Le cochon, un mythe sur le gril

Posté par othoharmonie le 23 avril 2016

cochons de dos

Pendant le conflit des éleveurs, le gouvernement et les agriculteurs ont discuté sans se lasser de prix de revient, de surcoûts et de taux. Jour après jour, ils ont surveillé avec inquiétude les cotations de la bourse aux cochons de Plérin, dans les Côtes-d’Armor. Ils ont examiné avec gravité les cours annuels de la viande de porc. Mais de l’animal lui-même, il ne fut jamais question, ou presque. Aujourd’hui, dans les porcheries ­industrielles de l’ouest de la France, les cochons sont réduits à de simples «  productions carnées  ». «  C’est étrange, observe l’anthropologue Claudine Fabre-Vassas, auteure de La Bête singulière. Les juifs, les chrétiens et le cochon (Gallimard, 1994). Longtemps, le porc a vécu, dans les pratiques et dans l’imaginaire, au plus près de l’homme. Aujourd’hui, il est au plus loin.  »

Une place de choix

Pourtant, le cochon vaut infiniment mieux que le produit de boucherie qu’il est devenu. Depuis sa domestication, il y a environ dix mille ans, il a toujours occupé une place de choix dans l’imaginaire de la civilisation occidentale. Un rôle ambivalent, comme si, dans la longue histoire du compagnonnage entre les hommes et les porcs, le cochon incarnait à la fois le meilleur ami du paysan, l’invité des ­tables de fête, mais aussi la saleté, la gourmandise, l’impureté, voire le vice. Dans la culture européenne, le cochon est à la fois un compère et un réprouvé  : il suscite «  attrait et rejet  », résume l’historien Michel Pastoureau, auteur du beau livre Le Cochon, histoire d’un cousin mal aimé

A lire sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/09/17/le-cochon-un-mythe-sur-le-gril_4761493_3232.html

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