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L’ORIGINE DU VER DE TERRE

Posté par othoharmonie le 28 juin 2015

 

 

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Quelle est son origine ? Comment apparaît-il ? Que fait-il exactement dans la terre ? Questions qui ont tout naturellement placé, dans l’Antiquité notamment, le ver de terre au cœur de légendes et de mythes sur l’origine de la vie ! D’une certaine façon, les hommes avaient compris avant que la science ne le démontre, que le ver de terre avait une fonction essentielle au sein de l’éco système.

Un peu d’histoire pour mieux comprendre

En INDE, Krishna, comme la plupart des enfants met dans sa bouche une poignée de terre avec un ver. Aussitôt, sa mère Dévahi se précipite pour lui ouvrir la bouche, on dit alors qu’en l’entrouvrant elle y a vu l’Univers.

 

En GRECE, dans l’Antiquité (1ère période de l’histoire connue d’une civilisation qui coïncide avec le début de l’écriture), les vers sont appelés « les intestins de la terre », formule imagée, ô combien juste si l’on considère la réalité et les découvertes à venir ! 

En EGYPTE, toujours durant l’Antiquité, les vers sont bien connus dans la vallée particulièrement fertile du Nil. Ils y jouissent d’une grande considération. CLEOPATRE désigne à cette époque le ver de terre « animal sacré », c’est la plus haute distinction jamais accordée au ver de terre dans l’histoire ! Il était même demandé aux agriculteurs de ne pas déranger les vers pendant leurs travaux ! 

En Haute Bretagne, le corps de l’Homme était selon les croyances habité par trois vers, si un homme se noyait, chacun de ces 3 vers s’incarnait en un ossement. En se séparant de l’homme noyé, ces 3 ossements se transformaient 3 mois plus tard en coquillages, eux aussi au nombre de 3 (chiffre sacré chez les Celtes). 

Les exemples très nombreux, ne pouvant tous être cités, montrent combien le ver de terre hante l’imaginaire de l’Homme depuis toujours. Instinctivement, il l’associe à la fertilité, au thème de la transformation, au cycle de la vie et par-dessus tout à l’équilibre de la terre. Entre la période antique et le début du 19ème siècle (DARWIN 1809/1882), on semble moins s’intéresser au ver de terre, peu d’écrits ou d’informations paraissent  à ce sujet. 

Au 19ème et début 20ème, le ver de terre est plutôt considéré comme malfaisant. Dans les cours d’agriculture de l’abbé François ROZIER (botaniste et agronome français 1737/1793), un chapitre traite des aspects nuisibles de l’animal. L’agronome  préconise même la destruction des vers, allant jusqu’à décrire les moyens d’y parvenir comme : les collecter la nuit en silence à l’aide d’une lanterne ! De rares naturalistes de cette période ont néanmoins compris l’importance des vers, dont l’anglais Gilbert WHITE (également ornithologue) considéré comme l’un des pionniers de l’écologie. 

Mais c’est Charles Robert DARWIN, naturaliste anglais (1809/1882) qui redonnera au ver ses « lettres de noblesse » ! Et on peut parler de la popularité des vers de terre avant et après DARWIN. En 1881, 20 ans après « De l’origine des espèces » qui a révolutionné la biologie, DARWIN publie son dernier ouvrage : « La formation de la terre végétale par l’action des vers de terre avec des observations sur leurs habitudes ». C’est un ensemble de textes qui remet totalement en cause les idées que l’homme a de la nature et de sa vie souterraine.

L’utilité des vers de terre mise au jour par DARWIN s’est vite imposée en agriculture mais aussi bien au-delà, en dehors des milieux spécialisés. Ce savoir n’a depuis cessé de s’enrichir.

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140 espèces de vers de terre

Posté par othoharmonie le 28 juin 2015

 

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140 espèces de vers de terre sont présentes en France. Ils sont indispensables à la vie du sol et participent à la qualité de sa structure. Les vers de terre constituent la première biomasse animale terrestre. On en trouve en moyenne 1 tonne par hectare mais jusqu’à quatre fois plus selon les conditions du milieu, soit de 100 à 400 individus par mètre carré. Leur nombre peut chuter de manière importante si le sol est très piétiné (compacté).

RECONNAITRE

Les différents vers de terre se différencient par leur taille (de 10 à 30 cm), leur couleur (rosé à marron), leur mobilité et leur longévité (de 2 à 15 ans) mais aussi par leur alimentation. Selon leur nourriture, les vers se retrouvent à différents endroits dans le sol. En réalité l’appellation ver de terre comprend également des vers de surface, comme le ver du fumier (Eisenia foetida) qui est rouge tigré de gris ou de jaune. Ces vers, appelés « épigés », sont petits et fins (5 à 10 cm) et vivent dans la litière à la surface du sol. Les vers anéciques (de grande taille), comme le lombric terrestre (Lumbricus terrestris), sortent quant à eux de la terre pour chercher de la nourriture et l’enfouir dans le sol laissant derrière eux des tortillons caractéristiques. Dépourvus de pattes, les vers de terre sont composés d’anneaux successifs leur permettant de se déplacer.

BIOLOGIE

Les vers de terre sont hermaphrodites (à la fois mâle et femelle) et se reproduisent durant l’hiver en pondant leurs œufs dans les galeries qu’ils creusent ou à la surface du sol. La plupart d’entre eux a besoin de s’accoupler avec un individu de la même espèce.

Ils se nourrissent de matières organiques en décomposition ou de terre mélangée à de la matière organiqueMélange de matières carbonées d’origine végétale et animale qui se dégrade dans le sol pour former l’humus. du printemps à l’automne. Les matières ingurgitées sont broyées en particules fines grâce à leur système digestif. Les vers de terre remplissent plusieurs fonctions : ils améliorent l’aération, la structure et la stabilité du sol et permettent une meilleure disponibilité des nutriments répartis dans les différentes couches du sol.

Ils sont la proie de nombreux animaux comme les carabes, les hérissons, les merles ou encore les taupes mais aussi les poules.

ACCUEIL DANS LE JARDIN

  • Évitez d’utiliser des produits chimiques et adoptez des méthodes respectueuses de l’environnement.
  • Préférez travailler votre sol avec une fourche-bêche ou une grelinette afin d’éviter de broyer les vers de terre. Le labour et le bêchage sont en effet à l’origine de la réduction du nombre de vers de terre et de la destruction des œufs et des jeunes.
  • Paillez pour apporter de la matière organique ou laissez les feuilles mortes en surface car un couvert végétal hivernal permet de maintenir l’activité des vers à cette période de l’année.
  • Installez un compost dans lequel les vers de surface se développeront.

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