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LE COLIBRI PARLE A LA LUNE

Posté par othoharmonie le 11 janvier 2016

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Lors des nuits de pleine lune, dans nos villages de la forêt amazonienne, les anciens aiment raconter encore cette légende: 

 » Il y a longtemps, très longtemps, dans un village comme le notre, vivait, avec sa mère et son frère, une jeune fille d’une prodigieuse beauté. Sa beauté était si extraordinaire, qu’elle paralysait tout les hommes du village. Même les plus hardis d’entre eux osaient à peine porter leur regard sur une telle splendeur… 

Or depuis quelques temps, le soir venu, l’adolescente recevait dans son hamac un hommage ardent rendu à sa beauté. Ces rapports lui causaient beaucoup de trouble ; c’est qu’à cause de l’obscurité, la jeune fille n’avait jamais vu le visage de celui qui lui procurait tant de bonheur. Alors, un jour elle osa en parler à sa mère. Celle-ci lui conseilla de tenir du suc de génipa dans un coui à proximité de son hamac, afin d’en frotter le visage de l’inconnu lorsqu’il se présenterait. Il faut savoir que le suc de génipa est une teinture qui reste sur la peau de l’homme jusqu’à neuf jours après y avoir été appliquée. Ainsi, le soir venu, dès que l’inconnu s’installa à côté de la jeune fille dans le hamac, elle lui barbouilla le visage du suc de génipa. Le jeune homme effrayé s’enfuit. 

Le lendemain, la mère de la jeune fille avertit tout le village de ce qui s’était passé. Alors que tous se mettaient à la recherche du coupable, la mère quant à elle s’inquiétait de la brusque disparition de son fils. 

Après deux jours, les recherches furent arrêtées. Plus encore que maintenant, dans ces temps anciens, notre peuple savait que tout individu isolé était voué à une mort certaine. Ou bien le coupable était mort, ou alors il reviendrait, se désignant du même coup. Aussi quelques jours plus tard, on vit revenir au village celui dont le visage enduit de génipa trahissait sa culpabilité. Le village découvrait avec stupeur que le coupable n’était autre que le propre frère de la jeune fille. 

Nul fut besoin de réunir le Conseil des Sages . Il était devenu la honte du village, il avait commis un des crimes les plus atroces qui soit: l’inceste. Alors il fut chassé loin du village, si loin qu’il arriva au ciel. Et on dit que c’est depuis ce jour que la Lune est apparue dans le ciel. La Lune c’est le visage du jeune homme et les traces que l’on voit sur la Lune ce sont les traces de génipa. 

Mais la légende ne s’arrête pas là. On dit que de cette union incestueuse est née un fils Yali. On dit aussi que la Lune a été si triste de ne pas voir son fils, qu’un oiseau, le colibri, l’a prise en pitié et lui a porté des nouvelles de son fils Yali. On dit encore que la Lune fut si contente d’entendre parler de son fils qu’elle fit don au colibri de la huppe de plumes vertes et chatoyantes qu’il porte encore sur la tête. On dit, on dit… On dit aussi que… Mais ceci est une autre histoire « . 

In: « Le végétal dans la vie des Amérindiens ». – Fort-De-France, Ed. MDAP, 1994.

 

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Qu’est-ce que l’effet Colibri

Posté par othoharmonie le 10 janvier 2016

 

 Chaque société vit avec ses mythes qui dressent au loin une ligne des pensables ; qui donne, à qui veut bien y croire ou juste l’entendre une fois, une borne morale, un conseil d’éthique au quotidien que chacun puisera pour construire son rapport au monde et aux autres.

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L’inhibition du papillon

L’effet Papillon serait un peu à lire comme la sagesse – ou la frilosité, c’est selon – d’un principe de précaution, comme la leçon que nos actes, même infimes, ont des conséquences répercutées dans un algorithme lancé et imperturbable, déclinant une série de causes à effets, des effets qui deviennent les causes de nouveaux effets etc. Etc. jusqu’à ce qu’un abscons rouleau, qu’on appelle destinée fasse, poursuive – et jusqu’à quand – son office.

Ordinaire : le réveil que l’on s’est promis, sur le lit, à programmer -;- le sommeil (c’est là que ça commence) qui malin s’est imposé -;- le retard éberlué le matin, impossible à rattraper -;- le contrôle de physique que l’on manque et qui sera assimilé à un zéro -;- l’incapacité de juger notre maitrise de Lavoisier ou des lois Kepler -;- la moyenne déchue en fin de trimestre -;- etc.

Ou plus fort encore, l’ambition avortée du plan Walkyrie au 20 juillet 1944 : Un espion pose une bombe dans la salle ou le général génocidaire se réuni -;- il choisit une place (c’est la que ça commence), discrète près d’un montant de la table -;- le général à la courte moustache centrée entre, sert des poignées de mains ou lance des signes plus reconnaissables et, de mains en signes il vient se poser (c’est la que ça s’engage) de l’autre côté de la table -;- la bombe explose -;- il est protégé -;- il en ressort. La suite on la connait, un peu du moins, dans quelques unes de ses conséquences.

Mais les mythes sont porteurs d’une matrice qui génère et impose malgré soi une psychologie du comportement. L’effet papillon est celui d’un principe de précaution qui invite à la prudence et à la rationalité. Bonne nouvelle de prime abord. Mais le mythe inhibe aussi les foules et leur sein les hommes. Le plus grand, celui de Dieu, permet à peine la folie retenue du pari pascalien. Sois sage pour une éternité de félicité. Sois sage et tais toi. Sois sage et ne bouge pas.

A tel point d’ailleurs que j’ose croire et que je vous prenne au jeu, d’inventer une suite dans la matrice de cet effet papillon (jouer maint’tant! Inventez la suite logique d’un effet papillon) que la plupart d’entre nous créerons (résultat du test) un enchainement portant vers le malheur et le désastre.

Une nouvelle cosmogonie, rien de moins.

Et si nous reconfigurions notre matrice mythique? Et si nous en changions quelque éléments pour une combinaison qui, à quelques variations, pourrait changer notre psychologie du comportement et lui apporter la vertu d’une ambition régénérée ; une nouvelle suite de causes engendrant des effets que l’on dira, pour les deux, positifs et constructifs, qui placeront les hommes non plus dans la tentation d’hésiter à enclencher l’algorithme du malheur mais dans la tentative de construire un lairetmoi-moduletransversalcycle3-62-638mouvement vertueux.

