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Se préparer à la mort d’un animal

Posté par othoharmonie le 1 février 2015

 

Accompagner l’animal et son gardien

La perte d’un être cher est toujours une épreuve difficile et délicate à passer pour nous les hommes.

téléchargement (5)Notre attachement est trop fort et nos croyances et limites mentales font de la mort une porte qui fait peur. Solitude à la clé pour celui qui reste. Abandon. Perte de repères émotionnels voire physiques. L’amour que nous portons à nos êtres chers, animaux comme humains, n’est souvent pas dénué d’intérêts, même si cela est délicat de se l’avouer. Cet amour, la présence de l’autre, nous porte en quelque sorte. Si l’autre disparaît, nous pleurons notre amour perdu, sa présence disparue et la partie de nous-même que l’autre comblait.

L’animal n’a pas d’attaches émotionnelles

L’animal ne semble pas avoir la même vision. Il n’a pas d’attaches émotionnelles. Il aime. Il aime naturellement et c’est un amour dénué d’intérêt personnel. Bien sûr, l’animal « domestique » attend de nous que nous lui apportions sécurité en assurant sa survivance, et une attention quotidienne. Mais son amour n’est pas entaché d’attachement et de dépendance spirituelle. C’est l’Amour absolu et universel qui n’est pas cause de souffrance.

Oui, nous voyons des éléphants honorer le corps d’un des membres de leur famille. L’homme y voit l’expression de la tristesse et du désespoir. Peut-être y a-t-il simplement accompagnement de son âme et rite sacré pour faciliter le Grand Passage. Le manque ne semble pas palpable, comme pour l’homme. Il y a une conscience supérieure du retour de l’âme de l’animal mourant au Grand Tout.

Vous me direz, nombreux sont les cas de dépression d’un chien ayant perdu son maître. Oui, c’est possible. Peut-être a-t-il tellement emmagasiné le substrat émotionnel de son gardien que son comportement intérieur s’en est imprégné. Peut-être encore que cette dépression n’est qu’une impression que les hommes ont de leur point de vue. Et si ce n’était que le point final de la vie du chien, le début de sa préparation à la mort car il a fini d’accomplir cette mission ? Il aura joué particulièrement à merveille son rôle d’aide, d’absorption, de régulation des énergies et des émotions de son compagnon humain, si bien que lorsque le maître effectue son passage, le corps du chien se rend car l’animal a fini sa mission.

N’avez-vous jamais remarqué que l’animal, qui sait sa mort approcher, est calme et détendu ? Beaucoup savent que les chats se cachent et se replient en eux-mêmes pour mourir. Ils meurent seuls car ils portent la paix en eux face à la mort. Et si certains animaux, dits de compagnie, préfèrent se rapprocher de leurs maîtres pour mourir ou attendre leur retour, on remarquera que souvent ils savaient que c’était nécessaire, non pour eux-mêmes, mais pour leur gardien. C’est à cette condition que le gardien pourra entamer un processus de deuil, c’est-à-dire de détachement : apprendre à vivre seul sans son ami et allié. Les animaux savent aussi que l’homme aura tendance à culpabiliser de n’avoir pas pu participer et être présent au moment de la mort de leur animal.

Nos animaux reflètent une partie de nous-même

Pourquoi avons-nous cette dépendance émotionnelle et spirituelle vis-à-vis de nos animaux ? Certes, ce sont nos amis intimes. Ils sont parfois seuls à nous connaître véritablement, à nous percer sans même que l’on ait à parler en raison de leurs facultés extrasensorielles naturelles. Et même des personnes peu convaincues des facultés médiumniques des animaux savent profondément et sincèrement que leurs animaux, eux, les comprennent. Oui, les animaux nous accompagnent mais bien plus que cela. Ils nous reflètent une partie de nous-mêmes, avec laquelle parfois on ne sait ou ne veut communiquer.

Ils posent un regard sur notre Intérieur et nous le révèlent.
Ce lien est bien plus alors que de l’amitié et de l’amour homme-animal. Il est une part de nous. Et lorsque nous « perdons » un animal, lorsque celui-ci meurt, nous perdons un accès à nous-même. L’homme a des difficultés à s’Aimer. Par le regard de son animal, il perçoit une partie de son Amour et de son Intérieur lumineux que l’animal lui reflète. Lorsque l’homme aura conscience de sa Beauté Divine et de son lien avec le Tout, l’animal n’aura plus alors ce rôle-ci d’accompagnant ; il pourra à nouveau retrouver sa place d’Égal pour cheminer avec l’homme qui aura retrouvé son instinct et son Amour total. Et c’est toute la Création (ou les Créations) qui pourra alors reprendre le chemin vers l’Unité. Pour ce faire, l’homme a plusieurs aides et guides dont les animaux, d’où ce sentiment d’abandon et de solitude tant marqué à la mort de son animal. images (12)Les animaux nous suivent, nous précèdent, nous guident, nous secourent et nous soulagent de nombre de maux qu’ils soient physiques, émotionnels ou spirituels.

