LES SINGES EN CAPTIVITE

Posté par othoharmonie le 16 avril 2015

 

 

chaft-ketteÀ partir de la fin des années 1960, le maintien en captivité ou l’utilisation à des fins de recherche médicale de jeunes chimpanzés devinrent de plus en plus en plus contestés et légalement encadrés, tandis que les propriétaires privés se trouvèrent également pris au dépourvu quand leur « animal de compagnie » atteignait un âge adulte. Avec les dons de chimpanzés à des zoos ou leur confiscation, se posa alors le problème de la très difficile réadaptation de ces chimpanzés. Des tentatives de réintroduction dans la nature furent ainsi entreprises. La réacclimatation des chimpanzés à la vie sauvage est un travail de longue haleine ; en Gambie, elle se déroule en deux étapes. Les singes sont d’abord maintenus par petits groupes dans des cages spacieuses. Ils sont conduits deux fois par jour en forêt, où on doit tout leur apprendre : comment se nourrir, se défendre, et, pour les mères, comment élever leurs petits. À l’issue de cette première étape, les pensionnaires sont relâchés par groupes. En Gambie, cela a lieu sur des petites îles dépourvues de chimpanzés sauvages, pour éviter que les résidents n’attaquent les nouveaux venus. Ainsi, les chimpanzés apprennent petit à petit à retrouver un comportement normal, au contact les uns des autres. Actuellement, le Chimpanzee Rehabilitation Trust , fondé en 1969 par la chercheuse Stella Brewer Marsden (1951-2008) en Gambie, héberge 76 chimpanzés. L’opération est un succès, car, après une première naissance en 1975, les animaux s’y reproduisent régulièrement. Le seul défaut, c’est que ces opérations coûtent très cher. Pour trouver d’autres fonds que ceux donnés par des sociétés scientifiques ou de protection de la nature (WWF), le centre fait appel au parrainage de particuliers, qui représente aujourd’hui sa première source de revenus.

Outre l’expérience gambienne, il y a des centres de réinsertion en Ouganda, au Gabon et au Liberia. Le premier d’entre eux fut créé dès 1966, quand 17 chimpanzés originaires du zoo de Francfort ont été relâchés sur une petite île ougandaise du lac Victoria.

Le bonobo ayant été relativement mieux « épargné » que son cousin, il n’y avait jusque dans les années 1970 aucune zone protégée pour l’aider à se défendre. En 1970, le Parc national de la Salonga a été créé dans le bassin central du Congo. D’une superficie de 36 560 km², cette « réserve naturelle intégrale » est la plus grande étendue de forêt dense humide protégée d’Afrique et la seconde au monde après le Parc de Tummucamaque au Brésil. Elle a dû cependant être déclarée patrimoine naturel en danger par l’Unesco dès 1999, à la suite de la guerre civile, tandis que la mission d’évaluation, dépêchée sur place en 2007, s’est inquiétée des insuffisances des institutions locales et de l’autorité de gestion, l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, pour lutter contre le braconnage et surveiller un territoire d’une telle ampleur. Deux autres zones protégées ont été créées en 2006 : la Réserve de faune de Lomako-Yokolola et la Réserve naturelle de Tumba-Lediima, tandis que d’autres encore devraient voir le jour. Mais les espèces animales ne pourront y être protégées que si les populations sont sensibilisées à cette cause, ce que tente notamment de faire le sanctuaire Lola Ya Bonobo qui accueille 15 000 visiteurs par an, dont une moitié d’écoliers.

 

 

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