Dernière rumeur sur les abeilles 1

Posté par othoharmonie le 4 janvier 2012

Fichier:Megachile sp1pl.jpgParfois le silence parle plus fort que tout. Par leur absence même, les abeilles ont parlé et elles continuent de le faire. Leur offrande à l’humanité est des plus précieuses, car leur fonction est sans égale et leur perte serait incommensurable. Qui ou quoi pourrait les remplacer dans l’œuvre incessante qu’elles accomplissent au nom de la nature et produire les mêmes résultats quotidiennement ? Leur mystère a déconcerté autant les philosophes et les poètes que les mathématiciens et les métaphysiciens. Tout semble avoir été dit et théoriser à leur sujet.

 Les abeilles habituent cette planète depuis plus longtemps que l’humanité. Elles ont aussi existé ailleurs, particulièrement là où l’humanité (ou une version d’elle) était présente, y compris sur d’autres planètes de ce système solaire. Le comment et le pourquoi de leur apparition constituent un sujet au moins aussi intéressant que la raison de leur disparition. Peut-être trouverez-vous un lien dimensionnel tandis que nous examinerons leur message.

 Les abeilles sont aussi pures que le miel qu’elles produisent. Elles constituent une espèce très évoluées, qui s’est élevée dans les règnes de la nature ainsi que dans la toile de la vie. Leur société est supérieure et idéale sous plusieurs aspects. Symboliquement, elles représentent le disciple fidèle oeuvrant au perfectionnement de l’ensemble, lequel sert autant le multiple que l’un. Le disciple (l’ouvrier) prépare le miel (le nectar), la nourriture la plus délectable et la plus unique, qui est extraite de la fleur (l’univers). Si vous observez les abeilles assez longtemps, elles vous enseigneront comment extraire le miel de votre propre existence en élevant votre esprit et en l’emplissant du parfum délicieux et enivrant des vibrations supérieures de la vie.

 Dernière rumeur sur les abeilles 1 dans ABEILLES 293px-Solitary_bee_June_2007-1Aucun autre insecte ne ressemble aux abeilles. Elles ne sont pas nées de cette terre plus que vous et les mystères qu’elles protègent ne sont pas différents de ceux qui vous échappent encore. La nature offre toujours un miroir, un reflet d’elle-même, comme pour feindre l’illusion de la singularité de la vie. En ce qui concerne les abeilles, elle a offert la guêpe comme contrepartie ou cousine de basse fréquence. Les guêpes peuvent construire des alvéoles de crie, mais ne peuvent fabriquer le miel. Symboliquement, elles représentent le côté inconscient de l’homme, celui qui prend mais qui n’a pas encore appris à donner, le disciple non éveillé qui mange du miel mais qui ne peut en préparer. Les guêpes représentent l’illusion de l’égoïsme ou ceux qui servent le soi inférieur tandis que le soi supérieur a faim ? La nature va continuer de protéger ses secrets et ses mystères jusqu’à ce que l’homme retire les voiles de la mauvaise perception qui  obscurcirent sa vision.

 Les humains craignent la piqûre de l’abeille, mais de son dard s’écoule une substance qui conserve la pureté du miel en toutes circonstances. Sans cet ingrédient unique, le miel devient affecté, et sujet aux variations et altérations des aspects inférieurs de la nature. Une fois altéré, il n’est plus propre à la consommation humaine. Il est vrai que l’abeille meurt après avoir utilisé son dard ; si elle ne peut plus servir l’ensemble (la ruche) en fabriquant du miel pur, sa vie n’a plus alors aucune valeur ; servir avec une capacité moindre, c’est amoindrir la valeur de la vie.

 Les abeilles sont de parfaites architectes et de parfaites constructrices. Travailleuses infatigables, elles ont une boussole interne qui s’appuie sur les grilles magnétiques terrestres. Il leur est impossible de se perdre, bien qu’elles puissent feindre la désorientation si c’est pour un but supérieur. Les abeilles peuvent reconnaître et identifier des énergies subtiles, y compris le manque d’harmonie et la malhonnêteté. Comme elles ont pour but de parfaire à la fois la ruche et le miel, elles construisent rarement une ruche dans un environnement impropre. Elles peuvent aussi distinguer un environnement paisible d’un environnement chaotique, et les peuvent même détecter les vibrations de la peur, qu’elles détestent. Plusieurs piqûres d’abeille sont le simple résultat de la vibration chaotique de la peur, aggravée par les mouvements des bras et autres tentatives acrobatiques pour échapper à l’insecte ; les abeilles ont une étonnante capacité d’attention, et tout le monde trouve comiques ces tentatives désespérées, mais ceux qui se croient à risque sont des victimes potentielles.

  Ouvrière vue de faceLes abeilles préfèrent la symétrie en toutes choses. Elles sont des insectes savants, capables de reconnaître autant la quantité que la qualité. Elles  peuvent distinguer une vaste gamme de couleurs, y compris des teintes à peine visibles à l’œil humain. Cette aptitude des abeilles à percevoir une si grande palette de couleurs les rend emblématiques du spectre lumineux complet, le prisme parfait qui distribue également la lumière (l’amour) par les forces bienfaitrices de la nature. Ces subtilités font aussi d’elles les protectrices symboliques de ceux et celles qui sont « nés deux fois », c’est-à-dire qui reviennent d’un voyage transformés par le chemin qu’ils ont choisi. Ces individus « nés deux fois » vivent comme tout le monde, mais peut-être plus simplement et en périphérie des autres, non pas par crainte de se retrouver piégés dans leur vie précédente, mais parce qu’ils ont chois de vivre autrement.

 Les abeilles sont de vrais alchimistes de la nature ; aucune autre créature ne peut protéger ou projeter le savoir autant qu’elles. Elles sont les enfants de la nature et les rejetons de la sagesse. Leur disparition est notable, particulièrement parce que l’homme ne sait pas encore comment fabriquer le miel. Nous voyons pourtant l’abeille comme une guêpe, construisant dans le champ de son voisin des forteresses de peur plutôt que de symétrie et de paix, augmentant la menace de son dard et revendiquant le droit à des ressources simulées, tandis que la nature continue à lui échapper. La guêpe, prise dans sa propre illusion,  ne peut s’empêcher de piquer même ceux qui veulent la libérer.

 En tant qu’insectes savants, les abeilles sont des instruments de la nature et, comme tels, elles réagissent aux mêmes codes d’évolution invisibles que vous ; alors que le sentier évolutif de l’humanité s’accélère, celui de chaque aspect doit aussi s’accélérer. Ce sentier serait faux s’il en était autrement. Les humains ne sont habitués à mesurer leur croissance en se comparant à quelque chose ou à quelqu’un d’autre, autrement dit en regardant derrière ou vers le passé pour voir le chemin parcouru. Quand on regarde vers le passé, tout ce qui fut laissé derrière paraît inchangé, car la vitesse de la vie (de la lumière) reflète une vitesse constante de changement, montrant celui-ci comme nouveau ou comme le prochain maintenant ; parce que le nouveau moment semble uniquement différent du dernier ou de celui qui est passé, le contraste entre les deux est perçu comme une croissance ou une évolution. Déroutant ? Voici un exemple simple. Vous souvenez-vous de la dernière fois que vous avez assisté à une réunion scolaire ou familiale ? Aviez-vous l’impression d’avoir fait un bond évolutif en avant par rapport aux autres personnes qui assistaient à cette réunion ?

 Quel est le rapport avec les abeilles ?

Il est total, car le rythme de votre cycle évolutif est lié au leur et vice-versa. Elles sont incapables de vous refléter une fausse réalité, car ce serait incompatible avec leur modèle de recherche d e la perfection, mais si vous continuez à les observer et à les étudier, elles vous montreront alors une métamorphose de leur façon de vivre et peut-être même qu’elles offriront quelques solutions  certains des prochains défis de l’humanité. Nous avons élucidé les qualités irrémédiables de l’abeille et l’avons rendue plus indispensable que jamais, mais nous n’avons pas encore entièrement répondu à la question de savoir ce qui, dans le monde, fait du tort aux abeilles et où elles s’en vont. Pour dire les choses simplement, l’alarme interne de toute l’espèce est déclenchée, et elles répondent en foule à l’appel de la nature.

  Gaïa  - Issu du livre : 2009 La Grande Transformation – L’année de la cocréation – série Kryeon canalisé par Lee Carroll – page 236.

                                                                     dans ABEILLES

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Dernières rumeurs sur les abeilles 2

Posté par othoharmonie le 4 janvier 2012

 

Dernières rumeurs sur les abeilles 2 dans ABEILLES 320px-Apis_mellifera_flyingNous vous avons dit qu’elles travaillaient infatigablement à la perfection de l’ensemble, mais que si l’ensemble (la ruche) ne pouvait plus être parfait, elles devaient trouver un autre but. C’est pourquoi certaines abeilles sont désorientées quand elles sont proches de leur ruche et que d’autres l’abandonnent carrément si la ruche ne correspond plus à leur raison d’être, il y aura inévitablement un changement. Les abeilles n’ont pas de personnalité individuelle, bien que chaque ruche ait ses caractéristiques propres. Ainsi, les abeilles européennes sont différentes des abeilles nord-américaines, et les bailles sud-américaines sont différentes de a abeilles australiennes. Les abeilles sont incapables de ressentir de la colère, mais elles sont désorientées et dissociées de leur modèle précédent. Leur relation avec la ruche n’est plus fondée sur le même processus ou sur ceux que l’humanité considérerait comme normaux.

