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les phoques du grand nord

Posté par othoharmonie le 23 décembre 2014

 

téléchargement (2)Les pinnipèdes regroupent 15 espèces d’otaries (le morse inclus) et 18 espèces de phoques (incluant les éléphants de mer). Si nous nous cantonnons aux limites de l’Arctique tel que nous les avons définies plus haut, les espèces qui y vivent sont le phoque marbré, le phoque du Groenland, le phoque à capuchon, le phoque barbu, et occasionnellement le phoque veau marin. Les éléphants de mer qui se reproduisent en Californie viennent s’alimenter dans le détroit de Béring. Ils ne sont visibles qu’au large pendant leurs brèves périodes en surface.

Ces cinq espèces ont des modes de vie bien différents les unes des autres. Le morse, espèce bien distincte par son mode de vie et ses origines, nécessite un traitement particulier.

La femelle du phoque marbré creuse une tanière dans la neige accumulée contre une arrête de compression sur la banquise. En maintenant un puits d’accès à travers la banquise, elle rejoint la surface à l’intérieur de son antre où elle pourra donner naissance à son jeune.

Les phoques du Groenland et les phoques à capuchon ont une période de reproduction parfaitement dépendante du cycle de la banquise. Les naissances ont lieu sur la glace en dérive dans le golfe du St Laurent en février-mars. Chaque femelle donne naissance à un unique petit, blanc pour le phoque du Groenland, gris bleu chez l’espèce à capuchon.

Chez les phoques à capuchon la période d’allaitement est très courte, 3 jours et demi, et le jeune est abandonné sur la banquise. Pour les autres espèces l’allaitement dure en moyenne trois semaines.

Les phoques offrent tous les éléments nécessaires à la vie des hommes : la viande pour se nourrir, la peau pour s’habiller et couvrir les armatures des kayaks, les tendons pour coudre, au point que les ethnologues ont parlé d’une civilisation du phoque tant la vie des hommes était associée à cet animal. La peau solide du phoque barbu est utilisée pour faire les semelles de bottes et les fouets pour le traîneau.

La chasse aux phoques est toujours pratiquée par les Inuit. En général, ils les tirent au fusil sur la glace ou en mer depuis un bateau, ou les pêchent au filet sous la banquise. En avril, certains chasseurs pratiquent la chasse aux jeunes phoques marbrés. Dès qu’ils ont découvert une tanière sous la neige, ils l’effondrent et attrapent le blanchon à l’aide d’une gaffe.

L’abattage massif des jeunes phoques du Groenland au large de Terre-neuve et des îles de la Madeleine a soulevé l’opinion publique contre ce genre de chasse. Si cette exploitation était trop importante pour la population au point de mettre en péril, l’arrêt brutal du commerce des peaux de phoques en Europe et en Amérique du Nord a précipité les changements dans les modes de vie des Inuit. Privés d’une source de revenue non négligeable, les chasseurs ont en partie abandonné cette activité. Plus grave, la transmission de la connaissance de la banquise et des moyens de subsistance associés n’était plus motivée par mes mêmes besoins et donc moins pratiquée.

Le phoque marbré (Phoca hispida)

Mâle et femelle se ressemblent

Poids : entre 80 et 100 kg longueur maxi 1,6 m

Description : le plus petit phoque de l’arctique qui se caractérise par des oscelles noires sur un pelage gris argenté.

Répartition/population : cette espèce est présente partout à proximité des côtes

Le phoque du Groenland (Phoca groenlandica)

Mâle : poids 140 kg, longueur 1,9 m

Femelle : poids 130 kg, longueur 1,8 m

Répartition : Atlantique nord ouest, détroit de Davis, côtes sibériennes

Description : Mâle et femelle se ressemblent, ils exhibent sur le dos un grand V noir sur un pelage dans l’ensemble blanc crème.

Le phoque à capuchon (Cystophora cristata)

Mâle : poids 400 kg, longueur 3 malt=Description de cette image, également commentée ci-après

Femelle : poids 300 kg, longueur 2,4 m

Répartition : Atlantique nord ouest, détroit de Davis, nord de l’Islande, Svalbard

Description : les mâles sont plus massifs que les femelles, ils exhibent en période de reproduction une vessie nasale de couleur rouge ou gonfle leur trompe noire.

La coloration générale de l’espèce est argentée et marquée de grandes tâches noires.

Le phoque barbu (Erignathus barbatus)

Mâle et femelle : poids entre 270 et 360 kg, longueur entre 2,1 et 2,4 m

Description : les femelles sont en général plus grandes que les mâles.

La coloration est unie et assez variable allant du crème au marron foncé.

Les vibrisses proéminentes caractérisent l’espèce.

