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SUR LES TRACES DU COCHON

Posté par othoharmonie le 21 avril 2016

Les plus anciennes traces connues de cochons domestiques remontent à 10 500 av. J.-C environ, dans l’est de la Turquie ; un deuxième centre de domestication a été mis en évidence en Chine, ultérieur de quelques millénaires. Cependant, des études génétiques récentes ont montré que la domestication du porc s’est en fait produite de façon indépendante dans des foyers de domestication multiples (Europe centrale, Europe du Sud, Inde, Asie du Sud-Est, etc.), à des dates qui ne sont pas encore précisées. 

TRACES DE COCHON

            Dès le IIIe millénaire avant notre ère, le cochon est répandu sur tout le pourtour méditerranéen (sauf dans le Maghreb). En Égypte, il est d’abord réservé au culte d’Osiris, seigneur du royaume des morts, auquel il est sacrifié. Dans le monde grec, il est à la fois un animal sacrificiel et un aliment courant. Les Romains apprécient également sa chair et lui consacrent une cuisine raffinée (tétines de truie par exemple). Très valorisé dans la mythologie celtique, le porc représente la force spirituelle et l’énergie créatrice. Les forêts de la Gaule antique abritent d’innombrables troupeaux à demi-sauvages (les célèbres sangliers d’Obélix).

Au fil des siècles cependant, le porc est touché par le discrédit chez de nombreux peuples du Proche-Orient.

 Sa viande, réputée impure, n’est plus consommée. Dans les grandes religions monothéistes, il est objet de mépris, rejet ou tabou. L’usage de sa viande est ainsi interdit aux Israélites par la loi mosaïque. Le tabou s’étend à l’animal vivant, qu’il est interdit de toucher, et jusqu’à son nom, qu’il est interdit de prononcer. Chez les musulmans, la consommation de sa chair est également interdite (« Vous sont interdits / la charogne, le sang, la viande de porc », Coran, V, 3). Plusieurs sourates du Coran parlent du porc, en faisant un animal à part. Une des raisons pour expliquer ces tabous serait d’ordre historique : le porc serait l’animal propre aux fermiers sédentaires et donc rejeté par les peuples nomades, éleveurs de moutons, de chèvres et de chameaux. L’attitude du christianisme à l’égard du porc est liée aux traditions bibliques. Il devient l’une des figures favorites du diable, un pilier du bestiaire satanique. 

Dans l’art médiéval et moderne, il personnifie la saleté, la gloutonnerie, la luxure, la colère. Il existe néanmoins un bon porc chez les chrétiens ; c’est le cochon compagnon et attribut des saints tel saint Antoine. Dans l’Occident médiéval, le porc est l’animal le plus consommé. Son goût pour les rebuts et les ordures rend possible son élevage en ville où il joue un rôle d’éboueur. À partir de la Renaissance, il s’installe dans des porcheries. Au milieu du XVIIIe siècle, on voit apparaître le souci d’améliorer les races et la production de la viande. Petit à petit, un élevage porcin industriel se développe, d’abord en Angleterre, puis sur le continent. Il y a encore peu de temps, on élevait dans les fermes un ou deux animaux tous les ans. La fête du cochon (le jour où on tuait le cochon) constituait une manifestation communautaire importante.

 

La consommation de la viande de porc 

Là où elle est consommée, la viande de porc fournit à l’homme une partie non négligeable de son alimentation. En France, sont consommés environ 35 kg par an et par personne. Comme l’assure le vieux dicton (« dans le cochon, tout est bon »), toutes ses parties peuvent être valorisées : on en tire jambons, rôtis, boudins, saucissons, rillettes, andouilles et andouillettes, pâtés, fromage de tête, etc. La méthode traditionnelle de la salaison est le procédé de conservation le plus efficace. Le fumage est également une pratique ancienne. 

« Cochon » Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2008 http://fr.encarta.msn.com  © 1997-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.

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Le cochon mythologique

Posté par othoharmonie le 21 avril 2016

cochon mythologie

Magicienne de l’île Æaea, Circé (Gr. Κίρκη) est la fille d’Hélios et de l’océanide, Perséis (ou Persé) donc la soeur de Aeétès et de Pasiphaé, ou bien selon Diodore la fille d’Aeétès et d’Hécate. Circé dont le nom en grec signifie « oiseau de proie » était douée de pouvoirs extraordinaires, capable de faire descendre les étoiles du ciel, mais elle excellait dans la préparation de philtres, de poisons et de breuvages de toutes sortes, propres à transformer les êtres humains en animaux.

Elle habitait avec ses nymphes sur l’île Æaea (ou trouve aussi les graphies Aeaea, Aiaia, Ééa) qui se situerait vers l’Occident, près des côtes tyrrhéniennes. En revanche les romains identifièrent Æaea avec Circeli (monte Circello).

Selon Homère elle s’était réfugiée sur l’île d’Aeaea après avoir empoisonné son mari, le roi des Sarmates. Elle habitait un palais magnifique où tous les ustensiles étaient d’or, les tables d’argent et les tapis teints de pourpre; des loups et des lions qu’elle avait apprivoisés, pauvres navigateurs qu’elle avait transformés par ses breuvages magiques, se promenaient à l’intérieur sans faire montre d’agressivité. Elle chantait en tissant sur un immense métier à tisser magique de riches étoffes.

