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Le Caméléon et la Médecine

Posté par othoharmonie le 2 juin 2015

 

Découverte de « cellules caméléon » : une piste pour une meilleure cicatrisation ?

Calumma_tigris-2Des cellules qui, de manière surprenante, changent d’identité pendant l’embryogénèse viennent d’être mises en évidence chez la drosophile par des chercheurs du CNRS et de l’Université de Nice . En étudiant ces « cellules caméléon » dans un modèle de cicatrisation, les scientifiques ont démontré qu’elles favorisent le relâchement de la tension tissulaire, permettant à l’épiderme de se souder parfaitement. Publiés le 8 juin dans PloS Biology, ces travaux révèlent comment les tissus s’adaptent lors de leur soudure pendant le développement embryonnaire. Ils pourraient ouvrir une nouvelle voie de recherche en médecine régénérative.

Les cellules qui composent les organismes multicellulaires ne sont pas identiques. Il en existe différents types : cellules de la peau, du foie, neurones… Issues de cellules « précurseurs » non spécialisées, ces cellules se spécialisent grâce au mécanisme de différenciation. De plus, pendant le développement embryonnaire, les cellules sont organisées en compartiments étanches qui s’avèrent essentiels à l’assemblage correct des organes. Au sein de ces compartiments, les cellules obéissent à deux règles : une fois différenciées, elles conservent cette identité qui leur est propre, et, les cellules d’un compartiment donné restent ensemble, ne se mélangeant jamais avec celles d’un autre compartiment. 

Les chercheurs ont mené leur étude sur des embryons de drosophile  pendant la « fermeture dorsale ». Au cours de cette étape clé de la morphogénèse  chez la drosophile, deux épidermes se rencontrent et se referment. Ce phénomène de soudure tissulaire est semblable à la soudure d’une plaie après coupure, et représente donc un bon modèle de cicatrisation. En observant les embryons vivants au cours de la fermeture dorsale, les scientifiques ont remarqué un type de cellules qui brise les deux lois évoquées ci-dessus. En effet, ces « cellules caméléon »  sont capables de changer d’identité puis de compartiment, et ce dans des conditions normales de développement de l’embryon (sans blessure par exemple). Le changement d’identité ou plasticité cellulaire était déjà connu dans des cas pathologiques (régénération suite à une blessure ou une pathologie, etc), où le plus souvent, la re-différenciation de la cellule requiert une ou plusieurs divisions cellulaires. Ici, la plasticité cellulaire se produit sans passer par cette étape. Les chercheurs ont démontré qu’elle était contrôlée par des gènes spécifiques qui interviennent également dans la régénération tissulaire de la drosophile adulte : il s’agit de la voie de signalisation JNK, qui existe aussi chez les vertébrés. Ce mécanisme de plasticité cellulaire génétiquement contrôlé est un comportement cellulaire unique, qui n’avait encore jamais été observé dans le développement embryonnaire. 

Une fois différenciées, les cellules caméléon changent de compartiment cellulaire alors que les frontières de celui-ci étaient réputées infranchissables. Et, plus le nombre de cellules ayant migré dans le compartiment de destination est important, plus la tension au sein des tissus diminue. Les scientifiques ont découvert que le mécanisme de plasticité cellulaire des cellules caméléon induisait, via un processus encore inconnu, des mouvements d’intercalation de cellules annexes, ce qui confère aux tissus la capacité à s’adapter aux variations de tension qui ont lieu au cours de la morphogénèse de l’embryon. Pour cela, une zone appelée « compartiment de relaxation » est créée : elle permet aux tissus (ici, l’épiderme) de relâcher leur tension pendant la soudure tissulaire. Dès lors, la soudure entre les tissus pendant la fermeture dorsale de l’embryon de la drosophile (phénomène semblable à la cicatrisation de l’épiderme) peut avoir lieu de façon parfaite, c’est-à-dire sans cicatrice visible.

Ces travaux mettent en évidence un nouveau mécanisme de plasticité cellulaire pendant la morphogénèse. Compte tenu des similitudes observées entre le phénomène de soudure tissulaire ici étudié et la cicatrisation, ces résultats pourraient apporter une nouvelle voie d’étude des mécanismes cellulaires en jeu lors de la cicatrisation.

