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Notre Animal Totem de 2015 : L’Ours Polaire

Posté par othoharmonie le 30 décembre 2014

 

L’Ours Polaire est un mammifère qui vit dans le Grand Nord

images (6)- La Puissance conscientisée, intégrée et utilisée avec justesse

- L’Énergie Maternelle, la Protection/Sécurité

 - L’Hibernation : L’immobilité et l’Observation comme outils de transformation et/ou pour identifier notre ‘rêve’, notre intention.

- Le Froid comme élément pour aider à tempérer le déséquilibre avec l’élément ‘feu’ (agressivité, impulsivité, stress).

- L’Utilisation des ressources intérieures pour survivre, pour fonctionner de façon ‘optimale’. L’Abondance ‘en Soi’…

- Le Discernement

L’Ours Polaire évolue dans l’élément terre ET l’élément eau

- Le nouvel ancrage dans le corps, en passant par l’eau!

 L’Ours Polaire et le chien sont tous les deux en résonnance vibratoire avec la constellation de SIRIUS

- La juvénilité et le jeu

L’Ours Polaire nous offre l’opportunité de faire la paix avec NOTRE puissance qui s’exprimera de façon différente pour chacun d’entre nous, mais qui sera, nul doute, lumineuse. La présence de l’Ours Polaire est tellement maternelle (2e attribut chamanique) et enveloppante qu’elle nous permet d’apprivoiser l’espace vibratoire de notre puissance comme étant ‘bonne pour nous’ ET pour autrui.

Quel merveilleux cadeau! Notre puissance est un espace, un rayonnement, une force bienveillante qui nous permet de nous ancrer dans l’expérience de ce que nous sommes et de se sentir en sécurité en nous. Elle n’est pas synonyme d’agression. Lorsque bien ancrée et ressentie consciemment, la puissance rayonnante fait en sorte de désamorcer les conflits, avant même que nous puissions tomber dans la polarité attaque/défense. Prenez quelques instants pour contempler ceci…

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En 2015, si vous en faites le choix, les énergies chamaniques de l’Ours Polaire vous amèneront non seulement à conscientiser votre puissance, mais aussi à l’utiliser, concrètement dans votre vie quotidienne. La puissance dont nous parlons ici en est une qui DOIT être partagée et utilisée, de façon juste, pour être renouvelée.

Donc, l’Ours Polaire nous invite à l’action! Il y a un dicton en anglais qui s’applique très bien ici : « Use it or lose it »… ce qui veut dire que l’on perd ce que l’on n’utilise pas!

Dame Papillon de 2014 nous a amenés à une transmutation profonde (chacun dans nos  cocons, face à ce qui avait besoin d’être transformé), mais maintenant, le magnifique papillon qui virevolte est appelé à ANCRER le résultat de cette transformation oui, dans nos corps, mais aussi dans nos vies, avec autrui. Et c’est là la mission de l’Ours Polaire…

La venue de l’Ours Polaire nous invite donc à l’action juste, l’action adombrée de notre puissance essentielle (celle propre à l’essence de vie), conscientisée et bien intégrée. Mais examinons ceci de plus près, car je sais que, pour beaucoup d’entre nous, la puissance et l’action juste n’ont pas été quelque chose d’évident dans les dernières années comme si nous étions figés dans une forme d’attente virtuelle, sans directives claires. Effectivement, nous savions que le ‘vieux’ devait quitter, mais le nouveau tardait à se ‘présenter’ de façon concrète… La transformation s’est manifestée de façon souvent très chaotique, avec des avancés, des sensations de retards et même, de reculs. Comme nous avons été (et sommes encore) dans un grand mouvement de transmutations intérieures, parfois la guidance et souvent l’énergie pour ‘bouger à l’extérieur’ semblent ne pas avoir été au rendez-vous…

La présence de l’Ours Polaire comme Animale Totem 2015 nous annonce un changement à ce niveau, tel que mentionné plus haut, mais, avant d’y arriver, nous avons encore un petit bout à faire ‘à l’intérieur’ de nous … Ce ‘petit bout’ (qui durera quelques semaines ou plusieurs mois, dépendamment de vous) se manifestera à travers l’attribut chamanique partagé par tous les ours : l’hibernation. Je vais faire sourire plusieurs personnes ici : L’Ours Polaire vous donne la permission de vous reposer, d’hiberner avec la ‘conscience tranquille’, peu importe comment cela se manifeste pour vous (du simple ralentissement à l’immobilité totale). J’irais même jusqu’à dire que c’est une nécessité, pour être en alignement avec les énergies de l’année et surtout… pour votre plus grand bien!

L’attribut chamanique appelé ‘l’hibernation’, tel que proposé ici, est l’opportunité de prendre le(s) rêve(s)/but(s) qui commence à poindre dans votre conscience (suite à la transmutation effectuée avec Dame Papillon) et d’aller, symboliquement, dans votre antre intérieur pour vous familiariser avec et nourrir ce rêve/but, quel qu’il soit. L’hibernation est une sorte de sommeil conscient, de ralentissement délibéré dans lequel on donne la permission au corps, au mental de se déposer tout en restant présent, sans tension, à ce qui est en vous.

L’immobilisme et l’observation deviennent vos atouts pour progressivement accueillir puis laisser-aller les pensées, les histoires passées et les croyances qui remontent durant cette période.

Contemplez ce rêve, cette direction, le nourrir avant de ‘bouger à l’extérieur’ est la meilleure façon de vous assurer que ce mouvement sera, au moment opportun, porté par une puissance juste et bien ‘apprivoisée’!

Si vous êtes parmi les nombreuses personnes qui ne savent pas trop ce que vous désirez, quel est votre rêve ou votre nouvelle direction, l’hibernation est encore votre meilleur outil, car, à travers l’immobilisme et l’observation de vous-même (c’est-à-dire physiquement arrêter et laissez défiler les pensées qui vous habitent en mode d’observation, sans jugement), vous identifierez tôt ou tard ce qui résonne pour vous, ce vers quoi vous désirez aller ou laissez aller …

Comme prochain attribut chamanique, je vous dirais que la venue de l’Ours Polaire amène avec elle un certain ‘refroidissement’. En effet, notre ours habite le Grand Nord, contrairement à ses congénères qui vivent plus au sud. Oui, cela veut dire des températures plus froides (désolée pour ceux/celles qui aiment la chaleur) et cette baisse de température est commencée depuis plusieurs mois.

Mais, l’utilisation positive de cet attribut chamanique pourrait s’exprimer ainsi : l’élément ‘froid’ pour apaiser, refroidir l’élément feu qui est en déséquilibre actuellement, c’est-à-dire l’agressivité, l’impatience, l’impulsivité, le stress et l’inflammation (littéralement le corps en feu). Donc, le froid apporte un certain calme, un ralentissement, un recul AVANT la réaction, l’action… Pour ‘mieux’ bouger par la suite. Fascinant, non?

Nous avons encore un ‘moment’ à passer (différent pour chaque personne), avant de pouvoir sortir de notre antre, de notre caverne de repos/conscient, et, comme la maman Ours Polaire avec son petit, au printemps, amener nos projets/rêves dans le monde pour les agir/expérimenter en puissance. Souvenez-vous ici que la puissance décrite en est une à saveur très maternelle, sécurisante et protectrice… Donc, invariablement, les projets/rêves qui se présenteront à votre conscience seront baignés dans ces mêmes énergies!

Comme les oursons restent avec leur mère jusqu’à deux ans, vous pouvez aussi prévoir ce temps pour amener vos projets/rêves à pleine maturité…

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L’Ours Polaire nous enseigne à puiser nos ressources à l’intérieur, à reconnaître que la véritable source de l’abondance est là, en nous, et qu’elle ne nous ‘quitte’ jamais. Il nous enseigne aussi que, pour ‘bien vivre/survivre’ dans le monde physique, cette source d’énergie doit être gérée et organisée (comme l’Ours qui se ‘prépare’ à hiberner). L’Ours Polaire nous demande de changer notre relation à notre corps, d’identifier ce que nous percevons comme un manque, et de permettre que ce manque se transforme en plénitude. La compréhension à avoir ici est que l’Ours Polaire nous enseigne que TOUT est en nous et que, pour être mieux dans notre tête/notre corps, plus en santé, il est impératif de prendre conscience de cette Source d’Abondance (symbolisée par le BLANC de son pelage) et de re-balancer les déséquilibres. En d’autres termes, ce n’est pas le moment de négliger le corps physique au profit du mental ou d’idéaux spirituels qui ne sont pas ancrés… L’Ours Polaire nous invite à assumer nos ‘besoins’ avec force et tendresse, en prenant conscience que tout est ‘en nous’ et que l’extérieur est une réflexion de ceci… Si l’extérieur vous reflète le ‘manque’, c’est que vous n’avez pas encore fait cette connexion intérieure.

Sur un plan plus ‘pratico-pratique’ pour notre santé, 2015 sera l’année des huiles. En effet, parce que l’Ours Polaire se nourrit principalement de phoques et les huiles qu’il ingère sont absolument nécessaires à sa survie, son bien-être. Ceci suggère l’utilisation d’huile de poisson oui, mais pas exclusivement. Nous sommes invités à découvrir quelles huiles sont bénéfiques pour nous et à les utiliser. Cela inclut même les huiles essentielles!

