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SINGER LE SINGE

Posté par othoharmonie le 17 mai 2015

 

 « Le problème n’est pas l’émotion mais la relation que l’on a avec elle. »

 

BO1,204,203,200_Thierry Vissac met en lumière la construction du personnage spirituel qu’engendre nécessairement une quête de Vérité : singer le sage. Illusions et fantasmes sont ainsi le lot des chercheurs spirituels. Et il est vrai que, bien souvent, « il suffit aujourd’hui à quelqu’un d’avoir compris quelque chose ou encore d’avoir perçu un mouvement d’énergie inhabituel en lui pour qu’il se juge illuminé ». Le chercheur spirituel, au travers de ses lectures, des conférences auxquelles il assiste, des « éveillés » qu’il suit un temps, adopte un langage, un corpus de croyance, somme toute un personnage qui a ses codes. L’auteur, de façon amusante, relève ainsi la façon dont des formulations non-duelles sont abondamment utilisées par des apprentis de la non-dualité (restés en pleine dualité). Ainsi en est-il de « l’effort appliqué à ne jamais utiliser le « Je » dans le but … de montrer aux autres « qu’il n’y a plus personne ». Au lieu de dire « je », simplement, ils diront : cette forme humaine va aux toilettes ». Et nous pouvons en effet témoigner, à la suite de Thierry Vissac, de tels égarements qui montrent la puissance d’un nouveau conditionnement sur lequel aucun recul n’est envisagé. Le seul fait d’utiliser une telle façon de parler n’est-il pas le signe de la compréhension ? Telle est la croyance partagée inconsciemment par certains chercheurs, fasciné par le miroir aux alouettes de l’éveil qui apporterait la fin de leurs tourments.

Au-delà de cet aspect anecdotique, mais parfois prégnant dans certains cercles, l’auteur invite à l’exploration de ce qui est, c’est-à-dire de ce qui se présente dans l’instant, sur le vif. « Le problème n’est pas l’émotion mais la relation que l’on a avec elle ». Mais le mécanisme de fuite est puissant : n’est-ce pas lui qui crée le personnage spirituel ? Ne croit-on pas être en train de gravir les marches menant au paradis, à l’éveil ? Une démarche de Connaissance de soi commence par mettre au jour les illusions dont nous nous nourrissons, dont celle de la démarche spirituelle ! Mais « les illusions qui s’effondrent ne nous laissent pas tout à fait dans le désert… s’ouvre un espace nouveau ». Et la compréhension qui en jaillit est réellement nôtre, vivante et vivifiante. Elle n’est plus de seconde main, et dépasse le cadre des mots. C’est elle, par son renouvellement, qui permettra de comprendre de plus en plus profondément ce que signifie « accueillir ce qui est ».  Un ouvrage direct et qui pointe juste.

 Vous pouvez trouver ce livre ici : http://www.amazon.fr/singe-sur-sentier-sage-spirituelle/dp/2914800118

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Le Roi des singes

Posté par othoharmonie le 17 mai 2015

Le roi des singes s’est empare d’une arme magique, « la règle a dompter les flots ». Un complot s’ourdit contre lui et il est fait prisonnier. Seulement, il est immortel et personne ne peut rien contre lui. Ce dessin anime fut interdit en Chine pendant la révolution culturelle car l’empereur céleste et despote ressemblait, d’après les gardes rouges, par trop au président Mao.

La Montagne des Fleurs et des Fruits est depuis longtemps régie par Sun Wu-Kong, le célèbre Roi des Singes. Alors qu’il assiste à l’entraînement intensif de ses soldats, il se prend à rêver de posséder l’arme la plus terrifiante qui puisse exister, lui conférant ainsi un pouvoir absolu, bien au-delà de son royaume. Mais ne trouvant pas cet instrument de combat sur ses terres, Sun Wu-Kong décide de se rendre chez le Roi Dragon. Commence alors pour le monarque audacieux un périple semé d’embûches mais aussi de surprenantes rencontres…

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LE ROI SINGE est une figure héroïque chinoise issue de la littérature. A la base, c’est l’histoire vraie d’un moine qui part chercher des écrits religieux et auquel la légende aura ajouté un grand nombre de péripéties fantaisistes, jusqu’à aboutir au seizième siècle à l’écriture du VOYAGE EN OCCIDENT. L’ouvrage fait la part belle au merveilleux puisqu’il ajoute des compagnons de route au moine, dont un singe condamné à le suivre pour réparer ses fautes. Bien vite, c’est le personnage du Roi Singe qui devient le plus populaire et il finit par devenir un héros d’opéra ou de dessin animé. Il existe même des séries télévisées, dont une japonaise, avec de véritables acteurs contant les aventures du Roi Singe. Dernièrement, Hallmark s’est même approprié la légende pour l’occidentaliser à sa façon dans une mini-série américaine du nom de MONKEY KING.

roi1Déjà bien déformée par rapport à la réalité historique, par l’ajout successif d’éléments fantastiques, LE ROI SINGE version cinéma réalisé par Jeff Lau va encore plus loin ! Film en deux parties diffusé dans les salles chinoises à quelques semaines d’intervalle, il est impossible de voir l’un sans regarder l’autre. Et pour cause, le premier film se termine de façon abrupte, laissant son personnage principal dans une situation non résolue alors qu’une poignée d’images du second film nous sont proposées. Heureusement, HK Vidéo n’a pas commercialisé les films à l’unité comme c’est le cas en Chine. Ils ont été ainsi tous les deux regroupés sous un titre commun : LE ROI SINGE. Un choix évident et salutaire !

