Le langage des abeilles

Posté par othoharmonie le 18 décembre 2011

Karl Von FRISCH, 1927


 

 Le langage des abeilles dans ABEILLES 170px-Western_honeybee_bottom_%28aka%29

Après s’être débarrassée de sa charge, la pourvoyeuse entame une sorte de ronde. Elle se met à trottiner à pas rapides sur le rayon, là où elle se trouve, en cercles étroits, changeant fréquemment les sens de sa rotation, décrivant de la sorte un ou deux arcs de cercle chaque fois, alternativement vers la gauche et vers la droite. Cette danse se déroule au milieu de la foule des abeilles, et est d’autant plus frappante et attrayante qu’elle est contagieuse. (…) Si l’on regarde attentivement une des ouvrières qui escortent la danseuse, on peut observer qu’elle se prépare à l’envol, fait un brin de toilette, se faufile vers le trou de vol et quitte la ruche. Dès lors, il ne faut pas longtemps pour que d’autres abeilles viennent s’associer, sur notre table d’expérience, à la première qui l’a découverte. Les nouvelles venues dansent aussi, lorsqu’elles rentrent chargées à la ruche, et plus les danseuses sont nombreuses, plus il y a d’abeilles qui se pressent vers la table. La relation ne peut-être mise en doute : la danse annonce dans la ruche la découverte d’une riche récolte. Mais comment les abeilles qui en sont averties trouvent-elles l’endroit où il faut aller la chercher ? (…)

Si nous nous arrangeons pour que des abeilles numérotées, appartenant à une ruche d’observation, aillent récolter au voisinage de celle-ci, et qu’au même moment d’autres bêtes marquées, de la même colonie, remplissent leur jabot à un endroit beaucoup plus éloigné, les rayons de la ruche seront le théâtre d’une scène surprenante : toutes les ouvrières qui butinent près de la ruche exécutent des rondes et toutes celles qui récoltent loin font des danses frétillantes. Dans ce dernier cas, l’abeille court en ligne droite sur une certaine distance, décrit un demi-cercle pour retourner à son point de départ, court de nouveau en ligne droite, décrit un demi-cercle de l’autre côté et cela peut continuer au même endroit pendant plusieurs minutes. Ce qui distingue surtout cette danse de la ronde, ce sont de rapides oscillations de la pointe de l’abdomen, et elles sont toujours exécutées pendant le trajet en ligne droite (appelé pour cela trajet frétillant). Si l’on 250px-Cerana dans ABEILLESéloigne progressivement le ravitaillement qu’on avait placé près de la ruche, on observe que quand il est distant de 50 à 100 mètres, les rondes des pourvoyeuses font place à des danses frétillantes. De même, si l’on rapproche petit à petit celui qui était loin, les danses frétillantes sont remplacées par des rondes lorsqu’on arrive à une distance de 100 à 50 mètres de la ruche. Les deux danses représentent donc deux expressions différentes de la langue des abeilles ; l’une indique la proximité d’une récolte, l’autre son éloignement, et, comme on peut le démontrer, c’est bien dans ce sens que les abeilles les interprètent. (…)

Il serait de peu d’intérêt pour les abeilles d’apprendre qu’à 2 kilomètres de la ruche il y a un tilleul en fleur, si ne leur était communiquée en même temps la direction dans laquelle il faut chercher. Et effectivement, la danse frétillante comporte également des indications sous ce rapport. Celles-ci sont données par l’allure de cette danse, et en l’occurrence par la direction de son parcours rectiligne. Pour faire part de leurs directives, les abeilles recourent à deux méthodes bien distinctes, selon qu’elles exécutent leur danse sur le rayon disposé verticalement dans la ruche – cas le plus fréquent -, ou sur une surface horizontale, par exemple sur la planchette d’envol (…). Nous nous souviendrons d’abord du rôle de boussole que joue le soleil. Si, pour voler de la ruche jusqu’au ravitaillement, l’ouvrière a le soleil sous un angle de 40° à gauche et vers l’avant, elle observe ce même angle par rapport au soleil lorsqu’elle danse, et stipule ainsi directement le lieu de la récolte. Les abeilles qui suivent la danseuse enregistrent sa position par rapport au soleil .

 

                                                                             Gif abeilleGif abeille

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Abeille et médecine chinoise

Posté par othoharmonie le 18 décembre 2011

Claudette Raynal – Médecine Traditionnelle Chinoise
(Institut de MTC,France; Université de MTC de Shanghai) en Apithérapie

(Co-fondatrice de l’Association Francophone d’Apithérapie, membre de la Société Allemande d’Apithérapie, de l’Association Suisse d’Apithérapie et de « Bees for Life ») – Traductrice du cours internet d’Apithérapie du Dr. Stefan Stangaciu  - Conférencière lors de Congrès Internationaux sur les liens entre Médecine Chinoise et Apithérapie

Auteure du livre « Guérir avec les Abeilles, Apithérapie et Médecine Chinoise »
Et du CD « Healing with Bees, Apitherapy and Chinese Medecine” (voir Boutique
)

Voici un extrait de ce que vous pourrez découvrir dans ces ouvrages.

Abeille et médecine chinoise dans ABEILLES 300px-Bienen_auf_Wabe_1La Médecine Traditionnelle Chinoise, respectueuse de l’Homme dans sa globalité, y compris son environnement, est en harmonie avec l’Apithérapie : respect de l’abeille, de son savoir, de son activité, de ses produits.

 L’histoire de la MTC commence dès la plus haute antiquité. Elle s’inscrit dans la philosophie taoïste de son principal fondateur : Lao Tseu (6° siècle avant JC).   L’homme est à l’image de la nature, il est situé entre le Ciel et la Terre, il doit vivre en harmonie avec l’Univers.  Le Yin (la structure, la matière, l’espace…) et le Yang (l’immatériel, le rythme, le temps…) sont la double polarité du Qi : l’énergie qui anime l’Homme et l’Univers.

