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Importance écologique du chevreuil

Posté par othoharmonie le 10 janvier 2017

 

En tant qu’herbivore, le chevreuil contrôle la densité de la végétation au sein de son écosystème, soit par broutage, soit par les frottis et les blessures qu’il occasionne aux jeunes arbres pour marquer son territoire. Il contribue à l’entretien de zones de clairières ou de milieux semi-ouverts et parfois de corridors intra- ou inter-forestiers. Comme pour d’autres animaux, son piétinement peut endommager les sols fragiles (pentes, sables, etc.) mais aussi contribuer à enfouir des graines, ou au contraire mettre au jour des graines anciennement enfouies, leur permettant de germer. C’est néanmoins un animal léger qui n’est pas réputé pour endommager les sols.

Dans un système naturel, il est lui-même contrôlé par ses prédateurs (loup, lynx) et par les maladies et le parasitisme qui se développent plus rapidement quand ses populations se densifient. Comme de nombreux animaux, il joue un rôle de diffusion pour certaines espèces (dont les parasites) en transportant des graines et diverses propagules (spores de champignons, œufs, larves ou petits animaux) dans son pelage, sous ses sabots et dans son tube digestif.

Chevreuils

Enfin, dans les forêts où les grands prédateurs carnivores ont survécu, il constitue une proie importante pour ces derniers. Quand il meurt de mort naturelle (maladie, parasitisme), ou des suites de blessure de chasse ou d’autres causes (roadkill, empoisonnement, etc.), son cadavre reste une source d’alimentation pour les invertébrés et animaux nécrophages.

Ses ossements et surtout ses bois peuvent être rongés par d’autres animaux (écureuil en particulier) qui semblent y récupérer des sels minéraux (notamment dans les régions naturellement acides et pauvres en calcium), et peut-être aussi aiguiser leurs dents. Dans les forêts polluées par des métaux lourds (plomb en particulier) issus de séquelles de guerre ou industrielles, ou par les retombées du passage du nuage de Tchernobyl, le cadavre et le squelette du chevreuil peuvent être une source de polluants qui retournent directement dans la chaîne alimentaire.

Depuis les plans de chasse et l’agrainage qui l’ont beaucoup favorisé, et en l’absence de prédateurs naturels, le chevreuil est devenu le mammifère herbivore sauvage le plus commun en forêt, dans de nombreux pays de l’hémisphère nord. Il reste pourtant très discret. Ses populations sont donc difficiles à dénombrer, d’autant qu’il est essentiellement forestier. S’il s’approche volontiers des habitations proches des lisières tôt le matin ou la nuit, il fuit le contact de l’homme et est gêné par des dérangements répétitifs. Sa musculature et son système circulatoire sont adaptés à la fuite immédiate et aux bonds lui permettant de franchir les clôtures basses et les buissons en une fuite rapide en forêt dense ou au milieu des ronciers[11], mais s’épuise rapidement à la course en milieu ouvert.

Vitesse de déplacement

Les chevreuils ont une morphologie adaptée à la course et aux bonds. Ils ont une musculature sèche, concentrée près du corps avec de longues pattes fines et légères. Leurs sabots frêles sont serrés et très pointus, idéals pour la course. Ils peuvent bondir jusqu’à 1,75 mètres de haut, et jusqu’à 6 mètres en longueur. En cas de danger, ils peuvent courir extrêmement vite, jusqu’à une vitesse de 90 km/h, mais sur une courte distance (la vitesse maximale de l’espèce, a été enregistrée par un chevreuil mâle, qui a atteint 98 km/h en pointe sur 100 mètres, avec une vitesse moyenne de 72 km/h sur 700 mètres). Ils peuvent également courir moins vite mais sur une plus longue distance. Ils courent beaucoup plus vite que leurs prédateurs, cependant en l’absence de loups et de lynx dans certaines régions de France, ils se déplacent moins et sont moins musclés. Un chevreuil entrainé aux sprints, est aussi rapide qu’une gazelle de Thomson.

Comportement social

Un groupe de trois jeunes chevreuils dans la réserve animale du Domaine des grottes de Han en Belgique.

Il est grégaire et peut former des groupes de plus de 10 individus en milieu ouvert en hiver. La cellule sociale de base du chevreuil est matriarcale, associant une chevrette et sa progéniture de l’année (jusqu’au 10e-11e mois, après quoi les jeunes sont repoussés par la femelle). L’adulte est sédentaire en forêt sur un territoire enforesté de 30 à 60 voire 100 hectares, qu’il conserve durant toute sa vie. Comme le cerf élaphe, il passe environ 50 % de son temps à se reposer et dispose donc de réseaux de zones de repos sur son territoire. Il exploite aussi occasionnellement les abords des forêts.

L’adulte communique surtout par des postures, et à distance par un cri dit aboiement parce qu’il évoque un aboiement de chien, alors que le faon émet de faibles piaulements.
Certains individus plus aventuriers migrent et s’intègrent dans d’autres groupes, entretenant la diversité génétique des populations locales au sein de métapopulations régionales, à condition que les forêts ne soient pas trop isolées les unes des autres par des phénomènes d’insularisation écologique et de fragmentation écopaysagère.
Son comportement est modifié en l’absence de prédateurs naturels (loup, lynx) ; il se déplace moins et est moins musclé.

