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Cochon sauvage

Posté par othoharmonie le 26 avril 2016

 

A l’aide de pièges photographiques, Rafael Reyna-Hurtado, explorateur du National Geographic, est parvenu à récolter des images d’un spécimen très peu connu de cochon sauvage géant : l’hylochère.

Avec sa stature impressionnante et son aspect singulier, l’hylochère ne passe pas inaperçu. Pourtant, ce spécimen de cochon sauvage africain est particulièrement difficile à observer et on ne sait que très peu de choses sur son compte. Particulièrement craintif, Hylochoerus meinertzhageni a été décrit pour la première fois scientifiquement en 1904. Il s’agit d’ailleurs d’un des derniers grands mammifères du continent africain à devoir être encore identifié.

cochon-sauvage

Rafael Reyna-Hurtado, explorateur du National Geographic et écologiste spécialisé dans la faune sauvage, s’attèle depuis quelques années à l’étude de l’hylochère, au sein du parc national de Kibale, en Ouganda. A l’aide de pièges photographiques, il est parvenu à capturer des images de cette créature particulièrement impressionnante. Avec ses deux mètres de long et ses 275 kilogrammes, le cochon sauvage est l’une des plus grosses espèces de suiné.

Le spécimen géant vit dans une vaste étendue d’Afrique Centrale. Ses populations présentent certaines variables, notamment entre ceux vivant à l’Est et ceux vivant à l’Ouest. Rafael Reyna-Hurtado s’est intéressé aux hylochères de l’Est, pouvant être considérés comme des représentant authentiques de leur espèce.

Une espèce très intelligente mais menacée

Ses études permettent de mieux comprendre le mode de vie de ces mammifères. Le chercheur s’attèle ainsi à explorer des problématiques telles que les motivations qui régissent le déplacement des populations, leur mode alimentaire, leur mode d’interaction, et surtout ce qui leur a permis de vivre caché jusque6là.

« C’est une espèce merveilleuse. Très peu ont réussi à en entrevoir malgré leur taille imposante » indique Rafael Reyna-Hurtad. Les hylochères sont en effet très intelligents et il est particulièrement difficile de les approcher. Bien qu’il passe la plupart de son temps à les étudier Rafael Reyna-Hurtado n’est jamais parvenu à les aborder d’assez près pour pouvoir leur mettre un dispositif GPS.

Toutefois, leur discrétion ne leur permet pas toujours d’éviter les pièges des braconniers. L’hylochère est en effet la proie des nombreux chasseurs qui sévissent dans la région. Cette situation lui vaut d’ailleurs le titre d’espèce « vulnérable » assigné par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature. Selon Rafael Reyna-Hurtado les populations de l’Est ont « diminué de manière alarmante » au cours des trois dernières décennies.

Publié par Emmanuel Perrin, le 11 novembre 2013

http://www.maxisciences.com/cochon-sauvage/un-specimen-rare-de-cochon-sauvage-geant-capture-par-des-pieges-photographiques_art31299.html

Publié dans COCHON - SANGLIER | Pas de Commentaire »

Le SANGLIER est affaire de l’homme

Posté par othoharmonie le 26 avril 2016

Une femelle de sanglier est une laie et un jeune sanglier âgé de moins de six mois, à la livrée rayée, est un marcassin. Dans le lexique de la chasse, notamment celui de la vènerie, un jeune sanglier âgé de six mois à un an, qui a perdu sa livrée de marcassin, est appelé une bête rousse ; un mâle adulte, une bête noire ou bête de compagnie à un an ; un ragot à deux ans ; un tiers-an, ou tiers-ans, à trois ans ; un quartanier, ou quartannier, De 4 à 5 ans ; un vieux sanglier à six ans ; et un grand vieux sanglier à sept ans et plus. Un solitaire est un sanglier qui vit seul.

sanglier

Cette espèce abondamment chassée est aussi considérée comme une espèce-ingénieur, capable de développer des stratégies d’adaptation à la pression de chasse, ce qui lui confère parfois un caractère envahissant.

Le sanglier (Sus scrofa) est un mammifère omnivore, forestier, proche du porc. Le genre Sus appartient à la famille des suidés, dans l’ordre des cétartiodactyles.

Le porc, ou cochon (Sus scrofa domesticus), est la sous-espèce domestique du sanglier. Le substantif sanglier étant employé pour désigner les espèces sauvages du genre Sus, le Sus scrofa est appelé sanglier d’Eurasie

Le cochon domestique, une sous-espèce (Sus scrofa domesticus), possède 38 chromosomes. Le sanglier européen n’en détient que 36, à la suite d’une fusion ancestrale. Leur descendance commune, appelée cochonglier ou sanglochon, est fertile. Les hybrides de première génération possèdent 37 chromosomes. Ensuite ils peuvent en avoir 36, 37 ou 38. L’hybridation est fréquente dans les régions d’élevage de cochons en plein air ou bien lorsque la population sauvage a été reconstituée par des femelles de cochons domestiques saillies par un sanglier mâle. Le sanglier corse est génétiquement très proche du cochon domestique.