 Les changements survenant dans les populations d’abeilles différeront selon les continents. La plupart des pays finiront par être affectés, mais seuls quelques-uns en souffriront. L’Amérique du Nord subira les plus lourdes pertes parce que le nombre de ses abeilles y était plus élevé au départ et parce que le stress de l’évolution y est plus prononcé. Depuis plusieurs décennies, il y en eu très peu de riches normales. Les abeilles sont trimballées dans des caisses comme tout ce qui voyage sur les routes. Elles ne sont plus un symbole de sagesse, et la prospérité qu’elles offrent semble réservée à ceux qui contrôlent les cultures qu’elles pollenisent. Nous pourrions énumérer les fardeaux que l’humanité a imposés à cette espèce, ais ce serait tout à fait inutile, surtout que les abeilles n’en ont aucun ressentiment puisqu’elles en sont incapables.

 170px-Western_honeybee_bottom_%28aka%29 dans ABEILLESPar ailleurs, leurs stress ne sont pas différents de ceux auxquels vous réagissez quotidiennement. Ne sont pas différents non plus les parasites, les pesticides et les virus auxquels elles sont exposées. Vous comprenez ? Il appartient à l’espèce la plus proche de ceux qu’elles servent non seulement d’être des passagers, mais aussi d‘indiquer le chemin vers le changement chaque fois que c’est possible. Toute la nature est un reflet d’elle-même. L’humanité dispose présentement d e plusieurs exemples dan la nature dont elle peut s’inspirer, et elle doit maintenant demander au meilleur d’elle-même de se manifester afin de créer le meilleur avenir possible ; son signal d’alarme d=s’est aussi fait entendre, et bientôt, même les moins alertes devront s’ouvrir les yeux. Où sont allées les abeilles ?

 La nature a dirigé les plus robustes vers l’hémisphère Sud. Guidées par les grilles magnétiques changeantes, elles se déplacent cers les  régions équatoriales et aussi plus au sud. Moins affectées, ces abeilles reprendront de la force dans leurs nouvelles colonies et formeront des alliances évolutives avec les abeilles indigènes. Elles portent une nouvelle série d’instructions encodées, fondées sur un nouveau modèle environnemental. Elles l’utiliseront pour créer un nouveau modèle de travail dans une nature équilibrée ; en poursuivant un but supérieur, elles construiront de meilleures ruches et seront plus productives, de la façon qui sera la plus bénéfique pour l’humanité.

 Qu’est-ce qui arrivera aux abeilles d’Amérique du Nord ? Fait intéressant, on importe en Amérique du Nord des abeilles d’Océanie [l’Australie et la Nouvelle- Zélande] en grand nombre pour tenter d’empêcher la fin abrupte de l’ancien modèle. Ce qui se produira ensuite dépendra beaucoup des apiculteurs modernes, des fermiers, des ranchers et des autres intermédiaires entre l’espèce humaine et toutes les autres. Plusieurs de ceux qui occupent ces postes aujourd’hui ont joué un rôle similaire auparavant, du moins en ce qui concerne la nature. Peut-être comprennent-ils mieux que d’autres que le vieux modèle n’est plus viable. Ceux qui travaillent dans les règnes de la nature, comme protagonistes ou antagonistes, connaissent à la fois les lois et les mystères qui la gouvernent. Même ceux qui manipulent ces lois à leur profit personnel ou professionnel savent qu’un, jour le balancier devra nécessairement changer de côté. La longue ignorance des lois de la nature par l’humanité ne la dispense pas de trouver des solutions pour y rétablir l’équilibre et nourrir un monde affamé.

 250px-CeranaEn restaurant la santé de la population d’abeilles d’Amérique du Nord, on facilitera aussi la restauration de la santé du monde. Il est peut-être évident que cette affirmation lie implicitement les changements du modèle/but des abeilles aux changements prochains du modèle/but humain. Pour dire les choses clairement : les abeilles n’offrent pas un avertissement ; elles donnent un exemple ; elles refusent de subir davantage les stress imposés par un vieux modèle qui ne sert plus l’ensemble. Les moins vigoureuses succombent à la maladie et à la malnutrition causées par des parasites. Elles rejettent les placebos chimiques et artificiels que le vieux modèle continuerait autrement à leur imposer. Elles changent le mode de vie et de lieu. Elles migrent, parfois sur de longues distances, pour s’établir dans des environnements plus sains, qui assureront l’avenir de leur espèce.

 Dans ces conditions inéluctables, les marchés agroalimentaires mondiaux vont changer et les économies qu’ils soutiennent vont nécessairement se tourner ailleurs. Les pratiques agroalimentaires du vieux modèle vont changer, mais plus lentement qu’il ne le faudrait. Dans un effort pour maintenir leur position commerciale et dans l’espoir d’exercer une emprise sur une population d’abeilles en baisse constante, les entreprises coopératives expérimenteront des techniques agroalimentaires en serre. Les grandes dépenses qu’entraîneront ces efforts, combinées à un changement de l’économie mondiale, provoqueront une hausse significative du prix de plusieurs produits. Du côté positif, on assistera à un plus grand  retour aux pratiques biologiques, alors que leurs bénéfices deviendront évidents, particulièrement ce qui concerne les pratiques agroalimentaires en serre. D’autres industries seront évidemment touchées par ces changements, mais ceux-ci pourront être évalués à un autre moment.

 L’avenir des ressources mondiales, dont la nourriture et l’eau, qui sont d’une importance vitale, dépendra de la coopération entre les divers pays et du désir de chacun de servir et de soutenir ses voisins, ainsi que de la prise en compte des forces et des faiblesses de chaque règne. On doit traiter de la manière appropriée chaque espèce et le service qu’elle rend. On doit exclure l’assistance et le soutien apportés à une espèce par l’extermination d’une autre non désirée. La manipulation continuelle de la nature par ceux qui prétendent la posséder ne peut persister, tout comme doit cesser l’action désastreuse de ceux qui préfèrent détruire la propriété des autres plutôt que la protéger, simplement parce qu’ils n’approuvent pas l’utilisation qui en est faite actuellement. La fraternité coopérative remplaçant l’ignorance, le monde sera ensemencé de futures générations qui promouvront le bien-être par la parole et par l’action, constituant des modèles d’une humanité vivant dans la paix plutôt que dans la peur. Ecoutez donc sans crante le message que les abeilles vous livrent. D’autres espèces ont aussi d’importants messages pour vous, et si vous les observez bien, elles se manifesteront.

 C’est avec un immense plaisir que je vis des moments comme celui-ci. J’en suis profondément reconnaissante. Il est toujours difficile de vous quitter et pourtant il le faut. Avec des mots doux et gentils, avec des prières ferventes, je vous accueillerai dans chaque élément et dans chaque règne, dans chaque battement de cœur et dans chaque clignement de paupière. Avec dans mon cœur un chant qui fait écho au vôtre, je vous dis au revoir.

 Gaïa  - Issu du livre : 2009 La Grande Transformation – L’année de la cocréation – série Kryeon canalisé par Lee Carroll – page 240.

                                                                                              Abeille domestique

 

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Abeille dans le Monde

Posté par othoharmonie le 4 janvier 2012

Abeille dans le Monde dans ABEILLESInnombrable, organisée, laborieuse, disciplinée, infatigable, l’abeille ne serait qu’une autre fourmi, comme elle symbole des masses soumises à l’inexorabilité du destin -homme ou dieu- qui l’enchaîne, si, de surcroît, elle n’avait des ailes, un chant, et ne sublimait en miel immortel le fragile parfum des fleurs.Ce qui suffit à côté du temporel, à conférer une haute portée spirituelle à son symbolisme. Ouvrières de la ruche, cette maison bourdonnante les compare plus naturellement à un joyeux atelier qu’à une sombre usine, les abeilles assurent la pérennité de l’espèce, mais aussi, prises individuellement en tant qu’animatrices de l’univers entre terre et ciel, elles en viennent à symboliser le principe vital, à matérialiser l’âme. C’est ce double aspect -collectif et individuel, temporel et spirituel- qui fait la richesse de leur complexe symbolique, partout où il est attesté. Commentant Proverbes, 6, 8 : Va voir l’abeille et apprends comme elle est laborieuse, saint Clément d’Alexandrie ajoute: Car l’abeille butine sur les fleurs de tout un pré pour n’en former qu’un seul miel (Stromates, 1). Imitez la prudence des abeilles, recommande Théopepte de Philadelphie, et il les cite comme un exemple, dans la vie spirituelle des communautés monastiques.

Pour les Nosaïris, hérésiarques musulmans de Syrie, Ali, lion d’Allah est le prince des abeilles, qui selon certaines versions, seraient les anges, et selon d’autres, les croyants: les vrais croyants ressemblent à des abeilles qui se choisissent les meilleures fleurs (HUAN, 62).

