• Accueil
  • > Archives pour septembre 2016

Tous les Animaux ont besoin d’Amour

Posté par othoharmonie le 29 septembre 2016

 

 

Tous les animaux ont été créés, comme l’homme, selon leur espèce, avec un mandat à accomplir, et il y a un rapport de progression entre les corps des animaux et celui de l’homme.

Dieu a pourvu d’intelligence le plus petit animal, comme le plus gros. 

L’animal est sur le chemin de l’homme, il a un instinct qui ne s’éteindra pas plus que l’âme humaine. L’homme est la lumière de l’animal, l’animal est la lumière du végétal, le végétal est la lumière du minéral. 

tous les animaux

Ainsi un homme bon, pacifique, aura des animaux doux, obéissants. Les animaux progressent comme l’homme et ont l’instinct de la conservation. Ils n’ont pas été mis sur terre seulement pour la satisfaction de l’homme.   

Un chien a en lui tous les vices et tous les crimes. Les naïfs, en le voyant souffrir et être malade, disent : « Qu’a donc fiait ce pauvre animal innocent pour mériter un pareil sort ? » Et cependant sa souffrance lui est précieuse et lui acquiert pour l’avenir les Plus grands avancements. 

Les animaux sont rangés par classes et dans chaque classe par familles. Et si l’une de ces classes d’animaux ne voulait pas avancer, une autre la pousserait. Il en est de même pour toutes les classes, même pour nous. Si une famille voulait s’encroûter, une autre la pousserait, car il faut avancer. 

Dans l’existence des fourmis le travail est encouragé et récompensé et la paresse punie par des rigueurs pouvant aller jusqu’à l’exclusion de la fourmilière. Si pour les taquiner vous retardez le travail de quelques-unes, vous pouvez être pour elles la cause d’une punition imméritée. Il se peut alors qu’un être plus puissant que l’homme vous contrarie dans votre travail. Inversement nous pouvons recevoir de l’aide si nous facilitons le travail des inférieurs. 

Les infiniment petits qu’on ne voit qu’à travers un microscope travaillent, eux aussi ; ils ont leurs lois qui les régissent, leurs peines et leurs punitions. Les animaux sont gardés, comme les gens, par des êtres qui président à leur formation, à leur naissance, qui sont leurs défenseurs et que nous offensons si nous les maltraitons. 

Les animaux souffrent continuellement et souvent d’une façon intolérable ; si nous le savions, nous aurions autrement pitié d’eux. Il faut être bon envers les animaux et envers les plantes. Celui qui n’a jamais fait mal à un animal, qui ne détruit ou ne blesse jamais un végétal sans une cause vraiment utile, est protégé à son tour par les animaux ou les végétaux. S’il est sur le penchant d’un précipice et qu’il tombe, il se trouvera tout à coup une racine pour le retenir ; si un animal féroce parcourt la campagne et qu’il le rencontre, l’animal viendra le caresser, ou ne le verra pas. 

Il y a un domaine spécial pour les animaux ; mais celui qui les maltraite n’est plus dans ce domaine et ne trouve plus les animaux. Si au contraire vous n’avez jamais fait de mal à une bête et que vous vous trouviez un jour égaré dans la campagne, vous rencontrerez une araignée, ou tout autre animal qui vous montrera le chemin. Si vous maltraitez un animal, il vous arrivera, lorsque vous en aurez un que vous aimerez beaucoup, de le voir maltraité sans que vous puissiez venir à son secours. Il en est ainsi pour tout, car il faut apprendre à tout aimer, et nous devons tout respecter, car tout a été créé par Dieu. 

Trois paysans ont chacun un vieux cheval malade. En supposant qu’il leur a coûté un certain prix, il leur a rendu des services. Le premier, voyant que le cheval ne fait plus sa besogne, le bat pour essayer de le faire travailler. 

Le second l’envoie à l’équarisseur puisqu’il est hors de service.

Le troisième dit : « Oh ; pauvre bête, je puis bien le soigner jusqu’à sa mort et le garder dans son écurie ; Dieu fera bien pousser quelque chose de plus dans mon champ ». 

Ne pensez-vous pas que ce dernier, quand il reviendra, ne pourra pas avoir toute la famille des animaux à son service ? Si, il aura autant de chevaux qu’il en désirera ; et cela s’étend très loin, sur toutes les choses. 

Je plains celui qui ferait du mal à un animal, car pensez-vous que cet animal n’est pas aussi animé par autre chose que par la matière ? Sachez bien et retenez que, dans une planète plus élevée, nous serons à notre tour les animaux de cette planète, avec cette différence de ceux de la nôtre que nous aurons la parole.   

Si vous frappez un taureau qui veut vous tuer, je vous déclare que vous n’irez pas au Ciel avant que vous n’ayez été tué par un taureau. Il ne faut jamais tuer les animaux, pas plus les animaux réputés dangereux que les autres. On peut écarter un serpent de son chemin et du chemin d’un enfant qui en serait menacé, mais il ne faut pas le tuer. En général le serpent ne nous fera pas de mal ; et , s’il nous en fait, ce sera la dernière fois ; plus jamais nous n’aurons à craindre quoi que ce soit des serpents. 

Il est écrit bien avant la création (je ne dis pas de ce monde) : Celui qui est marqué par le Ciel ne saurait être déchiré par les bêtes fauves 

Il ne faut pas détruire les vipères, elles sont très friandes de mouches charbonneuses, de toutes espèces d’insectes et d’animaux malsains. Un cultivateur peut tuer une vipère qui, cinq minutes avant, lui a sauvé la vie en prenant une mouche charbonneuse qui allait le piquer.  

 

Paroles de Maître PHILIPPE De LYON sur le blog de Francesca http://francoise1.unblog.fr/

 

Publié dans XXX - ARTICLES DE PRESSE | 2 Commentaires »

LA MISSION DES ANIMAUX SUR LA TERRE

Posté par othoharmonie le 28 septembre 2016

 

A Telos, nous disposons de nombreuses espèces d’animaux que nous avons sauvés de l’extinction. Quand nous savions que notre continent allait être détruit, nous avons construit notre ville souterraine pour préserver nos vies et tous les anciens dossiers de notre civilisation, nous avons également sauvé quelques-unes de toutes les espèces d’animaux qui existaient à l’époque. À cet égard, nous pouvons être comparés à une version antérieure, mais beaucoup plus vaste de l’histoire biblique de Noé qui a sauvé dans l’arche deux membres de chaque espèce. La plupart de ces espèces sont encore en vie et font partie de nos soins à ce jour, à l’exception de ceux qui ont choisi comme une espèce de retourner dans leur lieu d’origine.

La disparition de la Lémurie est arrivée au moins 1500 ans avant le naufrage de l’Atlantide, et le nombre d’espèces que nous avons sauvés était beaucoup plus grand, de loin, que celui enregistré dans votre histoire biblique que le naufrage final de l’Atlantide. Au moment du naufrage de l’Atlantide, de nombreuses espèces d’animaux présents avant la destruction de notre continent ont déjà disparu de la surface.

Animaux missions - francesca

Nous vous disons que les animaux s’incarnent encore et encore, comme vous le faites. Leurs modes de réalisation sont toujours les extensions d’un ensemble plus vaste. Chacun d’entre nous, y compris les animaux, sont des extensions d’un vaste Etre de Lumière, si vaste et si merveilleux, qui vous tient dans l’émerveillement absolu de la journée lorsque vous vous ouvrez à la compréhension de votre véritable Divinité. Il est désigné comme le concept de multi-dimensionnalité, un concept qui reste très difficile d’être pleinement compris par les limites d’un esprit de la troisième dimension.

Dieu dans son grand amour de la nature a créé en permanence l’extension et lui-même en expansion dans un spectre plus large de diverses manifestations. Le règne animal est juste une parmi plusieurs de ces expansions infinies. Tous font partie de Dieu, très chers. Lorsque vous vous permettez de blesser une partie de la vie (Dieu) vous blessez l’ensemble, y compris vous-même.

Sur les plans intérieurs, tous les animaux ont une grande intelligence, et ils sont très différents, plus que vous pourriez jamais imaginer dans votre conscience actuelle. Certains d’entre eux contiennent la règle des mondes et des planètes. Les animaux vivent dans de nombreuses dimensions. Tous les animaux ont une sur-âme comme tous les humains, mais il est d’une nature légèrement différente. La différence est qu’ils sont créés pour faire partie d’un autre royaume que le vôtre. Ainsi, ils sont également des extensions d’un corps beaucoup plus grand de la conscience, un autre aspect de la Divinité.

La conscience s’étend des plus hauts niveaux de la Divinité au plus bas niveau de la première dimension des roches et des minéraux. Tous sont Dieu dans diverses expressions.

Plus la dimension est grande plus la compréhension de l’amour et plus étendu est la prise de conscience. Les animaux partagent votre planète avec vous parce que, tout comme vous, ils ont choisi de venir ici pour avoir une troisième dimension d’expérience. Ils sont également venus pour aider et sont les enseignants pour aider l’humanité de diverses façons que vous ne comprenez pas encore. Parce qu’ils ont choisi de venir dans un corps qui est différent du vôtre, il ne les rend pas inférieur à vous. Même si cela était, il n’y a pas de justification morale ni spirituelle pour la façon dont tant d’animaux sont actuellement traités à la surface de la Terre. Leurs corps sont juste un diaphonique inférieur au vôtre dans votre expression de troisième dimension.

Soyons clairs à ce sujet. Il n’y a pas de différence à que vous avez été amené à croire depuis si longtemps. Beaucoup d’humains sur la surface ont utilisé cette excuse comme un passeport pour l’exploitation animale.

FRANCESCA BLOG

Dans votre compréhension limitée, vous vous êtes permis de voir de nombreuses espèces d’animaux devenir des marchandises pour des moyens égoïstes ou pour le profit. Nous disons : ce n’est pas ce qui ou qui ils sont. La règle d’or doit être appliquée pour tous les êtres vivants, pas seulement pour le règne humain. Si vous souhaitez aller de l’avant sur la plate-forme de votre propre évolution, vous pouvez y arriver par l’amour inconditionnel selon des mots, des pensées, des sentiments et des actes à l’égard de toutes les formes de vie et tous les royaumes qui vivent sur cette planète.

L’ amour est la seule clé. Il n’y a rien d’ autre. Il n’y a pas un grain de création qui ne soit pas manifesté par l’ amour. Ainsi, il n’y a pas un grain de création que vous puissiez choisir de « ne pas aimer » si vous voulez aller de l’ avant.

Dans le monde des esprits, des animaux fonctionnent à partir des quatrième et cinquième dimensions. Ils sont tous reliés à un corps supérieur de la Lumière. Tous les êtres humains sont également connectés à leur propre corps supérieur, appelé leur «Présence JE SUIS, » existant dans les dimensions plus élevées et vivant aussi dans le cœur de chacun.

Le Soi Supérieur de votre être, votre propre Dieu-Soi, est une glorieuse, grande intelligent, un puissant être de perfection illimitée et de splendeur. Ceci est vraiment qui vous êtes vraiment. Votre vie de troisième dimension sur la Terre ne reflète qu’une très petite partie de la divinité de qui vous êtes vraiment.

Dans la création et dans les hautes sphères, il n’y a rien qui soit moindre, inférieur, mieux que…, pas si bon que…, etc. Ce sont toutes les étiquettes de la conscience humaine limitée. Tous sont également aimés et considérés comme des expressions de Dieu en mouvement constant (évolution). Il y a une différence entre vous et les animaux, mais ce n’est pas ce que vous avez été amenés à croire. 

Mes amis, dans les villes souterraines, nous avons beaucoup de respect pour les animaux et nous les considérons comme nos jeunes frères et sœurs sur l’échelle de l’évolution. Nous les traitons avec la même considération que nous aimerions recevoir pour nous-mêmes.

Disons que dans une famille humaine, par exemple, il y a 10 enfants. Diriez-vous que les plus jeunes sont inférieurs aux plus âgés, simplement parce qu’ils ont moins d’expérience de la vie, et ne savent pas encore autant que les plus âgés? Diriez-vous que les plus jeunes ne méritent pas d’être traités avec autant d’amour et de considération parce qu’ils sont nés plus tard que vous et peuvent être légitimement maltraités, tout simplement parce qu’ils ne sont pas encore aussi développé que les plus âgés?

Je ne pense pas, parce que vous savez très bien que dans quelques années, ils vont se rattraper.  Dans la hiérarchie ou dans la famille du corps du Dieu, les animaux qui partagent notre planète sont les membres les plus jeunes. Il est d’espoir que vous comprendrez ce que je suis en train de faire. Tout dans la création a la conscience, de la plus grande à la plus petite. En fin de compte, tous sont considérés comme égaux.

Comme je l’ai mentionné précédemment, nous avons dans nos soins à Telos un grand nombre d’espèces d’animaux qui ont été éteints de la surface de la Terre pour un temps très long. D’autres civilisations qui ont été sous terre plus longtemps que nous avons également apporté dans leurs soins un grand nombre d’espèces animales qui ont été éteintes de la surface beaucoup plus longtemps. Nous avons de nombreuses espèces de chats de toutes tailles. Leur taille varie entre cinq à six livres à plusieurs centaines de livres. Nous avons des espèces de chiens et des chevaux qui sont plus évolués que ceux que vous connaissez sur la surface, et qui vous apporteront beaucoup de plaisir quand ils seront finalement autorisés à émerger parmi vous.

 

rat d'eau

La plupart de nos animaux sont plus grands que ceux que vous avez maintenant. Par exemple, la plupart des grands félins ont presque deux fois la taille de celles sur la surface. Beaucoup de chevaux sont plus grands, mais certains ont conservé une taille dont vous allez vraiment être en mesure de profiter.

Nos animaux nous sont très chers. Soyez assurés qu’ils ne seront pas libérés dans vos mains jusqu’à ce que la violence soit totalement éliminé de votre monde.

  • Tous nos animaux sont doux et n’ont jamais été exposés à la négativité ou la violence d’aucune sorte. Tout le monde peut marcher jusqu’à l’un d’eux en toute sécurité, et des câlins avec eux.
  • Aucun de nos animaux n’ont peur des humains, ni tuer, ni d’être mangés les uns par les autres. Ils sont tous végétariens.
  • Nos animaux n’ont jamais été chassés ou mis en cage. Ils sont autorisés à vivre pleinement leur durée de vie, qui est beaucoup plus longue que celle les animaux vivant en surface.

Soyez assurés que nous ne prendrons pas le risque de libérer l’un d’eux aux civilisations de surface aussi longtemps qu’il y aura la moindre possibilité pour l’un d’entre-eux d’être blessé ou de recevoir moins d’amour qu’ils n’en sont habitués à en recevoir ici.

