Disparition de l’Abeille

Posté par othoharmonie le 29 décembre 2011

Disparition de l'Abeille dans ABEILLES 320px-SmokerLe Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles ou CCD (pour l’expression anglaise « Colony Collapse Disorder ») est le nom donné à un phénomène d’abord appelé « syndrome de disparition des abeilles » ou également « Fall-Dwindle Disease » (maladie du déclin automnal des abeilles). Ce phénomène touche les abeilles et par contre-coup la production apicole dans une grande partie du monde. Il touche peut-être aussi des abeilles sauvages.

Ce phénomène dont l’ampleur devient épidémique reste inexpliqué. Les études en cours ne permettent à ce jour que de supposer une synergie entre plusieurs causes.

Les administrations, notamment les services vétérinaires, semblent désemparées face à cette maladie émergente, faute de savoir où porter leurs efforts. Comme les rares chercheurs étudiant ce phénomène, elles ne peuvent s’appuyer que sur un corpus récent et relativement pauvre d’études et de données, écoépidémiologiques notamment.

Ce syndrome est jugé très préoccupant par les apiculteurs, mais aussi par de nombreux écologues, économistes et experts en raison de l’importance économique et écologique de l’abeille en tant que pollinisatrice. L’abeille est généralement considérée comme une « sentinelle » bioindicatrice de l’état de l’environnement, en raison de sa présence presque partout sur terre, de sa capacité à collecter via le pollen et le nectar des doses infimes de polluants et de ce qu’elle soit facile à capturer (pour l’abeille domestique). De ce fait, le syndrome qui la touche alarme également les chercheurs.

Ce syndrome d’effondrement décrit le fait que des abeilles domestiques, subitement, à n’importe quelle époque (hors hiver où la ruche est en quasi-sommeil) ne rentrent pas dans leur ruche. L’absence de cadavres dans la ruche ou à proximité est le second critère définissant ce nouveau syndrome.

Des disparitions d’ouvrières ont déjà été observées par le passé, mais elles ont en 2007320px-Bienenstoecke_Fada_Bild1067 dans ABEILLES des caractéristiques nouvelles jugées alarmantes par le MAAREC (Mid-Atlantic Apiculture Research and extension Consortium) :

  • les abeilles « disparaissent » massivement, fait nouveau et très anormal chez ces insectes sociaux ;
  • les pertes sont brutales : une colonie entière peut disparaître en une seule nuit ;
  • aucune explication satisfaisante n’a été trouvée.

Curieusement, la reine abandonnée semble en bonne santé et souvent continue à pondre, alors qu’il n’y a plus assez d’ouvrières pour s’occuper du couvain. Les quelques abeilles restées à la ruche (de jeunes adultes) semblent manquer d’appétit et la production de miel chute fortement.

 

 

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Recensement des Abeilles

Posté par othoharmonie le 29 décembre 2011

Recensement des Abeilles dans ABEILLESDes disparitions d’abeilles ont été localement décrites dès 1896 et ont reçu plusieurs appellations. Mais un phénomène plus important et généralisé semble toucher les abeilles domestiquées depuis la fin des années 1990 voire 1965 selon certaines études. L’alerte a été donnée dès les années 2000 au moins en Europe, puis par les apiculteurs vers 2006 aux États-Unis, avec une aggravation du phénomène encore en 2007.
L’hiver 2010-2011, ce sont environ 18 % des abeilles domestiques des États-unis qui sont mortes au cours de l’hiver

Les effondrements de colonies semblent se développer dans beaucoup de régions du monde, mais contrairement au secteur des élevages de mammifères (vaches, porcs, moutons, etc.) et poissons, les abeilles ne font pas l’objet d’un suivi coordonné par l’OIE, la FAO ou d’autres instances relevant de l’ONU. En 2007, aucun état des lieux global n’est disponible.

En Europe, un groupe de travail européen sur la prévention des mortalités d’abeilles a été mis en place, coordonné par le centre Agroscope Liebefeld-Posieux à Berne (Suisse) qui estimait fin août 2007 que le phénomène devenait plus fréquent, et qu’il prenait « des proportions plus importantes ».

Pic de disparition au printemps 2007

En 2007, un pic alarmant de disparition d’abeilles est jugé catastrophique par les spécialistes, menaçant la pollinisation de plusieurs cultures maraîchères et fruitières aux États-Unis notamment. Les pommiers, mais aussi les amandiers, les avocatiers, les cerisiers, les oignons, les concombres, le coton, l’arachide, le melon, etc. dépendent de 90 %, voire à 100 % des abeilles pour leur pollinisation. Selon l’INRA, la production de 84% des espèces cultivées en Europe dépend directement des pollinisateurs, qui sont à plus de 90% des abeilles domestiques et sauvages. Les services rendus à la pollinisation par les abeilles sont estimés à environ quinze milliards de dollars par an aux États-Unis. Certains apiculteurs ont perdu 70 % de leurs abeilles.

En juin 2008, le phénomène semble toucher des ruches de l’est de la France.

Quelques chiffres

220px-Pcelinjak_zitkovac_veca dans ABEILLESEn 2007, le taux de ruches abandonnées ou presque désertées atteignait 70 % voire 80 % dans les régions et pays les plus touchés. Un quart du cheptel des ruchers des États-Unis aurait disparu rien que durant l’hiver 2006-2007 et 35 états ont été touchés selon un rapport du Congrès américain de juin 2007.

En Europe, de nombreux pays ont annoncé des pertes importantes (France, Belgique, Italie, Allemagne, Suisse (de 2003 à 2007), Espagne, Grèce, Pologne, Pays-Bas), dès l’an 2000. Dans les ruchers les plus touchés, jusqu’à 90 % des abeilles sont supposées mortes, car non rentrées à la ruche.

Des explications différentes selon les pays

Les causes de la mortalité des abeilles semblent différentes et sont d’ampleur différente selon les pays étudiés :

  • En Belgique, on estime que le varroa affaibit les abeilles, les rendant vulnérables aux virus et bactéries car le varroa est lui-même vecteur de virus.
  • En Espagne, on a d’abord estimé que le nosema ceranae est la principale cause de la mortalité des abeilles.
  • Aux Etats-Unis, on a trouvé une corrélation entre l’effondrement des abeilles, apparemment désorientées et ne retournant pas à leur ruche, avec une souche de virus IAPV (Dicistroviridae).
  • En France, on suspecte aussi des pesticides ou des synergie entre pesticides, dont le Gaucho, qui par précaution a été interdit sur le tournesol depuis 1999.

320px-BeekeeperRecensement des causes possibles

 

 

Le rapport de l’AFSSA intitulé Mortalités, effondrements et affaiblissements des colonies d’abeilles et présenté en colloque le 17 juin 2009 énumère quarante facteurs contribuant potentiellement à la surmortalité des abeilles.

 

 

 

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Maladie de l’abeille

Posté par othoharmonie le 29 décembre 2011

La maladie noire ou paralysie chronique des abeilles, encore appelée « mal de mai » ou « mal des forêts » par les apiculteurs, est une maladie virale des abeilles (mais qui pourrait toucher d’autres insectes, dont les fourmis) décrite dans de nombreux pays, et induite par un virus qui infecte notamment les cellules du ventricule et du système nerveux de l’abeille.

