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Un regard holistique sur le décès animal

Posté par othoharmonie le 17 juin 2015

 

animauxTémoignage du Docteur Vétérinaire Shawn

Il y a plusieurs années, j’ai pris la décision de devenir un vétérinaire holistique  nous dit le Docteur Shawn :

Avant cette décision, j’étais simplement un vétérinaire classique. Une partie de la pratique conventionnelle comprenait la tâche difficile d’euthanasier, à l’occasion, des animaux de compagnie. L’euthanasie, qui signifie mort paisible, est une partie importante de la pratique vétérinaire. Elle nous permet de mettre fin à la souffrance des animaux et d’empêcher une mort douloureuse, prolongée et l’agonie.

Au début de ma carrière vétérinaire, j’ai effectué l’euthanasie sur de nombreux animaux. Malheureusement, un jour, j’ai euthanasié 3 chiens totalement sains, appartenant à quelqu’un qui n’était pas un client régulier. Il était venu un samedi matin avec la plainte que tous les trois chiens avaient des « problèmes de comportement » et il voulait les « mettre en sommeil » (un terme que je n’ai jamais aimé parce que les animaux de compagnie euthanasiés ne sont pas mis en sommeil, mais plutôt mis à mort).

Je l’ai questionné au sujet d’une adoption de ses animaux afin qu’ls soient heureux, mais il ne voulait pas le faire. Etant relativement un « nouveau » vétérinaire, j’ai fait confiance à cet homme, et ses animaux de compagnie ont été euthanasiés. Le reste de la semaine, j’ai regretté cette décision et j’ai probablement eu le pire week-end de ma vie. J’ai pris la décision que je n’euthanasierais plus les animaux de compagnie que lorsque je sentirais la nécessité de cette procédure.

Avance rapide de quelques années de ma décision de commencer mon voyage merveilleux dans les soins holistiques. En tant que vétérinaire classique, vaincre la maladie était mon objectif. L’euthanasie est souvent considérée comme une « échappatoire » et aveu d’échec. Ce point de vue est toujours détenu par de nombreux vétérinaires classiques, comparativement aux vétérinaires holistiques dont le but est très différent, et qui, je crois, offrent une vue plus pacifique.

Du point de vue holistique, nous acceptons que toutes les créatures meurent. Nous ne pouvons pas éviter la mort, mais la considérer comme un passage de cette vie à quelque chose d’autre. La mort est une simple continuation du grand « cercle de la vie ». L’euthanasie devient alors un moyen de mettre fin à la souffrance, plutôt qu’une défaite, une perte, ou un aveu d’échec. Fait intéressant, en qualité de vétérinaire holistique, je trouve que je suis souvent celui qui traite de la mort, la fin de vie et l’euthanasie avant que le propriétaire de l’animal ne m’interroge sur ces sujets.

J’avoue honnêtement aux propriétaires, en particulier à ceux dont les animaux ont des conditions terminales, que la mort viendra à un moment donné. Nous ne conservons pas cet animal, mais nous donnons plutôt à l’animal et au propriétaire davantage de temps de qualité ensemble, grâce à notre approche holistique de la guérison.

Le point de vue holistique offre « un espoir aux désespérés », l’espoir est un espoir réaliste, pas un faux espoir. Dans une pratique médicale conventionnelle, si aucun traitement n’est disponible, alors rien ne peut être fait pour le patient. Dans la pratique médicale holistique, l’approche est différente bien sûr.

De nombreux traitements sont disponibles pour des conditions qui sont considérées comme «incurables » par les normes conventionnelles. Dans les rares cas où aucun traitement n’est disponible, nous avons encore de nombreuses thérapies pour « gérer les questions de fin de vie », prolonger le confort et le bien-être du patient, et préparer à la fois animal et propriétaire à l’inévitable.

