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Le Crocodile du Nil

Posté par othoharmonie le 19 novembre 2016

 

Le crocodile du Nil, l’un des plus grands reptiles vivants avec le crocodile marin, l’anaconda et le python réticulé, est aussi l’un des plus lourds avec la tortue luth.

Comme chez la plupart des reptiles, les écailles qui couvrent tout son corps sont des reliefs épidermiques, et sont donc différentes de celles « détachables » des poissons. Elles sont jointives et quadrangulaires sur le dos et sur le ventre, et espacées les unes des autres sur les flancs. Les écailles ventrales sont alignées sur 26 ou 32 rangées qui s’échelonnent du collier ventral à l’anus. Ce nombre varie selon les espèces et constitue un bon critère d’identification.

Les flancs ne sont revêtus que de petites plaques réparties sur 16 ou 17 rangées transversales et sur 6 à 8 rangées longitudinales. La main est palmée uniquement à la base, mais les orteils sont reliés par une véritable palmure. Les pattes sont terminées par des griffes (étuis cornés).

Crocodile-du-nil

Un crocodile peut avancer très rapidement et atteindre 17 km/h sur plusieurs kilomètres en effectuant une sorte de galop. Le corps, étiré vers l’avant, est comme poussé par les pattes postérieures. Les pattes antérieures reçoivent le poids du corps et amortissent la fin du « saut ». Puis le dos s’arrondit et les pattes postérieures se portent vers l’avant, propulsant le corps dans un nouveau bond.

Une sorte de baguette cartilagineuse part de la dernière vertèbre et forme la queue. Peu mobile, elle repousse parfois lorsqu’elle a été amputée.

Les anatomistes considèrent le crocodile comme faisant partie des reptiles les plus évolués. Il possède, à l’égal des mammifères, un cœur divisé en quatre cavités qui effectue de 22 à 47 pulsations par minute ; il se caractérise par de grandes oreillettes recouvrant en partie les ventricules et présente une autre différence avec celui des reptiles « inférieurs » : il est séparé en deux chambres distinctes par une cloison interventriculaire complète. Grâce à cette paroi, le sang oxygéné est séparé du sang veineux. Ces deux flux sanguins peuvent cependant se mélanger lorsqu’un clapet, appelé foramen de Panizza et situé entre les crosses aortiques, s’ouvre et fait communiquer les ventricules. Lorsque l’animal plonge, ce clapet se ferme, permettant au cœur et au cerveau de continuer à être irrigués de sang oxygéné, et ce au détriment des muscles.

En rétrécissant ou en dilatant ses vaisseaux sanguins, le crocodile peut régler le flux de son sang et régler par le même fait la température des diverses parties de son corps. Et la fréquence des battements du cœur dépend de cet afflux nouveau d’oxygène ou non dans le système sanguin.

La bouche est isolée du pharynx du reptile par le repli gulaire, un tissu recouvrant le pli osseux du palais. C’est une sorte de voile qui empêche l’eau de pénétrer dans la gorge. Le crocodile peut ainsi rester sous l’eau la gueule ouverte, sans que ses poumons ou son œsophage soient noyés. Il continue de respirer la gueule remplie d’eau grâce à des fosses nasales qui conduisent l’air au-delà du repli. En plongée, deux valves ferment automatiquement les narines et empêchent l’eau de pénétrer dans les fosses
nasales.

Les deux poumons, de forme ovoïde, sont subdivisés en cavités et ressemblent à des éponges. L’air qui arrive de l’extérieur les emplit par succion, comme aspiré par le piston d’une seringue. Ce rôle de piston est joué par le foie, lui-même tiré vers l’arrière sous l’effet des muscles qui se contractent. Le crocodile peut en même temps fermer sa glotte et son repli gulaire, formant ainsi un circuit clos. Le pharynx s’abaisse, ce qui aspire l’air et le fait pénétrer dans la cavité olfactive. Selon les chercheurs Pooley et Gors, l’air stimulerait la partie du cerveau commandant le sens de l’odorat, particulièrement développé chez le crocodile du Nil. À l’extrémité du museau, les narines transmettent aussi les stimuli chimiques, émis par les proies ou les partenaires sexuels, directement à des sacs olfactifs qui les analysent. Ce système de transmission des odeurs est particulier aux crocodiles ; chez les autres reptiles, c’est la langue qui, en liaison avec l’organe de Jacobson, véhicule les particules odorantes.