Maladie de l'abeille dans ABEILLESLe virus responsable a été identifié et nommé virus de la paralysie chronique (CBPV : Chronic Bee Paralysis Virus) par Leslie Bailey en 1968, mais les anglo-saxons nomment aussi la maladie May sickness, ou C.P.V. (Chronical Paralysis Virus). Le qualificatif « chronique » a été donné par opposition à la paralysie « aiguë » induite par un autre virus l’Acute Bee Paralysis Virus (ABPV) qui, en condition expérimentale (à la suite d’une inoculation volontaire), produit une paralysie des abeilles en 2 à 5 jours alors qu’il en faut 7 au CBPV. Selon les experts de l’AFSSA, il contribue de manière significative aux mortalités d’abeilles

L’origine et l’histoire ancienne de la maladie sont inconnues.

Une contagion expérimentale a été faite pour la première fois en 1945 par Burnside.

Bailey a purifié le virus en 1963 (Bailey et al. 1963). Il peut pénétrer l’abeille par la voie digestive, mais aussi par des lésions de la cuticule (dans ce cas, une charge virale moindre suffit). L’Afssa a montré que le virus est encore présent et infectant dans les fèces d’abeille, ce qui explique la contagion entre abeilles et colonies lors de confinement des colonies.

Une charge virale élevée a été trouvée par l’Afssa chez les fourmis prélevées près de colonies malades, ces dernières pouvant peut-être contribuer à disséminer le virus (études à suivre).

L’apport de miellat à la colonie par les ouvrières semble être une cause établie de transmission du virus à une colonie, mais il en existe peut-être d’autres, dont la contamination par le matériel apicole.

La maladie est contagieuse dans la ruche ou le rucher et peut décimer des essaims entiers, entrainant d’importantes pertes économiques.

Les symptômes peuvent être confondus avec ceux de certaines intoxications par des produits neurotoxiques

  • Perte de pilosité, une coloration noire et brillante chez certaines abeilles (d’où le nom de « maladie noire » et d’ « abeille noire » (à ne pas confondre avec le nom, identique, d’une variété d’abeille) ou de « petite noire », ( « petites noires » car les abeilles glabres semblent plus petites et amaigries pour celui qui les observe) ;
  • Une mortalité parfois importante.
  • Agitation anormale et particulière au trou de vol : les abeilles saines repoussant les abeilles malades à l’extérieur (= comportement dit de « houspillage »)
  • Certaines abeilles ont un abdomen gonflé (ce qui a fait évoquer une « constipation » à des auteurs anciens)
  • Paralysie, décrite par Bailey (en 1976), avec corps et ailes tremblantes (ailes en position écartées, abeilles trouvées mortes avec les « ailes en croix »).

Des abeilles arrivent avec leur pelotes de pollen en direction de la ruche, et tombent à quelques mètres de la colonie, tremblantes, ne pouvant regagner leur colonies : les colonies se vident de leur butineuses.

Soins

Pas de traitement médicamenteux connu. L’apiculteur cherche habituellement à éviter que du miellat soit disponible pour les abeilles lors de l’hivernage notamment. Certains promeuvent une transhumance dans d’autres régions ou un renouvellement des reines

 (http://www.technique-apiculture.info/psite/articles/para.php)

 

 

 

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Une abeille, une cause

Posté par othoharmonie le 29 décembre 2011

Les disparitions

  • Le parasitisme : les varroas, et particulièrement Varroa destructor, parasite fréquent de l’abeille domestique ayant été véhiculé sur tous les continents par des transferts d’abeilles reproductrices ou de ruches reste une des causes initiales ou partielles possibles, en tant qu’affaiblissant les abeilles et propageant des infections virales associées.
    D’autres parasites tels qu’ Acarapis woodi et Paenibacillus larvae ont déjà causé des mortalités documentées par le passé.
    Une abeille, une cause dans ABEILLESLa loque européenne est un autre parasite du couvain de l’abeille qui semble en extension, parallèlement au syndrome d’effondrement, mais qui ne semble pas pouvoir l’expliquer.
  • Le virus IAPV : une étude parue dans la revue Science en 2007 fait état de l’analyse des organismes commensaux des abeilles s’étalant sur une période de trois ans. Ce rapport a déterminé que le virus Israeli acute paralysis virus of bees (IAPV), initialement décrit par un chercheur israélien, est fortement corrélé avec le syndrome d’effondrement des colonies. Selon l’un des co-auteurs de l’étude, Ian Lipkin : « nos résultats indiquent que l’IAPV est un marqueur significatif du CCD. L’étape suivante est de déterminer si l’IAPV, seul ou de concert avec d’autres facteurs peut induire le syndrome chez des abeilles saines ».
  • Certains pesticides ont été ou sont suspectés, dont les insecticides ( l’imidaclopride (Gaucho) et d’autres néonicotinoïdes (comme la clothianidine (Poncho Pro)), le fipronil (Régent TS), le thiamethoxam, les produits de démoustication, etc.) voire des désherbants ou des fongicides, ou des sous-produits de dégradation ou des métabolites de ces produits ayant un effet imprévu sur la capacité de l’abeille adulte à s’orienter (à partir d’un seuil lié à des effets cumulatifs ou synergiques, qui pourraient par exemple concerner toute une classe d’âge de larves, ce qui expliquerait la brutalité du syndrome). Une étude de l’AFSSA, rendue publique le 15 février 2008 ne permet pas d’établir la responsabilité des insecticides utilisés en traitement de semence. Hors de France, la situation fait également débat, comme mentionné dans le rapport AFSSA « récemment, en Allemagne, en Slovénie et en Italie des incidents semblables, impliquant des poussières de semis pelliculés, ont été rapportés (Forster, 2008 ; Pistorius, 2008). Même si selon Gil Rivière-Wekstein : « Hormis la France, personne, dans les autres pays où le Gaucho et le Régent sont employés, n’a jamais désigné ces insecticides comme étant responsables de ces mortalités, y compris les plus ardents défenseurs de l’environnement » Abeilles l’imposture écologique. Cette étude met aussi en évidence des cas d’intoxications aiguës de colonies d’abeilles par des produits pulvérisés ou de non respect des bonnes pratiques agricoles.
  • Les OGM ont également été rapidement suspectés, car leur culture en plein champs dans certains pays a précédé de peu ce nouveau syndrome, et parce que de nombreux OGM ont été génétiquement modifiés pour produire leur propre insecticide. Par exemple, le pollen vivant de nombreux maïs transgéniques exprime la protéine transgénique insecticide Bt. En 1996, des essais en confinement de coton Bt entrepris par l’entreprise Monsanto ont provoqué la mort de 40% des abeilles présentes. Une étude de l’Université d’Iéna a porté (de 2001 à 2004) sur l’effet des pollens 220px-Honeybee-cooling_cropped dans ABEILLESGM exprimant la toxine Bt sur les abeilles. Comme annoncé par les fabricants, sur les individus sains, aucun effet toxique du pollen n’a été démontré, mais les abeilles affectées par un parasite s’y sont montrées beaucoup plus sensibles, la mortalité étant alors beaucoup plus élevée chez les abeilles expérimentales nourries au pollen GM (durant 6 semaines). Les chercheurs supposent que le pollen GM pourrait affecter l’immunité de l’abeille, le Pr Hans-Hinrich Kaatz (université de Halle) estime que le Bt pourrait ne pas tuer l’abeille mais agresser les cellules des parois de son intestin, facilitant l’infection par d’autres pathogènes. Dans les 6 semaines d’expérience, les abeilles nourries avec des doses importantes de Bt (10 fois la dose normale) ont été plus nombreuses à mourir. La reine y est exposée plus longtemps, et l’effet sur plusieurs générations de larves n’a pas été étudié. Cette hypothèse n’est généralement pas retenue comme cause principale de la disparition des apidés, car des abeilles disparaissent touchées dans des zones où les OGM sont très rares ou totalement absents, même si des cas de pollution génétique semblent avérés, et que des cultures illégales d’OGM auraient eu lieu ou ont été tolérées (en Argentine par exemple). Enfin, l’Europe où les OGM sont peu présents a été touchée avant l’Amérique du Nord où ils sont le plus cultivés. Si les OGM produisant leur propre insecticide peuvent avoir de faibles effets néfastes sur les abeilles, les insecticides « classiques » largement utilisés par les agriculteurs en ont également, et l’usage d’OGM a permis d’en réduire l’usage. Deux études concluent ainsi que les champs d’OGM Bt (coton ou maïs Bt) auraient plutôt moins d’effet que ceux traités par pulvérisation d’insecticides classiques, sur les abeilles proprement dites ou sur des hyménoptères similaires.
  • Une infection fongique par un champignon microscopique parasite. Par exemple, le Nosema cerenae, un champignon microscopique unicellulaire est souvent retrouvé dans le corps des abeilles mortes et a pour cette raison été évoquécomme cause possible. Mais il pourrait ne s’agir que d’un pathogène opportuniste profitant d’une baisse de l’immunité de l’abeille. Une équipe de chercheurs espagnol a toutefois découvert plusieurs colonies d’abeilles atteintes du syndrome et qui ne présentaient comme unique anomalie que la présence de ce seul champignon microscopique. Après traitement des abeilles survivantes avec l’antifongique flumagillin, ils ont démontré une guérison totale des symptômes. Cette avancée permet de proposer aux apiculteurs un suivi des abeilles pour la présence de ce parasite ainsi qu’un traitement.