SOURCE : http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1909.htm

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Le CAMELEON à son Origine

Posté par othoharmonie le 2 juin 2015

 

CamaleónLes caméléons, du grec khamaileôn « lion qui se traîne à terre », sont des animaux Vertébrés appartenant à la classe des Reptiles (du latin reptilis « rampant »). La classification des caméléons au sein de la famille des Caméléonidés a toujours fait l’objet de nombreux débats. D’abord parce que de nombreuses espèces ont été décrites sous plusieurs appellations différentes, que de nouvelles espèces vivantes sont encore régulièrement découvertes et que de nombreuses restent probablement à découvrir. Enfin à ce jour aucune classification n’a encore permis de rendre compte à la fois de la spécificité géographique de certains groupes et des données phylogénétiques qui permettent de relier les espèces entre elles.

La génétique avec l’analyse des caryotypes des individus devrait enfin permettre de proposer une classification fiable.

Les premières réelles descriptions d’espèces datent de LAURENTI (1768) qui fut celui qui définit le groupe Chamaeleo.

En 1820, Heinrich KHUL étudia à Londres les spécimens de la collection privée de Joshua BROOKES et créa l’espèce Chamaeleo superciliaris. Une ébauche de classification fut entreprise par DÚMÉRIL et BIBRON (1834). Mais ce furent réellement grâce aux explorations scientifiques de la fin du XIXème siècle et du début du XXème siècle que l’on put répertorier et classer les spécimens rapportés.

FITZINGER (1843) définit le genre Bradypodion, du grec Bradus podos qui signifie « pied lent ».

GRAY (1865) fit de l’espèce Chamaeleo superciliaris un nouveau genre qu’il dénomma Brookesia en hommage au naturaliste anglais, Joshua BROOKES.

GÜNTHER (1874) créa le genre Rhampholeon.

Grâce à ses nombreuses expéditions en Afrique et à Madagascar, le zoologiste belge Georges BOULENGER améliora considérablement la connaissance des caméléons. Les spécimens de certaines espèces rares qu’il rapporta sont parfois maintenant les seuls existants.

Avec l’Allemand GÜNTHER, BOULENGER (1887) établit la première classification des caméléons reposant sur des critères morphologiques. Il divisa la famille en trois genres : les Chamaeleo qui ont une queue plus longue que le corps, les Brookesia qui ont une queue plus courte que le corps et des griffes simples et les Rhampholeon qui ont une queue plus courte que le corps et des griffes bicuspides.

Le premier groupe rassemble les trois quarts des espèces connues et correspond aux caméléons dits « caméléons vrais ». Leur queue préhensile est au moins aussi longue que leur corps. Les doigts sont réunis en pince pour saisir et les faces palmaires ont des écailles lisses permettant la traction. Leur corps est aplati latéralement. Ils sont ainsi parfaitement adaptés à la vie arboricole. Ce groupe occupe tous les milieux géographiques de la famille. La plupart des espèces sont ovipares mais certaines sont ovovivipares. Dans les années 1960 à 1980, le taxonomiste néerlandais Dirk HILLENIUS (1959) et le biologiste allemand Charles KLAVER proposèrent chacun une classification propre.

Le premier divise le genre Chamaeleo en deux groupes selon l’origine géographique et classe les individus au sein de chaque groupe selon des critères purement morphologiques. Néanmoins les  Américains et la Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Faun and Flora connue sous le sigle C.I.T.E.S. [C.I.T.E.S. Secretariat (1994), (1995)] continuent à utiliser la classification d’HILLENIUS employant le terme de Chamaeleo pour décrire les caméléons appartenant aux genres Calumna et Furcifer ce qui contribue à entretenir encore la confusion.

Les plus anciens fossiles de lézards découverts datent d’environ soixante-cinq millions d’années et appartiennent à trois genres : Paleochamaeleo Steffano, 1903, Tinosaurus Marsh, 1872 et Mimeosaurus Gilmore, 1928 [NECAS (2004)].

ROMER (1966) rattache les deux premiers genres, datés de l’éocène, au groupe des Agamidés et affirme que Mimeosaurus, daté du crétacé supérieur, serait l’ancêtre des caméléons.

GILMORE (1928) rapproche Mimeosaurus du genre des Sphenodon tandis que MOODY (1980) le rattache aux Agamidés.

Les représentants fossiles incontestables de caméléons sont peu nombreux. HILLENIUS (1978) découvre à Fort Ternan, au Kenya, Chamaeleo intermedius, une espèce fossile datée du miocène (environ quatorze millions d’années).

MOODY et ROCEK (1980) décrivent l’espèce fossile Chamaeleo caroliquarti datée du miocène inférieur (environ vingt-six millions d’années) et découverte en Europe centrale.

C’est actuellement l’exemplaire fossile de caméléon reconnu comme le plus ancien.

Texte issu des travaux de l’Ecole nationale Vétérinaire – thèse de doctorat

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