 En Médecine Chinoise, chaque partie du corps, chaque organe, chaque émotion, chaque symptôme, etc. peut être classé selon ces deux polarités.

 La médecine chinoise considère la maladie comme l’expression d’un déséquilibre du Qi :
- insuffisance
- blocage ou stagnation de l’énergie
- pénétration « d’énergies perverses » comme l’excès de froid, d’humidité, de chaleur, de vent ou d’agents pathogènes infectieux.

 Pour le médecin traditionnel chinois soigner sera donc :
- découvrir et agir sur la source du déséquilibre,
- permettre au patient de retrouver son équilibre interne
- et de se ré-axer entre Ciel et Terre. 

 220px-Drohnenpuppen_81b dans ABEILLESTous les produits de la ruche, par leurs propriétés bioénergétiques s’inscrivent dans cette logique thérapeutique en restaurant l’énergie vitale des tissus.  Les produits de la ruche sont des produits naturels à la fois végétaux et animaux puisque transformés          ou  élaborés par l’abeille. Tous leurs composants agissent en synergie pour améliorer la santé de l’homme.

 Les produits fabriqués par les abeilles ont une action privilégiée sur un organe et agissent secondairement sur d’autres organes.

A visiter  http://apimc.free.fr/1.html

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Abeille messagère de l’été

Posté par othoharmonie le 18 décembre 2011

 

Abeille messagère de l'été dans ABEILLES 220px-Ocelles-Abeilles_Luc_ViatourMessagère de l’été, l’abeille est associée à la lumière et au soleil car selon la mythologie égyptienne, elle serait née des larmes du dieu-soleil Ré tombées sur terre. Pour les Nosaïris, hérésiarques musulmans de Syrie, Ali, lion d’Allah est le Prince des abeilles qui, selon certaines versions, seraient les anges, et selon d’autres, les croyants.

Dans le langage métaphorique des derviches Bektachi, l’abeille représente le derviche et le miel est la divine réalité qu’il recherche. De même dans certains textes de l’Inde, l’abeille représente l’esprit s’enivrant du pollen de la connaissance.

Personnage de fable pour les Soudanais et les habitants de la boucle du Niger, elle est symbole royal en Chaldée, bien avant que le Premier Empire en France ne la glorifie. Ce symbolisme royal ou impérial est solaire.

L’abeille dans l’Egypte ancienne

 Systropha planidensSymbole de l’âme, elle est parfois identifiée à Déméter pour la Grèce antique où elle peut représenter l’âme descendue aux enfers ; ou bien, au contraire, elle matérialise l’âme sortant du corps. A Eleusis et à Ephèse, les prêtresses portent le nom d’abeilles. Virgile en a célébré les vertus. On les trouve représentées sur les tombeaux en tant que signes de survie post-mortuaire. Car l’abeille devient symbole de résurrection. La saison d’hiver, trois mois, durant laquelle elle semble disparaître, car elle ne sort pas de sa ruche, est rapprochée du temps, trois jours, durant lequel le corps du Christ est invisible, après sa mort, avant d’apparaître de nouveau ressuscité.

On la retrouve au Cachemire et au Bengale, et dans de nombreuses traditions indiennes d’Amérique du Sud, ainsi qu’en Asie centrale et en Sibérie. Platon, enfin, affirme que les âmes des hommes sobres se réincarnent sous forme d’abeille.

Une histoire de la mythologie grecque raconte qu’un jour les abeilles d’Aristée, fils d’Apollon, étaient toutes mortes. Amoureux de la Dryade Eurydice, il fut cause de sa mort, en la poursuivant le jour de ses noces avec Orphée : comme elle fuyait devant lui, la malheureuse n’aperçut pas sous ses pieds un serpent caché dans les hautes herbes. Pour la venger, les nymphes, ses compagnes, firent périr toutes les abeilles d’Aristée. Sa mère, Cyrène, dont il implora le secours afin de réparer cette perte, le mena consulter Protée, dont il apprit la cause de son infortune, et reçut ordre d’apaiser les mânes d’Eurydice par des sacrifices expiatoires. Docile à ses conseils, Aristée, ayant immédiatement immolé quatre jeunes taureaux et autant de génisses, en vit sortir une nuée d’abeilles qui lui permirent de reconstituer ses ruches.

 dans ABEILLESL’abeille symbolise également l’éloquence, la poésie et l’intelligence. La légende concerne Pindare et Platon, puisque des abeilles se seraient posées sur leurs lèvres au berceau,  elle est d’ailleurs reprise par Ambroise de Milan ; les abeilles frôlent ses lèvres et pénètrent dans sa bouche. Les propos de Virgile selon lequel les abeilles renferment une parcelle de la divine Intelligence reste vivant chez les Chrétiens du Moyen Age. On retrouve ici la valeur symbolique du bourdonnement, véritable chant, de l’abeille.

Par son miel et par son dard, l’abeille est considérée comme l’emblème du Christ ; d’un côté, sa douceur et sa miséricorde ; et de l’autre, l’exercice de sa justice en tant que Christ-juge. Les auteurs du Moyen Age évoquent souvent cette figure. Pour Bernard de Clairvaux, elle symbolise l’Esprit Saint.

Les Celtes se réconfortaient avec du vin miellé et de l’hydromel. L’abeille, dont le miel servait à faire de l’hydromel ou liqueur d’immortalité, était l’objet, en Irlande, d’une étroite surveillance légale. Un texte juridique dit que « la noblesse des abeilles vient du paradis et c’est à cause du péché de l’homme qu’elles vinrent de là ; Dieu répandit sa grâce sur elles et c’est à cause de cela qu’on ne peut chanter la messe sans la cire ». 

