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La Médecine du Colibri,

Posté par othoharmonie le 11 janvier 2016


(tiré d’une légende amérindienne)

 

  par Chamane Michelle L Gerrior

Écoutez l’histoire de la grande forêt qui s’est embrasée

médecine colibriUn terrible feu de forêt faisait rage. La terreur s’était emparée de tous les animaux qui s’enfuyaient comme ils le pouvaient. L’orignal et le lièvre, l’ours et l’écureuil, tous couraient et, au-dessus d’eux, les oiseaux virevoltaient en panique. Ils étaient tous rassemblés à l’orée de la forêt. Pour attendre la suite des choses. Tous sauf un, Kiriki le petit colibri.

Seul Kiriki le petit colibri était resté dans la forêt. Quand le feu s’est approché de lui, il s’est envolé immédiatement vers le ruisseau pour puiser une goutte d’eau avec son minuscule bec. Kiriki fonça sur le feu et largua la goutte.
Puis il retourna au ruisseau et rapporta une autre goutte pour la larguer sur le feu, comme ça, aller-retour, aller-retour, aller-retour. Les autres animaux regardaient ce tout petit oiseau combattre l’énorme feu de forêt et lui criaient :
<< Arrête, arrête, c’est trop dangereux, tu vas périr ! >>

<< Qu’est ce que je peux faire? Braillait le lièvre. C’est bien trop chaud. 
<< Il y a bien trop de boucane! >> hurlait le loup.
<< Mes ailes vont bruler, ululait le hibou >>

Pourtant le petit colibri persistait. Aller-retour, aller-retour, sans relâche, du ruisseau au feu, il larguait ses gouttelettes sur le brasier géant. À un moment donné, le gros ours dit à Kiriki : << Veut-tu bien me dire ce que tu fais là?  >>
Du haut des airs, le petit colibri regarda tous les animaux entassés dans le même coin et leur dit :
 << Je fais ce que je peux ! >> 

Le colibri est le héros de plusieurs légendes autochtones d’Amériques. Il est le symbole de la beauté, d’agilité, d’optimiste, de sagesse et de détermination. Il est associé à la célébration de la vie. L’apparition du colibri est de bon augure et source de joie. Le feu, la pluie et l’eau joue un rôle primordial dans sa Médecine. La légende dit que c’est le feu qui a engendré cet oiseau, ce qui explique l’éclat de ses couleurs, ou que c’est le colibri qui apporta le feu aux humains. Surtout, cette Médecine nous enseigne que ce n’est pas les plus gros, les plus puissants ou les plus téméraires qui apportent le plus grand bien ou exerce la plus grande influence. Mais ceux qui n’hésitent pas à agir, qui sont conscients des enjeux de leur combat, ceux-là accomplissent de grandes choses. Voila! 

Enfin, je récidive pour une seizième années, je perpétue encore et encore une tradition que je prend toujours plaisir à vivre. Cependant cette année, j’ai décidé d’élargir le temps donc comme à l’habitude, j’ouvre ma porte pour écoute, échange de voyance, soin traditionnel pour les plus démunies de notre société, autochtone et non-autochtone, Gratuitement pendant tous le mois de Décembre 2013. Si vous connaissez une personne dans le besoin ou vous-même êtes dans le besoin et que vous ne pouvez vous offrir ce genre de service, contactez-moi via le site de Norja.net. Toutes demandes seront analysées et soumis à un processus de sélection. De ma part, de mes collaborateurs  et de la communauté autochtone du grand Montréal, Joyeuses fêtes, soyez prudent, Wantaqo’ti’   
 
( extrait de M. N. Yahgulanaas, le vol du colibri )
( Traduit par Richard Desjardins )

 

Chamane Michelle L Gerrior
clan du Papillon Monarque , nation micmac
 

pour voir les sites de nos collaborateurs

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LE COLIBRI PARLE A LA LUNE

Posté par othoharmonie le 11 janvier 2016

lune

 

Lors des nuits de pleine lune, dans nos villages de la forêt amazonienne, les anciens aiment raconter encore cette légende: 

 » Il y a longtemps, très longtemps, dans un village comme le notre, vivait, avec sa mère et son frère, une jeune fille d’une prodigieuse beauté. Sa beauté était si extraordinaire, qu’elle paralysait tout les hommes du village. Même les plus hardis d’entre eux osaient à peine porter leur regard sur une telle splendeur… 

Or depuis quelques temps, le soir venu, l’adolescente recevait dans son hamac un hommage ardent rendu à sa beauté. Ces rapports lui causaient beaucoup de trouble ; c’est qu’à cause de l’obscurité, la jeune fille n’avait jamais vu le visage de celui qui lui procurait tant de bonheur. Alors, un jour elle osa en parler à sa mère. Celle-ci lui conseilla de tenir du suc de génipa dans un coui à proximité de son hamac, afin d’en frotter le visage de l’inconnu lorsqu’il se présenterait. Il faut savoir que le suc de génipa est une teinture qui reste sur la peau de l’homme jusqu’à neuf jours après y avoir été appliquée. Ainsi, le soir venu, dès que l’inconnu s’installa à côté de la jeune fille dans le hamac, elle lui barbouilla le visage du suc de génipa. Le jeune homme effrayé s’enfuit. 

Le lendemain, la mère de la jeune fille avertit tout le village de ce qui s’était passé. Alors que tous se mettaient à la recherche du coupable, la mère quant à elle s’inquiétait de la brusque disparition de son fils. 

Après deux jours, les recherches furent arrêtées. Plus encore que maintenant, dans ces temps anciens, notre peuple savait que tout individu isolé était voué à une mort certaine. Ou bien le coupable était mort, ou alors il reviendrait, se désignant du même coup. Aussi quelques jours plus tard, on vit revenir au village celui dont le visage enduit de génipa trahissait sa culpabilité. Le village découvrait avec stupeur que le coupable n’était autre que le propre frère de la jeune fille. 

Nul fut besoin de réunir le Conseil des Sages . Il était devenu la honte du village, il avait commis un des crimes les plus atroces qui soit: l’inceste. Alors il fut chassé loin du village, si loin qu’il arriva au ciel. Et on dit que c’est depuis ce jour que la Lune est apparue dans le ciel. La Lune c’est le visage du jeune homme et les traces que l’on voit sur la Lune ce sont les traces de génipa. 

Mais la légende ne s’arrête pas là. On dit que de cette union incestueuse est née un fils Yali. On dit aussi que la Lune a été si triste de ne pas voir son fils, qu’un oiseau, le colibri, l’a prise en pitié et lui a porté des nouvelles de son fils Yali. On dit encore que la Lune fut si contente d’entendre parler de son fils qu’elle fit don au colibri de la huppe de plumes vertes et chatoyantes qu’il porte encore sur la tête. On dit, on dit… On dit aussi que… Mais ceci est une autre histoire « . 

In: « Le végétal dans la vie des Amérindiens ». – Fort-De-France, Ed. MDAP, 1994.

 

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