Dans le langage métaphorique des derviches Bektachi, l’abeille représente le derviche, et le miel est la divine réalité (le Hak) qu’il recherche (BIRD, 255). De même dans certains textes de l’Inde, l’abeille représente l’esprit s’enivrant du pollen de la connaissance.

Personnage de fable pour les Soudanais et les habitants de la boucle du Niger, elle est déjà symbole royal en Chaldée, bien que ne la glorifie le Premier Empire français. Ce symbolisme royal ou impérial est solaire, l’ancienne Égypte l’atteste, d’une part en l’associant à la foudre, d’autre part en disant que l’abeille serait née des larmes de , le dieu solaire, tombées sur la terre.

188px-NSRW_Smoker dans ABEILLESSymbole de l’âme, elle est parfois identifiée à Déméter dans la religion grecque, où elle peut figurer l’âme descendue aux Enfers; ou bien, au contraire, elle matérialise l’âme sortant du corps. On la retrouve au Cachemire et au Bengale, et dans de nombreuses traditions indiennes d’Amérique du Sud, ainsi qu’en Asie centrale et en Sibérie. Platon, enfin, affirme que les âmes des hommes sobres se réincarnent sous forme d’abeille.

Figuration de l’âme et du verbe -en hébreu le nom de l’abeille, Dbure, vient de la racine Dbr parole- il est normal que l’abeille remplisse aussi un rôle initiatique et liturgique. A Eleusis et à Ephèse, les prêtresses portent le nom d’abeilles. Virgile a célébré leurs vertus.

On les trouve figurées sur les tombeaux, en tant que signes de survie post-mortuaire. Car l’abeille devient symbole de résurrection. La saison d’hiver -trois mois- durant laquelle elle semble disparaître, car elle ne sort pas de sa ruche, est rapprochée du temps -trois jours- durant lequel le corps du Christ est invisible, après sa mort, avant d’apparaître à nouveau ressuscité.

L’abeille symbolise encore l’éloquence, la poésie et l’intelligence. La légende concernant Pindare et Platon (des abeilles se seraient posées sur leurs lèvres au berceau) est reprise pour Ambroise de Milan; les abeilles frôlent ses lèvres et pénètrent dans sa bouche. Le propos de Virgile selon lequel les abeilles renferment une parcelle de la divine Intelligence reste vivant chez les chrétiens du Moyen Age. On retrouve ici la valeur symbolique du bourdonnement, véritable chant, de l’abeille.

Un sacramentaire gélasien fait allusion aux qualités extraordinaires des abeilles qui butinent les fleurs en les frôlant sans les flétrir. Elles n’enfantent pas: grâce au travail de leurs lèvres elles deviennent mères; ainsi le Christ procède-t-il de la bouche du Père.

180px-Runny_hunnyPar son miel et par son dard, l’abeille est considérée comme l’emblème du Christ: d’un côté, sa douceur et sa miséricorde; et de l’autre, l’exercice de sa justice en tant que Christ-juge. Les auteurs du Moyen Age évoquent souvent cette figure; pour Bernard de Clairvaux elle symbolise l’Esprit Saint. Les Celtes se réconfortaient avec du vin miellé et de l’hydromel. L’abeille dont le miel servait à faire de l’hydromel ou liqueur d’immortalité, était l’objet, en Irlande, d’une étroite surveillance légale. Un texte juridique moyen-gallois dit que la noblesse des abeilles vient du paradis et c’est à cause du péché de l’homme qu’elles vinrent de là; Dieu répandit sa grâce sur elles et c’est à cause de cela qu’on ne peut chanter la messe sans la cire. Même si ce texte est tardif et d’inspiration chrétienne, il confirme une tradition très ancienne dont le vocabulaire offre encore les traces (le gallois cwyraidd de cwry cire signifie parfait, accompli et l’irlandais moderne céir-bheach, littéralement cire d’abeille, désigne aussi la perfection). Le symbolise de l’abeille évoque donc chez les Celtes comme ailleurs, les notions de sagesse et d’immortalité de l’âme (CHAB, 857sqq; REVC, 47, 164-165).

L’ensemble des traits empreintés à toutes les traditions culturelles dénote que, partout, l’abeille apparaît essentiellement comme douée d’une nature ignée, c’est un être de feu. Elle représente les prêtresses du Temple, les Pythonisses, les âmes pures des initiés, l’Esprit, la Parole; elle purifie par le feu et elle nourrit par le miel; elle brûle par son dard et illumine par son éclat. Sur le plan social, elle symbolise le maître de l’ordre et la prospérité, roi ou empereur, non moins que l’ardeur belliqueuse et le courage. Elle s’apparente aux héros civilisateurs, qui établissent l’harmonie par la sagesse et par le glaive.

                                                                         110px-Africanizedbee

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Abeille et mythologie Roumaine 1

Posté par othoharmonie le 4 janvier 2012

Abeille et mythologie Roumaine 1 dans ABEILLESEn Roumanie, l’abeille est le seul insecte qui jouisse de l’estime et de l’admiration totale et entière des hommes. Les productions apicoles accompagnent l’existence de l’homme : naissance, mariage, mort. Rien d’étonnant à ce que l’abeille occupe une place centrale dans la cosmologie Roumaine.

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De l’alimentation des diablotins

 La mythologie populaire Roumaine fait une large place à l’abeille et aux produits de la ruche. Si jamais vous trouvez un diablotin, voici quelques conseils pour l’alimenter et ainsi bénéficier de ses largesses.

La possession d’un diablotin peut vous apporter de nombreuses satisfactions, bien au-delà  d’un billet gagnant au tirage de la super  cagnotte du loto. Il vous suffira tout simplement de suivre ces quelques conseils :

  • Tout d’abord, il vous faudra savoir comment le trouver. Sachez que les diablotins  naissent d’un petit œuf de poule noire, couvé sous l’aisselle gauche. (Désolé, mais je n’ai pas trouvé de précisions sur la durée d’incubation…)
  • Pour les gens pressés, le diablotin peut également s’acheter chez quelque apothicaire, ou il apparaît sous la forme d’une poupée ou d’un serpent, voire d’un homuncule invisible caché dans une bouteille. Donc la tâche de reconnaissance est bien malaisée, d’autant plus que la fonction d’apothicaire a disparu. Tout compte fait, préférez la solution  précédente
  • Vous venez d’obtenir votre diablotin. Il s’agit maintenant de l’alimenter correctement si vous souhaitez obtenir de lui la réalisation de vos souhaits. Sachez qu’on le nourrit de miel et de noix, et uniquement de cela.

 Enfin avec tel régime alimentaire, vous obtiendrez de lui à condition de ne point trop exiger, toute richesses et satisfactions que vous souhaiterez…

 

De l’abeille et de l’araignée  

Cette légende Roumaine vient illustrer les récompenses que nos différents comportements sont susceptibles de gratifier. Ainsi la « bonne fille » devient abeille, tandis que le mauvais fils est transformé en araignée.

 dans ABEILLESIl y a bien longtemps vivait une pauvre veuve.  Elle était mère de deux enfants : une fille maçon et, un garçon tisserand. Sentant sa dernière heure venue, elle les fit quérir.
La fille aussitôt  abandonna sa tâche pour se rendre au chevet de sa mère tandis que le fils, trop occupé, déclara n’avoir pas le temps d’effectuer une visite.

La mère de colère bénit sa fille et la transforma en abeille, et maudit son fils dont elle fit une araignée.
Ainsi l’abeille peut-être fière de ses produits, de sa cire, comme du miel…
Par contre le merveilleux et délicat travail de l’araignée : sa toile, n’est d’utilité pour personne.

Source et bibliographie :
*Petit dictionnaire de mythologie populaire roumaine  – Ion Talos – Editions littéraires et linguistiques de l’université de Grenoble -2002

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Abeille et mythologie Roumaine 2

Posté par othoharmonie le 4 janvier 2012

 

Des pouvoirs conférés par une aile donnée par l’abeille

 

Description de cette image, également commentée ci-aprèsDans la tradition populaire Roumaine, l’abeille est très souvent présentée dans les contes comme un animal reconnaissant.

En Roumanie, il s’agit de s’attirer les bonnes grâces des abeilles.
Dans les contes populaires, l’abeille ne manque pas d’être reconnaissante envers la personne qui lui vient en aide. En guise de remerciement elle lui abandonne une de ses ailes.
Que le protagoniste à son tour ait besoin d’aide, il lui suffit simplement de prendre dans sa main l’aile que l’abeille lui a confiée, pour que des essaims exécutent sa requête : constructions en cire, indication sur les chemins à prendre pour aller à la rencontre des fées, ou bien celui de l’autre monde…

L’abeille âme des morts

 Cette légende Roumaine est partagée par de nombreux peuples et civilisations. L’abeille est considérée comme l’âme des morts et participe de ce fait au rite mortuaire.
C’est également le cas en
Pays Basque.