Pas vraiment fidèle au livre d’origine, LE ROI SINGE est avant tout un véhicule pour Stephen Chow qui peut incarner un personnage mythique en Asie et déjà bien moins connu dans nos contrées. HK Vidéo exagère d’ailleurs un peu en exprimant l’idée que LE ROI SINGE a été créé par l’équipe de SHAOLIN SOCCER. En dehors du casting,Stephen Chow et Ng Man Tat, il n’y a pas de lien avéré avec ce dernier film. Une mention assez étonnante qui s’expliquera par des considérations marketing.

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Dieu-Singe et l’héritage indien

Posté par othoharmonie le 17 mai 2015

 

 

 KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERAHanuman, considéré comme un dieu célibataire, chargé de pouvoir et de force, Hanuman est sans conteste le dieu le plus dévoué à Rama. Parmi de nombreux récits à son sujet, une légende bien ancrée dans les têtes raconte que, dans sa jeunesse, en scrutant le soleil en train de se lever de bon matin, Hanuman pensait qu’il s’agissait d’un fruit mûr. Bondissant alors, comme à son habitude, il attrape le soleil et l’insère dans sa bouche. Mais de peur qu’il avale le soleil et que par conséquent le monde entier s’éteindrait, tous les dieux pour une fois unis le supplient de recracher l’astre lumineux : le dieu-singe se soumet et le monde est sauvé in extrémis comme il se doit. Autrefois comme de nos jours, ses pouvoirs magiques et de guérison sont invoqués lors des catastrophes ou en cas de maladie. Indiscutablement, Hanuman c’est d’abord un dieu « bon », à défaut d’être le bon dieu, toujours serviable et même corvéable à merci.

Adepte de la médecine des plantes, Hanuman soignait les bons blessés en même temps qu’il tuait les méchants démons. Doté de multiples dons et talents, Louis Frédéric rapporte qu’il était « réputé savant et un des premiers grammairiens, il est devenu un personnage familier et très vénéré du folklore indien. Son effigie est souvent représentée dans les lieux où l’on vénère Vishnu et Rama ». Parmi les diverses appellations qui lui sont habituellement attribuées, on peut mentionner celles de Marutputra (« fils des Marut »), d’Anili (fils d’Anila ») ou encore d’Anjaneya (« fils d’Anjana »). En Inde tout particulièrement, « Hanuman Jayanti » continue d’être une fête religieuse populaire, célébrant la date anniversaire de la naissance présumée du dieu-singe, il s’agit du jour de la pleine lune du mois de Chaitra (en mars-avril). Selon le Dictionnaire des mythes et symboles de Nadia Julien, fils de la reine des singes Anjana et du dieu du vent Vayu, Hanuman est également nommé comme étant celui « qui a de puissantes mâchoires », ainsi que le « grand héros » (Mahavira), le « sanctifié, purifié » (Pavana), ou le « fils du Vent » (Maruti). Armé d’une massue d’or, il est parfois représenté comme un singe vigoureux, au visage rougi et à la queue interminable, sans oublier son poitrail velu et couvert de tatouages de Sita et Rama.

Le singe est donc un sauvage et inversement. Un raccourci évidemment un peu court mais qui a fait couler beaucoup d’encre pour ceux qui passent leur temps – surtout à la fin du XIXe siècle et hélas encore jusqu’à nos jours pour certains exaltés de ladite « inégalité des races » – à quêter le chaînon manquant entre le singe et l’homme. Il est pourtant clair comme de l’eau de roche que le singe descend directement de l’arbre, l’homme descend clairement du singe, pendant que Dieu – s’il existe – ne fait qu’observer la scène en simple spectateur atterré…

Dans la tradition hindoue, Hanuman est à la fois le protecteur des primates, le gardien du lieu sinon du seuil pour les habitants, l’incarnation de la dévotion (bhakti) pour les ascètes, et même le symbole de la force guerrière pour les lutteurs et autres sportifs avides de victoires ! Avec la vache et le serpent, le singe est l’un des trois animaux les plus sacrés de l’hindouisme. Des autels et surtout des statues sont dédiés à Hanuman, dans les temples comme au bord des routes, en effet le dieu et néanmoins primate à longue queue est réputé pour préserver des accidents de circulation. Cela dit, en Inde comme à Bali, les macaques en liberté peuvent se montrer voraces voire rapaces, en tout cas dangereux dans certains cas. Ainsi, à New Delhi, des habitants ont été attaqués par une armée de singes guère pacifiques causant au passage de nombreux dégâts. Shimaj Vij rapporte ces faits qui ne datent pas d’hier semble-t-il : « En octobre 2007, Sawinder Singh Bajwa, qui était alors le maire adjoint, a trouvé la mort en tombant de sa terrasse alors qu’il tentait de repousser des singes. Ironie du sort, lors de l’élection qu’il avait remportée peu de temps auparavant, la ‘menace des singes’ avait été un des principaux thèmes de campagne »… La protection des habitants sous les bons auspices du dieu-singe Hanuman, mentionnée plus haut, peut donc parfois s’avérer toute relative. En fait, trop de singes tuent tout simplement l’harmonie sociale au sein des groupes de primates. Et à New Delhi, les autorités ont été contraintes de « construire » des sortes de « prisons » rien que pour les singes trop guerriers dont les évasions d’ailleurs restent une spécialité pour beaucoup d’entre eux, sans doute injustement incarcérés… Mais l’enfermement, pour les animaux comme pour les humains, n’a jamais été une bonne solution, cela se saurait.

Extrait du site : http://www.baliautrement.com/dieu_hanuman.htm

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