L’ensemble des traits empruntés à toutes les traditions culturelles dénote que, partout, l’abeille apparaît essentiellement comme douée d’une nature ignée, c’est un être de feu. Elle représente les prêtresses du Temple, les Pythonisses, les âmes pures des initiés, l’Esprit, la Parole ; elle purifie par le feu et elle nourrit par le miel ; elle brûle par son dard et illumine par son éclat.

Des abeilles domestiques autour de leur reine, sur un rayon de mielSur le plan social, elle symbolise le maître de l’ordre et de la prospérité, roi ou empereur, non moins que l’ardeur belliqueuse et le courage. Elle s’apparente aux héros civilisateurs, qui établissent l’harmonie par la sagesse et par le glaive. 

Quant à la ruche, c’est un symbole lunaire et Cancer puisqu’elle est la maison des abeilles et, par métonymie, les abeilles elles-mêmes, en tant que collectivité, peuple. Sa valeur symbolique est claire : en tant que « maison », la ruche est rassurante, protectrice, maternelle. En tant que collectivité, elle est laborieuse : le but de la ruche n’est-il pas celui de l’atelier, de l’usine. Elle symbolise cette union appliquée, organisée, soumise à des règles strictes, qui est censée apaiser les inquiétudes fondamentales de l’être et donner la paix. Ainsi dans les sectes initiatiques ou les communautés religieuses formes d’organisations évoquant symboliquement celles par lesquelles certains maîtres, chefs d’Etat ou d’entreprise assurant aujourd’hui leur pouvoir, sous les noms d’ordre, de justice et de sécurité.

Dictionnaire des Symboles – Jean Chevalier et Alain Gheerbrant – Robert Laffont/Jupiter – Collection Bouquins 

 

                                                                              Gif abeille

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La reine des abeilles

Posté par othoharmonie le 18 décembre 2011

La reine des abeilles dans ABEILLES 220px-Abeille-bee-faceLa reine est le seul individu femelle fertile de la colonie. Elle provient d’un œuf fécondé, identique à celui d’une ouvrière, mais pondu dans une cellule spéciale, la cellule royale, plus vaste et de forme ronde, non hexagonale, contrairement à celle des ouvrières. Tout au long de son développement, la larve sera nourrie exclusivement de gelée royale et c’est ce régime, et lui seul, qui lui permettra de devenir une reine. Les reines sont élevées exclusivement au printemps, pour remplacer une reine vieillissante ou malade, ou pour un essaimage, qui n’aura lieu que si la colonie est prospère et le climat favorable. Il semble que cela soit la transmission des hormones de la reine, qui les répand avec ses pattes, en permanence dans la ruche, qui soit le facteur déterminant son remplacement et la construction de cellules royales. Peu de temps après sa naissance, la jeune reine va entreprendre des vols nuptiaux. Elle va rejoindre un point de rassemblement où se réunissent les mâles du voisinage, assurant ainsi la diversité génétique. Elle va s’accoupler avec plusieurs mâles, en plein vol, jusqu’à ce que sa spermathèque soit remplie. Les mâles qui l’auront fécondée vont tous mourir peu de temps après l’accouplement, leurs organes génitaux ayant été arrachés. La reine va conserver tout ce sperme dans sa spermathèque et restera ainsi fécondée pour le restant de sa vie, de quatre à cinq ans.

Elle possède un abdomen plus allongé que celui des simples ouvrières. Ce même abdomen possède moins de poils et sa taille permet une ponte plus aisée dans chaque alvéole. Contrairement aux ouvrières, le dard de la reine ne possède pas de crochet et ne reste pas pris dans la peau d’un animal lors d’une piqûre, ce qui lui évite de mourir.

Il est rare de pouvoir observer une reine à l’extérieur, alors qu’il est relativement facile de la remarquer à l’intérieur d’une ruche : elle est entourée de nombreuses ouvrières qui la protègent et la nourrissent.

 

                                                                                         Gif abeille

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Abeille et les cinq éléments

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2011

 Abeille et les cinq éléments dans ABEILLESLa loi des cinq éléments, fondamentale en Médecine Chinoise, met en évidence ces affinités entre les produits de la ruche et les organes.  Connaître cette loi est donc un outil précieux pour une bonne pratique de l’apithérapie.

 Ces 5 éléments sont : le bois, le feu, la terre, le métal et l’eau.

 Chaque élément est « la mère » du suivant, lequel en conséquence est « son fils ». C’est la Loi « Mère-Fils ». Par exemple, le Métal est la Mère de l’Eau et le Fils de la Terre

  Pollen et élément Bois.
 • Le pollen fertilise les végétaux. Il est récolté en abondance au printemps, il a une couleur jaune-verdâtre et une saveur acide/amère.
• Il correspond au foie et à la vésicule biliaire.
 • En MTC le foie commande les aponévroses musculaires et les tendons, il stocke le sang, règle la circulation de l’énergie, communique avec les yeux, régule les émotions, les sentiments.
 • Le pollen traite le foie, les troubles de la vision, stimule l’activité musculaire, agit contre le stress et l’irritabilité. 

Pollinationn.jpg   Venin d’abeille et élément Feu.
 • Chacun de nous a fait l’expérience d’une piqûre d’abeille et ressenti la douleur brûlante de celle-ci. Un  trop grand nombre de piqûres simultanées peut provoquer un arrêt cardiaque.
 • Le venin correspond au cœur et à l’intestin grêle.
 • En MTC, le cœur dirige les fonctions mentales, il gouverne les vaisseaux sanguins et donc nourrit le  corps en entier. 
  • Le venin d’abeille facilite la circulation du sang, régule le rythme cardiaque, agit sur le système nerveux   central et les fibres motrices. 