Nous reconnaissons l’intelligence unique de chaque espèce animale, et on n’a pas besoin de plus pour essayer de les mettre à tout autre niveau de soumission. Ils sont dociles et disposés à plaire. La communication télépathique est tout ce qui est nécessaire pour nous d’avoir, c’est à dire une coopération totale avec eux.

Au nom de toutes les civilisations de la Terre intérieure, je vous dis que c’est avec une grande joie et d’anticipation que nous allons regarder tous vers vous, nos chers frères et sœurs, ouvrez vos esprits et vos cœurs au règne animal et commencer à changer la façon dont vous les avez perçus et traités.

Nous vous envoyons notre amour, notre lumière et notre amitié. Nous sommes très impatients que ce temps approche de notre émergence à la surface, et d’être à nouveau avec vous, pour vous serrer la main et de vous enseigner ce que nous avons appris de la vie pour des milliers d’années dans la vibration de l’Amour, la Paix et la Fraternité sans l’interférence des guerres, le contrôle, la cupidité, la peur, la manipulation et la bureaucratie sans fin.

Il est bientôt à portée de main pour nos deux civilisations de s’unir dans l’esprit d’une grande famille cosmique après des milliers d’années de séparation physique. Lorsque nous sortons de nos demeures souterraines, à travers un labyrinthe de tunnels menant à tous les pays et villes de la planète, ce sera un moment de grande joie pour tous ceux qui ouvriront leur cœur et leur esprit pour nous recevoir.

Ce sera pour la «délivrance» de vos luttes, des douleurs. Nos intentions seront pour vous aider à créer le genre de vie dont vous avez eu envie depuis si longtemps. Ensemble, nous allons bâtir un avenir très prometteur pour nous tous, citoyens de la Nouvelle Terre. Ce sera une situation gagnant-gagnant pour tous. Nous sommes vos frères et sœurs, et nous vous aimons tous très cher.

 

Je suis Adama, votre Lémurien Brother. Canalisé par Aurelia Louise Jones

Publié dans ANIMAUX DANS L'AU-DELA, XXX - ARTICLES DE PRESSE | Pas de Commentaire »

Les souris et l’homme

Posté par othoharmonie le 27 septembre 2016

 

 SOURIS ET L'HOMME

 

Les souris sont souvent très vives et un peu farouches, mais avec de la patience on peut facilement les amener à monter dans la main, sortir de leur cage pour explorer un peu le monde et venir vers vous sans peur. Les souris ne sont pas particulièrement mordeuses et votre plus grande difficulté sera plutôt de les manipuler sans les blesser.

Les souris ne sont pas tellement en recherche de contacts sociaux avec l’homme comme le feraient les rats, mais si vous les apprivoisez bien, elles se montreront curieuses à votre égard. Les renforts de friandises peuvent vous aider dans ces moments. Si vous ouvrez la porte et que votre souris vient vous voir et monte dans votre main, vous pouvez considérer que c’est un très grand progrès.

Les males et les femelles ne sont pas différents en matière d’apprivoisement mais vous devrez passer plus de temps avec un male solitaire car bien sûr il aura besoin de plus d’attention qu’une femelle qui évolue avec des copines dans sa cage.

Apprivoiser une souris

Commencez par laisser votre souris s’adapter à son nouveau territoire. Elle a besoin de 2/3 jours pour marquer son territoire, faire son nid dans sa cabane, repérer la gamelle, le biberon, s’habituer aux nouvelles odeurs et aux nouveaux bruits. Au bout de ce délai d’adaptation, ouvrez la cage et posez votre main sur le sol de la cage. Ne tentez pas d’attraper votre souris, ou de la poursuivre dans la cage. Laissez-la venir vous sentir. Les souris sont très curieuses et au bout d’un moment de patience il y a fort à parier qu’elle viendra vous renifler. Vous pouvez faciliter les choses en plaçant une friandise dans votre main. Laissez la souris monter et descendre à sa guise. ne tentez pas de la retenir. Au fur et à mesure qu’elle s’habitue, vous pouvez la sortir de la cage et la garder dans votre main ou lui proposer de se balader sur vous ou sur un environnement sécurisé. Sauf cas d’urgence, n’attrapez pas votre souris pas la queue. Vous pourriez la blesser.

En savoir plus sur http://rongeursendestress.e-monsite.com

 

Publié dans RAT et SOURIS | Pas de Commentaire »

Cohabitation du rat et de la souris

Posté par othoharmonie le 27 septembre 2016

 

Dans la nature les souris vivent en grands groupes mixtes, menés par un male dominant, mais en cage, les conditions de vie et les problèmes de reproduction nous oblige à les faire cohabiter séparément.

Les souris femelles cohabitent bien entre elles. Normalement une femelle habituée à vivre en groupe tolère les autres femelles sur son territoire. Il faut cependant respecter les règles de hiérarchie. Un groupe de souris forme un « clan » et toute nouvelle souris peut être considérée comme intruse et être tuée. Il faut respecter cet état de fait et intégrer les nouveaux avec beaucoup de prudence 

rat et souris

Les souris males ne cohabitent pas sauf rare cas de souris issues d’une même portée et ayant toujours vécu ensemble. Nous avons des cas de souris males qui cohabitent bien, et ils apprécient cette vie, dorment blottis les uns contre les autres, MAIS il faut toujours être très prudent car ces ententes peuvent se dégrader et entrainer des disputes. Dès lors qu’une tension s’installe, il est rare que les choses se calment. Il faut alors isoler l’individu agressif, et ce dernier ne tolérera plus d’autres souris sur son territoire. Soit il devra vivre seul, soit il devra être stérilisé pour vivre avec des femelles. On peut même aboutir à la séparation de tous les males, chacun dans sa cage…

Les souris sont extrêmement prolifiques aussi la vie en groupe mixte est très fortement déconseillée. Vous vous retrouveriez avec de nombreuses portées et des problèmes de consanguinité à la clé. De plus la gestion des petits males posera de grands problèmes, comme vu précédemment.

Hiérarchie : il n’y pas spécialement de hiérarchie « visible » entre les souris, comme on peut le constater chez les rats. Les males sont dominants et les groupes de femelles s’organisent assez pacifiquement la plupart du temps. Si une souris n’aime pas une autre souris, elle la tue. Les relations sont très simple ! C’est pourquoi il faut faire très attention aux problèmes d’entente car une souris harcelée par les autres mourra à coup sûr, soit tuée par les autres, soit exténuée à force d’être poursuivie et une fois morte, les autres souris la dévoreront.

Le cannibalisme est en effet présent chez les souris et bien souvent lorsqu’un animal meurt, il est « éliminé » par ses compagnons.

Les souris qui ont grandi ensemble ont cependant des liens pour forts et sont moins enclines à se battre.

Coté famille, les souris sont de bonnes mères mais là aussi elles n’hésitent pas à dévorer leurs petits si elles sont stressées ou affaiblies. Cependant, en temps normal les souris sont de bonnes mères qui n’hésitent pas à allaiter des petits qui ne sont pas à elles.

Publié dans RAT et SOURIS | Pas de Commentaire »

Mythologie de la chauve-souris dans la littérature et dans l’art

Posté par othoharmonie le 24 septembre 2016

Animal de l’ombre, la chauve-souris connaît un destin littéraire et artistique à son image : symbole de la cécité métaphysique de l’homme pour Aristote et Averroès à sa suite, elle est pourtant liée à la création artistique par la version ovidienne du mythe des Minyades, fileuses et conteuses impénitentes métamorphosées par Dionysos. Cette dimension resurgit sous la plume de Mallarmé, comparant le génie à une « chauve-souris éblouissante » dans son médaillon de Théodore de Banville, tandis que Robert de Montesquiou-Fézensac intitule Les Chauves-Souris le recueil de poèmes qu’il publie en 1892.

La chauve-souris fait surtout partie de ces animaux insolites qui relèvent de ce que Roger Caillois appelle le « fantastique naturel ». Elle apparaît à ce titre dans l’art de toutes les régions du monde, de la divinité chauve-souris sculptée par les Zapothèques et retrouvée dans les tombes du Mexique, à la représentation de la roussette sur les boucliers océaniens, en passant par les démons extrême-orientaux auxquels les diables occidentaux doivent, selon Jurgis Baltrusaitis, leurs ailes de chauves-souris à partir du XIIIe siècle. La découverte des chauves-souris hématophages d’Amérique du Sud qui reçoivent leur nom de « vampires » au XVIIIe siècle, a naturellement favorisé la présence du motif dans la nouvelle fantastique au XIXe et au XXe siècle.

http://data.abuledu.org/URI/53bac7e7

Mais on rencontre aussi la chauve-souris dans le registre de la dérision, avec l’utilisation satirique de l’animal en tant que symbole de l’obscurantisme, dans la tradition anti-cléricale du XVIIIe au XIXe siècles, ou le sobriquet qui donne son titre à l’opérette célèbre de Johann Strauss. La paralittérature, la bande dessinée et le cinéma ne sont pas en reste comme l’atteste le durable succès de Batman, dans la bande dessinée comme au cinéma, depuis sa création en 1939.

C’est peut-être surtout sur la notion d’hybridité qu’invitent à s’interroger les multiples avatars littéraires et plastiques de la chauve-souris. On s’attachera donc plus particulièrement aux enjeux poétiques d’un motif dont les modulations ont souvent valeur de manifeste esthétique.

Publications du CTEL (Centre Transdisciplinaire d’Epistémologie de la Littérature), Université de Nice, http://revel.unice.fr/loxias

Publié dans RAT et SOURIS | Pas de Commentaire »

Le jeu du chat et de la souris

Posté par othoharmonie le 24 septembre 2016

 

Un chat et une souris vivaient ensemble dans un grenier en toute amitié. La souris, raisonnable et économe, songeait à faire des réserves pour l’hiver bien qu’on fût encore en été. Un jour, elle trouva un bon morceau de lard, et dit au chat :

chat et souris

« Voilà des provisions pour la mauvaise saison ! Mais où pourrait-on cacher ce lard pour être sûr qu’on ne nous le vole ? Pas ici dans le grenier, car nous serions tentés de le manger avant l’hiver.
— On peut le mettre sous l’autel de l’église », proposa le chat.

Et le lard fut caché là. Mais, le minou, très gourmand, ne cessait de penser au morceau de lard et décida de retourner à l’église pour en prendre un petit morceau. Pour ne pas éveiller les soupçons de la souris, il inventa une histoire.

« Ma cousine qui vit dans le grenier à blé vient d’avoir un chaton. Je suis son parrain et, demain, j’irai à l’église pour son baptême.

— Profites-en bien, lui répondit la souris. S’il reste des miettes, pense à m’en rapporter ! »
Le lendemain, le chat se rendit à l’église, sortit le morceau de lard de sa cachette et en mangea un morceau. Il s’installa ensuite au soleil pour une longue sieste. Le soir, il rentra au grenier.

« Regarde, dit la souris, j’ai tout rangé pendant que tu étais parti. Tu t’es bien amusé au baptême de ton filleul ?

— Oui, répondit le chat, mais je n’ai rien pu te rapporter.
— Tant pis, dit la souris un peu déçue. Comment s’appelle le chaton ?
— Il s’appelle…, il s’appelle…, hésita le chat, … “Le-Bord”.
— Drôle de nom », dit la souris.

Quelques jours plus tard, le chat dit à la souris :

« Ma cousine qui vit dans la cave vient d’avoir un chaton. Demain, je dois me rendre à son baptême.
— Profites-en bien, lui répondit la souris. S’il reste des miettes, pense à m’en rapporter ! »

Le chat retourna à l’église et cette fois mangea la moitié du morceau de lard. Il rentra le soir au grenier.

« Regarde, dit la souris, j’ai tout rangé pendant que tu étais parti. Tu t’es bien amusé au baptême de ton filleul ?

— Oui, répondit le chat, mais je n’ai rien pu te rapporter.
— Tant pis, dit la souris encore déçue. Comment s’appelle le chaton ?
— Il s’appelle “La-Moitié”, répondit le chat.
— Drôle de nom », dit la souris.

Le chat se sentait quand même coupable d’avoir mangé la moitié du morceau de lard, mais la tentation était trop forte. Quelques jours plus tard, il dit :

« Ma tante qui vit au moulin vient d’avoir un chaton. Je dois me rendre demain à son baptême.
— Profites-en bien, lui dit la souris. S’il reste des miettes, pense à m’en rapporter ! »

Le chat courut à l’église et mangea le reste du morceau de lard. Il rentra le soir au grenier.
« Regarde, dit la souris, j’ai tout rangé pendant que tu étais parti. Tu t’es bien amusé au baptême de ton filleul ?

— Oui, répondit le chat, mais je n’ai rien pu te rapporter.
— Tant pis, dit la souris, encore une fois déçue. Comment s’appelle le chaton ?
— “Tout-Entier”, répondit le chat.
— Drôle de nom », dit la souris.

L‘hiver arriva et la souris dit au chat : « Allons à l’église chercher le morceau de lard. » Le chat l’accompagna sans rien dire. Bien sûr, elle ne trouva pas le morceau de lard. Elle fondit en larmes : « On nous a volé notre lard ! »

Le chat, mal à l’aise regardait ailleurs. La souris comprit alors que le lard n’avait pas été volé, mais que c’était le chat qui l’avait mangé. « Ah, j’ai compris ! s’écria-t-elle. C’est toi qui as tout mangé ! Menteur, voleur, méchant, égoïste ! »

Elle l’accabla de reproches, tant et si bien qu’exaspéré, le chat se jeta sur elle et la mangea !

Publié dans CHAT, RAT et SOURIS | Pas de Commentaire »

Le Rat symbolique : l’Intelligence Laborieuse, la Prolifération

Posté par othoharmonie le 22 septembre 2016

 

 Rat est un animal grégaire (un Rat seul est un Rat mort de faim), c’est aussi un animal anthropophile, c’est à dire qu’il aime à vivre au contact des humains. Les Rats vivent dans des terriers, et rongent tout ce qui leur passe sous la dent. Le Rat, du fait de sa vie souterraine, est un animal tellurique, et le Rat Noir d’autant plus, car il est exclusivement nocturne, ce qui le rapproche du chakra racine. Les Rats sont aussi vecteurs de la peste et de la leishmaniose. Ils n’hésitent pas défendre leur vie en mordant.

Rat_shoulder

Ils sont aussi très intelligents et peuvent parfaitement être domestiqués ; ils sont très câlins, joueurs (il leur faut changer de jouet chaque semaine sinon ils se lassent), et ont chacun leur caractère. Les Rats sont des animaux très futés ; ils inventent mille moyens d’atteindre ce qu’ils désirent. Par exemple, un Rat qui trouve une bouteille d’huile ouverte va d’abord laper. Quand sa langue ne va plus pouvoir atteindre l’huile, il y trempe sa queue et se lèche cette dernière. Heureusement, les rats ne sont pas capables de grimper sur des surfaces verticales ou glissantes ; c’est pour cela qu’anciennement les réserves de nourriture étaient suspendues en hauteur.