Par contre l’interprétation de cette légende  Roumaine est quelque peu ambiguë. S’agit-il d’un hommage des essaims à l’apiculteur,  les abeilles accompagnant son âme ; d’une punition pour les familles qui n’ayant pas offert de cire se voient privées des productions du rucher faute d’essaim ; ou d’une critique voilée à l’égard de l’église qui prive l’apiculteur d’une source de revenu. A vous de vous faire une opinion à la lecture de cette légende que voici :

Voilà un fait établi : l’âme humaine après la mort, se transforme en abeille. L’apiculteur qui n’a pas vendu mais offert la cire à l’église est, à sa mort, accompagné jusqu’à sa tombe pas des essaims*.

Source et bibliographie :
*Petit dictionnaire de mythologie populaire roumaine  – Ion Taloş,- Editions littéraires et linguistiques de l’université de Grenoble -2002

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Abeille et mythologie Roumaine 3

Posté par othoharmonie le 4 janvier 2012

 

D’une explication de l’essaimage

 Voici une légende Roumaine qui apporte une explication sur le phénomène de l’essaimage. Apiculteurs vous voilà désormais informés des raisons de la perte de vos essaims.

Abeille et mythologie Roumaine 3 dans ABEILLESL’abeille, splendide jeune fille à pour prétendant un gros bourdon, fort, vigoureusement ailé et poilu à souhait.
A chaque début de printemps, notre sémillant bourdon, scintillant de pollen, se présente à l’abeille pour demander sa main. Mais l’abeille est bien trop faible à cette période là. La voilà qui lui oppose un refus catégorique. Notre bourdon bien dépité repart alors à ses affaires, dans un bzz bien sonore et bien triste…

Arrive l’automne. L’abeille vigoureuse et satisfaite d’une belle saison passée à butiner, épouserait bien le bourdon. Mais ce dernier, à  cette période de l’année n’en a cure. Affamé, il cherche pitance et approvisionnement  pour passer l’hiver.

Voilà pourquoi l’abeille est chaste.
Et l’apiculteur, me direz-vous dans tout cela ?
L’apiculteur, précise la légende, a tout intérêt à être chaste aussi, s’il ne veut pas voir ses essaims quitter la ruche…

 De l’origine du dard de l’abeille

 Cette légende Roumaine atteste que l’abeille souhaita être équipée d’un aiguillon pour en punir l’homme. Mais l’histoire ne précise pas la nature des griefs reprochés par l’abeille à l’homme. Faut-il  lire dans ce conte quelques conseils avisés ?

 dans ABEILLESSur les conseils du serpent, l’abeille demanda à Dieu le pouvoir de tuer l’homme qu’elle piquerait. Dieu était fort ennuyé, mais après tous les services et missions qu’il avait demandé à celle-ci, il ne pouvait refuser sa requête.
Après quelques temps de réflexion, il acquiesça mais au préalable émit la condition suivante : si l’abeille produisait 10 litres de miel dans l’année, l’homme piqué périrait, dans le cas contraire, c’est elle qui mourrait une fois l’homme piqué.
La pauvrette, satisfaite, ne réalisa pas qu’elle ne parviendrait pas à produire autant de miel en l’espace d’une année.

Source et bibliographie :
Petit dictionnaire de mythologie populaire roumaine  – Ion Taloş,- Editions littéraires et linguistiques de l’université de Grenoble -2002

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Abeille et mythologie Roumaine 4

Posté par othoharmonie le 4 janvier 2012

 

De l’actuelle couleur des abeilles

 

Abeille et mythologie Roumaine 4 dans ABEILLESUne légende Roumaine attribue les couleurs que nous connaissons à l’abeille aux suites d’une mission confiée par Dieu auprès du diable.

Il y a bien longtemps, à l’origine du monde, l’abeille était blanche, toute blanche.

Dieu toujours occupé à faire le monde se posait la question de l’opportunité d’un ou plusieurs soleils.

Il manda l’abeille, son fidèle messager, demander au diable son avis.

L’abeille doucement, comme si de rien n’était, se posa sur la tête du diable sans que celui-ci ne se rende compte de sa présence.

Ainsi posée sur le sommet de son crâne, elle pût percevoir les sombres pensées qui animaient le diable. Malheureusement, au moment de s’envoler, le diable se rendit compte de sa présence. D’un geste vif et adroit, il la frappa de son fouet.

Et c’est ainsi que l’abeille de blanche qu’elle était, devint noire avec un étranglement en son milieu dû à la marque du fouet.

N’est-il pas ici question d’une abeille et d’un hérisson.

Pressé par le temps, Dieu à l’origine, créa la Terre comme on déroule un tapis : désespérément plate. Après tout, à chacun sa vision…
Mais un problème ne tarda pas à se poser. Une fois le ciel formé et qu’il désira le mettre en place, le ciel était bien trop petit pour recouvrir la terre.
Dieu s’en trouva fort ennuyé, d’autant plus que sa tâche était grande et les jours comptés. Il envoya l’abeille chez le hérisson pour lui demander conseil.

L’abeille finit par trouver ce dernier et lui demanda :
« Hérisson, Dieu m’envoie vers toi recueillir tes conseils judicieux. Que faudrait-il faire pour que le ciel recouvre la terre comme une tente ? » Le hérisson fit la sourde oreille et continua son chemin. Détenteur de secrets cosmogoniques, il entendait bien les garder.
 dans ABEILLESL’abeille dépitée par l’indifférence du hérisson fit mine de s’éloigner. Elle se cacha dans le calice d’une fleur et entreprit d’écouter les propos du sage hérisson, connu pour sa fâcheuse tendance à monologuer.

L’attente ne fut guère longue. L’abeille entendit le hérisson prononcer : « Dieu n’a qu’à faire des montagnes et des vallées afin que la terre soit plus petite »Satisfaite, l’abeille s’envola en bourdonnant, et notre hérisson réalisa sa bévue. Dieu désormais connaîtrait son secret. Et pour punir l’abeille de sa servilité, il la condamna à manger toute sa vie ses propres déjections.

Mais Dieu, satisfait de la mission que l’abeille venait de remplir, ne l’entendit pas de cette oreille. Il transforma la malédiction : les déjections de l’abeille profiteraient également aux hommes qui les utiliseraient tant comme aliments que pour médicaments. C’est ainsi que les déjections de l’abeille devinrent du miel.

Source et bibliographie :
Petit dictionnaire de mythologie populaire roumaine  – Ion Talos – Editions littéraires et linguistiques de l’université de Grenoble -2002

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Abeille et symbole

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2012

 

Abeille: Innombrable, organisée, laborieuse, disciplinée, infatigable, l’abeille ne serait qu’une autre fourmi, comme elle symbole des masses soumises à l’inexorabilité du destin -homme ou dieu- qui l’enchaîne, si, de surcroît, elle n’avait des ailes, un chant, et ne sublimait en miel immortel le fragile parfum des fleurs. Ce qui suffit à côté du temporel, à conférer une haute portée spirituelle à son symbolisme.

 Abeille et symbole dans ABEILLES 220px-ARS_Megachile_rotundataOuvrières de la ruche, cette maison bourdonnante les compare plus naturellement à un joyeux atelier qu’à une sombre usine, les abeilles assurent la pérennité de l’espèce, mais aussi, prises individuellement en tant qu’animatrices de l’univers entre terre et ciel, elles en viennent à symboliser le principe vital, à matérialiser l’âme. C’est ce double aspect -collectif et individuel, temporel et spirituel- qui fait la richesse de leur complexe symbolique, partout où il est attesté.

 Commentant Proverbes : Va voir l’abeille et apprends comme elle est laborieuse, saint Clément d’Alexandrie ajoute: Car l’abeille butine sur les fleurs de tout un pré pour n’en former qu’un seul miel (Stromates, 1). Imitez la prudence des abeilles, recommande Théopepte de Philadelphie, et il les cite comme un exemple, dans la vie spirituelle des communautés monastiques.

Pour les Nosaïris, hérésiarques musulmans de Syrie, Ali, lion d’Allah est le prince des abeilles, qui selon certaines versions, seraient les anges, et selon d’autres, les croyants: les vrais croyants ressemblent à des abeilles qui se choisissent les meilleures fleurs (HUAN, 62).

Dans le langage métaphorique des derviches Bektachi, l’abeille représente le derviche, et le miel est la divine réalité (le Hak) qu’il recherche (BIRD, 255). De même dans certains textes de l’Inde, l’abeille représente l’esprit s’enivrant du pollen de la connaissance.

Nomada succincta

Personnage de fable pour les Soudanais et les habitants de la boucle du Niger, elle est déjà symbole royal en Chaldée, bien que ne la glorifie le Premier Empire français. Ce symbolisme royal ou impérial est solaire, l’ancienne Égypte l’atteste, d’une part en l’associant à la foudre, d’autre part en disant que l’abeille serait née des larmes de , le dieu solaire, tombées sur la terre.

 Symbole de l’âme, elle est parfois identifiée à Déméter dans la religion grecque, où elle peut figurer l’âme descendue aux Enfers; ou bien, au contraire, elle matérialise l’âme sortant du corps. On la retrouve au Cachemire et au Bengale, et dans de nombreuses traditions indiennes d’Amérique du Sud, ainsi qu’en Asie centrale et en Sibérie. Platon, enfin, affirme que les âmes des hommes sobres se réincarnent sous forme d’abeille.