 

 

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Moins d’Abeilles…

Posté par othoharmonie le 28 décembre 2011

 

Causes secondaires de disparitions

  • Des virus (ex : virus de la maladie noire), bactéries sont clairement mis en cause, ce qui était suggéré par l’aspect épidémique et brutal des foyers de syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles. D’autre part, des ruches victimes du syndrome semblent mieux se rétablir après une désinfection de la ruche par irradiation.
  • Moins d'Abeilles... dans ABEILLES 250px-Bees_drinkingLe frelon asiatique ou Vespa velutina, originaire de Chine, s’attaque aux butineuses des espèces d’abeilles domestiques. Il s’agit d’un facteur aggravant, non d’une cause première. Des pièges à frelons asiatiques assez sélectifs ont été mis au point.
  • Une contamination de la cire par des produits toxiques qui s’y accumuleraient, soit apportés par les abeilles, soit par l’air (adsorption) a été évoquée, parce que certains produits chimiques y ont été trouvés et que les ruches ne sont pas spontanément réoccupées par des essaims.
  • Un facteur environnemental non compris, qui pourrait par exemple impliquer le dépassement d’un seuil de bioaccumulation d’un (ou plusieurs) polluant, éventuel leurre hormonal, avec pour effet inattendu de perturber la capacité à retrouver leur ruche.
  • Les pratiques apicoles sont elles-mêmes mises en question: elles ont en effet beaucoup évolué, s’intensifiant pour répondre aux normes, au marché et à la concurrence internationale, ainsi qu’au besoin des grands ruchers de trouver de vastes surfaces de fleurs suffisamment épargnées par les pesticides.
    - La taille croissante des ruchers, la promiscuité des abeilles, la transhumance des ruchers et les échanges de souches de reproducteurs sont a priori favorables à l’apparition et à la diffusion de maladies épidémiques parasitaires, virales et fongiques, ainsi qu’à l’apparition et à une large diffusion de résistances du varroa (ou d’autres parasites et microbes) aux produits pesticides vétérinaires utilisés pour protéger les abeilles. Les sélectionneurs ont privilégié la productivité en miel plus que la résistance ou l’adaptation génétique à l’environnement local, au détriment également des espèces sauvages.
  • 250px-Bees_Collecting_Pollen_2004-08-14 dans ABEILLES- Un article du East Bay Express du 9 août 2007 interroge l’intensification de l’apiculture industrielle pratiqué aux États-unis. « Les abeilles sont plus libres de leurs mouvements que n’importe quel autre animal d’élevage », mais « une exploitation apicole commerciale ressemble plus à une cité HLM qu’à un pré campagnard ».
  • - La malnutrition des abeilles pourrait accroître le stress généré par la mobilité qui leur est imposée par les apiculteurs les louant pour la pollinisation des cultures. Dans la nature, on trouve au maximum trois à quatre ruches sauvages par kilomètre carré, qui « connaissent » leur environnement et bénéficient d’une alimentation très variée (pollen, nectar et miellats de milliers de plantes différentes). L’apiculteur industriel, pour compenser le déclin des fleurs disponibles, fournit du sucre, de la mélasse de maïs à forte teneur en fructose (additif sucré également en cause dans la mauvaise hygiène alimentaire humaine).
    - Comme d’autres animaux d’élevage industriels, les abeilles sont probablement stressées quand on les parque dans des grands ensembles et qu’on les déplace fréquemment, comme c’est le cas avec les ruches aux États-Unis, transportées par camion d’une région à l’autre du pays. Le stress les rend a priori plus vulnérables aux parasites et aux maladies, et pourrait diminuer leur capacité à fonctionner naturellement.
  • La perte de la diversité génétique des ruchers (qui autrefois co-évoluaient avec leur environnement) pourrait aussi être en cause.
  • 220px-Honeybee-cooling_croppedLa réduction de la biodiversité florale du fait de la monoculture et des paysages transformés par l’homme réduit les ressources alimentaires quantitativement mais aussi qualitativement : la diversité qualitative de l’alimentation et une alimentation suffisante sont deux facteurs importants pour le système immunitaire et la santé. Un cercle vicieux se forme : la diminution de la diversité et du nombre des plantes à fleurs affaiblit les pollinisateurs et diminue leur nombre. Ce qui ne fait qu’accroître en retour la raréfaction des fleurs du fait d’une moindre pollinisation. Un déclin parallèle à celui de la biodiversité correspond à ce qui a également été mis en évidence pour les papillons qui sont également menacés.
  • On savait déjà qu’un mélange de différents pollens était plus nourrissant qu’une seule variété. Une étude de l’INRA-Avignon a confirmé ce phénomène (2010) ; une moindre diversité en pollen de son alimentation affecte le système immunitaire des hyménoptères se nourrissant de pollen ; lors de nombreux tests (avec six préparations de pollen), les pollens polyfloraux (issus de différentes espèces végétales) ont toujours renforcé la santé des abeilles, « même quand le pollen monofloral était plus riche en protéines », même si les protéines sont elles-aussi une condition nécessaire à une bonne immunité chez les insectes, chez l’adulte comme pour la larve. Les monocultures florales ont donc bien réduit la qualité du bol alimentaire des butineurs. L’explication est qu’avec un grand nombre d’espèces de pollens, les insectes ont le plus de chances de trouver au bon moment les oligoéléments (minéraux, acides aminés acide folique, biotine et vitamines A, D, E et K) et les aliments (protides, glucides et lipides dont stérols) dont ils ont vitalement besoin
  • Plantations massive d’arbres et de fleurs très résistants souvent d’origine exotique dont le pollen s’avère toxique pour les abeilles et bourdons locaux. C’est le cas en France pour le tilleul à larges feuilles (Tilia platyphyllos), le Tilleul argenté (Tilia tomentosa) et le Tilleul de Crimée (T. x euchlora) souvent planté en milieu urbain pour sa résistance. Début juillet, en ville, on trouve beaucoup d’abeilles et de bourdons morts sur l’asphalt des rues en ville plantées de ces essences de tilleuls. On a parfois compté jusqu’à 200 insectes morts par jour et par arbre.
  • d76da6edb21878813f33434fdb188a8cUne synergie entre plusieurs des causes évoquées ci-dessus pourrait être à l’origine d’un syndrome de type dit « maladie environnementale ».
    • C’est l’hypothèse qui semble la plus probable, médiatisées par exemple en 2007 par Joe Cummings (Professeur émérite de l’Université Western Ontario) qui met en cause à la fois des champignons parasites utilisés en lutte intégrée agricole, des virus, bactéries et la pollution électromagnétique croissante à laquelle sont exposés les insectes (notamment depuis l’avènement du téléphone portable et du Wi-Fi). Selon lui, ces causes combinées affaibliraient le système immunitaire des abeilles, mais le rôle des pesticides reste pour partie nié par les industriels producteurs.