Toujours affamé, prolifique et nocturne, il apparaît en Occident comme une créature redoutable, voire infernale. Au Japon, il est le compagnon de Daikoku, dieu de la richesse ; il symbolise la fécondité. Comme tous les animaux, il est ambivalent : source de dégâts et de phobies incontrôlées, mais aussi amusement et intelligence. Symbolique générale : les racines de l’individu (passé, famille), la terre, la maladie, être fûté.

Si Rat est votre totem, vous pouvez lui demander de savoir d’avance si quelqu’un vous trompera, de gérer habilement vos finances, de réduire votre tendance à la paresse. Vous accéderez à son pouvoir en achetant des actions d’une nouvelle société, en commençant une collection de timbres, en vous faufilant dans une pièce sans vous faire remarquer. La médecine de Rat guérit le respect de soi malmené, transforme l’agressivité et l’avarice.

Rat protège les nouveaux commencements et défend contre la négativité.

Publié dans RAT et SOURIS | 1 Commentaire »

L’homme aux rats

Posté par othoharmonie le 22 septembre 2016

 

L’analyse de « L’Homme aux rats » présente un intérêt multiple. C’est en traitant ce cas que Freud a découvert la névrose de contrainte. Le journal qu’il tient durant la cure apporte un éclairage précieux sur les difficultés encore grandes de Freud par rapport au transfert. Et c’est ce qui le conduira, quelques années plus tard, à définir les deux versants de la règle fondamentale, condition sine qua non pour que la séance soit un véritable espace extraterritorial d’énonciation, capable de restituer le sujet à son histoire.

homme aux rats

Un homme vient en consultation chez Freud parce qu’il souffre d’une grande peur obsessionnelle. Quand il était à l’armée, il avait entendu un officier supérieur décrire une torture particulière: un pot contenant un rat est placé contre les fesses d’une victime, où l’animal se fraie un passage dans l’anus. L’homme aux rats craint que cette torture soit appliquée à son père ou bien à une jeune femme dont il est amoureux. Le fait que son père soit mort depuis des années indique le caractère complètement irrationnel de cette crainte. Malgré tout, l’idée s’impose à lui avec insistance, le plus souvent sous forme de menace. Il se sent obligé de faire telle ou telle chose d’une façon très précise de peur que cette menace ne se réalise.

Le caractère irrationnel de la crainte ne peut être saisi que si l’obsession est remise dans le contexte de l’histoire du patient. Un des principaux soucis de l’homme aux rats est à cette époque le choix entre deux épouses possibles. Tout en étant épris d’une autre dame, il est informé par sa mère que, peu après la mort de son père, une cousine s’est déclarée prête à lui donner une de ses filles en mariage. L’homme se trouve donc devant un dilemme concernant son mariage, qui se dit Heiraten en allemand. Ce problème de Heiraten renvoie également à son père. Peu avant de rencontrer celle qui allait devenir sa femme, le père avait en effet fait des avances à une jolie fille qui était toutefois désargentée et de modeste naissance. Il avait finalement renoncé à cette dame et en avait choisi une autre de famille aisée, la mère de l’homme aux rats. Le dilemme du fils est donc similaire à celui du père: le choix entre son désir ou les vœux de la famille.

Au cours des séances avec Freud, une autre lecture du signifiant « rat » apparaît. L’homme aux rats raconte comment, enfant, il avait une nourrice avec qui il prenait des libertés: « Lorsque j’allais dans son lit, je la découvrais et la touchais, chose qu’elle me laissait faire tranquillement.». Il se souvient aussi comment peu après elle se maria à un Hofrat, titre qui témoignait d’un certain statut en Autriche à l’époque, et que, à partir de ce jour, il dut pour s’adresser à elle utiliser l’expression Frau Hofrat. Les mots Heiraten et Hofrat contiennent tous deux le groupe de phonèmes « rat » qui aurait acquis dans la vie de l’homme aux rats un statut spécial du fait des références particulières à sa vie amoureuse et à celle de son père. En effet, le signifiant « rat » réapparaît fréquemment au cours de l’analyse, comme dans Spielratte, une dette de jeu de son père, et dans Raten, l’argent qu’il devait à Freud pour les séances. L’homme aux rats avait l’habitude de compter intérieurement le coût des séances en Raten au lieu d’espèces: Eine RatZwei Raten, etc. Tout cela confirme l’importance de ce groupe de phonèmes.

homme ratOn voit donc qu’au fil de l’analyse de l’homme aux rats une constante se dégage. Elle ne se présente pas sous la forme d’une constante sémantique, mais bien d’un fragment de parole — le signifiant « rat ». L’obsession qu’a l’homme aux rats pour le supplice s’éclaire lorsque le mot « rat » ne fait plus l’objet d’une lecture sémantique, renvoyant à un rongeur, mais est considéré comme un signifiant, un fragment phonologique. Les différents épisodes de vie racontés, à première vue complètement décousus, trouvent leur cohérence dans le réseau de sens que tisse le signifiant « rat ». Ce mot est capable de renvoyer à différentes réalités sémantiques en les dotant de qualités émotionnellement équivalentes indépendamment du contexte. Cette qualité émotionnelle dans ce cas précis est de l’ordre d’une anxiété obsessionnelle.

FREUD S. (1919/1954). Cinq psychanalyses, trad. M. Bonaparte et R. Loewenstein, Paris, PUF, p. 203.

Publié dans RAT et SOURIS | Pas de Commentaire »

La souris messagère

Posté par othoharmonie le 19 septembre 2016

 

 Dans la cheminée, le bois crépitait et dégageait une agréable chaleur.

 Pierre, presque couché dans un fauteuil, les jambes allongées, la pipe chauffant la paume de sa main droite, se sentait merveilleusement bien.

c936fbbf Il avait eu froid, dehors, dans la neige qui depuis le matin tombait sans discontinuer. Il avait du porter une scie électrique chez son cousin, et il y était allé à pied.3+3 =6 km , cela n’avait pas été désagréable de se mouvoir dans une nature ouatée, mais il faisait vraiment froid.

 A 24 ans, depuis la mort de sa tante, il y a 6 mois, Pierre vivait seul dans cette vieille maison qu’il connaissait depuis sa plus tendre enfance. Il était venu habiter, chez sa tante, lorsqu’à l’age de 3 ans il perdit son père et sa mère dans un accident de voiture.

 La solitude commençait à lui peser. Une compagne serait la bienvenue. Mais de nos jours, rares sont les jeunes femmes qui aiment vivre à la campagne.

 La chaleur de la cheminée devenant trop forte, il recula un peu son fauteuil, et c’est à ce moment là, sur sa gauche, qu’il vit une souris, calme, immobile qui le regardait.

 Le fait était assez curieux, car les souris en général n’apprécient pas la compagnie des humains, et s’enfuient dés que l’un d’eux apparaît.

 La souris ne bougeant toujours pas, Pierre lui parla

 «  Bonjour demoiselle souris. Vous êtes bien effrontée. Vous n’avez pas peur ? »

 La souris trottina pour se mettre entre la cheminée et Pierre, puis, toujours le regardant, elle s’immobilisa.

 Elle est curieuse cette bestiole pensa Pierre, soudain intéressé par ce manège ;et il lui parla de nouveau

 «  Bon. Je ne te fais pas peur. Tu es très courageuse. Mais jusqu’ou ira ton courage ? »

 Et Pierre tendit le bras vers elle. La souris ne bougea pas. Alors, se penchant vers l’avant, Pierre approcha sa main à une cinquantaine de centimètres de la souris, qui recula un peu, mais continua à le regarder.

 «  Courageuse, mais pas téméraire, hein ? Pourquoi me regardes tu comme ça ? »

 La souris, alors, en trottinant, mais sans hâte, se dirigea vers une table basse sur laquelle se trouvaient les journaux que lisait Pierre, ainsi qu’un cahier de mots croisés . Les mots croisés avaient été l’une des occupations préférées de sa tante.

 La souris monta sur la petite table et s’installa sur les mots croisés.

 souris19Cela commençait à sembler un peu irréel, et Pierre sentait monter en lui, une sorte d’angoisse. Il voulut cependant plaisanter ;

 «  Tu veux un crayon pour faire des mots croisés. ? »

 Sans doute insensible à la plaisanterie, la souris restait immobile, et continuait à le fixer de ses petits yeux noirs.

 Pierre se leva et se dirigea vers la table basse. Alors, la souris descendit de la petite table et en trottinant toujours sans hâte, elle se dirigea vers le fauteuil à haut dossier qu’aimait occuper

la Tante

 quand elle tricotait.

 La souris se mit exactement au milieu du siège, et continua à le regarder.

 «  Mais, bon sang !Tu es une souris bien bizarre ! Quand je t’ai vu, c’est vrai, je pensais à une « souris », mais c’était une Femme. J’ai du être pris au mot, mais ce n’est pas une souris comme toi que j’espérais !! Ecoute !Si tu ne me fais pas trop de dégâts dans la maison, je veux bien que tu cohabites avec moi, mais arrête de me regarder comme ça !!!!

 Imperturbable, la souris continuait à regarder Pierre, qui finit par mettre son anorak pour sortir et échapper à ce regard qui devenait gênant.

 Il se promena durant une heure dans la neige fraiche, tout en pensant à cette curieuse souris. Il songea qu’a deux reprises, par son attitude, la souris lui avait fait penser à sa tante, et laissant aller son imagination, il pensa que peut être par un phénomène de métempsychose, sa tante s’était réincarnée dans la souris. Il sourit en se traitant de farfelu, et rentra à la maison..

 La souris n’était plus là, et il pensa de moins en moins à cette souris durant les jours qui suivirent. Et Quand il y pensait, il se persuadait qu’elle n’avait pas eu une attitude aussi bizarre qu’il croyait s’en souvenir.

 C’est une semaine plus tard que la souris réapparut. Pierre, assis devant la table de la cuisine, épluchait des légumes pour faire un potage. Il vit soudain la tête de la souris émerger du plateau de la table. Elle avait beaucoup de mal à monter à cause de la toile cirée glissante, mais elle finit par se hisser sur la table , et sans s’approcher de Pierre, elle s’immobilisa et fixa sur lui ses petits yeux noirs.

 «  Tiens ? Te revoilà ? Mais, c’est vrai que tu es curieuse…Aux deux sens du mot…Tu n’as pas les réactions de tes sœurs souris. Qui es tu ? Est-ce toi ma tante qui revient me voir ? »

 La souris, un court instant se dressa sur ses pattes arrières, puis s’immobilisa de nouveau en fixant Pierre.

 «  Ca veut dire quoi ? Que tu as su marcher sur deux pattes ? »

 La souris se remis un court moment sur ses deux pattes arrières.

 «  Ca veut dire OUI, ce manège ? »

 Pendant quelques secondes la souris continua à regarder Pierre, puis, elle descendit de la table et sortit en trottinant dans le couloir.

 Tous les jours qui suivirent, et pendant une semaine, Pierre s’installait dans son fauteuil, devant un bon feu de cheminée, fumant une pipe, et quelques minutes plus tard, la souris arrivait, et venait se mettre à environ 2 mètres de lui.

 Pierre, qui l’avait baptisée Tanty, discourait alors, et lorsqu’il observait une pause, la souris, soit faisait entendre un couinement soit se dressait sur ses pattes arrières.

 Un soir, Pierre lui dit :

 « Vois tu Tanty,, je suis content que tu viennes me voir tous les soirs. Je ne sais pas ce qui se passe dans ta petite tête, et je ne sais pas si le fait de te mettre sur deux pattes, ou d’emettre un couinement a une vraie signification, mais j’apprécie ta présence.

 Bien sur, je préférerais avoir une compagne de la même race que moi, mais pour ce que tu m’apportes, je te dis merci..

 Evidemment tu n’es certainement pas la réincarnation de ma tante qui me manque tant. Mais cela me fait plaisir de le penser. Lorsque la réalité n’est pas très jolie, on a le droit de l’imaginer plus belle. C’est bien ton avis ?

 Si tu viens chaque soir, c’est que toi aussi tu trouves agréable notre rencontre, tu dois m’aimer un peu. Fais-moi comprendre ce que je pourrais faire pour t’être agréable. Quand à moi, c’est très simple : Fais qu’une jeune femme vienne frapper à ma porte…et que nous nous plaisions. C’est ce que je te demande chaque jour. Peut être arriveras tu à faire quelque chose…. Il me plait en tous cas de le penser »

 Le lendemain, Pierre était installé dans son fauteuil, comme d’habitude, lorsqu’il vit arriver deux souris. Il reconnaissait Tanty grâce à une petite tache blanche sur la tête, et l’on sentait bien que c’est elle qui commandait la manœuvre qui eut lieu.

 Les deux souris se mirent cote à cote face à Pierre puis se dressèrent sur les pattes arrières.. Puis se tournant l’une vers l’autre, les souris se frottèrent le museau durant 3 ou 4 secondes, après quoi, elles firent à nouveau face à Pierre, en se remettant sur les pattes de derrière. Enfin, elles se remirent sur leurs quatre pattes et ne bougèrent plus.

 Pierre, bien entendu était absolument effaré par cette démonstration. Il n’y avait plus aucun doute. Ces souris voulaient lui dire quelque chose. Et c’était tellement anormal que Pierre craignit un moment qu’il devenait fou.

 «  Je ne pourrais raconter ça à personne, pensait il, on m’enfermerait immédiatement dans un asile d’aliénés »

 C’est lorsque cette pensée lui traversait l’esprit que l’on frappa à la porte d’entrée.

 souris-mange

Publié dans RAT et SOURIS | Pas de Commentaire »

LE RAT D’eau

Posté par othoharmonie le 17 septembre 2016

 

Le campagnol terrestre vit sous terre dans les prairies, mais aussi dans les jardins ou les vergers quand il y trouve une nourriture facilement accessible et appétissante (fruits en particulier).

Avec ses griffes et si nécessaire à l’aide de ses incisives, il creuse des galeries dans le sol, repoussant la terre derrière lui avec les pattes, puis avec la tête, formant des monticules de surface évoquant les taupinières. Cependant il est à noter que la galerie du campagnol débouche en biais à l’air libre alors que celle de la taupe débouche verticalement (enfoncer un bâton lève aussitôt le doute). La raison est due à la différence de profondeur des galeries respectives.

rat d'eau

Il peut causer des dégâts dans certaines cultures et les vergers.

Comme tous les rongeurs, il peut véhiculer de nombreuses maladies susceptibles de toucher l’homme : parasitaires  - maladie grave pour l’homme), bactériennes (tularémie, peste, listériose) ou virales (rage)

Ses prédateurs naturels sont le loup, le lynx, la belette, l’hermine, le putois, le renard ainsi que les rapaces.