 Figuration de l’âme et du verbe -en hébreu le nom de l’abeille, Dbure, vient de la racine Dbr parole- il est normal que l’abeille remplisse aussi un rôle initiatique et liturgique. A Eleusis et à Ephèse, les prêtresses portent le nom d’abeilles. Virgile a célébré leurs vertus.

 On les trouve figurées sur les tombeaux, en tant que signes de survie post-mortuaire. Car l’abeille devient symbole de résurrection. La saison d’hiver -trois mois- durant laquelle elle semble disparaître, car elle ne sort pas de sa ruche, est rapprochée du temps -trois jours- durant lequel le corps du Christ est invisible, après sa mort, avant d’apparaître à nouveau ressuscité.

 Trigona spinipesL’abeille symbolise encore l’éloquence, la poésie et l’intelligence. La légende concernant Pindare et Platon (des abeilles se seraient posées sur leurs lèvres au berceau) est reprise pour Ambroise de Milan ; les abeilles frôlent ses lèvres et pénètrent dans sa bouche. Le propos de Virgile selon lequel les abeilles renferment une parcelle de la divine Intelligence reste vivant chez les chrétiens du Moyen Age. On retrouve ici la valeur symbolique du bourdonnement, véritable chant, de l’abeille.

 Un sacramentaire gélasien fait allusion aux qualités extraordinaires des abeilles qui butinent les fleurs en les frôlant sans les flétrir. Elles n’enfantent pas: grâce au travail de leurs lèvres elles deviennent mères; ainsi le Christ procède-t-il de la bouche du Père.

Par son miel et par son dard, l’abeille est considérée comme l’emblème du Christ: d’un côté, sa douceur et sa miséricorde; et de l’autre, l’exercice de sa justice en tant que Christ-juge. Les auteurs du Moyen Age évoquent souvent cette figure; pour Bernard de Clairvaux elle symbolise l’Esprit Saint. Les Celtes se réconfortaient avec du vin miellé et de l’hydromel. L’abeille dont le miel servait à faire de l’hydromel ou liqueur d’immortalité, était l’objet, en Irlande, d’une étroite surveillance légale.

Un texte juridique moyen-gallois dit que : la noblesse des abeilles vient du paradis et c’est à cause du péché de l’homme qu’elles vinrent de là; Dieu répandit sa grâce sur elles et c’est à cause de cela qu’on ne peut chanter la messe sans la cire.

 Apis mellifera scutellataMême si ce texte est tardif et d’inspiration chrétienne, il confirme une tradition très ancienne dont le vocabulaire offre encore les traces (le gallois cwyraidd de cwry cire signifie parfait, accompli et l’irlandais moderne céir-bheach, littéralement cire d’abeille, désigne aussi la perfection). Le symbolisme de l’abeille évoque donc chez les Celtes comme ailleurs, les notions de sagesse et d’immortalité de l’âme (CHAB, 857sqq; REVC, 47, 164-165).

L’ensemble des traits empreintes à toutes les traditions culturelles dénote que, partout, l’abeille apparaît essentiellement comme douée d’une nature ignée, c’est un être de feu. Elle représente les prêtresses du Temple, les Pythonisses, les âmes pures des initiés, l’Esprit, la Parole; elle purifie par le feu et elle nourrit par le miel; elle brûle par son dard et illumine par son éclat. Sur le plan social, elle symbolise le maître de l’ordre et la prospérité, roi ou empereur, non moins que l’ardeur belliqueuse et le courage. Elle s’apparente aux héros civilisateurs, qui établissent l’harmonie par la sagesse et par le glaive.

                                                                                                                Abeille domestique

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L’abeille est historique

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2012

L’abeille est plus ancienne que l’homme.

 L'abeille est historique dans ABEILLES 288px-Bees-wings.webAux alentours de la mer Baltique furent découvertes des empreintes fossiles de 50 millions d’années d’un insecte étant à l’origine de l’abeille actuelle.

Son nom «Apis Melifera» signifie : abeille qui porte le miel.

 Dès l’Antiquité, l’abeille a beaucoup intrigué les scientifiques. La croyance était que le nectar, nourriture des dieux, tombait du ciel. Que l’abeille soustrait le nectar des fleurs pour produire du miel n’est admis qu’après le Moyen – Age. Les abeilles furent considérées comme mystérieuses et, en quelque sorte, sanctifiées. On croyait que les abeilles avaient un certain contact avec les dieux, qu’elles pouvaient prédire l’avenir ou qu’elles étaient des «passeurs» emportant les âmes vers les dieux.

 On ne saisissait pas le système de procréation. Aristote, n’arrivant pas à cerner le schéma connu mâle/femelle, y consacra toute une dissertation d’autant que, sans ce schéma connu, chaque printemps il y avait prolifération. Dans l’Antiquité les abeilles étaient considérées comme très remarquables.

 Rappelons ce qu’aurait dit Einstein « Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre ».

En effet : plus de pollinisation, plus de fleurs, plus d’arbres, plus de chlorophylle, plus d’oxygène, plus d’herbes, plus d’animaux, etc … !

Voilà pourquoi aujourd’hui l’abeille est une sentinelle qui nous protège, et que nous devons protéger à notre tour, car ces dernières années « Mauvais temps pour les abeilles » : en plus d’une multitude de pesticides, nos abeilles sont menacées par le Varroa, parasite qui vient pondre dans les alvéoles du couvain de la ruche. Le varroa se développe ainsi dans la larve de l’abeille puis vit accroché sur son dos .

En 2004 est arrivé en Europe le Frelon Asiatique, devenu à présent un redoutable prédateur pour l’abeille. Les abeilles se font tuer par les frelons en sortant de leur ruche ou meurent de faim par peur de sortir !

Fichier:Asiatic-honey-bee.jpgComment protéger nos abeilles ?
En plantant des arbres et plantes mellifères, en diversifiant notre flore…
Mais aussi limitant les insecticides, les semences « enrobées », la pollution…

 Au Moyen – Age les abeilles continuèrent à susciter un grand intérêt. L’étude plus approfondie avait fait comprendre que l’ouvrière, jamais accouplée, produisait la cire et le miel.

Cette cire vierge fut employée à la réalisation des cierges pour les autels et pour l’éclairage des églises. En outre, la stricte hiérarchie de la colonie des abeilles et ses ouvrières vierges, servit très souvent d’exemple pour l’organisation d’une communauté religieuse. Aujourd’hui on peut considérer l’abeille comme un animal domestique faisant partie de la famille. Dans certaines régions, il était de coutume de faire part aux abeilles du décès d’un membre de la famille. Les abeilles jouissent d’un statut social considérable. On sait aujourd’hui quelle énorme contribution elles apportent à l’agriculture par leur activité de pollinisation, permettant l’obtention de graines et de fruits.

 

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Mythe de l’abeille

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2012

Gif abeilleLes abeilles sont dotées de caractéristiques particulières qui leur permettent de les associer à des déesses. Sur le mont Ida en Phrygie, Cybèle est la Mère des dieux et la Reine des abeilles. Elle conçut son fils Attis après avoir cueilli la fleur d’amandier jaillie des organes mâles coupés d’Agdistis/Cybèle, qui est née à la fois mâle et femelle, et qui avait été castrée par les dieux. (Dans la Théogonie d’Hésiode, les Nymphes Méliennes sont également nées du sang des testicules d’Ouranos ; ce sont des nymphes du frêne). Quand Attis est devenu adulte, il veut se marier et Cybèle le rend fou par sa jalousie, si bien qu’il se castra et se tua. On considère Cybèle comme la Reine des abeilles et celà a une importante signification : lors du vol nuptial des abeilles, le mâle abandonne ses organes génitaux dans le corps de la femelle. Il se castre et meurt. La future reine est ainsi celle qui a provoqué la castration et la mort de celui avec qui elle s’est unie. Concernant les ouvrières, on peut les comparer à des déesses vierges qui seront à l’origine d’une immaculée conception. En effet, Les abeilles sont capables de se reproduire par parthénogenèse c’est-à-dire sans l’intervention de mâles, et ceci aboutit à la production de mâles qui sont uniquement là pour féconder la reine, pour leur donner des femelles. Les ouvrières sont d’excellentes représentantes pour les déesses vierges. Les abeilles symbolisent admirablement la résurrection car elles sont en repos en hiver et elles renaissent au printemps avec l’arbre qui leur sert de demeure. J’ai démontré dans les articles étudiant Gif abeillel’arbre des mythologies que l’arbre est un symbole par excellence de la résurrection. De nombreuses déesses sont considérées comme des arbres mourant et renaissant tels leurs fruits fermentés ou non ; ces arbres mourants voient leur sève en analogie descendre en hiver dans les racines et remonter au printemps pour redonner vie à la nature tel un dieu voyageant aux enfers et refaisant surface au printemps. Cet arbre sacré est le lieu d’habitation des abeilles tel l’Yggdrazil. Dans un mythe toujours hittite appelé « la disparition du feu », l’abeille, l’aigle et serpent doivent trouver le Feu disparu. Après y être parvenu, ils retrouvent leur lieu d’habitation : un arbre. L’aigle habite la partie supérieure du tronc de l’arbre, l’abeille la partie moyenne et le serpent la partie inférieure. Cette vision est conforme à celle de l’arbre Huluppu du mythe de « la descente aux enfers d’Inanna ».