    Miel et élément Terre.
  • Sa belle couleur ambrée, sa saveur douce et sucrée évoque la Terre, 5° saison en MTC.
 • Le miel correspond à la rate, au pancréas et à l’estomac.
  • La rate assure le transport et la transformation des matières nutritives pour produire le Qi et le sang. Elle retient le sang dans les vaisseaux (homéostasie).Elle harmonise les formes (la chair) et les membres.
  • Le miel est bénéfique à l’appareil digestif et au sang.
  De plus, la Terre en Médecine Traditionnelle Chinoise représente le mouvement harmonisateur des quatre autres éléments (Bois, Feu, Métal et Eau).
   Les apithérapeutes connaissent bien ce rôle merveilleux du miel qui harmonise les prescriptions et tous les organes. A 220px-Bienenwabe_mit_Eiern_und_Brut_5 dans ABEILLESl’image de la Terre, il est notre Mère. 

       Gelée royale et élément Eau.
 • Sa saveur est légèrement salée et acre. C’est la nourriture exclusive de la reine à laquelle elle confère   puissance et longévité.
 • Elle correspond à l’élément Eau et donc au rein et à la vessie.
 • Or le rein, en MTC, renferme le potentiel héréditaire : le Jing rénal et notre énergie vitale acquise. Il favorise la croissance du corps et la fertilité, il fortifie le système nerveux et les os, il contrôle l’eau dans le corps et reçoit le Qi.
 • La gelée royale soutient l’énergie vitale de l’individu, accroît son immunité, facilite sa croissance et sa fertilité, régénère les tissus, est euphorisante.

     Propolis et élément Métal.
• En automne, les abeilles collectent la propolis pour protéger la ruche (contre le froid, l’humidité, les  prédateurs, les infections microbiennes). C’est l’antibiotique des abeilles
 • Les poumons, tout l’appareil respiratoire, la peau et les muqueuses correspondent à l’élément Métal. Les affections des voies respiratoires (nez, gorge, trachée, bronches) sont fréquentes à l’automne
 • Le poumon est couplé avec le Gros Intestin : élimination des déchets (dioxyde de carbone, selles). Ils ont, tous les deux, une action de première importance dans la protection du corps contre les infections (bactéries, virus, champignons).
 • La propolis a des propriétés anti-microbiennes, antivirales, anti-carcinogéniques. Elle régénère les tissus et le système immunitaire.

 Le miel, le pollen, la propolis, la gelée royale, le venin, en synergie avec chacun de nos organes, voient leur action potentialisée par les méthodes de la Médecine Chinoise.

 A visiter http://apimc.free.fr/1.html

 

                                                                      gifs abeilles etc.

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Abeille et superstitions

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2011

 

Nées des larmes du Christ et appelées petites servantes de Dieu, les abeilles doivent être ménagées ; en tuer une porte malheur.

 Les abeilles ou « les petites servantes de Dieu ».

Abeille et superstitions dans ABEILLES 220px-Ocelles-Abeilles_Luc_ViatourSelon la tradition chrétienne, les abeilles sont directement originaires du paradis d’où leur surnom de « petites servantes de Dieu », car elles sont humbles et ne rechignent jamais au labeur.

En tuer une est donc un risque certain de s’attirer le malheur !

En milieu rural, avant le mariage, la jeune fille se devait d’en informer les abeilles. Si celles ci continuaient à butiner et qu’elles ne déplaçaient pas leur ruche, alors il était admis qu’elles étaient satisfaites de l’événement à venir et que ceci était de bon augure.

Lors d’un décès, un membre de la famille se rendait à la ruche et prononçait à 3 reprises la formule suivante : « Petites fées, Petites fées, votre maître (ou maîtresse) est mort(e) » ! En effet ne pas les prévenir faisait courir le risque qu’elles ne Gif abeillemeurent à leur tour ou encore qu’elles partent à jamais.

Des présages pouvaient aussi être tirés de leur comportement. De manière générale, si elles devenaient paresseuses c’était signe d’une catastrophe à venir, à l’inverse une production particulièrement abondante était une promesse de prospérité.

Au pays de Galles, une abeille autour du berceau d’un enfant endormi annonce qu’il aura la volonté et la chance nécessaire pour mener à bien ses projets.

 Si une abeille pénètre dans une maison, c’est signe de bonne nouvelle ou de visite, si elle pique un rhumatisant à l’articulation douloureuse, il est guéri, mais si un essaim s’installe dans le jardin, il faut s’attendre à une mort prochaine.

 

 

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Abeille en général

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2011

 Abeille butinantEn Europe, l’espèce la plus connue est Apis mellifera qui, comme la plupart des abeilles à miel, appartient au genre Apis. Cependant, la majorité des abeilles ne produisent pas de miel.
Les abeilles sont nettement distinctes des guêpes, par leur morphologie et leur comportement. Les bourdons en revanche sont un genre particulier d’abeilles.

Les abeilles peuvent être classées selon leur mode de vie : les abeilles domestiques, sauvages, solitaires ou bien sociales…

Toutes les abeilles sont des insectes hyménoptères, végétariens et butineurs. Butiner signifie voler de fleur en fleur à la recherche de nourriture. L’abeille récolte ainsi dans la nature nectar, propolis, miellat et pollen. En butinant l’abeille assure également la pollinisation, c’est-à-dire le transport du pollen permettant la reproduction des plantes.

Leur taille distingue les abeilles des bourdons, aux mœurs comparables mais plus ronds et généralement plus gros. Les guêpes ont quant à elles la taille fine, pas de poils et sont volontiers carnivores. Le nom d’abeille est ainsi généralement accordé aux espèces dont l’aspect se rapproche de celui des mouches. Leurs quatre ailes reliées deux à deux différencient pourtant facilement les abeilles des mouches, notamment des syrphes, ces diptères également pollinisateurs qui arborent par mimétisme le costume rayé de la guêpe et parfois celui, plus poilu, de l’abeille.