Chiens et chats peuvent aussi le chasser (et alors devenir vecteurs potentiels de certaines zoonoses pour l’Homme, dont l’échinococcose). Le vison d’Amérique introduit en Europe au xxe siècle semble un prédateur très efficace, au point d’être − au moins dans le North Yorkshire Moors National Park, au Royaume-Uni − considéré comme responsable de la quasi-disparition du campagnol.

L’espèce passe presque tout son temps dans ses terriers, mais une étude basée sur la pose de pièges en surface a montré dans les années 1990 que les juvéniles quittent le terrier et se dispersent en masse au-dessus du sol ; ces mouvements de dispersion ayant principalement lieu durant des nuits pluvieuses .

Son régime est végétarien ; il se nourrit principalement des parties souterraines des plantes, racines, bulbes, tubercules, et n’hésite pas à s’attaquer aux grosses racines des arbres, qu’il ronge progressivement leur donnant une forme caractéristique en poignard. Ces dégâts sont insidieux car le dépérissement des arbres est progressif et, souvent, quand il devient apparent, il est trop tard pour les sauver.

Appelé aussi Le Grand campagnolCampagnol terrestre ou encore Rat taupier , est une espèce de petits mammifères rongeurs de la famille des Cricétidés. Ce campagnol est très commun en Europe et en Asie en zone de prairie de moyenne montagne où il se signale par les dégâts qu’il cause dans les cultures ; Il y creuse des galeries et ronge les racines des végétaux.

Par suite de la régression de leurs prédateurs et en raison de modifications du paysage induit par des changements de pratiques agricoles, ces campagnols pullulent dans certaines régions où leur prolifération doit être contrôlée. Inversement, certaines populations sont menacées d’extinction, notamment dans les Îles Britanniques où ils sont désormais protégés.

Son nom scientifique a évolué du fait des doutes sur la distinction traditionnellement faite entre les populations terrestres (terrestris) et amphibies (amphibius) qui semblent conspécifiques d’après la plupart des chercheurs. Cela peut engendrer des confusions avec une autre espèce du même genre, le Campagnol amphibie.

Rat

Le campagnol terrestre n’est pas apprécié dans les campagnes à cause de son impact négatif sur les récoltes et les berges des cours d’eau qu’il abîme en creusant des tunnels et en dévorant les racines. Ces rongeurs sont aussi des vecteurs potentiels de zoonoses comme la tularémie, une maladie infectieuse. Les hommes lui font donc de tout temps la chasse par tous les moyens. Toutefois cette extermination systématique non concertée a conduit à sa raréfaction inquiétante dans certaines aires de son habitat naturel, tout comme dans le cas du Hamster d’Europe. Dans les îles Britanniques, par exemple, l’animal fait l’objet de mesures de conservation, en particulier depuis l’introduction du Vison d’Amérique (Mustela vison) qui met l’espèce en danger sur ces îles. En France, une mission a produit un rapport rendu en décembre 2010 portant sur les moyens de lutte à préconiser ou à rechercher et proposant des pistes de compensation financières en cas de gros dégâts. La mission a insisté sur la nécessité d’une lutte prudente et « raisonnée », coordonnée, collective, précoce et combinant différents moyens, et basée sur une surveillance intégrée dans le réseau d’épidémiosurveillance accompagnant le plan Ecophyto 2018 du Grenelle de l’environnement. Un Bulletin de santé du végétal (BSV) spécifique aux problèmes de pullulation est éditée dans certaines régions touchées. Le Fonds national de gestion des risques en agriculture (FNGRA) ne peut pas rembourser les dégâts dus aux campagnols, mais -si les dégâts ont un caractère exceptionnel démontré par les autorités françaises-la Commission européenne n’exclut pas l’usage de fonds de mutualisation (nouveau dispositif issu du bilan de santé de la politique agricole commune) en cours de définition début 2011.

La protection de cette espèce passe comme pour toutes les espèces par la protection de son environnement. Il faut recréer et/ou entretenir un paysage de bocage avec de petites haies autour des parcelles afin de retrouver un équilibre entre prédateurs et proies. Ainsi les prédateurs spécifiques du campagnol, comme la belette, trouveront eux aussi un abri et des lieux de reproduction, étant protégés des prédateurs généralistes (chat, renard…). Cette action permet de ne pas traiter en masse et donc une limitation naturelle de la population de campagnols. Des essais sont en cours vers Clermont-Ferrand dans le Puy de Dôme avec le concours de l’ENITA

Publié dans RAT et SOURIS | Pas de Commentaire »

Tradition des Rats des Temples en l’Inde

Posté par othoharmonie le 17 septembre 2016

 

Parmi les milliers de rats vivant au sein du temple de Karni Mata à Deshnok

la tradition dit qu’il y a quatre ou cinq rats blancs, que l’on considère comme particulièrement saints. Ils sont les manifestations de Karni Mata elle-même et de sa famille (on se rappellera que Karni Mata est dans une région où vivent les Bishnoïs, dont leur maître, Jambheshwar Bhagavan, choisit de se réincarner en antilope). Les apercevoir est un privilège et les visiteurs ont le devoir de leur donner de la nourriture semblable à de la confiserie, dont les restes sont ainsi bénis par leur salive (les fidèles au temple de Karni Mata considèrent que la nourriture ou les boissons goûtées par les rats sont prasad, « bénies » ; ainsi, par exemple, les dévots trempent leurs doigts dans les bols de lait donnés à l’intention des rats, puis les lèchent ensuite en signe de communion avec la divinité).

rats

C’est la seule communauté de rats diurnes connue dans le monde. Un rat qui monte sur un pied humain est considéré comme une bénédiction de sa part.

De même que le taureau est la monture du Dieu Shiva, l’oie du Dieu Brahmâ, Garuda (le roi des oiseaux) du Dieu Vishnou, le rat est aussi la monture du Seigneur Ganesh, Dieu très populaire et omniprésent en Inde.

À la suite de la venue de touristes occidentaux non respectueux de la sacralité des lieux, – ou des animaux, ou des sentiments des adorateurs ainsi que du climat de dévotion envers Karni Mata (qui doit être de rigueur au sein du temple), il est possible de se voir refuser l’entrée (qui est gratuite) si l’on n’est pas hindou, jaïn ou Indien, c’est-à-dire, si l’on n’y vient pas pour prier ou pour rendre hommage à Karni Mata, attitudes qui sont des manques de respects et des entorses à la politesse dans la coutume indienne : un temple hindou est un lieu d’adoration sacrée pour les pèlerins recherchant la communion divine, non une « curiosité » ayant pour but de distraire des touristes seulement préoccupés de pensées profanes au sein d’un édifice religieux, sans déférence aucune pour les croyances, les philosophies ou les aspects externes et rituels de l’hindouisme.

Image de prévisualisation YouTube

On connaissait les vaches sacrées d’Inde, voici les rats sacrés. Sachez que ces petits rongeurs circulent en toute liberté dans le temple, donc si vous en avez peur, fuyez ! D’autant plus que vous devrez enlever vos chaussures…

Situé à Deshnok, au sud de Bikaner, le Karni Mata Temple attire de nombreux touristes pour son originalité. Les rats seraient une réincarnation des membres de la caste des Charan, à laquelle appartenait Karni Mata. Cette femme sainte désirait ressusciter un enfant au Royaume de Yama mais ce dernier avait déjà été transformé en rat blanc. De colère, elle décida que désormais, plus aucun membre de sa caste ne passerait par le royaume de Yama pour leur réincarnation mais qu’ils deviendraient directement des rats. C’est pourquoi ces rats sont aussi sacrés. 

D’ailleurs, si vous en voyez un blanc, c’est plutôt bon signe ! Au contraire, si vous en écrasez un, les fidèles risquent de ne pas être contents du tout. 

La surprise de voir des dizaines de rats agglutinés autour d’une gamelle d’eau et de graine est un brin… répugnante mais un peu de courage, vous ne le regretterez pas et cette visite sera un épique moment à raconter à vos proches. 

Admirez l’architecture du temple construit au XVIe siècle, la façade blanche de marbre sculpté, les sculptures offertes par le maharaja Ganga Singh, et les portes en argent massif qui ouvrent sur le sanctuaire.

Un conseil (très avisé) : portez des chaussettes et glissez sur le sol pour éviter de marcher sur les rats, bien que inoffensifs. Karni Mata temple

Au Rajasthan le temple Karni Mata est dédié aux rats : selon une légende raconte que une déesse hindou, Durga, avait demandé au dieu de la mort de faire revivre le fils d’un conteur (quelqu’un qui raconte des histoires). Mais le dieu de la mort avait refusé. Pour se venger, Durga transforma tous les conteurs en rats… Ainsi, le dieu de la mort n’avait plus de morts pour se nourrir…

Publié dans RAT et SOURIS, VIDEOS A PARTAGER | Pas de Commentaire »

Survivance du RAT Musqué

Posté par othoharmonie le 14 septembre 2016

 

C’est une espèce territoriale dont le comportement intraspécifique et interspécifique a été étudié, en lien avec ceux du castor canadien (autre espèce introduite en Europe du Nord). Il se rend plus discret (par exemple en ne faisant que des terriers, et pas de hutte) en présence d’une forte pression humaine, notamment pression de chasse ou de piégeage.

Quand il fait très froid (on a enregistré des températures de 0 à -10 °C dans le terrier ou la hutte durant l’hivernage, dans les pays froids) les rats musqués se blottissement les uns contre les autres, ce qui pourrait leur permettre d’économiser environ 10 % de leurs calories.

rat musqué

Il peut être affecté par de nombreuses maladies, dont zoonotiques. Il peut par exemple véhiculer la leptospirose, l’hantavirose (et la maladie de Lyme dans les régions où les tiques sont nombreuses) et probablement d’autres maladies émergentes ou non. Ceci qui doit être pris en compte dans l’écoépidémiologie des espèces vivant dans les milieux où il a été introduit ; par exemple en France, il a été montré en 1986 qu’il est l’un des nouveaux « hôtes intermédiaires naturels » d’Echinococcus multilocularis, qui cause l’une des formes d’échinococcose exceptionnellement transmissibles à l’Homme.

Comme il mange en hiver de nombreux coquillages d’eau douce (Unios, moule zébrée…) qui sont des organismes filtreurs, il peut se contaminer en bioaccumulant desmétalloïdes et métaux lourds, dont du mercure qui pourra à son tour contaminer plus fortement encore ses prédateurs (vison par exemple).

Cette espèce invasive a colonisé les cours d’eau du nord de la France et de la Belgique dans les années 1960 à partir d’animaux introduits ou échappés d’élevages, ou relâchés par des éleveurs alors que le cours de la fourrure chutait.

Il fait partie des espèces invasives en Europe, classé nuisible et faisant l’objet d’une lutte intensive dans les zones agricoles situées entre les Pays-Bas et la région parisienne. Il est inscrit sur la liste d’espèces susceptibles d’être classés nuisibles en France.

Il est très difficile de le réguler et plus encore de l’éradiquer, car il se reproduit rapidement et il bénéficie dans les régions où il a été introduit d’une quasi-absence de prédateurs et d’une nourriture facile et très énergétique partout où les champs avoisinent les cours d’eau, ce qui est devenu très fréquent depuis que les remembrements dans les années 1960 à 1980 ont mis en culture des milliers de prairies alluviales et de bas-pays (céréales, maïs et pommes de terre ainsi que les betteraves sont appréciés de l’Ondatra).

Quand on le chasse d’un côté d’une frontière, il peut se réfugier de l’autre ; ainsi, dans le nord de la France, l’USAN (Union des syndicats d’assainissement du Nord) coordonne la lutte contre le rat musqué sur son territoire et en lien avec ses homologues belges (flamands et wallons) depuis avril 1968.

En raison de nombreux aménagements fait en bord de cours d’eau et de zones humides, il est en outre devenu difficile de permettre des crues périodiques et naturelles pour y réduire sa densité et la permanence de sa présence.

En France par exemple, cette espèce est inscrite sur la Liste des animaux susceptibles d’êtres classés nuisibles. Elle est organisée sous l’égide des préfets, et le cas échéant de manière transfrontalière (par exemple dans les Flandres belges et françaises où il a trouvé un habitat idéal (nombreux cours d’eau et watringues aux berges raides où il se cache facilement et source abondante de nourriture d’origine agricole). Récemment, le projet CARTORA y mutualise certains moyens, dont une cartographie commune des zones infestées, pour soutenir l’effort de piégeage (dans le respect des règles communautaires), avec en outre un travail sur la certification des pièges et des actions communes de communication.

Depuis le 31 mai 2009, les appâts chimiques sont interdits dans toute l’Europe (la FREDON en distribuait 120 tonnes d’anticoagulants par an rien que dans le Nord-Pas-de-Calais) en raison des risques toxiques et écotoxiques qu’ils génèrent. Le piégeage (piège en X, avec agrément et autorisation, ou piégeage à la nasse autorisé sans agrément), le tir à l’arc ou au fusil (avec cartouche sans plomb) et une gestion plus écosystémique (reprofilage de berges en pentes douces, aménagements favorisant les prédateurs des rats-musqués…) sont maintenant recommandés.

 

Publié dans RAT et SOURIS | Pas de Commentaire »

Rat et symbolisme

Posté par othoharmonie le 14 septembre 2016

 

colonie de ratsSymbole trans-civilisationnel par excellence, portant la mort et la grande santé retrouvée, de quoi ce petit animal des entrailles est-il le nom ? Nous allons suivre la piste dostoïevskienne : cet animal qui symbolise les entrailles et la vie souterraine vise aussi l’ambivalence de l’homme, car les profondeurs de l’âme et de sa structure réflexive sont aussi bien le lieu de la conscience de soi que le lieu de l’animal malade de ses sous-sols (la métaphore du sous-sol désignant aussi bien l’animalité refoulée de l’humanité que le ressentiment que l’on ressasse avec conscience). Plus précisément, c’est le rat ou la souris comme symbole de l’intériorité qui nous occupera en nous aidant des grands penseurs de l’intériorité. De Dostoïevski et Kafka à Nietzsche et Freud, tous ont vu que l’homme s’explique par sa vie souterraine et que ces tréfonds de l’âme humaine ont souvent été ignorés au profit d’une valorisation de l’esprit pleinement maître de ses capacités intellectuelles. Le rat, ici, symbolise cette vie infra-consciente que l’on préfère ignorée : cette lutte en sous-sols entre divers instincts et affects que traduit avec plus ou moins d’honnêteté, en tout cas avec beaucoup d’ignorance des processus sous-jacent, le flux conscient de notre pensée. Il symbolise les arrière-pensées, ce qui se joue derrière le masque humain, la bête que l’on cache avec plus ou moins de soin et d’hypocrisie ontologique.