Le poète Denys de Milet raconte une histoire identique: elle essaya sur son époux, le roi des Sarmates, un sort maléfique qui l’empoisonna. Détestée par ses sujets, elle dut s’enfuir sur le char de son père. Mais il faut remarquer que les auteurs romains la font beaucoup plus terrible.

Légendes

Circé aux belles boucles était autant redoutable par sa beauté et que par ses sortilèges et ses philtres magiques.

• Un jour le dieu marin Glaucos vint la trouver pour lui demander un philtre capable de rendre amoureuse la jeune et belle Scylla, qui demeurait insensible à ses avances mais Circé tomba amoureuse du dieu et changea Scylla en un monstre repoussant. (Mét. XIV, 9 sqq)

• Picus, fils de Saturne, régnait dans l’Ausonie, coupable à ses yeux d’avoir repoussé son amour pour celui de Canente, fut transformé en pivert. (Mét. XIV, 320 sqq)

• Calchos, roi de Daunie, un amoureux qui perdit la raison (Parthénios de Nicée, XII)

• Circé joua aussi un rôle dans la légende des Argonautes où elle parait comme la sœur (ou la fille) d’Aeétès, roi de Colchide. Elle refusa de purifier Médée et Jason du crime horrible de son frère Apsyrtos. Selon d’autres elle les purifia puis les chassa aussitôt.

• Selon l’Odyssée, Ulysse débarqua sur l’île Aeaea et envoya vingt trois compagnons à sa découverte ; ils furent changés par la déesse en pourceaux âgés de neuf ans, sauf Euryloque qui réussit à venir l’avertir. Le héros décida d’aller retrouver ses compagnons disparus.

Le héros, guidé par Hermès qui lui conseilla de mélanger à son breuvage la plante magique appelée moly. Selon Ptolémée Héphestion le moly naquit du sang d’un géant que Circé (ou Médée) tua avec le secours du Soleil.
Le dieu lui précise aussi qu’il peut se faire aimer de « Circé aux belles boucles » en lui faisant promettre que s’il entrait dans son lit elle ne tenterait rien contre lui.
Circé l’invita à sa table et lui offre du cycéon dans lequel elle a versé un philtre. Ulysse réussit à plonger dans sa coupe le moly qui effectivement contrecarra les effets du poison. Puis brandissant son glaive il lui dicta ses conditions : elle devait rien entreprendre qui lui portât préjudice et Circé jura sur le Styx; il aussi obtint que ses compagnons puissent reprendre leur forme humaine.

Toutefois l’un d’eux, Gryllos, cité par Plutarque, refusa de redevenir humain. Dans « Les animaux usent de la raison » Plutarque imagine un dialogue entre Ulysse et Gryllos, où ce dernier explique pourquoi il préfère rester dans la peau d’un cochon. S’ensuivent des comparaisons entre les hommes et les animaux, leur vertu, leur courage, leur hardiesse ou leur intelligence.

CIRCEYElpénor fut le seul à mourir sur l’île en tombant d’une terrasse parce qu’il avait trop bu; Ulysse rencontrera son ombre aux Enfers qui lui réclamera des honneurs funèbres.

Au bout d’un an Ulysse voulut retourner à Ithaque. La magicienne lui traça la route, lui conseilla de consulter l’ombre de Tirésias aux Enfers et lui apprit comment éviter les prochains dangers qui le guettaient.

Circé eut plusieurs enfants  qui portent des noms différents selon les auteurs:

• Agrios et  Latinos, d’Ulysse (Théogonie, 1011) et une fille Cassiphoné citée dans un commentaire de Tzetzes
• Télégonos, d’Ulysse (Télégonie, Plutarque, Histoires parallèles 41, et Hygin, Fables 127)
• Nausithoos, Télégonos  d’Ulysse (Hygin, Fables, 125)
• Latinos de Télémaque (Hygin, Fables, 127)
• Phaunos de Poséidon (Nonnos, Dionysiaques 13, 327 et 37, 10)

Télégonos fut élevé par sa mère et instruit de sa naissance, devenu adulte, il partit pour Ithaque afin de se faire reconnaître par son père.

Arrivés dans le royaume d’Ulysse, Télégonos chassa du bétail. Il fut pris pour un pillard et lors du combat, Télégonos, tua son père d’un coup javelot terminé par un dard de raie; ainsi s’accomplissait la prédiction de Tirésias qui avait dit qu’Ulysse périrait de la mer et de la main de son fils.

S’apercevant de sa méprise et de son parricide involontaire, Télégonos pleura amèrement sur le corps de son père. Puis il porta la dépouille d’Ulysse à Circé, qui lui rendit les hommages funèbres et le scoliaste de Lycophon raconte qu’il fut rendu immortel par Circé, et envoyé à    l’Ile des Bienheureux.
Plus tard, Télégonos épousa Pénélope dont il eut un fils, Italos, le roi éponyme de l’Italie.

Les dieux auraient refusé l’immortalité à Circé et elle aurait péri de la main de Télémaque qui avait épousé Cassiphoné mais dans une autre version Télémaque aurait épousé Circé dont il eut un fils, Latinos. 

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