Abeille en général dans ABEILLES 220px-Drone_24aSelon les habitudes de vie des espèces, on distingue plusieurs catégories d’abeilles : l’expression « abeille domestique » est l’un des noms usuels de l’abeille européenne (Apis mellifera) mais elle peut aussi être employée pour toute autre abeille domestiquée par l’Homme. Par opposition, on nomme « abeille sauvage » une abeille non domestiquée. L’expression « abeille sociale » désigne une espèce d’abeille vivant en colonie, sinon il s’agit d’une « abeille solitaire » constituant plutôt des agrégations (ou bourgades) de terriers individuels. D’autres espèces sont des « abeilles parasites » qui pratiquent le cleptoparasitisme.

Certaines abeilles transforment une partie de leur récolte en produits dérivés : miel, cire ou gelée royale. Ces produits sont stockés dans des nids plus ou moins élaborés : de simples galeries pour les espèces solitaires, des assemblages complexes de rayons de cire pour les espèces sociales. Les espèces qui en produisent en quantité significative sont appelées des « abeilles à miel ».

Article détaillé : Liste des races d’abeilles d’élevage

 

                                                    Gif abeille                                                                  Gif abeille

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Les abeilles sociales

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2011

Les abeilles sociales forment des colonies, groupes d’abeilles vivant en société. La colonie est composée de trois castes :

  • La reine, l’unique femelle fertile et fécondée du groupe, mère de toute la colonie. Son espérance de vie est de plusieurs années.
  • Une majorité d’ouvrières, femelles stériles qui assurent l’entretien et le ravitaillement du nid, ainsi que les soins au couvain (sorte de maternité où se développent les futures abeilles). Elles assurent successivement toutes ces tâches au cours d’une vie durant de quelques semaines à quelques mois.
  • Des mâles (ou faux-bourdons) dont le seul rôle connu est la fécondation des futures reines. Ils meurent après l’accouplement.

Fichier:Queencell 0017.JPGUne colonie peut perdurer pendant plusieurs années si elle survit à la saison froide.

Un essaim d’abeilles est un rassemblement en nombre important d’abeilles de la même famille (ne pas confondre avec un naissain). Quand une vieille reine quitte le nid avec une fraction de sa population (qui peut être importante) pour former une nouvelle colonie, laissant la place à une jeune reine, on parle d’essaimage. Les abeilles évitent ainsi d’engendrer un super-organisme étouffant.

L’essaimage des abeilles est un véritable processus anarchiste d’intelligence collective puisqu’il s’agit de parvenir à un consensus pour définir la future localisation de la colonie. Les éclaireuses relatent une position qui leur semble propice à l’installation de la colonie par une danse dont la vivacité reflète la qualité du lieu désigné, et suffisamment explicite pour en indiquer la position. Toutes les exploratrices ont le même pouvoir d’information et présentent de manière transparente et souvent simultanément leurs découvertes. Selon l’intensité de la communication, l’abeille découvreuse d’un site va recruter un nombre plus ou moins grand de nouvelles éclaireuses qui iront chacune le visiter et entreprendre une évaluation indépendante. Elles pourront à leur tour donner leur opinion, et cette mutualisation perpétuelle des connaissances aboutit au consensus pour une destination.

Les abeilles solitaires

Les abeilles solitaires sont des abeilles sauvages qui ne fondent pas de colonie pérenne (plurLes abeilles sociales dans ABEILLES 319px-Apis_mellifera_Luc_Viatouriannuelle). Certaines espèces, comme l’halicte   (Halictus ) ont cependant une vie communautaire, sans être eusociales. Si les femelles ont parfois une même entrée de nid, elles construisent et s’occupent seule de leurs propres cellules et n’ont aucun contact avec leur descendance.

Certaines espèces sont des « rubicoles » (au sens strict « qui habitent les ronces ») et nidifient dans des tiges de plantes à moelle. D’autres espèces sont des « xylicoles » qui utilisent des galeries creusées dans le bois, soit par elles-mêmes, soit par des insectes xylophages. D’autre espèces enfin creusent leur nid dans des parois de terre sèche ou dans le sol. Chaque cellule, contenant une larve, du pollen et du nectar, est scellée par un bouchon

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Abeille et notre santé

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2011

Gif abeilleLes substances produites par certaines abeilles – cire d’abeille, propolis, gelée royale, miels de différentes plantes et même leur venin – ont la réputation ancestrale d’être excellentes pour la santé.

Ce sont évidemment les abeilles à miel domestiquées qui en sont les meilleures pourvoyeuses.

À la différence des guêpes et des frelons, l’abeille n’est pas un prédateur et ne chasse pas pour se nourrir. Cependant, les abeilles défendent leur nid et leurs routes aériennes des intrus. Les espèces prisées pour l’apiculture sont les plus tolérantes à cet égard. D’autres, comme l’abeille tueuse, hybride apparu au Brésil dans les années 1950, sont plus agressives à l’approche de leur nid. Une abeille en train de butiner est généralement inoffensive.

Du latin apis pour abeille, l’apithérapie est aussi ancienne que l’apiculture elle-même. Elle consiste à utiliser les produits récoltés, transformés ou sécrétés par l’abeille - le miel, la propolis, le pollen, la gelée royale et le venin - à des fins diététiques et thérapeutiques.

Depuis le début des années 1950, des études menées un peu partout dans le monde ont permis de mieux comprendre les vertus traditionnellement attribuées au miel et à la propolis, et de découvrir les bienfaits, jusqu’alors inconnus, du pollen et de la gelée royale. Toutefois, l’application la plus nettement thérapeutique des produits de l’abeille – et l’une des plus anciennes – demeure l’utilisation du venin d’abeille pour soigner les affections rhumatismales et arthritiques chroniques, certaines maladies inflammatoires comme les tendinites et les bursites, ainsi que la sclérose en plaques.