Si le rat symbolise si bien l’animal qui s’agite derrière toute pensée et derrière le visage civilisé, c’est parce qu’il est l’animal vermine par excellence : vecteur de la peste et plus généralement de maladies, il s’immisce partout et souille les denrées qu’il vole et disperse dans un geste sans ordre, il prolifère et contamine tout son environnement si on ne dératise pas ce dernier.

« A un certain  niveau de connaissance de soi-même […], on en viendra à se trouver exécrable. Pour mesurer le bien […], tout étalon sera jugé trop grand. On se rendra compte qu’on n’est rien de plus qu’un nid à rats peuplé d’arrière-pensées. L’acte le plus infime ne sera pas exempt d’arrière-pensées » écrit Kafka comparant la face ignoble de l’homme à un nid à rats, autrement dit à la prolifération de la vermine la plus impure. Le rat symbolise cette vie souterraine de l’esprit qui grouille de bas instincts, le siège du Mal, alors qu’on croyait cet esprit si prompt à la contemplation de la beauté, du bien et du vrai. Ce diagnostic nietzschéo-dostoïevskien (Nietzsche systématisant la profondeur des vue du grand psychologue Dostoïevski) peint l’homme torturé par son intériorité et on peut voir dans ce duo Dostoïevski-Nietzsche la préfiguration d’un Freud à venir et d’une discipline s’intéressant à la vie souterraine de l’âme : qu’il s’agisse d’un inconscient, des ruminations de la vie intérieure ou d’une pensée infra-conscience (non unifiée et réifiée en inconscient topique ou cognitif).

Mais l’homme des sous-sols, c’est aussi l’homme piégé dans son intériorité, non plus seulement celui qui rumine telle une vache à tête de rat, mais celui qui creuse de nouvelles galeries pour y blottir une conscience de soi de plus en plus individuée, comme une excroissance spirituelle handicapante que la civilisation impose à l’intériorité. C’est l’homme kafkaïen qui tombe en lui-même, mais aussi l’homme freudien expliqué par Pierre-Henri Castel : cet homme moderne si individué et si autonome que sa maîtrise de soi exige une hyperconscience pour tenir fermement la bête ; la civilisation se paie d’une individuation plus forte, résultat de l’intériorisation des valeurs et de la haute maîtrise de soi, et se paie aussi d’une duplicité plus grande, résultat d’un impératif de refouler l’animalité.

La vie souterraine est une sorte de pharmakon : le poison devient le remède. La pression de la conscience sur l’animalité infra-consciente civilise et cache à l’homme la face hideuse qui parfois se rappelle à lui, mais c’est aussi la puissance de la conscience réflexive, capable d’aller sonder les bas fonds (de connaître la pensée infra-consciente) mais aussi capable d’émanciper l’esprit de ses fonctions naturelles et sociales et de créer ce dialogue intérieur de l’âme avec elle-même. C’est cette thèse dialectique que nous essaierons de justifier tout au long de notre texte.

L’homme moderne individué radicalement se ronge en quelque sorte lui-même par sa structure réflexive et sa vie mentale intériorisée. Nous expliquerons cette hypothèse en rapprochant l’interprétation de Nietzsche par Patrick Wotling et l’interprétation du freudisme par Pierre-Henri Castel, mais nous ferons le pari que le rat est bien un symbole ambivalent et porte en soi la grande santé : l’esprit est un poison qui porte avec soi son remède et est l’invention géniale de l’humanité. Le pharmakon de l’âme est bien l’âme elle-même : malade de ses sous-sols par la structure réflexive, elle ne se soignera que par elle-même. On ne dératise pas l’esprit, on l’apprivoise ; tout comme on n’extirpe pas le corps, on le spiritualise.

 

source : http://www.implications-philosophiques.org/

Publié dans RAT et SOURIS | 1 Commentaire »

La souris, symbole de la vie souterraine

Posté par othoharmonie le 12 septembre 2016

 

souris-mangeTimide, agile et curieuse, la souris mène une vie nocturne très active. Elle court avec une grande rapidité mais le moindre petit bruit la fait déguerpir. Son ouïe fine et son odorat sont exquis et il n’y a pas d’endroit où elle ne puisse se faufiler. Douée d’une grande fécondité, elle pullule dans tous les lieux abondants en grains et en provisions ; rien n’est à l’abri de sa gourmandise. Elle pénètre partout et ronge même les étoffes, le papier, le bois et les meubles. L’hiver, elle loge dans les trous dans la terre, les vieilles murailles et dans les planchers pour que le froid ne l’engourdisse pas.

La souris a beaucoup d’ennemis auxquels elle ne peut échapper et une foule d’animaux s’en nourrissent ; les chats, les oiseaux de rapine, les belettes et les hérissons lui font une guerre sans merci. On dit qu’elle est sensible à la musique et qu’elle prend un grand plaisir à se déplacer sur les touches d’un piano laissé ouvert. Porteuse de présages, elle est un symbole de la vie souterraine et des ténèbres. La souris est gardienne des trésors enfouis. Autrefois, on prétendait que les souris qui s’enfuyaient d’un bûcher enflammé étaient l’âme des sorcières. Aussi, son cri était de très mauvais augure. En s’installant dans les maisons elle annonce une mort prochaine et déserte souvent le lieu dès que la personne est décédée. Pour chasser les souris on enfermait un crapaud dans une cruche à l’endroit où elles viennent. On affirme qu’il ne faut jamais filer le jour du Carême-prenant, de peur que les souris ne mangent le fil toute l’année.

On croyait aussi que les souris rôties ou bouillies soignaient les enfants de la coqueluche et de l’intempérance d’urine et que la fiente de souris mêlée avec du miel faisait revenir le poil lorsqu’il était tombé ! Inoffensive, la souris, aux mœurs doux et joyeux, fuit les lieux inhabités et suit l’homme partout. Les enfants qui affectionnent particulièrement les souris, leur offrent leur dent de lait en échange d’une pièce apportée pendant la nuit. Cependant, ses apparitions surprises sont fort incommodes et inspirent l’horreur aux humains qui cherchent à s’en débarrasser par le poison et les pièges. Pourtant, malgré ces petits larcins et méfaits, certains s’attachent à ce rongeur qui devient un animal de compagnie. Il ne faut pas oublier que sa curiosité et son effronterie sont égales à son insatiable appétit !

source http://zimzimcarillon.canalblog.com/

Publié dans RAT et SOURIS | Pas de Commentaire »

La souris de Ganesh

Posté par othoharmonie le 12 septembre 2016

 

ganeshFils de Shiva et de Parvati, la fille de l’Himalaya, frère de Muruga ou Skanda, Ganesh est un Dieu très populaire en Inde, aussi a -t-il une abondante mythologie, qui touche surtout à sa naissance et à sa tête d’éléphant.

Concernant sa naissance, on trouve essentiellement deux versions : une qui le fait naître de Shiva, l’autre de Parvati.

Quand Shiva crée Ganesh, c’est toujours à la demande des dieux, qui veulent distinguer le bien du mal pour assurer le succès des bonnes entreprises, et l’échec des mauvaises.

Le fils de Shiva est à son image, c’est à dire très beau. Il séduit toutes les femmes, ce qui lui fait oublier sa tâche première. Aussi sa mère Parvati, le condamne a avoir une tête d’éléphant et un gros ventre.

Dans la deuxième version, sa mère Parvati recherche un gardien sûr, pour garder sa porte. Elle crée donc Ganesh à partir des sécrétassions de sa peau. Il monte la garde, jusqu ‘au jour où Siva de retour de campagne, vient la voir, malheureusement elle n’est pas visible, puisqu’elle se baigne. Ganesh interdit l’entrée à Shiva.

Il s’en suivra une bataille, Ganesh faisant usage de son gourdin, l’entrée n’est toujours pas possible, Shiva appelle à l’aide Vishnou, qui utilise sa maya, c’est à dire l’illusion, pour jeter la confusion, et ainsi il décapite Ganesh avec son trident. Sa mère voyant cela demande la renaissance de son fils. Aussitôt l’armée de Siva part en direction du nord, avec pour mission de couper la tête du premier être vivant qu’elle rencontrera. Ce fut un éléphant avec une seule défense.

Shiva pose alors la tête d’éléphant sur le jeune garçon, et lui donne vie par le pouvoir de la parole. Ganesh est présenté aux dieux comme le fils de Shiva et de Parcvati. La déesse, lui offre un plat de gâteaux sucrés (Modaka), et de joie Ganesh danse, attiré par l’odeur, un rat sortit de son trou, il sera le véhicule préféré de Ganesh.

Par la suite Ganesh épousera les filles de Brahma, Siddhi (la réalisation), et Buddhi (l’intelligence). Elle donneront chacune un fils à Ganesh : Kshema (le bien être) et Labha (le gain).

Le sacrifice de la décapitation, le fait passer du statut de simple  » gardien de porte  » créé à partir d’impures sécrétassions de peau, à celui de gardien des Divinités supérieures.

Ganesh est un Dieu plus attaché à la terre, qu’à l’ordre cosmique comme Shiva ou Vishnou. C’est ce qui le rend populaire, et qu’il est prié pour obtenir le succès d’une entreprise, c’est à dire enlever les obstacles. Mais également pour ses talents de gardien, aux Indes, Ganesh est très souvent à l’entrée des temples ou des maisons.

La trompe de Ganesh étant considérée comme un bras, il est donc le seul Dieu de la mythologie hindoue, à avoir un nombre de bras impair.

Le 21 est le chiffre sacré de Ganesh, ses couleurs préférées sont le rouge, le jaune, le blanc, le bleu, et le vert.

Dans son ventre Ganesh contient tous les mondes, ses grandes oreilles n’entendent que les bonnes paroles, et rejettent les mauvaises, ses quatre bras représentent les quatre Védas.

Enfin, le Paradis de Ganesh est situé dans l’océan de jus de cannes à sucre, sur lequel flotte un lotus à mille pétales soutenant le trône d’or de Ganesh.

Ganesh se trouve dans le premier chakra, à la base de la colonne vertébrale, il est le Maître de la Koundalini, et des canaux subtils.

Son unique défense est le symbole de l’unicité et de la transcendance.

Et bien sûr Ganesh adore les gâteaux sucrés.

tatouage-ganesh-souris

Alors que Ganesh était encore enfant, une souris gigantesque se mit à terroriser tout son entourage. Ganesh l’attrapa avec son lasso et fit d’elle sa monture. Mûshika était à l’origine un gandharva ou musicien céleste. Ayant eu le malheur de marcher par mégarde sur les pieds du rishi Vamadeva il dut subir sa malédiction et fut transformé en souris. Cependant, une fois qu’il eut maîtrisé sa colère, le sage lui promit qu’un jour les dieux eux-mêmes s’inclineraient devant lui. Ce qui arriva lorsque son chemin croisa celui de Ganesh.

La souris à ses pieds est son véhicule, l’ATMAN ou le Soi éternel en chacun. Tournée vers le Seigneur, elle lui tend un gâteau qui représente l’offrande du fruit de nos actions. En effet par le Karma-yoga (yoga de l’action) et le Bhakti-yoga (yoga de la dévotion), en renonçant aux fruits de l’action qu’il remet entre les mains du Suprême considéré comme le seul auteur véritable des actions, le dévot peut se libérer du cycle des morts et des réincarnations et du joug du Karma. 

Publié dans RAT et SOURIS | Pas de Commentaire »

LE POUVOIR SACRE DES DAUPHINS

Posté par othoharmonie le 10 septembre 2016

 

Valérie VALTON spécialiste de l’agence Dolphinesse, des rencontres et nages Eco-Responsables avec les dauphins sauvages et la Vie sauvage.

Interview

forum7

Valérie VALTON, vous êtes une spécialiste des rencontres et nages Eco-Responsables avec les dauphins sauvages et la Vie sauvage en général, d’où vous vient cette passion pour les dauphins et le monde animal dans son ensemble ?

Dans mon enfance, les animaux domestiques ont été une grande source d’affection et de formidables compagnons de jeux. Je me sentais merveilleusement bien avec eux. Tout d’abord par ce qu’ils offrent une qualité de présence incroyable, toujours totale et entière. Et puis leurs actes sont parfaitement alignés avec leur ressenti et leur langage. Ils sont pleinement eux-mêmes, entiers et transparents. Je les trouvais donc faciles à comprendre et nos relations étaient fluides et paisibles. Ce qui ne paraissait pas du tout être le cas entre les êtres humains, que j’avais beaucoup plus de mal à comprendre. De plus, comme les animaux nous acceptent entièrement tels que nous sommes, sans jugement ni projection ou attente, je me sentais pleinement moi-même, détendue et aimée à leur contact. C’est pour toutes ces raisons que je me sentais si bien en leur compagnie.

J’ai certes toujours eu une compréhension naturelle et instinctive de leur langage et de leur ressenti. Et enfant je n’avais pas compris que ce n’était pas le cas de tout le monde.

J’avais d’ailleurs aussi ce même faculté de pouvoir percevoir clairement ce que ressentent et disent vraiment les humains au-delà des mots, mais cela était à l’époque plutôt source de souffrance et de confusion. 
Les animaux ont aussi toujours été pour moi des êtres vivants à part entière, doués eux aussi d’une personnalité, d’émotions, de communication etc. C’était une évidence pour moi.

Quant aux animaux sauvages, ils me fascinaient, j’étais très curieuse à leur égard car je les connaissais moins. Une part de moi était convaincu que l’on pouvait entrer en contact établir le même type de liens avec eux qu’avec les animaux domestiques. Je rêvais de pouvoir vraiment les rencontrer.

Cependant, suite au décès de ma mère et aux difficultés qui ont suivies, je me suis coupée d’une grande partie de ma sensibilité pour moins souffrir. J’ai ensuite été happée par le souci de construire ma vie professionnelle. Les animaux sont passés à l’arrière-plan pendant plus de dix ans. Et même si je ne ratais pas une occasion d’aller en voir et d’être à leur contact, je n’étais plus en lien avec eux comme auparavant. Ce n’est qu’une fois mes blessures guéries que j’ai pu ré-ouvrir pleinement ma sensibilité et que le contact avec eux s’est immédiatement rétabli. Comme j’ai alors arrêté ma carrière pour changer de vie, j’ai cherché ce qui pourrait bien enchanter mon cœur. C’est là que je me suis rappelée que j’avais toujours rêvé de rencontrer les animaux sauvages, et notamment de nager avec des dauphins sauvages alors c’est ce que j’ai fait. Ce fût une vraie révélation.

Et j’ai d’ailleurs eu auprès des dauphins la confirmation que ma conviction était juste. Il est tout à fait possible d’entrer en lien avec eux, d’interagir et de communiquer avec eux. J’ai donc eu très envie d’approfondir ces rencontres, de mieux les connaître etc. et c’est ce que je n’ai cessé de faire depuis.