Le Colibri : la légende. Un jour, dans une forêt tropicale qui prend feu, les animaux fuient vers l’orée pour se sauver. Tristes et médusés, ils attendent voir brûler jusqu’à ce que leurs regards se tournent étonnés vers un colibri, qui faisait des aller-retour du fleuve vers le foyer, transportant à chaque fois dans son bec une goutte. En lui demandant ce qu’il escomptait bien faire, le colibri leur répondit «qu’il prenait sa part.»

L’effet Colibri est cette nouvelle combinaison mythique. Une nouvelle matrice origine qui ré-encode l’appréhension du monde et de son action. Il change tout. C’est une révolution, un nouvel horizon, à tel point que le lecteur, craignant le bouleversement, pourrait être tenté par la dénégation et l’abandon. Restez! Vous êtes à deux lignes d’un bouleversement paradigmatique. Vous êtes à deux lignes d’une révélation. Vous vous apprêtez à éprouver la sensation de Galilée, vous vous apprêtez à redonner du sens à ce monde qui ne tourne plus rond. Il est temps de rentrer dans le concret.

Un roman, un essai transformé

Michaël est un gars, un homme comme vous et moi – ou presque. Il grandit à Marseille puis en Ardèche et passe deux ans à Paris pendant que ses parents et son grand frère lui susurrent la beauté et l’utilité de la lecture. Il voyage en somme il vit dans différents univers là où peut-être d’autres son contraints ou s’habituent à la quotidienneté, à la répétition qui devient un commun, une norme.

On pourra citer Jaurès : «Et je me demandais comment tous ces êtres acceptaient l’inégale répartition des biens et des maux, et comment l’énorme structure sociale ne tombait pas en dissolution. Je ne leur voyais pas de chaînes aux mains et aux pieds. […] La chaîne était au cœur, l’habitude l’avait fixée. Le système social avait façonné ces hommes, ils ne se révoltaient pas contre la réalité parce qu’ils se confondaient en elle.»  

Michaël a suivi une formation d’informaticien et il est devenu informaticien. Une vie de famille, l’informatique, le bureau et l’informatique : la vie est belle, elle est superbe. On a ce qu’il faut comme on nous avait dit, un travail, de l’argent, une famille. Et puis un jour ça retombe. D’autres – peut-être – s’habituent, aiment sincèrement ou prennent leur mal en patience. Michaël a décidé de se poser des questions, il a lu pour chercher et trouver des réponses, il l’a fait à sa sauce. La société de consommation, la vie de bureau – des programmes et des programmes, non ça va! Besoin de penser le monde globalement, la nécessité de préserver, mieux gérer. Michaël simple citoyen.

Alors il a changé, il s’est réorienté. A l’esprit, l’idée que si nos contemporains se plaisaient dans ce monde qui dévissait, l’avenir passait par nos enfants qui allait construire, vivre et jouir dans le monde qu’on leur laissait. Et qu’il valait bien s’intéresser à eux et leur donner les moyens d’y aller. Les jeunes, l’éducation, c’est encore large et Michaël s’est décidé de donner un coup de main à ceux qui en avait le moins. C’est du Rawls, de la Justice au concret.

AVS, Auxiliaire de Vie Scolaire, auprès des enfants qui ont plus de difficultés que les autres ; qui sont laissés à la marge parce qu’ils sont différents ou plus difficilement encadrés ; et dont les parents sont souvent démunis pour les aider et participer à leur éveil, à leur chance ; et dont quelques enseignants – circonstances atténuantes – peuvent perdre le goût du social.

Notons cette petite anecdote tout de même : C’est avec madame Faugier qu’il travaillait qui l’a encouragé et l’a aidé dans sa démarche. Madame Faugier, la petite-fille du monsieur qui produisait cette crème de marrons que vous connaissez bien.

Et puis en parallèle, Michaël est devenu citoyen. Oh, il critiquait, très négatif, passif. Et puis il a viré. Il s’est engagé. Une rencontre a compté dans ce qu’il est devenu aujourd’hui. C’est Pierre Rabhi – agriculteur et philosophe – qui prône, concernant l’alimentation à un retour florissant à la terre ; qui prône une production saine et locale. Une rencontre c’est se fait évidence eut égard aux enjeux de l’environnement et d’une pensée-action qui se doit forcément d’investir l’espace éco-systémique, le respect de l’écosystème, la nécessité d’une conception globale de la société.

Cette rencontre que Michaël a faite avec Pierre Rabhi n’est pas exclusive. Et si nous aimons le portrait pour montrer que l’individu – lui seul et sans attendre les autres – peut s’engager dans la réflexion et l’action, peut décider de changer sa vie ou son comportement, il faut dire que Michaël est un parmi d’autres. Un Colibri parmi d’autres.

Tous candidats au changement !

En 1999, Pierre Rabhi crée Terre et Humanisme. 2007, les Colibris font leur apparition. Vous avez certainement entendu parlé d’eux. Si, si. Ça s’est passé en 2012, pendant la présidentielle quand il décident d’interpeler celles et ceux qui y sont candidats mais plus encore les citoyens pour leur dire, à travers la Campagne de communication «Tous candidats» que plus que la promesse d’un seul homme, «le changement : c’est nous, les citoyens.»

Monde des médias rois, la campagne de com’ était nécessaire pour se faire connaitre. Mais là n’est pas la solution et les Colibris décident de se saisir – bien sur – de cette dynamique pour engager celles qui comptent au niveau local, avec celles et ceux qui ici et là ont été interpelés. Ça a marché. 27 forums citoyens de rencontres et de discussions se sont ouverts. Problèmes (ceux qu’on se rabâche depuis bien longtemps), volonté de changer (enfin) en tout cas d’y aller, de participer, et engagement. L’effet Colibri à l’œuvre. Tellement prolifique qu’à Lyon, deux se sont organisés sans le savoir – pour se réunir ensuite, bien sûr.

Et ça s’active les Colibris ! En 3 mois 100 personnes se sont fédérées. Et le chiffre augmente – passez le mot. Ils se rencontrent et discutent. Discutent et se mettent à imaginer et à créer. Des commissions se réunissent. On débat d’économie, d’agriculture, de démocratie, d’éducation et d’énergie. L’enjeu? Faire de la citoyenneté comme elle devrait se faire.  Mais à l’heure ou le débat public se délite et n’intéresse plus grand monde, c’est acte de vertu.