 

Approche millénaire et moderne

gifs abeillesLes connaissances de l’usage médicinal du venin d’abeille remontent à la plus haute Antiquité. Des textes chinois vieux de 2 000 ans en font mention. De même, Hippocrate (460-377 av. J.-C.), le père de la médecine, considérait le venin comme un remède idéal pour traiter l’arthrite et les problèmes d’articulations. Au XIXe siècle, le médecin autrichien Phillip Terc, un pionnier de l’apithérapie dans la médecine moderne, utilisait le venin d’abeille pour traiter les maladies rhumatismales. Dans son rapport publié en 1888 (Report about a peculiar connection between the beestings and rheumatism), il signale qu’aucune complication n’est survenue durant les 25 années au cours desquelles il a traité plus de 500 patients souffrant de rhumatismes, et pratiqué plus de 39 000 traitements.

 

Charles Mraz est aussi considéré comme un grand maître de l’apithérapie. Il a pratiqué pendant plus de 60 ans à la fois comme apiculteur et thérapeute, dans l’État du Vermont aux États-Unis, et a transmis son savoir-faire un peu partout gifs abeilles etc.dans le monde, jusqu’à sa mort en 1999. En 1928, Franz Kretchy a mis au point une technique permettant de contourner l’application directe du venin par piqûres d’abeilles en injectant une solution à l’aide d’une seringue. Bien que l’approche soit controversée, elle n’a cessé de susciter de l’intérêt. Plusieurs organismes, qui regroupent des individus ainsi que des associations engagés dans l’apithérapie et dans les domaines connexes, notamment Apitherapy.com et l’American Apitherapy Society, veillent à transmettre les plus récentes découvertes dans le domaine (voir Sites d’intérêt).

 

Les données concernant l’efficacité de l’apithérapie reposent presque uniquement sur des preuves anecdotiques. Il n’y a pas d’études scientifiques qui en auraient démontré les effets thérapeutiques de façon vraiment probante. Toutefois, des recherches récentes ont permis d’identifier, en partie, les composants du venin qui seraient responsables de son action. Il contient en effet certains agents anti-inflammatoires, notamment l’adolapine et la mélittine. Reconnue pour être 100 fois plus puissante que l’hydrocortisone, la mélittine stimule la production de cortisol, une hormone stéroïdienne qui agit aussi comme anti-inflammatoire. En règle générale, on s’entend pour dire que ces composants ont une action tonifiante et stimulante, qu’ils renforcent le système immunitaire et contribuent à détoxiquer l’organisme.

 

Issu du site…. http://www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Fiche.aspx?doc=apitherapie_th

                                                        gifs abeilles

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Piqûre d’abeille

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2011

Piqûre d'abeille dans ABEILLESLorsqu’elle se trouve menacée, l’abeille utilise son dard pour injecter du venin à son agresseur. Cet aiguillon dentelé, dont seules les femelles sont pourvues, reste fiché dans la peau de la victime et est arraché de l’abdomen de l’abeille lorsque celle-ci s’éloigne. Il entraîne à sa suite une partie des organes internes de l’abeille, dont son sac à venin. Cette déchirure est presque toujours fatale à l’abeille piqueuse. Même après le départ de l’abeille, les contractions réflexes des muscles arrachés continuent d’injecter le venin contenu dans le sac, une trentaine de secondes étant nécessaires pour vider celui-ci. Il faut donc éviter de le compresser en le retirant dans les secondes suivant la piqûre.

Chez certaines espèces comme les mélipones, l’aiguillon, sous-développé, ne permet pas la piqûre : l’abeille se défend alors par une morsure urticante.

Une piqûre injecte en moyenne 140 µg de venin, selon l’espèce d’abeille et le délai avant lequel l’aiguillon est retiré. Sauf en cas d’intolérance, une unique piqûre est inoffensive pour l’Homme. Toutefois, l’emplacement des piqûres, leur nombre ou une sensibilité allergique peuvent occasionner des décès en cas de choc anaphylactique.

220px-Bienenstich_Oberlippe dans ABEILLESEn l’absence de données significatives, la dose létale médiane n’est pas établie avec certitude et oscille, selon les auteurs, entre 1,3 mg⋅kg- et 3,5 mg⋅kg- de venin. Le nombre de piqûres nécessaires pour atteindre ces doses, pour un adulte pesant entre 60 kg et 70 kg, varie selon les espèces et les estimations entre 600 et 1 750. Seules les abeilles tueuses, au comportement extrêmement agressif, sont susceptibles de causer un si grand nombre de piqûres. En revanche, leur venin ne diffère pas sensiblement de celui des autres espèces d’Apis mellifera.

Le jus d’oignon fraîchement coupé est assez efficace pour soulager la douleur des piqûres d’abeille. Plonger la partie blessée dans du vinaigre pendant 30 minutes permet aussi une très nette diminution de la douleur et du gonflement.

L’allergie au venin d’abeille

On estime qu’environ 2 % (certaines sources indiquent jusqu’à 5 %) de la population serait allergique au venin d’abeille. Néanmoins, dans de rares cas, cette allergie peut s’avérer fatale. Avant d’entreprendre une thérapie, il est donc préférable de subir un test d’allergie. On recommande également de toujours avoir à sa portée un auto-injecteur d’épinéphrine

 

                                                                                   Gif abeilleGif abeille

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Reine des abeilles

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2011

 

Comment devenir reine chez les abeilles

Reine des abeilles dans ABEILLESA la naissance les abeilles naissent égales, et sont toutes nourries de gelée royale jusqu’au 3ème jour. Mais une seule deviendra reine en étant nourrie de cette même gelée jusqu’au 14e et 15e jour de son existence.

 La reine assure la pérennité de la colonie et les ouvrières remplissent toutes les tâches d’entretien et de production. Les mâles dont le rôle est uniquement la reproduction sont tolérés dans la ruche l’espace d’un été. Ceux qui accompagnent la reine lors du vol nuptial pour la féconder meurent immédiatement après. La ruche s’éveille au printemps et les abeilles réalisent l’essentiel de leurs activités jusqu’à l’automne.