Le prochain attribut qui retient notre attention avec la venue de l’Ours Polaire est le fait qu’il a les 4 pattes bien au sol et qu’il est aussi très à l’aise dans l’élément eau (d’où il tire une grande partie de sa nourriture). Nous quittons les énergies de l’air et de l’éther (Dame Papillon de 2014) pour ‘revenir’ sur terre et intégrer, dans nos corps et nos vies, ce qui a été transformé dans les autres dimensions… Et comme l’élément eau est bien présent, cela signifie que nous aurons à intégrer lesdits changements en tenant compte de nos corps émotionnels! L’accueil du monde émotionnel, dans le détachement et l’observation, demeure un puissant outil…

De plus, 2015 sera une année où il sera hautement bénéfique pour nous d’utiliser l’eau à des fins thérapeutiques. Que ce soit l’eau que l’on boit, l’eau du bain avec du sel d’Epsom, la baignade en mer ou les bains dans l’eau minéralisée (thalasso), cet élément est une clé très importante pour votre santé, votre bien-être. Et en 2015, l’ancrage de votre être se fera par l’eau et non pas par la terre… 

SOURCE : Caroline Leroux, Communicatrice Animale – Animal Totem 2015-  www.communication-animal.net

 

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UNE VIE DE PHOQUE

Posté par othoharmonie le 30 décembre 2014

 

290px-Erignathus_barbatus_1996-08-04Des journées entières dans l’eau glacée

Excellent nageur, le phoque du Groenland passe l’essentiel de son temps dans l’eau. Il y chasse, y voyage, s’y repose. Lorsque le ciel est dégagé, les femelles aiment, certes, monter sur la glace et prendre un bain de soleil. Mais, dès qu’arrivent le vent, le brouillard ou la neige, elles se réfugient aussitôt dans la mer.

Un nageur rapide

Tout dans la morphologie du phoque du Groenland indique une bonne adaptation à la vie aquatique : la ligne fusiforme du corps, l’extrémité pointue du museau et l’absence d’appendices externes – le phoque n’a pas de pavillon auriculaire et ses organes génitaux sont internes. Sa vitesse à la nage atteint 20 km/h.

Si ses membres antérieurs et postérieurs sont transformés en nageoires, le phoque a un train arrière qui rappelle son appartenance aux pinnipèdes, animaux amphibies. Cette classification est désormais obsolète mais certains auteurs conservent le nom de pinnipèdes pour désigner une super famille spécifique. Les phocidés sont ainsi classés dans le sous-ordre des caniformes et dans l’ordre des carnivores au même titre que neuf autres familles, dont les otaridés mais également les ursidés et les canidés. Dans l’eau, le phoque se propulse grâce aux mouvements coordonnés de ses nageoires postérieures et aux ondulations latérales de son corps. Ses nageoires antérieures lui servent, elles, surtout pour changer de direction. Lorsqu’il se repose dans l’eau, il adopte soit la position dite « en chandelle », soit celle horizontale dite « du crocodile » : les nageoires écartées assurent un équilibre stable, le museau, le dos et la queue affleurant à la surface.

Les phoques sont des mammifères amphibies au même titre que les otaries. La principale différence entre les deux réside dans la forme de leur train arrière. Les otaries ont gardé la possibilité de se déplacer « à 4 pattes » en se servant de leurs nageoires postérieures, qu’elles peuvent replier sous leur corps. Les phoques, beaucoup plus adaptés au milieu aquatique, ne se servent de leurs nageoires postérieures que pour nager. Celles-ci restent dans le prolongement du corps et ils doivent ramper quand ils se déplacent sur terre.

Un jeûne de 65 jours

alt=Description de cette image, également commentée ci-aprèsTrès actif, le phoque du Groenland consacre une partie importante de ses journées à chasser. Son régime alimentaire se compose essentiellement de poissons de surface (capelans, harengs), de céphalopodes (calmars), de crustacés (crevettes, crabes, homards) et accessoirement de poissons de fond (carrelets et morues). Mais ce régime varie beaucoup selon les saisons, les disponibilités locales, l’âge et le sexe de l’animal. C’est ainsi que les jeunes phoques juste sevrés et encore malhabiles dans l’eau restent en surface et se nourrissent, à la façon des baleines, de crustacés planctoniques ou de petits poissons comme les morues polaires. En outre, les quantités absorbées se réduisent considérablement lors des migrations de printemps et d’automne, ainsi que pendant la mue. Pour les femelles, la nourriture diminue durant la mise bas et l’allaitement. Plusieurs biologistes nord-américains, comme K. Ronald et D. Sergeant, ont estimé que, par an, un phoque consommait 800 kg de nourriture (presque 2 % de son poids par jour) et jeûnait environ 65 jours.

Les petites proies sont attrapées et avalées par succion ; les gros poissons sont ramenés à la surface, découpés en bouchées et avalés. Les phoques ne mâchent pas !

 

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Bébés phoques : Brigitte Bardot

Posté par othoharmonie le 30 décembre 2014

 

images (4)L’Union européenne fermera, en 2010, son marché aux importations de peaux et produits dérivés du phoque, une chasse jugée « répugnante » et « cruelle » par la Commission. Le Parlement européen a, en effet, définitivement adopté aujourd’hui un règlement en ce sens, par une écrasante majorité de 550 députés contre 49. Les eurodéputés ont eu droit à des images particulièrement violentes diffusées par les amis des phoques -un camion surmonté d’un écran géant à l’entrée du siège de Strasbourg- pour les convaincre du bien-fondé de cette interdiction… Une décision qui fait le grand bonheur de l’ancien « sex-symbol » des années 60 qui a, depuis, épousé la cause des pinnipèdes : « c’est une victoire sur la barbarie », s’est félicitée Brigitte Bardot. « Je suis très émue » par cette décision, « aboutissement d’un combat épuisant mené sans relâche depuis 30 ans ». Les États-Unis, depuis 1972, et le Mexique, depuis 2006, appliquent le même boycott.

Le Canada, premier exportateur mondial, a déjà menacé de porter plainte devant l’OMC, estimant qu’il pratique une chasse « sans cruauté et durable », il faut oser. Il faut cependant noter que si la chasse est cruelle, les phoques ne sont pas une espèce menacée : sur 16 millions de phoques de 30 espèces, 900.000 sont abattus chaque année à des fins commerciales, le Canada en tuant 300.000 à lui tout seul.

Seules exceptions à cet embargo, la vente « à des fins non lucratives » provenant de la chasse traditionnelle pratiquée par les Inuits. De même, l’abattage afin de « réguler » les colonies restera autorisé en Europe (Norvège, Suède, Ecosse), tout comme la vente sur-place des produits de ces phoques. Il faut bien voir que ce marché représente peu de chose dans les relations entre le Canada et l’Union : 4,2 millions d’euros sur les 25 milliards d’échange commerciaux. Les peaux servaient à fabriquer sacs, chapeaux et gants et le reste de l’animal fournissait viande, huile, organes et graisses utilisées dans les produits pharmaceutiques présentés comme suppléments d’acide gras oméga 3…

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2009/05/b%C3%A9b%C3%A9s-phoques-brigitte-bardot-vote-oui-%C3%A0-leurope-.html

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LA MENACE DES PHOQUES

Posté par othoharmonie le 30 décembre 2014

UN FORUM A VOTRE DISPOSITION sur La Vie Devant Soihttp://devantsoi.forumgratuit.org/

Si le premier combat mené par Brigitte Bardot vise la mise à mort des animaux en abattoirs (dès 1962), son combat contre le massacre des phoques au Canada est celui qui a eu le plus gros retentissement international.

images (3)Chasse cruelle

La chasse aux phoques est l’une des dernières chasses commerciales à utiliser un gourdin bien que le fusil soit aussi autorisé. Elle est encadrée par le règlement sur les mammifères marins qui stipule notamment que : « Quiconque frappe un phoque à l’aide d’un gourdin ou d’un hakapik doit le frapper sur le front jusqu’à ce que le crâne soit écrasé et vérifier manuellement que tel est le cas ou le soumettre à un test de réflexe de clignement  pour confirmer qu’il est mort avant de passer à l’abattage d’un autre phoque. »

S’il y a un clignement des yeux, le chasseur doit immédiatement frapper le front de l’animal jusqu’à ce que le crâne de l’animal soit écrasé et qu’un nouveau test de réflexe confirme la mort, de même, « il est interdit de commencer à écorcher ou à saigner un phoque avant d’avoir confirmé sa mort au moyen d’un test de réflexe de clignement »… Or, une équipe internationale de vétérinaires a déterminé (en 2005) que 42 % des cadavres de phoques qu’ils avaient examinés avaient été dépouillés de leur pelage alors qu’ils étaient encore vivants !

Image de prévisualisation YouTube

 

Chasse inutile

Il nous est parfois reproché de lutter contre la chasse aux phoques alors que c’est une pratique ancestrale permettant la survie des populations inuits. Or, nous avons toujours veillé à dissocier la chasse commerciale à la chasse traditionnelle pratiquée par les populations Inuits qui ne porte pas sur les bébés phoques et ne touche, effectivement, qu’un nombre limité d’adultes. Les intérêts de ces populations ne sont donc pas affectés par nos actions.

Les pêcheurs invoquent l’influence des phoques sur le déclin de la population de morue or les phoques mangent de multiples espèces de poissons dont certains sont, eux-mêmes, prédateurs des morues. En outre, il est très difficile d’estimer la quantité de poissons consommés par les phoques. Il est donc impossible de condamner le phoque comme destructeur des populations de morues.

Le corps d’un phoque est exploitable dans sa totalité : peau, huile et viande. Or on observe que les chasseurs dépècent les phoques sur place et laissent les corps sur la banquise. Le gouvernement admet cet état de fait et interdit la chasse dans le seul but de prélever un organe du phoque mais paradoxalement l’excuse en indiquant que les corps sont consommés par des détritivores marins (crustacés, oiseaux et poissons).

L’Europe sensible aux arguments de la Fondation Brigitte Bardot

En 2009, l’Union européenne adopte l’interdiction d’importer et de commercialiser les produits issus des phoques et otaries (l’ensemble des pinnipèdes).

