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CRABE OU CRUSTACE

Posté par othoharmonie le 27 mars 2016

 

Les crustacés forment un groupe qui réunit des formes très variées, comme les balanes, qui vivent fixés sur un support solide, ou des formes plus mobiles comme les crevettes ou les crabes. Le seul lien qui unisse tous les crustacés, c’est l’existence, au cours du développement embryonnaire ou larvaire, d’un stade initial commun, dit nauplius.

La collection de Crustacés couvre l’ensemble des groupes décapodes et non-décapodes ainsi que le groupe des Pycnogonides et Limules. Composée de plus de 120 000 lots inventoriés, rangés par ordre systématique, c’est, avec environ 8500 types, une des collections de Crustacés les plus riches du monde par sa diversité. Elle est considérée comme étant la plus grande collection de crustacés décapodes profonds pour la zone Indo-Pacifique. Les spécimens, mesurant de 1 mm à plus de 2 m d’envergure, sont principalement conservés en alcool. Certains sont naturalisés et conservés à sec (collections anciennes, comme la collection historique de Crabes), d’autres en préparations sur lames. Une collection de tissus et ADN a également été mise en place à partir de 2008. La collection comprend des Crustacés marins, d’eaux douces et terrestres (y compris les espèces parasites) du monde entier.

Crabe

Historique
Elle a débuté dès avant 1800 avec les récoltes des voyageurs naturalistes (voyages de Bougainville, Savigny, Dumont d’Urville…) et s’est poursuivie ensuite, notamment avec celles du Travailleur et du Talisman. La collection a bénéficié des travaux de scientifiques prestigieux comme Jean-Baptiste de Lamarck, Latreille, H. et A. Milne-Edwards, Chevreux. La collection s’est considérablement accrue grâce aux expéditions Musorstom et Tropical Deep-Sea Benthos, débutées à la fin des années 70 et qui se poursuivent de nos jours.

Activités
La collection s’enrichit de 8-10 % par an en moyenne, avec des variations suivant les groupes, grâce aux campagnes ainsi comme à de nombreux dons et dépôts. Depuis 20 ans, les campagnes Musorstomet Tropical Deep-Sea Benthos ont permis de constituer la collection de faune bathyale la plus importante au monde. Une cinquantaine de prêts et l’importante fréquentation de 200 jours-chercheurs par an de chercheurs français et étrangers témoignent de l’intérêt scientifique de ces collections. Ces dernières sont également souvent utilisées comme matériel d’exposition.

Contact
Laure Corbari corbari@mnhn.fr – Paula Martin-Lefèvre martin-lefevre@mnhn.fr

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Les crustacés sont des animaux aquatiques invertébrés dont le corps est recouvert d’une carapace dure. Ils habitent pour la plupart la mer (crabe, crevette, homard, langouste, langoustine) et certains, telles l’écrevisse et quelques espèces de crevettes et de crabes vivent en eau douce. La carapace des crustacés est plus ou moins rigide selon les espèces. Elle tombe à la mue pour permettre à l’animal de grandir, puis repousse aussitôt. Les crustacés muent plusieurs fois au cours de leur vie.

Les crustacés décapodes sont munis de cinq paires de pattes. Chez la plupart (homard, crabe, écrevisse, langoustine), la première paire est beaucoup plus développée et se termine d’un côté par un étau puissant, et de l’autre par des pinces en dents de scie qui servent à broyer la nourriture. L’étau et les pinces sont placés indifféremment à gauche ou à droite. Les pattes de la crevette, de l’écrevisse et de la langouste sont généralement d’égale grosseur et se terminent par des pinces (des crochets pour la langouste). La cage thoracique des crustacés est soudée à la tête, et les pattes y sont rattachées.

Les crustacés se déplacent en marchant, la plupart au fond de la mer. Le crabe peut se déplacer très vite, même latéralement. Certaines espèces s’aventurent sur les plages. L’écrevisse peut reculer, d’où le sens de l’expression «marcher comme une écrevisse». Les femelles se distinguent des mâles par une sorte de palme (ou nageoire) placée sous le coffre, qui sert à retenir les œufs. Chez le mâle, cette partie n’a pas la forme de nageoire, elle est plus fine et plus rigide. Les œufs («corail») de couleur rouge sont comestibles.