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Abeille et Religion

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2012

 Abeille et Religion dans ABEILLESFresque du temple d’Edfu du taureau Apis.

Les abeilles sont quasi les seuls insectes aux vertus divines répandues dans les mythes et religions du monde. Cet article a pour but d’initier l’étude de ces insectes et de tenter de découvrir pourquoi les abeilles sont sacrées dans les mythes et les religions. La principale qualité de l’abeille concerne le don de produire le miel qui est un ingrédient divin. Les vertus thérapeutiques, aseptiques, nutritives en ont fait un des aliments de référence dans les anciennes civilisations. Outre cet aspect il existe certains mythes très particuliers qui mettent en avant la mort d’un taureau ou d’un lion et le symbole de l’abeille pour les déesses vierges et pour représenter un acte de procréation. Ne ditons pas « La lune de miel » car elle évoque l’union des jeunes mariés et la fécondité ? Etymologiquement le mot apiculteur dérive du latin apicula et du diminutif Apis (bœuf égyptien sacrifié). Etonnant quand on sait que bons nombres de mythes font naître les abeilles du corps d’un bœuf sacrifié.

Le miel est très nutritif. Sa composition en glucose et fructose le rend très énergétique. Il est encore très souvent recommandé pour des affections laryngées. Le miel est également un ancien conservateur. Avant d’être brulé, le corps de Patrocle (ami d’Achille dans la mythologie grecque) est immunisé contre la pourriture grâce au nectar et à l’ambroisie dont les narines sont imbibées. La haute teneur en sucre du miel a pour effet de le rendre bactéricide. Il a ainsi des vertus aseptiques. Le miel aide également à la digestion grâce aux vertus de ces enzymes qu’il contient. Le miel est un aliment particulier car il est à la fois végétal et animal et ne produit pas de déjections (on n’en retrouve guère dans les ruches). Tout comme le lait il est une des références en tant qu’aliment naturel. Dans la bible, Yavhé dit en Exode 3:8 : « Je suis descendu pour le délivrer (en parlant du peuple des Juifs) de la main des Egyptiens et le faire monter de cette terre vers une terre plantureuse et vaste, vers une terre qui ruisselle de lait et de miel, vers la demeure des Cananéens, des Hittites, des Amorites, des Perizittes, des Hivites et des Jébuséens ». On peut comparer le miel au lait car ce sont tous les 2 des aliments produits par le corps. Ce sont des aliments spontanés. Le miel est un aliment animal et végétal qui ne produit pas d’effusion sanglante.

                                                           Gif abeille

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Abeille et Mythologie Maya

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2012

 

Abeille et Mythologie Maya dans ABEILLES codex-madrid-tro-cortesianus-musee-des-ameriques-page103Une très belle illustration des abeilles dans les mythes concerne la mythologie maya. Il serait amusant de considérer que l’inventeur de Maya l’abeille se serait inspiré d’une représentation maya pour son abeille. Nous retrouvons de nombreuses représentations de cet insecte dans le codex maya de Madrid conservé au Musée des Amériques de Madrid. Le dieu maya créateur et père des abeilles est Itzamnà. Il est également le dieu maya créateur de l’écriture, du calendrier, et de la médecine (encore et toujours les mêmes grandes caractéristiques). On le représente souvent sous les traits d’un vieillard. Son épouse est Ixchel, déesse de la lune. Une fois mariée, elle découvrit qu’elle était stérile (tout comme la mère de Samson) et un jour un cerf apparut et piétina son ventre qui lui permis d’avoir 4 fils les Bacabs. On peut considérer que le dieu du soleil Kinich Ahau comme une deuxième image d’Itzamnà et peut-être également de son fils qui lui permet de revivre. Ce dieu est le soleil lorsqu’il parcourt le ciel pendant la journée et il est un dieu des enfers la nuit.

En considérant ces mythes, nous pouvons retracer un fait qui est si souvent rencontré sous d’autres formes et d’autres symboles dans les mythes et les religions : la résurrection. En effet, un dieu taureau est sacrifié. Il s’agit plus précisément d’un bœuf. En effet de très nombreux mythes considèrent la mort d’un dieu (universel) après sa castration et causée par l’union avec la déesse de l’amour et de la guerre. Son corps est dépecé et reformé avant de donner naissance à un dieu solaire qui est sa réincarnation. Ce personnage mort et ressuscité a un lien très fort avec les abeilles. D’où l’importance de l’abeille pour les divinités ou personnages suivants : Télépinu, Apis, Samson,  Ak-Mucen-Kab, Itzamnà, Aristée, Bacchus. Les abeilles sont celles qui retrouvent son corps et qui symbolisent sa renaissance par le miel, ingrédient de l’hydromel qui est la boisson source d’immortalité des dieux. La divinité qui renaît sera dans un premier temps colérique est bien illustrée par Horus ou Télépinu. La mort et la renaissance solaire est bien représentée par le célèbre Icare. Pour quitter le labyrinthe de Minos, il s’envole avec des ailes qu’il a pu coller grâce à de la cire d’abeilles. En montant trop près du soleil elle fond et Icare plonge et meurt dans la mer… Espérons que le mal qui touche les abeilles à l’heure actuelle, soient une image de leur propre renaissance.

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La Ruche

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2011

La Ruche dans ABEILLES 250px-Cadres_mobiles6Une ruche est une structure artificielle, presque fermée, abritant une colonie d’abeilles butineuses qui vit, produit du miel et élève de nouvelles générations d’abeilles.

Il s’agissait autrefois d’une structure tressée ou creusée dans un tronc mort. Il s’agit aujourd’hui généralement d’une caisse de bois, construite par un apiculteur. Les abeilles y construisent leur nid pour élever leur progéniture et entreposer du miel pour l’hiver suivant, selon un rythme de vie bien défini. L’équivalent naturel de la ruche est souvent nommé « nid ».

Dans tous les cas, la structure interne de la ruche est une matrice dense de cellules hexagonales de cire d’abeille, appelée un nid d’abeilles. Les abeilles utilisent les cellules pour le stockage de la nourriture (miel et pollen), et pour le renouvellement de la population (œufs, larves et pupes). Seules les espèces du sous-genre Apis sont élevées dans des ruches construites par l’Homme, mais seulement deux espèces ont pu être domestiquées (Apis mellifera en occident et Apis cerana en Orient).

À l’état naturel, les abeilles sauvages peuvent établir leur colonie à l’air libre, à partir d’un essaim suspendu à une branche d’arbre, dans des anfractuosités, cavité d’un arbre creux (vivant ou mort), anfractuosité dans la roche, cheminée ou cavité dans une construction, etc.

 dans ABEILLESUn groupe de ruches est un rucher. Le plus grand rucher d’abeilles domestiques de France se trouve à Montfrin, dans le Gard.

L’apiculture regroupe les connaissances liées à l’élevage d’abeilles domestiques et à la construction de ruches.

 On peut dire que les ruches traditionnelles, en paille, ne font qu’apporter une enveloppe à la colonie des abeilles. Parce qu’il n’y a pas de structure à l’intérieur d’une ruche traditionnelle, les abeilles remplissent leur ruche de miel, déposé dans des alvéoles de cire, appelés alvéoles à miel.

 

L’alvéole à miel se lie fortement, et on ne peut le déplacer sans le détruire. Donc, la récolte du miel détruisait en général la ruche, malgré les modifications apportées pour éviter sa destruction.

 On extrayait en général le miel des ruches traditionnelles par pressage ou tapotage, ce qui écrasait les alvéoles faits de cire. À cause de cette méthode de récolte, les ruches en paille fournissaient plus de cire mais moins de miel qu’une ruche moderne.

320px-BeekeeperEn général, on n’utilise plus de ruches en paille, et, de plus, elles ont été déclarées non réglementaires dans beaucoup de pays : elles ne permettent pas d’inspecter les abeilles et les alvéoles pour détecter les maladies et les parasites, sans destruction des alvéoles, et souvent de la colonie.

Il y a trois sortes de ruches traditionnelles : les ruches en tuiles, les ruches en paille et les ruches de gomme.

Il existe également des ruches emmurées, notamment dans la Manche

L’apiculture moderne a apporté les ruches divisibles, à cadres amovibles, facilitant la conduite des ruches..

 

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Alvéoles d’abeilles

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2011

Alvéoles d'abeilles dans ABEILLES 220px-Honey_combLes alvéoles d’abeilles, construits en cire par les abeilles ouvrières afin de stocker le miel et le pollen ou les œufs et les larves, sont des prismes juxtaposés d’axes horizontaux qui constituent le gâteau de cire. Ce gâteau de cire est ainsi formé de deux séries d’alvéoles hexagonaux se rejoignant en leur base.

Mais ce qui est vraiment surprenant, c’est la forme plus que singulière de ces alvéoles. L’autre extrémité de ces cellules n’est pas un hexagone régulier, mais un emboîtement de trois losanges identiques, appelés rhombes. Les prismes ne se raccordent donc pas par leur surface hexagonale, mais justement par ces losanges, chaque cellule étant adossée, décalée, à trois autres au moyen de ces surfaces.

