Pour sauver les rhinocéros

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2014

290px-Woolly_rhino_nashornLes rhinocéros sont officiellement protégés par… un morceau de papier : l’Appendice I de la Convention de Washington CITES (Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora) qui interdit le commerce des produits dérivés du rhinocéros et d’autres espèces à risque. 

Pourtant, le commerce criminel continue, surtout en Chine, en Corée, à Taïwan et en Thaïlande. En effet, l’efficacité de la Convention CITES dépend exclusivement de la bonne volonté et des mesures adoptées par les états signataires.À part les soupçons de peu de fermeté, voire de connivence de certaines administrations, c’est un fait que les fonds, les ressources humaines et les instruments techniques à la disposition de la conservation des espèces naturelles à risque sont très réduits, surtout en Afrique. Parmi les techniques mises en oeuvre pour sauver les rhinocéros de l’extinction, outre le contrôle rapproché et les patrouilles anti-braconnage, on a tenté la coupe de la corne et le transfert dans des zones plus sûres. La coupe (avec une scie circulaire…) n’est pas efficace parce que les braconniers tuent l’animal pour les autres parties employées dans la magie et dans la médecine populaire, et surtout pour agacer les garde-chasses. En 1989, 58 rhinocéros indiens ont été foudroyés par les clôtures électrifiées qui devaient les protéger. Au Kenya, en revanche, il semble que le Tsavo Rhino Sanctuary à l’intérieur du Parc National de Tsavo, clôturé par une haie électrique à énergie solaire, ait du succès. 

Un programme de transfert en masse des derniers exemplaires de rhinocéros du Zimbabwe loin des confins dangereux avec la Zambie dans le parc de Matusadona et un programme de surveillance par télémétrie ont permis de sauver des centaines de survivants. Mais déplacer les rhinocéros n’est pas toujours conseillé, étant donné qu’ils sont très sensibles aux changements environnementaux et ils peuvent mourir de troubles intestinaux ou de déshydratation.Toutefois, au Népal des dizaines de rhinocéros ont été déplacés avec succès du Royal Chitwan National Park au Royal Bardia National Park proche. Les rhinocéros sont suivis à dos d’éléphant et, quand on en aperçoit un, il est immédiatement encerclé par des éléphants et frappé par une seringue anesthésiante. En Afrique, en revanche, on dit que pour faire bouger rapidement un rhinocéros il suffit de lui mordre la queue… 

À part les sauvetages in extremis, les superstitions et les traditions, le problème a un aspect économique qui peut aussi offrir une solution possible. L’Unesco et la CITES considèrent le safari comme un instrument écologique très important pour financer la conservation des espèces, en plus de la sauvegarde de la culture ancienne de la symbiose entre indigènes et animaux. Les chasseurs qui agissent sous le contrôle strict de ranger et de Professional Hunter, et payent en devise forte, empêchent le braconnage et créent du travail, tandis que l’interdiction totale de la chasse a toujours entraîné le massacre illégal des animaux. Le safari ne requiert pas d’investissements et rend beaucoup plus que le tourisme de masse qui pollue énormément en raison des véhicules circulants, du nombre de visiteurs, de la concentration, des infrastructures, des bâtiments et des moyens de transport. Mais surtout, le tourisme de masse déracine la culture traditionnelle et corrompt les valeurs de base qui sont le fondement même d’un safari africain authentique et sérieux. Et par personne, un seul chasseur autorisé crée plus de postes de travail et paye des chiffres quotidiens nettement supérieurs à un quelconque touriste. 

 » La chasse, affirme Peter Beard, aurait très bien pu continuer au Kenya aussi sans avoir la moindre incidence sur le patrimoine faunique, il s’agit d’utiliser les ressources naturelles avec intelligence et clairvoyance « . Au Kenya, la conversion des braconniers a eu du succès : capturés, réarmés et destinés au contrôle sélectif du gibier jusqu’à trois cents pièces par an (par rapport aux milliers braconnées), ils produisent de la viande alimentaire. Au Zimbabwe, les game farm produisent avec les safaris plus de viande par hectare que le bétail domestique, et avec de moindres conséquences pour le terrain, rendu stérile par le piétinement des sabots des vaches et des chèvres. Par ailleurs l’animal sauvage vit aussi pendant les périodes de sécheresse, s’abreuvant à des sources plus lointaines que le bétail d’élevage. 

Ces données de fait sont le fondement de l’utilisation durable de la faune et de la flore sauvage comme ressource économique alimentaire et pharmaceutique, adopté par de nombreuses organisations naturalistes. Que la chasse légale soit une solution réaliste ne doit pas scandaliser. 

Dans la verte Angleterre, relève The Economist, en 2004, la population de cerfs a atteint des niveaux jamais vus depuis la préhistoire, au détriment des bois et de différentes espèces d’oiseaux, et toutes les associations écologiques britanniques s’accordent pour dire que la solution est celle de la chasse contrôlée et sélective. 

L’approche la plus correcte doit donc souligner la grande valeur économique de la faune sauvage pour les habitants qui la considèrent depuis toujours comme un risque pour le bétail et les récoltes, et pour cela braconnent et vendent la viande, les peaux et les cornes aux receleurs pour quelques shillings. En Afrique du Sud, le commerce contrôlé de produits de rhinocéros (d’abattages sélectifs payants d’exemplaires stériles ou malades) est une voie possible : les communautés Rhinocéros empaillé vu de profil.indigènes sont encouragées à protéger le rhinocéros comme source de revenu. En effet, l’homme conserve seulement ce qui a une valeur concrète et immédiate. Si la faune ne procure pas un revenu aux indigènes, elle est détruite parce qu’elle abîme les récoltes, menace les élevageset représente… des tripes gratuites. 

Comme a dit un indigène de la Namibie  » Avant nous abattions nos animaux pour manger, maintenant nous faisons les courses avec l’argent que les gens nous donnent pour en prendre soin, et c’est moins fatiguant « . 

Extrait de : Le Rhinocéros – Histoires fantastiques et légendes authentiques en Français

 

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