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Le Cheval Lunaire

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2015

 : Beaucoup de cultures considéraient le cheval et plus précisément la jument, comme le symbole des forces de la fécondité, de l’énergie vitale, de la prophétie, de la magie et des profondeurs émotionnelles et instinctuelles. En particulier, une jument blanche représentait les facultés lunaires et ses fers en forme de croissant apportaient chance et protection. Elle symbolisait l’amour, la fécondité de la terre et la maternité. En un mot, elle détenait la souveraineté. En Irlande, le cheval était intégré aux rites élevant à la royauté. On pensait par ailleurs qu’au moment des moissons, l’âme du blé adoptait l’apparence d’un cheval. Aujourd’hui à l’occasion des parades ou des manifestations annuelles, on peut encore rencontrer l’image du cheval cheval lunairesous la forme de la marotte d’osier. D’ordinaire c’est un costume, souvent de couleur noire, rouge ou blanche, fait pour une seule personne. Pour les Celtes, le cheval avait une grande importance.

Ainsi la déesse équine Epona était une divinité triple représentée montant une jument, ou accompagnée de juments et de poulains, tenant une corne d’abondance, un peigne, un miroir ou un gobelet. La déesse équine galloise Rhiannon possédait une troupe d’oiseaux dont le chant pouvait réveiller les morts ou endormir les vivants, renvoyant ainsi au côté obscur de la divinité en tant que déesse de la mort et de la renaissance.

Cet animal était associé aux lacs et à la mer autant qu’à la terre. La jument symbolisait la Mère Enceinte des eaux primordiales, source de toute vie. Même aujourd’hui, on fait allusion aux blanches crêtes écumeuses des vogues comme à des « chevaux blancs ». L’eau était associée à l’autre-monde celtique, et le légendaire parle de chevaux magiques qui mèneraient les héros par-delà les mers vers cette terre fabuleuse. Les contes populaires rapportent que des chevaux magiques passaient les rives des lacs et des étendues d’eau, et que si on essayait de les monter, ils plongeaient le cavalier dans l’eau pour le noyer ou le dévorer. Dans certains contes, on pouvait identifier ces chevaux à leurs sabots et aux fers qui étaient retournés. Ces images reflètent les facettes occultes de la nouvelle lune, représentées par la mort et le transfert dans les profondeurs intérieures.

Les chevaux gardaient le pont entre les mondes visible et invisible, et ils étaient montés par les chamanes, capables d’évoluer entre les deux. On croyait aussi que c’était l’un des animaux en lesquels une sorcière pouvait se transformer.

En résumé, le cheval symbolise le cycle lunaire complet. Il représente la dynamique biologique et l’évidente fécondité des phases lunaires visibles, mais il symbolise en même temps les facultés internes, occultes, de transformation et de mort propres à la nouvelle lune.

 

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Le coq, toute une histoire

Posté par othoharmonie le 17 décembre 2015

 

COQBien beau l’histoire de la poule et de l’oeuf, mais pour pondre, il a bien fallu qu’un coq intervienne ! C’est un fameux animal qui a suscité bien des discours mythologiques.

Depuis qu’il y a des coqs, le genre humain a toujours été fasciné par ce volatile brillant et remarquable.
Il a toujours été associé à la fécondité. Pas seulement à cause de ses poules, mais par sa crête érectile et son aspect éminemment phallique.
De plus, il fait lever le soleil. Et quand on fait lever le soleil, on préside à la fécondité de la terre car sans le soleil, pas de lumière, pas de sagesse et pas de fécondité.

En raison de ces caractères, il était aussi associé au dévergondage sexuel et c’est une des raisons pour lesquelles il se faisait si souvent dépouiller, c’est à dire dé-pouler, ou encore déplumer. 
Le rite du décarêmage consistait à sacrifier un coq à la fin du carême en signe d’abandon de toute luxure (pauvre coq)
L’homme, disait Platon est un bipède sans plume. C’est pourquoi Diogène se promenait avec un coq déplumé. Diogène qui faisait partie des Cyniques (des chiens) connaissait la tradition selon laquelle Pythagore s’était réincarné dans un coq qui parlait. Les Pythagoriciens avaient deux interdits alimentaires : la fève et le coq.

