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Le Caméléon commun

Posté par othoharmonie le 13 juin 2015

 

290px-Rhampholeon_temporalis_Female_001Comme tous les membres de sa famille, le caméléon commun a le corps comprimé latéralement, ce qui, vu de face, lui donne l’air maigre. Il n’a pas de crête dorsale très marquée. Les crêtes osseuses de son crâne forment à l’arrière de sa tête une protubérance en forme de cimier de casque. Le caméléon commun peut arborer de nombreux tons de vert brillant, vert jaune ou olivâtre, présenter tous les tons de gris, du blanchâtre au noir, devenir brun rouge, mais il ne peut s’orner d’une robe d’un bleu éclatant comme le caméléon de Parson. En période de reproduction, le mâle est plus coloré que la femelle, pour mieux intimider ses rivaux.

Chez le mâle, la queue, plus longue, présente un renflement à la base de chaque côté du cloaque, là où se trouve l’appareil copulateur, ou hémipénis.

L’adaptation arboricole est poussée très loin, grâce à la réunion des doigts et des orteils en éléments opposables et à la queue préhensile.

Les caméléons réagissent très nettement aux bruits, mais l’audition ne joue qu’un rôle secondaire. La réduction des bulbes olfactifs du nez entraîne une déficience de l’odorat. Le sens le plus développé est la vision. La répartition spectrale de la vision est très proche de celle de l’homme, excluant l’ultraviolet et l’infrarouge. Six muscles activent la pupille et la braquent rapidement dans toutes les directions suivant un arc proche de 180°.

Appareil très perfectionné, la langue peut être dardée sur une longueur supérieure à celle du corps du caméléon grâce à des disques (nommés Z) intercalés dans les fibres musculaires autorisant à la fois une forte contraction et une grande vitesse. Le fourreau où joue le pédoncule lingual ne communique pas avec les voies respiratoires.

Le caméléon possède des dents toutes de même taille, avec lesquelles il mâchonne les grosses proies avant de les avaler, mais qui lui servent surtout à mordre ses adversaires.

Le caméléon respire par les narines. Ses poumons présentent des prolongements grêles et ramifiés, les sacs aériens, qui s’insinuent entre les viscères. La circulation pulmonaire n’est pas réellement indépendante de la circulation sanguine générale, malgré la séparation des courants veineux et artériel. Le cœur a un seul ventricule, pas entièrement cloisonné.

Comme la plupart des reptiles, le caméléon est un animal « à sang froid » (poïkilotherme), en fait qui prend la température du milieu ambiant ; il se réchauffe le matin en s’exposant au soleil. L’animal peut s’hydrater par la peau, celle-ci absorbant les gouttes d’eau comme du papier buvard.

Comme chez les autres lézards, la peau du caméléon est entièrement recouverte d’écailles, toutes de taille égale, qui correspondent à un épaississement de la couche cornée. Les écailles de la tête sont bien différenciées et portent chacune un nom ; certaines se transforment en épines, en cornes ou en crêtes. La peau a la particularité de croître périodiquement tout au long de la vie de l’animal, ce qui aboutit à la superposition de deux générations épidermiques successives et à la chute de l’une d’elles par la mue (plusieurs par an). Le caméléon grandit durant toute sa vie, mais on constate un ralentissement de la croissance et donc des mues chez les animaux âgés.

La faculté qu’ont les caméléons de changer de couleur se trouve chez de nombreux autres lézards et serait liée à l’action des nerfs spinaux, de l’hypophyse et de la glande médullosurrénale.

4 sous-espèces

On distingue quatre sous-espèces du caméléon commun : Chamaeleo chamaeleon chamaeleon, en Afrique du Nord, en Arabie, en Espagne, en Inde et au Sri Lanka ; C. c. musae, dans la péninsule du Sinaï ; C. c. orientalis, en Arabie ; C. c. recticrista, à Chypre, en Israël, au Liban et au Moyen-Orient,

Les autres caméléons

Le Caméléon commun  dans CAMELEON 220px-Rhampholeon_temporalis_%C5%93ufsLa famille des caméléons, ou chaméléonidés (Chamaeleonidae), fait partie du sous-ordre des iguanes , avec les iguanes vrais et les agames, dont ils se distinguent par des particularités physiologiques et surtout par leur façon de chasser avec leur langue. Cette spécificité leur a valu autrefois d’être appelés Rhiptoglossa (littéralement : jeter la langue).

Les chaméléonidés contemporains ont une distribution limitée à l’Ancien Monde, avec la plus forte concentration d’espèces en Afrique orientale et à Madagascar, et des ramifications vers l’Afrique occidentale, l’Afrique du Sud, la péninsule Ibérique, le Moyen-Orient jusqu’à l’Inde et Sri Lanka à l’est.

