Les Perroquets des neiges

Posté par othoharmonie le 22 mars 2015

 

téléchargement (1)Dans l’imagerie populaire, les perroquets – notamment les aras – sont systématiquement associés à la forêt vierge profonde et mystérieuse. Il est vrai que les perroquets apprécient particulièrement ce type de milieu. Pour s’en convaincre, il suffit de considérer le nombre d’espèces présentes dans les pays où domine la forêt humide. Rien qu’au Brésil, en Colombie et au Venezuela, par exemple, on trouve respectivement 70, 49 et 48 espèces de ces oiseaux au bec crochu. Mais la répartition des perroquets et autres perruches est si étendue et les espèces si nombreuses qu’on en rencontre également dans toutes sortes d’autres milieux. On peut ainsi observer des perruches sauvages en pleine ville, qu’il s’agisse de perruches à croupion rouge , en Australie, ou de perruches à collier rose , en Inde. Certaines espèces fréquentent les milieux semi-désertiques, se déplaçant au gré des pluies pour trouver leur nourriture et nicher en toute hâte. C’est le cas de plusieurs petites perruches australiennes, comme la perruche à calotte bleue  ou la perruche à queue noire.

Enfin, contrairement à ce que l’on croit couramment, les perroquets ne réclament pas forcément un climat chaud. On peut même rencontrer certains d’entre eux dans des paysages neigeux, ce qui paraît un peu surprenant. Ainsi, le kéa , un gros perroquet, couleur bronze, vit entre 600 et 2 000 m dans les montagnes de Nouvelle-Zélande. Espèce vulnérable, il est protégé depuis 1970. De même, la perruche de Pennant  et le cacatoès à tête rouge sont deux espèces australiennes que l’on rencontre, entre autres, dans les Alpes australes.

Quant aux perroquets qui habitent les forêts, ils font parfois des incursions dans les champs. Il arrive aussi que les aras, de façon variable selon les espèces, s’aventurent à découvert pour gagner les plantations d’arbres fruitiers réalisées par l’homme. Ces invasions ne sont guère appréciées, même si le nombre restreint des perroquets qu’elles concernent n’entraîne pas, en général, de dommages importants. Mais en Australie, le cacatoès laboureur a été activement chassé en raison des dégâts qu’il causait aux cultures. L’interdiction de le chasser ou de l’empoisonner ainsi que l’extension des cultures a permis de reconstituer son effectif qui s’était fortement réduit.

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