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Origine et évolution du phoque

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2015

 

images (2)La campagne menée par les protecteurs de la nature pour faire cesser les tueries de ces attendrissants petits phoques aux yeux bruns et à la magnifique fourrure blanche a fait du phoque du Groenland l’un des animaux les plus populaires.

En l’absence de fossiles, il est difficile de déterminer exactement son origine. Selon toute probabilité, il descendrait de petits carnivores ressemblant à la belette ou au raton laveur actuels. Il aurait conquis le milieu marin à la fin de l’oligocène ou au début du miocène, il y a environ 30 millions d’années. S’il a quitté la terre pour l’océan, c’est sans doute pour échapper à certains prédateurs terrestres et pour tirer partie des ressources alimentaires apparues le long des côtes de l’Europe et de l’Amérique du Nord, avec la circulation de ce courant froid venant du fond des océans, qu’on a appelé l’« upwelling ».

Dû à un changement climatique brutal et de grande ampleur qui a eu lieu il y a 36 millions d’années, ce phénomène a provoqué un refroidissement général de la terre et des eaux océaniques et entraîné la prolifération de plancton, puis de poissons et enfin de mammifères marins – dont les phoques. On pense que ceux-ci sont originaires d’Europe, car c’est sur ce continent qu’au miocène inférieur vivait un petit carnivore mustélidé aux mœurs aquatiques, le Potamotherium. Longtemps rattaché aux loutres en raison d’une grande ressemblance morphologique avec ces mammifères, le Potamotherium n’a été considéré comme un ancêtre commun à tous les phoques que depuis les études du paléontologue américain R. Tedford.

Deux sous-familles – les phocinés et les monachinés – sont apparues, il y a environ 20 millions d’années et ont commencé leur grand voyage. Après avoir gagné l’Amérique du Nord, elles se sont dispersées, les phocinés allant vers le nord et les monachinés vers le sud. Passés dans le Pacifique avant l’émersion de l’isthme de Panamá, les monachinés gagnèrent les mers australes en longeant les côtes sud-américaines.

Les phocinés sont restés au contraire dans l’hémisphère Nord et ont donné naissance à de multiples espèces, toutes adaptées à la vie en eaux froides. Le phoque du Groenland, qui vit aujourd’hui au Canada, au Groenland, en Norvège ou en Russie est l’une des mieux connues.

Il y a encore peu de temps, le phoque était loin d’avoir atteint la popularité des dauphins et des otaries ou même celle des grandes baleines. Longtemps seul mal-aimé parmi les mammifères marins, il est devenu aujourd’hui une vedette grâce à la campagne menée en sa faveur par les écologistes et surtout par une star internationale, Brigitte Bardot.

Longtemps négligés par les chercheurs qui les trouvaient sans doute moins fascinants que les baleines ou que les dauphins, ces mammifères marins font aujourd’hui l’objet de nombreuses études. Des données importantes ont été accumulées au cours des années de chasse intensive. En outre, grâce à l’examen des cadavres en laboratoires, le phoque du Groenland est considéré comme l’espèce de phocidés la mieux connue du point de vue biologique : sa croissance, sa reproduction et son alimentation sont bien inventoriés. Certains chercheurs s’intéressent davantage à des espèces particulières : les éléphants de mer et les veaux marins sont étudiés à l’université de Santa Cruz, en Californiele phoque gris et le phoque commun à images (3)l’université d’Édimbourg, les phoques de l’Antarctique à Sydney, en Australie. En France, le L.E.M.M. (Laboratoire d’Étude des Mammifères Marins) d’Océanopolis-Brest mène des travaux sur la colonie de phoques gris de Bretagne et de l’archipel de Molène en particulier. Par ailleurs, le SEaOS (Southern Elephant Seals as Oceanographic Samplers) est un programme international et interdisciplinaire lancé dans le cadre de l’année polaire 2007-2008, destiné à mieux comprendre les interactions entre l’éléphant de mer austral et son environnement. Le suivi des populations à partir de balises Argos ou GPS, permet à la fois de mieux étudier le comportement de l’animal et de récolter des données océanographiques dans des zones difficiles d’accès. Les scientifiques cherchent aussi à déterminer dans quelle mesure la réduction de la banquise, due au réchauffement climatique, influe sur le mode de vie de cette espèce et pourrait être responsable du déclin actuel de ses effectifs..