Comportement

Chevreuil_reposChez les mâles, il est caractérisé sept mois par an (de février à août) par une activité de marquage hormonal et/ou odorant du territoire, par « frottis » et « grattis » (on parle de « régalis » quand un frottis est associé à un gratti). Ce comportement pose problème pour la régénération forestière , là où les populations sont denses. Une étude a porté en France sur des plants de chêne sessile de 3 ans exposés au chevreuil en conditions contrôlées (avec suivi de l’état des arbres durant 3 ans). Après trois ans, 39 % des plants étaient morts (c’est plus que le taux naturel de mortalité qui est élevé chez les jeunes chênes). 51 % ont eu une perte de hauteur importante par rapport à leur hauteur initiale (supérieure à 20 cm) et 10 % seulement se sont normalement développés (comme les plants témoins non « frottés »). Cette étude a également montré que les blessures faites au printemps (montée de sève, feuilles plus fragiles..) sont deux fois plus importantes, « à comportement égal du chevreuil »Ces résultats pourraient être tempérés par deux éléments qui restent des hypothèses, à ce jour non scientifiquement démontrées (mais qui ne semblent pas avoir fait l’objet d’études) :

  1. Plus les chevreuils sont nombreux, plus ils tendent à marquer leur territoire ;
  2. Les chevreuils semblent plus activement marquer leur territoire là où ils sentent l’odeur de l’homme (et des chiens ?), leurs dégâts étant alors amplifiés sur les plants issus de pépinières puis replantés en forêt, ou dans les parcelles fortement gérées par l’homme. Néanmoins leurs dégâts ne peuvent être niés là où ils sont très nombreux (la clôture d’une parcelle suffit à y favoriser fortement la régénération naturelle).

Pour limiter les dégâts sur les arbres, les forestiers demandent aux chasseurs de respecter un « équilibre sylvo-cynégétique » qui n’est pas toujours consensuel. Les forestiers ne veulent pas non plus se priver des chevreuils qui font partie de l’écosystème forestier et qui, avec les autres « grands gibiers », contribuent au revenu de la forêt souvent à hauteur de 50 % environ, voire plus.

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La vie du Chevreuil

Posté par othoharmonie le 10 janvier 2017

 

De petite taille, ce cervidé artiodactyle (ongulé herbivore ayant un nombre pair de doigts à chaque patte) arbore un pelage d’été brun-roux à miroir jaunâtre. A quoi ? A miroir, c’est-à-dire les fesses.

En hiver, il est plutôt brun gris à miroir banc.

Chez la femelle, le miroir prend la forme d’un cœur et chez le mâle, celle de deux haricots. La queue est à peine visible. La femelle en exhibe une très courte, constituée d’une touffe de poils blancs.

chevreuil

Des bois annuels en os

Seuls les mâles portent des bois, rugueux à la base et composés d’au maximum trois andouillers chacun.

C’est en hiver que ces deux protubérances osseuses poussent. Le calcium de l’os est apporté par des vaisseaux sanguins protégés par une peau de velours. La perte du velours est au printemps quand les bois sont entièrement solidifiés. Il peuvent atteindre 25 cm de long !

Leur chute se fait en octobre et novembre.

Un ongulé qui aboie !

Discret, il peut être difficile à observer.

Par contre, au moment du rut, ses aboiements retentissent dans la forêt. Oui, oui, le chevreuil aboie.

Comment s’assurer de la présence de ce charmant cervidé ? En repérant ces crottes, appelées moquettes : noires, luisantes, pointues à un bout et souvent agglomérées en masse en été.

Mais aussi en observant des ronds de sorcières… : des espaces circulaires empruntés par le mâle qui suit la femelle plusieurs fois autour d’un arbre ou d’une souche.

Des marques de territoire

Les brocards laissent ainsi des traces de frottis avec leurs bois pourvus de glandes à musc sur les tiges de jeunes arbustes pour y déposer leur odeur.

On peut aussi repérer les grattis qu’ils provoquent en mettant à nu le sol avec leurs pattes avant.

Jeunes pousses feuillues et graminées : un menu varié

Quel est son menu de prédilection ? Les bourgeons , jeunes pousses tendres et feuilles de chêne, charme, érables, cornouiller mais aussi de résineux , beaucoup de Graminées, et quelques dicotylédones.

En hiver, lierres, ronces et callune auront sa préférence. A l’occasion aussi, il peut se nourrir de glands, de faines et de plantes cultivées.

Le changement de régime de l’été à l’hiver s’accompagne ainsi d’une augmentation de la durée de rumination : une heure en été contre deux heures en hiver.

Habitat : dans les sous-bois

Il préfère vivre en forêt, mais si l’espace vient en manquer pour cause de surpopulation, il peut tout aussi bien investir les plaines céréalières, les bocages, les maquis, la garrigue, ou la montagne : on peut assez facilement l’y observer en été, même à plus de 2.000 m.

Son domaine vital varie selon le milieu et la densité de population. Celui de la chevrette est plus vaste que celui du brocard mais moins stable.

Pas de grande tribu : le chevreuil est solitaire

Généralement, l’unité sociale de l’espèce se compose d’une chevrette et des jeunes de l’année.

En automne, un brocard peut venir compléter le tableau familial. Lorsque l’hiver arrive, plusieurs de ces groupes peuvent s’associer.

Le brocard vit en solitaire, sauf pendant le rut de mi-juillet à mi-août où il se confronte aux autres mâles et courtise les chevrettes.

Gémellité fréquente

Le développement de l’ovule fécondé s’arrête une quinzaine de jours après la fécondation et reste bloqué jusqu’en décembre : l’implantation de l’embryon est dite différée.

La gestation proprement dite dure 150 jours et les petits naissent de mai à juin. Une portée comporte un à deux faons, la gémellité étant fréquente chez les mères adultes. Ils resteront avec leur mère jusqu’à la mise bas suivante.

La longévité moyenne du brocard est de 7-8 ans, un peu plus pour la chevrette. 

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