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LE SINGE ET LA MYTHOLOGIE INDIENNE

Posté par othoharmonie le 28 avril 2015

 

 

 

La mythologie indienne fait des « entelles » (SINGE SACRE) les descendants du dieu-singe Hanuman. Bouddhistes et hindous les vénèrent et leur ouvrent leurs temples. Habitants du sous-continent indien, les entelles, singes sacrés, souffrent pourtant aujourd’hui des activités humaines.

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Les primates forment un groupe ancien de mammifères qui partagent leurs plus lointains ancêtres avec les insectivores. Les premiers primates vivaient sans doute à la fin de l’ère secondaire, il y a 70 millions d’années. Le plus ancien fossile connu présentant des caractères associés aux primates est Purgatorius unio,d’Amérique du Nord. C’était un petit animal arboricole et végétarien de la taille d’un rat. Après lui, on trouve des primates de la taille d’un écureuil ; ils ont une longue queue, et leurs quatre membres se terminent par cinq doigts dont un pouce opposable. À la fin de l’éocène, il y a environ 36 millions d’années, leurs descendants, les simiiformes (singes) sont déjà des primates modernes (leur crâne est mieux développé).

Les singes regroupent les singes du Nouveau Monde (platyrhiniens) et ceux de l’Ancien Monde (catarhiniens). Parmi ces derniers, la famille des cercopithécidés, à laquelle appartiennent les entelles, était déjà présente en Afrique au début du miocène, il y a une vingtaine de millions d’années, avec Prohylobates etVictoriapithecus, qui pesaient entre 5 et 25 kg selon les espèces et étaient probablement arboricoles.

La diversification de la famille des cercopithécidés en deux sous-familles bien différenciées est plus récente, puisqu’elle remonterait seulement à quelque 7 à 8 millions d’années. D’un côté, les cercopithécinés avec, entre autres, les cercopithèques, les macaques et les babouins actuels, tous relativement omnivores, qui sont restés très proches de leurs ancêtres de la fin du tertiaire ; de l’autre, les colobinés, qui regroupent les doucs, les nasiques, les entelles et les colobes africains. Ces derniers, tous presque exclusivement végétariens, sont très différents des premiers animaux de ce groupe qui comptait, au pliocène, Mesopithecusen Europe et au Moyen-Orient et Dolichopithecus en Europe.

Aujourd’hui, sur le sous-continent indien, des pentes de l’Himalaya à Sri Lanka, les entelles, ou singes sacrés (genre Semnopithecus), sont, comme les autres colobinés, menacés par la régression de la forêt tropicale.

 

Les entelles, dans l’ensemble, vivent plutôt en groupes mixtes ou en harems. Tout dépend, notamment, de leur densité, très variable, et de la richesse du milieu. Ainsi, dans des zones de prairies et de cultures, il arrive que l’on compte seulement trois animaux au km2, tandis que les forêts tropicales peuvent en héberger jusqu’à 130 au km2.

Si la densité d’entelles est relativement faible par rapport à la richesse de la forêt, les animaux vivent plutôt en groupes mixtes : plusieurs mâles cohabitent avec les femelles adultes accompagnées de leurs jeunes. Si la densité est proche du maximum possible, la structure sociale se modifie : certains mâles vivent seuls avec leur harem de femelles adultes et les jeunes de celles-ci, tandis que les autres mâles célibataires se regroupent en bandes.

Le domaine vital d’un groupe mixte peut varier de 0,05 à 13 km2, et celui d’une troupe de mâles de 7 à 22 km2.

Les entelles communs sont, de façon générale, paisibles et peu agressifs, par comparaison aux macaques habitant les mêmes forêts, surtout quand les densités ne sont pas trop élevées et les ressources, abondantes. Les troupes voisines ont alors souvent des domaines vitaux qui se chevauchent, et chacune n’en défend vraiment que le centre. Les disputes sont vocales, et des aboiements, brefs et sonores, permettent aux animaux de chaque groupe de se repérer et de respecter des distances raisonnables entre eux.


singe-et-la-demoneLorsque le chef d’une troupe est remplacé par un autre mâle issu de la communauté, le changement s’opère sans violence et le nouveau dominant ne chasse pas son prédécesseur du groupe.

En revanche, quand les densités sont plus fortes, les mâles qui vivent en harems sont régulièrement harcelés par des mâles célibataires désireux de prendre leur place. Les combats sont alors fréquents et, souvent, assez violents. Les célibataires peuvent se mettre à plusieurs pour évincer un chef de harem, puis ils poursuivent le combat entre eux jusqu’à ce que l’un d’eux s’impose comme dominant et s’approprie les femelles.

Celles-ci restent habituellement en dehors de ces conflits, mais, souvent, dans ces périodes de grand désordre, les jeunes se trouvent séparés de leur mère et en pâtissent. Quand les disputes se succèdent, le nombre des naissances décroît. Si les effectifs sont très denses, les comportements agressifs des mâles auront tendance à réduire la survie des jeunes, et donc à ralentir, voire à stopper la croissance de la population, ce qui, en retour, entraîne une diminution de l’agressivité.

