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La Vie du ARAS

Posté par othoharmonie le 19 mars 2015

 

 

290px-Red-fronted_Macaw_Ara_rubrogenys_National_Aviary_2112pxLes aras sont sociables et grégaires. Ils vivent en couple ou en famille pendant la période de reproduction et d’élevage. Puis ils se regroupent en petites bandes d’une vingtaine d’oiseaux, qui se déplacent en suivant la fructification des arbres et regagnent, chaque soir, leur dortoir collectif. Mais, au sein de cette volée d’aras qui évoluent ensemble, on peut encore repérer les membres d’une même cellule familiale : les oiseaux volent groupés, se perchent côte à côte pour se reposer ou dormir, se becquettent doucement et se font l’un et l’autre leur toilette en utilisant uniquement leur bec. Cette sorte de rituel a pour fonction de maintenir la cohésion familiale et les liens conjugaux hors de la saison de reproduction.

Ni chef ni dispute

On n’observe pas de hiérarchie bien définie au sein de ces bandes d’aras et donc pas de « chef » dominant ses congénères. Toutefois, les jeunes perroquets, comme c’est souvent le cas chez les espèces présentant une organisation sociale comparable, cèdent le pas à leurs aînés sur les sites de nourrissage. Cette prééminence des adultes se justifie d’un point de vue biologique. Dans l’intérêt même de l’espèce, la priorité doit revenir aux oiseaux qui sont déjà aptes à se perpétuer et non à ceux qui devront encore échapper à bien des périls avant d’être capables de se reproduire à leur tour.

Lorsqu’ils ne sont pas occupés à nicher, les aras exploitent pour s’y nourrir un territoire étendu, qu’ils ne cherchent pas à défendre. Plusieurs bandes distinctes peuvent donc se retrouver sur les mêmes arbres pourvu que ceux-ci soient particulièrement abondants en fruits. On peut même trouver des rassemblements de plusieurs dizaines d’oiseaux, réunissant des espèces différentes, par exemple des aras macaos et des aras araraunas. Le fait que ces différents oiseaux ne cherchent pas à s’imposer sur un territoire déterminé s’explique par l’abondance du stock alimentaire végétal, qui supprime toute nécessité de compétition. Cela est particulièrement vrai dans les riches forêts tropicales et équatoriales fréquentées par les aras. Mais, si les divers groupes cohabitent, ils ont cependant tendance à ne pas se mélanger. Et les bandes s’isolent à nouveau les unes des autres dans la journée, dès que les oiseaux, repus, se reposent et, bien sûr, pour le repos nocturne.

Les querelles sont très rares entre congénères. Les aras n’ont, en effet, pas de véritables motifs de discorde : ils n’ont pas à se disputer la nourriture ni guère les femelles, puisque, une fois les couples formés, ceux-ci restent longtemps unis.

Un domicile fixe

Le rythme des activités quotidiennes obéit à une régularité marquée. Dès le lever du soleil, les groupes quittent le dortoir pour gagner les zones de nourrissage. Ils n’y reviennent ensuite qu’au coucher du soleil. Quand ils se déplacent, les aras ont, malgré leur grande taille, un vol rapide qu’ils effectuent sans escale avec des battements d’ailes réguliers et de faible amplitude. Lorsqu’ils font de longs trajets, ils passent au-dessus de la canopée, cette voûte végétale quasi continue formée par le sommet des grands arbres. Sur de plus courtes distances, il leur arrive aussi de voler au travers du feuillage ou, plus souvent, de profiter des trouées correspondant aux nombreux cours d’eau. Mais, en aucun cas, les aras ne s’éloignent de plus de 10 km de leur base afin de pouvoir revenir chaque soir dans leur dortoir, généralement fixe d’une année sur l’autre et toujours situé dans les frondaisons supérieures des arbres.

Lorsqu’ils se nourrissent, les perroquets demeurent silencieux pour ne pas attirer sur eux l’attention d’éventuels prédateurs. En revanche, s’ils perçoivent la proximité d’un danger, leur nature inquiète les pousse à manifester bruyamment leur angoisse. Les cris sonores, aigus et grinçants que poussent alors les premiers oiseaux alertés éveillent l’attention de leurs congénères et sont aussitôt repris en chœur par toute la troupe, qui manifeste ainsi sa cohésion face au péril, supposé ou réel. Il est possible que ces concerts discordants aient un effet dissuasif sur les prédateurs potentiels, désemparés par une telle cacophonie. Les aras sont généralement des animaux plutôt confiants et peu enclins à fuir, surtout dans les régions reculées, où l’homme n’exerce pas son influence.