Pour retrouver l’historique de cette victoire :

http://www.fondationbrigittebardot.fr/international/animaux-sauvages/phoques/le-combat-dune-vie

 

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Entre le phoque et l’otarie

Posté par othoharmonie le 28 décembre 2014

 

Le phoque et l’otarie sont tous deux des mammifères marins au corps fuselé, aux membres antérieurs développés en nageoires, à la tête ronde et aux grands yeux noirs. Leur vue est d’ailleurs adaptée à la vision dans l’eau comme sur terre.

phoque-otarie-gd

Pour différencier un phoque d’une otarie, il faut savoir que le phoque ne possède pas de pavillon au niveau de l’oreille. En dehors de l’eau, le corps de l’otarie peut se redresser sur les nageoires antérieures longues et puissantes, au contraire du phoque. Tandis que l’otarie marche et bondit à quatre pattes sur terre, ce qui lui permet une certaine aisance et rapidité de mouvement, le phoque rampe.

Les 2 animaux ont également dans l’eau une façon différente de se déplacer. Bien sûr ils nagent, mais le phoque se propulse grâce à ses nageoires postérieures dans un mouvement équivalent à celui de la grenouille ou par un mouvement ondulatoire. A l’inverse, l’otarie se sert de ses grandes nageoires pectorales comme d’avirons et de ses nageoires postérieures comme de gouvernail.

Enfin, à l’état sauvage, leur répartition géographique varie : on retrouve le phoque dans les eaux tempérées et subarctiques alors que l’otarie vit près des mers australes et Pacifique.

En proportions

On compte 18 espèces différentes de phoques. Le plus répandu, le phoque commun, mesure environ 1,55 m pour le mâle et 1,45 m pour la femelle et pour des poids respectifs de 90 et 70 kg. On compte 14 espèces d’otarie dont la plus imposante est l’otarie de Steller dont le mâle peut mesurer près de 3 m et peser 900 kg.

 

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le bébé phoque

Posté par othoharmonie le 28 décembre 2014

Le blanchon est le petit du phoque (loup-marin), également appelé « chiot » ou « veau ».

220px-Blanchon-idlm2006Le terme « blanchon » évoque l’épais pelage blanc qui sert au jeune phoque à se dissimuler sur la banquise ou les glaces marines les premiers mois de sa vie, où il demeure très vulnérable et dépendant. Le blanchon y est allaité pendant quelques semaines, jusqu’à ce qu’il se munisse d’un poil imperméable lui permettant de nager, coloré de différentes teintes de gris selon les espèces. Quand la mère chasse, le petit se retrouve régulièrement isolé sur la banquise, parfois pendant plusieurs heures. S’il sent une menace, il se fige dans l’espoir de passer inaperçu dans la neige – ce qui ne le protège en fait guère de l’excellent flair des ours polaires. S’il est attaqué par un prédateur ou un homme, la mère ne vient généralement pas le protéger, ce qui en fait une proie d’autant plus facile.

On appelle affectueusement les blanchons « bébés phoques », ces derniers jouissant d’un statut particulier dans l’opinion publique et les campagnes publicitaires animalistes.

La chasse facile et sanglante de cet animal vulnérable pour sa belle fourrure blanche a éveillé de nombreuses indignations, et plusieurs personnalités telles que Paul Mc Cartneyou en France Brigitte Bardot militent pour son interdiction. De très nombreuses pétitions ont été lancées à travers le monde, dont une en Russie qui a réuni 400000 signatures. En conséquence de ces engagements, la chasse au blanchon est interdite dans plusieurs pays, notamment au Québec depuis 1985 et au Canada depuis 1987. La Russie décrète l’interdiction de la chasse aux « phoques de moins d’un an » en 2009, puis l’interdiction du commerce des peaux de phoques. Le 25 octobre 2010, la Cour de Justice de l’Union européenne a décrété l’embargo européen des produits provenant de la chasse commerciale des phoques.

 

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Le phoque moine de Méditerranée

Posté par othoharmonie le 28 décembre 2014

 

 

DioramaMonachusPrésentation :

Le monachus monachus est aussi appelé phoque moine de Méditerranée. Il est de la famille des pinnipèdes, qui comprend les otaries, les morses et les phoques.

Le monachus monachus est sans nul doute, l’espèce la plus menacée de cette famille.

Localisation :

Autrefois, le monachus monachus peuplait toute la Méditerranée et une partie des côtes africaines.
Aujourd’hui, il n’y en aurait pas plus de 200 dans la Méditerranée. Il fait partie de l’une des 10 espèces les plus menacées au monde…

Menaces :

Plusieurs facteurs sont responsables de la diminution des phoques moines de Méditerranée et malheureusement, dans bien des cas, l’homme est responsable des misères que connaît ce sympathique animal.

  • La pollution de la mer Méditerranée est en constante augmentation ces dernières années et cause de véritables désastres dans les populations de phoques. Elle est responsable de maladies qui affaiblissent l’organisme des monachus monachus. 
  • L’omniprésence de l’homme et du tourisme sur les plages de Méditerranée a poussé le phoque à quitter son milieu naturel. En effet, ce timide animal ne supporte pas notre présence et l’agitation qu’elle amène. Les femelles ont ainsi cessé de mettre bas sur des plages, elles donnent désormais naissance au bord des falaises et dans des cavités rocheuses sous le niveau de la mer. Ces endroits sont trop dangereux pour les petits et les tempêtes font des ravages dans les portées de nouveaux-nés. 
  • La surpêche a aussi vidé la mer de ses poissons et a rendu les conditions de vie des monachus monachus difficiles durant certaines périodes de l’année. De plus, il arrive que des pêcheurs frappés par l’ignorance tuent gratuitement cet animal parce qu’il constituerait un rival néfaste pour la pêche, ce qui est absolument faux aux vues des populations de phoques moines restantes. 
  • Les filets de pêches causent aussi occasionnellement des morts…

 

Effort de conservation :

Quelques associations pour la protection des monachus œuvrent pour sauvegarder leurs dernières zones de reproduction connues. Elles procèdent à des comptages et des campagnes de communication pour sensibiliser les populations locales au sort des phoques. De plus, des zones de protections marines et côtières ont vu le jouren Grèce, en Turquie et en Mauritanie pour sauvegarder quelques individus parsemés…

Ce qu’il faudrait au monachus c’est un programme de protection regroupant l’ensemble des acteurs de Méditerranée. Ainsi qu’un programme de reproduction pour grossir les populations qui sont tombées à des seuils critiques. Les phoques pourraient disparaître en quelques années si une épidémie ou une catastrophe naturelle venait à les frapper.

Reproduction :

Chaque femelle donne naissance à un seul petit. Les portées arrivent entre avril et juillet au terme d’une gestation de 11 mois. A sa venue au monde, le petit phoque moine ne dépasse généralement pas le mètre de long mais il pèse déjà entre 10 et 20 kilos.
Il têtera sa mère pendant les deux premiers mois de sa vie et il ne lui faudra pas moins de deux semaines pour quadrupler son poids de naissance. Au bout de 5 ans, les jeunes monachus monachus atteindront leur majorité sexuelle.

En savoir plus :

alt=Description de cette image, également commentée ci-aprèsSa taille varie généralement de 2 à 3 mètres, de la nageoire à la tête et son poids est compris entre 200 et 310 kilos pour les plus gros spécimens.
Comme tous les phoques, il se nourrit principalement de poissons mais les crustacés, les poulpes, les langoustes, les homards, les seiches et occasionnellement les algues font aussi parties de son régime alimentaire. Il doit ingurgiter 15 kilos de nourriture chaque jour pour subvenir à ses besoins énergétiques.

Contrairement à ses congénères, ce phoque n’est pas friand des eaux froides du grand nord. Il préfère s’installer dans les climats tempérés où les eaux sont plus chaudes. On s’est aperçu qu’une partie de la population de phoques moines de Méditerranée a réussi l’exploit de traverser l’océan atlantique pour fonder une nouvelle colonie, le phoque moine des caraïbes. Puis, suite au canal de Panama, une nouvelle colonie à vue le jour sur les côtes hawaïennes. Mais c’était en des temps plus heureux pour les phoques moines. Aujourd’hui, pour les mêmes raisons que leurs cousins de Méditerranée, les phoques moines d’Hawaï sont en danger critique d’extinction. Il n’en resterait pas plus d’un millier. Et pour les monachus des caraïbes, la situation est désastreuse. L’espèce est aujourd’hui éteinte. Ce constat est tombé en 2008 après 5 années de recherche sans succès…

 

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Bébé phoque dans le port du Havre

Posté par othoharmonie le 27 décembre 2014

 

sampi-chene-port-le-havre-phoque-bebe-630x0Une bébé phoque avait été retrouvé dans le port du Havre le 14 juillet 2014. Même s’il va mieux, rien n’est gagné pour Sampi, toujours en convalescence à Allouville-Bellefosse.

Le 14 juillet 2014, des promeneurs avaient trouvé un bébé phoque dans le port du Havre. Très affaibli, il avait été pris en charge par l’association CHENE (Le Centre d’hébergement et d’études sur la nature et l’environnement, à Allouville-Bellefosse, association qui soigne, puis relâche tout animal sauvage en détresse). Sampi – c’est son nom – est encore en convalescence : rien n’est gagné.

Désormais dans la piscine, avec les autres

Le petit phoque apprend désormais à manger des poissons entiers, dans la piscine, indique un des soigneurs. Il a été placé en quarantaine pendant près de 3 semaines, et peut désormais s’intégrer au groupe des autres petits phoques (également abandonnés). L’entente est assez cordiale car les phoques sont habitués à vivre en colonie.