 

L’entelle commun se nourrit, aussi bien à terre que dans les arbres, essentiellement de feuilles, qu’il trouve en abondance dans la forêt tropicale. Il doit avaler d’immenses quantités de ces feuilles difficiles à digérer pour compenser leur faible rendement énergétique. Grâce à son système digestif bien particulier, il peut même consommer des espèces végétales dangereuses, voire mortelles, pour d’autres singes. Ainsi, il mange en toute impunité les fruits de la noix vomique, Strychnos nusvomica, qui tueraient certainement un macaque rhésus. Il ne dédaigne pas non plus le calotropis, au latex tellement repoussant que même les insectes ne s’y attaquent pas. L’abondante sécrétion de ses glandes salivaires facilite la fermentation des aliments, dans la première partie de son estomac.

Outre des feuilles d’arbre – il choisit les plus tendres –, l’entelle se nourrit aussi de bourgeons, de petits rameaux, de fleurs et de fruits. On l’a vu également manger de la terre argileuse, des insectes, des galles d’insectes, des champignons, des gommes végétales, des racines et le cœur de certaines tiges. Pour ce qui est de l’eau, il en absorbe déjà une grande quantité dans ses aliments et boit, à l’occasion, dans des cavités naturelles sur les arbres où il se déplace.

Le groupe cherche surtout sa nourriture aux heures fraîches de la journée, tôt le matin ou tard l’après-midi. Au milieu du jour, les singes se reposent à l’ombre d’un arbre ou de rochers.

Tout au nord-ouest de l’aire de répartition de l’espèce, dans les hautes vallées du Cachemire, entre l’Inde et le Pakistan, les entelles communs vivent autour de 3 600 m d’altitude en été et ne descendent pas au-dessous de 2 000 m en hiver. Ils adaptent alors leur régime à une végétation qui n’est plus tellement tropicale. Ils se nourrissent des fruits et des feuilles du marronnier de l’Himalaya, de l’érable, du pin bleu et de l’if. En hiver, leur consommation de conifères augmente, sans doute plus par nécessité que par goût, et ils sont, alors, souvent obligés de passer pratiquement la journée entière à s’alimenter. Il n’y a que l’été, quand les journées sont plus chaudes, qu’ils peuvent se reposer en milieu de journée.

Là aussi, les singes descendent volontiers à terre et savent profiter de toutes les plantes disponibles, même s’ils apprécient surtout, au début de l’été, les fruits des ronces et des arbustes comme les viornes. Dans ces zones de montagne où les sources ne manquent pas, ils peuvent boire autant qu’ils le souhaitent, même s’ils supportent fort bien la sécheresse.

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LES SINGES DE L’INDE

Posté par othoharmonie le 28 avril 2015

 

 

Langur_in_NandankananLes langurs sacrés sont organisés en bandes qui peuvent parfois vivre en ville (l’animal étant considéré comme sacré en Inde, il n’est jamais inquiété par la présence humaine). Le mode de vie de ces singes reflète leur statut privilégié. Dans la ville de Jodhpur, quelque 2 100 langurs sauvages s’invitent régulièrement dans la société des hommes pour goûter leur denrées. Certains Hindous laissent ces animaux sacrés partager leur pique-nique ou se servir dans leurs jardins.

Cependant, le langur étant un compétiteur naturel du macaque rhésus, des langurs dressés sont aussi utilisés pour éloigner ces derniers des centres-villes de certaines régions d’Inde où leur surpopulation est problématique.

Dans la nature, il affectionne les habitats escarpés et couverts de végétation.

Le régime alimentaires des entelles est essentiellement composé de feuilles, de fleurs et de fruits. Leur estomac est pourvu de saccules permettant de détoxifier ce type de nourriture, contenant notamment des strychnines, des tanins et des alcaloïdes.

La femelle met bas un petit à la fois.

Le Semnopithèque entelle est une espèce de primate de la famille des Cercopithecidae qui vit dans le sous-continent indien. On l’appelle également Entelle d’HanumanEntelle des Indes (ou Entelle de l’Inde), Langur sacréLangur gris ou encore Houleman

 

Le corps peut atteindre 70 cm de long avec une queue de 100 cm.
Les petits naissent avec une fine fourrure foncée qui épaissit et revêt une couleur dorée tirant sur le gris.
Plus de la moitié de ces singes sont tués par des maladies, des prédateurs, ou lors d’infanticides – pratique courante lorsqu’un nouveau mâle prend la tête d’un groupe. Mais les survivants peuvent vivre près de quarante ans. L’espèce a été décrite pour la première fois en 1797 par le naturaliste français Louis Dufresne sous le nom de Simia entellus. Il s’agit d’un des spécimens ramené en France par l’expédition de La Pérouse.

C’est l’espèce type du genre Semnopithecus, créé en 1822 par Anselme Desmarest. Par la suite, ce genre a longtemps été inclus dans le genre Presbytis et l’entelle est également connu sous le synonyme Presbytis entellus.

Semnopithecus entellus comprenait sept sous-espèces avant que Colin Groves ne les élève au rang d’espèces à part entière en 2001

Des milliers de singes venus des forêts voisines ont envahi les rues de la ville d’Agra, dans l’Uttar Pradesh (nord-est de l’Inde). Les animaux s’introduisent dans les maisons à la recherche de nourriture, obligeant les habitants à se protéger avec des grilles. « Les gens sont retenus prisonniers dans leurs propres maisons », déplore ainsi un habitant. L’extension continue de la ville et la diminution des zones forestières expliquent cette cohabitation forcée.

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