Répartition : Atlantique nord ouest, Svalbard, côtes sibériennes, détroit de Béring.

Le phoque veau marin (Phoca vitulina)

Mâle : poids 170 kg, longueur 1,9 m

Femelle : poids 130 kg, longueur 1,7 m

Description : Dans l’Arctique, le pelage gris sombre est marqué par de très nombreuses tâches noires.

Répartition : commun au nord de l’Europe, une petite population vit isolée dans l’ouest du Svalbard. Il est commun dans la baie d’Hudson et au sud du Groenland.

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Phoque du Groenland

Posté par othoharmonie le 23 décembre 2014

 

Loup marin, phoque à selle, loup marin coeur, brasseur

 téléchargement (1)

Harp seal, saddleback, bedlammer (GB), Foca de Groenlandia (E), Selhund (NOR)

Face noire chez l’adulte
Tache caractéristique en forme de harpe sur le dos et les flancs
Tête ronde et épaisse
Museau court et pointu
Membres antérieurs petits, pointus et légèrement anguleux

Il est présent dans l’océan Arctique et en Atlantique Nord-Ouest. En mer Blanche, en Norvège, dans le golfe du Saint-Laurent et dans le sud du Labrador.

En période estivale il fréquente la haute mer et les eaux côtières. En hiver on le retrouve sur les banquises pour la mise bas et la mue.

Le phoque du Groenland est un phoque de petite taille, il mesure en moyenne 1,60 m pour un poids de 130 kg. La face de l’adulte est noire. Il débute sa vie tout blanc. À l’issue de sa première mue, son dos est parsemé de taches plus ou moins foncées, jusqu’à l’apparition d’une tache caractéristique en forme de « harpe » ou de selle sur le dos et les flancs. Le reste du corps est gris blanchâtre et crème. Sa tête est ronde et épaisse, légèrement aplatie sur le dessus. Son museau est court et pointu, ses yeux sont rapprochés. Les membres antérieurs sont assez petits, ils sont légèrement pointus et anguleux. Ils sont dotésd’une courte rangée de doigts à fortes griffes sombres. Les vibrisses* sont longues et blanc crème.

Le phoque gris Halichoerus grypus : grande tête rectangulaire de cheval, museau relativement long, narines pratiquement parallèles. Il est gris sombre sur le dos, avec des taches irrégulières.

Le phoque commun Phoca vitulina : phoque de taille petite à moyenne. La face rappelle celle d’un chien, petites narines formant un V vues du dessus.

Le phoque à capuchon Cystophora cristata : le mâle possède une grande membrane nasale flexible ou « capuchon » qui s’étend des narines au front et qui double le volume apparent de la tête lorsqu’elle est gonflée, pelage blanchâtre ou gris argenté à taches noires irrégulières.

Le phoque barbu Erignathus barbatus : long corps épais, petite tête, longues vibrisses pâles très visibles, membres antérieurs rectangulaires.

Le phoque annelé Pusa hispida : nombreux anneaux pâles sur le dos. Le dessous du corps est pâle, le cou très court, le museau comprimé, grands yeux très proches orientés vers l’avant.

 

 Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides : 

Phoca groenlandica Erxleben, 1777
Pagophilus groenlandicus groenlandicus (Erxleben, 1777)
Pagophilus groenlandicus oceanicus (Lepechin, 1778)

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D’où vient le phoque

Posté par othoharmonie le 23 décembre 2014

 

290px-Erignathus_barbatus_1996-08-04Phoque est emprunt du latin phoca et du grec phôkê (φώκη) » signifiant veau marin. Le petit du phoque du Groenland est nommé le blanchon.

L’espèce la plus connue, qui a donné son nom à la famille, est le phoque commun. Un mâle de cette espèce mesure en moyenne 1,55 m avec un poids de 90 kg. Pour les femelles, la taille moyenne est de 1,45 m avec un poids de 70 kg. Il vit dans les eaux tempérées et subarctiques. En hiver, il vit principalement sur la banquise.

D’une longueur de 1 à 6 m, selon les espèces, les phoques ont le corps fusiforme. Leurs membres antérieurs, très courts, sont transformés en palettes natatoires. Les membres postérieurs qui ne peuvent se replier sous le ventre déterminent le mode de locomotion : à terre ou sur la glace, les phoques progressent par reptation en s’aidant de leurs deux membres antérieurs (alors que les autres pinnipèdes, otaries et morses, se servent de leurs quatre membres) faisant des pauses dans leur déplacement terrestre entre chaque phase de mouvement ; en mer, bons nageurs, ils se déplacent en godillant. Les phoques sont carnivores et leur alimentation se compose essentiellement de poissons côtiers. Visuellement, le phoque se différencie aisément de sa cousine l’otarie :

  • absence de pavillon au niveau de l’oreille, on note juste la présence du conduit auditif ;
  • la propulsion est assurée par les nageoires postérieures dans un mouvement similaire à celui de la grenouille, ou par un mouvement de godille ;
  • la direction est assurée par les nageoires antérieures ;
  • en dehors de l’eau, le corps ne peut se redresser sur ses nageoires pectorales, au contraire des otaries.