« Désormais, même si elle est encore très affaiblie, Sampi peut aller dans le bassin et manger seule. Avant, on lui donnait à manger, de la bouillie de poisson, seulement par intubation. Nous restons très vigilant, on ne sait jamais ce qu’il peut se passer, et la femelle reste fragile », précise le soigneur de Sampi. 

Le bébé phoque ne pèse aujourd’hui que 10kg, ce qui est peu pour un jeune âgé de 3 mois. Ses autres compagnons, également recueillis par l’association, sont plus dynamiques. Avant de repartir dans la Manche, le jeune phoque devra peser au moins 40 kg. Le grand départ est prévu pour septembre, si tout se passe bien.

http://www.dailymotion.com/video/x2335y9

Les phoques seront relâchés dans la Manche par groupe. Ils seront « bouclés », c’est-à-dire qu’ils porteront une boucle avec un numéro rappelant leur passage au CHENE. Un référencement qui permet de retrouver, des années plus tard, des anciens phoques, passés par le centre de soins.

http://www.76actu.fr/bebe-phoque-dans-le-port-du-havre-sampi-toujours-en-convalescence_87456/

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Un phoque dans la Seine

Posté par othoharmonie le 27 décembre 2014

 

Depuis une quinzaine de jours, un veau marin a posé ses valises à Tourville-la-Rivière, entre Elbeuf et Rouen. Des dizaines de témoins l’ont aperçu. Il ne serait pas seul…

La Seine, un camp de vacances pour veaux marins ? Depuis le début du mois d’août 2014, depuis le pont entre Oissel et Tourville-la-Rivière, près de Rouen, plusieurs témoins ont signalé la présence d’un « phoque commun », sur l’île Adam ou sur l’île aux Bœufs, dans la Seine.

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Le lundi 18 août, une habitante avait même réussi à photographier l’animal qui, farouche, avait tendance à plonger lorsqu’il apercevait des curieux. Nos collègues du Journal d’Elbeuf ont tout de même réussi à l’approcher pour une séance photos.

Il a traversé Rouen…

Habitués de la baie de Somme, occasionnellement visibles dans l’estuaire de la Seine (récemment, un bébé phoque a été retrouvé au Havre et pris en charge par une association), les phoques explorent régulièrement les fleuves. Un veau marin, dans la Seine, n’est donc pas une chose impossible. Mais le retrouver si loin de l’estuaire est rare. D’autant que pour arriver à Tourville-la-Rivière, il a dû traverser (incognito) Rouen…

Certains témoins font état d’un deuxième animal, plus petit mais aussi de couleur plus foncée, qui se trouverait aussi dans le même secteur.

http://www.normandie-actu.fr/

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Le Phoque gris

Posté par othoharmonie le 27 décembre 2014

 

290px-Halichoerus_grypus_He3Le phoque gris est un mammifère carnivore, de la famille des phocidés. Halichoerus grypus (phoque gris) est la seule espèce du genre Halichoerus. Le phoque gris et le veau marin sont les seules espèces de phoques qu’il est possible d’apercevoir sur certaines plages du Nord et du Nord-Ouest de la France.

Le phoque gris mâle peut atteindre une longueur de 4 m et une masse de 1/2 tonne tandis que la femelle atteint 2,2 m et 190 kg. Leur corps est trapu et fusiforme. Leurs yeux sont relativement petits par rapport au reste du corps. Les pattes sont palmées, larges, courtes et épaisses.

La coloration du phoque gris présente une variété de tons de gris avec un dimorphisme sexuel visible. Les mâles ont une fourrure à poils courts gris foncé presque noir parfois avec des taches plus claires, les femelles étant plus claires avec des taches foncées.

Le jeune, qui à la naissance mesure entre 90 et 105 cm et pèse de 11 à 20 kg, est couvert d’un fin pelage laineux blanc (lanugo), ce pourquoi on le nomme parfois «blanchon». Ce dernier grandira assez rapidement, gagnant de 1,2 à 2 kg par jour.

Certaines femelles atteignent la maturité sexuelle à 3 ans, mais la plupart ne l’atteindront qu’à leur cinquième année. Les mâles, eux, sont sexuellement matures entre 3 et 4 ans, mais s’accouplent rarement avant l’âge de 8 ans, en raison de la compétition pour les femelles. Une fois assez gros pour maintenir un harem en tenant les autres mâles à l’écart, le phoque gris s’accouple avec autant de femelles que possible. La période de reproduction varie selon les régions. Par exemple, sur les côtes de Grande-Bretagne, les accouplements ont lieu entre septembre et décembre, alors que sur les côtes canadiennes, c’est entre décembre et février que ces phoques procréent. Après une période de gestation durant généralement 11,3 mois, incluant la période dediapause du blastocyste), les femelles mettent bas sur la terre ferme ou sur la glace. Elles mettent au monde un petit, parfois deux. Les chiots sont allaités pendant trois semaines environ, à la suite desquelles ils perdent leur lanugo, fourrure douce et soyeuse de couleur crème.

Le phoque gris réside dans l’Atlantique Nord, dans les eaux subarctiques et tempérées froides. On le retrouve en Amérique du Nord, en Europe du Nord et en mer Baltique.

En Europe, les grandes colonies sont situées en Angleterre, en Irlande et en Écosse.

En France, il existe des petites colonies sur les côtes bretonnes et plus particulièrement sur l’archipel de Molène et l’archipel des Sept-Îles. Des phoques gris ont été observés dans la partie est de la Manche depuis une dizaine d’années et dans la zone sud du golfe de Gascogne. A l’intersection de la Manche et de la mer du Nord, autour du cap Gris-Nez, presque toutes les criques ont été occupées par au moins une femelle phoque à l’été 2009, notamment devant Audresselles. À la fin de l’été, certaines ont côtoyé et suivi de très près de nombreux baigneurs avec lesquels, en l’absence de mâle de leur espèce, certaines semblaient chercher à s’accoupler.

La présence du phoque gris est attestée en France depuis le xviiie siècle, mais il est probablement présent depuis des milliers d’années.

Cette espèce est également présente dans les eaux de côte est canadienne, où elle est assez commune.

Longtemps chassé par l’Homme pour sa fourrure et sa graisse, notamment au XIXe siècle, le phoque gris a disparu de nombreuses régions de son aire normale de répartition. Il est actuellement protégé par des réglementations nationales et internationales, mais continue à souffrir de prises involontaires, de braconnage (tir au fusil) et de la pollution (du fait de sa position dans le haut de la chaîne alimentaire, son organisme est particulièrement chargé en polluants marins).

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Le phoque appelé commun

Posté par othoharmonie le 25 décembre 2014

290px-Phoca_vitulina_heLe phoque commun  est un mammifère carnivore, de la famille des phocidés. Son espérance de vie peut atteindre 25 ans pour le mâle et 35 ans pour la femelle, avec des variations importantes selon les zones de vie et les sous-populations ou sous-espèces.

Ce terme de « veau marin » n’est réservé qu’à cette espèce de phoque, et ne doit pas être confondu avec « veau de mer » qui désigne aussi le requin taupe.

Quand l’eau monte, il adopte une position typique en « arc » ou « banane », tête et nageoires hors de l’eau, probablement pour diminuer la perte de calories des parties de son corps les moins protégées par la graisse.

Sous-espèces : source wikipedia

  • Phoca vitulina concolor, qui vit sur les côtes islandaises, de l’est du Groenland, et de l’est de l’Amérique du nord (du Canada jusqu’aux États-Unis).
  • Phoca vitulina mellonae, qui est une espèce des eaux douces des lacs et rivières du nord du Québec (péninsule d’Ungava) et de l’amont de la baie d’Hudson et de la baie James
  • Phoca vitulina richardii, qui vit devant le littoral du Pacifique en Amérique du nord (de l’Alaska au Mexique)
  • Phoca vitulina stejnegeri, qui fréquente les côte ouest de l’océan pacifique (îles Kouriles, Kamtchatka, Japon…).
  • Phoca vitulina vitulina, qui ne fréquente que les côtes européennes atlantiques, du Portugal à la mer de Barents au nord.
  • Phoca vitulina mellonae, qui est un des rare phoque d’eau douce. Il frequente des lacs du nord du Québec (lac des Loups Marins). La population est estimée à moins de 500 individus.

 

Taille : 80 cm à la naissance, jusqu’à 1,50 m à 1,80 m pour l’adulte (avec un poids de 60 à 120 kg) Pelage : du gris au brun-clair, plus ou moins tacheté. Tête : arrondie avec un net décrochement entre le front et le museau, et des narines en forme de « V ».

Rien n’échappe à un phoque veau marin, grâce à ses moustaches ou vibrisses. Celles-ci sortent de follicules, des cavités cellulaires contenant environ dix fois plus de terminaisons nerveuses que celles des moustaches d’un rat. Selon Wolf Hanke, spécialiste de biologie sensorielle à l’université de Rostock, les vibrisses des phoques se sont adaptées sur plus de 25 millions d’années pour parvenir à lire les moindres changements dans les mouvements de l’eau. Les phoques peuvent ainsi détecter les traces d’un objet dans l’eau calme, même trente secondes après son passage. Des tests ont révélé qu’ils distinguaient aussi des formes et des tailles à l’aide de ses seules moustaches.

Ce phoque autrefois comme son nom l’indique « commun » est encore présent sur les eaux littorales des océans de l’hémisphère nord (Atlantique et Pacifique). Il vit sur le plateau continental qu’il explore à marée haute à la recherche de poissons ou autres organismes qu’il consomme. Et il apprécie de se reposer à marée basse sur les bancs ou sur des parties émergées des estuaires. On le voit parfois dans les ports et quelques individus peuvent explorer l’amont de certains fleuves.

