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Origine et évolution de la panthère

Posté par othoharmonie le 5 août 2015

 

La famille actuelle rassemble 37 espèces. Faute de fossiles suffisamment nombreux, il est bien difficile de retracer leur histoire évolutive. La lignée des félins aurait fait son apparition il y a 25 millions d’années environ ; le plus vieux fossile connu, candidat au titre d’ancêtre commun de cette dernière, est Proailurus, de petite taille et arboricole, qui date de cette époque. D’autres fossiles, les nimravidés et les barbourofelidés, longtemps considérés comme membres ancestraux de la lignée des félidés, en sont plutôt vus aujourd’hui comme des cousins, qui auraient évolué de façon différente à partir d’un ancêtre commun partagé avec les félidés.

La lignée conduisant à la panthère a émergé aux environs de – 5 millions d’années. Le genre Panthera lui-même serait apparu il y a 2 millions d’années. Panthera schaubi, à peu près de la taille d’une panthère actuelle, pourrait être son premier représentant (à moins qu’elle ne soit à rapprocher, comme le pensent certains auteurs, du puma). Dès le début du pléistocène, c’est-à-dire il y a moins de 2 millions d’années, le genre essaime à travers l’Afrique, l’Europe, l’Asie et l’Amérique du Nord. C’est seulement un peu plus tard que se détache la branche qui se ramifie pour donner le lion, le tigre, le jaguar et la panthère. Ces deux dernières espèces ont, par ailleurs, des aires de répartition géographique très distinctes, puisque le jaguar est spécifique au continent américain, tandis que la panthère est particulière à l’Ancien Monde.

Aujourd’hui, malgré sa présence sur deux des cinq continents du globe, le genre Panthera ne s’en trouve pas moins menacé en de nombreuses contrées.

Animal mythique, inspirant, encore aujourd’hui, crainte et respect, la panthère n’en a pas moins été chassée. Le commerce de sa peau, la protection des troupeaux et l’intolérance générale ont peu à peu éliminé ce fascinant félin de plusieurs régions du monde.

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Après avoir été considérée comme menacée par l’U.I.C.N. (Union internationale pour la conservation de la nature) au début des années 1990, elle bénéficie depuis 1996 du statut « faible risque ». Cependant, ses effectifs sont en diminution et sa situation dépend des régions. Plusieurs de ses sous-espèces sont ainsi très menacées, voire au bord de l’extinction — telles celles du Sri Lanka et du sud-ouest de la Turquie. Pour sauvegarder ce grand prédateur, il faudrait parvenir à supprimer le braconnage, maintenir une densité de proies suffisante et, surtout, préserver son milieu naturel. Toutes les sous-espèces de panthère en voie de disparition sont confrontées à des situations où ces facteurs échappent à tout contrôle.

La panthère est encore bien présente en Afrique subsaharienne, mais elle est devenue rarissime en Afrique du Nord. Au Maroc, dans l’Atlas, la panthère d’Afrique du Nord, Panthera pardus panthera, est aujourd’hui probablement éteinte. Pourtant, dans les années 1950, ses effectifs étaient passés d’une cinquantaine d’individus à une centaine grâce à un programme de protection. Mais, à partir de 1970, la chasse n’a plus été contrôlée ; la dernière observation d’une panthère dans le pays remonte au début des années 1990. En Algérie, la panthère occupait les forêts méditerranéennes : il semble que la dernière ait été tuée vers 1960 à la frontière tunisienne, près de El Kala. La panthère a aussi probablement disparu d’Égypte et du Liban, et n’existe plus en Libye.

Sur le continent asiatique, la panthère reste assez abondante en Asie du Sud-Est (sauf à Java et au Sri Lanka, où elle est très menacée), en Inde et en Chine. En revanche, elle est menacée dans le nord-est de son aire de répartition. En Asie occidentale et centrale, elle n’est représentée que par des populations de petite taille et isolées. Elle a disparu du Koweit, de Syrie, de Singapour, de Hong Kong, et probablement de la Corée du Sud et des Émirats arabes unis. Ailleurs dans la péninsule arabique, elle est également en danger.

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LES CHATONS DE LA PANTHERE

Posté par othoharmonie le 5 août 2015

 

 bébé panthèreLe temps des amours et celui de l’éducation des petits viennent rompre la solitude de la panthère. Dans les zones tropicales de l’Afrique et de l’Inde, les périodes d’accouplement et les naissances peuvent avoir lieu à n’importe quelle époque de l’année. En revanche, là où les saisons sont plus marquées, la reproduction est nettement saisonnière. Ainsi en Mandchourie et en Extrême-Orient russe la période des amours commence-t-elle en janvier ou en février. 

Les cycles de réceptivité sexuelle de la femelle durent en moyenne un mois et demi. Mais ce n’est que quelques jours avant l’œstrus proprement dit, et pendant 6 à 7 jours, qu’elle émet des taux élevés d’hormones dans ses urines. Le ou les mâles présents aux alentours se trouvent donc ainsi avertis de ses bonnes dispositions et peuvent commencer les approches. Lorsque plusieurs prétendants se présentent au rendez-vous, c’est l’issue des combats qui désigne le vainqueur. Il y a plusieurs accouplements, mais généralement, dès la fin de l’œstrus, le mâle quitte définitivement sa compagne. 

Quelque trois mois plus tard (au bout de 90 à 105 jours), la future mère cherche un abri sûr, une grotte creusée sous un rocher, un fourré très dense, un tronc creux ou une crevasse dans un éboulis, pour mettre bas. Elle donne naissance à une portée comprenant de 1 à 6 chatons, le plus souvent 2 ou 3. À la naissance, les petits ont les yeux fermés et leurs sens sont peu développés. Ils pèsent entre 500 et 700 grammes et sont très vulnérables. Durant les tout premiers jours, la mère reste avec eux pour leur tenir chaud, les allaiter et les protéger, ne s’accordant que de brèves sorties pour s’alimenter. Le lieu qu’elle choisit pour donner naissance à ses petits se révèle donc capital : plus il est entouré de proies potentielles, moins elle a besoin de s’en éloigner, ce qui diminue d’autant les risques encourus par la portée. 

La croissance des jeunes est rapide. Ils ouvrent les yeux à 10 jours et sont sevrés à 3 mois. En fait, en vrais carnivores, ils goûtent à la viande plus tôt, mais continuent de téter jusqu’au sevrage total. Cet âge de trois mois marque l’apprentissage de l’autonomie : ils commencent à suivre régulièrement leur mère lors de ses déplacements, s’aventurent sur son domaine avec de plus en plus de hardiesse et s’initient à la chasse. Vers 5 ou 6 mois, ils parviennent à capturer seuls de petites proies, mais restent toutefois dépendants de la présence maternelle jusqu’à 18 mois, voire 2 ans. Certains, plus précoces, sont capables de subvenir seuls à leurs besoins dès 1 an. Une fois émancipés, ils partent à la recherche du territoire sur lequel ils éliront domicile. Ils n’atteignent pas leur maturité sexuelle avant l’âge de 3 ans. La femelle en charge de progéniture attend presque 2 ans avant de se reproduire à nouveau.

 

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