On me demande souvent : « Comment vais-je savoir quand il est temps d’envisager l’euthanasie » ? Certes, il y a des signes que l s propriétaires peuvent rechercher, comme le manque d’appétit, le manque d’intérêt pour l’environnement, l’incapacité de contrôler les fonctions corporelles, et l’incapacité de se déplacer. Ma meilleure réponse, cependant, remonte à l’approche holistique. Voici ma règle d’or pour savoir « quand il est temps ». Chaque fois qu’un animal de compagnie et le propriétaire ne sont pas en mesure de profiter l’un de l’autre, il est temps de dire au revoir. Lorsque l’animal a clairement renoncé, malgré tous nos efforts, il est temps pour le propriétaire de prendre cette décision très généreuse de permettre à l’animal de se déplacer et de mettre fin à la souffrance de l’animal.

images (1)Les propriétaires qui partagent mon point de vue holistique sont très en contact avec leurs animaux de compagnie, et disent souvent qu’ils communiquent eux. Je crois que c’est possible, et de nombreux propriétaires me disent que les animaux leur ont dit qu’il était temps de dire « good bye ».

En utilisant cette approche très globale, les propriétaires peuvent prendre la difficile décision d’euthanasier leur animal de compagnie sans culpabilité. Ils savent que l’animal est prêt à passer, et le lien spécial entre animal et propriétaire ne sera jamais brisé. Examiner les questions de fin de vie de cette manière très saine et holistique permet, à un processus difficile, d’être un peu plus rassurant pour tous les participants.

Docteur Vétérinaire Shawn http://www.petcarenaturally.com/articles/holistic-look-at-death.php

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L’ANIMAL ET LE MONDE DE L’AU-DELÀ

Posté par othoharmonie le 17 juin 2015

monies animalesDe l’Ancien au Nouvel Empire s’opère un glissement sensible du domaine royal au domaine divin. Dès lors, l’animal, « image vivante du dieu », est perçu comme le support matériel en lequel se manifeste la divinité selon sa spécificité. L’animal, représentant unique de son espèce, choisi en fonction de critères précis pour incarner le dieu durant son existence, est entouré de soins particuliers, élevé dans l’enceinte du temple et reçoit à sa mort les honneurs divins : en tant que nouvel Osiris, son corps est embaumé et il rejoint ses prédécesseurs dans la nécropole dévolue aux manifestations animales du dieu, tandis que son successeur est intronisé. Il en va ainsi, au moins dès le Nouvel Empire, des taureaux Apis, manifestation de Ptah à Memphis, Mnévis, manifestation de Rê à Héliopolis, et Boukhis, manifestation de Montou-Rê à Armant.

A la Basse Époque, les clergés locaux, exacerbant ou se faisant seulement l’écho d’une tendance accrue à un nationalisme régional qui s’appuie sur les cultes tutélaires et la piété populaire, étendent cette pratique à tous les représentants d’une espèce, selon une tradition inaugurée autour des falconidés d’Horus – principe royal par excellence – au moins dès la XXXe dynastie à Edfou, Philae et Athribis . Désormais, tout être vivant en qui la divinité peut trouver un support pour se manifester devient l’emblème de son action à tous les stades de l’existence. Les théologiens développent le système imagé de l’expression du divin habituel à l’Égyptien en ayant recours à la figuration d’un animal ou de l’une de ses parties significatives pour rappeler ou décrire une situation précise de l’activité créatrice. De la sorte, les mœurs amphibies du crocodile évoquent la conjonction des éléments aquatiques et terrestres, lesquels sont à la base de la création et source de toute vie qui se concrétise par le surgissement de la lumière.

Ainsi le crocodile devient-il, sous le vocable de Sobek-Rê, l’une des manifestations du démiurge en son activité créatrice et organisatrice de l’univers. Selon ce principe, d’innombrables nécropoles sont ouvertes à proximité des temples, dans lesquelles s’entassent les momies des représentants d’une espèce dont chacune constitue le réceptacle d’une parcelle de la divinité.