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LE PHOQUE, Une mystérieuse boussole

Posté par othoharmonie le 2 janvier 2015

 

 

BBeGb79La plupart des phoques rejoignent leur zone d’alimentation dès la mi-juin. Seuls les jeunes nés dans l’année émigrent plus tard. Certains resteront même tout l’hiver à proximité du Groenland.

À les voir se déplacer par bandes plus ou moins nombreuses, ces phoques font penser à des troupes de marsouins. Mais le trajet suivi est incroyablement précis, si l’on songe à la distance parcourue : certains animaux peuvent couvrir plus de 5 000 km… Comment se dirigent-ils ? Cette question n’a pas été entièrement élucidée. L’œil du phoque est sans doute attiré par la couleur bleu-vert des eaux côtières, ce qui l’empêche de se perdre en haute mer. Mais comment peut-il garder son cap ? Sur ce point le phoque du Groenland conserve encore son secret. Diverses hypothèses ont été émises : le phoque serait guidé par les changements de température dus au mouvement des glaces, ou encore par le vent (c’est l’opinion du biologiste américain Sergeant). Norris, un autre chercheur, pense, lui, que l’animal suit tout simplement son instinct : les jeunes ne trouvent-ils pas leur route sans l’aide de phoques plus âgés ? Et n’arrive-t-il pas que de vieux mâles solitaires se remettent sur le bon chemin après un accident de parcours ?

Au cours des migrations saisonnières, les mauvaises rencontres ne manquent pas. De tous les prédateurs, l’homme est toutefois le plus redoutable. Les Canadiens et les Norvégiens sont les plus grands amateurs de phoques. Les Esquimaux et autres habitants de l’Arctique consomment la viande de cet animal et se servent de sa fourrure pour confectionner des vêtements.

En pleine mer, les phoques peuvent aussi être la proie des orques, redoutables prédateurs marins. Sur terre, ils sont plus à l’abri, car ils s’isolent du continent, préférant les glaces flottantes à la banquise. Ils évitent ainsi les attaques des ours polaires, friands de jeunes phoques.

La richesse exceptionnelle des eaux froides permet à toutes les espèces animales de survivre sans conflits entre les différentes espèces de phoques, ou entre ces dernières et d’autres cétacés comme la baleine, le bélouga et le narval. Si, dans l’Antarctique, le phoque-léopard de mer est capable de dévorer d’autres pinnipèdes, dans l’Arctique on ne trouve pas ce genre de super-prédateur. À l’exception peut-être du morse, qui, de temps à autre, n’hésite pas à s’attaquer à un jeune phoque du Groenland.

Selon une étude menée au Canada, les phoques auraient besoin pour subsister de 2 millions de tonnes d’aliments par an – dont 500 000 tonnes de capelans et 20 000 tonnes de harengs. Une concurrence redoutable pour les navires-usines de Russie ou du Japon. Les pêcheurs souhaiteraient donc voir diminuer le nombre de phoques, espérant ainsi que leurs pêches augmenteront… Mais c’est oublier que le phoque du Groenland fait partie d’un vaste système écologique. Diminuer le nombre de phoques donnerait lieu à une augmentation du nombre de grandes baleines, se nourrissant elles aussi de capelans et de krill, dont elles consomment d’énormes quantités. La diminution en krill des eaux arctiques empêcherait plusieurs populations de poissons – dépendantes de cette nourriture – de se développer. On voit bien, par ce schéma rapide, que la pyramide écologique de l’Arctique est trop fragile pour être encore ébranlée par l’homme.

 

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