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Particularités du Caméléon

Posté par othoharmonie le 11 juin 2015

 

Brookesia_decaryi_2009aLe caméléon ne possède ni mâchoire puissante ni venin pour se défendre contre les agressions. Ses armes, plus subtiles, sont l’immobilité et le camouflage. Les bandes, les marbrures, les épines, les cornes et autres protubérances diverses qui ornent son corps, ainsi que la forme de celui-ci, très aplati dans le sens vertical, contribuent à fondre le caméléon dans le feuillage. De plus, il oscille perpétuellement ; ces incessants balancements, propres à l’espèce, aident sans doute à dissimuler l’animal dans une végétation agitée par le vent.

Quant à sa faculté de changer de couleur, depuis les études de H. Parker en 1938, elle n’est plus considérée par les scientifiques comme un art du camouflage adapté au milieu, mais comme l’expression des émotions ou des variations de température du caméléon. Il est quasiment impossible de repérer dans un feuillage un caméléon « affichant » des tons verts. Mais ce même caméléon, s’il sent une menace, peut devenir pâle d’inquiétude ou noir de colère : c’est là une bien mauvaise manière de se dissimuler ! De même, sur la peau du caméléon commun effrayé apparaîtront des bandes brunes et jaunes qui trahiront sa peur.

Chez le caméléon, sous l’effet d’excitations physiques ou émotionnelles, des cellules (ou chromatophores) de la peau, de nature huileuse ou riches en granulations de mélanine ou en pigments colorés, se rétractent ou bien étalent leurs ramifications. Ainsi, au repos, le caméléon est à dominante vert clair ou jaune ; lorsque la température est basse, il perd de ses couleurs et devient gris ; lorsqu’il s’apprête à combattre, il devient brun rougeâtre

Le caméléon ne supporte aucun intrus sur son territoire, qu’il soit prédateur mal intentionné, simple « passant » ou individu de sa propre espèce, y compris du sexe opposé (en-dehors de la période de reproduction). Il tente aussitôt d’impressionner l’importun : il gonfle démesurément son corps, se dresse sur ses pattes et se balance de droite et de gauche, en ouvrant grande la gueule pour souffler et même parfois grogner !

C’est lors de leurs déplacements au sol que les caméléons semblent le plus vulnérables. Ils sont alors à découvert pendant une longue durée et ne peuvent s’accrocher à un support en cas de menace ; s’ils doivent traverser une portion de sable en plein soleil, ils deviennent brun foncé, presque noirs.

Un chasseur immobile à la vue perçante

Toute la journée, le caméléon reste sans bouger (à l’exception des oscillations de son corps), à l’affût, profitant de la mobilité indépendante de ses yeux pour explorer tous les horizons.Dès qu’il a repéré sa proie, il la capture avec sa longue langue, sans s’aider de ses griffes.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsÀ la différence d’un lézard des murailles qui, apercevant un insecte à quelques centimètres de lui, court brusquement pour l’attraper, le caméléon, lui, ne bouge pas. Sa technique, c’est l’affût. Pour guetter, il dispose d’un appareil oculaire sophistiqué permettant à chaque œil, par des mouvements dans tous les sens, de couvrir un champ d’environ 180° à l’horizontale et de 90° à la verticale. Dès que son œil droit a repéré un insecte, par exemple un criquet, le caméléon tourne la tête vers sa proie et fait converger ses deux yeux vers celle-ci, la vision binoculaire permettant une meilleure appréciation de la distance. S’il s’aperçoit qu’il est à plus d’une longueur de langue (une vingtaine de centimètres), il s’approche lentement et s’arc-boute sur ses pattes, prêt à l’attaque. Lorsque ses yeux lui indiquent qu’il est à bonne distance, il entrouvre la bouche et, avec une rapidité et une précision extrêmes, il détend sa langue et va frapper le criquet de sa massue terminale.

Le coup est foudroyant, la victime se trouve engluée dans le mucus collant qui permet au caméléon de la soulever, de la rapporter à sa bouche en repliant sa langue en accordéon, puis de l’avaler. Une proie de belle taille est d’abord maintenue entre les mâchoires et broyée.

Une langue en accordéon


La langue du caméléon, qu’il peut lancer à une distance égale à sa propre longueur, se présente comme un long tube terminé par un bulbe rendu visqueux par le mucus, sécrétion des glandes muqueuses. Au repos, le tube est replié en accordéon autour d’un os très pointu appelé processus entoglossus. Pour chasser, le caméléon propulse sa langue en relâchant les muscles longitudinaux qui fonctionnent comme une gâchette libérant un ressort. La vitesse de détente est de l’ordre de 1/25 de seconde, celle du retour d’environ une demi-seconde.