Le meilleur cadeau que nous puissions leur faire

Se préparer à leur mort et l’accepter est le meilleur cadeau que nous puissions leur faire. S’accrocher à eux peut empêcher leur âme de prendre son envol de façon complète et sereine. Mais il ne faut pas culpabiliser de ne pas réussir à lâcher prise complètement ; nous sommes imparfaits et nous avons le droit aux expériences pour ensuite mieux être. Nous pouvons, par le biais de la communication animale, entrer en contact avec notre compagnon afin de préparer sa mort. C’est un cadeau inestimable qui peut, si ce n’est empêcher, du moins limiter les souffrances de part et d’autre.

Apportons un peu plus de sérénité et d’acceptation dans notre cœur au moment de la mort de notre animal, et nous lui offrons réconfort et paix. Quand on interroge un animal sur la mort, il n’a pas peur, il ne craint pas de perdre, peut-être même il n’a pas peur de souffrir car il n’y accorde pas la même attache : il arrive à vivre dans l’acceptation et l’ouverture totale au moment présent. L’animal sait aussi quand sa mort approche (on ne parle pas des accidents) et il s’y engage avec confiance.

L’homme, à quelques exceptions près, n’a pas forcément cette approche subtile de la mort, et il y raccorde souvent la souffrance, la douleur et la séparation et peut parfois même lutter et refuser le départ de son âme.

L’accompagnement avec la communication intuitive
Pour accompagner son animal dans la mort, et s’accompagner soi-même, il faudrait peut-être d’abord que l’homme pose un autre regard sur ce qu’est la mort : un passage d’un état à un autre pour un renouvellement et une évolution de la Vie. Ce qui ne veut pas dire qu’il faut se refuser à toute souffrance : accordons-nous la liberté d’éprouver de la tristesse, c’est humain, mais ne nous accrochons pas au désespoir. Ainsi, en limitant nos résistances, nous soulageons l’âme de l’animal de notre emprise, et elle peut alors effectuer son chemin en toute sérénité et légèreté.

La communication animale intuitive peut être un moyen fabuleux pour préparer ce moment qui est vécu par l’homme comme une séparation. L’animal peut aider directement son gardien, il sait faire passer les bons mots (si l’on peut dire car le communicateur traduit les ressentis qu’il accueille de l’animal) pour réconforter son ami, lui ramener en souvenir leur chemin parcouru et les moments partagés et surtout l’amour que l’animal lui portait. Il peut aussi montrer ce qu’il ressent vraiment, tant physiquement qu’intérieurement. Parfois l’homme a tendance à grossir la souffrance physique de son animal car il y greffe sa propre souffrance émotionnelle. L’animal saura traduire son état intérieur et ses sensations physiques justes. Ainsi, le communicateur animal peut aider le gardien à suivre l’état de son animal au cours d’une longue maladie, ou tout au long de sa vieillesse. Il est un trait d’union entre les deux. Il peut également faire passer des messages entre eux. Tout ceci dans le but d’un apaisement du gardien et de son animal.

L’euthanasie

Une des questions qui reviennent, et qui est source de beaucoup d’inquiétude pour les propriétaires, est celle de l’euthanasie.

Certains veulent euthanasier leur animal au moindre signe de souffrance. Il est à noter qu’une telle prise de décision et un passage à l’acte prématuré peut parfois gêner l’âme de l’animal à se dégager du corps. L’animal doit pouvoir faire un travail de préparation à sa mort. Il se peut que l’animal ne soit pas prêt à mourir. Ce n’est pas le bon moment, il n’a pas fini de goûter ce qu’il avait à vivre. Ou encore le propriétaire n’est au fond de lui pas prêt. Il est parfois préférable de retarder la décision d’euthanasie, et de se rapprocher d’un vétérinaire ou autre thérapeute afin de prendre en charge la douleur de l’animal. Si une décision d’euthanasie doit être prise, il faudrait de toute façon pouvoir en informer l’animal avant de façon à ce qu’il se prépare.

images (13)D’autres fois, la décision d’euthanasie est plus ou moins réclamée ou suggérée par l’animal. Cette vie-là est terminée, il souffre vraiment trop et, par un tel acte, c’est aussi un moyen offert au propriétaire de se libérer d’une partie de sa souffrance liée au deuil de son animal. L’euthanasie, lorsqu’elle est bien préparée et accomplie, est aussi apaisante pour l’animal que pour son gardien. Il semble qu’elle ait un rôle antalgique dans cette séparation, le propriétaire se déchargeant d’un peu de sa souffrance émotionnelle pendant l’acte vécu comme un rituel de passage.