 

    • Exemple : Des abeilles expérimentalement exposées à l’Apistan meurent 1,9 fois plus quand elles sont exposées ensuite à de la bifenthrine (pesticide) alors qu’il n’y a pas de différence significative de mortalité pour celles qu’on expose ensuite au carbaryl et au parathion méthyl.

 

                                    Gif abeille                      Gif abeille

 

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Abeille animal totem

Posté par othoharmonie le 28 décembre 2011

Abeille animal totem dans ABEILLES 39514D’après les traditions chamaniques nous sommes liés dès la naissance à un animal voir plusieurs (9 pour certaines traditions).

Ces animaux « totems » sont des alliés, des aides, des soutiens dans notre cheminement.  Ce sont des entités spirituelles et n’ont de cohérence que dans la réalité non-ordinaire, mais leurs effets sont sensibles à tous les niveaux de conscience. Chaque animal a des qualités propres. Nous ne possédons pas nécessairement les qualités de nos animaux totems, mais ils peuvent nous les apprendre si nous sommes à leur écoute.

L’Abeille:

Pour moi l’abeille porte un grand symbole que l’humain devrait apprendre à regarder. Symbole de collaboration et de l’organisation, seule l’abeille n’est rien.

La ruche est pur symbole d’harmonie, parfaite : vie en communauté.
Par son travail acharné, l’abeille permet à énormément d’espèces végétales de se reproduire et de ce travail en harmonie entre elles et avec le reste, est produit le miel, dit : aliment aux mille vertus, nectar des dieux.

L’abeille est encore une communicatrice hors pair et elle invite à savoir retirer le miel de la vie.

Gif abeille

 

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Rêver d’abeilles

Posté par othoharmonie le 28 décembre 2011

 

L’abeille est un symbole très positif du monde onirique.

 

Gif abeilleDe tous les insectes, c’est le seul avec laquelle il y ait un rapport direct avec l’homme. L’abeille représente le monde industrieux féminin; l’action de l’abeille symbolise le dépassement de soi, la conscience qui s’élève purifiée et qui participe à un ensemble plus vaste, en accord avec la vie. Elle représente aussi l’individu qui se réalise au milieu d’un groupe, au sein d’une collectivité harmonieuse (la ruche), là où le travail s’accomplit de façon efficace et joyeuse.

 

En rêve, elle symbolise la conscience de sa force et de sa place au milieu du groupe. L’individu est ainsi mieux armé pour défendre ses convictions et ses valeurs morales. L’abeille est aussi un symbole de fécondité et de connaissance. Sa couleur dorée et le miel qu’elle produit représentent une richesse intérieure, l’aboutissement d’un travail.Gif abeille

Il ne faut pas confondre l’abeille et la guêpe au symbolisme négatif. Si cependant, ces deux images venaient à se confondre en rêve, cela suggérerait une certaine peur du monde féminin industrieux. Nous gardons aussi une image oppressante et omniprésente de notre mère, assimilée à la Reine des abeilles.

 Féminin positif : collectivité, comportement sociaux harmonieux, capacité professionnelle.

 

 Rêver de guêpe :

 Gif abeilleLa guêpe elle,  symbolise la femme fatale, belle et dangereuse. Cette femme vit dans une société dont elle ne respecte pas les règles. Elle les utilise à son profit. Tout est centré sur elle.

Si nous rêvons d’une guêpe qui vole autour de nous, nous percevons le danger que représente une femme de notre entourage. Nous sommes déjà fascinés par sa beauté, mais nous sommes encore sur la défensive. Si nous nous faisons piquer par une guêpe, nous avons été blessés en amour par une femme qui s’est jouée de nos sentiments. Nous avons été sa proie. Le sentiment de douleur peut subsister longtemps après.

 Ce type de rêve peut se produire aussi chez une femme, en effet, la guêpe peut symboliser la femme séductrice et dangereuse, même pour ses consœurs.Gif abeille

 

 

Le site de Tristan-Frédéric Moir : http://tristan.moir.free.fr/Nouveausite/index.html

Psychanalyste – Psychothérapeute – Onirologue
Analyse et interprétation de rêves

En direct chaque mercredi de 23h à 1h30 sur
« Radio Ici & Maintenant ! » 95.2 FM

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Chasse à l’abeille

Posté par othoharmonie le 28 décembre 2011

 

Chasse à l'abeille dans ABEILLES 1000728-AbeilleLa chasse à l’abeille est une pratique ancestrale qui existe encore. Elle a lieu dans les pays où l’abeille sauvage est encore présente et surtout dans les forêts tropicales. Elle procure les produits de la ruche à l’état naturel et mélangés sur un même rayon. La chasse consiste à découper les rayons pleins de leur point d’attache pour les faire tomber dans un sac et à se protéger un maximum pour éviter les piqures.

 

Techniques de chasse

Chasse à la gaule : On peut gauler les rayons, qui bien souvent sont nichés en hauteur à l’abri de la pluie sous une grosse branche, ou sous un rocher. L’avantage à gauler les rayons, c’est qu’on peut agir à distance et donc beaucoup moins de risque de piqures. Le rayon tombe et on le ramasse assez loin du cœur de l’essaim.

 

Un article de Wikipédia

 

                                                                    Gif abeille

 

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Abeille Noire

Posté par othoharmonie le 28 décembre 2011

 Ouvrière vue de faceLes études scientifiques indiquent que ce qu’on appelle généralement l’abeille, Apis mellifera, littéralement l’abeille porteuse de miel, est originaire d’Asie. L’abeille noire qui vit dans les ruches troncs s’appelle, elle, Apis mellifera mellifera. C’est une sous espèce – une « variété » – de l’espèce Apis mellifera.

 Cette abeille ancestrale Apis mellifera est venue d’orient il y a semble t’il un million d’années environ. Elle a donné trois « lignées », comme l’indique la carte, ces lignées ont colonisé trois espaces différents et ont évolué, se sont différenciées.