Le phoque commun et le phoque gris sont les deux espèces de phocidé qu’il est possible d’observer régulièrement sur certaines plages du nord et du nord-ouest de la France, dont la baie de Somme qui constitue sa principale zone de reproduction. En revanche, le phoque marbré n’est qu’accidentel dans ce pays. La population de phoque commun à la baie de Somme, visible à la pointe du Hourdel, s’est reconstituée suite à une phase de régression pour devenir la principale colonie de France. Elle regroupe aujourd’hui plus de 50 % de la population française.

Une colonie a en Colombie-Britannique, près de l’Alaska récemment acquis un nouveau comportement (assimilable à de la « surprédation ») en apprenant à utiliser l’éclairage nocturne pour mieux s’emparer des jeunes saumons qui descendent vers la mer.

Des dizaines de phoques se regroupent chaque printemps sous deux grands ponts(parallèles) qui enjambent la Puntledge River, près de la ville de Courtenay en Colombie-Britannique). Ils se positionnent dans le sens du courant, ventre en l’air, forment une barrière vivante et interceptent et avalent des milliers smolts (salmonidés juvéniles) lors de leur dévalaison de nuit vers la mer. Ils le font avec un taux de prédation très anormalement élevé, qui affecte la dynamique des populations de plusieurs espèces de salmonidés (La Puntledge River était historiquement l’une des zones les plus riches en saumon chinook de Colombie-Britannique, mais en 1995, seuls 208 chinook ont été comptés en dévalaison). On a tenté de perturber le comportement de ces phoques en posant en travers de la rivière une barrière mécanique maintenue par des flotteurs de lièges, cela a été un échec. On a aussi testé un dispositif d’effarouchement acoustique (pinger (halieutique)).

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Le fait d’éteindre l’éclairage du pont a été plus efficace que de poser une barrière mécanique pour limiter cette surprédation. Le dispositif acoustique a été encore plus efficace, mais il pourrait laisser des séquelles auditives aux phoques qui tenteraient de l’affronter, et on ignore s’il peut affecter d’autres espèces. Ce comportement innovant et de groupe est une conséquence inhabituelle du phénomène dit de pollution lumineuse, qu’on a également constaté chez certaines espèces de chauve-souris qui ont appris à profiter des lampadaires pour se nourrir plus facilement (au risque de transformer la zone en un « puits écologique » et de finir par manquer de nourriture, après avoir ainsi piégé et mangé la plupart des insectes nocturnes en âge de se reproduire dans les environs).

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Dangers, menaces pour les phoques

Posté par othoharmonie le 25 décembre 2014

 

Seal_huntingIls sont surtout exposés aux épidémies, aggravées par la pollution des mers (la graisse des phoques accumule de nombreux polluants, dont pesticides, PCB, dioxines, furanes et probablement d’autres toxiques et perturbateurs endocriniens). Comme l’ours blanc, ils souffrent de la fonte de la banquise due au réchauffement climatique et de certaines activités humaines (dont la chasse au phoque ou les tirs de régulation demandés par certains pêcheurs, ou illégalement pratiqués), qui perturbent en particulier la reproduction.
Enfin, un certain nombre de phoques meurent asphyxiés, après avoir été piégés dans des filets de pêche (dérivants ou non).

Les pêcheurs accusent localement les phoques de contribuer à diminuer la ressource halieutique, ce qui n’est pas scientifiquement fondé, au contraire puisque les phoques jouent un rôle sanitaire et mangent aussi des poissons prédateurs qui sans eux seront plus nombreux et mangeront les proies recherchées par les pêcheurs.

Le nombre de phoques moine de Méditerranée a diminué ces dernières années. Ils sont devenus très rares. Ils font partie des 6 espèces de mammifères marins les plus menacés au monde. Il n’en reste environ que 500. Le phoque moine souffre de la dégradation et de la perte de son habitat. La construction des hôtels et des habitations ainsi que le tourisme diminuent le nombre d’endroits où les phoques peuvent s’abriter. La pollution de la mer joue également un rôle : elle rend les phoques malades et ils deviennent plus faibles. À cause de la pêche excessive, les animaux trouvent moins de nourriture. Comme si cela ne suffisait pas, des phoques sont faits prisonnier, par accident, dans les filets des pêcheurs et ils s’y noient. Parfois, les pêcheurs tuent les phoques car ils les accusent de manger trop de poissons. 

Les débris marins (cordages, canettes, mégots, boîtes pour restauration-minute et une panoplie sans fin de débris jetés à la mer) s’accumulent dans nos mers et sur nos plages. La majorité de ces débris étant non biodégradables, ils restent dans l’environnement marin pendant des années. Un simple sac de plastique peut sembler inoffensif. Pourtant, il ne l’est pas, bien au contraire. En effet, un sac de plastique ou encore un ballon que l’on laisse s’échapper dans les airs représentent de grands dangers pour les animaux marins tels que les baleines, les phoques et les tortues de mer. Ces animaux peuvent confondre un sac de plastique avec une méduse (voir photo) et ainsi l’ingérer. Ce dernier se retrouve alors prisonnier de la paroi stomacale et l’animal peut mourir faute de pouvoir digérer normalement, car ces matériaux obstruent leurs intestins. Ce type d’incident est malheureusement très fréquent chez ces animaux. D’innombrables phoques, baleines et oiseaux se blessent ou meurent chaque année parce qu’ils s’enchevêtrent dans le matériel de pêche, les portes-canettes de plastique et autres déchets flottants.

alt=Description de cette image, également commentée ci-aprèsLes bruits occasionnés par le trafic maritime intense sont surtout présents de mai à octobre dans le Saint-Laurent, moment où la fréquentation de mammifères marins est à son maximum. Ces bruits d’origine anthropique sont susceptibles de causer des traumatismes importants aux mammifères marins, qu’ils soient temporaires ou permanents.
 
En ce qui a trait aux phoques, ils sont moins exposés au bruit sous-marin puisqu’ils passent une bonne partie de leur temps à l’extérieur de l’eau. Toutefois, ils sont affectés par la circulation maritime près des rives. Le bruit entendu sur terre peut masquer les appels des jeunes à leur mère ou encore faire fuir les individus à l’eau lors d’activités biologiques.

 

 

 

 

 

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La chasse aux phoques

Posté par othoharmonie le 25 décembre 2014

220px-Iglulik_Clothing_1999-07-18La chasse aux phoques est ancienne. Elle était notamment pratiquée par les Inuits dans la région arctique qui s’en sont servis pour maints usages en récupérant la viande, la fourrure, graisse (ou l’huile) et les os. La vocation de la chasse est toute autre aujourd’hui, les mœurs Inuits ayant d’ailleurs changé et la chasse commerciale et l’intérêt pour les peaux de phoques, qui sont d’une qualité unique, s’étant bien développés depuis leur avènement au xviiie siècle. La chasse de subsistance inuit semble bien tolérée, mais la chasse pour la fourrure ou la graisse est source de débats parfois vifs entre chasseurs et opposants à la chasse (parfois dits animalistes).

Largement répandue autrefois, en particulier pour la fourrure, la chasse aux phoques a été sujette à embargo jusqu’en 1995. Suite à l’augmentation de leur population, les phoques font à nouveau l’objet d’un commerce international avec quota annuel.

Les phoquiers utilisent diverses méthodes de chasse.

La principale méthode et qui est également développée sous la rubrique « Réglementation – Canada » consiste à asséner un fort coup sur la partie inférieure du cerveau du phoque. Les phoquiers s’aident d’un hakapik (gourdin) pour détruire cette partie du cerveau et tuer l’animal instantanément. Cette méthode est considérée comme rapide et sans souffrance pour l’animal. À la suite du coup, on considère l’animal comme cliniquement mort.

L’hakapik est un instrument régulièrement utilisé pour tuer les phoques. Il a la forme d’un long marteau et se compose de deux parties à son extrémité : le percuteur et le crochet. Lors du coup qui est donné sur la tête du phoque pour le tuer, c’est le percuteur qui est utilisé.

Après son décès, il se peut que le phoque bouge toujours, ce qui est appelé le « réflexe de nage / natatoire », donnant l’impression qu’il est toujours en vie. Ce réflexe, apparenté à des contractions musculaires désordonnées prouve que l’animal est bien mort cliniquement.

À titre d’exemple cette méthode ressemble fortement à l’abattage du bétail qui consiste à enfoncer une aiguille d’environ 5 cm dans le crâne de l’animal. Les conséquences sont les mêmes que pour le phoque, l’animal bouge sous l’effet des contractions musculaires jusqu’au saignage où l’animal est vidé de son sang et les contractions musculaires stoppent. Chez les animaux, ces étapes durent 1 minute, chez les phoques elles durent environ 15 secondes. À titre d’information, la marge d’erreur lors de l’abattage des animaux est d’environ 3,4 %, chez les phoques elle tourne environ autour des 2,4 %

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les phoques du grand nord

Posté par othoharmonie le 23 décembre 2014

 

téléchargement (2)Les pinnipèdes regroupent 15 espèces d’otaries (le morse inclus) et 18 espèces de phoques (incluant les éléphants de mer). Si nous nous cantonnons aux limites de l’Arctique tel que nous les avons définies plus haut, les espèces qui y vivent sont le phoque marbré, le phoque du Groenland, le phoque à capuchon, le phoque barbu, et occasionnellement le phoque veau marin. Les éléphants de mer qui se reproduisent en Californie viennent s’alimenter dans le détroit de Béring. Ils ne sont visibles qu’au large pendant leurs brèves périodes en surface.

Ces cinq espèces ont des modes de vie bien différents les unes des autres. Le morse, espèce bien distincte par son mode de vie et ses origines, nécessite un traitement particulier.