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LA THEORIE DU CRABE

Posté par othoharmonie le 27 mars 2016

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Nancy Rourke est artiste peintre américaine et vit à Denver. Une artiste Sourde créant pi-Sourd – Née Sourde en 1957, à San Diego, elle a fait des études en infographie et en peinture à l’Institut des Technologies de Rochester, à New York. En 2001, après une carrière en infographie, elle se remet définitivement à la peinture et participe à de nombreuses  expositions. Elle a mis longtemps à se lancer dans l’art Sourd, car selon elle, son identité Sourde était étouffée. En 2009, elle a le déclic pour oser créer et donner à voir, à son public, ce qui est pi-Sourd : politique, culture, art, histoire, deafhood, audisme, oralisme… 

Nancy se revendique, aujourd’hui, artiste De’VIA*. Son travail se situe au carrefour de plusieurs courants artistiques comme le fauvisme (Matisse, Derain, Vlaminck), le néo-expressionnisme (Basquiat et Matt Sesow), De Stijl (Mondrian) et, bien sûr, De’VIA*. 

L‘utilisation de couleurs primaires (rouge/bleu/jaune), de non-couleurs (noir/blanc), de couleurs contrastées, d’expressions et d’émotions intenses, de symboles sur un thème pi-Sourd forment son style. The Crab Theory (2011 – Huile sur toile – 20×25 cm) est une synthèse de ses influences artistiques. Laissons sortir les crabes… 

Ce tableau nous interpelle car il illustre la célèbre « théorie du crabe », américaine, largement répandue dans la communauté Sourde internationale, sous divers noms. Au Japon, « le poteau qui dépasse sera remis à sa place à force de coups ». En Australie et en  Nouvelle-Zélande, « le syndrome du grand pavot ». Cette théorie est utilisée pour illustrer les divisions qui règnent au sein de la communauté Sourde. 

L’image est simple et efficace : chaque crabe qui essaie de sortir du seau est  systématiquement tiré vers le bas par ses propres congénères. Au lieu d’en laisser un ou plusieurs sortir, ils se condamnent à rester tous au fond du seau. 

Par comparaison, tout Sourd qui essaie de donner vie à ses ambitions, ses rêves, serait rabaissé, ignoré par la communauté. Sans modèles forts, ambitieux et compétents, c’est ainsi toute une communauté qui souffre d’un manque de reconnaissance, et qui se  saborderait elle-même. Cette métaphore est profondément humaniste et résonne comme un signal. Sans valorisation de nos compétences, c’est vers une impasse que nous nous dirigeons. 

Dans ce tableau, le crabe jaune-rouge, en haut, est George Veditz (1861-1937), l’un des plus influents leaders en faveur de la Langue des Signes. Il a réussi à marquer la communauté Sourde américaine, malgré l’hostilité des oralistes et la jalousie de certains Sourds. Il fut le premier au monde, en 1910, à filmer des échanges signés, pour en garder la mémoire. Ce qui était révolutionnaire, puisque la Langue des Signes nécessite un support visuel pour  perdurer. 

Ce tableau est intéressant car il donne à comprendre qu’il existe peu de moyens pour garder trace de notre histoire, de nos valeurs, les donner à voir, et les partager. L’art en est un. L’art est un témoin. Nous, artistes, nous sommes porteurs, révélateurs, et narrateurs de notre culture, celle des signes et de l’expérience Sourde. Le besoin du double support de la  communauté Sourde et de celle du monde environnant est vital pour la reconnaissance de notre existence. Le défi est lourd. Alors, en art ou ailleurs, chacun est à sa place et ceux qui réussissent tirent tous les autres vers la lumière. Laissons donc les crabes s’échapper du  seau. 

*De’VIA est un mouvement d’art américain définissant les artistes Sourds créant pi-Sourd.

Site web de Nancy Rourke : www.nancyrourke.com

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