On pourrait ne se contenter que de ça, ce serait déjà très bien. Mais les Colibris veulent aller un peu plus loin et commencer à faire. Avec les moyens du bord – c’est souvent comme ça que l’on commence. Ils ont organisé une balade dans Lyon qui emmenait les participants à la découverte des entreprises, des magasins, des projets existants et qui s’engageaient déjà dans le changement du monde. Et en marchant, c’est pas une blague, ils ont été rejoints. Une autre fois au Carré Leynaud, dans le 1ème et en association avec lesIncroyables comestibles, ils se sont mis à replanter! Oh, ce n’était pas une grande parcelle qui allait nourrir les habitants du quartier mais cela a eu le mérite de montrer qu’on pouvait, en ville, faire pousser des légumes plutôt que de céder une marge commerciale à un grand distributeur sur des fruits qui ne sont pas de saison et qui viennent de très loin. Là encore, des passants se sont arrêtés, une personne âgée, qui de son balcon les a aperçu, est descendue ravie de voir des gens qui en bas, faisait comme elle faisait sur son balcon depuis des années. Des rencontres dans les écoles pour montrer aux enfants comment ça pousse les légumes et les planter eux-mêmes. De l’éducation populaire en somme et peut-être plus encore : montrer aux enfants, nos gars de demain, qu’ils peuvent faire ce dont il ont idée ; leur montrer qu’on peut être un acteur citoyen ; leur montrer que tout n’est pas bloqué ; leur montrer qu’on peut faire. Le montrer aux enfants et le faire lire, ici, à ceux qui sont un peu plus vieux. Le temps n’est pas perdu. Et si vous êtes partants, et si vous souhaitez concrétiser une idée qui ne vous semble pas bien-bien réaliste, un rêve de gamin que vous n’êtes plus, les Colibris ont construisent un réseau d’entrepreneurs – parmi d’autres – qui pourra vous filer un coup de main.

affiche-legende-colibriEt puis le 16 mai dernier, avec Raphaël Souchier, Florence Martin, entre autres les Colibris de Lyon organisaient une conférence. Il s’agissait de voir s’il était possible de localiser l’économie. Non, pardon. Pas si c’était possible : comment d’autres – et plus particulièrement des acteurs économiques américains –  commerçants, agriculteurs s’y prenaient.

Citoyenneté et politique : point de chute

C’est un hiatus qui est revenu. Nous l’attention dans la conversation. Changer le monde. C’est une formulation qui parait un peu creuse et dont chacun pourtant pourra juger de la pertinence et de la nécessité. Mais avec Les Colibris comme avec tant d’autres, un angle mort apparait. Les associations, les collectifs, les cercles, les groupes les initiatives se multiplient. Ils pensent même ensemble parfois à se rencontrer à se fédérer à se mutualiser. De l’énergie, du temps sont donnés pour un mouvement qui se construit et qui tarde – nous sommes peut-être trop exigeants, trop impatients –  à toucher la plus large partie de la population.

Comment sortir de la confidentialité ? Comment changer d’échelle? Comment engager les énergies collectives pour avoir un impact sociétal effectif? C’est la question du rapport au Politique. A Economie et Solidarité, nous croyons que pour changer cette échelle il faut certes inventer en bas et en réseau, mais qu’il faut passer par en haut, par les institutions, par le Politique. La difficulté d’aujourd’hui, c’est que pour beaucoup des citoyens actifs, le Politique, noble et courageux, se confond avec les politiques, les politiciens qui ne leurs semblent pas être des agents promoteurs de l’alternative. Pis peut-être, ces militants, nobles et courageux, de causes justes et ordinaires installent parfois, dans les mots, une séparation entre le «citoyen» et le «politique». Préférant la distance plutôt que de faire entrer les premiers dans l’arène des seconds.

Mais l’histoire sociale prend certainement la forme de cycles. Ce temps de genèse, de création et d’activisme citoyens en relative autonomie est certainement le temps nécessaire de construire des propositions et un discours forts et solides avant de le mettre en scène, avant de le mettre en débat et en confrontation avec les opinions divergentes et face aux intérêts opposés.

Alors nous formulons un pari : tôt ou tard, c’est déjà commencé, ces citoyens vont entrer massivement en Politique. Qu’on ne s’y trompe pas, ils en font déjà. Et nous formulons un vœu : qu’ils le fasse le plus rapidement et confiant dès maintenant en eux-mêmes parce qu’ils portent les solutions politiques que beaucoup, même sans le savoir, attendent éperdument.

Devenir un colibri ?

  • www.terre-humanisme.org
  • www.revolution-colibris.org
  • www.colibris69lyon.org (les lyonnais)

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LE COLIBRI AZTEQUE

Posté par othoharmonie le 10 janvier 2016

 

 COLIBRI AZTEQUE

Huitzilopochtli (colibri de huitzilin, colibri et opochtli) Il représente le soleil triomphant à son zénith. C’est le dieu tribal des Aztèques qui les aurait guidés dans leurs migrations.

En effet c’est lui qui leur ordonna d’aller chercher la fille du roi de Culhuacan pour qu’elle devienne leur déesse de la guerre, Yaocihuatl. 
La princesse fut sacrifiée et un prêtre sacrificateur se vêtit de sa peau. 
Le roi de Culhuacan, venu assister aux festivités en l’honneur de la nouvelle déesse, fut saisi d’horreur, déclara aussitôt la guerre aux Aztèques et les chassa. Les aztèques errèrent longuement pour découvrir une nouvelle terre d’accueil jusqu’à ce qu’ils trouvent l’endroit où un aigle perché sur un cactus dévorait un serpent comme Huitzilopochtli le leur avait prédit.

Sa mère était la Déesse de la terre Coatlicué, épouse du Dieu Soleil Tonacatecutli. Mais Huitzilopochtli fut conçu de façon immaculée, comme il se doit à un dieu important.

LÉGENDE.

Un jour Coatlicué, balayait la cour du temple Tzintzuni, quand elle vit par terre une très belle plume de colibri; elle se baissa pour la ramasser et la mettre dans sa poitrine. Peu de temps après elle s’aperçut qu’elle était enceinte. Ses premiers enfants et tout particulièrement sa fille, Coyolxauqui, voulurent la tuer pour la punir. 
Mais quand les futurs matricides voulurent mettre leur noir dessein en exécution, Huitzilopochtli sorti du ventre de sa mère, armé d’un bouclier à la main gauche et d’un dard bleu à la main droite.

