Mythes et Légendes des rats et souris

Posté par othoharmonie le 19 août 2016

Indésirable et propagateur d’épidémies, la souris mais surtout le rat ont souvent été perçus par le dégoût, la répugnance et par la crainte. Il a ainsi alimenté l’imaginaire collectif et ainsi le folklore et les légendes.

Dans l’iconographie médiévale, une Sainte était associée aux rats et aux souris. Il s’agît de Gertrude de Nivelles qui était une moniale et sainte franque du viie siècle. Dans de nombreuses représentations d’elle des rats ou des souris lui grimpent le long de la robe ou encore le long de la crosse qu’elle tient. Au xve siècle, une légende fait qu’elle est invoquée contre la fièvre, les invasions de rats et de souris. Selon certaines sources, si elle est représentée avec des rats et des souris, c’est peut-être parce que l’on a voulu symboliser le diable dont Gertrude parvient à triompher. Mais de nombreuses théories sont avancées.

Souris légende

L’une des légendes les plus connues concernant le rat est, sans doute, celle du joueur de flûte de Hamelin. Le conte raconte qu’en l’année 1284, en la ville d’Hamelin en Allemagne vint un joueur de flûte : un dératiseur. En ce temps-là, la ville était envahie par les rats et les habitants mouraient de faim. Le maire de Hamelin promit au joueur de flûte une prime de mille écus pour les débarrasser des rats qui infestaient la ville. L’homme prit sa flûte et attira, par sa musique, les rats qui le suivirent jusqu’à la rivière Weserqui arrose la ville, où ils se noyèrent. Bien que la ville fût ainsi libérée des rongeurs, les habitants revinrent sur leur promesse et refusèrent de payer le joueur de flûte en le chassant à coup de pierres. Il quitta le pays, mais revint quelques semaines plus tard. Lorsqu’il y eut une nuit paisible, il joua de nouveau de sa flûte, attirant cette fois les enfants de Hamelin. Cent trente garçons et filles le suivirent hors de la ville jusqu’à une grotte qui se referma derrière eux, ou alors, le joueur de flûte aurait aussi emmené les enfants de Hamelin à la rivière ou au sommet d’une montagne. Les parents, eux, ne les revirent jamais plus.

Les premières mentions de cette histoire semblent remonter à un vitrail placé dans l’église de Hamelin aux environs de 1300 et décrit dans différents documents entre le xvie siècle et le xviie siècle, mais il est détruit peu après. Ce vitrail est généralement considéré comme ayant été créé en mémoire du tragique événement qui serait survenu dans la ville. Mais malgré de nombreuses recherches, on n’a pu trouver d’événement historique auquel rattacher la légende. Au départ, les rats ne faisaient pas partie de l’histoire.

Une autre croyance populaire prend naissance en Allemagne, il s’agît du roi de rats (Rattenkönig) qui est en fait un regroupement de rats dont les queues sont entrelacées les unes aux autres, souvent prises dans une gangue composée de paille, d’excréments et de poils. C’est un phénomène rare, dont la réalité est contestée. Cette expression viendrait d’une légende allemande selon laquelle le prince des rats aurait utilisé cet assemblage de rats pour devenir le roi des rats et ainsi battre son adversaire. Un spécimen datant de 1828 se compose de 32 rats, le plus petit roi ne comprend que deux rats.

La petite souris, est une créature fantastique censée remplacer par un cadeau ou de l’argent la dent de lait que les enfants ont perdue, s’ils la laissent sous leur oreiller avant de s’endormir. De très nombreuses histoires ont été écrites sur ce sujet. L’origine la plus vraisemblable de la petite souris vient d’un conte français du XVIIe siècle de la baronne d’Aulnoy : La Bonne Petite Souris. On y parle d’une fée qui se transforme en souris pour aider une reine à vaincre un méchant roi, en se cachant sous l’oreiller du roi puis en lui faisant tomber toutes ses dents. Les Anglo-Saxons et les Canadiens francophones donnent ce rôle à la « fée des dents », aussi appelée la « fée Quenotte ». En Espagne et en Amérique latine, c’est la « petite souris Pérez » qui est associée à cette tâche. La souris Ratón Pérez apparait tout d’abord en 1877 dans un recueil de contes populaires (Cuentos, oraciones, adivinanzas y refranes populares). Ce personnage inspire alors Luis Coloma, qui la fait entrer dans le folklore espagnol en lui donnant son rôle d’échangeuse de dents dans son long métrage d’animation El Ratón Pérez

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