Histoire de la Blatte
Posté par othoharmonie le 26 mai 2012
Les blattes peuplent presque tous les habitats terrestres. Leurs adaptations morphologiques, physiologiques et comportementales leur permettent de survivre dans quasiment n’importe quelle condition extrême. Certaines creusent leur terrier sous le sable, en plein désert, pour y trouver de l’humidité. D’autres nagent, ou même plongent sous l’eau. D’autres, enfin, sont associées à des organismes symbiotiques qui digèrent la cellulose du bois qu’elles percent.
Les blattes vivant dans les appartements sont des insectes grégaires. Elles produisent une phéromone d’agrégation. Il s’agit d’une substance odorante incitant les individus d’une même espèce à se regrouper. Des abris où leurs excréments sont abondants apparaissent (en anglais un Fecal Focal Point). A cet endroit, les insectes sont en sécurité. L’abondance des excréments et de la phéromone indique aux blattes que leur cachette n’a pas encore été découverte par leurs ennemis (les habitants du logement). Expérimentalement, on observe que les blattes se développent moins vite lorsqu’elles sont isolées. De plus, les cafards se nourrissent davantage en présence de cette phéromone.
Les blattes vivent en petits groupes de type familial. Ces groupes se composent d’individus du même âge et probablement nés de la même mère. Dans les habitations, ces groupes se rassemblent pour former des grandes communautés de plusieurs centaines ou même de milliers d’individus. Cependant, le concept de hiérarchie ou de spécialisation des tâches est inexistant. Chaque individu est autonome.
Les blattes sont très résistantes, y compris à des doses de radiations mortelles pour l’homme. En janvier 2008, L’émission MythBusters a effectué des tests d’irradiations sur des insectes et confirmé une survie à des doses d’une dizaine de fois la dose mortelle pour un humain, ce phénomène est général aux invertébrés (les mouches du vinaigre de l’expérience ont survécu à des doses beaucoup plus fortes).
Les blattes peuvent rester un mois sans manger ni boire, et retenir leur respiration pendant 45 minutes (sous l’eau).
Une blatte décapitée peut survivre 7 à 9 jours (il est à rappeler que le système nerveux central des insectes est constitué d’une chaîne de ganglions le long du corps, et non centré autour d’un cerveau comme pour les vertébrés), la respiration s’effectuant par des trous disséminés dans son corps, les spiracles et son abdomen pouvant stocker de l’énergie pour cette durée.
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Par delà les espèces dites « domestiques », il existe en France plus d’une vingtaine d’espèces de blattes « sauvages », relevant pour la presque totalité du Genre Ectobius. Certaines d’entre-elles sont très fréquentes, notamment en milieu rural, où elles vivent par exemple dans les herbes, les feuilles mortes, ou encore sur les buissons Les incursions dans l’habitat ne sont pas rares, mais ces petites blattes n’y séjournent pas, et ne présentent donc pas de risques. Bien entendu elles s’y rencontrent en exemplaires isolés, ce qui permet de les différencier des blattes « domestiques » qui elles « colonisent » très vite les lieux !
Leurre a introduit un mini-robot dans une société de blattes et essayé d’influencer la prise de décision du groupe par l’intermédiaire du robot. Mission réussie ! Deux ou trois robots ont suffi pour entraîner une dizaine de cafards à leur suite, vers un abri clair au lieu d’un abri sombre, la préférence naturelle des insectes.