Source / http://mythologica.fr/aztec/huitz.htm#sthash.yoZKu2Da.dpuf

 

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Le Colibri Abeille

Posté par othoharmonie le 9 janvier 2016

 

 COLIBRI ABEILLLE

 

Le plus petit oiseau au monde est le colibri-abeille, zunzuncito ( el ave más pequeña del mundo ) en espagnol et bee hummingbird ( the World’s Smallest Bird ) en anglais. Le colibri-abeille est à peine plus gros qu’un bourdon avec lequel il est souvent confondu. Le mâle est un peu plus petit que la femelle ne mesurant que 5.5 centimêtres ( environ 2.17 pouces ) de long et pesant seulement 1.95 grammes ( environ 0.07 once ). En comparaison, le colibri géant ( picaflor gigante ) que l’on retrouve dans les Andes mesure environ 21 centimêtres ( 8 pouces et demie ) et pèse 20 grammes ( 0.7 once ), si bien que le colibri-abeille peut se percher sur le bec du colibri géant des Andes. cliquez-ici pour voir un tableau comparatif.

Le nom scientifique du colibri-abeille est Mellisuga helenae en latin et colibri d’Hélène en français. Ce nom lui a été donné en l’honneur d’Hélène Booth, l’épouse d’un ami de Juan Gundlach ( 1810-1896 ), célèbre naturaliste allemand qui a séjourné pendant plusieurs années à Cuba et qui a écrit le premier livre important sur les oiseaux de l’île ( Ornitología Cubana ). Les cubains préfèrent l’appeler zunzuncito, mot espagnol qui veut dire petit zunzun. Zunzun est une onomatopée imitant le bruit fait par le battement très rapide des ailes du colibri. Saviez-vous que le battement des ailes du colibri se fait à une vitesse de 80 battements d’ailes par seconde ?

Le colibri-abeille est une espèce d’oiseau endémique à Cuba, c’est-à-dire qu’elle n’existe qu’à Cuba et nulle part ailleurs. Cuba est vraiment le royaume du plus petit monde puisque c’est là aussi que l’on retrouve la plus petite grenouille au monde ( Sminthillus limbatus ) ainsi que la plus petite chauve-souris papillon au monde ( Natalus lepidus ).

Même si on peut observer le colibri-abeille partout à Cuba, les chances de le voir seront meilleures surtout dans trois régions de l’île. La première région est celle du Parc national de Zapata situé à 180 kilomêtres au sud-ouest de la Havane dans la province de Matanzas. Ce parc est constitué d’une vaste zone de 120 kilomêtres de terres humides remplies de mangroves et de marécages. Il a la forme d’une chaussure d’où son nom de Zapata qui veut dire chaussure en espagnol. C’est aussi l’habitat naturel de 160 espèces d’oiseaux, de 31 sortes de reptiles, de 12 espèces de mammifères et d’une quantité innombrable d’amphibiens, de poissons et d’insectes. La deuxième région est celle de la petite ville historique de Baracoa ( première ville espagnole à Cuba, construite en 1512 ) située sur la pointe sud-est de l’île. Enfin on peut se rendre au sud-ouest de l’île, plus précisément sur l’île de la Jeunesse ( Isla de la Juventud ), anciennement l’île des Pins ( Isla de Pinos ), à ne pas confondre avec l’île des Pins située dans l’océan Pacifique au sud de la Nouvelle-Calédonie.

Le mot colibri nous vient des indiens Taïnos ( premiers habitants de Cuba ) et signifie « oiseau dieu « . Dans la mythologie Taïno, le colibri symbolise la renaissance. Les indiens Taïnos croyaient que la création mourrait lorsque la température devenait sèche et qu’elle naissait de nouveau quand la pluie venait. Ils adoraient le colibri comme un « zeni », une idole fétiche représentant le parcourt du soleil à travers le ciel.

Autres noms communs du colibri dans les Antilles: Beija-flor, Calypte, Chupaflor, Guacariga, Pajaro Mosca, Picaflor, Zumbador, Zun Zun. En langage Taïno, le colibri-abeille se dit  »Guani » à cause de sa couleur bleu-gris. Il est considéré comme un maitre spirituel du monde animal. Audubon ( John James ) , célèbre naturaliste américain, appelait les colibris « des morceaux scintillants d’arc-en-ciel ».

Les colibris ou oiseaux-mouches habitent exclusivement les Amériques. On les retrouve à partir de la Terre de Feu ( la pointe la plus au sud de l’Amérique du Sud ) jusqu’aux abords du Cercle arctique. Toutefois la majorité des espèces habite l’Amérique du Sud et l’Amérique Centrale. À peine une vingtaine d’espèces ont été observées aux États-Unis et de celles-ci, une seule espèce, le colibri à gorge rubis, fait son nid à l’est de la rivière Mississippi jusqu’au Québec.

Aujourd’hui, les colibris font face à un autre danger: la perte de leur habitat naturel. La forêt tropicale, le principal habitat des colibris, recule sur la planête. La bonne nouvelle est que les colibris ont de bonnes chances de survivre grâce à leur grande capacité d’adaptation. Certaines espèces ont même bénéficié du développement de l’agriculture et de l’engouement des gens pour le jardinage qui est devenu l’activité de loisir numéro un en Amérique. L’observation des oiseaux, pour sa part, est la deuxième activité de loisir.

  En 1999, le gouvernement cubain a fait graver des pièces de monnaie illustrant le colibri-abeille. Différentes valeurs ont été mises sur le marché dont celle de 10 pesos en or ( voir illustration à gauche ). Cette jolie pièce de monnaie s’appelle « Zunzuncito » et fait sûrement la joie des collectionneurs. On peut trouver aussi une pièce de 50 pesos en or et une autre de 10 pesos en argent. En 2001, une nouvelle monnaie de 10 pesos en argent est apparue sur le marché. Cette monnaie montre deux zunzuncitos ( colibri-abeilles ) en effigie.

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LE COLIBRI : un mouvement pour la Terre

Posté par othoharmonie le 9 janvier 2016

 

 

LA LEGENDE DU COLIBRI

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu…

 

Et le colibri lui répondit :« Je le sais, mais je fais ma part. »

Retrouvez aussi la légende du colibri en dessin animé ! Elle est racontée (en anglais) par Wangari Maathai, première femme africaine à avoir reçu le prix Nobel de la paix pour son engagement en faveur de l’environnement.

