Les otaries et l’Homme

Posté par othoharmonie le 10 janvier 2015

Leur histoire a souvent été liée à celle des Hommes.

220px-Leucistic_Antarctic_Fur_SealL’otarie de Kerguelen a été énormément chassée pour sa fourrure aux xviiie et xixe siècles siècles par des chasseurs américains et anglais. Au début du xxe siècle, elle a été considérée comme commercialement éteinte et peut-être même complètement disparue. En fait, une petite population avait subsisté sur l’Île Bird en Géorgie du Sud. Cette colonie s’est développée rapidement au cours duxxe siècle. Les populations actuelles sur les autres îles de l’Antarctique sont soupçonnées provenir également de cette colonie.

Cette espèce est toujours protégée par les États dans les eaux desquels elle réside, l’Afrique du Sud et l’Australie, ainsi que par la Convention sur la protection des phoques de l’Antarctique entrée en vigueur en 1972. Elle figure également dans l’annexe 2 de la CITES. Toutefois, quelques gouvernements, comme le Royaume-Uni, pensent que certaines de ces protections doivent être levées en raison des dommages que cause cette otarie à des plantes antarctiques vulnérables.

L’otarie et l’homme, c’est une histoire à sens unique. Le seul intéressé, c’est l’homme.
 La chasse fut le rapport initial entre l’homme et l’otarie.
L’otarie à fourrure du nord a été une des sources principales de nourriture des autochtones de l’Alaska, mais aussi de Sibérie Très vite, les otaries furent chassées à plus grande échelle. Les Russes déplacèrent des populations aléoutes vers les îles Pribilof et ce fut rapidement un massacre.
Dès 1820, des mesures de protection furent décidées, mais peu suivies.
Quand les îles devinrent possession américaine, la tuerie ne s’arrêta pas pour autant. Ce n’est qu’en 1911, et sous la pression populaire, l’opinion étant sensibilisée par des auteurs connus de l’époque, comme Jack London et Rudyard Kipling, que cette espèce fut protégée. Entretemps, la population était passée de plusieurs millions à 150 000, une véritable hécatombe.
De nos jours, cette otarie se porte bien, et seuls les locaux ont le droit de prélever 1500 individus par an. L’histoire de cette espèce est pratiquement l’histoire de toutes les otaries, qui ont été chassées jusqu’à la limite de l’extinction puis protégées par les pays de leurs aires de population respectives.

 

Les otaries artistes de cirque
Les otaries sont faciles à dresser, elles répondent bien à la récompense, et leur dressage s’apparente plus à celui du chien qu’à celui des dauphins, ce qui est normal lorsqu’on considère ses relations de parenté. L’image classique de l’otarie jouant avec un ballon au bout de son museau vient surtout des premiers dressages de l’otarie de Californie. Mais depuis, beaucoup d’espèces ont été utilisées dans des spectacles, y compris le lion de mer de Steller, dont la taille impressionne toujours les spectateurs.

Il est normal que les capacités de nage de l’animal associées à la facilité de dressage inspirent de nouvelles utilisations.
Les otaries sont les pinnipèdes les plus utilisés par les armées, notamment américaines et russes, pour divers buts, comme déposer une bombe sous un navire ou récupérer un objet perdu. Elles sont plus simples à dresser que les dauphins. Les différentes armées parlent peu de ces expériences, mais il a été dévoilé que lors du crash d’un avion en 1976 près de Porto Rico, la bombe atomique qu’il transportait a été localisée et récupérée grâce à des otaries.

 Diverses cultures humaines ont représenté pinnipèdes depuis des millénaires. Les Celtes des îles Orcades et Hébrides croyaient auxselkie – des phoques qui pouvaient se changer en homme et marcher sur terre. Les phoques ont aussi une grande importance dans la culture des Inuits. Dans la mythologie inuite, Sedna est une déesse qui règne sur la mer et des animaux marins. Elle est dépeinte comme une sirène, parfois avec le bas du corps d’un phoque. Selon une légende, les phoques, les baleines et les autres mammifères marins ont été formés à partir de ses doigts sectionnés. Une des premières monnaies grecques antiques représentait la tête d’un phoque, et ces animaux ont été mentionnés par Homère et Aristote. Les Grecs croyaient que les phoques adoraient la mer et le soleil et ils les considéraient comme étant sous la protection des dieux Poséidon et Apollon. Le peuple Moche de l’ancien Pérou adorait la mer et ses animaux, et les otaries sont souvent représentées dans leur art. Dans la culture populaire moderne, les pinnipèdes sont souvent dépeints comme des figures comiques, en référence à leurs performances dans les zoos, les cirques et les parcs de mammifères marins.

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