On a cru longtemps, et à tort, que les reptiles étaient sourds. Les crocodiles du Nil possèdent, au contraire, une audition très développée grâce à une oreille interne dont la structure est comparable à celle des vertébrés supérieurs. Le tympan, très grand, est recouvert sur sa face externe par un volet mobile qui se ferme en plongée, comme les clapets des narines, afin de limiter les infiltrations d’eau. La qualité de l’oreille interne de ces reptiles leur permet de communiquer vocalement entre eux par des sons variés, ce qui enrichit leur vie sociale.

La rétine des crocodiles leur donne la possibilité de voir aussi bien dans la pénombre qu’en pleine lumière : on dit qu’ils sont euryphotes. Leurs yeux sont situés très haut sur la tête et de chaque côté. De cette façon, ils affleurent la surface de l’eau lorsque l’animal est immergé

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Les bébés crocodiles

Posté par othoharmonie le 19 novembre 2016

Les petits naissent sur la terre ferme

Peu avant la ponte, les femelles deviennent agressives et se disputent parfois les meilleurs sites de nidification. Dressées sur leurs pattes, elles se poussent l’une l’autre, cherchant à renverser leur rivale et n’hésitant pas à mordre.

 Bébé

Elles creusent leur nid sur la partie terrestre commune à plusieurs domaines, dans le sable ou la terre meuble du rivage, à plus ou moins grande distance de l’eau, mais presque toujours au-dessus du niveau des hautes eaux. À l’aide des pattes postérieures, chaque femelle creuse un puits de 30 à 45 cm de profondeur ; une fois le puits creusé, la femelle s’installe, cloaque au-dessus du trou et pattes traînantes, et pond de 16 à 80 œufs.

L’oviposition dure de 20 minutes à une heure. Sitôt la ponte terminée, la mère recouvre le trou, tassant le sol sur les œufs. Dans ce nid où les œufs vont incuber, la température n’est pas la même au centre et à la périphérie. Il semble que cette différence ait une influence sur la détermination du sexe des petits (des chercheurs ont observé que les femelles étaient le produit de températures basse ou très élevée, alors que les mâles naissaient de températures intermédiaires ; la période critique a lieu pendant la première moitié de l’incubation). L’incubation dure de 84 à 90 jours. Pendant tout ce temps, la femelle jeûne et ne cesse de surveiller le nid. Elle ne s’éloigne que pour boire de temps en temps ou pour se mettre à l’ombre. Le mâle reste lui aussi à proximité du nid, sans toutefois s’en approcher. Quelquefois, il va capturer une proie mais revient vite.

À la fin de la période d’incubation, les petits crocodiles, prêts à sortir de leur coquille, poussent de légers glapissements. Leur mère les dégage, creusant le nid des pattes et du museau, et les saisit délicatement dans sa gueule. La peau de sa gorge s’enfonce sous leur poids, formant une poche. Chaque nouveau-né pèse environ 500 g. La femelle les transporte ainsi jusqu’à la rivière où elle les lâche dans une eau peu profonde. Ce premier habitat provisoire a le double avantage de cacher les nouveau-nés aux prédateurs et d’éviter qu’ils ne se déshydratent.

Le nid une fois dégagé, aucun œuf n’est laissé à l’intérieur. La mère saisit ceux qui ne sont pas encore éclos dans sa gueule et les roule entre la langue et le palais jusqu’à ce que la coquille se brise.

crocodile

Des crèches protectrices

Pendant les six à huit premières semaines de leur vie, les jeunes crocodiles sont regroupés dans des crèches. Celles-ci sont situées sur la terre ferme, dans un endroit un peu retiré. Les petits se débrouillent seuls, mais leur mère ou toute femelle adulte veille, attentive au moindre de leurs cris et répondant immédiatement à ces appels. À cette époque, les petits sont des proies faciles et recherchées par toutes sortes de prédateurs. Des chercheurs ont observé que des mâles étaient capables, à l’occasion, de prendre soin de leur progéniture
avec la même délicatesse que les femelles.