Image de prévisualisation YouTube

Qui sommes-nous ?

Le mouvement Colibris est une plate-forme de rencontre et d’échange qui s’adresse à tous ceux qui veulent agir, cherchent des solutions concrètes ou développent des alternatives. Le mouvement a été initié en 2006 par Pierre Rabhi et quelques proches, sous la forme d’une association loi 1901.

Colibris a l’ambition d’être un accélérateur de transition, en s’appuyant sur la capacité de chacun à changer et à incarner ce changement dans des expériences concrètes et collectives. Sa vocation est d’encourager l’émergence et l’incarnation de cap-pierrenouveaux modèles de société fondés sur l’autonomie, l’écologie et l’humanisme.

Nous sommes nombreux à vouloir construire une société véritablement écologique et humaine. Dont la priorité est notre épanouissement collectif sur cette planète. Qui prenne soin de la nature et des animaux.

Nous sommes encore plus nombreux à savoir que si nous poursuivons dans la voie actuelle, les
conséquences seront catastrophiques.

La plupart des responsables politiques, des organisations internationales, des collectivités locales, des entreprises grandes ou petites, des citoyens le savent. Le GIEC, l’ONU, la Banque Mondiale même, ainsi que bon nombre de chefs d’Etats le disent, les journalistes l’écrivent…

Pourtant, aucune décision, politique ou économique, réellement courageuse, véritablement en adéquation avec la gravité de la situation, n’est prise.

Voici en quelques pages, les directions que nous, colibris de toutes plumes, pensons juste de prendre pour construire une société nouvelle, réellement soutenable et épanouissante pour tous.

Ces orientations ne sont pas exhaustives. Elles ne sont pas non plus des Vérités. Mais elles constituent des pistes qu’il nous semble urger de creuser, d’expérimenter et de bonifier. Un bon point de départ pour nous mettre au travail.

(Vous pouvez aussi télécharger le Plan des colibris en pdf)

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Les colibris et l’homme

Posté par othoharmonie le 9 janvier 2016

 

Naturalisés et montés en bijoux ou exposés en décor, ces minuscules oiseaux étaient, au xixe siècle, la coqueluche des salons. La mode est passée, et ils sont encore nombreux ; mais, aujourd’hui, ils dépendent du bon vouloir des hommes, ne s’adaptant pas toujours quand ceux-ci détruisent leur habitat et les privent de leurs sources de nourriture habituelles.

COLIBRI D'ARICA

  Le colibri d’Arica

Le colibri d’Arica, Eulidia yarrellii, long de 8 cm en moyenne et dont le mâle est vert sur le dos, blanc en dessous et porte une bavette bleu violacé, n’existe que dans les environs d’Arica, petite ville du nord du Chili, au milieu d’une région particulièrement aride. On le trouve uniquement dans deux vallées – les vallées Lluta et Azapa – et, bien qu’il y soit plus rare, dans les jardins mêmes d’Arica. L’histoire du colibri d’Arica n’est pas connue avec précision, mais il semble qu’il ait vécu dans plusieurs autres vallées fertiles avant qu’elles ne soient cultivées. Ils se nourrissent du nectar des fleurs des arbustes indigènes des vallées Lluta et Azapa et, dans les jardins, essentiellement de celui des fleurs d’hibiscus et de lantanas.

 Depuis le milieu du xxe siècle, époque à laquelle on pouvait parfois observer jusqu’à une centaine d’oiseaux se nourrissant en même temps – bien que cet oiseau cherche habituellement sa nourriture en solitaire –, la population de colibris d’Arica a vertigineusement chuté. L’espèce, devenue rare, est aujourd’hui menacée, de par son aire de répartition très réduite et parce que la mise en culture intensive des vallées où elle vit ne laisse que peu d’îlots de végétation intacts comprenant les arbustes qu’elle « butine ». Le colibri d’Arica est inscrit en Annexe II de la Cites (Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction) ; l’exportation de tout spécimen est strictement contrôlée.

Très prisé au xixesiècle

Les colibris ont commencé à souffrir des agissements de l’homme au xixe siècle. Leur petite taille, leurs teintes éclatantes et leur plumage parfois extravagant étaient idéals pour en faire des accessoires de mode. En vogue surtout à Paris, New York et Londres, des colibris naturalisés apparurent comme éléments de décoration sur les chapeaux des élégantes ou bien, montés en broche, sur leur corsage. Il devint également de bon ton de posséder des compositions « artistiques » avec des colibris présentés sous des globes de verre ou dans des vitrines. Au muséum d’histoire naturelle de Londres, on peut voir l’une de ces vitrines. De très grandes dimensions, elle abrite des centaines de colibris naturalisés de diverses espèces, au milieu d’un décor de forêt vierge.

Vers 1890, un importateur londonien traitait 400 000 colibris annuellement. Curieusement, une si large prédation sur ces oiseaux n’entraîna la disparition que d’une petite dizaine d’espèces de colibris, qui ne sont aujourd’hui connues que par l’intermédiaire de sujets naturalisés au xixe siècle.

Des pesticides meurtriers

De nos jours, les colibris n’ont plus à souffrir de captures en nombre à des fins lucratives ; pourtant, ils sont peut-être plus gravement menacés qu’au siècle précédent. La déforestation galopante opérée en Amérique centrale et du Sud prive certains colibris de leur habitat et de leurs ressources alimentaires. Les espèces dont la situation est la plus délicate sont évidemment celles dont la spécialisation est la plus poussée : les colibris à long bec, qui sont liés à certaines fleurs, comptent ainsi parmi les premiers visés. Que les végétaux épiphytes, dont ils consomment le nectar des fleurs et qui se développent sur les grands arbres, viennent à disparaître, et leur fin serait inéluctable. Sur la liste rouge des espèces menacées 2007 publiée par l’U.I.C.N. (Union internationale pour la conservation de la nature), une cinquantaine d’espèces sont placées dans diverses catégories de risque, de « quasi-menacée » à « en danger critique d’extinction ».

Les modifications apportées par l’homme au milieu naturel des colibris ont cependant favorisé certaines espèces. Les vergers, par exemple, sont aisément adoptés, car ils offrent du nectar. Mais les grandes plantations et les zones de cultures font l’objet de traitements préventifs ou curatifs à l’aide de produits phytosanitaires qui peuvent être néfastes aux colibris, très sensibles en raison même de leur faible taille. Ainsi les oiseaux-mouches peuvent-ils être affectés par des empoisonnements directs, si le nectar qu’ils consomment a été contaminé par des pesticides, ou indirects, s’ils attrapent des insectes dans une zone traitée. Localement, une parade – hélas très ponctuelle – peut être mise en œuvre. Elle consiste à procurer aux colibris, à l’aide de mangeoires artificielles, une nourriture adaptée, exempte de toute contamination chimique.