 Au quaternaire, l’ère qui a vu entre autre l’apparition de l’homme sur la planète, on assiste vers environ moins 10 000 ans à une grande période de glaciation. La descente des glaciers fut un changement climatique qui bouleversa la vie des hommes, des plantes et des animaux. Les abeilles qui avaient colonisé l’Europe du Nord, chassées par le froid, sont réfugiées dans le sud de la France et en Espagne. La masse glaciaire installée sur les montagnes des Alpes et des Pyrénnées ont isolé des abeilles dans la zone actuelle du sud de la France. Ces abeilles rescapées des glaces sont devenues les abeilles noires. Quand la masse glaciaire est ensuite remontée vers le nord, les abeilles noires ont remonté elles aussi et colonisé leur aire actuelle qui s’étend jusqu’en Scandinavie.

 Les abeilles noires sont issues d’une sélection imposée par des conditions environnementales très dures, elle se caractérise par des capacités naturelles de résistance et de sobriété acquises au cours de ce scenario qui l’a vu naître.

 Gif abeilleLes colonies d’abeilles noires des Cévennes qui ont survécu à l’état sauvage à une phase d’abandon partiel ou total des ruchers de ruches troncs sont les descendantes directes de ces abeilles rescapées de la dernière glaciation, du refuge que les abeilles avaient trouvé dans le Sud de la France.

 Ce sont des « championnes de l’évolution » qui méritent toute notre attention.

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Le Berger des abeilles

Posté par othoharmonie le 28 décembre 2011

Un film tourné en Suisse par Jean-Baptiste Moulin, le même auteur du « Berger des Abeilles »
qui livre avec «L’atelier royal» un nouvel épisode de la relation millénaire qui unit l’homme et l’abeille. «Cette fois j’avais envie d’un autre regard, plus proche de l’abeille, une sorte de reportage à l’intérieur de la ruche, histoire de montrer les rouages de cet atelier dans lequel s’activent une reine et plus de 30 000 ouvrières.» Un pari réussi.

800px-CeranaGrâce à des astuces de tournage dont il conserve le secret, le réalisateur de Vollèges a déplacé sa caméra au cœur de la ruche. Emmené par la voix envoûtante du comédien Roland Vouilloz et porté par la musique de Julien Pouget, le spectateur voit et entend les secrets de fabrication de la cire, du miel, du pollen, de la propolis et enfin de la gelée royale, avant de découvrir les vertus et l’utilisation de ces produits dans l’apithérapie et dans notre société en général, hier et aujourd’hui.

A l’heure où le dépérissement frappe les colonies, l’homme prend plus que jamais conscience des innombrables bienfaits procurés par son amie apis mellifera. Les Etats-Unis développent des thérapies utilisant le venin d’abeille, le Japon se sert de la propolis dans ses traitements contre le cancer, et l’Europe a même fait entrer le miel à l’hôpital en raison de ses capacités cicatrisantes.

Comment les abeilles fabriquent-elles la cire? Comment s’expliquent les différences de texture et de couleur entre les miels? Pourquoi dit-on «Le jeu n’en vaut pas la chandelle» ou «une lune de miel»? Comment l’apiculteur récolte-t-il le pollen? Pourquoi Stradivarius laquait-il ses violons avec de la propolis? Quelle est l’influence de la pollinisation par les abeilles sur notre agriculture? Pourquoi certains patients choisissent-ils de se faire piquer par les abeilles?

 Un lien ici : http://www.abeille-et-nature.com/bernard_nicollet_apiculteur.htm

                                                                                              Gif abeille

 

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Amoureux des abeilles

Posté par othoharmonie le 28 décembre 2011

Bernard Nicollet nous dit :

Amoureux des abeilles dans ABEILLES 250px-CeranaMa communication devrai-je dire « ma communion » avec les abeilles m’a permis de développer une sorte de sens insoupçonné non seulement de moi-même mais de nombre d’apiculteurs. Par exemple: Saviez-vous qu’un Berger des Abeilles peut parvenir à commander ses abeilles ? Quand il parvient à placer son esprit et sa concentration sur la même longueur d’onde que celle des abeilles, celles-ci l’écoutent et lui obéissent (dans une certaine mesure car les abeilles garderont toujours leur petit coté sauvage). Beaucoup vont hausser les épaules en lisant ces quelques lignes et pourtant.. de nombreux stagiaires peuvent en attester la véracité. Je ne parle pas ici d’un commandement autoritaire mais d’un commandement empreint de confiance, d’amour et de respect.

Je citerai deux exemples:

1/- La connaissance de vos abeilles: Si vous apprenez à vivre en harmonie avec vos colonies, vous saurez tout d’elles. Si elles sont « heureuses ou à l’inverse, malheureuses, si tout va bien ou si quelque chose les perturbe.. Bref, dès l’ouverture de votre ruche: vous savez ! C’est un peu comme le maître d’un petit chien.. si le matin dès le réveil, ce dernier ne vient pas manifester sa joie, il sait que quelque chose le contrarie ou ne va pas.

2/- Développez vos dons naturels: Tout comme un sourcier développe un don qui lui a été transmis (la plupart du temps), il est possible à tous de développer un don naturel: celui de vouloir bien faire pour s’occuper d’abeilles. A plusieurs reprises (au cours de plusieurs stages), j’ai montré aux personnes comment apprendre à parler aux abeilles.. (Cela vous fait-il rire ou hausser les épaules? j’avoue qu’il y a de quoi)

 

Lire la suite icihttp://www.abeille-et-nature.com/bernard_nicollet_apiculteur.htm

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Le silence des abeilles

Posté par othoharmonie le 28 décembre 2011

  Abeille domestique Je vous conseille de visionner cette vidéo, issue d’un reportage publié sur National Géographic, (une chaîne de télévision)

Vidéo :     Image de prévisualisation YouTube  

On pourrait penser que seuls les pays industrialisés sont touchés par le phénomène pesticides. Mais au juste qu’est-ce qu’un Pesticide ?

Un pesticide est une substance chimique (la plupart du temps) utilisée pour lutter contre des nuisibles. Ce terme est un mot générique sous lequel différentes sortes de produits de traitements sont rassemblées: Insecticides, fongicides, herbicides (désherbants), parasiticides..
Certains de ces produits sont dits « systémiques ».. ce sont des produits qui pénètrent à l’intérieur de la plante et qui sont véhiculés par la sève de celle-ci. Toutes les cellules de la plante sont donc atteintes car la sève est la source de nourriture et de l’énergie des cellules. Or, certains insectes mangent ou utilisent les végétaux. On dit que ce sont des insectes phytophages. Parmi la vingtaine de sous termes concernés par cette grande famille et selon ce qui est consommé dans la plante, (Phyllopahes, herbivores, succivores, Xylophages etc..) on retrouve nos abeilles qui sont Nectarivores et Pollinivores. L’apiculteur parle plus aisément du terme « butineuses ».

 

Abeille domestique

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Abeille et Mythologie

Posté par othoharmonie le 27 décembre 2011

  Dans les mythologies, l’abeille est très symbolique.

Abeille et Mythologie dans ABEILLES symbol-durer_tallOn récoltait déjà le miel aux époques les plus reculées de l’humanité. Il était utilisé à des fins médicinales. La cire servait, elle, à confectionner des bougies. Puis elle fut utilisée afin de faire fondre des métaux « à cire perdue ». En Egypte, c’est avec cette même cire que l’on momifiait les cadavres.

