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Les Insectes ressentent-ils de la douleur

Posté par othoharmonie le 24 mai 2017

 

 

Chez les humains, la douleur est une expérience subjective incluant une série de sensations dont les deux dimensions caractéristiques sont une émotion négative et une pulsion d’élimination du facteur causant. Sa qualité et son intensité peuvent être profondément modifiées par divers éléments : les expériences antérieures du sujet, ce sur quoi il concentre son attention, la façon dont il interprète ce qu’il éprouve, et des informations sensorielles non liées aux nocicepteurs. Concernant les insectes, il est impossible de se prononcer avec certitude sur la question de leur capacité à éprouver la douleur. On peut cependant se forger une opinion raisonnée en comparant les insectes aux mammifères sous trois angles : la fonction adaptative de la douleur, la physiologie et le comportement.

La douleur chez les mammifères semble être un « programme » qui alerte des dommages corporels et incorpore une motivation à répondre avec une flexibilité comportementale considérable, car influencée par l’expérience passée et la nature de la douleur ressentie.

insectes

Il existe aussi une capacité d’apprentissage chez les insectes (y compris de la réponse d’évitement) mais elle est limitée. L’apprentissage chez eux est très spécifique à une situation donnée, ce qui est un facteur supplémentaire réduisant la possible valeur adaptative d’un hypothétique apprentissage activé par la douleur.

À la différence des mammifères, la plupart des modèles de comportement des insectes sont « pré-câblés ». La majorité des organismes mobiles (bactéries incluses) possèdent des mécanismes d’évitement rigides et programmés face à des stimuli traumatisants tels que la chaleur, les produits chimiques nocifs, les chocs électriques ou la compression mécanique. Les réponses des insectes à de tels stimuli semblent être de cet ordre. Des réactions plus complexes, telles que celles d’un insecte se toilettant vigoureusement ou se débattant dans une toile d’araignée, peuvent également être interprétées comme des réponses stéréotypées n’impliquant pas une quelconque expérience douloureuse. On peut avancer une explication suffisante en termes d’input sensoriel non nociceptif, de caractère excessif ou anormal, activant des programmes du système nerveux central qui produisent un output d’évitement ou de fuite. Chez les humains, les réflexes de flexion persistent alors que la conscience et la perception de la douleur sont bloquées par des actes chirurgicaux ou des produits pharmaceutiques. On peut donc en conclure que les réponses de retrait ou d’évitement, bien qu’elles accompagnent souvent une sensation douloureuse chez les humains, ne sont pas des indicateurs fiables d’existence de la douleur.

 

- Les insectes ne possèdent pas de nocicepteurs. On pourrait soutenir que la capacité à éprouver la douleur s’accompagne au cours de l’évolution de l’apparition des récepteurs sensoriels spécialisés dans la nociception*, et considérer leur absence chez les insectes comme un indice de leur insensibilité à la douleur. Mais on pourrait arguer en sens inverse que les récepteurs sensoriels* non nociceptifs présents chez les insectes pourraient assurer un rôle similaire. L’information nociceptive pourrait par exemple être décodée par le système nerveux central à partir de décharges anormales des mécanorécepteurs* ou des chimiorécepteurs*. (Inversement, la présence et l’excitation de récepteurs spécialisés dans la perception d’une stimulation nocive – les nocicepteurs – ne suffit pas à démontrer l’existence d’une sensation de douleur.)

- De même, l’absence chez les invertébrés de voies centrales analogues à celles impliquées dans l’expérience de la douleur chez les mammifères n’est pas concluante, car il reste possible qu’une expérience comparable soit produite par des supports biologiques différents.

- La présence chez les insectes des peptides opioïdes endogènes et de leurs sites récepteurs peut porter à croire qu’ils ressentent la douleur, étant donné que ces mêmes substances ont un rôle analgésique chez les mammifères. Toutefois, on sait que chez ces derniers ils médiatisent également diverses fonctions non liées à la douleur. Par ailleurs, des composés de ce type sont également présents chez des protozoaires. On ne peut donc pas considérer que la présence d’opioïdes endogènes indique nécessairement une capacité à percevoir la douleur. Chez les insectes, ils pourraient avoir pour fonction de réguler des activités physiologiques ou comportementales sans rapport avec celle-ci.