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LA VIE DU CAMELEON

Posté par othoharmonie le 11 juin 2015

 

Brookesia_thieli_in_MadagascarDans la grande classe des reptiles, l’ordre des squamates regroupe les serpents, les amphisbènes (petits reptiles sans pattes et quasiment aveugles qui se nourrissent de termites) et les lézards lato sensu, dont font partie les caméléons. Leur plus ancien ancêtre commun connu, Prolacerta, a dû apparaître au début de l’ère secondaire, il y a entre 204 et 250 millions d’années. Mais on ignore à quelle époque ces trois grands groupes se sont différenciés. On sait seulement que les premiers vrais lézards dont on ait retrouvé la trace datent du jurassique supérieur, il y a quelque 180 à 140 millions d’années. C’est alors, en effet, qu’apparaît en Europe Bavarisaurus, sans doute annonciateur des premiers iguanes. À leur tour, ces iguanes (sous-ordres des Iguania), vont se diversifier ; seuls subsistent aujourd’hui les iguanes vrais, les agames et les caméléons. Avec son crâne étroit et haut se prolongeant en casque proéminent, son museau court, le genre Mimeosaurus, dont on a retrouvé, en Amérique du Nord, des fossiles datant du crétacé, est sans doute un des premiers caméléons.

De nos jours, les iguanes habitent surtout les régions chaudes. Les iguanes vrais (à l’exception de rares genres vivant dans les îles Fidji ou à Madagascar) se dispersent sur tout le continent américain, et aux Antilles. Les agames, leurs cousins, peuplent plutôt l’Ancien Monde : l’Asie, l’Australie et l’Afrique, à l’exception de Madagascar, terre privilégiée de la troisième famille, les caméléons.

C’est en effet dans cette île que ceux-ci sont aujourd’hui le mieux représentés, avec plus d’une soixantaine d’espèces. Mais ils occupent aussi l’Afrique, du nord au sud, les Seychelles, le Moyen-Orient, l’Inde et Sri Lanka. Le caméléon commun (Chamaeleo chamaeleon) est la seule espèce à avoir pénétré en Europe, par l’Espagne, le Portugal, par la Sicile ou encore par Malte et le Péloponnèse.

Le caméléon est un reptile qui ne rampe pas, il marche ou grimpe dans les arbustes ou les buissons. À terre, il avance toujours très lentement et avec beaucoup de prudence, mais, dans les arbres, c’est un habile acrobate. Ses cinq doigts, soudés en deux groupes (l’un de deux doigts et l’autre de trois), opposables l’un à l’autre, forment comme une pince qui lui permet de s’agripper aux petites branches. Quand elles sont trop grosses et qu’il ne peut les enserrer entièrement avec ses mains ou avec ses pieds, il s’accroche aussi avec ses griffes.

Pour assurer encore mieux sa prise, le caméléon utilise sa queue comme cinquième main : il forme une véritable « clef de sécurité » en l’enroulant autour du support. Le « verrouillage » de l’ensemble est efficace et il est très rare de voir un caméléon tomber de son perchoir. Par les positions improbables  qu’il peut prendre parmi les feuillages, paraissant ignorer toute différence entre le haut et le bas, il semble ne connaître ni pesanteur ni peur du vide.

Quand le caméléon marche à terre (ce qu’il fait relativement bien sur les terrains meubles, mais moins facilement sur les surfaces lisses), son corps s’allonge, sa queue se relève et il se dresse sur ses pattes en s’appuyant sur le sol de toute la surface de ses doigts. Pendant que trois pattes restent en appui, une seule se déplace, même lorsqu’il fuit un danger.

Solitaire et routinier

Les caméléons mènent une vie solitaire et territoriale. En général, chaque caméléon adopte un arbuste ou un buisson dont il fait son gîte et où il se repose la nuit. Il le quitte parfois le matin, suivant les mêmes tracés routiniers chaque jour, pour aller se réchauffer au soleil avant de se poster pour la chasse. Les caméléons défendent leur territoire contre leurs congénères. Le seul moment où ils supportent un individu du sexe opposé est celui de la reproduction. En revanche, pendant cette période, Description de cette image, également commentée ci-aprèsles femelles sont très agressives entre elles, et les mâles se livrent à de violents combats qui peuvent entraîner la mort d’un des protagonistes.

En Espagne, le caméléon commun, après son repos hivernal, qui dure de décembre à mars, ne retrouve vraiment son activité normale qu’au milieu du printemps. Il est alors actif surtout tôt le matin et en fin de journée, évitant les heures les plus chaudes. Le matin, il se réchauffe très vite en dilatant ses muscles intercostaux pour exposer la plus grande surface possible de son corps au soleil ; ses flancs deviennent alors presque entièrement noirs. C’est ainsi qu’il semble réguler sa température.

Source Encyclopédique

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