Ce qui m’a le plus frappé chez les dauphins, c’est leur degré de conscience. J’avais eu la nette sensation qu’ils avaient une conscience plus grande que la nôtre. Dans nos échanges de regard, j’avais l’impression qu’ils voyaient des parties de moi auquel je n’avais même pas accès. Comme si eux me voyait tout entière, dans une entièreté plus vaste et dont je n’avais même pas idée jusque-là.

Ce qui m’a aussi beaucoup ébranlé dans toutes les rencontres qui ont de facto suivies, c’est qu’il s’est toujours passé quelque chose de spécial à chaque rencontre. Cela a tantôt été source de guérison émotionnelle ou source de révélations sur moi-même ou encore de guidance, que celle-ci soit générale ou précise. Ils m’ont aussi offert des révélations sur la Vie, l’essence de la Vie.

C’est d’ailleurs au cœur d’un de leur regard que j’ai pu ressentir l’évidence de l’Unité de toute vie. Cela n’était qu’un concept jusque-là pour moi. Alors que dans ce regard si intense, j’ai été saisie et complètement ébranlée. Ce n’était pas un dauphin qui regardait un humain et vice versa, mais la vie qui se contemplait elle à travers nos yeux respectifs. L’essence de ce qu’il était et de ce que j’étais était la même, la Vie elle-même et il en va de même pour tout ce qui est. Cela a éclaté en moi comme une telle évidence à cet instant-là. C’était un instant de Grâce.

Enfin, ils m’ont aussi appris petit à petit comment communiquer avec eux. La gamme des possibilités en ce sens est large et j’en découvre un peu plus à chaque fois. Continuer à découvrir et à explorer jusqu’où nous pouvons entrer en lien, communiquer et interagir avec eux et avec tous les mammifères marins et autres animaux sauvages me passionne, c’est pour cela que je continue.

 1

Vous proposez désormais à ceux qui le souhaitent de se joindre à vous lors de certains voyages pour vivre ces rencontres et nager avec les dauphins sauvages, les baleines etc. Comment l’envie vous est-elle venue ?

J’ai eu envie que d’autres puissent aussi bénéficier des cadeaux extraordinaires que les dauphins, baleines etc., se proposent de nous offrir. Que chacun puisse vivre ces instants de grâce si précieux, aussi guérisseurs que transformateurs. Et j’avais par ailleurs aussi envie de pouvoir partager ce que je vivais et ce qui me passionne avec les autres.

Et comme l’a dit le commandant Cousteau: « L’Homme ne protège que ce qu’il aime, et il n’aime que ce qu’il connaît ». Alors je me suis dit que cela pouvait aussi être une manière de contribuer au bien-être des dauphins et tous les animaux sauvages. Que si chacun pouvait vivre cette rencontre et en être profondément touché, alors chacun prendrait conscience de l’urgent besoin de prendre meilleur soin de la planète et de toute la vie animale qui l’habite.

C’est pour cela que je propose désormais que l’on m’accompagne sur certains voyages pour aller à la rencontre et nager avec les dauphins sauvages, baleines etc. et même désormais aussi des éléphants etc., Cela se fait toujours en petit groupe et selon une approche Eco-Responsable et en conscience. Et ce, uniquement dans des lieux où la rencontre peut encore être vraiment authentique.

Pouvez-vous nous parler du pouvoir sacré et thérapeutique des dauphins ? Peut-on vraiment nager avec les dauphins et comment?

Oui bien sûr que l’on peut vraiment nager avec les dauphins et même avec les baleines etc.

Et au-delà des règles de sécurité, si l’on aime vraiment les mammifères marins, il faut vraiment avoir une approche Eco-responsable. C’est-à-dire aller à leur rencontre dans un réel respect et sans créer de nuisance. Cela signifie que nous devons chaque fois ne faire que proposer une rencontre et laisser les dauphins libres de l’accueillir ou non. Ce doit toujours être leur choix. Et il y a aussi certaines règles cruciales pour que les interactions lorsqu’elles ont lieu soient elles aussi respectueuses. Pour que les dauphins puissent se sentir en confiance avec nous et avoir raison de l’être.

Il est vraiment important que chacun de nous ait conscience de cela pour que ces rencontres puissent perdurer, que les dauphins gardent l’envie de nous côtoyer et d’interagir avec nous.

Et oui les dauphins sauvages mais aussi tous les animaux ont un pouvoir thérapeutique puissant. La palette de ce qu’ils peuvent nous offrir est large tant d’un point de vue thérapeutique que spirituel. Pour les dauphins, il y a certes une partie thérapeutique que nous ressentons tous. Ils réveillent en nous notre élan de vie, la Joie de vivre, déclenchent une certaine reconnexion à notre enfant intérieur et à sa joie naturelle d’être. Ils émanent aussi une certaine légèreté, la simplicité, la liberté etc. Et au-delà de ces aspects que nous ressentons tous en leur présence, ce que les dauphins peuvent apporter est toujours unique et unique à chaque personne, toujours en lien avec ce que celle-ci vit au moment de la rencontre. C’est incroyablement pertinent et approprié à chacun et c’est donc aussi chaque fois différent.

D’où l’intérêt de vivre cette rencontre par soi-même car personne ne peut s’en faire l’intermédiaire pour les autres.

Pour moi, comme je l’expliquais plus haut, ce fut une grande aide à la guérison émotionnelle, puis ils m’ont permis de voir des facettes de moi-même et d’accéder à certaines compréhensions, il y a eu des révélations sur l’essence de ce que je suis et sur la Vie elle-même. Cela dépendait de là où j’en étais et de mon besoin du moment. Et parfois aussi, il n’y a aucun mot ni aucune compréhension possible que l’on puisse mettre sur ce qui a été vécu. Même si l’on a conscience que quelque chose a été clairement ébranlée au plus profond de soi.

J’observe qu’il en est de même pour les participants, chacun a une expérience avec eux qui lui est propre et qui est parfaitement en lien avec leurs vécus du moment. Il m’est certes possible d’aiguiller un peu les participants lorsque les dauphins leur pointent quelque chose avec force et évidence et qu’ils ne le voient pas bien. Mais mon rôle essentiel est de faire en sorte que les participants soient dans un état de présence, de conscience et d’ouverture maximale afin qu’ils puissent vivre la rencontre dans toute sa profondeur et accueillir eux-mêmes en conscience tous les cadeaux qui leur sont offerts.

 2

Quelle est la rencontre qui vous a le plus marqué dernièrement et pourquoi ?

Cet été, j’ai nagé avec les dauphins sauvages puis je suis allée auprès des baleines à bosses et des orques. Les dauphins et baleines m’ont successivement montrés deux points sur lesquels il me fallait évoluer et le sens dans lequel il me fallait aller. Mais pour la toute première fois, ils m’ont concrètement indiqués quoi faire, c’est-à-dire quel acte concret poser et comment le faire, et ce, à un moment bien précis. De vrais coachs ! J’étais complètement ébahie… et bien sûr, infiniment reconnaissante car les résultats ont été immédiats et pour le meilleur dans les deux cas. J’étais loin d’imaginer qu’ils pouvaient ainsi me dire et me montrer quoi faire dans la matière puisque nos mondes sont si différents et pourtant, ils le peuvent aussi..

Vous avez eu une carrière de 10 ans dans les affaires à l’international avant Dolphinesse, qu’est-ce que cette expérience vous a appris ?

C’était avant tout une aventure humaine très riche. J’y ai noué des amitiés, découvert les profondes différences culturelles qu’il y a entre les régions du monde et les pays, tant dans la manière de voir la vie, que de penser ou de travailler. J’ai appris comment fonctionne le monde des affaires. Découvert le microcosme des sociétés où les humains tentent ensemble, malgré leurs différences et leurs intérêts personnels très divergents, de créer et de faire vivre des projets.

Et, cela m’a surtout appris que le bonheur n’a rien à voir avec ce que la société nous propose et veut nous faire croire. Que la réussite, la notoriété et l’argent ne peuvent amener aucun bonheur en soi. Ils ne peuvent en aucun cas apporter la sécurité ou la reconnaissance et encore moins une joie et un bien-être profond. C’est cette ‘désillusion’ qui m’a permis de comprendre que le bonheur ne pouvait qu’être intérieur, puisque rien de tout ce que j’avais pu construire sur le plan extérieur ne réussissait à nourrir mes besoins réels ni à m’apporter la Joie. Et cette prise de conscience a été cruciale pour moi, elle a grandement propulsé et accéléré mon cheminement intérieur.

Cela m’a aussi donné le courage de quitter cette carrière. Je n’avais à l’époque aucune idée de ce que j’allais bien pouvoir faire par la suite. J’étais en train de renaître à moi-même et j’allais en même temps renaître à une nouvelle vie. Ce fût une aventure incroyable, pas toujours facile ni confortable certes. Mais quand je regarde ma vie d’aujourd’hui comparée à celle d’avant, je vois combien cela a été une réelle bénédiction.

Valérie, avez-vous eu un parcours spirituel pour trouver la joie et l’harmonie ? Qu’est-ce qui vous permet de garder votre équilibre intérieur au quotidien ?

Alors que j’étais adolescente, ma mère m’a dit peu de temps avant son décès: « La Vie n’est pas ce que nous en t’avons montré, la vie c’est le Bonheur». J’ai depuis toujours été en quête de savoir ce que pouvait bien être le bonheur et s’il était vraiment possible en ce monde. Cela m’a amené à le chercher au dehors, puis à faire un chemin intérieur, de guérison et de spiritualité. J’ai compris que pour résoudre la question du bonheur il me fallait questionner l’essence même de ce que je suis et ce qu’est la vie elle-même. Et à force de chercher, il y a eu un moment béni où la vérité s’est enfin révélée. Cela a été profondément libérateur et il s’en est suivi un immense lâcher prise, un abandon à la vie. Ce fût une renaissance, mais cette fois, à la Joie d’Etre.

Et depuis, chaque jour est une nouvelle expérience riche en découverte sur moi-même et sur la vie, qui m’emmène vers une libération toujours plus grande. C’est désormais une aventure joyeuse et passionnante, pleine en soi. Et, chaque fois que je me vois tentée de me recréer de la souffrance ou de repartir dans le mental, c’est le fait de me voir faire qui coupe court tout de suite à cela. Rester en présence et en conscience est donc clé pour moi.

Et pour être bien équilibrée, j’ai besoin d’être le plus souvent possible en extérieur, d’être en contact de la nature et des animaux, d’avoir du temps avec moi-même et aussi d’être en lien et de partager avec les autres.

Vous allez proposer un voyage au cœur d’un sanctuaire des éléphants en Thaïlande en 2016…. Pouvez-nous dire quelques mots sur ce nouveau voyage ?

C’est un voyage qui comporte deux objectifs. 
Le premier est de pouvoir offrir de vivre une vraie rencontre intime avec les éléphants. Il s’agit de passer une semaine aux côtés des éléphants et pour chacun, de s’occuper de l’un d’eux en particulier. Chaque jour, vous allez le nourrir et l’abreuver, vous occuper de ses soins si nécessaires, l’emmener en promenade en étant tout simplement à pieds à ses côtés. Partager avec lui le grand moment de joie qu’est leur bain auquel participe aussi ses congénères etc. Leur dédier une semaine nous donne vraiment le temps de faire connaissance, d’entrer en lien avec, de nouer une relation et de vivre un échange d’une réelle profondeur. On est là pour partager avec eux leur quotidien. Ce sont des instants magiques, mutuellement guérisseurs et transformateurs. Les éléphants ont tant à nous apprendre…

Les éléphants de Thaïlande étaient utilisés dans l’industrie forestière pour trainer les troncs de la forêt jusqu’à la route et aux camions de chargement. Cela est désormais interdit. Et faute d’alternative disponible, les Mahouts (propriétaires des éléphants) se retrouvent sans emploi et n’ont plus les moyens de nourrir et prendre soin de leur éléphant. Ces derniers se retrouvent donc soit dans une industrie touristique qui en fait le plus souvent une utilisation abusive et honteuse, soit à errer et à mendier sur le bitume bouillant au milieu du trafic des grandes villes, soit ils sont abandonnés. C’est donc pour répondre à l’urgence de la situation et au manque de possibilité de reconversion acceptables que des sanctuaires ont été créés ici et là par accueillir les éléphants dans le besoin et parfois aussi leurs Mahouts avec.

Apparté : Attention néanmoins car il y a pléthore de soi-disant sanctuaires mais nombreux sont ceux qui sont des attractions touristiques déguisées où l’on se soucie uniquement des gains financiers et pas du tout des éléphants.. Soyez avisé. Néanmoins, il existe quelques vrais sanctuaires qui font un travail remarquable et qui ouvre la voie à une nouvelle alternative positive.

Les éléphants secourus qui arrivent dans ces sanctuaires sont donc souvent en mauvais état. Ceux-ci ont donc pour but de les soigner, de leur redonner le goût de la vie et de la bientraitance humaine, tout en leur offrant une retraite paisible dans un environnement aussi proche que possible de leur habitat naturel (selon les moyens à disposition du sanctuaire). Partir dans ces sanctuaires en tant qu’Eco-participant actif offre ainsi une source de revenu financière au sanctuaire et une aide humaine sur le terrain à leur équipe. Et ce, tout en nous permettant d’être au contact des éléphants de manière respectueuse mais aussi de contribuer nous-même directement à leur bon rétablissement et à leur bien-être.

C’est donc bénéfique pour tous, pour les éléphants, pour soutenir ces beaux projets de sanctuaire si nécessaires et aussi pour nous. Voilà pourquoi ce voyage me tient tant à cœur.

Site web : www.dolphinesse.net

Visionnez la vidéo : Vivre une rencontre intime avec les dauphins sauvages au travers des yeux de Valérie Valton.

Image de prévisualisation YouTube

 

Publié dans DAUPHIN, VIDEOS A PARTAGER | Pas de Commentaire »

Les 4 ANIMAUX qui nous instruisent pour la vie

Posté par othoharmonie le 10 septembre 2016

 

 

Le deuxième livre de la Révélation divine, après la Bible, est assurément celui de la nature. Notre terre ne cesse de nous émerveiller, de nous fasciner et de nous instruire. Quelle que soit la façon dont nous l’abordons, notre belle planète bleue est interpellante. Elle fait l’objet de tant de recherches… Est-ce que notre condition humaine échappe aux lois qui régissent ce monde de la vie ? Depuis peu, une prise de conscience s’est faite autour du concept du développement durable qui prend en compte le nécessaire respect des équilibres de notre proche univers. Cette bonne volonté doit être dépassée par une observation plus attentive de notre environnement. N’y a-t-il pas matière à réflexion dans cette observation de la nature ?  N’y lit-on pas l’énoncé de valeurs importantes qui y sont inscrites ? Plus simplement est-ce que cette nature est un puits  d’éducation ?