Les insectes poursuivent leurs activités normales après avoir été gravement blessés ou après avoir perdu des parties de leur corps. Ils ne cessent pas de se nourrir ou de copuler suite à des blessures abdominales générales. Les auteurs rapportent n’avoir jamais observé chez eux le comportement de protection d’une partie endommagée du corps . Un insecte marchant avec un tarse* brisé par exemple l’appuiera sur le sol avec une force inchangée, alors qu’un mammifère souffrant d’une blessure à une patte se mettra à boiter.

Ces exemples suggèrent que si un sens de la douleur est présent chez les insectes, il n’a aucune influence adaptative sur leur comportement puisqu’il n’induit pas la réponse consistant à protéger la partie blessée jusqu’à ce qu’elle guérisse. Les auteurs penchent pour la conclusion que la neurobiologie des insectes n’inclut pas de « programme douleur » (tout en reconnaissant que les comportements cités n’en sont pas la preuve absolue). En effet, il est difficile d’envisager qu’il y ait eu sélection naturelle d’une capacité à souffrir sans qu’existe la capacité correspondante à apporter une réponse adaptative.

Certains comportements des insectes ressemblent superficiellement aux réponses d’animaux supérieurs confrontés à des stimuli douloureux : contorsions d’insectes pris au piège ou empoisonnés par des insecticides, production de sons ou sécrétions repoussantes chez des insectes victimes d’une attaque, production de phérormones* d’alarme… 

extrait de La revue Experientia  publiée dans son volume 40 (1984) un article intitulé « Do insects feel pain ? » thèse d’Eisemann et alii

 

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Pourquoi les insectes sont-ils indispensables à l’humanité

Posté par othoharmonie le 24 mai 2017

 

 

Les insectes ne sont pas toujours beaux, ils paraissent nuisibles, car certains peuvent piquer, transmettre des maladies, ou ravager des cultures. Pourtant, sans les insectes, notre monde s’écroulerait.

Sur le plan physique, les insectes sont des invertébrés à six pattes appartenant à l’embranchement des arthropodes, et leur corps est divisé en 3 parties (la tête, le thorax et l’abdomen). Autre fait important, les insectes sont la classe la plus représentée du règne animal, puisque l’on dénombre aujourd’hui près de 800 000 espèces d’insectes différents. Mais l’on pense qu’il y en a entre six et dix millions.

insectes

Bien sûr, on ne peut pas être en si grand nombre et ne pas jouer de rôle dans notre chaîne alimentaire. Sans eux, nos ressources alimentaires seraient en effet fortement réduites, puisque sans pollinisation, notre développement agricole aurait été très compromis et sans fruits et légumes frais à notre disposition, nous souffririons de nombreuses carences.

À titre d’exemple, les abeilles, les mouches et les papillons pollinisent nos cultures et assurent nos récoltes. Les guêpes et les coccinelles détruisent les chenilles et les pucerons qui s’attaquent aux plantes. Les coléoptères et les mouches nous débarrassent des matières en décomposition. Toutes ces espèces sont donc utiles, comme les abeilles qui fabriquent aussi du miel et de la cire, ou certaines chenilles qui produisent les fils dont on fait la soie.

Les fourmis ont également un rôle utile dans la forêt. Elles détruisent une grande quantité d’autres insectes qui abîment les arbres. Au cours de leurs allées et venues, les fourmis nettoient la terre et déplacent des graines, qui germeront. Elles traient les pucerons comme on trait une vache en leur caressant le dos pour qu’ils produisent un sirop sucré appelé miellat, qu’elles déposeront sur les plantes pour que les abeilles puissent faire du miel.

Autre chose, le monde serait littéralement couvert de matières organiques en décomposition. Il en résulterait une complète dégradation des sols et toute vie serait alors amenée à disparaître.

Nos insectes sont brillants. Malgré un cycle de vie généralement très court, les insectes s’adaptent, se structurent, établissent des relations complexes avec les plantes et leurs congénères. Et cette cohabitation dure depuis plus de 360 millions d’années, bien avant notre ère.

Source : Slate

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