UNE VIE DE SINGE

Posté par othoharmonie le 26 avril 2015

 

 220px-Pongo_pygmaeus_(orangutang)

 

« Au premier coup d’œil, on pourrait penser que les singes ont à peu près tous les mêmes habitudes, les mêmes occupations : manger, dormir, s’épouiller, se quereller à tout propos. Mais à y regarder de plus près, on découvre de subtiles différences entre les espèces, fussent-elles a priori très proches. Différences de mode de vie, différences de relations sociales, différences dans les habitudes alimentaires aussi bien que dans la vie sexuelle. C’est le propos de  ce documentaire qui suit, dans leurs activités ordinaires, quatre familles de primates : les babouins du Kenya, les magots au Maroc, les macaques du Japon et les orangs-outans de Bornéo. Il se propose de nous raconter leurs vies par le truchements de petites histoires enchâssées dans la grande histoire des singes. » ( SOURCE ARTE)

 

Image de prévisualisation YouTube

 

Documentaire animaux sauvages en entier

Dans les mythologies et les cosmogonies, le Singe occupe une place toute particulière et nombre de ses aspects symboliques sont récurrents d’une culture à l’autre. Dans la Roue de l’existence tibétaine, il symbolise la Conscience versatile, celle qui, liée au monde sensible, se disperse d’un objet à l’autre. Réputé être l’ancêtre des Tibétains, qui le considèrent comme un Bodhisattva, il est selon Si-Yeou-Ki, le fils du Ciel et de la Terre. Il accompagne donc Hiun-Tsang dans son voyage à la recherche des Livres saints du Bouddhisme. Il y apparaît comme le compagnon facétieux, magicien taoïste de grande envergure. Le Roi-Singe dans l’art extrême oriental évoque la sagesse, le détachement. C’est pourquoi les célèbres Singes du Jingoro, au temple de Nikko, sont représentés l’un se bouchant les oreilles, le second se cachant les yeux, le troisième se fermant la bouche. Une interprétation occulte plus ancienne tend à lire dans les trois sages de Jingoro la représentation d’un Singe créateur de toutes choses ici bas, conscient de l’illusion et de l’impermanence de la réalité. Singulièrement, cette croyance se retrouve dans le panthéon égyptien où le singe est le scribe savant, celui qui possède la connaissance de la réalité.

Il note la parole de Ptah, le dieu créateur, comme celle d’Anubis, qui pèse l’âme des morts. Il apparaît en Égypte comme la magicien suprême, artiste, ami des fleurs, des jardins, des fêtes, prestidigitateur puissant capable de lire les plus mystérieux hiéroglyphes. Il est donc l’animal psychopompe par excellence, reliant la Terre et le Ciel. Il y est représenté comme celui qui gouverne les heures, le maître du temps privilégié. Lors du voyage des morts de vie en vie, Champollion mentionne un singe vert accompagnant le Dieu Pooh, dans une portion de l’espace située entre la Terre et la Lune, lieu du séjour des âmes. Pooh y est représenté « accompagné du cynocéphale dont la posture indique le lever de la lune » (Champollion, Panthéon égyptien). Chez Fali du Nord Cameroun, le singe noir est un avatar du forgeron voleur de feu, devant ainsi par extension le magicien et maître de la technique. Indéniablement, le Singe est un initié. Chez les indiens Bororo, Levi-Strauss rapporte qu’il est le héros civilisateur, l’inventeur de la technique, le malin magicien qui masque ses pouvoirs et son intelligence rusée. Il convient de ne pas rire de lui car le Singe aura le dessus. Dionysiaque et priapique cache sa science et mesure son empire sur lui-même en permanence. Pour les Égyptiens de nouveau, le singe est un grand initié qui doit être évité dans l’autre monde où il pêche les âmes dans le réseau de ses filets. Un singulier singe vert apparaît dans de nombreux contes traditionnels africains, du Sénégal jusqu’en Afrique du Sud, et recueille les caractéristiques symboliques du magicien rusé : celui qui vit en lisière des forêts et connaît les secrets de la création du monde. Dans la mythologie hindoue, l’épopée de Râmayana fait du singe le sauveur de Dieu au moment du passage du « grand pont ». Rêver d’un singe est un appel en faveur d’un développement de la personne lié au mystère de la création à la puissance de la Nature.

UNE VIE DE SINGE dans SINGELe singe est un des 12 animaux illustrant les cycles du zodiaque chinois lié au calendrier chinois. On associe chacun des animaux de ce zodiaque à certains traits de personnalité.

L’art martial du singe prend exemple sur l’animal comme incarnant les qualités suivantes : adresse, agilité, ruse, souplesse. Ses techniques sont imprévisibles. Ses parades sont acrobatiques. Ses frappes sont très courtes et très rapides, dans les points vitaux. Les grimaces du singe y sont imitées. Aussi, il est utilisé pour stimuler le cœur, en travaillant sur l’amplitude et la vitesse.

Deux singes sont particulièrement importants dans la littérature asiatique :
Hanuman, l’allié de Rama dans le Ramayana, épopée indienne qui a de nombreuses variantes en Asie du Sud-Est ;
Sun Wukong, qui accompagne le moine chinois Xuanzang dans Le Voyage en Occident (Xiyouji) et a pu être influencé par le précédent. Le secret de la matière

Une Réponse à “UNE VIE DE SINGE”

  1. emy dit :

    Bonjour ! Etant passionnée et amoureuse des animaux , j’adore votre blog ! :)

    Dernière publication sur Chroniquedemy : Cher(es) lecteurs

Laisser un commentaire

 

Жихен - Tendresse Éternelle |
binsle120 |
Univers sans lisse |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les maux avec des mots
| Iz avance
| mbuello