 

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Origine et évolution des colibris

Posté par othoharmonie le 6 janvier 2016

 

Les colibris, ou oiseaux-mouches, sont un groupe très homogène malgré des différences apparentes. importantes. La multitude d’espèces de colibris qu’abritent aujourd’hui les régions tropicales du Nouveau Monde permet de supposer que ces oiseaux y sont présents depuis des millions d’années.

colibri (1)

Mais les conditions climatiques et biologiques, ainsi que la chimie du sol de ces régions, ne facilitent pas la fossilisation de ces oiseaux, dont le délicat squelette et la toute petite taille se prêtent déjà mal à un tel processus. Le plus ancien fossile de colibri retrouvé sur le continent américain l’a été en Amérique du Sud, et date de 1,8 million d’années. Pourtant, des preuves paléontologiques montrent que le groupe remonte à plusieurs dizaines de millions d’années. En effet, un fossile de colibri originaire du sud de l’Allemagne, décrit sous le nom d’Eurotrochilus inexpectatus en 2004, a été daté de quelque 30 millions d’années. En 2007, deux fossiles de même âge, également classés dans le genre Eurotrochilus et originaires du Luberon, dans le sud de la France, ont été décrits. Ces Eurotrochilus sont les plus anciens fossiles de colibris connus à ce jour ; ce sont aussi les seuls à avoir été découverts en-dehors du continent américain.

 

Face aux informations encore très parcellaires que l’on possède sur l’évolution de ces oiseaux minuscules, les paléo-ornithologues en sont réduits à des suppositions, fondées sur des études génétiques. Placés selon certaines classifications dans un ordre à part – celui des trochiliformes –, les colibris sont traditionnellement classés dans l’ordre des apodiformes aux côtés des martinets, en raison de la structure particulière de leurs ailes. Au sein de ce dernier, ils forment une famille unique, celle des trochilidés, qui réunit les plusieurs centaines d’espèces décrites (338 espèces en 2007).

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Colibri – oiseau mouche

Posté par othoharmonie le 6 janvier 2016

 

Colibri est un terme très général du vocabulaire courant en français qui ne correspond pas exactement à un niveau de classification scientifique des oiseaux-mouches. C’est-à-dire qu’il s’agit d’un nom vernaculaire dont le sens est ambigu en biologie car utilisé seulement pour désigner une partie des différentes espèces d’oiseaux classées dans lafamille des Trochilidés. Ce nom désigne en effet, selon le cas, soit un genre zoologique (Colibri) qui regroupe seulement quatre espèces parmi ces oiseaux. Ce même mot est également à la base de plusieurs noms normalisés créés pour la nomenclature scientifique en français, ainsi que des noms vulgaires que les spécialistes ont utilisés autrefois. Et enfin, dans le langage courant, le terme « colibri » peut désigner l’ensemble des oiseaux-mouches alors que la famille des Trochilidés comprend aussi des oiseaux appelées bec-en-faucille, ermite, porte-lance, campyloptère, mango, coquette, émeraude, etc.

 Colibri

 

Selon certaines sources, ce terme dériverait d’une langue caribe, mais il est possible qu’il dérive d’un mot espagnol. Le terme « Colibri » s’est imposé dans bon nombre de langues, y compris le français. Initialement, seules les espèces incluses dans la sous-famille des Trochilinae, portaient ce terme dans leur nom normalisé, mais le Colibri tacheté, initialement classé dans ce groupe, a ensuite été classé dans l’autre sous-famille des Trochilidae, celle des Phaethornithinae.

 

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Particularités du Colibri circé

Posté par othoharmonie le 4 janvier 2016

 

 

colibri circéLong de 10 cm environ, le colibri circé appartient à l’une des plus grandes espèces de colibris – ces derniers mesurent, dans leur grande majorité, de la pointe du bec à celle de la queue, entre 6 et 11 cm. Cette petite taille, combinée à leur vol bourdonnant, est à l’origine de leur surnom d’oiseaux-mouches.

Les colibris ont tous les mêmes caractéristiques fondamentales. Le colibri circé, comme la plupart des colibris, porte des plages plus ou moins étendues de couleurs chatoyantes, souvent concentrées sur la gorge et sur la tête. Ce sont elles qui ont justifié les noms de pierres précieuses souvent attribués aux oiseaux-mouches : saphir, émeraude ou rubis. Ces superbes couleurs aux reflets métalliques sont dues à la diffraction des rayons lumineux produite par la structure particulière des cellules des plumes. Sous un certain angle d’attaque de la lumière, les longueurs d’onde sont intensifiées ; en revanche, quand l’angle cesse d’être correct, les couleurs, en quelque sorte, s’éteignent. En conséquence, les plumes irisées d’un colibri peuvent tantôt paraître éclatantes, tantôt demeurer sombres et ternes. La microstructure des plumes des colibris est particulière à ces oiseaux. Les rectrices, ou plumes caudales (de la queue), au nombre de dix, sont souvent assez courtes et donnent à la queue une forme modérément échancrée.

Le bec peut mesurer de 6 à 11 mm.  Chez le colibri circé, il est assez long ; recourbé, il facilite le prélèvement du nectar dont se nourrit l’oiseau dans les longues corolles des fleurs.

Les pattes sont courtes et possèdent des os minces. Les doigts sont terminés par des ongles incurvés et pointus qui assurent aux colibris une préhension correcte des supports.

De par leur taille, les colibris ont dû faire face à de nombreux problèmes physiologiques. Ils sont, comme les petits mammifères, confrontés à un rapport défavorable entre leur poids et leur surface corporelle ; c’est-à-dire que, si le corps des colibris est petit, sa surface relative est importante et entraîne une grande déperdition de chaleur. On comprend donc que ces oiselets aient besoin d’énormément d’énergie pour maintenir leur chaleur interne, légèrement supérieure à 39 °C, d’où une consommation d’oxygène très élevée, de trois à huit fois supérieure, au repos, à celle d’un petit passereau. En conséquence, circulation sanguine et échanges gazeux sont respectivement assurés par un cœur volumineux, une grande surface pulmonaire et des bronches larges. Scott Weidensaul compare, en ce domaine, le corbeau et le colibri : le premier possède un cœur représentant 1 % de la masse corporelle et battant 340 fois par minute, ces valeurs étant respectivement, chez le colibri, de 2,5 % et de 1 200. En outre, les globules rouges, qui véhiculent l’oxygène, sont proportionnellement plus nombreux et plus gros que ceux d’autres oiseaux.