Une compagne pour la vie

Les aras sont monogames et leur vie est placée sous le signe de la fidélité au sein du couple. Les liens entre les partenaires sont très forts et leur union dure plusieurs années, voire jusqu’à la disparition de l’un d’eux.

À l’approche de la saison de nidification, les petites bandes d’aras se dissocient. Les célibataires adultes s’apparient. Mais les modalités des parades nuptiales, comme beaucoup d’aspects de la reproduction des aras en liberté, sont encore mal connues, tant il est difficile d’approcher ces perroquets dans le milieu fermé qu’est la forêt tropicale.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLes couples anciens et ceux nouvellement formés s’isolent les uns des autres. Mâle et femelle se caressent, se becquettent et se font mutuellement des soins de toilette,  se grattant  la peau et  se lissant les plumes. Ces manifestations rituelles sont plus fréquentes et plus intenses pendant la période de reproduction, au cours de laquelle le mâle s’occupe, en outre, souvent de nourrir sa compagne.

Comme la majorité des perroquets, les aras nichent dans une cavité. Généralement, un trou d’arbre qui peut resservir d’une année sur l’autre. L’orifice choisi est habituellement situé en hauteur, à une vingtaine de mètres du sol. La femelle pond deux ou trois œufs blancs, directement sur des déchets de bois qui garnissent le fond de la cavité. Puis elle les couve pendant quatre à cinq semaines. Le mâle, qui ne la relaie que très rarement dans cette tâche, la nourrit durant toute cette période. Il transporte dans son jabot la nourriture qu’il destine à sa compagne, puis il la régurgite à son arrivée au nid.

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COMMUNICATION CHEZ LES PERRUCHES

Posté par othoharmonie le 19 mars 2015

 

 

 

 

290px-Budgie.two.750pixNos petites perruches sont des animaux grégaires et hautement expressifs. Encore faut-il réussir à les comprendre quand elles essayent de communiquer avec nous. Ce n’est pas toujours évident de percevoir et comprendre le message qu’elles essayent de vous véhiculer, volontairement ou non d’ailleurs. Il est donc par conséquent difficile d’y répondre. C’est pourquoi je vous offre à travers cet article les clés de la communication avec votre perruche. Nous allons voir les différents modes de communication et leur signification afin de proposer une réponse adaptée.

Les signaux de communication de votre perruche ou perroquet passent par les vocalisations (sons, cris, chants, dialecte). A travers les vocalisations il y a le verbal : c’est le langage articulé (mots arbitraires signifiants). Ce mode de communication est très minime pour le perroquet. Il y a également le paraverbal : cela renferme tout ce qui dépend de la voix (intonation) et qui s’exprime à partir des signes d’expression faits par la main, le visage ou les manières du corps en général. Cela est très important pour le perroquet qui est sensible à de nombreux indices paraverbaux, notamment expressifs, intonatifs, accentuels, et émotionnels. Puis il y a la communication à travers les gestes et les états émotifs, c’est ce qui prime chez le perroquet. C’est le non verbal : cela prend en compte les postures, les gestes, les mimiques. Ce sont les manifestations du corps, plus ou moins discrètes ou faites avec étalage (postures, gestes, mimiques, sourire, regard, contractions, tremblements, etc. Ce sont les éléments les plus importants pour les perroquets. Si le perroquet considère que nous sommes « fiables », il sera en confiance.

LA COMMUNICATION VERBALE (VOCALE)

La vocalisation est le mode de communication le plus efficace et compréhensible pour les humains. Mais il faut tout de même apporter une explication à chaque type de cris ou chant car la réponse que nous devons donner sera différente. Votre perruche EAM en particulier attendra de vous que vous compreniez sa communication, il est donc important de bien l’interpréter afin d’y répondre convenablement.