Savoir quand euthanasier est une question que l’on peut directement poser à l’animal. Et c’est une question cruciale pour l’animal et son gardien. Par l’intermédiaire de la communication intuitive on peut suivre l’état de l’animal et aider à la prise de décision, alors que le propriétaire est le plus souvent démuni, submergé par ses émotions et plus toujours à même d’être à l’écoute de son animal de façon objective.

Un accompagnement dans la mort bien mené, grâce entre autre à la communication animale, apporte un soulagement immense à l’animal et son gardien, pour le plus grand bien des deux.

Lorsque la séparation s’est faite brutalement ou vécue de façon traumatisante pour l’un ou l’autre, il est possible avec la communication intuitive de rentrer en contact avec l’âme de l’animal défunt. L’animal peut ainsi apporter des réponses aux inquiétudes de son gardien, de même que le gardien peut faire passer des messages ou des marques d’amour. Cette entrée en contact après le décès de l’animal est un pur acte d’amour de l’animal pour son gardien et vice-versa. Elle apport réconfort et apaisement, et permet au propriétaire d’avoir des explications, par exemple par rapport à une mort incomprise, ou des événements passés, et va être d’un admirable secours dans le cas de deuils difficilement vécus par les gardiens.

Passage et huiles essentielles

On peut également conseiller une association de deux huiles essentielles aux personnes devant supporter un deuil, ou aux personnes devant accompagner une autre en fin de vie et soutenir son entourage dans cette nouvelle étape. Il s’agit du Nard de l’Himalaya et de la Rose de Damas. En massage ou en diffusion, ces deux huiles essentielles sont d’un grand secours pour préparer au deuil les gardiens, et les animaux par voie de conséquence.

Pourrions-nous envisager l’aide de la communication intuitive pour soutenir et entourer des personnes en fin de vie et leur entourage ? Je pense aux personnes âgées, accidentées ou handicapées, ayant perdu toute possibilité de communication « classique » avec leurs proches. Le communicateur pourrait alors transmettre des messages de part et d’autre, qui peuvent être essentiels à une belle mort et une belle continuation de tous dans la paix et l’amour.

Merci à tous les groupes d’âmes animales qui ont aidé à nous faire comprendre leur point de vue.

images (14)Laissons les animaux nous apprendre à vivre … et à mourir.

Message reçu des groupes d’Âmes Animales, le 10 août 2010 par

Florence Emmeline Lombardini

Ostéopathe animalière de formation vétérinaire, communicante animale, claire-sentante

Courriel : contact@terres-d-emeraude.net

Association Wakama Nagi – Esprit Animal : www.wakama-nagi.org

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Conscience animale et anthropomorphisme

Posté par othoharmonie le 1 février 2015

 

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Au vu des avancées scientifiques en éthologie, biologie, et tout ce qui aborde le comportement animal, il devient évident que la façon dont les animaux se comportent est cohérente avec le fait de les considérer comme conscients. L’attribution de la conscience à certains animaux fait partie du sens commun, et les tentatives visant à discréditer cette croyance se sont avérées dépourvues de justifications adéquates. 

Les animaux sont des individus sentiments - capables d’avoir des perceptions, des émotions, une volonté propre, et donc des désirs, des buts, des pensées et une vie mentale subjective -, et les raisons pour lesquelles ils se comportent comme ils le font peuvent être données en fonction de leurs croyances et de leurs désirs. 

« Il n’y a pas une stricte dichotomie entre les êtres humains et les animaux, une dichotomie impliquant l’attribution aux êtres humains d’une nature qui diffère en genre de celle de tous les autres animaux. On ne peut fonder cette croyance avec les considérations sur la biologie, la physiologie et l’anatomie humaines, puisqu’il n’y a rien dans les aspects de la nature humaine qui soit à la fois pertinent pour le fait que nous soyons conscients et humains d’une manière si unique ». La science nous a prouvé que la différence entre les animaux humains et les animaux non-humains était de degré, et non de genre (théorie de l’évolution, Darwin). 

Nous, passionnés du monde animal, qui bien souvent recueillons des individus sauvés (oiseaux, chiens, chats et rongeurs) chez nous, parlons des comportements et caractères de nos compagnons à plumes et à poils, de façon souvent jugée « anthropomorphique ». L’anthropomorphisme que nous abordons ici est la tendance à attribuer aux animaux des sentiments, des idées et des actes propres à l’espèce humaine. Mais aujourd’hui, est-ce toujours aussi pertinent de parler d’anthropomorphisme, au vu des progrès scientifiques sur la conscience animale ? 