 Dans le christianisme, on pensait que les abeilles ne vivaient que du parfum des fleurs, et elles étaient donc un symbole de pureté et d’abstinence.

La douceur du miel était utilisée pour les orateurs et devient donc un symbole mythologique. Ainsi, elle symbolisa le Christ et la clémence divine, tandis que le dard de l’abeille, source de blessure, évoquait la séparation des élus et des damnés au moment du Jugement dernier.

 L’abeille symbolise la communauté ainsi que la fête. Elle est souvent associée à l’idée d’ascension sociale. Imaginez le jeune amoureux venant butiner auprès des jeunes filles en fleur! Animal primordial des événements heureux, ou tout simplement de l’existence mystérieuse et merveilleuse de la vie. L’abeille nous apprend qu’une vie harmonieuse en communauté existe. Elle n’est peut être pas très forte, mais elle a pour elle la puissance de la sagesse de la vertu et de l’amour.

 Elle est organisée, travailleuse, sociale, prête à tout pour défendre sa ruche.

Elle porte un grand symbole en tant que totem, elle nous apprend à regarder.

Symbole de collaboration et de l’organisation, seule l’abeille n’est rien.

La ruche est pur symbole d’harmonie.

Par son travail acharné l’abeille permet à énormément d’espèces végétales de se reproduire et de ce travail en harmonie entre elle, est produit le miel :

 Aliment aux mille vertus, nectar des dieux.
L’abeille est encore une communicatrice hors pair.

En occident, elle est appelé « oiseau de marie » ou « oiseau de dieu. Elle est le symbole de l’âme. Lorsqu’un individu voit une abeille en rêve, c’est en fait le symbole de sa mort prochaine qu’il voit partir en bourdonnant. Mais lorsque l’abeille entre dans la bouche d’un mort, il revient à la vie.

 Ce symbolisme de résurrection est né du fait que lorsque l’abeille hibernait, on les pensait mourantes.

 Elle est donc un symbole de résurrection, d’éloquence, de poésie, d’intelligence, du maître de l’ordre et de la prospérité, symbole royal ou impérial. Évidemment, ce ne sont pas des présages à prendre aux mots, mais de façon imagée: Elle aide à la renaissance de son SOI intérieur, de la réincarnation….

 Dans certains textes de l’Inde, l’abeille représente l’esprit s’enivrant du pollen de la connaissance.

mythologie300 dans ABEILLESEn Egypte ancienne, elle serait née des larmes de Rê, le dieu solaire, tombées sur la terre.

 Par son miel et par son dard, l’abeille est considérée comme l’emblème du Christ… A Eleusis et à Ephèse, les prêtresses portent le nom d’abeilles. Les méditerranéens quant à eux, leur prêtait des émotions humaines telles que le courage, la pudeur, le zèle, la propreté, la capacité de vivre en harmonie bien sûr, et des dons artistiques.

Elle symbolise aussi l’Esprit saint.

En tant qu’animal totem, l’abeille nous apprendra donc à devenir organisé, méticuleux, sociable. Mais également à prendre soin de soi et de son entourage. Avec respect et parcimonie. Elle nous apprend à se recadrer, à prendre des décisions ainsi que connaître son soi profond. L’abeille nous mènera à remettre notre vie en question et renaître avec des idées créatives, voir le bon côté de chaque choses, avoir gout en notre vie et savoir la savourer divinement!!

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Symboles de l’abeille

Posté par othoharmonie le 27 décembre 2011

1024px-Bienenkoenigin_43aOuvrières de la ruche, les abeilles sont le symbole d’une communauté industrieuse et prospère gouvernée par la reine. D’où leur symbolisme royal et impérial, en France et dans l’ancienne Egypte associée au Dieu solaire Râ.

 Trois cent abeilles d’or furent découvertes dans le tombeau de Childéric 1er (an 481), témoignant que la ruche était le modèle de la monarchie absolue. Napoléon 1er souhaitait que l’abeille soit un motif omniprésent, sur ses tapis comme sur son manteau de sacre. 

 Mais aussi animatrices de l’univers entre terre et ciel, les abeilles symbolisent le principe vital, elles matérialisent l’âme. Dans la religion grecque, l’abeille est parfois identifiée à Demeter, déesse de la terre et des récoltes, où elle figure l’âme descendue aux Enfers. Ou bien elle est l’âme qui s’envole du corps, comme dans les traditions de Sibérie, d’Asie Centrale ou chez les indiens d’Amérique du Sud. 

 Figuration de l’âme, l’abeille remplit un rôle initiatique et liturgique. Elle est l’un des attributs majeurs de la déesse Artémis, et ses prêtresses vierges sont appelées « melissai » (abeille). Symbole de résurrection, on la trouve figurée sur les tombeaux en tant que signe de survie post-mortuaire. La saison où elle semble disparaître -les trois mois d’hiver- est rapprochée des trois jours durant lesquels le Christ mort est invisible, juste avant de ressusciter. Chez les Celtes, qui buvaient l’hydromel, ou dans les traditions galloises, l’abeille évoque les notions de sagesse et d’immortalité de l’âme. 

 « Rien ne ressemble à une âme comme une abeille, 

elle va de fleur en fleur comme une âme d’étoile en étoile, 

et elle rapporte le miel comme l’âme rapporte la lumière »
(Victor Hugo, Quatre-Vingt-Treize) 

 Les abeilles symbolisent également l‘éloquence, la parole et l’intelligence. En hébreu le nom de l’abeille Dbure vient de la racine Dbr, parole. Elles se posent sur la bouche de Platon, enfant, « annonçant la douceur de son éloquence enchanteresse » (Pline) ou encore sur les lèvres de Saint Ambroise, patron des apiculteurs. Pour Virgile, elles possèdent une parcelle de l’intelligence divine et la célèbre Phytie d’Appolon était aussi nommée « l’abeille de Delphes ». Dans certains textes de l’Inde, l’abeille représente l’esprit s’enivrant du pollen de la connaissance.

 Enfin par son miel et par son dard, l’abeille est considérée comme l’emblème du Christ : d’un côté sa douceur et sa miséricorde, de l’autre l’exercice de sa justice en tant que Christ-juge. 

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Le peuple des abeilles

Posté par othoharmonie le 27 décembre 2011

Le projet « Le peuple des abeilles » d’Eric Tourneret a commencé en 2004 avec l’idée de toucher le grand public par des images originales, inédites de la vie des abeilles.

Sensibilisé par la lutte des apiculteurs français pour l’interdiction des insecticides systémiques, Eric Tourneret commence alors un travail de fond de trois ans sur cet insecte emblématique en France à la rencontre des apiculteurs et en s’immergeant dans la vie de la ruche.

« Les abeilles sont vivantes, sauvages et si l’idée de prise de vue ne respecte pas leur instinct et leur nature, rien ne se passe. Douces, piquantes parfois, elles me rappellent toujours à l’ordre si je suis distrait ou maladroit ».

La démarche photographie d’Eric Tourneret a été de rendre « vivantes » les abeilles en les faisant poser comme des modèles. La plupart des photographies ont été minutieusement préparées dans un souci de recherche graphique et de rapport de taille entre l’abeille et son environnement.