La capacité à crier est innée dès la naissance mais chaque oisillon possède un cri qui lui est propre, comme une signature vocale, que chaque oisillon a appris grâce à ses parents à émettre au besoin. Le chant lui relève d’une transmission culturelle. Les oiseaux s’approprient un langage et le communique à travers leurs vocalisations, qui relèvent des états émotifs, sentiments ressentis de ces oiseaux et qui sont propres au groupe social

Les appels (cris) de contact
Les perruches sont des oiseaux de proie, elles ont donc besoin de continuellement pouvoir s’observer les unes des autres et se localiser dans l’environnement afin d’anticiper sur l’arrivée d’un prédateur. Les vocalisations leurs permettent d’anticiper sur les évènements proches. Elles émettent des cris de contact afin de se rassurer sur le positionnement et les intentions de chacune. C’est une façon de se procurer un sentiment de sécurité, et vos perruches vous feront cela également en intérieur. Observez les s’appeler quand elles ne sont pas dans la même pièce ou quand elles ne peuvent s’observer. Quand elles sont ensemble, et que vous en avez plusieurs, elles jacassent, et parfois assez bruyamment, avec certains cris assez stridents facilement audibles. Ces comportements son innés (naturels) et ne doivent pas être inhibés par nous, parfois excédés par le bruit. Elles ont besoin de ses échanges pour atteindre un sentiment de sécurité et de bien être dans leur environnement. Essayer une expérience, vous mettre dans leur pièce à un ou à plusieurs et ne pas faire un seul bruit, à les regarder fixement. Vous serez ainsi de parfait prédateurs à leurs yeux, et elles deviendront silencieuses et alertes à tout mouvement. Refaites de même en parlant bruyamment dans la pièce avec vos amis, et constatez comme le niveau sonore va exploser, parce qu’elles augmenteront également le volume, et vous incluront comme proie et non prédateurs. Vous ne serez pour elles pas une menace et elles seront rassurées. Ne restez donc jamais silencieux à fixer vos perruches, soyez enjoué et bruyant, elles aimeront cela.

Description de cette image, également commentée ci-après
Gazouillis et bavardages
Ce mode de communication est quotidien et se fait pendant les activités habituelles de la perruche : durant le toilettage, le bain, le nourrissage, l’avant sieste, le levée du soleil, etc. Elles gazouillent entre elles mais également avec vous. Quand je prends une de mes perruches avec moi dans le salon, elle peut gazouiller avec mon épaule, mes cheveux ou ma boucle d’oreille pendant un bon petit moment. Les gazouillis sont assimilés aux interactions sociales et les renforcent. C’est un comportement naturel qu’il ne faut pas inhiber.


Les cris d’alerte et de panique

Il arrive parfois que nos perruches se mettent soudainement à crier, d’un cri assez désagréable, fort, aigüe voir une série de cris rapides assez alarmant. C’est souvent accompagné de signes corporels comme l’ébouriffement du plumage, dans le cadre d’une menace envers un congénère ou d’une frayeur. Lors d’une terreur nocturne par exemple, un congénère se met à crier et se jeter violemment contre les parois de la pièce, cela pouvant entrainer les congénère à faire de même, à crier et se blesser contre les murs. C’est pourquoi il est conseillé de laisser une faible veilleuse afin d’éviter cette frayeur collective qui peut existe la nuit. Ces cris d’alerte doivent rapidement vous interpeller, pour que vous veniez vérifier si aucun danger n’est présent et si tout est en ordre. Il ne faut pas les forcer à se taire car cela favoriserai le climat d’angoisse, il faut les laisser se calmer sous une faible lumière. Parfois, une perruche peut imiter un cri d’alerte pour vous tromper et s’amuser de votre vive réaction.

 

A voir sur le site http://www.perruche-perroquet.com  

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Quelques caractéristiques du Perroquet

Posté par othoharmonie le 19 mars 2015

 

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Son plumage aux couleurs éclatantes, son étonnante dextérité, son don d’imitation ont valu de tout temps au perroquet de fasciner les hommes. Les Indiens ont vu en lui le symbole de l’énergie solaire. La quête de ses plumes a entraîné les Incas au cœur de la jungle. Des collectionneurs paient des fortunes pour acquérir un de ces oiseaux exotiques… 

Les aras se nourrissent essentiellement des graines et des fruits qu’ils trouvent en abondance dans la forêt tropicale. Mais certains arbres semblent les attirer tout particulièrement. Le « sablier », par exemple. Sa sève est toxique (les Indiens l’utilisent pour empoisonner les cours d’eau, afin d’y ramasser ensuite les poissons tués), mais ses fruits comportent un grand nombre de coques bivalves qui, à maturité, éclatent avec un bruit sec, d’où le nom scientifique de l’arbre Hura crepitans, en libérant une graine dont se régalent les aras. Ces oiseaux apprécient aussi les fruits du Lecithys, sortes de grosses capsules à paroi épaisse, appelés « marmites de singe » ou « quatélés ». Lorsque ces fruits sont mûrs, ils s’ouvrent par un opercule circulaire situé au sommet, ce qui rend la graine accessible. Ils aiment aussi beaucoup les fruits juteux du spondias, appelés aussi « prunes d’Espagne » ou « mombins rouges ».