Toutes les espèces ont, comme le caméléon commun, un corps aplati latéralement, un crâne élevé et étroit, des mains et des pieds transformés en pinces, des yeux mobiles et indépendants, une langue protractile. Toutes sont arboricoles. La famille des chaméléonidés est divisée en six genres : Chamaeleo, Brookesia, Furcifer, Bradypodion, Calumma, Rhampholeon.

 

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Les combats du Caméléon mènent à l’amour

Posté par othoharmonie le 13 juin 2015

 

combat de caméléonsLe caméléon est insectivore, mais les goûts varient selon les individus : mouches, abeilles, papillons et même parfois araignées font partie du menu. Il ne s’attaque qu’aux petits insectes dont il ne fait qu’une seule bouchée, mais peut avaler une centaine de mouches en quelques minutes. Il assomme abeilles et guêpes avant qu’elles n’utilisent leur dard. Pour boire, le caméléon profite de la moindre goutte de rosée ou de pluie sur une feuille, qu’il « gobe », gueule entrouverte.

Les caméléons mâles se distinguent des femelles par leur plus grande taille, leurs couleurs vives et la présence de rostres flexibles ou rigides en prolongement du museau. Si elles existent chez la femelle, les cornes frontales simples, doubles, triples, quadruples sont toujours plus discrètes, et la forme du casque est moins marquée. Le mâle se reconnaît également au double renflement gonflant la base de sa queue et signalant la présence interne de l’organe copulateur pair, les hémipénis. En période de reproduction, généralement vers août-septembre pour le caméléon commun d’Europe et d’Afrique du Nord, le mâle devient irritable et présente une coloration plus vive qu’à l’accoutumée. Dès qu’un rival se présente, une sorte de tournoi commence : les adversaires gonflent le corps, se dressent sur leurs pattes et ouvrent grande la gueule pour souffler bruyamment. À ces provocations succèdent les coups de tête. Les casques s’entrechoquent, les cornes se croisent, telles les lances d’une joute médiévale. Les morsures ne sont pas feintes, et le vaincu sera celui qui abandonnera la lice, par faiblesse ou par peur. Pendant le combat, la femelle qui est l’enjeu de la rixe en attend passivement l’issue, camouflée dans les feuillages alentour. Le vainqueur l’immobilise en la saisissant à la nuque avec ses mâchoires, qui s’avèrent puissantes et capables des pires morsures. Avec les pinces de ses doigts, il tient le dos, les pattes et la queue de la femelle étroitement enserrés. Si celle-ci tente de s’échapper, il la poursuit en fouettant l’air de sa queue et cherche à la bloquer en l’agrippant avec ses doigts. Puis, enfin, il la domine et fait pénétrer soit un seul de ses hémipénis, soit les deux à l’intérieur du cloaque de sa partenaire.

Au début de la saison froide (période inhabituelle chez les reptiles), un mois après le début du développement embryonnaire, la femelle pond. Ses flancs gonflés laissent apparaître en transparence les chapelets d’œufs, et elle perd son appétit. Descendue à terre, tôt le matin, elle creuse un nid au pied de son arbuste d’adoption en grattant le sol de ses pattes avant. La tâche est rude et il lui faut plus d’une journée pour achever son nid. Quand celui-ci atteint de 10 à 20 cm de profondeur, elle y dépose de 6 à 40 œufs oblongs. S’il arrive qu’ils tombent à côté, elle les ramasse avec ses doigts et les replace avec les autres. Puis elle recouvre le tout de terre. Dès lors, comme tous les reptiles, à l’exception des caïmans et des pythons, la femelle n’a plus aucun contact avec sa progéniture. Les œufs restent en place dans le sol plusieurs mois et n’éclosent qu’entre mai et août, selon la température et l’humidité ambiantes du sol. Ralenti pendant l’hiver, ce développement peut durer six mois chez les caméléons des régions chaudes. Quand les œufs éclosent, les petits découvrent seuls comment chasser et, quelques jours après, ils se dispersent.

Si la plupart des caméléons sont ovipares, il existe aussi des espèces ovovivipares, comme Bradypodion pumilum dans Afrique méridionale et Chamaeleo bitaeniatus en Afrique orientale. La femelle porte les œufs dans son ventre pendant tout le développement embryonnaire et met au monde des petits qui rompent la membrane de l’œuf à la sortie du cloaque maternel. Mais, là encore, dès qu’il est né, le jeune caméléon se débrouille seul.

 

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