La construction de l’alvéole commence par le fond. L’épaisseur des parois est infime (moins de 300 micromètres, c’est diaphane-translucide), seul le bord supérieur est plus épais, pour éviter l’effritement.

La forme hexagonale des alvéoles fut repérée par Aristote dès le IVe siècle av. J.‑C. (Histoire des animaux) puis traitée géométriquement huit siècles plus tard par Pappus, mathématicien grec ; mais ce n’est qu’au XVIIIe siècle que cette forme rhomboïdale fut remarquée. Ainsi, Maraldi, astronome à l’Observatoire de Paris, détermina expérimentalement en 1712 la valeur des angles de ces rhombes, égale à 109° 28′ et 70° 32′.

nid_d_abeilles_108 dans ABEILLESIntrigué par la complexité de ces formes, le physicien Réaumur soupçonne les abeilles de construire leur gâteau de cire dans un souci d’économie (voir l’article Apiculture). Afin de vérifier son hypothèse, il demanda au géomètre allemand König de déterminer quelle était la cellule hexagonale à fond composé de trois rhombes égaux qui pouvait être construite avec le moins de matière possible. Par calcul différentiel, König trouva en 1739 que les angles de ces losanges devaient être égaux à 109°26′ et 70°34′. La correspondance de ce résultat avec celui de Maraldi est déjà étonnante, mais elle fut améliorée en 1734 par le mathématicien écossais Maclaurin qui démontra que König avait commis une erreur dans ses calculs, et que les angles des losanges correspondant à l’utilisation d’un minimum de matière étaient justement ceux indiqués par Maraldi : 109° 28′ et 70° 32′ [les valeurs mathématiques optimales sont égales respectivement à Arc cos (-1/3) et Arc cos (1/3)]. C’est bien l’angle des faces de contact de 4 bulles de savon qui se rencontrent en un point. Les bulles de savon réalisent toujours, à cause de leur tension superficielle, la surface minimale à contrainte de contour donné.

C’est Réaumur qui propose l’idée originale et avant-gardiste de prendre comme unité de mesure le côté du pavage hexagonal et regrette beaucoup qu’il n’en fût pas fait de mesure dans les civilisations anciennes, car cela aurait donné une traçabilité des unités de mesure.

240px-Fork-Beekeeping_On retrouve sur ce problème : Lhuillier (Berlin, 1781), Lalanne (Ann.sc.nat. 1840), Brougham (CRAS, 1858) et Hennessy (proc. roy. soc. London, 1886), avec évidemment Buffon et Plateau. Buffon commet une erreur : son idée, souvent reprise hélas, est FAUSSE : qu’on comprime simultanément deux ensembles de cylindres de cire allongés ; ils prendront cette forme hexagonale. C’est possible, mais les abeilles ne procèdent pas de cette manière (HUBER, Paris, 1814, observation des abeilles) : elles commencent par construire le fond, puis les faces des cylindres hexagonaux ! Elles ont donc en elles une adaptation à la construction d’un tel gaufrage du fond. Cela procède certes du tassement simultané en recto-verso de la cire, et l’explication de Buffon n’est donc pas à négliger, mais cela ne correspond pas à une situation de toutes les alvéoles, ensemble, comme on le voit écrit parfois.

 

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L’Abeille et l’hexagone

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2011

Pourquoi un hexagone ?

Bienenwabe mit Eiern und Brut 5.jpgLe premier souci des abeilles est de paver le plan pour pouvoir ensuite paver l’espace. On connaît trois polygones réguliers permettant de paver le plan : le triangle équilatéral, le carré et l’hexagone. Or, on peut démontrer que, parmi ces trois polygones réguliers, pour une même surface, l’hexagone est le polygone régulier offrant le plus petit périmètre.

Cependant, on pourrait se demander si l’hexagone est bien le pavage du plan le plus économique. En effet, on pourrait envisager de combiner des polygones de toutes sortes, qui ne sont pas forcément réguliers ni même dont les côtés forment une ligne droite. On ne savait pas grand-chose sur ce sujet jusqu’en 1943, date à laquelle le mathématicien hongrois Fejes Tóth démontra que la structure hexagonale régulière restait le polygone le plus économique pour paver le plan parmi tous les polygones à côtés droits.

Mais que se passe-t-il lorsque les côtés sont courbes ? Fejes Tóth pensait que la structure hexagonale régulière resterait la plus efficace, mais il ne parvint pas à le démontrer.

Ce n’est qu’en 1999 que Thomas Hales présente sa preuve en 19 pages (Honeycomb Conjecture).

Pourquoi des rhombes ?

Bienenwabe mit Eiern 39.jpgLe fond formé de trois rhombes permet un adossement simple des alvéoles. Il est même facile de prouver qu’il est plus économique qu’un fond plat hexagonal mais reste-t-il le moyen le plus économique ?

 

En 1964, Fejes Toth a démontré que si le fond était formé de deux petits hexagones ainsi que de deux losanges, à la place de trois rhombes, la quantité de cire serait, pour un même volume, inférieure de 0,35 % à ce qu’elle est avec les losanges.

Calcul des angles

Pour déterminer les angles des rhombes minimisant la surface des alvéoles de la ruche, on peut déjà remarquer que le remplacement d’un fond hexagonal AB′CD′EF′ par un fond formé de 3 rhombes de diagonales AC, CE, EF, ne modifie pas le volume de l’alvéole. En effet, le volume ôté est exactement égal au volume ajouté.

Il s’agit maintenant de comparer les surfaces.

                                                    L'Abeille et l'hexagone dans ABEILLES abeille_2

 

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Nid d’Abeilles

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2011

 Nid d'Abeilles dans ABEILLES 220px-CompositeSandwichLes structures en nid d’abeilles (NIDA ou NIDAPLAST) comparables aux alvéoles d’abeille (ou de guêpes…), servent à renforcer la résistance d’un élément tout en garantissant une légèreté maximale. Les nids d’abeilles peuvent être constitués d’aluminium, de papier carton ou de matière plastique synthétique.

Un mode de production consiste à sortir des plaques qui sont ensuite pliées (gaufrage) et assemblées pour former des alvéoles hexagonales.

Un mode de production plus performant a été obtenu dès le milieu des années 1980 en France, pour la production de nid d’abeilles à base de matière plastique (polypropylène) à partir du procédé d’extrusion par la société Induplast qui deviendra par la suite la société Nidaplast.

Dans l’industrie des composites, l’âme d’un panneau sandwich est souvent constitué d’un nid d’abeilles sur lequel sont apposés des peaux à base de résine et de fibre de verre. L’âme procure ainsi au panneau une résistance en compression plus importante, une plus grande capacité de déformation (selon le type d’âme utilisé), ainsi qu’un taux de vide avoisinant les 95 % permettant une légèreté du matériau.

230a dans ABEILLESElles sont employées en particulier dans l’industrie aéronautique pour le remplissage de volumes creux comme par exemple les « saumons » de voilure ou de gouvernes, mais aussi dans l’automobile, le nautisme, l’éolien.

Les nids d’abeilles sont également utilisés dans les travaux publics depuis le milieu des années 1980, assemblés en blocs de grande dimensions, ils associent légèreté (95 % de vide) et forte résistance en compression verticale.

Commercialisé par la société Nidaplast Honeycombs, ces blocs de nid d’abeilles donneront naissance à une nouvelle famille de matériaux, les SAUL pour Structure Alvéolaire Ultra Légère qui feront l’objet d’un guide, Les SAUL en remblai allégé par le Laboratoire Central des Ponts et Chaussées en 1992.
Ces blocs seront utilisés en remblai allégé pour le soutènement et le renforcement de sol.

Puis ces nids d’abeilles seront exploités pour leur taux de vide de 95 % de volume utile ainsi que leurs propriétés hydrauliques pour être utilisés en gestion et stockage des eaux pluviales, sous forme de Bassin de rétention des eaux pluviales enterrés sous espace vert, voirie, autoroute.

Cette solution fera également l’objet d’un guide, Les Structures Alvéolaires Ultra Légères SAUL en assainissement pluvial, édité en juin 1998 par le Laboratoire Central des Ponts et Chaussées et le CERTU (Centre d’Étude sur les Réseaux, le Transport et l’Urbanisme).

 

 

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Essaim

Posté par othoharmonie le 31 décembre 2011

 

Essaim dans ABEILLES 200px-A_swarm_of_Apis_mellifera_-_20051109Un essaim est un rassemblement en nombre important d’insectes de la même famille. Le phénomène dit de « nuées » ou « tempêtes d’insectes » n’a pas d’origine météorologique directe mais elles sont saisonnières et liées aux épisodes de sécheresse et pluies qui régulent l’offre en nourriture des insectes. Elles se produisent lorsque certaines populations d’insectes (par exemple des sauterelle ou des criquets) qui s’est massivement reproduite dans un lieu humide, initialement favorable à leur développement, ne parvient plus à subvenir à ses besoins alimentaires. De tels phénomènes se produisent plus rarement avec des coccinelles ou des mouches. Des nuages denses de certains papillons migrateurs pouvaient évoquer de tels phénomènes, donnant une impression de tempête de neige au passage des cols (par exemple dans les Pyrénées) ou dans certaines vallées en Europe, ou avec le monarque américain là où ses vols étaient particulièrement denses.