La momie de l’animal consacré à un dieu local devient ainsi l’expression tangible de l’immanence du principe divin, notion qui jusqu’alors ne dépassait guère le cercle des théologiens et autour de laquelle se cristallise dorénavant une grande part de la piété populaire. Cette pratique atteint sa pleine expansion à l’époque ptolémaïque. En dépit du manque de critères de datation dans la plupart des cas, certaines études ont permis de poser quelques jalons chronologiques. Notamment, l’étude des momies de crocodiles du Muséum tendrait à montrer que les plus anciennes ne seraient pas antérieures au IIIe siècle avant notre ère et qu’un grand nombre d’entre elles aurait été confectionné dans le courant du Ier siècle avant notre ère, autrement dit à la fin de l’époque ptolémaïque.

imagesLa quantité et la qualité des momies animales auraient décru au cours de l’époque romaine et cette forme de culte aurait disparu dans les premiers siècles de notre ère, parallèlement à l’affirmation du christianisme  . Beaucoup reste à faire cependant en ce qui concerne la compréhension du phénomène religieux que constitue, à la Basse Epoque, la momification de tous les représentants d’une même espèce associée à la manifestation d’une divinité. La présence de momies de tel animal dans tel lieu s’explique parfois difficilement si l’on considère les cultes principaux de la localité. Il faut peut-être alors se tourner vers l’essor, à l’époque tardive, de cultes secondaires méconnus et réexaminer la théologie locale. Le problème de l’approvisionnement en animaux destinés à la momification serait en outre à reconsidérer. La forte proportion de jeunes et de bébés observée dans certaines populations d’animaux momifiés comme les chiens, les chats ou les crocodiles impliquerait l’existence d’élevages.

Ces élevages devaient toutefois être réservés à quelques espèces – dont les crocodiles – et l’on est amené à supposer que, pour la plupart des animaux, les Égyptiens pré- levaient des spécimens vivants dans leur cheptel ou bien organisaient des collectes à grande échelle afin de récupérer les animaux morts naturellement. En ce qui concerne les oiseaux – à l’exception des faucons pour lesquels les textes anciens mentionnent des fauconneries -, on peut également suggérer la tenue de grandes chasses au filet en vue d’approvisionner les officines des embaumeurs. Les représentants d’espèces sauvages, dangereuses et difficiles à observer, ont probablement été offerts après avoir été tués au cours d’une chasse à moins qu’ils n’aient été trouvés morts au détour d’une promenade dans les franges désertiques de la vallée et soustraits à l’action des charognards et des nécrophages : ceci expliquerait le fait que l’on rencontre parfois simplement des fragments momifiés, tels les griffes et dents de hyènes ou de lions.

La pratique cultuelle qui a abouti à la momification de nombreux animaux offre la possibilité de connaître les espèces qu’ont côtoyées les anciens Egyptiens. Beaucoup d’entre elles ont disparu du sol de l’Egypte, en grande partie à cause de l’action de l’homme. Il faut aujourd’hui les rechercher plus à l’ouest, dans les réserves du Sahara, et au sud, au cœur de l’Afrique orientale. A leur tour, elles se trouvent menacées par l’homme en raison du développement démographique et de l’instabilité politique de nombreux pays et leurs aires de répartition ne cessent de se restreindre. A plus ou moins court terme, certaines d’entre elles risquent de s’éteindre, tel l’oryx dont le dernier spécimen a été vu en Egypte en 1906 et qui survit aujourd’hui en petit nombre dans le Sahara.

 

Extrait de : L’ANIMAL ET LE MONDE DE L’AU-DELÀ LES MOMIES DU MUSÉUM D’HISTOIRE NATURELLE DE LYON Muriel NICOLOTTI & Lilian POSTEL Institut d’Égyptologie Victor-Loret Université Lumière-Lyon 2

 

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