« Chaque fleur demande une approche visuelle différente et il me fallait souvent continuer la prise de vue jusqu’à comprendre la forme de la fleur. L’autre défi était de s’éloigner des images déjà vues et de chercher à chaque fois un autre regard, un autre cadrage, une autre référence culturelle et photographique. »

Abeilles et fleurs sont indissociables et leur lien a conduit à la coévolution et à la diversité des espèces que l’on connaît aujourd’hui. De tout temps, les abeilles ont intéressé les hommes, et ce lien ancestral qui remonte au paléolithique se retrouve dans toutes les cultures du monde. Le miel y est décrit comme la nourriture des dieux, source d’ivresse mais aussi médicament des hommes et des bêtes. Mais c’est la pollinisation qui constitue la contribution essentielle des abeilles aux écosystèmes naturels et à l’agriculture. 40 % de la production alimentaire mondiale repose sur la pollinisation.

Voir son site : http://www.thehoneygatherers.com/html/biographie.html

 

                                                                    gif abeille

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Abeilles et armoiries

Posté par othoharmonie le 27 décembre 2011

La création des armoiries

Proclamé Empereur des Français le 28 floréal an XII (18 mai 1804), Napoléon aborde pour la première fois le problème des emblèmes de la souveraineté le 23 prairial suivant (12 juin) lors d’une séance au Conseil d’Etat. Le choix d’une nouvelle symbolique, nécessaire pour marquer la rupture avec la monarchie d’Ancien Régime, s’avère difficile. Crétet propose successivement l’aigle, le lion et l’éléphant. Cambacérès préfère les abeilles, puisque la France est une république avec un chef, comme une ruche ; Ségur penche pour le lion, vainqueur du léopard anglais ; Laumond pour l’éléphant,  » le plus fort des animaux  » ; Duroc choisit le chêne pacifique et Lebrun la fleur de lis qui, pour lui, est l’emblème de la France et non des Bourbons. Au coq finalement adopté par le Conseil d’Etat, Napoléon préfère le lion. Mais, le 21 messidor an XII (10 juillet 1804), l’Empereur raye le lion sur le décret instituant son sceau et ses armes pour imposer l’aigle. Mises au point par Denon, Gay et Biennais, les armes de l’Empire, inspirées par la Rome antique et Charlemagne, seront reprises sans grandes transformations par le Second Empire. Elles combinent les éléments suivants :

Les abeilles

Symbole d’immortalité et de résurrection, les abeilles sont choisies afin de rattacher la nouvelle dynastie aux origines de la France. En effet, des abeilles d’or (en réalité des cigales) avaient été découvertes en 1653 à Tournai dans le tombeau de Childéric Ier, fondateur en 457 de la dynastie mérovingienne et père de Clovis. Elles sont considérées comme le plus ancien emblème des souverains de la France.

http://napoleon.org/fr/essentiels/symbolique/index.asp

 

                                                        800px-Abeille_charpentière_Margy_2

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Abeille sacrée

Posté par othoharmonie le 27 décembre 2011

Abeille sacrée dans ABEILLES abeilleDans la mythologie grecque, Kronos ne voulant pas être détrôné par l’un de ses enfants comme il lui avait été prédit, fit périr ses cinq premiers enfants en les dévorant. Sa femme, Rhéa qui voulait épargner le nouvel enfant qu’elle portait en son sein, se réfugia en Crête où elle donna secrètement naissance à Zeus qu’elle abandonna ensuite. Elle donna à Kronos une pierre enveloppée de langes qu’il dévora. Zeus fut élevé par la chèvre Amalthée qui le nourrit de son lait et de miel. C’est à ce titre que l’abeille fut considérée dans l’Antiquité comme la nourrice de Zeus (Jupiter) et des dieux, car son miel servait également à l’élaboration de l’ambroisie, la boisson de l’Olympe. L’abeille dont l’activité au sein de sa ruche resta très longtemps un mystère pour l’homme, symbolise dans de nombreuses cultures et traditions l’activité, la vigilance et le travail noble. Le miel, nourriture parfaite est comme l’eau, le lait, le beurre, un élément sacré depuis l’aube de l’humanité.

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Abeille et Nectar des Dieux

Posté par othoharmonie le 27 décembre 2011

Pollinationn.jpgLe Miel, un des premiers aliments de l’homme, déjà connu à l’ère néolithique, est considéré au Maroc comme un produit à part : aliment de douceur, médicament à tout faire, édulcorant noble, produit de beauté …

 Le miel est depuis des siècles une substance fort recherchée en Méditerranée. Jadis, une goutte de cet élixir avait la faculté d’apaiser les dieux, et d’éveiller des sensations amoureuses. Pour les Egyptiens, le miel – et ses productrices – étaient tellement importants que l’abeille devint le symbole de la Basse Egypte, sous Thoutmosis, 15 siècles avant notre ère.

Symbole royal que devait reprendre, 33 siècles plus tard, cet admirateur de l’Egypte qu’était Bonaparte, devenu Napoléon, empereur des Français. Aujourd’hui au Maghreb, le miel est un aliment tellement prisé qu’il est synonyme de tout ce qui est sucré et bon, voire même salutaire…

 Miel, médecine traditionnelle et gastronomie
Au Maroc, comme dans l’ensemble du monde islamique, le miel (la’ssel) est le symbole de la prospérité et de l’abondance lorsqu’il est question de paradis, ruisselant de lait et de miel pur…Cité dans le Coran comme bénéfique pour la santé, il est un ingrédient largement utilisé dans la médecine traditionnelle. Ses propriétés intrinsèques en font une panacée capable de soulager nombre de maux et d’entrer dans la confection de mets fortifiants et aphrodisiaques.

Abeille et Nectar des Dieux dans ABEILLES 220px-Bee-sting-abeille-dard-2Le miel est tout particulièrement recherché en gastronomie. Il enrichit en saveur et en couleur toute une variété d’aliments sucrés ou salés : pâtisseries, viandes et volaille, légumes, desserts. La place qu’il occupe dans la mémoire collective en fait un produit fort prisé, particulièrement pendant le ramadan, période de grande consommation nationale.

 

L’apiculture marocaine : le poids des traditions
L’apiculture est une constante dans l’histoire marocaine. Depuis l’antiquité, sur l’ensemble de l’Atlas, d’abord sous forme de cueillette, puis d’élevage, la récolte de cire et de miel représentait une activité importante.

En 2000, 80% de la production nationale (3 à 4000 tonnes annuelles) restait le résultat d’une apiculture traditionnelle (environ 380 000 ruches). On dénombre encore cinq producteurs traditionnels pour un moderne. Mais malgré le poids des traditions, les ruches modernes, à meilleur rendement, s’implantent lentement mais sûrement, les apiculteurs étant encouragés dans cette voie.

 l’Abeille d’Étampes

 

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Dieu, l’abeille et Gouna

Posté par othoharmonie le 18 décembre 2011

Comte Africain

Ouahiribé Dembélé (auteur), Françoise Diep (traductrice), François Moïse Bamba (conteur), album

et CD bilingue (5 plages), Lirabelle, collection Contes du Burkina Faso, 2006

 

Dieu, l'abeille et Gouna dans ABEILLES dieulabeilleetgouna 

Le conte :

Dieu, l’abeille et l’oiseau Gouna revendiquent la place d’aîné. Pour trancher, Dieu propose une épreuve : chacun doit partir le plus loin possible et demander à sa mère de préparer le dolo (bière de mil). Dieu remporte l’épreuve. Mais c’est la Terre qui lui conteste alors son statut d’aîné. Pour prouver sa toute-puissance, Dieu provoque la sécheresse. Les animaux demandent à Gouna d’aller intercéder en leur faveur auprès de Kaza, la mère de Dieu. Celui-ci réussit. Tous reconnaissent la puissance de Dieu.