La femelle du phoque marbré creuse une tanière dans la neige accumulée contre une arrête de compression sur la banquise. En maintenant un puits d’accès à travers la banquise, elle rejoint la surface à l’intérieur de son antre où elle pourra donner naissance à son jeune.

Les phoques du Groenland et les phoques à capuchon ont une période de reproduction parfaitement dépendante du cycle de la banquise. Les naissances ont lieu sur la glace en dérive dans le golfe du St Laurent en février-mars. Chaque femelle donne naissance à un unique petit, blanc pour le phoque du Groenland, gris bleu chez l’espèce à capuchon.

Chez les phoques à capuchon la période d’allaitement est très courte, 3 jours et demi, et le jeune est abandonné sur la banquise. Pour les autres espèces l’allaitement dure en moyenne trois semaines.

Les phoques offrent tous les éléments nécessaires à la vie des hommes : la viande pour se nourrir, la peau pour s’habiller et couvrir les armatures des kayaks, les tendons pour coudre, au point que les ethnologues ont parlé d’une civilisation du phoque tant la vie des hommes était associée à cet animal. La peau solide du phoque barbu est utilisée pour faire les semelles de bottes et les fouets pour le traîneau.

La chasse aux phoques est toujours pratiquée par les Inuit. En général, ils les tirent au fusil sur la glace ou en mer depuis un bateau, ou les pêchent au filet sous la banquise. En avril, certains chasseurs pratiquent la chasse aux jeunes phoques marbrés. Dès qu’ils ont découvert une tanière sous la neige, ils l’effondrent et attrapent le blanchon à l’aide d’une gaffe.

L’abattage massif des jeunes phoques du Groenland au large de Terre-neuve et des îles de la Madeleine a soulevé l’opinion publique contre ce genre de chasse. Si cette exploitation était trop importante pour la population au point de mettre en péril, l’arrêt brutal du commerce des peaux de phoques en Europe et en Amérique du Nord a précipité les changements dans les modes de vie des Inuit. Privés d’une source de revenue non négligeable, les chasseurs ont en partie abandonné cette activité. Plus grave, la transmission de la connaissance de la banquise et des moyens de subsistance associés n’était plus motivée par mes mêmes besoins et donc moins pratiquée.

Le phoque marbré (Phoca hispida)

Mâle et femelle se ressemblent

Poids : entre 80 et 100 kg longueur maxi 1,6 m

Description : le plus petit phoque de l’arctique qui se caractérise par des oscelles noires sur un pelage gris argenté.

Répartition/population : cette espèce est présente partout à proximité des côtes

Le phoque du Groenland (Phoca groenlandica)

Mâle : poids 140 kg, longueur 1,9 m

Femelle : poids 130 kg, longueur 1,8 m

Répartition : Atlantique nord ouest, détroit de Davis, côtes sibériennes

Description : Mâle et femelle se ressemblent, ils exhibent sur le dos un grand V noir sur un pelage dans l’ensemble blanc crème.

Le phoque à capuchon (Cystophora cristata)

Mâle : poids 400 kg, longueur 3 malt=Description de cette image, également commentée ci-après

Femelle : poids 300 kg, longueur 2,4 m

Répartition : Atlantique nord ouest, détroit de Davis, nord de l’Islande, Svalbard

Description : les mâles sont plus massifs que les femelles, ils exhibent en période de reproduction une vessie nasale de couleur rouge ou gonfle leur trompe noire.

La coloration générale de l’espèce est argentée et marquée de grandes tâches noires.

Le phoque barbu (Erignathus barbatus)

Mâle et femelle : poids entre 270 et 360 kg, longueur entre 2,1 et 2,4 m

Description : les femelles sont en général plus grandes que les mâles.

La coloration est unie et assez variable allant du crème au marron foncé.

Les vibrisses proéminentes caractérisent l’espèce.

Répartition : Atlantique nord ouest, Svalbard, côtes sibériennes, détroit de Béring.

Le phoque veau marin (Phoca vitulina)

Mâle : poids 170 kg, longueur 1,9 m

Femelle : poids 130 kg, longueur 1,7 m

Description : Dans l’Arctique, le pelage gris sombre est marqué par de très nombreuses tâches noires.

Répartition : commun au nord de l’Europe, une petite population vit isolée dans l’ouest du Svalbard. Il est commun dans la baie d’Hudson et au sud du Groenland.

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Phoque du Groenland

Posté par othoharmonie le 23 décembre 2014

 

Loup marin, phoque à selle, loup marin coeur, brasseur

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Harp seal, saddleback, bedlammer (GB), Foca de Groenlandia (E), Selhund (NOR)

Face noire chez l’adulte
Tache caractéristique en forme de harpe sur le dos et les flancs
Tête ronde et épaisse
Museau court et pointu
Membres antérieurs petits, pointus et légèrement anguleux

Il est présent dans l’océan Arctique et en Atlantique Nord-Ouest. En mer Blanche, en Norvège, dans le golfe du Saint-Laurent et dans le sud du Labrador.

En période estivale il fréquente la haute mer et les eaux côtières. En hiver on le retrouve sur les banquises pour la mise bas et la mue.

Le phoque du Groenland est un phoque de petite taille, il mesure en moyenne 1,60 m pour un poids de 130 kg. La face de l’adulte est noire. Il débute sa vie tout blanc. À l’issue de sa première mue, son dos est parsemé de taches plus ou moins foncées, jusqu’à l’apparition d’une tache caractéristique en forme de « harpe » ou de selle sur le dos et les flancs. Le reste du corps est gris blanchâtre et crème. Sa tête est ronde et épaisse, légèrement aplatie sur le dessus. Son museau est court et pointu, ses yeux sont rapprochés. Les membres antérieurs sont assez petits, ils sont légèrement pointus et anguleux. Ils sont dotésd’une courte rangée de doigts à fortes griffes sombres. Les vibrisses* sont longues et blanc crème.

Le phoque gris Halichoerus grypus : grande tête rectangulaire de cheval, museau relativement long, narines pratiquement parallèles. Il est gris sombre sur le dos, avec des taches irrégulières.

Le phoque commun Phoca vitulina : phoque de taille petite à moyenne. La face rappelle celle d’un chien, petites narines formant un V vues du dessus.

Le phoque à capuchon Cystophora cristata : le mâle possède une grande membrane nasale flexible ou « capuchon » qui s’étend des narines au front et qui double le volume apparent de la tête lorsqu’elle est gonflée, pelage blanchâtre ou gris argenté à taches noires irrégulières.

Le phoque barbu Erignathus barbatus : long corps épais, petite tête, longues vibrisses pâles très visibles, membres antérieurs rectangulaires.

Le phoque annelé Pusa hispida : nombreux anneaux pâles sur le dos. Le dessous du corps est pâle, le cou très court, le museau comprimé, grands yeux très proches orientés vers l’avant.

 

 Autres noms scientifiques parfois utilisés, mais non valides : 

Phoca groenlandica Erxleben, 1777
Pagophilus groenlandicus groenlandicus (Erxleben, 1777)
Pagophilus groenlandicus oceanicus (Lepechin, 1778)

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D’où vient le phoque

Posté par othoharmonie le 23 décembre 2014

 

290px-Erignathus_barbatus_1996-08-04Phoque est emprunt du latin phoca et du grec phôkê (φώκη) » signifiant veau marin. Le petit du phoque du Groenland est nommé le blanchon.

L’espèce la plus connue, qui a donné son nom à la famille, est le phoque commun. Un mâle de cette espèce mesure en moyenne 1,55 m avec un poids de 90 kg. Pour les femelles, la taille moyenne est de 1,45 m avec un poids de 70 kg. Il vit dans les eaux tempérées et subarctiques. En hiver, il vit principalement sur la banquise.

D’une longueur de 1 à 6 m, selon les espèces, les phoques ont le corps fusiforme. Leurs membres antérieurs, très courts, sont transformés en palettes natatoires. Les membres postérieurs qui ne peuvent se replier sous le ventre déterminent le mode de locomotion : à terre ou sur la glace, les phoques progressent par reptation en s’aidant de leurs deux membres antérieurs (alors que les autres pinnipèdes, otaries et morses, se servent de leurs quatre membres) faisant des pauses dans leur déplacement terrestre entre chaque phase de mouvement ; en mer, bons nageurs, ils se déplacent en godillant. Les phoques sont carnivores et leur alimentation se compose essentiellement de poissons côtiers. Visuellement, le phoque se différencie aisément de sa cousine l’otarie :

  • absence de pavillon au niveau de l’oreille, on note juste la présence du conduit auditif ;
  • la propulsion est assurée par les nageoires postérieures dans un mouvement similaire à celui de la grenouille, ou par un mouvement de godille ;
  • la direction est assurée par les nageoires antérieures ;
  • en dehors de l’eau, le corps ne peut se redresser sur ses nageoires pectorales, au contraire des otaries.

 

Les phoques antarctiques, sont représentés par le phoque de Weddell (Leptonychotes weddelli), qui vit en général en solitaire, mais se rassemble en masse sur les côtes rocheuses au moment de la reproduction ; le phoque crabier (Lobodon carcinophaga), dont les canines longues et minces servent moins à broyer les carapaces dures des petits crustacés dont il se nourrit qu’à filtrer l’eau pour retenir ces organismes flottants ; le léopard de mer (Hydrurga leptonyx), dont le poids peut atteindre 400 kg et qui doit son nom tant aux taches de sa fourrure qu’à sa férocité envers les manchots et les phoques d’autres espèces ; enfin, lephoque de Ross (Ommatophoca rossii), verdâtre sur le dos, rayé de jaune sur les flancs, qui broute les algues et ingère les invertébrés des fonds océaniques.