Ces insectes sociaux deviennent alors grégaires et se massent alors en bandes denses, se déplaçant en dévorant une très grande partie de la végétation sur leur passage. Ce phénomène dévastateur est connu depuis l’antiquité (présenté comme la huitième des dix plaies d’Égypte par la Bible) se produit dans les zones tropicales semi-arides (notamment en Afrique sub-sahélienne).

200px-Locusts_feeding dans ABEILLESL’essaimage, formation d’un essaim, est un processus bien décrit chez les abeilles.L’essaimage est un mode de multiplication par division naturelle. La constitution d’un essaim se produit généralement avant les miellées ou après. Lorsque la colonie est prise de « la fièvre d’essaimage », le processus se met en route. Les abeilles ont bâti une cellule particulière, plus grosse que les autres et qui a la particularité de pendre, contrairement aux cellules de mâles, d’abeilles ou de miel. Quand la reine consent à déposer un œuf femelle dans cette alvéole, le processus est engagé. 15 jours plus tard, une jeune reine naît, la ruche se trouve avoir deux reines : la vieille, et la jeune. C’est la vieille reine qui partira, à l’occasion d’un début d’après midi ensoleillée, lorsque la fièvre d’essaimage aura repris tout un groupe d’abeille, qui se tiendra prêt au départ dans la ruche, mais aussi aux abords, certaines abeilles étant parties en éclaireuses dans le but de trouver un nouveau logis. Lorsque le signal est donné, il se produit un impressionnant ballet d’abeilles au dessus de la ruche, qui bientôt quittera la ruche, pour aller se fixer soit dans l’endroit que les éclaireuses ont trouvé par avance, soit sur un objet quel qu’il soit, en attente de bonne nouvelles des éclaireuses.

Dans le cas où elles ne trouvent pas d’emplacement correct, il peut arriver qu’elles restent à l’endroit où elles sont accrochées. Elles y fixent et bâtissent des cires, où elles ne tardent pas à déposer du miel et où la reine ne tarde pas de pondre, afin d’assurer le renouvellement des générations, et ce le plus vite possible.

200px--_Bee_swarm_on_a_bicycle_%281-5%29_-Le caractère des abeilles qui essaiment est normalement d’une grande douceur. Il est possible d’approcher ou toucher un essaim sans danger. Il est possible d’installer l’essaim sur une partie de votre corps même nu, cela fait l’objet de concours. Un tempérament calme et des mouvements très lents sont nécessaires dans toutes les manipulations, afin de laisser les populations d’abeilles prendre leur place sans se froisser, et pour ne pas que vous soyez identifié comme un ennemi ou prédateur. Toutefois il est bon de savoir que toute abeille que vous écrasez vous piquera en retour, quelle que soit son humeur.

 

 

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Ruche d’Emile Warré

Posté par othoharmonie le 29 décembre 2011

Ruche d'Emile Warré dans ABEILLES EmileWarre2L’Abbé Eloi François Émile Warré (9 mars 1867 à Grébault-MesnilTours le 20 avril 1951) était un religieux et apiculteur français.

Il a été ordonné prêtre le 19 septembre 1891 dans le Diocèse d’Amiens et est devenu successivement curé de Mérélessart (Somme) en 1897 puis de Martainneville (Somme) en 1904. Il disparaît des Ordos en 1916 pour regagner ensuite Saint-Symphorien (Indre-et-Loire) pour se consacrer uniquement à l’apiculture.

L’abbé Warré a élaboré la ruche populaire fondée sur son expérience avec 350 ruches de différents systèmes existants à l’époque ainsi que sur les comportements naturels de l’abeille. Pour diffuser ses travaux, il a écrit plusieurs ouvrages : La santé ou les Meilleurs traitements de toutes les maladies, Le Miel, ses propriétés et ses usages, La Santé, manuel-guide des malades et des bien-portants et surtout le plus important L’apiculture pour tous dont la douzième et dernière édition date de 1948.

Son but était d’obtenir une ruche la plus proche des conditions naturelles de l’abeille, tout en étant pratique pour l’apiculteur. Il préférait faire des bénéfices plutôt que des profits et recherchait les économies à la place de la productivité. Sa ruche reposait donc sur un faible investissement financier pour sa fabrication et son exploitation. Il souhaitait que tout un chacun puisse avoir une ruche et récolter du miel sans pour autant devoir s’équiper de nombreux outils d’extraction.

La ruche populaire est une ruche divisible conçue pour hiverner les colonies d’abeilles sur 2 éléments.

warre dans ABEILLESCaractéristiques :

  • Ruche populaire à portes-rayons fixes : dimensions internes : 300 mm x 300 mm et 210 mm de hauteur.

Ruche-populaireChaque élément (ou hausse) contient 8 portes-rayons (ou barrettes) de 9 mm d’épaisseur, 24 mm de largeur et 315 mm de longueur.

  • Ruche populaire à cadres mobiles : dimensions internes : 335 mm x 335 mm et 207,5 mm de hauteur. (Note : ces dimensions sont décrites dans la 5e édition mais ont disparu dans la 12e)

Chaque élément (ou hausse) contient 9 cadres dont les dimensions intérieures sont 300 mm pour la largeur et 180 mm pour la hauteur.

Soit 100 dm2 de rayons (de cire) pour les deux modèles.

 

 

 

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Ruche Tronc

Posté par othoharmonie le 29 décembre 2011

Les « ruches-tronc » étaient utilisées dès la Préhistoire par les humains pour s’approvisionner en miel, au moins depuis 6 000 ans avant Jésus-Christ comme l’atteste une peinture rupestre dans la grotte de l’araignée, en Espagne. Les arbres creux (ou creusés) constituèrent donc les premières ruches pour l’Homme, et leur usage se serait perpétué localement jusqu’au Moyen Âge, même si des techniques d’enruchage plus sophistiquées s’étaient ailleurs développées dès l’Égypte antique. Aujourd’hui certains essaims nichant dans les arbres sont délocalisées vers des ruches modernes afin d’être facilement exploités par l’humain ; par ailleurs l’emploi d’enclos-apiers en Côte d’Azur, appelés « bruscs » en patois cévenol ou « bournios » en patois occitan, et notamment les ruches-tronc traditionnelles des Cévennes, est perpétué encore aujourd’hui.

Fichier:Vespa simillima xanthoptera01.jpgLes « arbres géniteurs » comme analysés par Jung trouvent plusieurs échos dans les récits folkloriques. Un conte indien narre qu’un vieillard aurait retrouvé sa jeunesse en passant à travers un chêne creux. Un rite païen consistait à guérir un enfant en le faisant passer entre les racines ou dans le creux d’un chêne. L’exemplum 2661 de Frédéric C. Tubach raconte qu’une hostie placée dans le creux d’un arbre se métamorphosa en enfant.

Représentant également l’abri, la cachette, les arbres creux interviennent dans un certain nombre de contes folkloriques. Ils servent ainsi parfois dans les légendes de domicile aux korrigans, ou de lieu de sabbat pour les sorcières, comme dans la légende du Creux-Chêne.

Légendes mises à part, aux Épesses on raconte qu’un prêtre réfractaire à la constitution civile du clergé, l’abbé Chapelain, s’était caché dans un chêne creux avant d’être découvert puis exécuté par des révolutionnaires. Un vitrail de l’église de Saint-Hilaire-de-Mortagne où il était vicaire rappelle le souvenir de ce prêtre martyr ainsi qu’une plaque sur ledit arbre, toujours debout. Une histoire similaire a rendu célèbre le chêne à Guillotin.

Dans la nouvelle Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête, adaptée au cinéma par Tim Burton par un film éponyme, le cavalier maudit et meurtrier jaillit du tronc d’un vieil arbre aux formes torturées, dit « arbre des morts ».

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La planète des Abeilles

Posté par othoharmonie le 29 décembre 2011

 

Pourquoi consacrer un site aux abeilles ?

 La planète des Abeilles dans ABEILLESDécouvrir les Abeilles avec textes, photos, animations, vidéos, jeux. En savoir plus sur la ruche, le miel, le métier d’apiculteur ainsi que connaitre la vie de ces petites amies ailées .
Ces petites amies abeilles sont non seulement l’amie des fleurs et de la nature mais elles sont nécessaires à la pollinisation de celles ci.

 Les abeilles sont souvent dessinées, peintes, photographiées au milieu de fleurs, butinant et virevoltant parmi celles ci, chargées de pollen. Mais savez vous combien de jours vie une abeille ? Combien de kilomètres une abeille parcourt par jour ?

Ce site rend hommage aux abeilles qui sont, depuis des années, menacées de disparition au même titre que de nombreuses races d’animaux.  Beaucoup d’associations s’efforcent de faire connaître ce désastre écologique.

 Ici, vous trouverez une vulgarisation de leur vie passionnante, racontée et imagée de façon ludique.

 C’est ainsi qu’est né en novembre 2006 , Le Petit Monde des Abeilles. Bonne visite.

Qui aime le miel, ne craint pas les abeilles.   Alors allez visiter …

 

                                      tube insecte

 

 

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