 dans ABEILLES Il y a cohérence narrative des 2 parties du conte : il s’agit de reconnaître Dieu comme créateur du monde et tout-puissant. Il y a aussi une profonde cohérence symbolique qu’expliquent les 2 dernières pages de l’album. Il s’agit d’un conte initiatique fondamental dans la culture sénoufo :

 - dieu unique créateur du monde ;

- son pendant féminin protège les villages, le poro (rituel d’initiation masculine) ; représenté par la mère de Dieu dans le conte ;

- place de l’abeille et de l’oiseau Gouna dans le panthéon sénoufo ; symboles de fécondité ; place expliquée aux initiés pendant le poro ; valeur étiologique du conte concernant leur apparence physique ;

- dolo boisson des fêtes et des cérémonies ; le conte rend compte des étapes de sa fabrication ;

- place des plus âgés dans la société sénoufo (comme dans la plupart des sociétés africaines) : âge gage d’autorité et de sagesse ;

- place de la femme : société sénoufo autrefois matrilénéaire.

 La traduction permet donc de découvrir avec ce conte une culture différente.

 Les illustrations

Elles sont sobres et plaisantes, mais le sont-elles pour un enfant (couleurs assez sombres) ?

L’unité des couleurs souligne l’unité du conte. La mise en page très claire.

 Le CD bilingue

5 plages

1 – Pi Youpi, Non-sens

2 – Dieu, l’abeille et Gouba, version française

3 – Soriyayariya, Je ne me connais pas d’ennemi

4 – Allah, Liden ani Gouna, version originale dioula

Le récit est ponctué de bruitages qui semblent restituer l’atmosphère des réunions autour du griot.

5 – Chant sénoufo et percussions par Sukimata Oulibaly et ses enfants.

 L’album

La conception n’en est pas tout à fait satisfaisante s’il n’y a pas d’accompagnement pédagogique dûment préparé. Rien n’est mentionné sur ces cinq plages : il n’y a aucune indication sur leurs rapports, qui ne sont même pas si évidents à l’audition. La version française et la version dioula

Différente. L’accompagnement est réduit à 2 pages sur la portée initiatique du conte : l’essentiel des informations est donné, mais si celles-ci avaient été un peu plus développées, elles auraient permis d’éviter les risques de rejet de l’album, vu les difficultés que l’on peut avoir à comprendre l’unité du conte si l’écoute est rapide, les valeurs symboliques si on n’a pas de connaissances préalables.

 Celles-ci sont complexes pour des enfants (matrilinéarité). Même des adolescents et des adultes ont besoin de faire des recherches s’ils veulent bien comprendre le rapport entre le personnage de Kaza mère de Dieu, le pendant féminin de Dieu, Katieleo : les 2 pages ne suffisent donc pas. Il n’y a pratiquement rien du point de vue géographique, rien sur les instruments de musique…

 C’est une faiblesse pour l’usage familial, pour un usage direct en classe aussi. Mais comme l’album et le CD sont très riches, une exploitation pédagogique interdisciplinaire et interculturelle peut être très stimulante et fructueuse.

 Conclusion :

Gif abeilleL’ensemble, qui peut être considéré comme inabouti au premier abord, mérite d’être retenu. Une première approche visant la compréhension de la cohérence narrative et le plaisir de l’écoute peut être intéressante. Et surtout de nombreuses exploitations pédagogiques sont possibles Les deux pages documentaires constituent un point de départ pour des recherches complémentaires, l’élaboration d’un document d’accompagnement sur la musique, la géographie…, des échanges entre élèves de différentes origines. L’approfondissent sera adapté aux groupes de travail, hétérogènes ou non, au collège, en lycée professionnel ou même en lycée.

 Présentation de l’album-CD, de l’auteur, du conteur, de la traductrice

Présentation des éditions Lirabelle sur Ricochet

Accéder au site, au catalogue

                                                                                     Gif abeille

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Le miel

Posté par othoharmonie le 18 décembre 2011

Le miel dans ABEILLES 220px-Honey_combAliment premier, à la fois nourriture et boisson, à l’image du lait auquel il est souvent associé, le miel est dans toutes les traditions d’abord symbole de richesse et de douceur. Dans les textes sacrés d’Orient et d’Occident, lait et miel coulent en ruisseaux sur toutes les terres promises. Les traditions celtes célèbrent l’hydromel comme boisson d’immortalité. Comme dans la mythologie grecque, où il est le breuvage des Dieux de l’Olympe. Symbole de connaissance, de savoir et de sagesse, il est l’aliment réservé aux élus, aux initiés, aux êtres d’exception, dans ce monde comme dans l’autre. La tradition grecque veut que Pythagore ne se soit nourri, sa vie durant, que de miel. 

 Tous les grands prophètes font référence au miel dans les Ecritures, la Parole est du miel, il représente la douceur, la justice, la vertu et la bonté divine. Le Coran parle en termes sacrés des abeilles et du miel : « le miel est le premier bienfait que Dieu a donné à la Terre. » Virgile appelle le miel le don céleste de la rosée, la rosée étant elle-même symbole d’initiation. Le miel en viendra aussi à désigner la béatitude suprême et l’état de nirvâna. Symbole de toutes les douceurs, le miel de la connaissance fonde le bonheur de l’homme. 

 180px-Filtering_of_honey_ dans ABEILLESLa perfection du miel en fait un élément majeur dans de nombreux rituels religieux. Pour les Egyptiens, il provient des larmes du dieu Râ et fait partie de toutes les offrandes religieuses de l’Egypte pharaonique. En Islam, selon le Prophète, il rend la vue, conserve la santé et ressuscite les morts. Chez les indiens d’Amérique, il joue un grand rôle dans les cérémonies et les rituels d’initiation et de purification. Nourriture inspirante, il a donné le don de la poésie à Pindare et celui de la science à Pythagore. 

 Dans la pensée psychanalytique moderne, le miel symbolise le « Moi supérieur », ultime conséquence du travail intérieur sur soi-même. Résultat d’une transmutation de la poudre éphémère du pollen en succulente nourriture d’immortalité, il symbolise la transformation initiatique, la conversion de l’âme, l’intégration achevée de la personne. 

 220px-Met_Flasche_und_GlasA l’époque, les Celtes se réconfortent avec du vin miellé et de l’hydromel. L’abeille, dont le miel sert à faire de l’hydromel ou ligueur d’immortalité, est l’objet, en Irlande, d’une étroite surveillance légale. Un texte juridique moyen-gallois dit que « la noblesse des abeilles vient du paradis et c’est à cause du péché de l’homme qu’elles vinrent de là : Dieu répandit sa grâce sur elles et c’est à cause de cela qu’on ne peut chanter la messe sans la cire ». Même si ce texte et tardif et d’inspiration chrétienne, il confirme une tradition très ancienne dont le vocabulaire offre encore des traces (le Gallois, cwyraidd de cwyr « cire » signifie « parfait, accomplit », et l’Irlandais moderne céir-bheach, littéralement « cire d’abeille », désigne aussi la perfection. Le symbolisme de l’abeille évoque donc, chez les Celtes comme ailleurs, les notions de sagesse et d’immortalité de l’âme.

 

                                                                        Gif abeille

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