Les eystophorinés, ou phoques à crête, se caractérisent par un organe érectile, formant une sorte de trompe ou de crête, sur la tête des mâles. Les éléphants de mer du sud(Mirounga leonina), les plus grands et les plus puissants, en sont les spécimens les plus typiques. Alors qu’on les trouvait jadis sur toutes les côtes et les îles subantarctiques, ils ne subsistent plus, aujourd’hui, que sur les rivages de quelques îles (Saint-Paul, Kerguelen…), où ils forment, au moment de la reproduction, des harems populeux. Quant à leurs proches parents, les éléphants de mer du nord (Mirounga angustirostris), ils sont encore moins nombreux. Les mesures de protection qui ont été prises ont permis toutefois de faire remonter les effectifs de ces deux espèces. Les jeunes phoques à capuchon (Cystophora cristata), des régions circumpolaires, sont ainsi nommés en raison de la présence sur la tête d’une « casquette » qui peut se gonfler quand l’animal est excité.

enfin, sont des phoques arctiques. Le phoque marbré (Phoca hispida), ou phoque annelé, habitant des côtes situées à la périphérie de la calotte glaciaire arctique, vit en hiver sous la glace, dans laquelle il maintient une ouverture pour respirer. Il représentait autrefois la nourriture essentielle des peuplades côtières de l’Arctique. Le phoque barbu (Erignathus barbatus) est, après l’éléphant de mer, le plus grand des phoques (il peut dépasser 3,50 m de long). Cet animal a des mœurs semblables à celles de l’espèce précédente. Le phoque du Groenland, ou phoque à selle (Pagophilus groenlandicus), se distingue par les deux larges taches noires latérales qui convergent dorsalement au niveau de ses épaules. Récemment l’opinion internationale exprima son indignation à propos du massacre des nouveau-nés de cette espèce. Le phoque gris (Halichoerus grypus) vit sur les côtes de l’Atlantique Nord. Enfin, le phoque-veau marin, ou veau marin (Phoca vitulina), dont la couleur varie du grisâtre au gris-brun foncé, séjourne sur les plages de sable bordant les eaux peu profondes. Il vit dans le nord de l’Europe, au Canada et sur les côtes du Pacifique Nord.

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Bibliographie de phoques et otarie

Posté par othoharmonie le 23 décembre 2014

 

  1. Les phoques et la pêche en Mer Baltique , IFAW (International Fund for Animal Welfare), 5 pages.

http://www.i-voyages.net/baie-monterey/

LIVRE :  Phoquiers de la Désolation, P. Arnaud, J.Beurois, P.Couesnon, J.F.Le Mouël, Editions F.Jambois, 2007 

 Histoire des Mers Australes, R. Vianney, Fayard, 1986 

 Phoques, morses, otaries, B. Tollu, Le Rocher, 1986 
 Le Grand Défi des pôles, B. Imbert, Gallimard, 1987 

  1.  Définitions lexicographiques   et étymologiques  de « Otarie » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
  2. http://www.larousse.fr/encyclopedie/vie-sauvage/otarie_de_Californie/184871 
  3.  http://www.sudouest.fr/2012/07/12/rencontre-intime-avec-des-otaries-767390-1436.php 
  4.  http://abcnews.go.com/Blotter/navy-sea-lions-dolphins-find-mines/story?id=13693585 
  1. Parc zoologique d’Amnévilleimages (2)
  2. Zoo de Pont-ScorffMorbihan
  3. Seaquarium du Grau-du-Roi

 

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La colère du rhinocéros

Posté par othoharmonie le 21 décembre 2014

 

 

 téléchargementChristophe Ghislain, Belfond, 2010.

La colère du rhinocéros est une sorte de phénomène : paru il y a deux ans et demi chez Belfond, ce premier roman du Liégeois Christophe Ghislain a récolté 6 prix littéraires, dont le Prix de la première œuvre de la Fédération Wallonie-Bruxelles 2011 et l’important Prix Jean Muno 2012 décerné tous les deux ans par le Centre culturel du Brabant wallon. C’est dire si le roman a détonné, surpris, emballé. Moi-même, après avoir mis un certain temps à adhérer au récit, je me suis fait littéralement scotcher à ce climat si spécial – et pour mon plus grand plaisir.

Un roman comme un western décalé dans une improbable Belgique, sorte de surréaliste Far-West. Un roman à trois narrateurs, aux chapitres nerveux, au style très visuel pas si éloigné du road-movie. Et tous les topiques du western s’y trouvent : les plaines brûlées, la maison close, le shérif pas net et lâche, l’Indien sauvage et solitaire, la jeune fille au passé tragique, le gang de malfrats, le héros face à l’hostilité ambiante. Et puis tous ces sentiments rentrés de colère et de règlements de comptes qu’exprime bien cet étrange rhinocéros dont, en réalité, on ne fait qu’apercevoir l’ombre violente. Car il y a une vieille histoire là-derrière.

Le héros principal est Gibraltar ; en crise de couple et même existentielle, quittant sa vie au volant d’un corbillard en pleine canicule, il percute cet improbable rhinocéros – peut-être simplement échappé d’un ancien cirque où on le faisait voler en deltaplane: le voilà de retour chez lui à Trois-Plaines (Belgique) après 17 ans d’absence. Or Gibraltar n’est pas le bienvenu au village : trop de choses soulevées. C’est qu’il cherche à revoir son père – Arthur Mac Adam –, ce vieux cinglé, ce Don Quichotte qui avait eu le rêve insensé de faire venir la mer jusque-là, jusqu’au milieu des terres, faire de ce patelin perdu une sorte de station balnéaire, en faisant creuser la fosse à coup de vieilles mines. Et Gibraltar de reprendre ce rêve déglingué : il reconstruit pierre par pierre le phare qui aurait indiqué aux humains un ailleurs possible, une manière de quitter le sol, ne plus avoir peur. Mais la peur n’est pas ce qui touche Gibraltar, il veut seulement comprendre son histoire. Par exemple comment, quand les rêves sont brisés, il n’y a plus qu’à boire jusqu’à l’absurde; ou comment il y a toutes ces amours ratées, ces vies brisées, et l’incendie, et les désastres, et la violence des hommes dans les maïs du diable.

Difficile de passer à côté de ce roman atypique qui gagne puissance à mesure qu’il progresse, et nous prend à la gorge – une sorte de charge de rhinocéros peut-être. Le rapport à la Belgique ? Rien évidemment, sinon cet air de surréalisme amusé et poétique qui permet d’échapper au désespoir.

Dans le cadre des Nuits d’encre, le festival littéraire qui a lieu tout le mois de mars un peu partout en Brabant wallon, et surtout cette deuxième quinzaine, Christophe Ghislain est l’invité de deux soirées : mercredi 27 mars 20h à la librairie Calligrammes à Wavre, et le lendemain 28 mars, 20h aussi, à la bibliothèque publique de Rixensart – l’accès est libre bien sûr.

AVT_Christophe-Ghislain_7711RESUME / Pour chercher son père, qu’il a quitté dix-sept ans plus tôt et dont il n’a plus de nouvelles, Gibraltar revient à Trois-Plaines, son village natal. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n y est pas le bienvenu. Dans ce décor désertique et caniculaire, alors que Gibraltar reconstruit pierre par pierre un phare en ruines érigé par son père au milieu d’un pré, Emma, L’Esquimau et Gibraltar recollent tour à tour les morceaux de leur histoire dans un village où l’étrangeté est reine. Peu à peu, entre les femmes qui pêchent des poissons dans l’herbe des plaines, les cardiaques qu’on ranime à grands coups de sacs de frites surgelées et les rhinocéros qui volent en deltaplane, le passé refait surface. Et l’histoire familiale de Gibraltar prend forme autour de l’absence d’un père un peu fou et des ravages qu’il a commis sur le village. Mais les plus fous ne sont pas toujours ceux qu’on croit…

L’auteur : Christophe Ghislain est né le 22 juin 1978 en Belgique.

Biographie : Après des études de lettres et de philosophie et une formation de réalisateur, il a obtenu en 2005 pour Lost in La Hesbaye le prix du meilleur premier film au Festival international du film indépendant de Bruxelles. 
La Colère du rhinocéros est son premier roman, et l’on y reconnaît ses talents pour le cinéma. 

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La métamorphose du Rhinocéros

Posté par othoharmonie le 21 décembre 2014

Sumatran_RhinoLes rhinocéros sont des animaux massifs aux membres courts, à l’encolure brève, généralement d’assez grande taille ; les plus grandes espèces atteignent presque 2 mètres au garrot et pèsent 3,5 tonnes

La peau, épaisse, forme parfois des plaques rigides fortement kératinisées, reliées entre elles par un tégument plus mince et souple. Les poils sont rares, sauf chez Rhinoceros tichorhinus, qui a été le contemporain de l’homme au Paléolithique, et chez le rhinocéros actuel de Sumatra (Didermocerus lasiotis), souvent appelé rhinocéros laineux en raison de sa toison relativement abondante.

Les membres antérieurs et les membres postérieurs sont terminés chacun par trois doigts. À peu près également développés, quoique le médian soit un peu plus robuste, ces doigts portent des sabots incomplets et reliés par une sole plantaire commune. Les cornes nasales sont les phanères les plus caractéristiques des rhinocéros. Elles sont formées de tubes ou de fibres cornés, noyés dans une gangue fortement kératinisée (cf. MAMMIFÈRES, pl. I). Selon les espèces, les animaux portent 1 ou 2 cornes pouvant atteindre une dimension considérable, jusqu’à 1,50 m chez les rhinocéros blancs (Ceratotherium simum). La denture a pour formule : 

Les dents jugales, prémolaires et molaires, ont une table d’usure où les replis d’émail dessinent grossièrement la lettre grecque π.