La Parole du Créateur nous invite à tirer le meilleur profit pour nos vies de toutes ces simples  leçons de chose contenues dans ce grand livre. 

Développement : 

Salomon, dont la sagesse demeure proverbiale, nous parle de quatre petits animaux :

«  Il y a sur la terre quatre animaux petits et cependant des plus sages… » Bible L.Segond version 1975

« Il existe sur terre quatre êtres tout petits, et qui sont sages par excellence… » La Bible du Rabbinat français 1966

« Il y en a quatre qui sont tout petits sur la terre, et suprêmement sages… » Nouvelle Bible Segond 2002

«  Quatre sont des petits de la terre, mais experts en sagesse… » La Bible Chouraqui 1985.

«  Il existe sur terre quatre êtres tout petits et pourtant sages parmi les sages… » T.O.B. 1977 

Si la Bible insiste à ce point sur ces quatre tout petits animaux en nous disant qu’ils sont grands en sagesse, n’est-ce pas pour nous inviter à regarder vers le sol, à prendre le temps de nous pencher sur notre bonne terre et à chercher à comprendre ce que ces tout petits veulent nous dire ?  Ne sont-ils pas experts en sagesse, suprêmement sages, sages par excellence, sages parmi les sages ?  Voyons donc ce que nous dit la Bible à leur sujet.

 chez francesca

La Fourmi :

 

 «  Peuple sans force, elles préparent en été leur nourriture »

 v. 25 

Ailleurs, dans le même livre, Salomon reprend la même idée : « Va vers la fourmi, paresseux;  elle n’a ni capitaine, ni secrétaire, ni maître, elle prépare en été sa nourriture, elle amasse pendant la moisson de quoi manger. »Proverbes 6 : 6-8 

La fourmi apparemment sans force et d’une grande fragilité, a réussi à subsister à travers les temps grâce à sa prodigieuse capacité de communication. En effet, la fourmi utilise de nombreux et complexes moyens de communication. Ces systèmes complexes sonttactiles, chimiques, auditifs. Pour éviter que l’espèce commette des erreurs qui mettraient sa survie en danger, la fourmi développe un complexe d’interférences très perfectionné. Quelques signaux d’alarme par production de substances chimiques ont pu être décryptés, mais les chercheurs ne peuvent toujours pas prédire où une ouvrière va se diriger dans les dix minutes à venir face à de la nourriture diversifiée. Par contre, quand une fourmi a trouvé une nourriture qui lui convient, en dix minutes elle informe une foule de congénères.

Effectivement il n’y a ni capitaine, ni secrétaire, ni maître, mais elles le sont toutes les unes pour les autresAucune ne garde les informations pour elle-même. Tout est restitué pour le bien du groupe.

La transmission de la nourriture est aussi intéressante, la fourmi stocke toute sa nourriture dans un jabot social, une sorte de sac à dos, séparé de son estomac. Cette nourriture est dégurgitée en actionnant des muscles particuliers. Cela se passe sous terre entre deux ouvrières. La solliciteuse tambourine la tête de sa congénère donneuse et celle-ci place ses antennes en arrière en signe d’acceptation. Ainsi on transfert la nourriture pour le temps où on ne pourra plus sortir. Cette prudence a fait dire à La Fontaine que la fourmi n’est pas prêteuse… 

Quand la fourmi doit se défendre, elle projette le contenu de sa glande à poison, mandibules bien ouvertes, et antennes agressives… Gare au jet d’acide formique, concentré à plus de 50% ! Mêlée à d’autres substances, l’émission déclenche aussitôt un état d’alerte générale dans la fourmilière. Quand la fourmi est en danger, elle martèle le sol avec sa tête pour prévenir les copines. (3 coups selon les observations) Ainsi tout le monde est prévenu rapidement et on se passe le mot.

Comment font-elle pour se reconnaître ?

Quand deux fourmis se rencontrent, on sait qu’elles peuvent se reconnaître et « parler » à toute vitesse, grâce à leurs antennes, chacune disposant d’un potentiel de plus de cent mille récepteurs. Une nouvelle clé de lecture est apparue aux chercheurs: un individu peut dire: «Attention, je cherche de la nourriture» ou encore «je suis jeune, j’ai besoin d’informations» par des substances chimiques à la surface de son corps, qui seraient liées à l’âge ou à l’activité. Certaines espèces reconnaissent les différents stades des individus simplement à l’ ‘habit’, comme nous le pourrions, nous êtres humains. Nous aurions pu poursuivre encore longtemps sur le cas des fourmis, mais que  pouvons-nous tirer comme instruction ?  

Ne pensez-vous pas que ce peuple de fourmis est une parabole du peuple de Dieu ? Sur un plan humain et ecclésial, nous non plus, nous n’avons ou devrions avoir aucun capitaine, secrétaire ou maître, car nous avons tous reçus  les mêmes informations avec nécessité de les transmettre suivant les dons distribués par le Saint-Esprit au sein de la communauté chrétienne ? «  Dieu… Nous a marqués d’un sceau et a mis dans nos cœurs les arrhes de l’Esprit » «  Dieu nous a donné les arrhes de l’Esprit » 2 Corinthiens 1 :22 et 2 Corinthiens 5 : 5

Dans le sens d’une responsabilité commune le Christ a même précisé : «  Ne vous faites pas appeler Rabbi (Maître) ; car un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères. Et n’appelez personne sur la terre votre père ; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux. Ne vous faites pas appeler chef ; car un seul est votre Chef, le Christ » Matthieu 23 : 8-10

Ayant reçu les mêmes informations, nous devrions tous être les uns pour les autres des veilleurs, des veillants. Attention à ne pas être surveillants! (Cf. Hébreux 10 : 24)

La joie du peuple de Dieu, ne doit-elle pas passer par la transmission de ce qu’il a reçu ? La solidarité devient la force du groupe ; c’est ainsi que l’on s’entraide en étant les uns pour les autres des compagnons de route, des aides de camp, des soutiens dans l’adversité. «  Par amour fraternel, soyez pleins d’affection les uns pour les autres ; par honneur, usez de prévenance réciproque. Soyez fervents d’esprit. Servez le Seigneur. »  Romains 12 : 10, 11

Qu’adviendrait-il si les fourmis avaient des rivalités entre elles ?

Peut-être faut-il apprendre, comme les fourmis, à nous reconnaître pour mieux nous connaître ? Ainsi nous pourrions mieux nous apprécier et nous réjouir dans la diversité de nos dons et talents. Quand l’esprit de Dieu anime un groupe sa force rayonnante est manifeste !

 

Le Daman : 

« Les damans, peuple sans puissance, placent leur demeure dans les rochers » Proverbes 30 : 26  Le livre du Deutéronome  associe le daman au lièvre parmi les animaux impurs… (Deutéronome 14 : 7) 

 Le daman à l’âge adulte ressemble à une grosse marmotte. Il semblerait que ce soit l’animal qui soit génétiquement la créature la plus proche de l’éléphant : Ce n’est pas évident à vue de nez ! Ce plantigrade possède des coussinets plantaires particuliers qui lui permettent de faire ventouse. Il a quatre doigts à l’avant (plantigrade) et trois à l’arrière (digitigrade), protégés par des sabots sauf un doigt sur les pattes arrières qui montre une griffe. Sur le dos, ils présentent une zone glandulaire, étroite et nue, entourée de poils érectiles dont ils se servent pour marquer leur territoire. 

Comportement : Le daman des rochers est un animal très sociable, vivant dans des colonies, pouvant dépasser les 60 individus. Il passe la plupart de son temps à se prélasser au soleil et jouer avec ses congénères. 

Ayant eu l’occasion d’en voir, lors d’un voyage en Israël, j’atteste qu’ils sont mignons, craintifs, agiles et rapides. Cet animal sans défense est aussi la proie de nombreux prédateurs.

Peut-on dire que cet animal a des caractéristiques symboliques du chrétien ?

Il est sans puissance et sans défense. N’est-ce pas là aussi notre condition ? Reconnaissons que la force et la protection nous ont été communiquées, elles ne nous sont pas propres. Par contre, l’intelligence de cet animal est de se placer sur un terrain propice à sa vie, à sa sécurité, à son bien-être. Le rocher est son univers, il évolue à son aise grâce aux coussinets ventouses de ses pattes avant. Sur un autre revêtement il a plus de difficulté.

Dans la Bible le rocher sur lequel nous devrions nous positionner est Dieu, puis Christ. Le psalmiste écrit « Dieu sera toujours le rocher de mon cœur et mon partage. » Psaume 73 : 26 « Frères, je ne veux pas que vous ignoriez que nos pères ont tous été sous la nuée, qu’ils sont tous passés au travers de la mer, qu’ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer,  qu’ils ont tous mangé le même aliment spirituel, et qu’ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ. » 1 Corinthiens 10 1- 4

De plus la symbolique du rocher nous enseigne à bien construire notre vie sur le solide et non sur du sable. L’homme prudent bâtit sur le roc dit Jésus. (Cf.Matthieu 7 : 24) Le rocher est aussi symbole de solidité et de stabilité. Alors, nous avons à notre tour tout intérêt à bien développer les ventouses de notre foi, pour adhérer au rocher des siècles : Jésus-Christ. C’est sur lui que repose notre bien-être, mais aussi notre sécurité face aux nombreux prédateurs des temps modernes.

Comme le dit si bien l’apôtre Paul : « Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité. »Colossiens 2 : 9  D’autres versions disent « Nous sommes comblés en lui… »

Notre sécurité, notre joie d’être dépendent de notre choix de demeurer sur le rocher. Voire même de construire notre maison sur le rocher qui brisent les tempêtes de la vie. Pourquoi ?  Notre bonheur présent et futur vient de Jésus-Christ. Comme le dira l’apôtre Pierre en s’adressant aux membres du sanhédrin : « Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. »Actes 4 : 12

 

La  Sauterelle : 

« Les sauterelles n’ont point de roi, et elles sortent toutes par divisions. »

Proverbe 30 : 27 

Cet insecte ne jouit pas dans le bassin méditerranéen d’une bonne réputation. Ces invasions destructrices sèment la désolation parmi les cultures des paysans.  Mais là, le texte met en avant une qualité, apparemment incompréhensible : leur cohésion dans le nombre. Quel cerveau programme cette organisation ?

Les sauterelles sont apparentées aux grillons, et les mâles produisent les mêmes sons stridents que ces derniers, grâce à un organe situé sur les ailes antérieures. Les femelles de plusieurs espèces, elles aussi, peuvent produire des sons. L’organe auditif des sauterelles est situé sur leurs pattes avant.

Quand la sauterelle est isolée, elle est facilement la proie des prédateurs, car elle reste souvent immobile. La sauterelle a donc tout intérêt à opter pour ces marches forcées et ces vols en formation serrée.

Les observations des scientifiques ont démontré que les mouvements migratoires sont conditionnés par la recherche de protéines et d’éléments riches en sels. La fuite en avant est aussi dictée par l’instinct de survie car en état de privation, elles se dévorent entre elles. Il faut échapper au cannibalisme qui vient de l’arrière.

Pour sourire, toute comparaison avec une situation ayant réellement existée dans la condition humaine est nulle et non avenue. Quoique !…

La sauterelle nous enseigne qu’il est important de s’assumer sans attendre de directive d’un roi ou d’un gouvernement. Le moteur de notre propulsion doit être la recherche d’une nourriture qui peut vraiment nous être profitable. C’est l’apôtre Pierre qui disait : « Désirez, comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par lui vous croissiez pour le salut, si vous avez goûté que le Seigneur est bon. » 1 Pierre 2 : 2,3

Nous avons quelque part à dévorer avec avidité une nourriture spirituelle :

«  Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle, et que le  Fils de l’homme vous donnera. » Jean 6 : 27

La sauterelle indirectement nous dit aussi que l’immobilisme est source de danger. Mieux vaut avancer, prendre certainement des risques, que de se conforter dans une position d’attente. L’ange de l’Eternel dit à Gédéon «  Va avec cette force que tu as »Juges 6 : 14  Nous devons aller et partager ce que Dieu a mis dans nos cœurs et nos vies. En déployant ses ailes, la sauterelle se propulse vers l’avant. Elle le fait instinctivement. Ne devrions-nous pas avoir la même démarche de foi ?  « Sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous. » 1 Pierre 3 : 15

 

Le lézard : 

«  Le lézard saisit avec les mains, et se trouve dans le palais des rois»Proverbes 30 : 28

Le lézard a la particularité d’être à l’aise dans bien des milieux. Il constitue le plus grand groupe vivant de reptiles. Leur couleur est adaptée au milieu dans lequel ils vivent. Les lézards ne peuvent pas, comme les serpents, avaler des proies énormes, car les os de leur mâchoire sont réunis par une articulation qui limite les possibilités d’ouverture de leur gueule. Les lézards ont la faculté de percevoir la lumière même les yeux fermés, grâce à la présence d’écailles transparentes sur la paupière inférieure. Ils prélèvent avec leur langue les particules odorantes présentes dans l’atmosphère et cela leur permet d’identifier leur proie mais aussi leur partenaire. Leurs pattes adhésives ont fait l’objet d’études sérieuses car leur étonnante adhérence défie les lois de la pesanteur. Des chercheurs américains ont découvert que l’extrémité des pattes est dotée de millions de poils microscopiques élastiques, disposés selon un certain ordre. En reproduisant cette disposition, ils ont réussi à mettre au point un adhésif sec qui surpasse l’efficacité des pattes du lézard. (Geckos)

Dans notre texte les pattes du lézard fonctionnent comme des mains capables de saisir. Le créateur a placé dans nos mains, mais aussi dans nos cœurs, cette capacité de saisir les éléments essentiels à notre subsistance. L’apôtre Paul conseille à son enfant spirituel Timothée : «  Combats le bon combat de la foi, saisis la vie éternelle, à laquelle tu as été appelé... »1 Timothée 6 : 12

Le lézard entre dans le palais des rois,aucun espace ne peut lui être interdit. Cela me rappelle le discours de Paul à l’aréopage d’Athènes : « Dieu, sans tenir compte des temps d’ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils ont à se repentir… » Actes 17 :30 A l’instar de la renommée de Jésus en Galilée, la bonne nouvelle du salut doit être proclamée en tous lieux. Il n’y a aucun espace interdit qui ne puisse entendre l’évangile de libération.

Cet espace de liberté, propre au lézard, est encore plus important quand dépassant les lieux et le temps, on vit la glorieuse liberté spirituelle en Christ. Et de même que le lézard  recharge son énergie aux rayons du soleil, peut-être aussi devrions-nous nous recharger auprès de Celui qui produit lumière et chaleur. Nous aussi nous pouvons voir cette lumière même les yeux fermés.