Dans l’antiquité on les faisait souvent se combattre. Ça continue d’ailleurs aujourd’hui. Le propriétaire du coq vainqueur se faisait couronner.
Il n’y a pas si longtemps, chez nous, on élisait chaque année un Roi du coq. 
Ca se passait le jeudi-gras, (après les cendres) appelé jeudi-jeudiot. Chaque enfant apportait son coq. Après la bataille, le propriétaire du vainqueur était élu pour un an. Le roi de l’année précédente suivait le cortège, dé-pouillé ou dé-poulé de ses vêtements. Le dimanche suivant, premier dimanche de carême, on lançait un coq à la volée et celui qui l’attrapait devenait ministre (Capio).
Quelquefois, on enfermait le coq dans un panier avec la tête qui dépassait. Un enfant, les yeux bandés devait lui couper la tête. C’était le colin-maillard. 
Le roi, devenait maître d’une classe d’âge et s’appelait « bacularius » : bâtonnier, d’où baccalauréat.

Un Roi du coq, un adulte, était désigné le 1er mai par les confréries d’Archers. Ils fixaient un coq (papegault) au sommet d’un mat. Celui qui l’atteignait devenait Roi pour un an.
Il faut signaler que le premier mai est le jour de la fête de saint Marcoul, fou de mai, vêtu de son coqueluchon et de sa crête (grelots)
Le mot coqueluchon désignait d’abord un capuchon qu’on se mettait lorsqu’on avait la coqueluche, maladie dont la toux rappelle le chant du coq.

Le coq était autrefois désigné par gault (gallinacés) ou geau qui venait de la racine GAL, terme grec qui servait à nommer le lait : gala, mais aussi le blanc. Encore aujourd’hui, les Français sont appelés par les Grecs : les Gallika.
Rabelais raconte que :
« C’est à cause pourquoi Galli (ce sont les François) ainsi appelés parce que blancs sont naturellement comme laict, que les Grecs nomme « gala ». Volontiers portent plume blanche sur leur bonnet. »

À Saint Jacques de Compostelle, il y a une cage avec un couple de gallinacés. Les Français qui faisaient partie du pèlerinage cherchaient toujours à s’emparer d’une plume du coq pour mettre à leur chapeau.
Ces gallinacés ont pour origine le miracle du pendu-dépendu qui est arrivé à deux pèlerins. Le fils avait été accusé de vol par une servante. On le pendit. Le père continua son voyage à Compostelle. En revenant, il trouva son fils toujours pendu mais encore vivant. On alla trouver le juge qui, n’y croyant pas, promit de dépendre le pendu si le coq déjà cuit, qui ornait sa table, se mettait à chanter. Illico le coq ressuscita en chantant. On pendit la servante.

Pour bien comprendre la mythologie du coq, il faut s’imprégner d’une chaîne sémantique : Coq – gal – gallus – gaulois – gala – lait – blanc – laiteux – galaxie – voie lactée.
Chaîne à laquelle on rajoutera « sperme » et « moelle » (substantifique) et même « perle ».  La voie lactée a été créée grâce au sperme contenu dans le pénis d’Ouranos que son fils Chronos avait outrageusement coupé sur l’incitation de sa mère Gé.
Le reste du sperme tomba dans la mer et donna naissance à Vénus qui sortit de la mer dans une coquille saint Jacques (de Compostelle) Et oui, quand vous allez vous bronzer à la mer, vous vous baignez dans l’écume (Aphrodite) qui n’est autre que le sperme d’Ouranos !

Autrefois, en Touraine, on offrait un coq BLANC à saint Christophe (encore un passeur de voie lactée) pour qu’il guérisse d’un mal qui venait au bout du doigt. (sans doute un panaris) Mais il fallait que le coq soit blanc.

Lorsque Mahomet monta au ciel, il trouva, je crois au troisième ciel, un ange blanc, géant, qui avait une tête et des pattes de coq. Quand il chantait, tous les coqs de la terre chantaient, quand il battait des ailes, tous les coqs de la terre battaient des ailes.Le coq, toute une histoire dans POULE et COQ 800px-Coq_Cou_nu_FR_2013
Pour la mythologique, un grand coq blanc s’étend de la terre au ciel.
La tradition Talmudique nous dit que lorsqu’un homme rencontre l’Ange de la mort, il se met à pleurer et à crier et sa voix pénètre aux extrémités du monde mais il n’y a que le coq qui l’entende.

C’est peut-être ça que Saint Pierre entendit lors de son reniement : trois fois le coq chanta prévoyant la mort de Jésus. Au sommet de chaque église il y a un coq. Or, Saint Pierre est le patron de l’Eglise. Le coq étant un animal psychopompe, c’est grâce à son chant que les âmes des morts montent au cieux.

Il est le seul animal dont le lion à peur. Car le cri du lion fait perdre la mémoire des origines. Le coq la fait retrouver

Voilà quelques renseignements sur l’animal séculaire, nécessaire à notre vie à tous mais aussi à notre mort.

écrit par Willy Bakeroot

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