Le système nerveux se signale par le faible développement de l’encéphale, qui classe de ce point de vue les rhinocéros dans une position très inférieure aux autres Périssodactyles et à la plupart des Ongulés. Parmi les organes des sens, l’odorat est d’une extrême finesse, plaçant le rhinocéros tout de suite derrière l’éléphant (lequel est généralement considéré comme le Mammifère macrosmatique le plus évolué). L’ouïe est très fine, alors que la vision, surtout diurne, est médiocre.

Les rhinocéros sont généralement considérés comme des animaux plutôt craintifs mais qui peuvent devenir dangereux, en raison de leur masse, quand ils foncent pour se défendre. Les individus vivent habituellement isolés, ou par couples

Les religions, les mythologies et les arts font souvent appel à la métamorphose. Les dieux se transforment ou transforment les créatures en animaux, en arbres, en fleurs ou en rochers. Dieu – celui de la Genèse -, crée l’homme à partir d’une poignée de poussière et Ève à partir d’une côte enlevée à Adam.

Ailleurs – dans le domaine esthétique – sculpteurs, architectes et écrivains empruntent parfois leur matériau, sinon leur inspiration, à la mythologie. Celle-ci est donc un élément fondamental issue des profondeurs de l’imaginaire et du besoin impérieux qu’éprouve l’homme d’expliquer ou de se représenter le monde, donc d’en déchiffrer la signification. Elle appartient au vaste domaine de l’anthropologie dont les composantes psychologiques, sociales et ludiques ont partie liée avec les exigences propres au genre théâtral: la nécessité d’étonner, de susciter l’illusion, le rire ou la crainte, de matérialiser les fantasmes et les hallucinations.

La métamorphose s’insère fréquemment dans un mythe. Celui-ci, d’après MIRCEA ELIADE, « raconte une histoire sacrée, (…) relatant les « gesta » des êtres surnaturels et la manifestation de leur puissances sacrées ; il devient le modèle de toutes les activités humaines sacrées ».

Mais RHINOCÉROS (pas plus que LA MÉTAMORPHOSE de KAFKA) ne se propose comme « une histoire sacrée ». Toutefois, à y regarder de plus près, son contenu profane et parfois humoristique met en scène un « élément tabou » (de l’anglais « taboo » et du polynésien « tabu », « interdit, sacré »), frôlant donc l’interdit ou l’impur les êtres humains, frappés par un mal contagieux et endémique, rejettant la civilisation et ses valeurs (à savoir le contrôle des instincts, la tolérance, la liberté, l’humanisme, l’amitié, l’amour et la famille) pour le retour à l’état de nature, à la « loi de la jungle ».

D’une certaine façon, la métamorphose de l’homme met en oeuvre le processus inverse de la fable – récit dans lequel les animaux empruntent une conduite humaine. En fait, fable et mythe visent un objectif commun: « dégager, implicitement, une morale », donc une ligne de conduite à tenir, ou à ne pas tenir. Celle du mythe se dégage du caractère (monstrueux) de la métamorphose qui est perçue comme anormale, dangereuse pour l’ordre, la stabilité et le bonheur de l’individu ou de la société.

Photographie en noir et blanc d'un Rhinocéros vu de trois-quarts profil en train de gravir un talus dans le parc d'un zoo.Dans RHINOCÉROS, il a apparition et révélation progressive de la « bête humaine » et ce, à double titre: « bête » renvoie à bestialité – donc à ce qu’il y a de monstrueux dans l’homme-, mais aussi à « bêtise », donc aux dérapages et aux défaillances de l’intelligence et de la raison. L’humain devient le lieu de l’inhumain, l’inhumain en l’homme et dans l’histoire, l’humanité produisant des rhinocérites dont l’ampleur catastrophique confine au génocide. La métamorphose aboutit donc à la monstruosité.

EMMANUEL JACQUART commente RHINOCÉROS Folio p. 59,60,61.

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Pour sauver les rhinocéros

Posté par othoharmonie le 19 décembre 2014

290px-Woolly_rhino_nashornLes rhinocéros sont officiellement protégés par… un morceau de papier : l’Appendice I de la Convention de Washington CITES (Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora) qui interdit le commerce des produits dérivés du rhinocéros et d’autres espèces à risque. 

Pourtant, le commerce criminel continue, surtout en Chine, en Corée, à Taïwan et en Thaïlande. En effet, l’efficacité de la Convention CITES dépend exclusivement de la bonne volonté et des mesures adoptées par les états signataires.À part les soupçons de peu de fermeté, voire de connivence de certaines administrations, c’est un fait que les fonds, les ressources humaines et les instruments techniques à la disposition de la conservation des espèces naturelles à risque sont très réduits, surtout en Afrique. Parmi les techniques mises en oeuvre pour sauver les rhinocéros de l’extinction, outre le contrôle rapproché et les patrouilles anti-braconnage, on a tenté la coupe de la corne et le transfert dans des zones plus sûres. La coupe (avec une scie circulaire…) n’est pas efficace parce que les braconniers tuent l’animal pour les autres parties employées dans la magie et dans la médecine populaire, et surtout pour agacer les garde-chasses. En 1989, 58 rhinocéros indiens ont été foudroyés par les clôtures électrifiées qui devaient les protéger. Au Kenya, en revanche, il semble que le Tsavo Rhino Sanctuary à l’intérieur du Parc National de Tsavo, clôturé par une haie électrique à énergie solaire, ait du succès. 

Un programme de transfert en masse des derniers exemplaires de rhinocéros du Zimbabwe loin des confins dangereux avec la Zambie dans le parc de Matusadona et un programme de surveillance par télémétrie ont permis de sauver des centaines de survivants. Mais déplacer les rhinocéros n’est pas toujours conseillé, étant donné qu’ils sont très sensibles aux changements environnementaux et ils peuvent mourir de troubles intestinaux ou de déshydratation.Toutefois, au Népal des dizaines de rhinocéros ont été déplacés avec succès du Royal Chitwan National Park au Royal Bardia National Park proche. Les rhinocéros sont suivis à dos d’éléphant et, quand on en aperçoit un, il est immédiatement encerclé par des éléphants et frappé par une seringue anesthésiante. En Afrique, en revanche, on dit que pour faire bouger rapidement un rhinocéros il suffit de lui mordre la queue… 

À part les sauvetages in extremis, les superstitions et les traditions, le problème a un aspect économique qui peut aussi offrir une solution possible. L’Unesco et la CITES considèrent le safari comme un instrument écologique très important pour financer la conservation des espèces, en plus de la sauvegarde de la culture ancienne de la symbiose entre indigènes et animaux. Les chasseurs qui agissent sous le contrôle strict de ranger et de Professional Hunter, et payent en devise forte, empêchent le braconnage et créent du travail, tandis que l’interdiction totale de la chasse a toujours entraîné le massacre illégal des animaux. Le safari ne requiert pas d’investissements et rend beaucoup plus que le tourisme de masse qui pollue énormément en raison des véhicules circulants, du nombre de visiteurs, de la concentration, des infrastructures, des bâtiments et des moyens de transport. Mais surtout, le tourisme de masse déracine la culture traditionnelle et corrompt les valeurs de base qui sont le fondement même d’un safari africain authentique et sérieux. Et par personne, un seul chasseur autorisé crée plus de postes de travail et paye des chiffres quotidiens nettement supérieurs à un quelconque touriste. 

 » La chasse, affirme Peter Beard, aurait très bien pu continuer au Kenya aussi sans avoir la moindre incidence sur le patrimoine faunique, il s’agit d’utiliser les ressources naturelles avec intelligence et clairvoyance « . Au Kenya, la conversion des braconniers a eu du succès : capturés, réarmés et destinés au contrôle sélectif du gibier jusqu’à trois cents pièces par an (par rapport aux milliers braconnées), ils produisent de la viande alimentaire. Au Zimbabwe, les game farm produisent avec les safaris plus de viande par hectare que le bétail domestique, et avec de moindres conséquences pour le terrain, rendu stérile par le piétinement des sabots des vaches et des chèvres. Par ailleurs l’animal sauvage vit aussi pendant les périodes de sécheresse, s’abreuvant à des sources plus lointaines que le bétail d’élevage. 

Ces données de fait sont le fondement de l’utilisation durable de la faune et de la flore sauvage comme ressource économique alimentaire et pharmaceutique, adopté par de nombreuses organisations naturalistes. Que la chasse légale soit une solution réaliste ne doit pas scandaliser. 

Dans la verte Angleterre, relève The Economist, en 2004, la population de cerfs a atteint des niveaux jamais vus depuis la préhistoire, au détriment des bois et de différentes espèces d’oiseaux, et toutes les associations écologiques britanniques s’accordent pour dire que la solution est celle de la chasse contrôlée et sélective. 

L’approche la plus correcte doit donc souligner la grande valeur économique de la faune sauvage pour les habitants qui la considèrent depuis toujours comme un risque pour le bétail et les récoltes, et pour cela braconnent et vendent la viande, les peaux et les cornes aux receleurs pour quelques shillings. En Afrique du Sud, le commerce contrôlé de produits de rhinocéros (d’abattages sélectifs payants d’exemplaires stériles ou malades) est une voie possible : les communautés Rhinocéros empaillé vu de profil.indigènes sont encouragées à protéger le rhinocéros comme source de revenu. En effet, l’homme conserve seulement ce qui a une valeur concrète et immédiate. Si la faune ne procure pas un revenu aux indigènes, elle est détruite parce qu’elle abîme les récoltes, menace les élevageset représente… des tripes gratuites. 

Comme a dit un indigène de la Namibie  » Avant nous abattions nos animaux pour manger, maintenant nous faisons les courses avec l’argent que les gens nous donnent pour en prendre soin, et c’est moins fatiguant « . 

Extrait de : Le Rhinocéros – Histoires fantastiques et légendes authentiques en Français

 

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