Au contraire des adultes, les jeunes crocodiles ont besoin de la protection d’un abri pour ne pas se faire manger par plus gros qu’eux. Après la période de crèche, ils s’éloignent du groupe des adultes pour se chercher un terrier en commun. Celui-ci est généralement assez éloigné du bord de l’eau. Parmi ces jeunes apprenant ensemble à se nourrir, s’instaure une hiérarchie où les plus grands décident pour les autres. Puis, les groupes se disloquent d’eux-mêmes, chaque crocodile devient plus indépendant et s’en va, solitaire, à la recherche d’un territoire à coloniser

La zoologiste E. Hamard, en 1979, a étudié les estomacs de plusieurs dizaines de crocodiles du Nil et a ainsi montré que leur régime alimentaire variait en fonction de leur taille.

Ainsi, les insectes constituent 70 % de la nourriture des jeunes crocodiles de moins de 0,30 m et
encore 30 % de celle des animaux de 1,50 m ; mais ils ne font plus partie de l’alimentation des crocodiles de plus de 3,50 m. Lorsqu’ils mesurent entre 1,50 m et 3,50 m, les crocodiles consomment
surtout des poissons et des mollusques. Les grands crocodiles mesurant plus de 3,50  m se nourrissent principalement de mammifères (de 15 à 40 %) et de poissons (de 35 à 80 %). Leur alimentation se compose aussi de reptiles, de mollusques et de quelques oiseaux (environ 10 %),
mais ils préfèrent capturer de grosses proies plutôt que dépenser leur énergie à chasser des animaux de moindre importance.

Le crocodile adulte, protégé par son impressionnante cuirasse, a pour seuls ennemis l’homme et… ses propres congénères. Il en va tout autrement des œufs et des petits. La phase importante de la nidification a lieu sur la terre ferme.

La majorité des espèces choisit des bancs de sable non inondables pour nidifier. Ces nids terrestres ont l’inconvénient d’être très facilement accessibles aux divers oiseaux et mammifères, mais surtout aux lézards, qui les pillent. Le plus redoutable de ces prédateurs est le varan du Nil. Profitant de l’inattention des parents, il fouille et déterre les nids avec son long museau. S’il est surpris
par un crocodile, sa rapidité lui permet de s’enfuir. Il reviendra plus tard. Certaines années, le varan du Nil détruit jusqu’à 50 % des nids de Crocodylus niloticus.

Les œufs sont très recherchés en Afrique noire et en Nouvelle-Guinée autant pour être consommés que pour leurs vertus médicinales. Les zoologistes estiment que près de 90 % des animaux
meurent durant la première année de leur vie.

Nouveau-nés et jeunes crocodiles sont également des proies faciles pour les gros poissons comme les silures et les requins d’estuaire ; pour les grands oiseaux comme les rapaces, les hérons, les
marabouts, les cormorans et les spatules. Les félins, les chacals, les hyènes, les mangoustes et les genettes apprécient aussi ces jeunes animaux. L’hécatombe serait encore plus grande sans la stratégie des crèches où les parents protègent les petits pendant les douze semaines où ils sont le plus vulnérables.  

Dès qu’il atteint la maturité sexuelle, le crocodile n’a plus rien à craindre de ces prédateurs, mais il devient alors l’hôte de nombreux parasites. Un oiseau, le pluvian d’Égypte, vivrait ainsi sur le dos du
crocodile du Nil et pénétrerait dans sa gueule pour becqueter les fragments de nourriture restés dans les dents du reptile. L’entomologiste Villiers ne nie pas une certaine association entre les deux animaux, mais il émet des doutes sur ce que trouve l’oiseau entre les dents du reptile. L’oiseau
débarrasse peut-être le palais de son hôte des sangsues qui le parasitent.

Un rôle essentiel à l’équilibre écologique 

En tant que grands prédateurs, les crocodiles ont un rôle clef dans le maintien de la stabilité de la chaîne alimentaire en participant au recyclage des substances nutritives. Capables de creuser des flaques en période sèche, ils créent de petits habitats non négligeables pour de nombreuses espèces animales et maintiennent ouverts des canaux amenant l’eau dans les marais.  

Les crocodiles sont aussi des « nettoyeurs ». Leur rôle de charognard, à l’occasion, peut avoir une importance considérable en cas d’épidémie, surtout pour les poissons, qu’ils protègent aussi en assurant la régulation des populations de leurs prédateurs : loutres et poissons ichtyophages. De plus, à Madagascar, on a noté une recrudescence de rage canine après le massacre des grands reptiles qui se nourrissaient de chiens malades

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