« Lève-toi, sois éclairé, car ta lumière arrive, et la gloire de L’Eternel se lève sur toi… » Esaïe 60 : 1  Zacharie dans son cantique, en parlant de la naissance de Jésus déclare : « Le soleil levant nous a visité d’en haut, pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort, pour diriger nos pas dans le chemin de paix.  » Luc 1 : 78,79 

134-etoiles-bleues

Conclusion :

Ces quatre petits animaux sans défense nous parlent de fragilité. Ils sont à l’image de notre nature humaine. Malgré toutes nos prétentions, il importe d’identifier les notres, car la conscience de nos manques renforce la qualité de notre vie. L’apôtre Paul  met en avant ce paradoxe : « Quand je suis faible, c’est alors que je suis fort. » 2 Corinthiens 12 : 10 Mais cette fragilité peut aussi être signe de longévité. Ces quatre animaux ont traversé le temps et l’histoire des hommes, alors ne craignons rien, notre longévité dépend aussi de la gestion de nos faiblesses.

Ces quatre petits animaux nous invitent à la sagesse. Ils ont su tirer le meilleur parti de leur condition. Leur capacité d’adaptation est devenue pérenne. Ils sont toujours présents parmi nous. Donc à nous de les imiter : « Ne vous inquiétez de rien ; mais en toutes choses faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâce. » Philippiens 4 : 6

Cela nous force quelque part à mieux prendre en compte notre condition humaine. Malgré tous les avatars de la vie, la position de l’humain est loin d’être désespérée. Nous avons à chaque instant l’occasion de faire un choix déterminant pour notre présent et notre avenir. Embrasser la foi, c’est peut-être avoir cette capacité d’adaptation pour traverser le temps. C’est aussi répondre à cette soif d’absolu qui transcende le temps, c’est désirez vivre éternellement. La Bible répond à notre angoisse existentielle en disant : c’est possible ! A toi de faire le bon choix !    

Merci à nos quatre petits animaux de nous avoir instruit par leur vie !

                     par  Jacques Eychenne        

 

Publié dans FOURMI, LEZARD, SAUTERELLE - CIGALE, XXX - ARTICLES DE PRESSE | Pas de Commentaire »

LE TEMPLE DES RATS AU RAJASTHAN

Posté par othoharmonie le 8 septembre 2016

 

Temple des ratsLe plus célèbre des temples dédiés à Karni Mata est le temple à Deshnok , lequel a été créé à la suite de sa mystérieuse disparition où elle se volatilisa de la caverne qu’elle se construisit elle-même pour méditer, sans que nul ne la voit. Le temple est connu pour ses rats, lesquels sont sacrés et traités en tant que tels, leur présence bénissant ceux qui fréquentent le temple, ce dernier leur accordant une religieuse protection.

Karni Mata, sainte ermite, membre d’une caste de conteurs de la région, les Charan, aurait demandé à Yama, le dieu de la Mort, de rendre la vie au fils d’un conteur affligé. Yama s’exécuta, mais ressuscita le jeune homme sous forme de rat. De colère, Karni Mata vola toutes les âmes de sa caste du royaume de Yama : ils se réincarneraient désormais en rat, avant de renaître sous forme humaine…

Le lieu est soumis à plusieurs légendes
– Il paraitrait tout d’abord que la population de rats n’augmente jamais. Le site en abriterait aux alentours de 10 000. 
– Il paraitrait également que nous n’y voyons jamais de ratons. Il faut savoir que les nouveaux rats surgissent de nulle part et que les plus vieux se réincarnent à leur mort. 
– Il paraitrait que l’on ne voit jamais de rats à l’extérieur du temple (pour celui-là je dois admettre qu’il est vrai qu’on n’en a pas vu ailleurs que dans l’enceinte du temple). 
– Et finalement parmi cette dizaine de milliers de rats ne se trouveraient qu’un seul rat blanc, qui, si on l’aperçoit apporterait bonheur et fortune (cool, on l’a vu !).

Dernier détail, faîtes attention où vous mettez les pieds : qui tue un rat doit le remplacer par une statue de rongeur en or pur !

La porte du temple portant des représentations de rats et de tridents (symbole de shiva) est en argent massif, la façade en grès rose et le reste est en marbre blanc.

ON ne peut pas porter de chaussures à l’intérieur de l’enceinte. La balade s’effectuera donc pieds nus ou en chaussettes au milieu des rats (avec cette très agréable sensation de marcher au milieu de la pisse et des crottes de rats). Simple détail a priori pour les croyants !

Comme la plupart des temples, le temple est ornée de nombreuses sculptures d’une superbe minutie.

. En fait, des rats il y en a un peu partout à l’intérieur du temple, très souvent autour des gamelles de boisson et nourritures qui leur sont mis à disposition. Les rats peuvent vous passer entre les jambes si vous vous trouvez sur le chemin d’une gamelle, mais sinon ils dorment tranquillement dans un coin.

Dans tous les cas, on ne peut pas dire que le flux de touristes les dérangent énormément.

Pendant l’année, les pèlerins de toute l’Inde visitent Karni Mata au temple de Deshnok pour lui rendre des hommages religieux. En dehors du Rajasthan, Karni Mata est connue, respectée et aimée dans des États comme le Gujarat, le Madhya Pradesh et en Haryana. Durant le festival de Navrati (célébration de la Shakti, de neuf Déesses), des centaines de personnes voyagent à pied pour aller la vénérer et prier dans ce temple. Si un des rats est tué par accident, le fauteur doit offrir en compensation une statuette de rat en or massif aux brahmanes du temple. Voir ou apercevoir un rat blanc au milieu des hordes de rats noirs est considéré comme particulièrement de bon augure.

Rats

Parmi les milliers de rats vivant au sein du temple, la tradition dit qu’il y a quatre ou cinq rats blancs, que l’on considère comme particulièrement saints. Ils sont les manifestations de Karni Mata elle-même et de sa famille (on se rappellera que Karni Mata est dans une région où vivent les Bishnoïs, dont leur maître, Jambheshwar Bhagavan, choisit de se réincarner en antilope). Les apercevoir est un privilège et les visiteurs ont le devoir de leur donner de la nourriture semblable à de la confiserie, dont les restes sont ainsi bénis par leur salive (les fidèles au temple de Karni Mata considèrent que la nourriture ou les boissons goûtées par les rats sont prasad, « bénies » ; ainsi, par exemple, les dévots trempent leurs doigts dans les bols de lait donnés à l’intention des rats, puis les lèchent ensuite en signe de communion avec la divinté).

C’est la seule communauté de rats diurnes connue dans le monde. Un rat qui monte sur un pied humain est considéré comme une bénédiction de sa part.

De même que le taureau est la monture du Dieu Shiva, l’oie du Dieu Brahmâ, Garuda (le roi des oiseaux) du Dieu Vishnou, le rat est aussi la monture du Seigneur Ganesh, Dieu très populaire et omniprésent en Inde.

Publié dans RAT et SOURIS | Pas de Commentaire »

Rat et souris dans la culture

Posté par othoharmonie le 8 septembre 2016

Dans l’Antiquité grecque et romaine, souris et rat ne se distinguent pas vraiment dans le langage et de ce fait ils ne se distinguent pas non plus dans les croyances de l’époque. La souris est connue dans toute l’Antiquité alors que le rat aurait été introduit plus tardivement dans l’Antiquité greco-romaine. Ce rongeur est un symbole de la vie souterraine, il est tenu pour maléfique et nuisible, c’est un animal glouton et prolifique. Il dévaste les réserves alimentaires et les champs et il propage des épidémies. Strabon affirme que le rat a répandu la peste en Ibérie. Néanmoins, quelques valeurs positives sont également associées au rat et à la souris en Occident dans l’Antiquité. Pline l’Ancien dit, par exemple, que l’on ne doit pas négliger les rats puisqu’ils peuvent être porteurs de présages et ainsi rendre service.

rats et souris

Apollon était perçu comme un dieu agraire en tant que « dieu-rat ». Apollon Sminthéen (peut-être du crétois « sminthos » : chasseur de souris) sait propager les maux, comme la peste, mais il sait aussi les guérir. Il est alors lié à la médecine et à l’art divinatoire. Des souris blanches étaient élevées dans son temple.

Au cours de l’histoire, ces rongeurs sont fréquemment confondus et partagent bien souvent un même aspect culturel. Depuis la Préhistoire, les « rats » et les « souris » (au sens large) ont toujours accompagné l’Homme. De ce fait, ce sont des animaux qui occupent une très forte symbolique et qui sont fortement présents dans les domaines folkloriques et artistiques. Dans certaines de ses fables, Jean de La Fontaine emploie aussi bien le terme de rat que celui de souris pour désigner le même animal. Impossible alors de savoir auquel des deux rongeurs le poète fait référence. De même, si la Batrachomyomachia attribuée à Homère est traduite par « La Bataille des grenouilles et des rats » elle est traduite dans d’autres langues par « La Bataille des grenouilles et des souris » comme c’est le cas par exemple en anglais (« The Battle of Frogs and Mice ») ou encore en espagnol (« La Batalla de las ranas y ratones »). Dans les fables d’Ésope, le problème est le même. On retrouve également cette assimilation en Asie. Ainsi Mûshika, la monture du dieu Ganesh peut être un rat comme elle peut être une souris et dans l’astrologie chinoise, le premier signe du zodiaque est le rat mais il est parfois désigné sous le nom de souris. La langue chinoise ne faisant pas, dans le langage courant, la distinction entre le rat et la souris.

Les rats ou les souris sont présents dans la littérature antique. On les voit ainsi apparaître dans la Batrachomyomachia, épopée parodiant l’Iliade. Cette épopée comique est généralement attribuée à Homère et pourrait ainsi dater de la fin du viiie siècle av. J.-C.. Elle prend comme protagonistes des grenouilles et des rats. Selon les anglophones, germanophones et hispanophones, il ne s’agit pas de rats mais de souris. Ce récit raconte la bataille entre les grenouilles et les rats (ou souris) à la suite de la noyade de Psicharpax, le rongeur, alors qu’il était sur le dos de Physignathe, le batracien. Ils apparaissent également dans de nombreuses fables de l’écrivain grec Ésope aux viie et vie siècles av. J.-C.. Les fables d’Ésope ont notamment inspiré les fables de La Fontaine et c’est à Ésope que l’on attribue la paternité du genre littéraire de la fable. Parmi ces fables, on peut citer, si l’on s’en tient aux titres donnés par Jean de La Fontaine, La Grenouille et le RatLe Rat de ville et le Rat des champs,Le Lion et le RatConseil tenu par les ratsLe Combat des Rats et des Belettes. Il y a également d’autres fables que l’on ne retrouve pas chez Jean de La Fontaine et qui concernent rat et souris comme Le Taureau et le RatLe Serpent, la Belette et les Rats et Le Lion qui a peur d’une souris et le Renard.

Publié dans RAT et SOURIS | Pas de Commentaire »

Nos amis les rats : Apollon, dieu des rats

Posté par othoharmonie le 6 septembre 2016

 

Rats et souris sont des animaux qu’on ne s’attend pas à trouver auprès des déesses et des dieux. Erreur, on les retrouve ici ou là, justement où l’on ne les attend pas. Par exemple, Apollon. Peu de dieux grecs sont aussi lumineux que ce dieu solaire à la beauté parfaite, tellement éblouissant qu’on ne peut pas le regarder en face sans mourir. Apollunai, le verbe, signifie en grec «  faire mourir ».

Pour brillant qu’il soit, le cher Apollon terrifie même les dieux. Lorsqu’il entre sur l’Olympe, son pas est si puissant qu’on l’appelle « L’Ebranleur », et il pénètre armé, bandant son arc d’argent, toujours menaçant sur les bords. Comme sa jumelle Artémis, il a fort mauvais caractère et comme elle, il est impitoyable. Encore, quand il  fait mourir d’un arrêt cardiaque, c’est une mort douce. Mais Apollon est aussi capable d’écorcher vif le satyre Marsyas qui l’avait défié dans un concours de flûte. On appelle Apollon l’Ebranleur, le Pur, le Brillant, l’Oblique parce qu’il préside aux oracles ambigus de la Pythie, sa prêtresse, mais jamais on ne l’appelle le Cruel, ce surnom qu’il mériterait bien.

Apollon2

Mais il se trouve qu’on l’appelle aussi le dieux aux rats, ou bien « le dieu-rat », en grec, Apollon Smintheus, dit encore « dieu des souris ». Voilà qui mérite explication. Apollon, qui sait tuer, a une vocation de guérisseur, ce qui s’entrevoit dans les consultations de l’oracle de Delphes, son principal sanctuaire. Il a pour fils Asclépios, le dieu de la médecine, si habile à soigner les humains qu’il est même parvenu à les ressusciter- pas longtemps, car Zeus le foudroya. Et le rat là-dedans ? J’y viens.

 Le petit rat, ou la souris, font partie des médicaments administrés par les médecins, notamment le bébé souris plongé dans du miel, et qu’on donne tout entier à avaler aux enfants malades. Oui, je sais, c’est peu ragoûtant. Toujours est-il que des souris blanches étaient soigneusement gardées dans les temples d’Apollon, comme guérisseuses, divinatrices et pour protéger le dieu de brutales invasions de souris grises. Ou de rats transportant la peste.

C’est quasiment de l’homéopathie : pour se préserver de la peste véhiculée par les rongeurs gris, ayez deux ou trois souris blanches. J’y insiste, car nous retrouverons exactement le même dispositif en Inde.

L’Apollon aux rats, Apollo Smintheus, est également celui qui contribua à la naissance de Troie. Des Crétois, pour qui les rats étaient des animaux sacrés, partirent fonder une ville en Asie mineure. Apollon leur avait prédit dans un oracle qu’il leur faudrait fonder la cité à l’endroit où ils seraient attaqués par des ennemis venus de l’intérieur, surgis du sol. Comme par hasard, la nuit où le prince crétois établit son campement, des hordes de rats dévorèrent les cordes des arcs, les courroies des boucliers, les liens qui tenaient les piquets des tentes, enfin, tout ce qu’un rat peut grignoter. Les Crétois comprirent qu’ils étaient arrivés et fondèrent la ville de Sminthion,  dressant un temple à l’Apollon Smintheus où ils installèrent, bien entendu, deux ou trois souris blanches pour se protéger de la peste.

Avant le génial Yersin qui découvrit le bacille de la peste à la fin du XIXème siècle, le dieu Apollon avait compris que les petits rongeurs dont la puce répand la peste étaient des réservoirs animaux d’épidémie. Les dieux sont cachottiers ; et ils ne l’ont pas dit, même pas à la Pythie.

source http://www.franceculture.fr/

Publié dans RAT et SOURIS | Pas de Commentaire »

12
 

Жихен - Tendresse Éternelle |
binsle120 |
Univers sans lisse |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les maux avec des mots
| Iz avance
| mbuello