Particularités du Colibri circé  dans COLIBRI 200px-Selasphorus_platycercus1Les colibris récoltent le nectar nourricier d’une façon bien particulière. Leur langue est bifide, rainurée et terminée par de menues excroissances qui retiennent le suc des plantes. Elle est protractile et suffisamment allongée pour dépasser la longueur du bec lorsque l’oiseau s’alimente. Elle fonctionne comme une éponge que le colibri plonge dans le calice de la fleur et ramène imbibée de nectar. Lorsqu’elle est replongée dans la corolle, elle est débarrassée du liquide en étant comprimée à la sortie du bec. Le mouvement d’avant en arrière qui anime la langue est extraordinairement rapide et très efficace.

Du fait qu’ils consomment une grande proportion d’aliments liquides, les colibris possèdent un système digestif adapté. Le gésier est réduit puisqu’il ne broie pas de graines, et l’intestin, en l’absence de fibres à digérer, est fort court et peut ne mesurer que 5 cm. Enfin, le nectar contenant une très forte proportion d’eau, les reins des colibris se sont adaptés pour parvenir à éliminer dans de bonnes conditions une quantité d’eau dont le poids quotidien atteint les quatre cinquièmes de celui de l’oiseau.

 

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Colibri, oiseaux pollinisateurs

Posté par othoharmonie le 4 janvier 2016

 

colibriAu Québec, l’ornithologue Arthur C. Bent a observé des colibris ayant résisté à une température inférieure à 0 °C pendant plusieurs jours et à un enneigement de 15 cm ; les oiseaux se nourrissaient alors de menus insectes engourdis.

Les colibris sédentaires habitant des zones montagneuses intertropicales, à plusieurs milliers de mètres d’altitude dans les Andes, présentent une adaptation aux baisses nocturnes de température. Leur métabolisme chute et ils entrent dans une léthargie accompagnée d’un ralentissement des rythmes respiratoire et cardiaque, avec baisse de la température interne. Chez le colibri de Clémence, Lampornis clemenciae, on compte de 480 à 1 200 battements cardiaques à la minute, pour une température ambiante de l’ordre de 30 °C dans la journée. La nuit, lorsque la température a chuté de moitié, son rythme cardiaque tombe à 36 pulsations à la minute.

Un engourdissement provisoire est également constaté chez certains colibris, dont le métallure à gorge de feu (Metallura eupogon). Chez ces espèces montagnardes, la température corporelle nocturne est légèrement inférieure à 20 °C, c’est-à-dire à la moitié de la température diurne.

 

Seuls oiseaux du Nouveau Monde à se nourrir essentiellement de nectar, les colibris jouent un rôle certain dans la pollinisation. Il reste à prouver que certaines fleurs ne pourraient exister sans les colibris qui, eux-mêmes, disparaîtraient en l’absence de ces fleurs ; mais il est établi que quelques fleurs, dont celles à corolle tubulaire, ont besoin d’espèces de colibris déterminées pour assurer leur pollinisation dans des proportions importantes. Des adaptations botaniques sont apparues sur certaines fleurs. Ainsi, tant qu’une fleur deCentropogon n’est pas visitée par un colibri, ses étamines sont orientées vers le bas. Lorsqu’un colibri vient en prélever le nectar, son crâne heurte les étamines et se couvre de pollen ; ces dernières se relèvent alors et dégagent le pistil, qui pourra recevoir à son tour le pollen véhiculé par un autre colibri. De même, lorsque le campyloptère violet, Campylopterus hemileucurus, visite une fleur de Rasizea spicata, le pistil, d’abord relevé, s’abaisse dès que les étamines ont été délestées de leur pollen.

De rares prédateurs

En raison de leur petite taille et de leur vol extrêmement véloce, les colibris n’ont pour ainsi dire pas de prédateurs réguliers. De plus, ils se montrent fort agressifs et n’hésitent pas à foncer sur rivaux, intrus ou prédateurs, en cherchant à les piquer avec le bec, avant de s’esquiver prestement.

Les plus gros d’entre eux sont parfois la proie de certains faucons, et les serpents arboricoles s’attaquent de nuit aux colibris somnolents. Enfin, les petites espèces seraient susceptibles de se prendre dans les grosses toiles d’araignées. Le chercheur Scott Weidensaul cite également des captures occasionnelles par des libellules, des mantes religieuses, et même par des poissons et des grenouilles, qui s’empareraient des colibris pendant leur bain.

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Le vol des Colibris

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2016

 

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Qu’il s’agisse de parcourir un territoire, de se livrer à des déplacements migratoires à la recherche de nourriture ou d’attirer l’attention d’une femelle, l’existence du colibri se déroule essentiellement dans les airs. Au cours de toutes ses activités, le colibri se déplace à la force de ses ailes. Il est assez rare de voir cet oiseau marcher, et, même lorsqu’il lui faut changer de place sur une branche, il préfère voler brièvement plutôt que d’avoir recours à ses modestes pattes.

Malgré sa petite taille, il est un authentique champion du vol et sa vitesse est surprenante. Selon des études pratiquées en soufflerie citées par l’Américain Scott Weidensaul, le colibri à gorge rubis, Archilochus colubris, atteint 43 km/h, et quelques espèces tropicales vont jusqu’à 70 km/h. Certains ornithologues estiment que les colibris seraient capables de voler à 95 km/h ou même de dépasser les 100 km/h dans la nature, sans doute aidés par de puissants vents favorables.

Les colibris sont, par ailleurs, les seuls oiseaux au monde capables de voler en marche arrière.

Un rythme spectaculaire

L’oiseau-mouche peut filer droit dans les airs, pratiquer le vol stationnaire ou reculer en modifiant simplement l’incidence de ses ailes, c’est-à-dire leur angle d’attaque dans l’air. Mais, quel que soit le mode de vol qu’il choisit, le rythme de ses battements d’ailes, incroyablement rapide, ne varie pas. De l’ordre d’une cinquantaine ou d’une soixantaine par seconde, l’ornithologue français J. Berlioz en retient les valeurs de 78 et même 200 – ce qui constituerait le record absolu – chez certaines espèces.