Entre nous, nous comprenons « parfaitement le sens qu’il y a à dire qu’un chien est affamé, ou qu’une lionne est agacée par l’espièglerie excessive de son rejeton. Il est possible que le langage ordinaire (au sujet du comportement ou du caractère des animaux) ait besoin d’être corrigé ou amélioré. Cependant, il en va de même dans le cas des appels au sens commun et dans le cas des appels au langage ordinaire, et il consiste à fournir des raisons contraignantes pour lesquelles elles devraient être modifiées. Par exemple, si l’on pouvait montrer que parler comme nous le faisons ordinairement dans un contexte donné est un obstacle à une communication claire et efficace, alors peut-être devrions nous modifier ou remplacer la façon dont nous parlons ordinairement. 

Mais, notre façon de parler, qui attribue une vie mentale aux animaux, fait-elle obstacle à une communication claire et efficace ? Existe-t-il une façon de parler des animaux qui soit plus claire, plus circonspecte et moins « anthropomorphique » ? 

Il ne nous est guère possible ici de faire mieux que de rapporter les conclusions du psychologue D.O Hebb, qui a tenté pendant deux ans avec ses collaborateurs, au sein d’un projet impliquant des chimpanzés adultes au Laboratoire Yerkes de Biologie des primates, d’éviter « les descriptions anthropomorphiques dans l’étude du caractère ». 

« Une expérience protocolaire fut mise en place, écrit Hebb, en vue de fournir des enregistrements du comportement réel de chimpanzés adultes, et d’obtenir, à partir de ces enregistrements, une formulation objective des différences entre un animal en particulier et un autre ». « Lorsque nous dispensions des « descriptions anthropomorphiques », les résultats étaient plus qu’inutiles. La seule chose qui en ait résulté, continue Hebb, fut presque une série interminable d’actes spécifiques dans lesquels aucun ordre ou aucune signification ne pouvaient être prouvés ». 

Cependant, quand nous permettions les descriptions anthropomorphiques d’émotions et d’attitudes, « les particularités des animaux individuels pouvaient rapidement et facilement être décrites, et un nouveau venu dans l’équipe pouvait sans risque, avec ces informations, examiner les animaux comme il n’aurait jamais pu le faire autrement ». Commentant les conclusions de Hebb, le philosophe américain Gareth B. Matthews remarque que, une fois « libérés des scrupules méthodologiques, les membres de l’équipe constatèrent qu’ils pouvaient tomber d’accord assez facilement sur le fait qu’un animal était craintif, un autre nerveux et un troisième timide. Ils caractérisèrent naturellement l’un d’entre eux comme étant amical envers les êtres humains, bien qu’il s’emportât facilement, tout en constatant rapidement qu’un autre détestait les êtres humains, comme ils le disaient assez naturellement ». 

L’expérience de Hebb et de ses collègues indique qu’il n’y a rien à gagner, et beaucoup à perdre, à instituer, en lieu et place du langage mentaliste que nous utilisons ordinairement en parlant de nombreux animaux, un vocabulaire non mentaliste différent et supposément objectif. L’adéquation du langage ordinaire à cette tâche et l’échec du langage dépouillé des « descriptions anthropomorphiques » ne montrent pas en eux-mêmes que les animaux ont une vie mentale. Ce qu’ils montrent, c’est que nous avons aucune bonne raison de changer la façon dont nous parlons ordinairement de certains animaux au prétendu motif que parler ainsi ferait obstacle à une images (11)communication claire et efficace. En effet, c’est précisément l’inverse qui est vrai, si l’expérience de Hebb et de ses collègues peut servir d’illustration. Et, bien qu’il soit possible que le langage ordinaire ait besoin d’être corrigé,dans certains cas, le présent contexte n’est pas l’un d’entre eux ». 

Quand est-il des comportements de nos oiseaux, et de la manière dont nous les décrivons ? Je pense qu’aujourd’hui nous utilisons de manière abusive et désuète la notion d’anthropomorphisme (dans le sens où nous l’avons défini). La conscience et les émotions ne sont plus le propre de l’Homme comme nous avons longtemps pu le croire, il n’est donc pas incorrecte de faire certaines hypothèses au sujet des comportements de nos animaux. Finalement, il ne s’agit plus de prêter aux animaux des émotions humaines mais de savoir reconnaître, chez les animaux, les émotions qui leur sont propres.  

(Extraits de Les droits des animaux, de Tom Regan, 2013)

 

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