros egos, sont plus rigides, sont plus inconsciemment dans le jugement, et qu’être en leur compagnie est moins agréable qu’être en la compagnie de ceux qui sont peu intéressés par des enseignements mystiques, religieux ou métaphysiques. Ceux qui chérissent le concept d’unité manquent souvent du désir de ressentir l’unité et l’égalité avec n’importe qui. »
article adressé aux étudiants de « UN COURS EN MIRACLE » 
Hugh Prather et David Hoffmeister. -1999- Traduit par Fabienne Lison  http://axial-media.over-

5) Eckhart Tolle

Et l’ego spirituel est plus subtil que l’ego BMW. C’est l’ego qui revient par la porte de derrière. Et il amène un sentiment très subtil comme « je suis désormais plus que tous ce petits vers, qui n’ont pas encore vu la lumière ». « J’ai commencé tout ça, j’ai étudié avec des maitres, j’ai été dans les monastères, j’ai participé aux meilleurs ateliers. J’ai accompli tout ça »… Il y a un sens très subtil du plus. Et là aussi ça n’est jamais assez. Parce-que vous ressentez « Je ne suis pas encore éveillé, mais je suis déjà plus que tous ceux-là ».

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Les Légendes et les Contes sur le Caméléon

Posté par othoharmonie le 4 juin 2015

 

Calumma_brevicorne_SeiteDans les mythes des peuples autochtones d’Afrique le caméléon joue un rôle important. Même si la composition des histoires diffère selon les tribus, le caméléon est le porteur d’un «message divin». P.ex. dans la fable du caméléon et du lièvre.

«A cause de la façon prudente de se mouvoir et d’éviter des sons hauts, le caméléon a acquis la réputation d’être un animal sage. Sans doute, Dieu a envoyé le caméléon sur la terre après avoir créé l’homme. Il lui transmit le message suivant: «Les gens ne meurent jamais pour de bon, mais renaissent comme la lune.»

Le caméléon apprit ce message par cœur, dit au revoir à Dieu et entama le long voyage vers la terre. Après un long moment, Dieu décida d’envoyer un second messager avec ce même message important, pour garantir que les gens reçoivent ce message. Alors, il envoya le lièvre avec le même message. Celui-ci, cependant, s’éloigna en sautant avant d’avoir appris le message par cœur. Lorsque le lièvre atteignit alors une ville, il apporta un autre texte: «Dieu dit que vous allez tous mourir pour de bon.»

Lorsque le caméléon arriva enfin à destination et déclara le message correct, il était trop tard: la parole de Dieu ne peut pas être changée. Une fois énoncé, le message est immuable même s’il a été rendu de façon incorrecte.» 

La tribu Dogo attribue au caméléon des propriétés positives. En effet, la capacité du changement de couleur est associée à l’arc en ciel, qui joue le rôle de lien entre le ciel et la terre.

Pour les Pygmées, le caméléon a un statut sacré et ne doit pas être tué. Comme le traduit l’histoire suivante, la tribu croit que la création de l’humanité est due au caméléon. «Il y a bien longtemps, un caméléon était assis sur un arbre. Il a scindé l’arbre, d’où coulait la première eau sur la terre. De cette eau émergeaient la première mère et le premier père des Pygmées. Aujourd’hui, lorsqu’un caméléon se trouve par terre, il est soulevé et placé dans la couronne d’un arbre, pour qu’il soit très proche de Dieu.»

Dans certaines cultures, le caméléon figure comme symbole du temps parce que ses yeux sont capables de regarder simultanément vers l’avant, vers l’arrière et vers les côtés. C’est un symbole de l’unité du passé, du présent et du futur.

En Afrique Centrale et en Afrique de l’Ouest les caméléons font souvent partie des rituels chamaniques et de la médecine.

La tribu Kaydara d’Afrique explique les propriétés du caméléon comme suit: «La capacité de changer la couleur et la forme du corps signifie que le caméléon est adaptable et sociable. D’autre part, il est également hypocrite et ne possède pas de personnalité. Sa capacité de bouger ses yeux indépendamment les uns des autres, est un signe de perception rapide et de pensée droite, mais en même temps, de méfiance. Les mouvements lents et le lancement de sa langue indiquent sa sagesse et prouvent qu’il analyse chaque situation de façon précise. Donc il est aussi paresseux et a un rayon d’action limité. Pendant la journée la crête du dos joue un rôle de défense efficace. Pendant la nuit elle devient une arme d’attaque sournoise. La queue en poignée indique sa méfiance, son besoin de protection et ses actions prudentes. De l’autre côté le caméléon trompe l’observateur par le fait que le corps et la tête font toujours des choses complètement différentes que la queue.»