L’altitude et la latitude importent peu aux colibris, que l’on rencontre sur tout le continent américain, de l’Alaska à la Terre de Feu, des forêts de plaines aux hautes montagnes. Le colibri détenteur du record d’altitude est le métallure de Stanley, Chalcostigma stanleyi, qui vit sur les pentes des volcans équatoriens, au-dessus de 3 800 m.

Aux épaisses forêts tropicales, les colibris préfèrent souvent les milieux moyennement boisés, les habitats ouverts parsemés de buissons, ou même les régions subdésertiques. En effet, ces oiseaux qui nichent souvent à moins de cinq mètres du sol s’accommodent mal des très grands arbres. De plus, les forêts pluviales ne recèlent pas toujours les fleurs qui leur conviennent.

Les colibris sont plus rares dans les régions arides. Ainsi, le saphir Xantus, Hylocharis xantusii, qui vit dans la presqu’île de Basse-Californie, à la très maigre végétation, et le colibri à queue courte, Myrmia micrura, qui fréquente le littoral aride du sud de l’Équateur et du nord-ouest du Pérou, sont des cas extrêmes. Se nourrissant du suc des cactées, ils dépendent du pic des cactus (Melanerpes cactorum) ou de certains insectes aux puissantes mandibules pour entamer l’enveloppe épaisse de ces plantes coriaces.

Le colibri roux, Selasphorus rufus, qui atteint l’Alaska, est l’espèce la plus septentrionale. L’espèce qui s’étend le plus au sud est le colibri du Chili, Sephanoides sephaniodes. Présent à l’ouest de la cordillère des Andes, il atteint la Patagonie. On l’observe en Terre de Feu et jusqu’aux îles Malouines.

Colibri-D’amples mouvements migratoires

Ces oiseaux-mouches aux répartitions extrêmes qui nidifient dans les régions tempérées n’y disposent souvent plus d’une nourriture assez abondante, en hiver quand fleurs et insectes se raréfient. L’arrivée de la mauvaise saison est l’occasion de mouvements migratoires dont l’ampleur peut surprendre si l’on considère la petitesse de ces oiseaux. Pourtant, leurs performances sont élevées et leur musculature autorise des déplacements rapides et à grande échelle. Le colibri roux, par exemple, niche sur une étroite bande depuis l’Alaska jusqu’à l’Arizona et hiverne au Mexique. Les trajets les plus spectaculaires sont accomplis par le colibri à gorge rubis, Archilocus colubris, qui occupe en été la moitié est des États-Unis et l’extrême sud-est du Canada, et hiverne au sud du Mexique et en Amérique centrale. Ces oiseaux sont parfois victimes d’un coup de froid tardif une fois revenus sur leurs lieux de nidification les plus septentrionaux.

 

Certains parmi les colibris se contentent de voler au-dessus des terres ou de longer la côte du golfe du Mexique. D’autres oiseaux relient la Floride à la péninsule mexicaine du Yucatán, parcourant plus de mille kilomètres d’une traite au-dessus des flots.

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Voyage du Colibri pour nourrir les petits

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2016

 

COLIBRICe sont le plus souvent deux œufs qui sont pondus, à 48 heures d’intervalle. Comparativement à la taille de certains colibris, ces œufs sont assez volumineux, bien que leur poids soit, en moyenne, compris entre 0,4 et 1,4 g à peine. Les plus petits œufs de colibris mesurent entre 8 et 11 mm de long, ce sont ceux du colibri d’Hélène, Mellisuga helenae ; les plus gros, ceux du colibri géant, Patagona gigas, peuvent atteindre 20 mm. Quelle que soit l’espèce considérée, les œufs sont toujours d’un blanc uni et de forme elliptique. Leur taille ne les prive cependant pas d’une résistance satisfaisante aux menus accidents qui peuvent se produire, par exemple à l’occasion de coups de vent.

L’incubation nécessite de deux à trois semaines. Durant cette période, la femelle ne dispose que de brefs moments de répit pour trouver à se nourrir. Comme elle est seule à couver – le mâle, généralement, n’assure pas le relais même si quelques exceptions existent –, toute variation trop importante de température en son absence menace les embryons. L’assiduité de la femelle à couver se traduit dans certains cas par la persistance à couver durant plusieurs semaines des œufs non fécondés et dépourvus d’embryon, ou dont l’embryon est mort.

À l’éclosion, les poussins de colibris brisent leur coquille par des coups répétés qu’ils donnent de leur bec court. Très vite, celui-ci se développe, facilitant ainsi le nourrissage des petits par la femelle. Comme tous les oiseaux nidicoles (littéralement « qui aiment le nid »), les jeunes colibris sortent de l’œuf à un stade de développement peu avancé et doivent achever leur croissance en demeurant à l’abri du nid. Les poussins sont presque nus à l’éclosion, si l’on excepte de rares plaques d’un court duvet. Leurs paupières sont soudées et leurs globes oculaires se devinent sous la peau fine et quasi transparente. Au tout début de leur existence, les poussins ne réagissent donc nullement à la vue de leur mère. Ce sont les vibrations qu’elle imprime au nid lorsqu’elle se pose au bord de ce dernier qui stimulent la nichée. Les petits dressent le cou, d’abord obliquement en raison de la faiblesse de leurs muscles, puis verticalement, le bec largement ouvert. Quand leurs yeux s’ouvrent, au bout d’une semaine environ, les jeunes pointent tout naturellement leur bec vers leur mère.

Lorsque la femelle du colibri part à la recherche de nourriture, elle stocke les matières alimentaires qu’elle récolte dans la partie supérieure de son tube digestif. Il s’agit de nectar, pur ou mêlé de minuscules insectes vite ramollis par un début de digestion. De retour au nid, elle distribue la nourriture à ses poussins par régurgitation dans le gosier béant de ses petits, en y enfonçant profondément le bec. Allant et venant sans cesse durant cette période où les jeunes dépendent totalement d’elle pour leur survie, la femelle renouvelle l’opération deux ou trois fois chaque heure, soit plusieurs dizaines de fois par jour.

Après environ deux à trois semaines, les petits colibris abandonnent le nid. Ils sont alors capables de voler et se livrent à des simulacres de vols nuptiaux, véritables exercices d’entraînement qui annoncent les futures parades.

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