 

La reine (que l’on appelle aussi la mère) ne mérite aucun de ces deux noms. Ce n’est pas une reine, car elle ne dirige rien. Elle n’est pas une mère car elle ne s’occupe pas de ses enfants.

  Abeille en gros planLa reine (toujours unique) est en fait une pondeuse. Mais quelle pondeuse !!!!!  En haute saison, elle pond environ 2.500 oeufs par 24 heures, ce qui représente une fois et demi son poids !!!!!

 La vie de la ruchée dépend exclusivement de la reine. C’est la seule qui est capable de pondre des oeufs fécondés, c’est à dire des ouvrières qui elles mêmes s’occupent de tout. Et pourtant cette reine, dont dépend la vie de la ruchée et qui réalise des pontes extraordinaires, n’ était au départ qu’une larve comme les autres. On peut faire une reine à partir de n’ importe quelle larve ….à condition qu’on la nourrisse avec de la gelée royale. Je parlerai de cette gelée royale par la suite.

 Contrairement à ce que l’on pensait il y a encore quelques années, la reine connaîtra plusieurs accouplements et c’est ce qui explique, que dans une ruche, il y a des abeilles différentes (certaines toutes noires, d’autres avec des bandes jaunes ou orangés).

  Toutes les220px-Opened_queencell_0021 dans ABEILLES abeilles ont la même mère mais peuvent avoir des pères différents.

 

 

 

Lorsque la spermathèque de la reine sera pleine, la reine rentrera à la ruche….pour ne plus en sortir.

  Après quelques jours de repos, la reine se mettra à pondre. C’ est-à-dire qu’elle déposera un œuf au fond d’une cellule, libérera quelques spermatozoïdes de sa spermathèque, pour les déposer sur l’œuf, puis passera à la cellule suivante, pour recommencer son manège…..Le seul qu’elle accomplira durant toute sa vie qui peut durer 5 ans. Ce sont les ouvrières qui décideront de l’avenir de ces œufs.

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Abeille et essainage

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2011

 

Gif abeilleLes colonies les plus prospères se reproduisent par essaimage. Au début du printemps, quelques cellules à reine sont édifiées, d’une forme différente de celle des cellules d’ouvrières. Peu de temps avant la naissance des reines, l’ancienne reine quitte la ruche avec la moitié des effectifs de toutes les catégories d’ouvrières pour former un essaim: au moment du départ, toutes les ouvrières se sont gavées le jabot de provisions et, trop obèses, elles ne peuvent pas piquer : un essaim est donc inoffensif, et le reste en principe tout le temps de son voyage. Avec le premier essaim partira la reine fécondée. L’essaim cherchera à trouver un autre abri pour établir sa ruche ou, plus rarement en créera une ex nihilo sur les branche d’un arbre, sur une falaise…

Abeille et essainage dans ABEILLES 188px-CeranaDans la ruche, la première reine qui naît tue immédiatement toutes ses rivales, qui sont encore dans leurs cellules, sauf dans les colonies très importantes, où les abeilles doivent préserver les jeunes reines afin d’essaimer encore deux fois. Il ne peut en effet y avoir qu’une reine par colonie. Une semaine plus tard, elle effectue son premier vol nuptial.

Une colonie peut produire, entre le début du printemps et le début de l’été, jusqu’à trois essaims, ils sont dits respectivement primaire, secondaire et tertiaire.

 

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Communication des abeilles

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2011

La communication revêt une importance particulière chez les insectes sociaux, elle est un facteur de cohésion et de coordination des actions du groupe. Les abeilles communiquent par contacts antennaires, par voie chimique via des phéromones émises par la reine et par des danses qui permettent aux ouvrières de se renseigner entre elles sur les sources de nourriture.

Communication entre la reine et les ouvrières

Abeille en train de collecter du pollen.

Il s’agit d’une communication chimique qui assure la cohésion de la structure familiale de la colonie. La reine émet des phéromones royales qui sont transmises à toutes les ouvrières par l’intermédiaire de contacts de leurs antennes, et par les échanges de nourriture. Celles-ci régulent le comportement des ouvrières et bloquent leur fonction ovarienne.

Au moment de l’essaimage, la reine ne produit pas suffisamment de phéromones par rapport au nombre d’ouvrières. Certaines se mettent à construire quelques alvéoles royaux, plus grands, et vont nourrir la larve uniquement de gelée royale, ce qui provoque le développement d’une ou plusieurs jeunes reines. La première éclose tue les autres larves de reine en développement. Si deux reines éclosent en même temps, elles se combattent à mort. La survivante entreprend quelques jours plus tard son vol nuptial, et se fait féconder par les faux bourdons. C’est en général la vieille reine qui quitte la colonie, avec une partie des ouvrières, pour former un essaim.

 

                                                                                                           Communication des abeilles dans ABEILLES abeille_gif

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Danse des abeilles

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2011

Danse des abeilles dans ABEILLES 320px-ApisDorsataHiveC’est à l’éthologue autrichien Karl von Frisch (1886 – 1982), dans son ouvrage Vie et mœurs des abeilles, que l’on doit la description et la compréhension des «danses» des abeilles. Ces découvertes de Karl von Frisch ont pu être confirmées en 1986, à l’aide d’un robot miniature capable d’exécuter cette danse des abeilles. Grâce à ces mécanismes de communication, les colonies peuvent s’adapter et localiser efficacement les sources de nourriture disponibles. L’intensité plus ou moins grande des danses renseigne sur les plantes qui cessent d’être productives et sur celles qui le deviennent.

Aux autres ouvrières restées dans la colonie, l’abeille découvreuse indique, par danses, la direction des fleurs particulièrement intéressantes à butiner. Selon la proximité de la source de nourriture, elle effectue deux types de rondes différents.

Elle émet également avec ses ailes un son particulier et transmet l’odeur du nectar dont elle veut communiquer la position. Les réceptrices restent en contact avec la danseuse. Ces danses exécutées sur les rayons d’alvéoles sont d’autant plus vives, et de longue durée, que le nectar est abondant et riche en sucre. Alertées, les abeilles jusque-là inactives s’envolent à la recherche de cette nourriture.