Au caméléon sont attribués également des caractéristiques et des pouvoirs négatifs. Dans de nombreux endroits le caméléon est considéré comme un signe précurseur de malheur et de mort. Ainsi un caméléon qui croise le chemin d’un indigène, apporte le décès d’un membre de cette famille. La nourriture, sur laquelle un caméléon a marché, est considérée comme empoisonnée et doit être jetée. Si un caméléon regarde une femme enceinte, celle-ci va avoir un accouchement difficile. Lorsqu’un chasseur aperçoit un caméléon, il aura de la malchance à la chasse. Une vierge n’a pas le droit de regarder droit dans les yeux d’un caméléon, sinon elle ne se mariera jamais.

http://wegeinslicht.userboard.org/mythologie-f55/mythologie-t90.html

 

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La symbolique du caméléon

Posté par othoharmonie le 4 juin 2015

 

290px-Chameleo_parsoniiAnimal complexe aux caractéristiques physiques clairement distinctes, le caméléon a un côté solaire tout comme le serpent. A cet égard, il est le messager des dieux célestes, dont il est géographiquement proche, il est le bienveillant et le familier. Mais son mimétisme, qui lui permet de se fondre dans son environnement, en fait aussi un animal de l’ombre, invisible et dissimulateur. A la différence du serpent qui cherche le soleil, le caméléon est quant à lui un animal solaire qui aspire à rester dans l’ombre.

Une légende camerounaise illustre parfaitement cette ambivalence et cette grande modestie du caméléon. Dieu aurait à l’origine envoyé deux messagers, un lézard et un caméléon. Le lézard porterait aux hommes la nouvelle de la mort sans retour et le caméléon celle de la résurrection – le premier arrivé déterminant par là même le destin futur des êtres vivants. Mais le lézard trompa le caméléon, en lui recommandant d’aller lentement pour ne pas ébranler le monde sous le bruit de ses pas. Inquiet, docile, le caméléon ralentit sa marche et arriva bon dernier. Messager de la lumière, porteur de bonnes nouvelles, il est aussi celui dont l’humilité suscite la discrétion.

Le caméléon est affublé d’une queue préhensible, signe d’habileté ; son oeil mobile est tour à tour symbole de prudence et de savoir.

À cause de ses changements de couleur rapides et réversibles, le caméléon est très souvent pris en exemple pour décrire une attitude versatile. À sa capacité de camouflage est généralement associée une image d’opportuniste ! En effet, une rumeur populaire énonce qu’il est capable de prendre la couleur de n’importe quel support. Sa peau deviendrait donc strié vert-rose s’il est posé sur votre nappe rayé vert-rose ! Histoire enjolivée ou réalité ?

Le caméléon se meut littéralement, en mode ralenti. Au sens figuré la temporalité est abordée. Les processus de changement exigent de la patience, se passent régulièrement ou se produisent soudainement, durent plus ou moins longtemps et se font à un instant prématuré, propice ou trop tard.

Enfin, les peuples autochtones d’Afrique parlent de la sagesse du caméléon. De même, j’ai confiance en la sagesse des personnes en quête d’aide, qu’ils trouvent leur propre chemin.

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Le fils de Dieu et le caméléon

Posté par othoharmonie le 3 juin 2015

 

FurciferPardalisPetite histoire de Tantara

Petite histoire malgache et rigolote racontée par l’éco-guide Hary du Parc National de l’Ankarafantsika et retranscrite ici de mémoire et de carnet de terrain avec son aimable autorisation. Le fils de Zanahary voulait descendre sur terre pour la visiter. Il demanda l’autorisation à son père : « Père, puis je aller sur terre ? ». « Oui » répondit Zanahary. 

Le fils de Zanahary visita la terre entière et rencontra tous ses habitants qui le saluaient avec respect d’un « Salama Tompoko » et s’excusaient poliment de lui couper la route d’un « Azafahady Tompoko » en tendant le bras devant eux. 

Ayant tout vu, fatigué, le fils de Zanahary s’assoupit à l’ombre d’un arbre. Alors qu’il dormait profondément, un caméléon, pressé et qui ne l’avait pas vu, lui couru sur le ventre et le réveilla. Le caméléon ralentit à peine et s’excusa en passant. 

De retour auprès de son père, le fils de Zanahary lui raconta son voyage et parla de l’anecdote du Caméléon. Zanahary se mit en colère de savoir que certains animaux de la terre avait manqué de respect à son fils. Il convoqua le caméléon et lui demanda de s’expliquer.

Mais le caméléon n’avait pas d’excuse… Alors Zanahary pour le punir, lui ordonna de se déplacer dorénavant avec lenteur et en tendant le bras devant lui à chaque pas pour s’excuser tout en regardant à droite et à gauche en même temps pour n’écraser personne !

 

Issue du blog http://zabaobab.fr/2012/06/20/le-fils-de-dieu-et-le-cameleon/

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L’homme Caméléon

Posté par othoharmonie le 3 juin 2015

 Chamaeleon

S’adapter » : « Tricher » ou « Etre juste » …?
Pourquoi cette question philosophique ?

Parce que la réponse est au coeur de notre pratique … ! 