 

Les phoques antarctiques, sont représentés par le phoque de Weddell (Leptonychotes weddelli), qui vit en général en solitaire, mais se rassemble en masse sur les côtes rocheuses au moment de la reproduction ; le phoque crabier (Lobodon carcinophaga), dont les canines longues et minces servent moins à broyer les carapaces dures des petits crustacés dont il se nourrit qu’à filtrer l’eau pour retenir ces organismes flottants ; le léopard de mer (Hydrurga leptonyx), dont le poids peut atteindre 400 kg et qui doit son nom tant aux taches de sa fourrure qu’à sa férocité envers les manchots et les phoques d’autres espèces ; enfin, lephoque de Ross (Ommatophoca rossii), verdâtre sur le dos, rayé de jaune sur les flancs, qui broute les algues et ingère les invertébrés des fonds océaniques.

Les eystophorinés, ou phoques à crête, se caractérisent par un organe érectile, formant une sorte de trompe ou de crête, sur la tête des mâles. Les éléphants de mer du sud(Mirounga leonina), les plus grands et les plus puissants, en sont les spécimens les plus typiques. Alors qu’on les trouvait jadis sur toutes les côtes et les îles subantarctiques, ils ne subsistent plus, aujourd’hui, que sur les rivages de quelques îles (Saint-Paul, Kerguelen…), où ils forment, au moment de la reproduction, des harems populeux. Quant à leurs proches parents, les éléphants de mer du nord (Mirounga angustirostris), ils sont encore moins nombreux. Les mesures de protection qui ont été prises ont permis toutefois de faire remonter les effectifs de ces deux espèces. Les jeunes phoques à capuchon (Cystophora cristata), des régions circumpolaires, sont ainsi nommés en raison de la présence sur la tête d’une « casquette » qui peut se gonfler quand l’animal est excité.

enfin, sont des phoques arctiques. Le phoque marbré (Phoca hispida), ou phoque annelé, habitant des côtes situées à la périphérie de la calotte glaciaire arctique, vit en hiver sous la glace, dans laquelle il maintient une ouverture pour respirer. Il représentait autrefois la nourriture essentielle des peuplades côtières de l’Arctique. Le phoque barbu (Erignathus barbatus) est, après l’éléphant de mer, le plus grand des phoques (il peut dépasser 3,50 m de long). Cet animal a des mœurs semblables à celles de l’espèce précédente. Le phoque du Groenland, ou phoque à selle (Pagophilus groenlandicus), se distingue par les deux larges taches noires latérales qui convergent dorsalement au niveau de ses épaules. Récemment l’opinion internationale exprima son indignation à propos du massacre des nouveau-nés de cette espèce. Le phoque gris (Halichoerus grypus) vit sur les côtes de l’Atlantique Nord. Enfin, le phoque-veau marin, ou veau marin (Phoca vitulina), dont la couleur varie du grisâtre au gris-brun foncé, séjourne sur les plages de sable bordant les eaux peu profondes. Il vit dans le nord de l’Europe, au Canada et sur les côtes du Pacifique Nord.

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Bibliographie de phoques et otarie

Posté par othoharmonie le 23 décembre 2014

 

  1. Les phoques et la pêche en Mer Baltique , IFAW (International Fund for Animal Welfare), 5 pages.

http://www.i-voyages.net/baie-monterey/

LIVRE :  Phoquiers de la Désolation, P. Arnaud, J.Beurois, P.Couesnon, J.F.Le Mouël, Editions F.Jambois, 2007 

 Histoire des Mers Australes, R. Vianney, Fayard, 1986 

 Phoques, morses, otaries, B. Tollu, Le Rocher, 1986 
 Le Grand Défi des pôles, B. Imbert, Gallimard, 1987 

  1.  Définitions lexicographiques   et étymologiques  de « Otarie » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
  2. http://www.larousse.fr/encyclopedie/vie-sauvage/otarie_de_Californie/184871 
  3.  http://www.sudouest.fr/2012/07/12/rencontre-intime-avec-des-otaries-767390-1436.php 
  4.  http://abcnews.go.com/Blotter/navy-sea-lions-dolphins-find-mines/story?id=13693585 
  1. Parc zoologique d’Amnévilleimages (2)
  2. Zoo de Pont-ScorffMorbihan
  3. Seaquarium du Grau-du-Roi

 

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