Lorsque l’exploratrice effectue une danse en rond, elle indique que la source de nectar est proche, dans un rayon d’environ quarante mètres. La découvreuse décrit un cercle, en tournant sur elle-même à un rythme très rapide, de huit à dix tours en quinze secondes, puis fait un demi-cercle en sens inverse. Les autres abeilles, qui suivent la danseuse en la palpant avec leurs antennes, détectent le parfum de la source de nectar dont son corps est imprégné, et quittent alors la colonie, à la recherche de la source de nourriture, guidées par l’odeur des fleurs à exploiter.

Une danse frétillante indique une ressource en nourriture située à une plus grande distance. Dans ce cas, la butineuse s’oriente par rapport à la direction du soleil: en plus de ses deux yeux composés, elle dispose, sur le haut de la tête, de trois ocelles, des yeux simples qui, sensibles à la lumière polarisée, permettent de repérer le soleil au travers des nuages.

Une reine entourée d'ouvrièresL’abeille découvreuse décrit une courte ligne droite, puis un demi-cercle, pour revenir à son point de départ, elle parcourt à nouveau le diamètre, effectue un nouveau demi-cercle, de l’autre côté, et recommence. Pendant les trajets en ligne droite, le corps de la danseuse est porté en avant, les pattes fermement en contact avec le support, et elle frétille rapidement, à la manière d’un pendule. En suivant la danseuse, les autres abeilles reconnaissent l’odeur de l’espèce de fleur à explorer, et obtiennent aussi des informations sur la direction de la ressource et sa distance par rapport à la colonie. La danse frétillante est d’autant plus rapide que la source de nourriture est proche, et l’angle formé entre la verticale et l’axe de la danse rectiligne est le même que celui formé entre la direction du soleil et celle de la nourriture. Au fur et à mesure de la course du soleil, la danseuse modifie l’angle de sa danse.

Sur les rayons, disposés verticalement, la butineuse se comporte comme précédemment, mais entreprend une danse différente: elle commence par décrire un demi-cercle, puis elle revient vers son point de départ, en suivant une ligne droite, le diamètre; de retour à son point de départ, elle parcourt l’autre demi-cercle, dans l’autre sens, puis parcourt à nouveau en ligne droite le diamètre précédent, avec le même sens de parcours. Ce cycle dont la forme rappelle celle d’un huit est parcouru de nombreuses fois. Lorsqu’elle parcourt le diamètre, l’abeille frétille en agitant l’abdomen latéralement.

 dans ABEILLESLa direction du diamètre indique celle de la source de la miellée. Imaginons un cadran avec la ruche au centre, et le soleil placé au-dessus à la verticale. Sur ce cadran, l’abeille se dirige du centre vers la source de nourriture. Si la source de nourriture est dans la direction du soleil, l’abeille va se diriger verticalement de bas en haut sur la ligne droite. Si la source se trouve à 30° à droite par rapport à la direction du soleil, la ligne droite qu’elle décrira sera inclinée de 30° à droite par rapport à la verticale, elle la parcourra de bas en haut. Si la miellée est à l’opposé du soleil, son trajet se fera alors de haut en bas.

Quant à la distance de la source de nectar, elle est indiquée par le nombre des mouvements latéraux de l’abdomen, lors d’une phase vibrante, ou par la durée de celle-ci (mesure équivalente): ainsi plus le nombre de mouvements est important, plus la source de nourriture est éloignée.

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Mémoire des abeilles

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2011

 

Mémoire des abeilles dans ABEILLES 120px-Asiatic-honey-beeL’utilisation de fleurs artificielles, délivrant une solution sucrée et odoriférante, a permis de mettre en évidence la mémoire olfactive des abeilles. L’odeur mémorisée permet à la butineuse de s’orienter sélectivement vers les fleurs sur lesquelles elle a précédemment trouvé de la nourriture. Au cours de la journée, les abeilles et les bourdons apprennent à mieux exploiter les fleurs qu’ils butinent. En revanche, leur mémoire décroît pendant la nuit. Cette amnésie présente un avantage: les fleurs ayant une vie courte, le souvenir trop persistant de ce qui n’est plus, pourrait inhiber, chez les ouvrières, la recherche de nouvelles fleurs.

De même, les abeilles peuvent utiliser leur mémoire olfactive afin de ne pas reconsommer le nectar de fleurs toxiques qui les a rendues malades.

Production des abeilles

Les abeilles produisent du miel, de la cire pour construire les alvéoles, de la gelée royale pour nourrir les jeunes reines, ainsi que de la propolis qui, une fois mastiquée, sert à colmater les ouvertures et à isoler la ruche.

                                                                                                   abeille-gif-007 dans ABEILLES

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Bibliographie Abeille

Posté par othoharmonie le 16 décembre 2011

 Bibliographie Abeille dans ABEILLES animaux-abeille-00006

  • Jean Pérez (ill. Clément), Les abeilles, Paris, Librairie Hachette et Cie, coll. « Bibliothèque des merveilles », 1889, 348 p. [lire en ligne (page consultée le 1er septembre 2010)]  
  • Hans Bellmann (trad. Marie-Jo Dubourg-Savage, ill. Albert Kerbs, Leo Neuhold, Wolfgang Lang, Hans Bellman), Guide des abeilles, bourdons, guêpes et fourmis d’Europe  : L’identification, le comportement, l’habitat [« Bienen, Wespen, Ameisen : die Hautflüger Mitteleuropas »], Paris, Delachaux et Niestlé, coll. « Les guides du naturaliste », 05 juin 2009 (1re éd. 1995), 336 p. (ISBN 978-2-603-01651-0) 

Articles connexes

 

                                                                  animaux-abeille-00001

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