Rappelez-vous que ce que nous appelons communément « le stress » est un « syndrome général d’adaptation »  

Gérer son stress, c’est tenter de s’adapter mais l’adaptation - pourtant au cœur de la survie de l’espèce – est souvent appréhendée avec méfiance. 

« L’homme caméléon » serait un tricheur, changeant d’avis comme de chemise.

C’est, me semble-t-il, confondre adaptation et hypocrisie. 

De manière générale, le binôme « Etre » et « s’adapter » questionne, comme si les deux devaient inéluctablement s’opposer.  Un verbe d’état face à l’action de s’adapter. 

Au cœur de cette difficile articulation (et celles de notre corps en pâtissent parfois !),  notre pensée binaire, la fidélité à son éducation … et peut-être la peur de ce qu’un changement pourrait faire advenir …   

S’adapter au contexte et aux personnes qui vous entourent c’est « s’ajuster ».

C’est en s’adaptant à l’Autre qu’on peut lui apporter exactement ce dont il a besoin 

- à l’image du maître qui travaille en fonction du niveau de ses élèves  ! – ou essayer de le comprendre.  

Entre fascination et méfiance, la symbolique du mimétisme du caméléon illustre parfaitement cette dichotomie de la pensée.  

« Excellent grimpeur, vivant le plus souvent au sommet de hauts arbres, le caméléon ainsi proche des dieux célestes est leur messager. Il a un côté solaire, il est bienveillant et familier. Mais son mimétisme en fait aussi un animal de l’ombre, sournois et dissimulateur ou trop effacé pour assumer totalement ses caractères lunaires. » 

Une légende camerounaise illustre ces deux aspects :

« Dieu aurait à l’origine envoyé deux messagers, un lézard et un caméléon.

Le lézard porterait aux hommes la nouvelle de la mort sans retour et le caméléon celle de la résurrection ; le premier arrivé déterminant le destin futur des êtres vivants. 

Le lézard trompa le caméléon en lui recommandant d’aller lentement pour ne pas ébranler le monde sous le bruit de ses pas. Inquiet, docile, le caméléon ralentit sa marche et arriva bon dernier. Messager de la lumière, porteur de bonnes nouvelles, il est aussi celui dont l’humilité suscite l’ombre » 

=> S’adapter en restant vrai, porté par la confiance, c’est oser prendre sa place dans l’environnement présent, c’est précisément oser Etre soi ! 

 


http://nath.sortilege.org/newpage1.html « Les reptiles dans l’imaginaire humain »

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Dieu est caméléon

Posté par othoharmonie le 3 juin 2015

Furcifer_pardalis

 
Il prend tous les aspects, il est l’amour inconditionnel.

Il se déguise en chaque forme, en chaque situation, en chaque être humain.

Le reconnaître dans tout ce qui nous rebute, situations, objets, personnes est un défi parce qu’il est le tout, il est en tout.

Prendre ce recul nécessaire, dépassez son aversion et se dire :

« -  Il est là aussi… »

 » – Je dois aimer cela aussi… »

C’est tellement facile d’aimer ceux qui nous aiment, ce qui va dans notre sens, d’aimer le beau, le jeune, le doux…

Mais l’amour inconditionnel se cache surtout derrière « en » ce qui me fais peur, me soulève le cœur, me rebute…

Se dire, me dire à chaque fois,

« - Il est là, caché derrière cette situation qui se représente encore et encore à moi, et qui suscite ma colère, ma rage et toutes sortes de ressentiment négatif, 
pour arriver à tout aimer, pour comprendre enfin et je pense qu’il faut plus d’une vie pour cela, que derrière ce déguisement se cache Dieu lui-même, 
qui nous offre l’occasion de choisir l’amour, la compassion, c’est-à-dire de le reconnaitre…

Ainsi tout ce qui se représente à nous indéfiniment dans notre vie est une main tendue de la source universelle pour nous faire dépasser  
ce qui nous sépare de Dieu lui-même (ou tout autre nom que nos croyances lui donnent).

Peut-être faut-il tout simplement se dire :

« - Voilà que je suis encore confrontée à mes limitations au travers de telles situations difficiles… »

Le caméléon est là, si je le reconnais et que je mets tout mon amour à dépasser mes aversions, mes limitations….

Je ferai un pas de plus vers lui « L’amour inconditionnel »…

Il est tellement facile d’aimer un bébé, un jeune chiot, la beauté sous toutes ses formes.

Aimer le vieillard grincheux, le chien boiteux ou borgne, l’agresseur, la fleur fanée, reconnaitre l’Univers Divin derrière chaque élément puisqu’il est le tout.

Quel défi !!!!!!!!!!!

Je fais la prière de garder tout cela à l’esprit…

Mon but ultime Est de toute manière de prendre de plus en plus conscience de mon lien à la source…
.

 
N/B : Et si je deviens capable d’aimer dans un sens plus large, je deviens aussi capable de m’aimer moi-même dans tous les aspects de qui je suis...

Source: Christina Au’Malley…www.lespasseurs.com

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