Le sanglier a été introduit par l’Homme hors de son aire naturelle de répartition, dont en Amérique du Nord où il a parfois été croisé avec diverses souches de cochons. Ceci complexifie encore sa génétique, mais aussi sa dénomination commerciale légale. En Amérique du Nord, où il n’existe normalement pas dans la nature, certaines étiquettes commerciales qualifient sa viande de « sanglier sauvage », alors qu’il est élevé, et introduit.

Le sanglier est essentiellement nocturne (une évolution peut-être due à la présence de l’homme). Il est plutôt sédentaire et apparemment attaché à son territoire quand il est entouré d’obstacles, mais dans un milieu qui lui convient, il peut parcourir plusieurs dizaines de kilomètres dans la nuit et son aire vitale peut atteindre de 100 hectares à plus de 1 000 ha. Il sélectionne ses habitats selon la saison, l’heure du jour ou de la nuit et ses besoins alimentaires.

Régulièrement, le sanglier se vautre dans la boue dans des lieux appelés « souilles », et se frotte avec insistance contre les troncs d’arbres avoisinants pour se débarrasser d’un certain nombre de parasites, réguler sa température corporelle et marquer son territoire. Il dort dans de petites dépressions du sol, sèches, bien dissimulées, nommées « bauges ».

Les sangliers sont grégaires. Ils forment des troupes (ou bandes) appelées hardes ou compagnies et dont la taille varie selon le lieu et la saison. Une harde (ou compagnie) compte d’ordinaire de six à vingt individus, quoique des troupes (ou bandes) de plus de cent individus ait déjà été observées. L’unité de base est un noyau composé d’une ou plusieurs laies et leurs dernières portées de marcassins. La dynamique du groupe inclut l’isolement de la laie (pré)parturiente puis sa rentrée avec sa portée, l’entrée de laies nullipares ainsi que l’arrivée de mâles adultes avec le départ simultané d’individus subadultes. Les ragots (sangliers de 2 à 4 ans) ferment la marche lors des déplacements, mais sont remplacés par des mâles plus âgés en période de rut. Les cortèges sont souvent bruyants, non seulement par le bruit lourd des pas, mais aussi par les grognements, cris, soufflements et autres reniflements. Cependant, les sangliers savent se montrer discrets et silencieux s’ils se sentent menacés.

Zone sanglier

Le sanglier affectionne particulièrement les zones arborées disposant de points d’eau. Cependant, il est relativement ubiquiste et on peut le rencontrer dans de nombreux autres types de milieux. Les landes sont par exemple des milieux très favorables pourvu qu’une strate arbustive même discontinue approche un mètre de haut. Il évite simplement les grandes zones trop à découvert. Il est aussi visible dans une très grande partie de la Sologne.

Il est présent dans de nombreuses régions d’Europe (une partie du Danemark, des Pays-Bas, de Belgique, d’Italie, d’ex-Yougoslavie…) et d’Asie, ainsi qu’en Afrique du Nord. Il a disparu des Îles Britanniques.

Au moment de la chasse ou à d’autres périodes, des sangliers sont de plus en plus souvent observés en zone périurbaine, et plus rarement en centre ville. Leur présence dans ces zones peut poser des problèmes sanitaires et de sécurité (routière notamment). Ainsi, des compagnies de sangliers sont régulièrement observées sur les hauteurs de Barcelone et en périphérie de la ville. Et il y aurait à Berlin (en 2011) environ 4000 sangliers périodiquement réfugiés ou vivant dans le réseau des espaces verts berlinois. En 2004, à Saint-Amand (Nord), un sanglier s’est réfugié 18 heures (avant d’être abattu par un chasseur) dans la cour intérieure de l’hôpital. En octobre 2011, le terrain de football de Metz-en-Couture est en partie « muloté » (retourné) par des sangliers Plus récemment à Toulouse, une laie désorientée a erré plusieurs heures dans le centre historique de Toulouse, traversant la place du Capitole, avant de plonger dans le Canal du Midi face à la gare où elle a été abattue sur ordre du préfet.

Tout comme l’ensemble du grand gibier (cerfs, chevreuils), une prolifération des sangliers est observée en Europe (augmentation de quatre ou cinq fois en moyenne par pays en vingt ans), et plus particulièrement en Allemagne, en Autriche, en Belgique, en Espagne, en France, en Italie, au Luxembourg et au Portugal, au cours des années 2000 et 2010. Celle-ci entraîne une hausse des dégâts agricoles et forestiers, entravant par exemple le taux de renouvellement de la forêt, un risque de prolifération de maladies et l’augmentation du risque d’accidents de la route. Cette prolifération inquiète aussi certaines zones urbaines. Elle s’explique par une plus grande précocité reproductive, l’évolution des emblavements des cultures refuges, le changement climatique et une régulation déficiente par la prédation ou la chasse. En 2009, le ministre français de l’Écologie Jean-Louis Borloo lance un Plan national de maîtrise du sanglier.

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