Un bec casse-noix

Grâce à leur bec bien spécifique, les aras et autres perroquets sont les seuls à pouvoir consommer certains fruits et graines particulièrement coriaces, tels que les fruits du bertholletia, connus sous le nom de « noix du Brésil » : leur coque brune triangulaire, extrêmement résistante, dissimule une amande très appréciée des aras.

La mandibule supérieure du bec, très développée et terminée en forme de crochet aigu, permet aux aras d’extraire les graines cachées dans des réceptacles profonds. Bien que nettement plus courte, leur mandibule inférieure est également importante et recourbée vers le haut. L’épaisseur conjuguée des deux fait du bec une pince robuste. Son action est encore renforcée par de puissants muscles solidement insérés sur l’os crânien. Chez de nombreux oiseaux, la mandibule supérieure est relativement mobile par rapport au crâne. Mais, chez les perroquets, cette mobilité est particulièrement importante du fait que la mandibule est reliée à l’os crânien par une sorte de charnière tendineuse. Elle peut ainsi, en basculant légèrement vers le bas, opérer à la manière d’un levier pour briser les coques les plus dures.

La langue vient compléter cet appareillage efficace. Très épaisse, fortement musclée et rugueuse, elle est en général terminée par une peau cornée qui la protège contre les aspérités des fruits secs. L’oiseau l’utilise pour tenir les aliments. Lorsqu’il veut décortiquer une graine, l’ara la coince fermement entre la langue et le dessous de la mandibule supérieure, puis il enlève l’écorce en actionnant les bords tranchants de la mandibule inférieure. Pour empêcher que la graine ne glisse, la face inférieure de la mandibule supérieure est, en outre, doublée d’une série de rainures transversales rappelant une râpe grossière. 

Le bec des perroquets leur sert aussi à se déplacer. Lorsqu’un ara veut gagner une branche voisine de celle où il se trouve, plutôt que de recourir au vol, il tend le cou, saisit du bec la branche convoitée puis il s’y accroche d’une patte. Ayant ainsi deux points d’appui sur la nouvelle branche, il opère un rétablissement au terme duquel, ayant assuré sa prise avec les doigts, il desserre enfin l’étreinte de ses mandibules. Parfois les perroquets se suspendent ainsi à un rameau, comme par jeu.

Pour se nourrir, les perroquets font aussi appel à leurs pattes. Celles-ci sont terminées par des doigts zygodactyles, c’est-à-dire opposés deux à deux, qui assurent une prise très puissante. Les perroquets se servent ainsi fréquemment d’une de leurs pattes comme d’une main pour porter la nourriture à leur bec. De tous les oiseaux, ce sont ceux qui font preuve de la plus grande dextérité. On a même constaté que, tout comme les humains, les perroquets pouvaient être droitiers ou gauchers. Ils ont souvent une préférence très marquée pour l’une des deux pattes. Cette préférence peut être identique pour tous les oiseaux d’une espèce donnée ou être variable selon les individus chez une autre espèce. Des études menées par M. McNeil et son équipe, en 1971, ont d’ailleurs montré que les os de la patte privilégiée étaient légèrement plus longs que ceux de l’autre patte. 

En broyant les graines qu’ils mangent, les perroquets les rendent impropres à la germination et jouent donc un rôle négatif pour le renouvellement du milieu végétal dans lequel ils vivent. En revanche, lorsqu’ils avalent tout rond un fruit charnu, les graines que celui-ci contient demeurent intactes et le résultat est différent. D’autant que certaines semences doivent impérativement transiter par le système digestif des oiseaux pour que se déclenche le processus germinatif. Il existe alors une symbiose entre la plante qui fournit l’aliment et l’oiseau qui rend possible sa germination. Bien qu’aucune étude précise n’ait mesuré l’impact des perroquets sur le milieu où ils vivent, on peut penser qu’ils participent à l’équilibre indispensable de la forêt tropicale.

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